Bouillet - Atlas universel d'histoire et géographie, 1865/Explications des cartes

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GÉOGRAPHIE

GÉOGRAPHIE.


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EXPLICATION DES CARTES.


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GÉOGRAPHIE ANCIENNE.


CARTE N° 1.


LE MONDE CONNU DES ANCIENS
.


Les mots de Monde connu impliquent, non l'idée plus ou moins vague que l'on se faisait de pays éoignés, mais la portion du monde sur laquelle historiens et géographes anciens ont fourni des notions exactes.

En géographie, le mot Anciens dans le langage ordinaire indique communément les Grecs et les Romains, car les connaissances géographiques des autres nations civilisées ne nous ont guère été transmises que par eux. Aujourd'hui même que les progrès des sciences historiques nous fournissent de précieux renseignements sur les peuples de l'Afrique et de l'Asie, il est rare que ces renseignements étendent le cadre des connaissances géographiques que l'antiquité classique nous avait léguées.

La limite que l'on fixe à l'histoire ancienne étant la chute de l'Empire romain en 395, c'est cette date qui marquera pour nous la fin de la période des connaissances géographiques des Anciens.

Nous tracerons la suite chronologique des conquêtes géographiques des Anciens dans le tableau suivant (carte n° 2) ; nous nous bornerons donc, dans celui-ci, à énumérer les pays connus d'eux dans les trois parties du monde, a l'époque de la plus grande extension de leurs connaissances, c'est-à-dire vers le temps de Ptolémée, dans le iie siècle de notre ère.

Europe. L'Espagne, la Gaule, l'Italie, la Bretagne, la Rhêtie, le Noricum, la Pannonie, l'Illyrie, la Mésie, la Thrace, la Macédoine, l'Achaie, la Bade et les Iles faisaient partie de l'Empire romain.

En dehors de l'Empire, les Romains connaissaient l'Hibernie (Irlande), la Calédonie (Ecosse), les îles situées près de ce pays ; c'est dans le groupe des Schetland qu'était peut-être la fameuse Thulé, borne de l'Univers de ce côté. M. Kieppert incline à croire que c'était l'Islande.

La Germanie, comme en témoigne le livre de Tacite, leur était parfaitement connue, ainsi que la Chersonèse Cimbrique (Jutland) et le sud de la Scanie (Suède et Norvège) ; mais ils n'avaient pas pénétré au fond du golfe de Bothnie, et les Phéniciens qui exploraient si souvent les parages de la Baltique d'où ils tiraient l'ambre, ont pu croire eux-mêmes que la Scandinavie était une grande lie. C'est donc au golfe de Finlande qu'il convient de limiter les connaissances des Anciens de ce côté.

La Sarmatie, désignation générale et assez vague qui peut s'appliquer aux peuples d'origine slave,


représentait pour les Anciens une vaste contrée illimitée, arrosée par de grands fleuves dont le cours inférieur seul était connu, comme le Rha (Volga).

C'est au N. du Palus-Mœotis, si bien connu déjà au temps d'Hérodote, qu'il faut faire commencer la Scythie, dont la dénomination était plus générale et moins circonscrite, encore que celle de la Sarmatie, et qui s'étendait certainement fort avant vers le N. E., c'est-à-dire vers l'Asie septentrionale. Mais, pour mentionner les peuples d'origine Indo-Européenne ou Tartare qui se sont succédé au N. du Caucase et des Palus-Méotides, il faudrait suivre l'ordre des temps, car il est démontré qu^ ces populations étaient toujours en marche vers l'Occident et que les Massagètes, les Dahes, les Dadices et les Saces, qu'Hérodote place à l'E. de la mer Caspienne, se retrouvent, au temps de l'Empire romain, dans la région du Danube, et ne sont autres que les Goths, les Daces, et peut-être même les Saxi, Saxoni.

Asie. Les connaissances des Anciens en Asie comprenaient : 1° l'Empire romain à l'époque de sa plus grande extension, c'est-à-dire, à la mort de Trajan : les Provinces d'Asie, de Bithynie, de Pont, de Galatie, de Pamphilie, de Cappadoce, de Cilicie (en Asie Mineure) ; d'Arménie, d'Assyrie, de Mésopotamie, de Babylonie, de Syrie, de Palestine et d'Arabie (dans l'Asie centrale) ;

2° Les pays situés hors de l'empire, c'est-à-dire les peuples du Caucase, bien connus du temps de Strabon, — l'Arabie, la Grande Médie et la Médie Atropatène, la Susiane, la Mésène avec la Characène, l'Arie, la Parthiène proprement dite, tous pays qui ont reconnu pendant longtemps la domination des Parthes ; la Bactriane, la Sogdiane, la Margiane, l'Arachosie, l'Indo-Scythie, le Bassin de l'Indus, décrit par Ptolémée en détail et dont presque tous les noms anciens ont été identifiés avec les noms modernes par M. Vivien de Saint-Martin dans ses importants mémoires lus à l'Académie des Inscript, et Belles-Lettres, sont les pays qui ont formé les dépendances du grand Royaume de Bactriane et d'Inde.

On ne doit pas hésiter aujourd'hui à comprendre parmi les pays connus des Anciens tout l'Hindoustan. Le bassin du Gange est décrit exactement par Ptolémée. L'Itinéraire théodosien nous donne les parcours et les stations jusqu'au delà du Gange, et les côtes maritimes nous sont connues par les Périples. C'est donc la chaîne de l'Imaüs ou Emodus (Himalaya) que nous assignons comme limite de ce côté. Quant au pays de la Sérique ou des Sinæ, c'està-dire la Chine, il est impossible de le comprendre parmi les pays connus des Anciens, non plus que l'Indo-Chine ou la Presqu'île au delà du Gange ; car, si l'existence de ces peuples et les relations commerciales que les Romains avaient avec eux, soit par terre, soit par mer, sont un fait hors de doute et remontant certainement au temps de Pausanias qui, le premier, donne une description exacte de la culture du ver à soie, il est assuré d'autre part qu'on n'avait sur ces contrées lointaines que des renseignements très-vagues et très-imparfaits et que la seule configuration donnée par Ptolémée à la côte de l'extrême Orient interdit de penser qu'ils soupçonnassent la disposition réelle des mers et des parages de la Chine.

Afrique. Il y aplus d'incertitude pour l'Afrique. Cependant, pour ce qui regarde la côte, on sait que les Phéniciens n'avaient pas dû dépasser la pointe de Sierra-Leone (Noti Cornu est l'Ile Sherboro). Le Bambotus de Polybe, le Fleuve des crocodiles et des hippopotames, mentionné dans le Périple d'Hannon, ne saurait être que le Sénégal. Le Theôn Ochema doit être le moderne Kakulina sur la côte des Bissagos, au sud de la Gambie. Les Iles Fortunées (Canaries) étaient connues même des Romains.

Sur la côte orientale de l'Afrique, les navigateurs ne paraissent guère avoir dépassé le promontoire Prasum (cap. Pouna), entre l'Ile de Zanzibar (qui serait la Menuthias du Périple érythréen, selon M. Ch. Mùller) et l'Ile de Monfia (ou M. d'Avezac porte cette même île Menuthias), point extrême des connaissances de l'auteur de ce Périple qui était un riche marchand égyptien du port de Myos-Hormos sur la mer Rouge, sans doute au temps des Antonins. M. Vivien de Saint-Martin veut que Menuthias soit Pemba, un peu au N. de Zanzibar.

Il est impossible de passer sous silence ici le fameux passage d'Hérodote sur le voyage de circumnavigation que les Phéniciens auraient fait autour de l'Afrique au temps du roi Néchao, c'est-à-dire au viiie siècle avant J. C. Les nombreux commentateurs qui se sont occupés de ce passage n'ont pas hésité pour la plupart à déclarer le fait impossible. Le dernier mot n'est pas dit sur cette question et l'on ne s'est peut-être pas assez préoccupé des expressions employées par l'historien : « La Libye est évidemment entourée d'eau, sauf l'espace qui forme la frontière du côté de l'Asie ; Néchao, roi d'Egypte, est le premier, à notre connaissance, qui l'ait démontré.... Il envoya, sur des vaisseaux, des Phéniciens auxquels il ordonna de revenir dans la mer qui est au N., par les Colonnes d'Hercule. Les Phéniciens partirent de la mer Rouge et naviguèrent au S. Quand vint l'automne, ils firent halte et ensemencèrent le lieu de la Libye où ils se trouvaient, car ils ne la perdaient jamais de vue. Là, ils attendirent la moisson et se rembarquèrent après avoir recueilli leur blé. Deux années s'écoulèrent ; la troisième, ils franchirent les Colonnes d'Hercule et arrivèrent en Egypte. Ils ont rapporté un fait que je ne crois pas et que d'autres peut-être croient : en faisant le tour de la Libije, ils ont eu le soleil à leur droite (t. IV, c. 42). » Hérodote se défend d'y croire, donc il n'a pas inventé le fait. Nous demandons comment, au viiie siècle av. J. C, on pouvait soupçonner cette observation vraie qui suppose que la ligne a été franchie et le cap de Bonne-Espérance doublé ? Faut-il croire que les connaissances des Anciens, 100 ans avant J. C, ne dépassaient pas, comme le dit M. Vivien de Saint-Martin, le Cap des Aromates (pointe Gardafui) ?

Quant à l'intérieur, c'est la région du Nil qui a été le plus et le mieux explorée. Sans parler des connaissances des Pharaons, sur lesquelles nous avons trop peu de lumière encore et qui étaient assurément fort étendues du côté de la haute Ethiopie et du Soudan, nous rappellerons que les centurions de Néron avaient pénétré jusqu'au 9° degré latit. N.


et avaient été arrêtés par ces fameux marais qui se rencontrent au-dessus de Khartoum, au confluent du Bahr-el-Abiad et du Bahr-el-Ghazal, exploré par notre compatriote Lejean : c'est-à-dire que les investigations des Romains dans l'intérieur de l'Afrique n'ont été dépassées que depuis 1840 par Arnaud, le Dr Peney, Lejean, et, plus récemment, par Speke et Grant.

Pline, en rappelant les expéditions romaines de Suetonius Paulinus, au sud de l'Atlas (42 ap. J. C), fait mention du Gir ou Niger, un autre Niger est cité par Pline et Ptolémée. Il faut se garder de les confondre avec le Niger moderne. M. Vivien de Saint-Martin a identifié le premier avec le Ghir actuel dans le Sarah marocain ; et l'autre avec le Djeddi du Sahara algérien.

L'expédition de Cornélius Balbus contre les Garamantes (19 ans av. J. C.) rapportée par Pline, montre qu'il avait pénétré jusqu'à la Regio Garamantica, qui est la Phazania ou le Fezzan moderne ; celle de Septimius Flaccus et de Julius Maternus au S. de la Phazania, jusqu'au pays appelé Agizimba (86-90 ap. J. C.), témoigne que ces généraux auraient marché pendant 3 mois vers le S. à partir du pays des Garamantes selon Marin de Tyr, et le géographe ajoute qu'ils y ont vu des rhinocéros. M. Leake place l'Agizimba dans le Bornou, aux environs du lac Tchad ; M. Vivien de Saint-Martin a pu, grâce aux récits du Dr Barth, l'identifier avec l'oasis d'Asben (15°-20° lat. N.), et c'est, pour lui, le point le plus méridional que les Anciens aient connu dans l'Afrique centrale.

Le voyage des 5 Nasamons dont parle Hérodote, qui auraient pénétré, après bien des jours de marche à travers le désert, dans une contrée arrosée par un grand fleuve qui nourrissait des crocodiles et dont les habitants, très-noirs, s'adonnaient à la magie, s'expliquerait, suivant M. V. de St-Martin, en leur faisant suivre la direction de l'O., à travers le Fezzan, jusqu'à l'oasis algérienne de Ouaregla. S'il faut renoncer à voir dans cette célèbre narration un voyage au pays du Bornou et aux fleuves du lac Tchad, où se voient des crocodiles encore aujourd'hui, peut-être faut-il admettre du moins que les Phéniciens, qui par intérêt commercial parlaient peu des pays qu'ils visitaient et qui ne pouvaient tirer leurs éléphants de l'Algérie ou du Maroc où ces animaux n'ont jamais dû vivre en liberté, les faisaient venir du Bornou où l'on en trouve encore en si grand nombre. D'autant plus que c'est bien ce pays qui semble désigné par Pline, ultra Syrticas solitudines, comme lieu de production de ces animaux : au delà des déserts des Syrtes, c'est-à-dire au delà des déserts qui s'étendent au sud de la Régence de Tripoli.

Terminons en disant que la célèbre inscription grecque d'Adulis qui a été gravée au iie siècle de notre ère fait connaître les nations soumises à l'Empire d'Axoum (qui correspond à l'Abyssinie actuelle), et que les nations dont les noms ont été pour la plupart identifiés avec les noms modernes des peuples du plateau Abyssin et des bords du Taccazé et du Nil Bleu par M. Vivien de St-Martin ne sont pas des pays étrangers aux Grecs et aux Romains, puisque cette inscription a été vue par un marchand grec du nom de Cosmas qui vivait en 520 de notre ère.

Races. Nous avons indiqué sur la carte les races anciennement répandues dans le monde à l'époque de l'Empire : l° Les Sémites dans l'Arabie, l'Assyrie, la Mésopotamie, la Syrie, la Palestine et les côtes de l'Afrique où dominait l'élément phénicien, et quelques régions de l'Egypte et de l'Abyssinie.

La race Indo-Européenne, comprenant les rameaux italique, grec, celtique, gaulois, germanique, dacique, slave ou sarmate, galate, cappadocien, arménien, persan et indien : en ajoutant à cette énumération quelques points de l'Afrique où les colonies grecques et l'occupation romaine ont fait prédominer ces familles conquérantes. Les races Couchite, Africaine ou Berbère, dominant dans toute l'Egypte, l'Ethiopie, l'Afrique duN. et une partie de l'Espagne dont les habitants primitifs ou Ibères sont probablement un rameau (les Basques en représenteraient aujourd'hui le dernier débris).


La race Tartare, dans une partie de la Scythie et dans la petite Tartane, sans parler de toute la haute Asie, et déjà les avant-postes des Huns au N. de la mer Caspienne.

La race Noire dans le Soudan et les contrées voisines de l'Atlas et du pays des Garamantes.

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CARTE N° 2.

LES PRINCIPAUX SYSTÈMES GÉOGRAPHIQUES DES ANCIENS.

1° Géographie d'Homère.

2° — d'Hérodote.

3° — d'Ératosthènes.

4° — de Ptolémée.

Pour faire comprendre la suite et l'enchaînement des connaissances géographiques des Anciens, nous en suivrons pas à pas les progrès, en les rattachant aux noms des poètes, des historiens et des géographes qui les ont résumés et en quelque sorte personnifiés. Cet exposé ou tableau chronologique est l'Introduction nécessaire de toute étude sur la géographie ancienne.

carte n° 1.

Homère considérait la terre comme un disque entouré par le Fleuve Océan. La Méditerranée partageait la surface de la terre en deux régions : celle de la nuit et celle du jour. Il ne connaît bien que la Grèce, qui est au centre du monde, l'Asie Mineure occidentale, le N. E. de la Libye, Thèbes, le Fleuve Egyptus (Nil), l'Ethiopie, les îles de Crète, Chypre, les Cyclades, les côtes de la Phénicie. Il connaît mal l'Italie, qu'il appelle Hespérie, et la Sicile ou Trinacrie. On ne sait au juste où placer les Cimmériens.

carte n° 2.

Hérodote (ve siècle, et 400 ans après Homère) connaît toute l'Asie occidentale jusqu'à l'Indus ; au N., l'Oxus, la mer Caspienne, le bassin du PontEuxin avec ses fleuves et les Palus-Méotides. Il a des notions exactes sur l'Afrique du nord et même sur quelques régions de l'Intérieur ; il se fait une assez juste idée des contrées de l'Occident, Italie et Ibérie (Espagne), dont il nomme Tartessus. L'Océan environne le monde ; mais on peut faire le tour de l'Afrique ; la côte d'Albion (Angleterre) et les Cassitérides (Sorlingues) ne lui sont par inconnues.

La période qui sépare Hérodote (mort vers 408) d'Ératosthènes (fin du iiie siècle) forme un intervalle de 200 ans, pendant lesquels les connaissances géographiques font de grands progrès. Le Périple de Hannon, faisant connaître les côtes de l'Afrique du côté de l'océan Atlantique, remonte au même temps qu'Hérodote, et ce monument révèle les connaissances des Phéniciens, transmises ensuite aux Grecs, jusqu'au delà de l'embouchure du Sénégal, et probablement jusqu'à l'Ile moderne de Sherboro, près de la pointe de Sierra-Leone. — L'époque du Périple de la mer intérieure, par Scylax, est plus difficile à déterminer. Les uns le croient antérieur à Hérodote, qui parle d'un certain Scylax, chargé par Darius d'étudier les bouches de l'Indus ; mais d'autres le croient contemporain de Polybe. Il est indubitable que le monument primitif a dû être antérieur à Alexandre, peut-être aura-t-il été modifié.

Le célèbre médecin Hippocrate ajouta quelque chose aux connaissances géographiques par ses voyages. L'Expédition des Dix mille donna des notions très-exactes sur l'Arménie et d'autres pays qu'Hérodote n'avait pas visités.

L'Expédition d'Alexandre le Grand (334-323) et les informations recueillies par Aristote tirent faire un pas immense à la géographie. Outre le soin intelligent que le conquérant mit à visiter les pays de l'Orient, la Bactriane, les contrées transoxiennes, le bassin de l'Indus et de ses affluents, on sait que Néarque et Ouésicrite relevèrent toutes les côtes de la mer Erythrée et du golfe Persique depuis l'embouchure de l'Indus jusqu'à Babylone sur l'Euphrate (en 326 avant J. C), et que nous possédons ce précieux monument, ou du moins la rédaction qu'Àrrien en a faite au iie siècle de notre ère, certainement d'après le document original.

carte n° 3.

La tradition des curieuses investigations se trans-


mit d'Alexandre aux Ptolémées. Le commerce ouvert par les Lagides sur le Golfe Arabique et la mer Erythrée (mer des Indes) procura bientôt des notions plus exactes sur cette mer et les pays qu'elle baigne. L'ensemble des connaisances que l'on possédait sur le monde permettait pendant le cours du iue siècle, à Erathosthènes, bibliothécaire d'Alexandrie, de réduire en système la description de la terre en l'établissant, pour la première fois, sur des bases mathématiques. Il avait des idées justes sur la forme de la terre, sur la masse des Océans, sur leurs communications. L'ensemble de ce système, que nous ne connaissons malheureusement que par les longues citations de Strabon, sera expliqué par notre carte n° 3. Taprobane et le Gange étaient connus ainsi que la célèbre Palibothra (auj. Patna). Enfin la Bretagne et l'île de Thule sont les limites occidentales du monde. Les Sères sont déjà nommés ainsi que les Thinœ ou Sinœ (Chinois).


