Bonheur d’une rencontre éternelle

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Bonheur d’une rencontre éternelle


Du crépuscule coule de l’or
Où se rassemblent les nuages turquoise.
Où est-il ?
La brume épaisse noie la cime des saules
Pendant que murmure une flûte qui se plaint.
Qui peut savoir la durée du printemps ?
Rumeur d’une fête dans la nuit
Et dans l’air doux.
La pluie accompagnera-t’elle le vent ?
Pour m’inviter, on m’envoie un luxueux attelage
Je remercie ces compagnons de poésie et d’ivresse.
Zhongzhou ! Où était la radieuse Bianliang !
Dans l’appartement des femmes nous avions tout notre temps
Je me souviens !
Préférant une coiffure garnie de plumes de martin-pêcheur
Avec une résille d’or sur un nuage de jade.
Hésitant dans le choix des rubans…
Quand aujourd’hui le chagrin qui me dévore
A déposé du givre sur mes cheveux.
Je redoute de sortir cette nuit.
Et j’écouterai encore de derrière les rideaux
Les rires et les mots des hommes.