Depuis Eratosthènes, la somme des informations de détail augmentera sensiblement, mais les idées géographiques sur le système du monde, loin de faire des progrès, entreront dans une fausse voie avec Ptolémée lui-même. Mais entre Eratosthènes et Ptolémée, il faut placer un texte dont il ne reste que quelques fragments, c'est un Périple de la Grèce, faussement attribué à Dicéarque.

Agatharcide, qui vivait à Alexandrie sous Ptolémée VI, de 180 à 140, a laissé un ouvrage sur la mer Erythrée.

Le célèbre Hipparque (150-120), le créateur de la cosmographie, est l'auteur de ce fâcheux système suivi par Ptolémée, qui consistait à faire rejoindre la côte orientale de l'Afrique et la côte méridionale de l'Asie, ce qui faisait de la mer Erythrée (mer des Indes) une mer intérieure.

Polybe doit être cité surtout pour sa description des côtes d'Afrique vers l'océan Atlantique.

Arthémidore, dont on possède de rares fragments, vient ajouter quelques indications à celles d'Agatharcide sur les côtes de la mer Erythrée ; il vivait vers l'année 100 avant J. C.

Le fragment d'un poëme géographique, faussement attribué à Scymnus de Chio, nous donne le Périple des côtes occidentales de la Méditerranée, et a été rédigé certainement en Bithynie, sous Nicomède III, de 19 à 76.

Les guerres contre Mithridate donnèrent aux Romains des notions beaucoup plus certaines sur l'Asie.

Posidonius voyagea en Espagne et en Gaule au commencement du premier siècle avant J. C. Son témoignage est souvent cité par Strabon.

L'extension des conquêtes de Rome, en enrichissant de notions nouvelles le domaine de la géographie, permit à Strabon de faire, sous le règne de Tibère, une description du monde, que nous possédons en entier. Entièrement conforme au système d'Eratosthènes, quant à l'ensemble, la géographie de Strabon se distingue par la connaissance des détails et l'agrément de sa composition, à la fois littéraire, historique et géographique.

On sait que le Portique d'Agrippa exposait à tous les regards un Orbis pictus, qui avait eté dressé sous la direction du ministre d'Auguste. C'est à ce document que parait avoir été empruntée en grande partie la géographie de Pline l'Ancien, dans son Histoire naturelle.

Marin de Tyr est du même temps, ainsi que Denys le Périégète, auteur d'un Périple en vers grecs.

A la même époque se rattache aussi Pomponius Mela, qui a écrit sa description de la terre sous l'empereur Claude, et Isidore de Charax, qui fit une description de l'Orient, dont il reste les Stathmesparthiques, sortes d'étapes d'un voyage au delà de l'Euphrate.

Sous les Antonins, Arrien, l'auteur de la Vie d'Alexandre et le conservateur du voyage de Néarque, a, en même temps, laissé un Périple très-précieux du Pont-Euxin.

C'est vers le même temps que nous placerons également l'auteur inconnu du Périple de la mer Erythrée. C'est du moins l'avis de MM. Ch. Müller, le savant éditeur des Petits géographes grecs (Didot), et Vivien de Saint-Martin. M. Reinaud le place au ive siècle. Sa description trèscomplète de la côte d'Afrique dépasse l'île de Zanzibar, et celle des côtes d'Asie dépasse de beaucoup Taprobane. Il mentionne même une île de Chryse, qui serait Sumatra selon M. Reinaud, et la presqu'île de Malacca selon M. Ch. Müller, par conséquent la Chersonetus Aurea de Ptolémée.

carte n° 4.

Enfin Ptolémée, qui mourut en 150, est celui qui nous donne, sinon le système le plus satisfaisant, du moins les tables les plus complètes de la géographie du monde ancien. La carte n° 4 fera comprendre son système, l'étendue des connaissances acquises de son temps et les erreurs qu'il avait embrassées relativement à la mer Erythrée. On y verra que les bouches du Gange avaient été bien dépassées, que l’Aurea Chersonesus peut être identifiée à la presqu'île de Malacca, et le Magnus sinus au golfe de Siam. Enfin Catugira peut être un port de la Chine. Les Sères (peuples qui fournissaient la soie) sont certainement les Chinois


et peut-être les Chinois du N. ; tandis que les Sinæ seraient ceux du sud. M. Reinaud n'en fait qu'un seul et même peuple et croit que les deux noms se prenaient indifféremment l'un pour l'autre.

Après Ptolémée, il faut encore citer d'autres monuments géographiques, dont l'époque et les auteurs ne sont pas faciles à déterminer : tels sont le Stadiasme de la Méditerranée ou de la Grande Mer, dont le premier projet pourrait bien remonter jusqu'à uu certain Timosthènes, au service de Ptolémée Philadelphe, mais qui a reçu très-postérieurement d'importantes modifications (voir le beau travail de M. Ch. Müller, dans les Petits géographes, éd. Didot).

Il n'est pas plus facile de dire à quelle époque furent rédigés l'Itinéraire d'Antonin et la Table Théodosienne, plus communément appelée Table de Peulinger, dont la première idée paraît ancienne et remonter peut-être jusqu'à l'Orbis pictus, d'Agrippa, mais qui porte des signes chrétiens, d'un temps visiblement postérieur à la paix de l'Église. Les gobelets-itinéraires de Cadix à Rome, trouvés il y a quelques années aux Aquæ Apollinares, près de Rome, paraissent antérieurs à Trajan.

Marcien d'Héraclée, qui a fait un périple universel dont nous ne possédons que les fragments, semble appartenir aux Bas-Temps, comme Étienne de Byzance et l'Anonyme de Ravenne, et excède la date 395, que nous avons assignée comme limite extrême à l'antiquité.

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CARTE N° 3.

DISPERSION DES PEUPLES D'APRÈS LA GENÈSE.

Cette carte est dressée conformément aux indications contenues dans les chap. x et xi de la Genèse et d'après les travaux modernes de Bochart, etc., résumés en partie par Munk dans sa Palestine ; nous


avons consulté également l'Atlas de la Bible de Kieppert et Lionnet (Ed. G. F. Müller).

Le tableau suivant fera comprendre plus facilement cette dispersion des descendants de Noé :

Noé SEM (Asie) Aram, tige des Elyméens (Susiane, Perse).
Assur bâtit Ninive, Resen et Chale (Assyriens).
Arphaxad (Chaldéens et Arméniens, prov. d'Arrapachitide). Salé Héber ((Hébreux). [Phaleg [Réu [Sarug [Nachor Tharé Abraham et son fils Ismaël (Ismaëlites. Arabie septentrionale). Nachor. Aran.
Lud (Lydiens).
Aram (Araméens ou Syriens). Hus(du côté de l'Idumée, Ausitide de Ptolémée). Jectan Elmodad, Saleph,
Asarmoth, Jaré, Aduram,
Usal, Décla, Ebal, Abimaël,
Saba, Ophir, Hevila, Jobad,
Hul (?)
Gether (?)
Mes (?)
CHAM (Afrique et une partie de Asie), Chanaan (Chananéens, Palestine). Hamathéus (Hamathéens).
Samaréus (Samarie).
Aradius (Aradus, Phénicie).
Sinéus (à l'O. de la mer Morte).
Haracéus (à l'E.).
Hévéus (au S. de la Palestine).
Gergéséus (pays de Gessur).
Amorrhéus (Amorrhéens, à l'E. du Jourdain).
Jébuséus (Jébuséens.
Héthéus (Héthéens.
Sidon (Sidoniens, Phénicie.
Phut (Nubie, région du Nil, ou bien Arabes occidentaux, sur la côte barbaresque et jusqu'en Mauritanie).
Mesraïm (Égyptiens). Ludim (inconnu)
Anamim (id.)
Laabim (Libyens)
Nephthuim (le nom égyptien de Nephthys le rappelle. Dans le Delta, selon Bochart).
Phétrusim (Philistins, ou Pathourès, près de Thèbes).
Chasluim (au N. E. de l'Egypte, ou peut-être en Colchide, où Hérodote place une colonie égyptienne).
Caphtorim (Cretois).
{{sc|Coush) (Éthiopiens, Arabes méridionaux). Seba (île de Meroë, Ethiopie).
Havila (en Arabie : les Chaulatæi de Strabon ou Chavelæi de Pline.
Havila (en Arabie : les Chaulatæi de Strabon ou Chavelæi de Pline.
Sabatha (la Sabatha de Pline, Arabie Heureuse).
Regma (golfe Persique). (Scheba ou Saba (Sabée, dans l'Arabie méridionale).
(Dadan (côte de l'Arabie orientale. Ile Daden).
Sabatacha (côte de l'Arabie orientale. Position très-douteuse).
Nemrod (pays de Sennaar. Babylone et villes d'Arach, d'Achad, de Chalam).
JAPHET (Europe et une partie de l'Asie). Gomer (Cimmériens ou Cimbres). Askenas (Phrygiens ou Ascaniens, Arméniens (province d'Asikinsène, Strabon).
Riphat (au N. de la Thrace (monts Riphéens), ou en Arménie(mont Niphat)
Thogorma (Arméniens).
Magoo (Scythes).
Madaï (Mèdes).
Javan (Grecs) Elisa (Elide, Peloponèse. — Hellas, Grèce).
Tharsis (Cicilie ou plutôt Tartessus, Tarshih, en Espagne, Andalousie).
Dodanin ou plutôt Rodanim (Epire ou Rhodes).
Cettim (Cypre et Macédoine)
Thubal (Tibaréniens, S. E. du Pont-Euxin).
Mosoch (Moschi, Hérodote les mentionne dans le Caucase).
Thiras (Thrace).

CARTE N° 4.

LA PÉNINSULE DU SINAI

AVEC LA MARCHE DES ISRAÉLITES DANS LE DESERT ET LA TERRE DE CHANAAN.

Le pays que les Hébreux occupaient en Egypte était le Pays de Ramsès ou Terre de Gosen (Gessen), entre le Nil et l'isthme de Suez, fertilisé à cette époque, comme l'est aujourd'hui une partie de ce territoire, par un canal d'eau douce apportant les eaux du Nil au lac Timsah, aux Lacs Amers (aujourd'hui desséchés) et à la mer Rouge.

Le point de départ dut être Latopolis (plus tard Babylon, aujourd'hui le Vieux Caire, au sud du Caire) ; ce lieu, désigné par l'Exode sous le nom de Succoth (tentes), répond à la plaine de Bezatin, au pied des collines de Mokatam, a l'entrée de la vallée de l'Égarement.

Ils se rendirent de là à Etham, situé à l'extrémité du désert, à 8 lieues de la mer Rouge, puis à Pi-Hahirôth. Le passage de la mer Rouge eut lieu probablement entre Suez et les Lacs Amers. Ayoun Musa (Sources de Moïse) est le lieu d'arrivée.

Les lieux divers traversés par les Hébreux et leurs principales stations dans la presqu'île du Sinaï sont : le Désert de Shour, — le Puits Ames ou Marah (Ayoun Howarah), — les Douze sources d'Elim (Wadi Gharandel) ; — Désert de Sin (vers le Wadi Mocatteb) ; — Dophka ; — Alous ; — Raphidim ; — séjour de 38 ans dans le Désert el Tyh.

Les principales stations sont indiquées ensuite sur la carte avec toute la probabilité que comporte le sujet.


(Nous avons eu recours aux travaux français, anglais et allemands, pour éclaircir cette difficile topographie de la presqu'île du Sinaï. Nous citerons en première ligne le savant ouvrage de M. Salomon Munck, sur la Palestine, puis les cartes de Kieppert et Lionnet (Bibel-Atlas), puis les Mémoires des Voyageurs, Delaborde, Burckhardt, de Raumer, de Berton, etc.).

La terre de Chanaan comprend les noms des principaux peuples et des villes les plus importantes au temps de la conquête de Josué.

Cartes accessoires.

Topographie nu Sinaï.

La petite carte spéciale de la Topographie nu Sinaï présente la disposition naturelle des sommets, dont l'ensemble forme le massif du Sinaï ou de l'Horeb, et elle fait connaître, en outre, les établissements religieux modernes qui s'élèvent aujourd'hui dans ces lieux célèbres.

2° La petite carte placée dans le coin, en haut et à gauche de la carte principale, représente l'étendue des Royaumes de David et de Salomon, d'après les indications de la Bible.

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CARTE N 5.

PALESTINE OU TERRE SAINTE.

Cette carte comprend : 1° la carte principale ou Palestine divisée en 12 tribus. — 2° Deux cartes accessoires : I, la division, plus moderne, de la Palestine en grandes régions, de Judée, Galilée, Samarie et Pérée avec les itinéraires de Jésus-Christ ; II, le Plan de Jérusalem au temps de Jésus-Christ.

1° PALESTINE DIVISÉE EN 12 TRIBUS.

N. B. Pour la géographie physique, la carte suffit.

Avant l'arrivée des Hébreux, la Palestine était divisée en différents cantons portant les noms des peuplades chananéennes qui y étaient établies (voy. les cartes précédentes). — A leur arrivée les Hébreux divisèrent le pays en douze tribus.

Après la mort de Salomon, dix tribus se séparèrent et ce schisme donna naissance : l° au Royaume de Juda sous Roboam, comprenant les tribus de Benjamin (sauf le territoire de Rama), celle de Juda, le territoire de celle de Siméon (voy. plus bas), une partie de celle de Dan et le pays des Philistins. — 2° Le Royaume d'Israël comprit les tribus de Nephthali, d'Azer, de Zabulon, d'Issachar, d'Ephraïm, de Dan et la demi-tribu de Manassé, à droite du Jourdain ; — et, de l'autre côté du fleuve, les tribus de Ruben, de Gad et l'autre demi-tribu de Manassé. Quant à la tribu de Siméon, il est probable qu'une partie des descendants de cette famille émigra et se réunit au royaume d'Israël ; mais quant au territoire qui lui avait été primitivement affecté dans le sud de la terre de Chanaan, il fut certainement renfermé dans le royaume de Juda.


L'étendue exacte de chacun des 2 royaumes est indiquée sur la carte.

Cette division en 12 tribus du territoire de la Palestine paraît avoir duré jusqu'à la captivité, c'est-à-dire pendant toute la période des juges et la période royale, de 1300 à 606 (ou mieux 599, véritable époque de la captivité de Juda) : ce qui fait environ 7 siècles.

Depuis le retour des Juifs (536) jusqu'à la destruction de Jérusalem par Titus (70 ans ap. J. C), la division qui a prévalu est celle des quatre régions :

1° La Judée proprement dite, avec l'Idumée ; 2° la Samarie ; 3° la Galilée, à l'O. du Jourdain ; — et 4° la Pérée avec les territoires accessoires de la Panéas, de la Gaulanitide, de l'Iturée, de la Trachonitide, de la Batanée et du Hauran, à l'E. du fleuve (voy. la petite carte).

LES DOUZE TRIBUS.

I. Royaume D’Israël. 1° Les tribus situées à l'O. du Jourdain étaient :

Tribu de Nephthali. — Villes : Kadès, v. lévitique et v. de refuge, à 20 milles de Tyr (St-Jérôme) ; — Kenret, Kinnéreth ou Génésareth qui donne son nom au lac (auj. Abou-Shoussed) ; — Capharnaüm (Nouv. Testament), à la limite de la tribu de Zabulon ; — Giscala, prise par Vespasien en 66 ; — Hazor, résidence du roi Jabin (Juges), vict. de Jonathan Macchabée (144) ; — Bethsaïda-Julias, sur le lac (auj. Tell-Hum) ; — Chorazim (auj. Kham Minyeh), positions déterminées par Robinson, rectifiées par M. de Saulcy (Revue arch., mars 1863). Tribu d'Azer : Abdon, v. lévitique ; — Gabara, prise par Vespasien (66) ; — Jatapata, où l'historien Josèphe fut pris par Vespasien (66) ; — Japha, prise par Vespasien ; — Masal, v. lévitique ; — Achsaph ; — Rohob et Abdon, villes lévitiques.

Phénicie. A côté de cette tribu doit s'ajouter le pays littoral qui ne fut jamais considéré comme dépendance de la Palestine et qui formait la partie la plus importante de l'ancien monde phénicien dont les capitales furent Sidon, puis Tyr ; les autres villes étaient Sarepta, Bérythe, Achsib (auj. Zib) et Akho, nommée Ptolémaïs pendant la période grecque, colonie romaine sous Claude (auj. Saint-Jean d'Acre). — Salomon abandonna aux Phéniciens le pays de Kabboul, dépendance de la Tribu d'Azer.

Tribu de Zabulon. — Villes : Tibériade, fondée par Hérode Antipas dont elle fut la capitale (auj. Tabarya, détruite en 1837 par un tremblement de terre), eaux thermales ; — Tarichée, conquise par Vespasien ; — Saphet (Tobie, ch. i, VI) (auj.Safad) ; — Sephoris, qui fut capitale de la Galilée, créée capitale de district par Gabinius (57), surnommée Dion Césarée par Hérode Antipas, détruite en 339, patrie des parents de Marie (auj. Safouri) ; — Cana (Év. St Jean, ch. ii) (auj. Kefer-Kana) ; — Nazareth (auj. Nasra) ; — Dalmanouta ou Magdala sur les bords du lac de Tibériade, patrie de Marie-Madeleine ; — Le mont Thabor avec une forteresse. Victoire de Gabinius sur Alexandre, fils d'Aristobule (55 av. J. G.) ; — Jecknean, ville lévitique ; — Gath-Ephr, patrie de Jonas ; — Remnon, ville lévitique.

Tribu d'Issachar. — Endor, où était la pythonisse consultée par Saül ; — Nain (St Luc, ch. vii, f 11) ; — Apheck, victoire des Philistins sur Héli ; mort de Saül défait par les Philistins ; — Bethsean ou Scythopolis, du district de la Décapole (Josèphe, Guerre des Juifs, 1. III, ch. iii) (auj. Bisân) ; — Jezraël ou Esdrelon, victoire de Gédéon, résidence d'Achab, mort de Jézabel (Rois, II, ix, 33) (auj. Stradela) ; la vigne de Naboth en était voisine ; — Béthulie (position exacte inconnue, mais dans le voisinage de Jezraël, selon le Livre de Judith) ; — Salem et OEnon, où St Jean baptisait (St Jean, iii, 23) ; — Abel-Méhola, victoire de Gédéon, patrie d'Elie ; — Ginée ou En-Gannim, v. lévit. ; — Gelboé, montagne célèbre et bourgade ; — Dabrath, ville lévitique ; — Sunam, au pied du mont Gelboé : c'est entre cette ville et Aphek que Saül fut défait et tué ; — Ramoth, ville lévitique ; — Cission.

Demi-tribu de Manassé. — Samarie, bâtie par Amri, résidence principale des rois d'Israël, détruite par Salmanasar, rebâtie, détruite plus tard par Jean Hyrcan, rebâtie par Gabinius. Hérode le Grand la surnomma Sébaste en l'honneur d'Auguste. Il n'en reste rien. — Dor, forteresse célèbre (Macchab., I, xv, f 2) (auj. Tortoura) ; — Tour de Straton, plus tard nommée Césarée de Palestine par Hérode le Grand, port ; — Narbate, près de Césarée ; — Ophra, patrie de Gédéon ; — Mageddo, connue dans les monuments égyptiens (campagnes de Toutmès III, à Karnac) sous le nom de Maketa-la-Mauvaise où les chefs de Syrie furent défaits par Toutmès. — Elle est célèbre dans l'histoire sainte par la mort d'Ockhosias et la bataille dans laquelle Joas fut défait par Néchao et tué (610) ; — Thirsa, position douteuse, résidence des rois d'Israël avant la fondation de Samarie ; — Thaënac, ville lévitique ; — Jéblaam, ville lévitique.

Tribu d'Ephraïm. — Sichem, une des plus anciennes villes de la terre de Chanaan, bâtie près du bois de More (Genèse, xii, 6) au temps de Jacob ; ville lévitique et v. de refuge ; Josué y réunit la fameuse assemblée qui précéda sa mort ; détruite par Abimélech (Juges, ix), assemblée du schisme des 10 tribus, résidence de Jéroboam ; l'armée d'Alexandre jannée y est détruite (88). Elle devint colonie ro-


maine sous Vespasien et prit le nom de Colonia Flavia Neapolis, d'où les Arabes ont fait Nablous, nom actuel. C'est la patrie de St Justin martyr. Près de Sichem, sont le tombeau de Joseph et le puits de Jacob (Évang. de la Samaritaine) ; — le mont Garizim, où était le fameux temple samaritain et le mont Ebal ; — Siloh, où Josué fit placer le tabernacle ; — Géba ou Guéba, où les Philistins sont battus par David ; — Béthel, d'abord Louz, nommé Béthel par Jacob (naissance de Dieu) ; culte du veau d'or ; surnommée par les prophètes Bethaven (maison du crime), prise par Vespasien ; — Alexandrion, forteresse célèbre ; — Phasaélis fondée sous Hérode Ier ; — Apollonia, port ; — Antipatris, fondée sous Hérode 1er ; — Gazer, ville lévitique ; — Béthoron, ville lévitique, vict. de Juda Macchabée sur les Syriens ; — Hazor du sud ; — Cibsaïm, ville lévitique.

Tribu de Dan. — Lydda ou Lod (auj. Loudd) ; — Modaïm, place forte, patrie des Macchabées ; — Emmaüs ou Nicopolis ; — Geth-Remmon, v. lévit. ; — Ramla, 2 milles au S. de Lydda ; — Eltheco et Ayalon, villes lévitiques. = Une partie de cette tribu était dans le Pays des Philistins : c'était le territoire de Joppé (auj. Jafia) port, pris par les Macchabées (Macch. I, x, 76 ; — [[sc|xiv}}, 5) ; — Celui d'Ekron, donné à Jonathan Macchabée par Alexandre Bala (voy. plus bas, le Pays Philistin). Une partie de cette tribu fut incorporée au roy. de Juda. Elle comprenait les territoires de Sarea, patrie de Samsom, Thimnata (?) (Genèse, xxxviii, 12), tombeau de Josué ; — Gabathaon, v. lévit., où Amri fut proclamé roi.

Tribu de Siméon. — Le territoire de cette tribu était enclavé, comme nous l'avons dit, dans le royaume de Juda (voy. plus bas).

A l'E. du Jourdain les tribus étaient :

La Demi-tribu de Manassé, comprenant les pays appelés : 1° Trachonitide, qui correspond au district moderne de Ledja. L'Iturée, ancien pays de Gessur, qui parait distinguée, dans l'Évangile, de la Trachonitide) en était du moins voisine. La Panée en faisait certainement partie avec sa capitale qui était celle de toute la tétrarchie de Philippe : Césarée de Philippe (ancienne Panéas) (St Math., xvi, 13 ; St Marc, viii, 27) (auj. Banias), vict. d'Antiochus III sur Scopas (198). = 2° La Gaulanitide : Gaulan ou Golan, v. levit. et v. de refuge (auj. Djolan) ; — Hippos ; — Dan, veau d'or sous Jéroboam ; — Gamala, place forte, prise par Vespasien ; — Gadara, chef-lieu de district sous Gabinius, donne son nom au pays des Gadaréniens que l'Évangile appelle pays des Géraséniens ; — Astaroth, résidence des rois du Basân, dans les anciens temps, position incertaine ; — Hazor, près du lac Merôn ; — Amathous, forteresse. = 3° L'Auranitide ou le Hauran : Bostra, v. lévit., capitale, très-célèbre depuis Trajan (ne pas la confondre avec la Bosra de la Bible, située en Idumée). — Edréï, résidence des anciens rois du Basân (auj. Draa ou Adraa) ; — Gerasa (auj. Djerasch). Elle avait donné son nom à tout le pays de Galaad, au temps de St Jérôme ; — Jabès- Galaad ; — Raphon, vict. de Juda Macchabée sur les Syriens (164) ; — Pella, Dion, Gerasa, prises par Alexandre Jannée, qui meurt à Regaba ; = 4° La Batanèe : Nobah, ou Kenath, ou Canatha (auj. Kanouat) ; — Salcha (auj. Salkhat). La partie orientale de cette demi-tribu formait l'ancien royaume du Basân. Le pays des Amorites du nord occupait tout le centre de cette demi-tribu. L'Abylène et le territoire de Damas et de Soba formaient les limites du nord de la demi-tribu de Manassé. Le Pays de Galaad y était compris en partie au sud-ouest. Enfin la Décapole comprenait des villes situées à une certaine distance les unes des autres et qui n'étaient pas toutes en Palestine. On s'accorde à compter, comme faisant partie de cette espèce de ligue : Damas, Philadelphie, Raphana, Scythopolis, Gaddara, Hippos, Dion, Pella, Gelasa ou Gerasa et Canatha ou Kenath. Elles sont indiquées sur la carte avec ce signe : (X). Tribu de Gad. — Jaeser, v. lévit. (auj. Sir), prise par Juda Macchabée ; — Dathema, forteresse prise par Juda Macchabée ; — Mahanaïm, tr.-ancienne ville au N. du Yabbok (Genèse, xxxii, 2), v. lévit. ; — Amathous, forteresse (Josèphe, Antiq., XIII, xiii, 3) (auj. Amatha) ; — Phanuel(Gen., xxxii,31) ; — Succoth (Id., xxxiii, 17) ; — Rammoth-Galaad, ville lévitique, et v. de refuge, où mourut Achab ; — Beth-Nimra (Isaïe, xv, 6) (auj. Nimrîm) ; — Beth-Haran, appelée par Hérode Littias ; — Aroer ; — Eléalée (auj. Élael) ; — Hesbon, v. lévit. et de refuge ; — Mahanaïm, v. lévit. près du Bois d'Ephraïm où Absalon fut tué. Cette tribu comprenait une partie notable du pays de Galaad.

Tribu de Ruben. — Villes : Bethabara, où St Jean baptisait ; — Beth-Yésimoth et Abel-Sittim, ou Abila, où.les Hébreux campèrent avant de passer le Jourdain ; — Baal-Méon ; — Bezer, v. de refuge et lévitique ; — Jossa ou Jasa (Yahas), v. lévit. ; — Macherous, forteresse ; — Dibon ; — Nébo, montagne célèbre et bourgade ; — Callirhoé, anciennement Lascha (Genèse, x, 19) ; — Mephaat et Jethson, v. lévit. ; — Medba, guerre de Jonathan Macchabée ; — Beth-Haran, surnommée Julias par Hérode Antipas. = Les Amorréens, ou Amarites ou Amorites du S. occupaient la plus grande portion de cette tribu.

Ces deux dernières tribus formaient la majeure partie de la Pérée proprement dite.

Tribu de Benjamin. Villes : Jéricho, surnommée Archélaïde, ville très-importante, détruite par Josué, mentionnée cependant sous les Juges et sous les Rois, école de prophètes, vict. d'Aristobule sur Hyrcan le Jeune, une des résidences d'Hérode, mentionnée dans l'Evangile (Luc, xix) ; près de là se trouvait la source d' Élisée et les châteaux de Doch et de Cypros ; — Galgala ou Guilgal, campement des Hébreux après le passage du Jourdain ; — Gabaa, v. lévit., patrie de Saül ; — Emmaüs, près de Jérusalem ; — Gabaon, v. lévitique, victoire de David sur Abner ; — Caphira ; — Beeroth ; ces trois villes formaient, avec Kiriath-Yaarim, de la tribu de Juda, un district indépendant au temps de Josué ; — Rama (du royaume d'Israël quoique de la tribu de Benjamin), patrie et résidence de Samuel. On croit que c'est la même qu' Arimathie, patrie de ce Joseph qui donna la sépulture à J. C. (auj. Nebi-Samuel, prophète Samuel) ; — Maspha, ancien lieu d'assemblées des Hébreux, retraite de Jérémie, vict. de Juda Macchabée sur les Syriens (166) ; — Jérusalem, d'abord Salem, où régnait Melchisédech, puis Jébus, enfin, sous Hadrien, Ælia Capitolina (nous en donnons la description spéciale plus bas) ; — les deux bourgs de Bethphagé et de Béthanie, si connus par les Évangiles, sont à 3/4 de lieue à l'O. de Jérusalem ; — Astaroth, v. lévit. ; — Adasa, vict. de Juda Macchabée sur les Syriens (162), il y fut tué (160). — ou Haï, prise par Josué ; — Michmas, victoire de Saül sur les Philistins ; — Almon, v. lévit. ; — Ephraïm ou Ophra ; — Kiryat-Jearim, où l'arche sainte séjourna ; — Emmaüs.

Tribu de Juda. Hébron, plus anciennement Kiriath Arba, dans l'ancien bois de Mambré (Genèse, xiii, 18), tombeau des patriarches Abraham, Isaac et Jacob, ville lévitique et ville de refuge, résidence de David qui y fut sacré (auj. Habroun) ; — Dabir, v. lévitique (plus anciennement Kiriath-Sepher, v. des livres) ; — Thekoa ; — Bethléem, plus anciennement Ephratha (Genèse, xxxv, 19), lieu de naissance de David et de Jésus-Christ ; — Engadi, sur la mer Morte, prise par Hérode (auj. Aïn Djiddi) ; — Hérodion, forteresse célèbre bâtie par Hérode Ier ; — Masada, place forte sur la mer Morte ; — Carmel ; — Maon et Siph, connus par la fuite de David et qui donnent leurs noms aux deux déserts ; — Adullam (?)) ; — Yarmouth ; — Lachis ; — Labna, v. lévit., révolte sous Joram : — Bethsamès, v. lévit., où l'arche


sainte séjourna ; vict. de Joas, roi d'Israël, sur Amasias, roi de Juda ; — Socho et Azeka : entre ces deux villes, Goliath fut tué par David ; — Maresa, victoire d'Asasur Sarac ; — Bethsour, vict. de Juda Macchabée sur les Syriens ; — Jota, Esthemo, Aïn, Jatir, Olon, 5 villes lévitiques ; — Kadès-Basnea, frontière de l'Idumée.

Tribu de Siméon. — Villes : Siklag ; — Berseba, où Abraham fit alliance avec Abimélech ; Puits du Serment (Genèse, xxi, 31) ; retraite d'Élie (auj. Bir Sabea) ; — Hormah.

Pays des Philistins. Il ne fut jamais complètement soumis quoiqu'on le comprenne dans le royaume de Juda, sans pouvoir le rattacher cependant à la tribu de Juda ; aussi convient-il de l'étudier à part. — Les villes sont : Joppe (Jaffa) et Ekrou où l'arche sainte séjourna, dans la tribu de Dan ; — Jamnia ou Yabné, défaite des frères de Juda Macchabée par les Syriens (porte le même nom aujourd'hui) ; — Gath, patrie de Goliath : l'arche sainte y séjourna ; — Asdod ou Asotos, assiégée pendant 29 ans par Psamétik (auj. Esdoud) : l'arche sainte y séjourna ; — Ascalon (dont les ruines se voient à Djanrah) ; — Eglon ; — Gaza (auj. Gaze), prise par Alexandre (331), détruite par Jonathan Macchabée ; — Gezar, résidence d'Abimélech (Gen., xx, 2, — xxvi, 1) ; — Raphia, défaite d'Antiochus III par Ptolémée V, 216 (auj. Rajah) ; — Anthédon, prise par Alexandre Jannée.

Pays limitrophes. Au N., 1° la Phénicie et le pays des Chananéens : Bérithe, Sidon, Sarepta, Tyr, prise par Alexandre (331), Acksib et Akho (Ptolemaïs) où mourut Jonathan Macchabée. — 2° La SyriePays des Araméens, comprenant l' Abylène de Lysanias, le Royaume de Damas, le territoire de Soba. — A l'E., le désert et le pays des Ammonites, cap. Rabbath-Ammon ou Philadelphie. — Au S., l' Idumée, les pays des Amalécites, des Moabites, des Madianites, des Nabathéens.

2° Cartes accessoires.

I. Les pays visités par Jésus-Christ.

Cette carte présente la division de la Palestine en cinq contrées et, politiquement, en 3 gouvernements : 1° la Judée proprement dite avec la Samarie, gouvernées, sous la surveillance du légat impérial consulaire de la province romaine de Syrie, par un procurateur, chevalier romain du nom de Ponce-Pilate, ce qui en faisait une véritable petite province procuratorienne de l'empereur.

2° La Galilée avec la Pérée, séparées par le Jourdain, étaient réunies sous l'administration d'Hérode Antipas qui résidait à Tibériade presque sur la limite des deux contrées. Il portait le titre de tétrarque.

3° La Trachonitide, l' Iturée, avec la Gaulanitide et la Panée, formaient une autre division sous l'administration du tétrarque Philippe dont la résidence était fixée à Césarée de Philippe.

Une autre encore, mentionnée dans l'Evangile, était hors de la Palestine et limitrophe de celle de Philippe au N., c'était l' Abylène de Lysanias.

La Décapole, qui est également mentionnée dans l'Évangile, ne peut figurer en entier sur cette carte ; mais les dix villes qui la composaient sont inscrites sur la grande carte avec un signe particulier.

II. Plan de Jérusalem.

Cette topographie de Jérusalem représente cette ville telle qu'elle devait être au temps de J. C. et quelques années après sa mort, car nous y avons fait figurer la nouvelle ville ou Bezetha qui a été ajoutée par Agrippa l'an 43 de l'ère chrétienne.


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CARTE N° 6.
ÉGYPTE ANCIENNE.

(Une carte principale et quatre cartes accessoires.)

EGYPTE ANCIENNE.

carte principale.

L'Egypte ancienne était divisée en quatre régions :

lre région. L'Égypte inférieure, au N., comprenant le Delta ;

2e région. L'Égypte moyenne, au centre, ou l' Heptanomide, ainsi appelée parce qu'elle comprenait 7 nomes ou provinces ;

3e région. La Thébaide ou Égypte supérieure, au S.

Chacune de ces régions a, depuis les plus anciens temps, été subdivisée en provinces, que les Grecs ont appelées nomes. M. Brugsch, le célèbre égyptologue allemand, a fait un savant livre sur la géographie de l'ancienne Égypte, dans lequel il a déterminé le nom et la place de chacune de ces provinces dans l'ancien empire pharaonique. Il a donné le nom hiéroglyphique et la transcription en langue égyptienne (copte) de chaque province avec ses villes principales, et il a établi la concordance de ces noms égyptiens avec les noms grecs qui ont subsisté pendant toute la domination des Ptolémées et même pendant l'époque romaine. Nous nous bornons à indiquer les noms grecs beaucoup plus connus et généralement adoptés.

L'Égypte fut réduite en province romaine en l'an 21 av. J. C, par Octave. Étant une des sources des grands approvisionnements de blé de l'Italie, cette province fut administrée par un préfet de l'ordre équestre, et cette dignité forma le plus haut degré auquel un chevalier pût atteindre, sauf la charge de Préfet du Prétoire, à laquelle la dignité de Præfectus Ægypti donnait accès. Ce haut fonctionnaire était assisté d'un autre chevalier portant le titre de Juridicus Ægypti. Nous connaissons plusieurs préfets d'Egypte par les inscriptions grecques gravées sur la partie inférieure du colosse de Memnon, et qui ont fourni la matière à un des plus remarquables mémoires de M. Letronne.

DIVISIONS EN 40 NOMES [1] :

I. Egypte basse ou Egypte inférieure et Delta (19 nomes) :

1. N. Hermopolite, cap. Hermopolis (peu éloignée de Damanhour) ; villes : Alexandrie, Canope (Aboukir), Marea à l'extrémité occidentale du lac Mareotis (lac Mariout).

2. N. Libyque, au S. du lac Mareotis, et au N. O. de la vallée des lacs Natrons.

3. N. Nitrite, dans la région des lacs Natrons. Cette contrée, déserte aujourd'hui, était fertilisée autrefois par un canal dérivé du Nil.

4. N. Naucratite, ch.-l. Naucratis (Desuq) ; Metelis (Fouah) ; Bolbitine (Rosette).

5. N. Saïte, ch.-l. Saïs, qui a donné son nom à une dynastie (ruines très-importantes près de Sad-Hagr).

6. N. Phténote, au N. E. du précédent.

7. N. Xoïte, ch.-l. Xoïs, à l'E. de Saïs.

8. N. Sébennytique, ch.-l. Sebennytus (Samanhoud).

9. N. Mendésien, ch.-l. Mendès (ruines à Tell-Dibleh) ; Tamiathis (Damiette) ; Thmuis (ruines à Tmaï-el-Emdid).


10. N. Tanite, ch.-l. Tanis ou Avaris (ruines très-importantes à Sân), résidence des rois Pasteurs ; Phacusa (ruines à Faqus).

11. N. Sétroïte, ch.-l. Sethroe (Tell-el-Serig) ; Tennis (dans une île du lac Menzaleh près de Port-Saïd) ; Pelusium (enfouie dans le limon aujourd'hui) ; Magdol ou Magdolon (Tell-el-Semoud) ; Daphné (ruines à Tell-Deffeneh) ; Sele (près de Kantara, passage de la grande route de Syrie) ; Tagasarta (position douteuse, au S. O. de Daphné).

12. N. Busirite, ch.-l. Busiris (position douteuse, près de Tell-el-Mokdam) ; Pharbatos (ruines à Horbeit).

13. N. Bubastite, ch.-l. Bubastis, qui a donné son nom à une dynastie (ruines très-importantes à Tell-Basta, près de Zagazig) ; Pithom (ruines à Tell-Abou-Soliman, au S. O. de Tell-el-Kébir, dans le pays de Gessen).

14. N. Phacroriopolite, ch.-l. Phacroriopolis (vers Tell-Rigabeh, dans le pays de Gessen).

15. N. Héroopolite, ch.-l. Héroopolis (à l'O. du lac Timsah) ; Ramsès (ruines à l'O. de la précédente, ville mentionnée dans la Bible ; Thaubastum (ville, toute moderne, de Timsah, construite par la compagnie de l'isthme de Suez) ; Serapeum (ruines entre le lac Timsah et les lacs Amers) ; — Cambysos (monuments persépolitains entre le Gebel-Géneffi et les lacs Amers) ; Arsinoé ou Cléopatris (ruines au N. E. de Suez) ; Clysma (ruines au N. de Suez, Tell-Kolzum).

16. N. Athribite, ch.-l. Athribis (ruines à Bena).

17. N. Prosopite, ville Térénuthis (Terraneh).

18. N. Héliopolite, ch.-l. Héliopolis (ruines à Mit-Sareh, à trois milles du Caire, au N.) ; Onion (ruines à Tell-el-Youdié).

19. N. Létopolite, ch.-l. Létopolis (entre le Barrage et le Caire, rive gauche du Nil) ; Babylon (le vieux Caire, au S. du Caire et. de Boulaq). (Près de là est le vidage de Beçatin, au pied du Gebel Mokattam, où l'on présume qu'eut lieu le rendez-vous des Juifs à l'appel de Moïse. Là commence en effet la Vallée de l'Egarement qui conduit à Suez.)

II. Heptanomide ou Egypte moyenne (7 nomes) :

1. N. Memphite, ch.-l. Memphis, rive gauche, capitale de la basse Egypte, et qui l'a été de tout l'empire égyptien pendant longtemps (ruines entre les villages de Bedrécheïn, de Sakkara et d'Abousir. Le village de Mit-Rahinet est au milieu de ces ruines) ; Memphis a donné son nom à plusieurs dynasties de rois. Troja (Tourah, au S. du. Caire), rive droite ; les Pyramides, rive gauche.

2. N. Aphroditopolite, ch.-l. Aphroditopolis (Atfieh, rive droite).

3. Arsinoïte, ch.-l. Arsinoe ou Crocodilopolis, sur les bords du lac Méris qui n'existe plus aujourd'hui, mais dont l'emplacement et les dimensions sont très-reconnaissables et qui n'est pas, comme on l'a cru, le lac appelé par les modernes Birket-el-Qiroum (ruines à Médinet-el-Faïoum) ; le Labyrinthe (sans doute peu éloigné des pyramides de Haouarat) est encore à chercher.

4. N. Héracléopolite, ch.-l. Heracleopolis (Ahnasel-Medineh), rive gauche.

5. N. Oxyrrhynchite, ch.-l. Oxyrrhyncos (Belmeseh), rive gauche. 6. N. Cynopolite, ch.-l. Cynopolis, rive gauche (au N. de Minieh).

7. N. Hermopolite, ch.-l. Hermopolis magna, rive gauche (au S. de Minieh) ; Spéos-Artémidos (grottes de Beni-Hassan, si célèbres par les lettres de Champollion) ; Antinoë ou Besa (Ser-Abadeh) ; Psinaula (Tell-Amarna) ; Pescla (Deir-el-Koseïr).

III. Thébaïde ; ou haute Egypte ou Egypte supérieure (14 nomes) :

1. N. Lycopolite, ch.-l. Lycopolis (Syout), rive gauche.

2 N. Hypsélite, ch.-l. Hypselae (au S. de Syout) ; Abotis (Abutig) ; Apollinis civitas minor (Sadfeh), rive gauche.

3. N. Antéopolite, ch.-l. Anteopolis (Qau-el-Kébir), rive droite.

4 N. Aphroditopolite, ch.-l. Aphroditopolis (Etfeh) ; Athribis (Sech-Hammed) ; Ptolémaïs-Hermiu (El-Mensieh), rive gauche.

5 N. Panopolite, ch.-l. Chemmis ou Panopolis (El-Achmim), rive droite.

6 N. Thinite, ch.-l. This, qui a donné son nom à une dynastie (ruines près d' Abydos) ; Abydos (temples et monuments), rive gauche.

7 N. Diospolite, ch.-l. Diospolis parva (Hou), rive gauche.

8. N. Tentyrite, ch.-l. Tentyris (Denderah, temple célèbre de l'époque Ptolémaïque), rive gauche.

9 N. Coptite, ch.-l. Coptos (Qouft), entrepôt célèbre du commerce de la mer Rouge, avec la moyenne et la basse Egypte, au temps des Ptolémées. Deux routes conduisaient, à travers le désert, l'une à Myos-Hormos, l'autre à Bérénice, par des stations mentionnées dans la Table antonine et reproduites dans notre carte ; Cœnopolis (Qéneh) ; Apollinopolis parva (Qous).

10. N. Phatyrite, ch.-l. Thèbes ou Diospolis magna, qui a été longtemps capitale de l'Egypte et de tout l'empire sous les célèbres dynasties XVIIIe, XIXe, XXe, etc. (monuments immenses à Karnak, à Luqsor, sur la rive droite ; à Médinet-Ahou, à Gournah, sur la rive gauche).

11. N. Hermontite, ch.-l. Hermontis (Erment), temple célèbre ; Aphroditopolis (Gebelen).

12. N. Latopolite, ch.-l. Latopolis (Esneh), temple ptolémaïque ; Asphinis (Asfan).

13. Apollinopolite, ch.-l. Apollinopolis magna (Edfou), temple célèbre le mieux conservé de toute l'Egypte ; Hierakonpolis, et Eilethya (ruines).

14. N. Ombite, ch.-l. Ombos (temple) ; Silsilis, ruines et carrières ; Eléphantine, ruines pharaoniques, dans l'île qui est en face de Syène ; Syène (Assouan), île sacrée de Phile, couverte de temples en ruine.

Antiquités. Fouilles ; principaux chantiers. — Depuis 1851, M. Auguste Mariette a accompli en Egypte des travaux d'exploration et des fouilles qui ont produit les résultats les plus importants pour la connaissance de l'histoire de l'Egypte. Nous avons cru devoir indiquer les principaux points explorés par l'illustre archéologue ; ce sont :

1° Dans la basse Egypte : Tanis ou Avaris à San, où il a retrouvé les monuments des Pasteurs ; Sais, Busiris, Bubastus, Thmuis, Athribis, Héliopolis.

2° Dans l'Heptanomide, Memphis et sa nécropole (découverte du Sérapéum, du temple d'Armachis ou du grand sphinx, de tombeaux sans nombre) ; Arsinoé et les environs du lac Méris. Les grottes de Beni-Hassan, Antinoé, Hermopolis magna.

3° Dans la haute Egypte. Lycopolis, This, Abydos (où il a dégagé le fameux temple de Séti et trouvé de nombreux monuments des Xe, XIe, XIIe et XlIIe dynasties). Thèbes, où il a dégagé le sanctuaire de Karnak, les temples de Médinet-Abou,


celui de Deir-el-Bahari et des sépultures sans nombre, à Gournah, à l'Assassif ; Edfou, où il a complètement dégagé le grand temple d' Apollinopolis magna ; Eléphantine.

Il faut ajouter à cela les fouilles de Nubie et du Soudan, jusqu'aux environs de Khartoum ; la fameuse stèle du Gebel-Barkal a été mise au jour près de cette montagne.

3° Cartes accessoires.

I. L'empire égyptien sous Toutmès III le Grand et sous Ramsès II (Sésostris).

On sait avec certitude aujourd'hui quels étaient les peuples soumis et tributaires des Pharaons aux grandes époques de l'histoire d'Egypte. Ces grandes époques sont : 1° la IVe dynastie ou la domination des rois Choufou (Chéops) et Chafra (Chephrem), fondateurs des grandea pyramides, s'étendait sur toute la vallée du Nil, depuis la Méditerranée jusqu'à Eléphantine, où étaient ces fameuses carrières de granit rose, dont de nombreux monuments contemporains des pyramides sont construits, et notamment le temple d' Armachis ou du sphinx, découvert par M. Mariette. Cette première époque, dont la grandeur est attestée par les monuments, est celle des Dynasties Memphites. Memphis, qui paraît dans l'histoire bien avant Thèbes, contrairement à ce qu'on a cru longtemps, était donc alors la capitale du royaume qui forma de tout temps ce qu'on est convenu d'aopeler l'Egypte proprement dite, c'est-à-dire la vallée du Nil jusqu'à la première cataracte, ce qui fait 320 lieues en remontant son cours depuis son embouchure.

2° La seconde époque prospère est celle de la XIIe et de la XIIIe dynastie dont les rois paraissent avoir été fixés dans le Fayoum, c'est-à-dire dans la région de Crocodilopolis, où était le fameux lac Méris. Nous ne savons rien de l'étendue exacte de l'empire pendant cette période. Mais il est certain que les stèles de cette époque nous montrent, parmi les peuples vaincus, des nègres ;, or il ne s'en est jamais trouvé au nord du 9e degré ; donc la domination des Pharaons de ces dynasties s'étendait fort au delà des limites de l'Egypte proprement dite. Peu de temps après, vinrent les rois Pasteurs ou Hycsos, conquérants sémites qui séjournèrent surtout dans le Delta, et dont la capitale semble avoir été Tanis ou Avaris (aujourd'hui Sân).

3° Chassés par les rois de Thèbes, les Pasteurs firent place aux Pharaons de la XVIIIe et de la XIXe dynastie, conquérants illustres et souverains puissants qui donnèrent à l'empire égyptien une splendeur et une étendue qu'il n'a jamais retrouvées depuis. Toutmès Ier commence la conquête de l'Ethiopie (Terre de Kousch), du pays des Arabes (Sasou), de la Blésopotamie (Naharina) et du pays des Assyriens (Rothenou). Sous la régente Hatasou, sa fille, l'Arabie Heureuse (Pount) devint tributaire. Sous Toutmès III, les conquêtes atteignent leur plus grand développement. Tout le pays de Chanaan (ou des Chétas) est soumis par la bataille de Maggeddo (Maketa-la-Mauvaise). Le pylône de Karnak donne les noms des 115 peuples ou villes soumises après cette victoire, ce qui comprend, à peu près, toute la Syrie. Les Assyriens (Rotenou) furent tributaires, les Phéniciens (Zhaï) et les Arméniens (Rémenem) également. Ninive (Neniau) est prise ; on connaît le détail de 15 campagnes successives et toujours heureuses entreprises en Asie ; mais Toutmès III ne paraît avoir franchi ni le Tigre, ni le Taurus. Le Sennaar, en Babylonie, était compris parmi les pays tributaires. L'île de Chypre (Kefa) a été attaquée par ses flottes. Enfin le pays de Kousch ou l'Ethiopie a été entièrement conquis, et le pylône de Karnak nous donne 115 noms de peuples, c'est-à-dire de tribus ou de villes qui ont reconnu les lois de Toutmès III. Il est probable que le pays qui fut entièrement conquis et annexé à l'Egypte s'étendait sur les rives du Nil jusques et y compris l'île de Méroé et même au delà de Khartoum. Amada, Corte, Talmis, Pselchis, Semne, Koumm et Mahata (au pied du Gebel-Bakal), qui a été la résidence de rois éthiopiens conquérants de l'Egypte, tels que Pianchi Mériamoun, et Tharaka, sont les noms les plus connus de cette partie de l'empire égyptien. Un texte dit expressément que les princes d'Ethiopie administraient le pays au nom du roi Toutmès III.

Sous Amenhotep II, les peuples de l'Asie sont maintenus dans l'état de tributaires. On voit la Chypre figurer comme un pays soumis sur un monument de Thèbes.

Toutmès IV, vers 1550, ne paraît pas avoir perdu le fruit des conquêtes du grand Toutmès.

Amenhotep III ou Aménophis III, représenté par le fameux colosse de Memnon, à Thèbes, conserva et fortifia l'empire dans les mêmes limites. On a la longue liste des peuples qui dépendaient de ce roi et ce sont les mêmes qu'au temps de Toutmès le Grand.

Amenhotep IV (Chou-en-Aten) maintint l'empire intact ; mais, à la suite de la révolution religieuse que provoqua ce roi, une partie des pays soumis échappèrent à ses successeurs, et sous les Pharaons de la XIXe dynastie il fallut, recommencer l'œuvre de Toutmès. Ce fut l'emploi des règnes de Ramsès Ier, de Séti Ier (Sethos) et surtout de Ramsès II le Grand ou Sésostris, son fils, qui renouvela les conquêtes de Toutmès le Grand sans le surpasser, ni même l'égaler, pendant son long règne de soixante ans environ. S'il est plus connu que tout autre dans la tradition égyptienne dont Hérodote a donné le reflet altéré, c'est qu'il couvrit l'Egypte et l'Ethiopie de monuments et que ses exploits ont été chantés par les poètes. Mais il a plutôt organisé l'empire qu'il ne l'a étendu. On connaît sept gouverneurs ou préfets du Soudan (Ethiopie) sous son règne. Ses prétendues campagnes en Asie au delà du Tigre et jusqu'au Gange, aussi bien qu'en Asie Mineure, sont une fable. Aucun monument n'en parle, et cependant ils racontent avec prolixité tous les événements de son règne. On en peut faire les annales complètes. Sa plus grande victoire, célébrée à Thèbes, au Ramesseum et à Médinet-Abou, est celle qu'il a remportée sur les Chétas (Chananéens). Nous ne donnerons donc pas d'autres limites à ses Etats que celles de Toutmès le Grand.

Après Ramsès II cet empire se soutint encore quelque temps, surtout sous Ramsès III ; puis, avec les derniers rois de ce nom (XXe dynastie) et surtout avec les prêtres d'Ammon (XXIe dynastie), commence la décadence de l'Egypte qui est peu à peu réduite à ses anciennes limites, paraît sans cesse agitée par des luttes de prétendants et est enfin envahie par les conquérants éthiopiens.

II. Topographie de Menphis et de ses environs.

La ville de Memphis, dont les ruines sont à peine inconnaissables, sauf le colosse couché de Ramsès II, embrassait, sur la rive gauche, un espace considérable qui se trouve entre les villages modernes de Bédréchyn, Sakkarah, Abousir et la fameuse forêt de palmiers et dont le centre est le village de MitRahineh. Ce ne sont pas les ruines de Memphis

. escarpements de sanie qui appartiennent déjà au désert. La limite qui sépare les cultures des sables est formée, comme autrefois, par un canal appelé aujourd'hui le Bar-Yousouf.

Cette nécropole a plus de 10 lieues d'étendue et comprend plusieurs régions dont les différents groupes de pyramides forment comme autant de centres. A partir du N., se trouvent d'abord les


groupes des grandes pyramides de Giseh, du nom de la petite ville chef-lieu de moudyrie, qui est située en face et sur la même rive du Nil. Ce sont les tombeaux de Choufou(Chéops),le plus haut monument du monde, de Chafra (Chephrem), la seconde par ses dimensions, et de Menkerès (Mycérinus) où a été trouvé le sarcophage de ce roi. Un grand nombre de sépultures de tous les âges et d'édifices religieux dont les plus remarquables sont de la IVe dynastie, se groupent autour des pyramides. Le grand sphinx (le dieu Amarchis), avec son magnifique temple en granit rose, est du nombre. Viennent ensuite, au sud des pyramides de Giseh, celles d'Abousir avec d'autres tombeaux ; puis celles de Sakkarah dont les environs sont le noyau le plus important de la nécropole de Memphis et où se trouve le fameux Serapeum découvert par Mariette. On reconnaît dans cette vaste nécropole comme autant de quartiers différents, les cimetières des dynasties primitives et surtout de la IVe, celui des XVIIIe et XIXe, celui de la XXVIe et enfin celui des Grecs de l'époque ptolémaïque. On n'a pu encore trouver un seul monument des XIIe et XIIIe dynasties si fréquentes dans le Fayoum, aux abords du lac Méris et à Abydos. Enfin le dernier groupe est figuré par le Mastabat-el-Pharaoun et les pyramides de Dashour.

III. Ruines de Thèbes.

Thèbes était la seule ville de l'Egypte qui s'étendit sur les deux rives du fleuve, cependant très-large en cet endroit. A droite était le quartier principal qu'on peut appeler la cité par excellence. A gauche était surtout la ville des morts, quoiqu'un vaste territoire fût certainement habité de ce côté. La ville de droite, dont les imposantes ruines révèlent l'immense étendue, possède les monuments les plus célèbres de l'Egypte et est couverte, sur deux points, des débris les plus vastes qui soient au monde. Le plus important de ces deux quartiers est celui auquel le petit village de Karnak à donné son nom ; c'est là que sont ces temples, dont l'ensemble n'a guère moins d'une lieue de tour et où se trouvent les pylônes, les salles hypostyles, les obélisques, les sanctuaires de tous les âges depuis l'époque antérieure aux Pasteurs jusqu'à Philippe Arrhidée. Ces pages d'histoire, déchiffrées aujourd'hui, nous donnent surtout des annales entières des grands règnes des Toutmès et des Ramsès. A Luqsor, sont des temples du temps de la XVIIIe et de la XIXe dynastie.

Sur la rive gauche, on ne trouve guère que des monuments sacrés sur la limite du désert et semblant appartenir déjà à la nécropole. Ce sont, du N. au S. : le temple de Gournah, du temps de Séti Ier et de Ramsès II son fils ; le Ramesseum, ou grand temple de Ramsès II avec des pylônes célèbres racontant ses victoires ; le Memnonium, avec ses deux colosses qui remontent à Aménophis III ; les temples de Médinet-Abou, ou mieux Medineh-Tabou, dont l'un est du temps des Ramsès, les deux autres de l'époque ptolémaïque ; on y voit aussi les débris du palais de Ramsès II. A l'O. de ces édifices, commence la nécropole de Thèbes, d'abord resserrée vers le S. entre la ville et les montagnes libyques, puis, s'élargissant vers le N., pour former les quartiers célèbres désignés sous le nom de Deir-el-Bahari, où se trouve, parmi des myriades de sépultures, un temple du temps des premiers Toutmès et de la régente Hatasou, l'Assassif, Drah-Abou — Neggah, où dominent les tombes de la XIe et peut-être même de la VIe dynastie. Enfin, derrière les plus hauts sommets de la montagne libyque, et à l'extrémité d'un chemin tortueux et aride encaissé dans des roches inaccessibles, sont les tombes des rois. Ce quartier, connu sous le nom de Biban-el-Molouk, a déjà fait connaître les magnifiques tombes royales de Séti Ier, découvertes en 1819 par Belzoni, et de plusieurs Ramsès.

Plan d'Alexandrie.

La principale description que nous possédions d'Alexandrie est de Strabon (1. XVII, ch. i). La ville fondée par Alexandre était assise sur la langue de terre qui séparait le lac Maréotis de la Haute mer, en face de l'île de Pharos, à laquelle elle fut rattachée par une digue appelée Heptastade à cause de la distance de 7 stades (environ 1 mille, ou 1480 mètres) qui la mesurait. Le rivage de la terre ferme se rapproche des deux côtés, à l'O. et à l'E., de l'île de Pharos, dont la forme est allongée, et cette disposition produit les deux ports d'Eunoste, à l'O., du Grand-Port, à l'E., séparés l'un de l'autre artificiellement par l'Heptastade qui ménageait toutefois un double passage de l'un a l'autre, à l'aide de deux ouvertures, avec des ponts mobiles. Le Phare était isolé dans la mer à l'extrémité orientale de l'île et en face du promontoire Lochias. Le grand port était subdivisé en plusieurs autres ports. Près du cap Lochias étaient les immenses palais des Ptolémées, le Musée, le Soma ou sépultures des rois parmi lesquelles était le tombeau d'Alexandre. Dans ce quartier royal, sur le côté oriental du Grand-Port, était un petit port fermé appelé Port des rois et qui renfermait la flotte des princes. En face de ce petit Port des rois, toujours par conséquent dans le grand port, était la petite île Antirhodus qui supportait un palais, un théâtre et qui avait elle-même un petit port. La côte qui formait le quai méridional du Grand-Port, de-


puis le quartier des palais royaux jusqu'à l'Heptastade, offrait d'abord un ler Emporium ; le quai formait ensuite un coude appelé le Posidium, à cause du temple de Neptune qui le surmontait. C'est à ce point qu'Antoine fit construire une jetée s'avançant jusqu'au milieu du Grand-Port, et c'est là que s'élevait un palais auquel il avait donné le nom de Timonium ; puis venaient le 2e Emporium, le Cœsareum,les arsenaux et les chantiers. — De l'autre côté de l'Heptastade était le port d'Eunoste qui communiquait avec un autre port creusé au S. et appelé Kibotos, Cibotus, auquel aboutissait un grand canal ayant son ouverture méridionale dans le grand Port du Lac Maréotis. C'est là que les navires du haut Nil arrivaient avec les marchandises de l'Orient et de l'Egypte. De nombreux canaux, les uns latéraux au Nil depuis la haute Egypte, les autres pris au fleuve à la même latitude qu'Alexandrie (pour le commerce du Delta), offraient des communications faciles avec tous les points importants du pays. C'est là que se faisait le commerce d'importation ; dans les ports de la Méditerranée, le commerce d'exportation. A l'O. du canal qui faisait communiquer le Port-du-lac avec le Cibotus, était encore une portion de la ville, puis la Nécropole ; à l'E., était le Serapeum, le Stade, et les grands quartiers, le Panium, l' Hippodrome, le Cirque. La ville avait trente stades de long (de l'E. à l'O.) et sept ou huit de large (du N. au S.). Deux grandes rues la traversaient dans les deux sens et par conséquent la coupaient à angle droit. Dans l'île de Pharos était encore un port ouvert au N. et qu'on appelait le Port des Pirates, ce qui faisait 7 ports à Alexandrie.

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CARTE N° 7.

ANCIENS EMPIRES DE L'ORIENT.

Étendue des royaumes d'Assyrie, de Babylone, de Lydie, de Médie, d'Egypte avant la conquête des Perses. — La monarchie persane sous Darius Ier avec la division en 20 satrapies.

Cette carte représente la portion occidentale de l'Asie, pour l'intelligence des histoires d'Assyrie, de Ninive, de Babylone, de Lydie, de Médie et des Perses, pendant la période qui s'étend des âges historiques jusqu'à l'avènement de Xerxès ou Assuérus en 585 av. J. C.

Malgré les progrès du déchiffrement des écritures cunéiformes, une grande incertitude règne encore sur les anciens âges de l'histoire d'Assyrie.

On sait cependant que les races Couchite, ou Chamite, Aryenne ou Indo-Européenne, Scythique ou Touranienne ont précédé, dans la vallée du Tigre et de l'Euphrate, la domination politique des Sémites qui commence vers l'an 2000 avant J. C. et qui trouvent les villes de Ninive et de Babylone déjà fondées.

La domination Sémitique comprend trois périodes : 1° Empire Chadéen, dont on ne sait rien de certain ; 2° Invasion Arabe, dont l'époque paraît coïncider avec celle de la domination des rois égyptiens de la XVIIIe et de la XIXe dynastie sur ces pays ; 3° le Grand Empire d'Assyrie, qui subsista de 1314 à 788 avant J. C. et qui comprend deux dynasties : celle de Ninippaloukin, qui n'est pas dépourvu de grandeur, et celle de Belitaras à laquelle appartiennent les règnes importants de Téglath-Phalasar III, de Sardanapale III, de Salmanasar III, de Bélochus IV et de Sémiramis sa femme, qu'il faut placer entre les années 850 et 822. Les monuments nous révèlent, pour cette seconde dynastie, des faits importants et déjà nombreux.


Les personnages de Ninus et de Ninyas sont fictifs et ces mots ne désignent que la ville de Ninive.

En 788 s'accomplit la grande révolution qui précipita du trône Sardanapale, le dernier roi du grand empire d'Assyrie. Du démembrement de cet empire se formèrent les royaumes de Babylone, de Ninive, de Médie et de Susiane.

Les rois de Ninive reprirent Babylone sous Sargon qui étendit ses victoires au loin, acheva la conquête d'Israël et restaura en partie l'empire d'Assyrie. Ce règne est connu dans ses détails par les inscriptions de Khorsabad. C'est d'après ces monuments, déchiffrés par MM. Oppert et Menant, que nous avons pu retrouver l'étendue que nous donnons à l'empire Ninivite en 702, époque de la mort de Sargon.

Plus tard, Nabopolassar, gouverneur de Babylone pour Ninive, s'étant révolté, détruisit Ninive et fonda, par la réunion des deux États, un 3e empire d'Assyrie, sous la dynastie Babylonienne. L'étendue de cet empire est indiquée sur notre carte, en 561, à la mort de Nabuchodonosor, le conquérant de Tyr et du royaume de Juda.

L' Empire des Mèdes, que le Persan Cyrus, chef des Achéménides, soumit à ses lois, est également indiqué avec les limites qu'il devait avoir à la même époque, c'est-à-dire à la mort d'Astyage son dernier roi, 560.

Le Royaume de Lydie sous Crésus, c'est-à-dire dans la plus grande extension qu'il ait jamais eue, est indiqué tel qu'il devait être vers l'époque de la conquête de ce pays par Cyrus après la bataille de Thymbrée (548).

Cyrus ayant mis le sceau à sa puissance par la prise de Babylone, en 538, établit dans presque toute l'Asie occidentale la Monarchie persane qu'il transmit à ses successeurs.

Cambyse y ajouta l'Egypte en 525. L'étendue de ce royaume, tel qu'il était lorsqu'il fut enlevé à Amasis et à son successeur, est marquée sur la carte.

Enfin Darius Ier recula les limites de ce vaste empire du côté de l'Orient en y ajoutant la vallée de l'Indus ; il soumit la Thrace, à l'autre extrémité de ses Etats, pendant une expédition faite par ce monarque contre les Scythes (Hérodote, IV), expédition dont nous avons tracé l'itinéraire ; enfin il divisa la monarchie persane en vingt Satrapies qui nous ont été conservées par Hérodote et que nous reproduisons sur la carte. En voici le tableau :

Les 20 Satrapies de Darius (Hérodote, l. iii, ch. 90-97).


Nos pays qui les composaient. Tribut annuel.
I. Ioniens, Magnètes d'Asie, Èoliens, Cariens, Lyciens, Milyens, Pamphyliens. 400tal.
II. Mysiens, Lydiens, Lasoniens, Cabaliens, Hygennéens. 500 tal.
III. Hellespontins d'Asie, Phrygiens, Thraces d'Asie, Paphlagoniens, Maryandiniens, Syriens (de Cappadoce). 360 tal.
IV. Ciliciens 500 tal.et 300 chevaux
V. Syrie, comprenant la Cœlésyrie et la Palestine, Phénicie et Chypre. 350 tal.
VI. Égypte, Libye, Cyrène et Barca. 700 tal. (de plus, le produit de la pêche du lac Méris et 12000 mesures de blé.)
VII. Sattagides, Gondariens, Dadices, Aparyles 170 tal.
VIII. La Susiane et les pays des Cissiens. 300 tal.
IX. Babylone et toute l'Assyrie. 1000 tal. et 300 jeunes eunuques.
X. Ecbatane, la Médie, les Paricaniens, les Orthocorybantes. 350 tal.
XI. Les Caspiens, les Pausiques ? les Panthimathiens ? les Darites. 200 tal.
XII. Les Bactriens jusqu'à Eglées. 300tal.
XIII. Les Arméniens, les Pactyces et les peuplades voisines jusqu'au Pont-Euxin. 400 tal.
XIV. Les Sagarites, les Sarangiens, les Thamanéens, les Utiens, les Myciens et les insulaires de la mer Erythrée, lieu d'exil. 600 tal.
XV. Les Saces et les Caspiens ? ou plutôt Casiens. 250 tal.
XVI. Les Parthes, les Chorasmiens, les Sogdiens, les Ariens. 300 tal.
XVII. Les Paricaniens, les Ethiopiens d'Asie. 400 tal.
XVIII. Les Matiéniens, les Saspires, les Alarodiens. 200 tal.
XIX. Les Moschiens. les Tibaréniens, les Macrons, les Mosynèques, les Mardiens. 300 tal.
Total pour ces 19 Satrapies 7580 tal.
XX. L'Inde, comprenant de nombreuses peuplades, payait 360 talents de poudre d'or = 360 X 13 argent = 4680 tal.
Total 12260 tal.

Et avec les impôts en nature 14 560 talents Euboïques. 1 tal. Eub. = 5650 fr. du poids de notre monnaie, ce qui équivaut à 82 264 000 fr. annuels du poids de notre monnaie.

La Perse était exempte de l'impôt et n'était pas comprise dans les satrapies.

Les Ethiopiens, les Colchidiens et les peuples du Caucase envoyaient des présents. Ces derniers envoyaient tous les 5 ans 100 jeunes gens et 100 vierges.

Les Arabes fournissaient 100 talents d'encens annuellement.

Nos connaissances actuelles sur les anciens empires d'Assyrie diffèrent tellement de celles qui se rencontrent dans les histoires élémentaires, qu'il est indispensable de présenter ici


le tableau des résultats historiques certains obtenus dans ces derniers temps, pour avoir la pleine intelligence de la carte n° 7 et du tableau géographique qui précède.

Résumé synoptique de l'histoire d'Assyrie, de Ninive, de Babylone et de la Perse, d'après les dernières découvertes, pour l'intelligence de la carte n° 7.

L'écriture cunéiforme, inventée probablement par les peuples d'origine Touranienne ou Scythique, était un instrument commun à plusieurs langues. De ces langues, les unes sont encore à peu près inconnues, ce sont les plus anciennes, elles sont dites anaryennes, par opposition avec les langues, plus modernes et plus connues, des Bactriens et des Persans, qui sont dites aryennes.

On est certain du sens que présentent les inscriptions cunéiformes qui se rapportent à la langue des anciens Perses, idiome voisin du Zend et dérivé du Sanscrit. Cette


écriture est alphabétique et compte quarante signes. Grottefend, Lassen et Burnouf ont fait faire de grands progrès à cette branche de la science.

Rien de bien certain pour le déchiffrement des inscriptions cunéiformes qui se rapportent aux langues anaryennes de l'Assyrie. Les monuments bilingues et trilingues ont cependant fourni quelques lumières aux interprètes de ces langues, et l'on a pu déchiffrer d'abord les noms propres. On s'est convaincu que cette écriture était syllabique et idéographique, et comprenait un nombre très- considérable de caractères. On a constaté que les langues qu'elle recouvrait étaient sémitiques. Ce qui complique encore cette étude, c'est que le même signe peut avoir plusieurs prononciations. Quoi qu'il en soit, les textes cunéiformes aryens et ce que l'on connaît des textes cunéiformes anaryens ont permis de jeter les fondements de l'histoire assyrienne, d'en déterminer les principales révolutions et d'en tracer les grandes divisions. Telle a été l'œuvre surtout de MM. Oppert, Rawliuson et Menant.

— I. Race et domination Chamite. Il est incontestable que la grande famille Couschite (de Chus), de la race dite Chamite, a dominé sur les bords de l'Euphrate, à une époque très-ancienne qui semble marquer le début des âges historiques. C'est à cette période qu'il faut rattacher le règne de Nemrod ou Évéchos (Seven-Kousch, fils de Cousch). Villes fondées : Babylone, Evech, Accad, Chaîne, Resen, Calach et Ninive. Cette domination Couschite se serait même étendue sur la Syrie et les pays voisins.


— II. Race et domination Aryenne. Il paraît certain que, vers 2400 avant notre ère, à la suite des émigrations Indo-Germaniques, vers l'Occident, les Bactriens, peuple de cette race Aryenne, occupèrent les vallées du Tigre et de l'Euphrate, eurent des rois et répandirent la doctrine de Zoroastre dans ces contrées.

III. Race et domination Scythique ou Touranienne : A la prépondérance éphémère des Aryens, aurait succédé celle des Scythes ou populations Touraniennes, auxquelles on doit l'écriture cunéiforme (vers 2200 à 2000). Cette domination aurait été très-étendue. La Genèse nous montre quatre rois ligués contre la Pentapole de la mer Morte : parmi ces quatre rois figure le roi d'Élam Codorlahomor, nom de physionomie touranienne.

— IV. Race et domination Sémitique (de 2000 à 538). Les Sémites établirent, vers le xxie siècle, leur domination dans les vallées de l'Euphrate et ne furent entièrement dépossédés que par Cyrus. Cette longue période doit être divisée en 3 époques


lre époque. Empire Chaldéen. On ne connaît que deux ou trois noms de rois.

2e époque. Invasion des Arabes et domination de 8 rois arabes (1560-1314). Cette domination étrangère paraît correspondre à celle que les Égyptiens, sous les Toutmès et les Ramsès, ont exercée sur cette partie de l'Asie.

(1314-788) 3e époque. Grand empire d'Assyrie (2 dynasties).

Le fondateur de cet empire, qui dura 526 ans, qui commence en 1314 et qui compte 2 dynasties, est Ninippalloukin, qu'on a identifié à tort avec Ninus (il est certain aujourd'hui que Ninus n'a jamais été que le nom de la ville de Ninive. Hérodote ne s'y est pas trompé).

1re DYNASTIE

La succession de Ninippalloukin est connue :

Assourdayan,

Moutakkil-Nabou,

Assour-ris-ilis.

La domination égyptienne sur les bords de l'Euphrate paraît cesser vers cette époque, ce qui coïncide en effet avec la décadence des Pharaons, sous la dynastie des Prêtres d'Ammon (XXIe dyn. et suivantes).


Sac de Ninive par les Chaldéens.

Téglath-Phalasar I (ou Tég lath-Piliser)

Sardanapale I (Assour-Iddannas-Palla) Téglath-Phalasar II (ou Delketades). Sélochus I, dernier roi de la Ire dynastie Sémitique.

IIe DYNASTIE

IIe Dynastie, vers 1100.

Belitaras, désigné comme fondateur de la dynastie et aïeul de Bélochus III, sur un monument du British Muséum.

Salmanasar I, fondateur du palais de Calach.

Sardanapale II, arrière-petit-fils de Belitaras.

Salmanazar II.

Assaraddon I (ou Assour-dan-II).

944 — Bélochus III.

929 — Téglath-Phalasar III (Téglath-Piliser) a fait de grands exploits, point de monuments contemporains.

923 — Sardanapale III, le Grand, dont on possède les annales sur une stèle du British Muséum.

898 — Salmanasar III reçut les tributs de Jéhu, roi d'Israël (Obélisque, dit de Nemroud, en basalte, au British Muséum). Ses conquêtes et ses principaux actes sont connus jusqu'à la 21e année de son règne. Il y a 31 campagnes.

870-865 — Sardanapale IV.

864-868 — Samsi-hou, dont on possède une stèle en assyrien archaïque.

850-833 — Bélochus IV fit des conquêtes dans l'Asie occidentale et épousa Sémiramis (Sammouramit), qui régna seule après lui.

833-822 — Sémiramis (17 ans). Hérodote en fait l'épouse et la mère des Labynetus père et fils, ce qui provient d'une confusion évidente, mais il l'a bien placée à son époque, c'est-à-dire cinq générations avant Nitocris. Guerres entreprises dans l'Orient, contre les Perses qui, par leur inhabileté chronologique proverbiale, en ont reculé beaucoup trop la date. Embellissements de Babylone.

Elle fut sans doute mère, non de Ninyas (qui n'est pas plus que Ninus un nom d'homme et qui est la personnification de Ninive), mais de Salmanasar IV, dont on ne possède pas de monuments et qui fut le dernier roi de l'empire d Assyrie.

821-814 — Salmanasar IV.

814-796 — Assurdanil.

796-788 — Sardanapale V est dépossédé, en 788, par les Satrapes révoltés. — V. Domination partagée : Sémites et Aryens. — Démembrement de l'empire d'Assyrie et partage de la domination entre tes Sémites et les Aryens. Les 4 empires (786).

BABYLONE (7

NINIVE (788).

SÉMITES.

MÉDIE ET PERSE (788). SUSIANE(7

ARYENS.

Phul-Belésis, 1er roi de Babylone, et maître de. Ninive jusqu'en 769,

règne à Babylone jusqu'en 747, époque où son fils ou petit-fils, Nabonassar, fonde l'ère qui porte son nom, en 747. 747-733

Nabios.

Kinsiruset Porus.

Mérodach-Baladan.

733-731

731-720

721-709

époque à laquelle Téglath-phalasar IV restaure la monarchie assyrienne (769-725). Guerre contre Phacéia, roi d'Israël (740). Commencement de la captivité.

Salmanasar V (726-721) fait la guerre à Osée et met fin au royaume d'Israël (721) par la prise de Samarie ; mais pendant ce temps, un usurpateur s'empara du trône et commença, à Ninive, une dynastie nouvelle.

SARGONIDES.

Sar&lt ; ?on(721-702)achèvela transportation des lo tribus. Il emmena à Ninive 27 280 Israélites (inscr. de Khorsabad) en 718. On a toutes ses campagnes (inscr. des salles de Khorsabad).

721. Victoire sur le roi d'Élam, soumission de la Chaldée.

720. Prise et transportation des habitants d'Israël.

719. Bataille de Raphia contre Sevech et Hanon. Siège de Tyr.

716. Prise de Circesium.

714. Expédition en Médie et en Arménie. Les Égyptiens, les Arabes et les Sabéens tributaires ainsi que les 7 rois de la mer et les Syriens.

711. Construction de Khorsabad.

710. Prise d'Asdod. Défaite des Syryeus. Soumission des Éthiopiens.

709. Bataille de Betlakin. Sargon défait Merodach-Baladan, s'empare de Babylone et restaure, par la réunion de Ninive et de Babylone, l'empire d'Assyrie (ce serait le 2e empire de ce nom). Campagne de Sargon contre Chypre (709). Les inscriptions font connaître les pays qui lui étaient soumis : Kalou, Chaîné, Erech, Rata, Larsam, Zari, Kisik, Baalbeck, Jatnan (les limites étaient l'Egypte, le pays des Moschi), la Phénicie, la Syrù, les Guti-Muski (extrémité de la Médie). — l'Albanie (Ras, limitrophe d'Élam, aux bords du Tigre, limite). La Chaldée, Israël, le royaume de Gaza, l'Arabie (tributaire), la Cilicie, Hamath, Damas, Ilamah, la Parthie, Rita d'Albanie, Comana (en Cappadoce), Comagène (62 villes), le pays d'Elam.

Mort de Sargon (702).

Arbacès (788).

RÉPUBLIQUE.

Monarchie. Soustrouk-Nakhounta

Koutir-Nakhounta.

Monarchie

TAURÉE.

DÉJOCIDES.

Déiocès (710-657).

Tarhak.

Houmbanigas vaincu par Sargon.

Babylone se révolte.

Anarchie.

Belibvs.

704

702-699

Assourinaddinsou

bylone. Irigibel. Mésisimardocus. Anarchie.

fils

693-692 692-688

Sennachérib (702) lui succède à Ninive (inscriptions nombreuses). Campagne en Chaldée. En Arménie, en Médie, en Syrie, en Perse, campagne malheureuse contre le roi d'Egypte Tahraka.

de Sennachérib, un instant maître de Ba699-693

Suite des campagnes de Sennachérib, qui meurt en 6 76.

Assarhaddon, 2e fils de'Sennachérib, règne sur Babylone et sur Ninive, soumet la Phénicie, envahit l'Egypte et l'Ethiopie, amène Manassé, roi de Juda, à Babylone, et établit, dans cette ville, pour satrape, Saosduc/ieus, qui, en 668, devient roi indépendant. Assarhaddon meurteu 668-

Téglath-Piliser V (668-660), son

frère, lui succède. Sardanapale F/(palaisdeKoyound- Phraortes (657-635). Tioumman, vaincu par

jick). Victoire sur Tioumman, roi Sardanapale V.

de Susiane (monuments nom- Conquête et soumission de la Perse et de la

breux, 66 0-6^7). Susiane par Phraortes.

Assourdanil 11, ou Kiniladan, s'em- Cyaxare I (635-595). pare de Babylone (647) et y établit des satrapes. L'un d'eux se rend (Hist. dans Hérodote), indépendant en 625. C'est Nabopolassar, qui, en 625, avec le-secours des Mèdes, détruisit Ninive, ou un fils d'Assourdanil, Sardanapale VU, aurait encore régné jusqu'en 606. BABYLONE.

SEMITES.

3e empire d'Assyrie ou dynastie babylonienne (625-538).

Nabopolassar et Nitocris l'Égyptienne (625-604). _ _ _

Nabuchodonosor. Apogée de la puissance Sémitique, soumission définitive

du royaume de Juda, captivité, guerre en Syrie, prise de Tyr, immenses

constructions de Babylone (604-561).

MED1E ET PERSE. SUSIANE.

ARYENS.

Les Mède3 s'emparent de tous les pays, qui les séparaient de la Lydie, à l'ouest.

Astyages (595-560).

ACHEMENIDES.

Cyrus, roi de Perse, de Médie en 560, de Lydie en 548, fait le siège de Babylone, s'en empare, en 538,

Evilniérodach (561-559).

Nergalsarassar (ou Neriglissor, gendre de Nabuchodonosor) (556-555).

Laborosoarchod (555), petit-fils de Nabuchodonosor.

Nabonid (qui ne serait pas le même que Balthasar) (555-538). sur Nabonid, fonde la monarchie persane par la réunion d3 tous ces États, et établit la domination aryenne dans toute l'asie. Il meurt en 530 ou en 529, et son fils ^

Cambyse lui succède. Il ajoute aux États de son père l'Egypte, en 525, et meurt en 522.

Pseudo Smerdis (522) Magophonie ou massacre des Mages.

Darius I (521-486) étend ses conquêtes vers l'Orient. Soumission de l'Inde. Expédition en Scythie. Guerre contre les Grecs. Division de son empire en 20 satrapies.

Nabou-Imtouk à Babylone et son fils Belsaroussour, qui serait le Balthasar de la Bible, ont eu un instant d'indépendance. Babylone, soumise par Darius (516), échappede nouveau et n'est soumise qu'en 488.

Xercès I ou Assuérus (486-465). (Esther, 473). Il domine toute l'Asie, comme Cyrus, Cambyse et Darius.

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CARTE N° 8

I. GRECE SEPTENTRIONALE. GRÆCIA SUPERIOR.

L'intérêt que présente la Grèce ancienne pour les études classiques nous a déterminé à en donner la topographie avec quelque détail en deux cartes : la Grèce septentrionale et la Grèce méridionale.

LA GRECE SEPTENTRIONALE.

Cette carte comprend : la partie méridionale de la Macédoine, avec la Chalcidique, YÉpire, la Thessalie, et tous les pays de YHellade, sauf l'Attique : c'est-à-dire Y Acarnanie, l'Étolie, la Doride, les trois Locrides, la Pliocide et la Béotie, le nord de VEubée, quelques îles de la mer Egée et de la mer Ionienne.

1° GÉOGRAPHIE PHYSIQUE.

La géographie physique de la Grèce est si étroitement unie à son histoire, à sa religion et à sa poésie, qu'elle rentre dans la géographie historique.

Orographie. Pour cette partie septentrionale, nous citerons : YHœmus, le Pangeus, YOrbelus, le Bhodopes, en Macédoine et en Thrace (ils excèdent le cadre de la carte) ; les monts Bermius, Pierus, en Macédoine ; le mont Athos, en Chalcidique ; en Épire,lemont Tymphe, d'où se détachent les Cambunii qui engendrent Y Olympus, au nord de la Thessalie ; YOssa, le Pelion, à l'est, et le Pindus qui sépare ce pays de l'Épire et engendre les chaînes de YOthrys et de YOEta, complètent le système orographique de la Thessalie ; — le Lyncus, le Tomarus et la chaîne des monts Acrocerauni, terminés par le promontoire Acroceraunia (hors. du cadre de la carte), complètent celui de l'Epire. — Dans l'Hellade, il suffira de citer la chaîne du Parnassus. En Phocide, YHelicon, et le Cilhseron en Béotie.

Promontoires. Nymphxum, Ampelus, Canastrasum, Posidium et OEneum, en Chalcidique ; — Sepias et Tissœum, en Thessalie ; — Artemisium et Cenœum, en Euhée septentrionale ; — Antirhium, en Locride ; — Actium, en Acarnanie ; — Amphipagus, au sud de l'île de Corcyre ; Leucate, au sud de l'île de ce nom, connu dans la légende de Sapho.

Détroit. L'Euripus, entre l'Eubée et la Béotie.

Mers, Golfes. Mer Mgeeum, qui forme les golfes :

Strymonius, Singiticus, Toronaïcus et Thermai-

cus, Pagasseus, Maliacus, Euboïcus ; — mer Ionium, qui forme : 1° le golfe Corinthiacus, lequel forme à son tour les golfes : Crissasus etAlcyonius ; 2° les golfes : Ambracius et Thesprotius.

Iles. Dans la mer Egée, les îles : Halonesus, Sciathus, Peparethus, Scyrus et YEubeea ; — dans la mer Ionienne, Corcyra, Paxus, Leucas, Taphos, Carnos, qui sont les îles Ioniennes septentrionales.

Défilé. Les Thermopylœ, confins de la Thessalie et de la Locride.

Fleuves et Lacs. Les fleuves : Strymon, Echedorus, Axius, Rhœdias, Haliacmon, et les lacs Bolbe et Begorrites, en Macédoine ; — en Thessalie, le Peneus, grossi de YEuropus, de YEnipeus, du Pamisus, de YOnothonus et de YApidanus, traverse la vallée de Tempe, et reçoit l'écoulement des lacs Nessonis et Boebis ; le Sperchius qui se jette dans le golfe Maliaque ; — en Phocide et en Béotie, le Cephissus qui se jette dansleiac Copaïs et a un écoulement souterrain dans la mer Egée ; YAsopus qui se jette également dans cette mer ; le Permessus, dans le golfe de Corinthe ; — YEvenus et YAcheloûs, en Eolie et en Acarnanie, et qui se jettent dans la mer Ionienne ; — YArachtus et le Charadrus, en Epire, qui se jettent dans le golfe d'Ambracle ; — YAcheron, grossi du Cocylus, et qui se jette dans la mer Ionienne, ainsi que YAoùs.

Topographie historique.

Nous avons divisé la Grèce du nord, suivant l'usage, en un certain nombre de contrées dont les noms survivant, pendant toute son histoire, aux changements politiques et qui ont servi à désigner, en tous temps à peu près, la même étendue de pays : Macédoine, Epire, Thessalie, etc. Ces contrées comprennent un certain nombre de subdivisions, également permanentes. En rappelant ici les unes et les autres, nous y ajouterons les noms de3 villes historiques les plus importantes.

Mais un élément non moins fixe dans l'histoire grecque et qui nous permet d'établir une autre sorte de division, c'est l'élément ethnographique, pour ce qui concerne du moins les pays occupés par les diverses familles helléniques : Doriens, Ioniens, Éoliens, Achéens. On sait, en effet, que depuis l'arrivée des Doriens dans le Péloponèse, révolution qui eut lieu vers 1104, ces familles furent à peus près définitivement établies.

Les Pelages, réfugiés en Ëpire, dans une partie de la Thessalie et en Arcadie, s'y étaient mêlés aux Hellènes. (Voy. pour l'ethnographie les deux cartes de Grèce.)

Les Éoliens dominèrent principalement dans l'Hellade, l'Acarnanie, l'Etolie, les Locrides, la Phocide, la Béotie, les îles de Cephalenia, de Zacynthuset d'Ithaca, l'Elide et une partie de la Thessalie.

Les Ioniens, en Attique, en Eubée, dans les îles delà mer Egée, dans la Chalcidique et sur les côtes de la Thrace.

Les Doriens, en Doride, en Argolide, en Laconie et en Messénie, dans les îles du golfe Saronique, en Corinthie, en Mégaride, en Sicyonie et dans les îles Ioniennes septentrionales : Corcyra, Paxos, Leucas, Taphos, ainsi qu'à Cythera, Hydrea, Tiparenus, Mélos, Thera, l'île de Crête, l'Ambracie.

Les Achéens, en Achaïe.

Macédoine. Cette contrée comprenait plusieurs districts : la Mygdonia avec la Bisaltia, où l'on trouvait Anthemus, Apollonea^Mygdonia, Tlierma ; plus tard Thessalonice, port très-important ; — VEmathia avec la Bottioea ; villes : Pella, capitale de la Macédoine ; JEgxe ou Edessa, Citium, Berrhoea, Methone, Pydna, toutes deux célèbres dans les guerres de Macédoine (deux victoires des Romains à Pydna, 168, 148) ; — la Pieria, villes : Dium, Petra, Heracleum, Libethrium ; — YEordœa, villes : Cellœ, Miez-a ; — YElimiotis, ville : Elima. — Hors du cadre de la carte, se trouvaient encore en Macédoine : YOrestis, la Lyncestù, la Pelagonia et la Pœonia.

La Thrace, qui commençait au Strymon et à la ville d'Amphipolis, est hors du cadre de cette carte. (Voy. l'empire d'Alexandre.)

La Chalcidique, qui fut conquise par Philippe, n'appartenait, ni ethnographiquement ni politiquement, à la Macédoine. Ce riche pays était entièrement couvert de colonies ioniennes. Il se composait : 1° de la Chalcidique proprement dite, où Ton trouvait les villes célèbres de Stagirus, patrie d'Aristote ; Stratonicea, Acantus, Apoïlonia-Chalcidice, Antigonia et Olynthus, la plus célèbre ; — et 2° des trois péninsules d'Acte, avec les villes de Dium, de Charadrœ, de Thyssus ; — de Sithonia, où étaient Torone et Singus ; — et enfin de l 'aliène, où était Potidtca, seule ville dorienne de cette région qui, plus tard, devint le célèbre port de Cassandrea, Scione, Mge, Neapolis.

La Thessalie a toujours été divisée en six grands districts et deux petits.

1° La Perrhœbia, villes : Asorus, Bolicke, Oloosson, Gonnus, Malloea, Phalanna, toutes célèbres dans les guerres de Rome contre la Macédoine.

2° L' Hestiasotis, villes : Gomphi, Tricca, connues dans les mêmes guerres.

3° La Pelasgiotis, villes : Larissa, dont le nom révèle, comme celui du district, une occupation pélasgique : Gyrton, Atrax, Scotussa, près de laquelle est le champ de bataille de Cynoscephalœ (où T. Quinctius Flamininus fut vainqueur de Philippe III, 197) ; Cranon, célèbre dans les guerres de Macédoine et de Grèce, ainsi que Pherec et Pagasse.

4° La Magnesia, où l'on trouve l'ancienne Meliboea de Philoctète, l'ancienne Iolcos de Jason, près de laquelle on construisit le célèbre port de Bernetrias, sous la dernière dynastie macédonienne.

5" La Thessaliotis, qui renfermait Metropolis et Pharsalus, où César défit Pompée (48 avant J. C).

6° La Phthiotis, où l'on voyait Thaumaci, Pteleum, Echinus, Phalara et Lamia, qui a donné


ou nom à la guerre que les Athéniens soutinrent contre Antipater.

Les deux petits districts étaient enfermés par les monts Otrys, au nord, et YOEta, au sud. C'étaient le pays des Mnianes., avec Hypata pour capitale, et le pays de Malis ou de Trachinia, avec les villes d'Anticyra, de Trachis et d'Heraclea, et le temple amphyetionnique des Thermopylœ.

L'Épire était divisée en dix régions ou districts.

1° UAmautis, villes : Aulon et Oricum (excédant le cadre de la carte).

2° VAtintania, villes : Omphalium., Argyriwm.

3° La Chaonia, villes : Phœnice, Onchesmus, l'ancienne Buthrotum et Phanote.

4° La Thesprolia, villes : Pandosia, Cassiope et la romaine Nicopolis.

5° La Tymphalia, villes : Trampya, Erilœa, JEginium.

6° La Molossis, villes : Passaron, Bodona, avec son oracle de Jupiter, située dans un canton appelé Hellopia.

7° VAthamania, qui a formé un royaume au temps des guerres de Rome contre la Macédoine, avec Argithea pour capitale.

8° UAmbracia, pays dorien, avec la très-importante place du même nom qui arrêta longtemps les Romains.

9° L'Amphilochia, capitale Argos-Amphilochicum.

10° La Bolopia.

HELLADE.

1° Acarnanie. Ce pays, étudié avec soin par M. Heuzey, comprenait les villes doriennes d'Anactorium, de Palœrus, de Solium, et le village célèbre d'Actium (31 avant J. C.), puis les villes de Stratus, de Metropolis, de Limnœa, de Thyreum, dEchinus et d'OEniadœ.

2° L'Etolie comprenait dans sa partie septentrionale YAperantia et les pays des Agrœi, des Eurytanes, des Ophiones, villes : Thermum, point central et commerce important ; Trichonium, Pleuron et Calydon.

3° La Boride, au pied de YOEta, où séjournèrent longtemps les Doriens avant leur entrée dans le Péloponèse, et qui resta pays dorien ; ville : Gytinium.

4° La Locride du sud ou pays des Locriens-0 soles, villes : Amphissa et Naupactus.

5° La Locride épienémidienne, enfermée entre la mer, le mont (Eta, le Callidrome et le Cnémis ; villes : Thronium, Cnemides, Scarphea (où Metellus Macedonicus fut vainqueur des Grecs, en 147).

6° La Locride opontienne, capitale,' Opus ; ville principale, Alone.

7° La Phocide, villes : Elatea, Amphicasa, Belphi, avec son oracle et ses jeux pythiques ; Crissa, Cirrha, Anticyra, Baulis.

8° La Béotie, ce champ de bataille de la Grèce, où nous trouvons Thebx avec sa citadelle phénicienne, la Cadmeea ; Chœronea, victoire de Philippe sur les Grecs (338) ; Orchomenus, victoire de Sylla (86) ; Coronea et Haliartus, batailles célèbres au temps d'Agésilas et de Lysandre ; Ascra, patrie d'Hésiode ; Thespiœ, Platœœ, célèbres au temps des guerres médiques (479) ; Leuclra, victoire d'Epaminondas sur Sparte (371) ; Tanagra, Belium, guerre du Péloponèse (426) ; Aulis, départ des Grecs pour Troie.

9° L'Eubée, avec les villes d'Orcas, d'Orobiœ, de Chalcis, très-importantes au temps des guerres de Philippe III et de Persée contre les Romains, et où le roi de Macédoine avait un de ses arsenaux (armamentorium) ; les villes d'Eretria, de Carystus et deZarethra, victoire de Phocion.

CARTE N° 9.

II. GRECE MERIDIONALE. — GRÆCIA INFERIOR.

Cette carte comprend YAttique, tout le Péloponèse : c'est-à-dire la Mégaride, la Corinthie, la Sicyonie, YArgolide, la Laconie, la Messénie, YÉlide, YArcadie et YAchaïe, enfin quelques îles dans la mer Egée, et les îles Ioniennes méridionales.

GRÈCE MÉRIDIONALE.

Cartes accessoires : 1° Athen.* (Plan d'Athènes) ; 2e submœnium athenarum (environs d'athènes).

1° Géographie physique. — Orographie.

La chaîne qui traverse la Grèce supérieure avec ses nombreuses ramifications se prolonge dans la Grèce méridionale et forme, à partir du Cithseron, deux systèmes :

1° Celui de l'Attique, à l'est, qui fournit les monts Parnes, les sommets du Pentelicus, connu par ses marbres, de YHymettus, par ses abeilles, du Laurium, par ses mines ; puis le Pœcilus, le Corydallus, YJEgaleus et le Lycabeltus (pour ces quatre derniers voy. la carte du Submœnium Athenar.). Ce système va expirer au cap Snnium.

2° Le système des monts du Péléponèse pénètre dans cette presqu'île par la Mégaride, la Corinthie où se trouve le Gerania et YOneum, envoie une ramification vers le S. E., laquelle expire au cap ScylIxum ; une autre vers le S. S.E., qui, séparant l'Argolide de l'Arcadie, se prolonge jusqu'à l'extrémité méridionale de la Laconie ; on y trouve le Lynceus, au N. 0. d'Argos, le Parnon et le Zarex, à l'E. de Sparte, et la chaîne se termine au cap Malea. Un troisième système, partant de l'isthme, se développe largement dans l'Arcadie, l'Achaïe, l'Elide et la Messénie, et offre le mont Cyllene au N. E. de l'Arcadie ; le Chelydvrea, le Crathis, YAroania, au N. de cette contrée ; le Lampe et le Panachaicus, contre-fort, s'écartant dans la direction du N. 0. ; en Achaïe, YErymanthus, célèbre dans la légende d'Hercule, sur la limite de l'Arcadie et de l'Élide ; en Elide, le Minthe, le Scollis et le Pholoé où Stilicon battit Alaric et les Visigoths en 401, au N. de la plaine d'Olympie (Elide). Dans l'intérieur même de l'Arcadie, le Pentelia, la chaîne du Meenalum, si connus parla poésie bucolique et le Lycœus, au S. 0., sur les confins de la Mesésnie. Dans cette dernière contrée se trouvent les sommets historiques de Y Ira et de Ylthomus, célèbres dans les guerres de Messénie, au 8e siècle av. J. C. Enfin la chaîne du Taygetus, qui se termine, en Laconie, par le promontoire Tmnarium, une des entrées de l'Enfer. Le mont Elatus, dans l'île de Zacynthe.

Promontoires : Gerœstus, au S. de l'Eubée, Sunium et Zoster au S. de l'Attique ; Spirœum et Scyllœum en Argolide ; Epidelium (qui reçut son nom de la statue d'Apollon Delien, jetée dans la mer par Ménophanes, général de Mithridate, et qui fut recueillie sur ce point du rivage de la Laconie), Malea, Onugnathos et Tœnarium, également en Laconie ; Platanistus, dans l'île de Cythère ; Acritas et Platomodes, en Messénie ; Ichthys et Chelonatus, en Élide ; Araxus et Rhium en Achaïe ; Heracion et Holmias en Corinthie, dans le golfe de Corinthe. — Dans la petite carte du Submœnium A thenar, figurent les promontoires Amphiale, sur la côte de l'Attique, et Cynosura sur celle de Salamine.

Mers. — Golfes. La mer JEgœum forme, sur la côte orientale de la Grèce : la mer Myrtoùm, qui donne naissance 1° au golfe Saronicus, produisant lui-même le golfe Eleusinus (voy. la Submœnium Athen.) ; 2° le golfe Argolicus.

La mer Méditerranée, qui borne le Péloponèse au

sud, creuse sur ses côtes les golfes Laconicus et Messeniacus ; la mer Ionium, qui le borne à l'ouest, forme, sur ses côtes occidentales, les golfes Cyparissius et Corinthi&amp ;cus.

Iles : Dans la mer Egée et la mer de Myrtos, hors des limites de notre carte : les Cyclades, dont les principales sont Andros, Naxos, Paros, Delos, temple d'Apollon, port franc sous les Romains. — Dans le cadre de la carte : Ceos, Cythnos, Seriphos (légende de Persée), Hdena, Belbina, Hydrea, Tiparenus, Colonis.

Dans le golfe Saronique, Salamina, immortalisée par la victoire nav. des Grecs sur Xerxès, en 480, avec les petits îlots de Psythalia, où Aristide combattit dans cette journée, et des Pharmacussœ, où César fut pris par les pirates (voy. la carte du Submœninm Athen.) ; l'île A'Mgina, rivale d'Athènes, et celle de Calauria, où mourut Démosthènes en 322. — Dans la mer Méditerranée, Cythera, célèbre par son culte à Vénus. Theganusa et les OEnussse, sur les côtes de Messénie. — Dans la mer Ionienne, Spacteria, où l'élite de la noblesse Spartiate fut prise par les Athéniens dans la guerre du Péloponèse ; Prote, les Strophades, où la tradition poétique plaçait les Harpyes ; Zacynthus, couverte de forêts au temps de Virgile ; Cephallenia, Ithaca, royaume d'Ulysse ; les Echinades, à l'embouchure de YAcheloùs.

Fleuves, lacs, marais : — Les deux Cephissus de l'Attique : l'un près d'Athènes, l'autre près d'Éleusis(voy.la carte duSubmœnium Athen.) ; Yllissus, ruisseau célèbre, près d'Athènes, àl'O. (id.) ; l'Jnachus, dans le golfe Argolique, près de l'embouchure duquel étaient les Marais de Lerna (légende d'Hercule) ; le Tamis, YEurotas, dans le golfe de Laconie ; le Pamisus, dans le golfe de Messénie ; Y A Ipheus, grossi de YEnjmanthus, l'un arrosant la plaine d'Olympie, l'autre célèbre dans la légende d'Hercule, le Peneus, tous trois en Elide ; le Pierus, le Glaucus, le Selinus, le Buraïcus et le Sys, en Achaïe. — Le lac Stymphalus, sur les confins de l'Argolide et de l'Arcadie, au nord.

2° Topographie historique.

(Voy. le Plan et les environs d'Athènes.,

Attica (Attique). — La population a été longtemps divisée en Hypéracriens, habitants des parties montagneuses, Paraliens, habitants du rivage du côté d'Athènes surtout, et Pëdiéens, habitants de la plaine, principalement auN. et auN. E. d'Eleusis (voy. Pedias sur la carte), Athenœ (voy. le plan et le Submœnium), capitale du pays, rattachée à la mer par deux routes et de longs murs construits au xs 7e siècle. Ces ports étaient au nombre de cinq. Les principaux étaient le Pirœus à l'O. et Phalereus portus à l'E. ; deux villes s'étaient formées autour de ces ports. Les trois autres étaient Phoron, près du bourg Thymseta, Zea et Munychix, qui étaient des dépendances du Pirée.

Les quartiers intérieurs d'Athènes étaient le Ceramicus, où étaient le Temple de Thésée et le Gymnase d'Hadrien ; leDiomeia, à l'E., dont les deux portes Diomeœ et Diocharis conduisaient, l'une au Cynosarges et l'autre au Lyceum, si connu par l'Ecole d'Aristote ou péripatéticienne ; Agrx, ou se trouvait le Stade ; au sud, Limnée, le Cohjttus, où était le Muséum, et le Melite, dont la porte laissait passer la route du Pirée ; Scambonidœ, qui rejoignait le Céramique à l'O. et où se trouvait le Pnyx ou la tribune avec Y Agora ou place publique. Au centre de la ville étaient : 1° l' Acropolis avec les Propylææ et le Parthenon ou temple d' Athena (Minerve).

2° Le Cydathenæum, où se voyaient l’Odeum, le théâtre de Bacchus, nouvellement découvert, le théâtre ou Odéon d'Hérode Atticus. Au pied de l'Acropole, au N. et à l'O., ètaient l’Aréopage, l’Anaceum et le Prytanée. Sous les murs d’Athènes étaient encore les Jardins de l'Académie au N. O., à l'extrémité du Céramique, et si célèbres par l'enseignement de Platon ; le bourg de Colone (lédende d'Œdipe), et la via sacra Eleusina, qui conduisait à Éleusis, ville célèbre par le culte de Demeter (Cérès) et ses fameux mystères. On trouvait encore près d'Athènes les bourgs d'Acharnas, d' Anaphlystus, de Probalinthus, de Thria, de Brauron, de Lamptra, de Pallene, de Cytherus, de Cephisia, de Marathon, victoire des Athéniens sur les Perses, 490, la forteresse de Decelia au nord d'Athènes, et dans la région septentrionale, le petit port d' Oropus, les bourgs de Psaphis, Rhamnus, Aphidna, Tricorythus.

Dans l'île de Salamine, deux villes du même nom, Salamina Nova et Salamina Vetus, l'Ancienne et la Nouvelle. Dans l'île d'Égine était la capitale du même nom.

Megaris (Megaride) : Mégara, capit., avec un port sur le golfe Saronique et un autre sur le golfe de Corinthe : Pagae et Eleutheræ.

Corinthus (Corinthie), ville de Corinthus et son territoire, la ville la mieux située de la Grèce sur l'isthme de ce nom et une des trois qu'on appelait, au temps de Philippe III, « Compedes Græciæ », avec une citadelle, Acrocorinthus, qui succomba la dernière dans la lutte contre les Romains, 146 ; deux ports : l'un, Cenchrese, sur le golfe Saronique ; l'autre, Leschœum, sur le golfe de Corinthe. C'est à l'isthme que se célébraient les jeux isthmiques, où Flamininus proclama la Grèce libre, 196. Aux portes de la ville était l'endroit appelé Leucopetra, où Metellus remporta sa dernière victoire, en Grèce, 146.

Sicyon. La Sicyonie n'avait guère d'autre ville remarquable que sa capitale Sicyon, patrie d'Aratus, fondateur de la ligue Achéenne.

Achaia, pays appelé originairement Æghialus et occupé par les Ioniens, avant l'arrivée des Achéens chassés par les Doriens de l'Argolide et de la Laconie et qui donnèrent leur nom à ce pays. Dans la dernière période de l'histoire grecque, l'Achaïe devint le foyer de la ligue Achéenne. 12 villes confédérées formèrent le premier noyau de cette ligue nationale : Dyme, Olenus, Patræ, Leontium, Algium, Hélice, Cerynia, Bura, Ægæ, Ægira, Pellene et Tritæa, parmi lesquelles, Ægium et Patræ exercèrent une sorte de prépondérance. Les autres villes à citer en Achaïe étaient : Phynæ, Erineos, Botina, Pharæ, Teuthea.

Elis (Élide). Ce pays fertile, occupé par les Ëoliens, et adonné à la culture, fut, dans les derniers temps, le pourvoyeur du Péloponèse. Il se divisait en Acrocoria, au N., Pisatis, au centre, et Triphylia, au S. — Dans la première de ces régions étaient : Elis, Myrtuntium, Cyllene,Hirmina, Ephyra et Salmone ; dans la Pisatis, on trouvait Olympia, si célèbre par ses jeux, institués par Hercule, près de l'ancienne Pisa, Lestrini, Dyspontium.

Dans la Triphylie étaient une des deux Pylos (voy. plus bas, en Messénie, la Pylos de Nestor), Scillus, Phrixa, Thrium, Chalcis, Samia, Epeum, Lepreum, Pyrgi, Phigalia.

Messenia (Messénie), pays montagneux et assez aride, occupé par les Éoliens, puis par les Doriens ; Messene, sa capitale, ne fut fondée qu'assez tard et n'eut d'importance que pendant le dernier âge de la Grèce. Les forteresses Ira et Ithome, ainsi que Stenyclaros et Deracum, sont célèbres dans les guerres de Messénie contre Sparte (viiie siècle) ; Pylos


l'ancienne capitale de Nestor ; les autres villes sont : Dorium, Audania, Cyparissias, Methone, Asine, Colonides, Corone, Thuria, Pheræ, Gerenia, Leuctra.

Laconia (Laconie), pays occupé par les Achéens, puis par les Doriens, eut pour capitale Sparta ou Lacedœmon ; villes principales : Amyclæ, Pharis, Croceæ, Geronthræ, Sellasia, victoire de la ligue Achéenne et d'Antigone Doson sur Sparte (222) ; Pellana, Mesiæ, Selinus, dans l'intérieur ; OEtylus, Cænepolis, Messa, Teuthrone, Gythium, port principal de Sparte ; Helos, dont les habitants révoltés et vaincus furent les premiers hilotes ; Acriæ, Asopus, Cyparissias, Boeæ, Sida, Epidaurus, Limera et Zarax, sur la côte ; Thyrea, Prasiaæ, Tyrus en Cynuria, contrée maritime du N. E. de la Laconie.

Arcadia (Arcadie), pays montagneux du centre, où les Pelages se réfugièrent et demeurèrent après l'occupation de la Grèce par les Hellènes. Il comprenait l’Azania au nord, la Mænalia au centre, la Cynuria au S. O., et la Parrhasia au S. Dans la première de ces contrées, il faut citer les villes de Clitor, Psophis, Lusi, Cynaetha, Lycuria, Orchomenus, Mantinea Vetus et Nova, où Épaminondas, vainqueur des Spartiates, fut tué (363) ; — En Mænalia : Masnalum, Thelpusa, Thisoa, Dipasa, Lycoa, Tegea dont les habitants furent en guerre avec les Spartiates, Pallantium ; — en Cynuria : Heræa, Melænæ, Aliphera, Gortys ; — en Parrhasia : Megalopolis, dont l'importance date de l'époque d'Épaminondas et qui fut la patrie de Polybe, Hæmoniæ, Orestium, Phalæsiæ.

Argolis (Argolide). Ce pays, occupé par les Achéens, puis par les Doriens, comptait comme villes : Phlius (Phlionte), Cleonæ et Nemea, au nord, célèbre par les jeux néméens institués par les sept chefs se rendant au siège de Thèbes ; au N., Orneæ, Samintus, Lyrcea, Oenoe, Mycenæ, cap. d'Agamemnon, Midea, au centre ; Argos, Tiryns, Cenchrea, Lerna, Hysiæ, Elæus, Nauplia, Asine, Eiones, au S. Enfin, à l'E., dans la presqu'île à laquelle on donnait le nom d'Acte, étaient : Epidaurius avec son oracle d'Esculape, Lessa, Methana, Troezen, Hermione, Halice.

Dans les îles, les capitales portaient communément le nom de l'île ; à Cephallenia toutefois les villes étaient : Same, Grani, Proni, Pale, port ; et à Ithaca, Atalcomenæ.

Routes anciennes de la Grèce d'après les itinéraires.

Dans la première colonne de chiffres, sont exprimées les distances en milles d'après les meilleures éditions des Itinéraires ; dans la seconde, sont exprimées les rectifications approximatives, lorsque les mesures données par les monuments originaux ont été mal transcrites dans les manuscrits anciens et renferment des erreurs manifestes. Pour les identifications de noms et les différerces de distances, nous avons suivi les conjectures de Lapie (Ed. des Itin. anc. du Mis de Fortia d'Urban), mais on n'ignore pas ce qu'elles ont souvent d'arbitraire.

L'Itinéraire d'Antonin donne les routes et stations suivantes :

ITINÉRAIRE D'ANTONIN.

De Brindes (Italie), on traversait la mer pour se rendre à Aulona.

Noms. Lieux modernes correspondants. milles. mes. rect.

Aulona, Valone.

Ad Acroceronia, Drimades. 33

Phœnice, Pheniki (ruines). 41

Buthrotum, Buthrinto. 56 16

Glycis limen, Port Glykys. 30 51

Actia, Nicopolis, Ruines au N. de Prevesa 20

Acheloüs flum., Aspro-Potamo. 25 75

Evenus, id. Fidarij fl. 20 30 Noms. Phocis, Eleusina, Athenas, Oropus, Thebce, Chalcis, Opus, Bemetrias, Larissa, Biurn, Pydna, Berrhœa, Thessalonica, Mellisurgin, Edessa, Pella, Thessaîonice, Mellissirgin, Apollonia, Amphipolis, Lieux modernes corres- pondants. Castri. Korako-Litha. Thespies (ruines). Mégare. ruines d'Eleusis.,Lepsma Athènes. Oropo. Thèbes, Thiva. Negrepont, Egripos. Oponte (ruines). Démétriade. Jenitheher. Standia. Cataphrygium. Veria. Salonique. Kilisseli. TABLE DE PEUTINGER. (en Macédoine), Vodina. Allahkilissia. Salonique. Kilisseli. Djedid. Jenikeni. mil- mes. les. rect. 40 40 20 40 30 40 35 13 13 44 34 36 26 24 48 38 14 84 44 34 24 44 19 17 27 51 41 21 Genesis, Apsus, fl., Apollonia, Aulona, Acroceraunia, Phœnice, Buthrotum , Ad Bianam, Glycys limen, Actia, Nicopolis, Bioryctus, Alyzia, Acheloùs, fl.j Evenus, fl., Calydon, Naupactus, Evanthia, Anticyra. Crissa. Pagae, Megara, Eleusis, Athenœ, Pireus, Scombi, fl. Ergent. Pollini. Valone. Drimadez. Pheniki (ruines). Butrinto. Janari. Port Glykys. Ruines auN.dePrevesa Ruines en face de S te - Maure. Ruines près de Kandili. Aspro-Potamo. Fidaris, fl. Ruines. Lépante. Ruines près de Monas- tiraki. Alepokhori. Mégare. Lepsina. Athènes. Pirée. 45 27 20 18 30 Be Byrrachium au Pirée d'Athènes. B'Apollonie à Actium. Amantia, Hadrianopolis, Elœus, Buchetium (?), Actia, Nicopolis , Près de Nivitza. Palaeo-Episcopi. Braia. Solnikia. Ruines. Larissa, Olympium. Sterne, Sabatium, Bium, Hâtera, B' 'Actium à Thessalonica. Larisse. Près du pont de Bacrina sur la Salambria. Près de Nesiva. Standia. Khateri. 30 20 20 18 16 33 41 56 16 8 18 13 33 20 20 20 34 24 10 20 10 o 9 15 15 12 20 45 15 15 14 30 55 24 12 45 70 120 15 10 15 12 12 7 Noms. Anamus, Bada, Aruli, Berrhœa, Pella, Thessaîonice, Cranon, Paiera, Thapedon, Thermopylx, Scarphea, Elatea, Chseronea, Coronea, Plateex, Eleusis, Megara, Lieux modernes corres- pondants. Vroumeri. Lephtehkori . Millova. Veria. Allahkilissia . Salonique . Be Larissa à Megara. Tolehr. Armyros. Près du lac Daoukli. Thermopyles. Palaeochora. Eleuta. Kaprena. Hagios Joannis. Kokla. Lepsina. Mégare. 009 mil- mes. les. rect. 12 7 12 20 .10 12 7 30 27 15 38 27 27 7 20 25 15 7 12 27 40 15 Be Megara à Trajectus, en face de Cythère. Isthmus, Corinthus, Lechœum, Sicyon, Mgyra, Mgium, Patrœ, Byme, Cyllene, Elis, Olympia, Samia, Cyparissa, Pylus, Methone, Asine, Isthme. 23 Corinthe. 8 Port de Corinthe sur le golfe du même nom. 3 Vasilika. 20 10 Près de Mavra Litharia. 25 Vostiza. 12 20 Patras. 25 Hagios Konstantinos. 13 20 Près du lac Kotiki. 14 Près de Kalyvia. 14 Ruines sur le Rouphia. 31 Ruines près du fort Klidi 15 Arkadia. 24 Vieux Navarin. 15 25 Près de Modon. 30 15 Coron. 15 Apano Mavromati. 30 Palaeochori. 30 35 Près de Marathonisi. 30 Près de la presqu'île Xyl i 27 Palseo-Kaslro. 25 Pour aller à Cythère. Lacedœmon, Gythium, Asopus, Boeœ, Trajectus, Ds Corinthus à Lacedœmon. Cleonœ, Ruines près de Kani- Kourtesa. Nemea, Ruines près de Koutzo- mati. Mycense, Ruines près de Karva- thi. Argos, Argos. Tegea, Près de Piali. Mxnalum, M., M. Apano-Khrépa. Megalopolis, Sinano . Lacedœmon, Paleeochori . 6 10 12 12 Nemea. Argos. Be Sycion à Argos. Be Corinthus à Cenchrese. B' Argos à Epidaurus B'Olympia à Lacedœmon. Melxneœ, Bardaki. Mega lopo lis, S inan o , 30 20 11 22 33 12 17 10 19 7 7 27 12 22 12

CARTE N° 10.

EMPIRE D'ALEXANDRE.

(IMPERIUM ALEXANDRI.)

Itinéraire du conquérant en Asie [2].

Pour avoir l'itinéraire d'Alexandre le plus complet, il faut suivre pas à pas Arrien. C'est son récit qui nous serviia de guide principal dans le tableau suivant, indiquant toutes les étapes du conquérant. 335. Expédition contbe les Thrages : Alex, part à\imphipolis, laisse à gauche Philippes etYOrbelus, traverse le Nessus et arrive, le 10e jour, au mont Hxmus, où les Thraces sont battus. — Expédition contre les Triballes : Alex, passe YBœmus, gagne le Lyginus, qui est à 3 jours de lister. Les Triballes sont battus sur les bords de ce fleuve (au delà de l'Ister sont des nations Celtiques, vers sa source, puis les Quades, les Marcomans, une tribu des Sarmates et les Scythes). — Expédition contre les Gètes, sur les bords de Ylster ; leur ville, située à 24 stades (1 lieue) du fleuve, est prise ; ils se retirent dans les déserts, au delà de Ylster. — Expédition contre les Taulantiens : Alex, se dirige, par le pays des Agrianes, ses alliés, et des Péoniens (au N.-O. de la Macédoine), vers les Taulantiens et les Autariates (kYE. de l'Illyrie). Le chef des Agrianes délivre Alex, des Autariates, en les attaquant chez eux. Alex, marche le long de YErigone (affl. de l'iitiw) et arrive à la v. de Pellion, où était Clitus, chef des Taulantiens. Alex, campe sur les bords de l'Eordaïque. "Victoire sur Clitus. — Expédition sur Thèbes : Thèbes se révolte ; Alex, franchit YEordée et YElymiotis, les rochers de Stymphée et de Paria, et, le 7e jour, il tombe à Pellène, en Thessalie ; 6 jours après, il entre en Béotie, marche sur Oncheste et campe sous les murs de Thèbes, près du Bois-sacré-dlolas ; sac de Tlièbes ; retour en Macédoine.

334. Expédition en Asie : départ de Pella avec 35 000 h. (Antipater a le gouvernement de la Macédoine) ; Alexandre suit le lac Cercina, vers Amphipolis et le Strymon, qu'il traverse, franchit le mont Pangée, passe par Abdère, Maronée, villes grecques de la cote, passe VHèbre, gagne, par la Pétique, le Mêlas, qu'il traverse, et arrive à Sestos, sur YHellespont, le 20e jour après son départ dé la Macédoine. Alex, sacrifie sur le tombeau de Protésilas, à Eléonte. Parménion fait passer l'armée entre Sestos et Abydos sur 160 trirèmes et quelques autres bâtiments de transport. Alexandre, de sa personne, traverse le détroit, à' Eléonte au port dit des Grecs ou des Achéens.

D'Abydos a Gordidm : autels dressés sur le rivage par Alex, à Jupiter, à Minerve, à Hercule. — Alex, va seul k Troie et sacrifie à Pallas. Il rejoint l'armée kArisbe ; il laisse derrière lui Percote et Lampsaque, campe sur les rives de Prosaçtion (qui a sa source au mont Ida et se jette dans la Propontidé) ; il passe par Colone et arrive à Hermote. — Victoire d'Alex, sur Memnon de Rhodes, sur les bords du Granique (petit ruisseau qui se jette dans la Propontidé). Alex, nomme le satrape de la province. — Parménion s'empare de Dascylium. — Alex, marche sur Sardes, qui se soumet, alors que le conquérant était encore campé sur YHermus, à 20 stades au N. de la ville ; il accorde la liberté et l'autonomie à Sardes et à la Lydie, mais il occupe la


citadelle, très-fortifiée, fait percevoir les impôts et nomme un satrape pour administrer le pays ; c'était proprement le système, très-doux, de la domination persane qui se poursuivait sous un roi grec. — Quatre jours après, Alex, est à Éphèse, où il rétablit le gouvernement populaire. — Les députés de Magnésie et de Tralles offrent ces villes. Alex, y envoie Parménion ; — * il envoie Alcimale dans les autres villes d'Eolie et d'Ionie : partout le gouvernement populaire est substitué à l'oligarchie ; — Alex, marche vers Milet, dont il fait le siège. La flotte grecque occupe l'île de Lade, en face de la v. La flotte persane se retire au prom. de Mycale ; Milet est prise, ainsi que toutes les villes situées entre cette dernière cité et Halicarnasse, qui fut défendue par Memnon de Rhodes ; Alex, échoue au siège de Mynde et continue celui d'Halicarnasse, qui est prise et rasée. Alex, laisse en Carie 3000 h. et part pour la Lycie. 11 donne le gouvernement de la Carie à Ada, reine du pays, qui lui avait livré Alinde.

333. Alex, marche vers la Lycie, prend d'assaut Hyparne, v. f. ; — Telmissus se rend ; — Alex, passe le Xante ; — Pinara, Xantus, Patara et 30 autres villes se soumettent ; — il s'avance vers le pays de Milyade ; Phaselis envoie sa soumission ; — Alex, traverse ce pays ; il envoie une partie de son armée vers Perge par les montagnes et suit lui-même les défilés du mont Climax, impraticable par les vents du midi. — Aspendus envoie sa soumission et est imposée à 50 tal., mais exempte de garnison ; — Alex, marche vers Side, colon, de Cumes, et y met garnison ; — il se dirige sur Syllium, v. f. dont il ne s'empare pas. Il gagne Aspendus, qui n'avait accompli aucune des conditions. Cette ville- est située sur un rocher, baigné par YEurymédon ; elle se soumet et est imposée au double ; — retour d'Alex, à Perge ; il passe en Pisidie, qui faisait partie ellemême de la Phrygie, prend Thermessus, reçoit la soumission de Saïga par députation, s'empare de Salagassus et arrive en Phrygie, près du Marai d'Ascagne, où sont des mines de sel-gemme ; Celœna se rend ; Alex, y laisse garnison et nomme Antigone satrape de Phrygie. — Alex, se rend à Gordium, sur le Sangarius, où Parménion vier d'Ionie le rejoindre avec son armée ; séjour pre longé à Gordium, nœud gordien. — Départ pour Ancyre, en Galatie ; — soumission de la Paphlagonie par députation ; le pays est rangé sous l'autorité du satrape de Phrygie ; — soumission de la Cappadoce ; ce pays, situé sur les deux rives du fleuve Halys, est placé sous un nouveau satbape nommé par Alexandre ; c'est le quatrième. — Alex, traverse le défilé des Pyles ciliciennes, là où Cyrus le jeune avait autrefois établi son camp ; — Alex, occupe Tarse ; — maladie d'Alex, au Cydnus ; il envoie Parménion pour s'assurer des défilés entre la Cilicie et la Syrie. — En un jour, il gagne Anchiale, où était le tombeau de Sardanapale, laisse une garnison à Soles, et impose- cette v. à 200 tal. ; il réduit les Ciliciens des montagnes en sept jours et revient à Soles, où il établit la démocratie (il apprend que Ptolémée et Asandre ont enlevé la citadelle d'Halicarnasse, Mynde, Caune, Thera, Callipolis, Cos et le Triopium, et que toute la Carie est soumise). — Philotas est envoyé vers le fl. Piramus et la Plaine d'Ale'e ; lui-même, revenu à Tarse, il gagne Magarse, part pour Malles, qu'il exempte d'impôts. — Darius est campé à Sochos, à 2 jours des Portes Amaniques, défilés qui ouvrent la route de Syrie ; — Alex, franchit les défilés de la Cilicie et campe près de Myriandre. — Darius franchit le Pas Amanique, arrive à Issus et s'avance, le lendemain, jusqu'aux bords àuPinarus. — Victoire d'Alex, sur Darius, à Issus. — Darius gagne Thapsaque, sur FEuphrate. — Alex, nomme Memnon Cerdimas satrape de cœlésyrie (c'est le 5e) et part pourlaPhénicie. — Le roi d'Aradus livre à Alex. Vile d'Aradus (Ruad), Marathus, v. riche et importante, située sur la côte, en face de l'île, Mariammé et toutes les v. de ses États ; — Biblus et Sidon se soumettent ; — Alex, commence le siège de Tyr.

332. Pendant ce siège, Alexandre fait une expédition vers l'Arabie jusqu'à l'Antiliban ; il revient à Sidon au bout de 11 jours. — Prise de Tijr et destruction de la ville, après 7 mois de siège (30 000 habitants vendus comme esclaves). — Alex, entre en Palestine, province de Syrie, et reçoit la soumission de toutes les villes de ce pays ; — siège et prise de Gaza, après 3 mois de siège. — Alex, entre en Egypte et arrive à Péluse en 7 jours. — Le satrape d'Egypte fait sa soumission ; — Alex, met une garnison à Péluse, fait remonter le Nil (branche Pélusiaque) à sa flotte jusqu'à Memphis et gagne lui-même Héliopolis par le désert, en laissant le fleuve à sa droite. — Il descend le fleuve (branche Canopique), arrive à Canope et tourne le lac Mareotis.

331. Fondation à' Alexandrie (voy. la carte spéciale de l'Egypte ancienne et le tableau n° 5) ; — voyage d'Alexandre au temple de Jupiter Ammon, à travers le désert de Lydie. — Alex, confie le gouvernement de l'Egypte à plusieurs chefs, « frappé de l'importance de ce pays, qu'il croyait dangereux de mettre dans les mains d'un seul » (Amen). — Il fait jeter des ponts sur tous les bras du Nil, et, au printemps, part de Memphis pour la Phénicie. Il revient à Tyr (ici se place le récit de Josèphe sur le voyage d'Alexandre à Jérusalem. C'est le seul écrivain qui en fasse mention). — Il gagne Thapsaque, sur l'Euphrate, après avoir laissé dans la Phénicie Céranus de Berroé pour y recevoir les tributs. Philoxène a la même commission pour l'Asie, en deçà du Taurus ; — Alexandre passe l'Euphrate sur deux ponts avec toute son armée. — Il s'avance en Mésopotamie, en remontant vers le nord, ayant FEuphrate et les monts d'Arménie à sa gauche. — Il gagne le Tigre et passe le fleuve. — Il traverse V Assyrie, ayant le Tigre à sa droite, les montagnes des Gordyensa. sa gauche. — Dans l'armée de Darius il y avait des Indiens, peuples voisins de la Bactriane, des Bactriens, des Sogdiens, des Saces, familles des Scythes d'Asie, indépendants mais alliés de Darius, tous archers à cheval, des Arachotes avec des Indiens montagnards, des Ariens, la cavalerie des Parthes, des Hyrcaniens et des Topyriens ; des Mèdes avec les Cadusiens, des Albaniens et des Sacésiniens, des habitants des rivages de la mer Erythrée, des Susiens, des Uxiens, des Babtjloniens, des Sitaciniens, des C ariens (sans doute Carmaniens), des Cappadociens, des Cœlésyriens et des Mésopotamiens ; 15 éléphants de l'Inde. — Victoire d'Alex. à Arbelle, ou, mieux, à Gaugamèle, bourgade située à 600 stades d' Arbelle, près du fl. Boumade. — Alex, poursuit Darius, passe le fl. Lycus et arrive à Arbelle. — Darius se retire dans les montagnes de la Médie ; — Alex, marche sur Babylone, qui ouvre ses portes. — Mazée est nommé satrape de Babylonie ; Asclépiodore, chargé du recouvrement de l'impôt ; Mithrinès, satrape d'Arménie ; — en 20 jours, Alex, parvient à Suse, s'empare de 50 000 tal. ; il nomme satrape de Susiane le persan Abulites ; — il envoie Menés, en qualité de satrape, sur les côtes de Cilicie, de Phénicie et de Syrie.

330. Alex, part de Suse avec son armée, traverse le Pasitigre et entre dans le pays des Uxiens ; —

Alex, franchit les défilés des Uxiens, défait cette nation et lui impose un tribut annuel de 100 chev.. 500 bêtes de charge et 30000 têtes de bétail. C'était un peuple nomade. — Alex, arrive aux Portes Persiques ; il défait le satrape Ariobarzane et entre à Persepolis, où il s'empare du trésor des anciens rois ; il nomme Phrasaote satrape de la Perse. — Alexandre quitte Persepolis et se dirige vers la Médie, à travers le pays des Parétacéniens x dont il s'empare, nommant pour satrape de Parétacène, Oxathres. — Alexandre gagne Ecbatane. Il envoie Parménion en Hyrcanie, laisse Harpalus à Ecbatane pour y garder les trésors enlevés à Darius ; luimême se lance à sa poursuite. — Le 11e jour, il arrive à Bhages ; établit Oxydâtes satrape de Médie et parvient aux Portes Caspiennes ; — de là, il entre en Parthiène, où il apprend la mort de Darius. — II nomme satrape de Parthiène et d'HYRcanie, le Parthe Ammynape. — Alex, divise son armée en 3 corps, et passe les défilés Caspiens, à Hecatompylos, pour entrer en Hyrcanie. — Les satrapes se soumettent ; Alex, marche vers ZadraCorta ; — les Tapyriens envoient leur soumission ;

— Alex, se dirige en personne vers- les Mardes ou Amardi, qui sont vaincus ; — Alex, donne le gouvernement de ce pays à Autophradate, satrape des Tapyriens ; — Alex, s'arrête 15 jours à ZadraCorta et se dirige de nouveau vers la Parthiène ; il entre en Arie, à Susia et laisse le gouvernement de ce pays au satrape d'Arie, Satibarzanes ;

— ce satrape se révolte dans la capitale de l'Arie-, à Ariacoana, où Alexandre arrive aussitôt ; il nomme satrape d'Arie Arzacès, et gagne la capitale des Zarangéens (Prophtasia) ; — conspiration de Philotas. — Alex, traverse la contrée des AgryaspesÉvergètes ouAriaspes ; — il poursuit Dessus, soumet les Drangiens, les Bragogues, Arachote, et laisse pour satrape a l'Arachosie, Memnon. — Fondation d'Alexandrie, au pied du Caucase ; — Alex, passe le Caucase.

329. Bessus traverse YOxus et se retire à Nautaca, en Sogdiane. — Alex, s'arrête à Drapsaca et se dirige vers Bactre et Aorne, les deux villes principales de Bactriane. Ce pays est soumis, et Artabaze est nommé satrape de Bactriane. — Alex, franchit VOxus ; — prise et mort de Bessus. — Alex, se dirige vers Maracande, cap. de Sogdiane, et ensuite vers le Tanaïs (Arrien), ou Orxante, ou Iaxarte ; — reçoit une députation des Scythes Abiens et projette de" bâtir une ville près du Tanaïs. — Réunion des chefs Bactriens à Zariaspa (Bactra). Les Barbares de Sogdiane occupaient sept villes. Alex, marche sur Gaza, la plus proche ; envoie Cratère vers Cyropolis ou Cyreschata, la plus grande du pays ; s'empare lui-même de Gaza et de quatre autres villes, puis de Cyropolis et d'une 7e ville.

Spitamène assiège les Macédoniens dans Maracande ; — Alex, fonde Alexandresckata, sur l'Iaxarte ; — il traverse le fleuve, poursuit les Scythes qui sont vaincus ; — Spitamène défait Pharnuce et les Macédoniens sur les frontières de la Sogdiane et revient mettre le siège devant Maracande ; — Alex., des bords de l'Iaxarte,-- marche vers cette ville, y parvient en 3 jours (1500 stades) ; force Spitamène à lever le siège et le poursuit, parcourt tout le pays, arrosé par le Pohjtimète-, — Alexandre vient passer l'hiver à Bactres (auj. Balk).

328. Bessus est envoyé à Ecbatane pour y subir la mort. Mort de Clitus ; " — complots d'Hermolaùs et mort de Callisthènes ; — ambassade des Scythes à Alexandre et de Pharasmane, roi des Chorasmiens ; ce dernier est adjoint par Alex, à Artabaze, qu'il avait nommé satrape des Bactriens et des peuples voisins. Alex, marche de nouveau sur VOxus, contre les Sogdiens, et il campe au bord du fleuve, laissant Polysperchon, Attale, Gorgias et Méléagre avec une partie de ses troupes dans la Bactriane. — L'armée de campagne se réunit sous les murs de Mara- canda. — Éphestion conduit des colonies dans les villes de Sogdiane ; — Cœnus et Artabaze marchent contre les Scythes, chez lesquels Spitamène s'était réfugié. — Alex, soumet de nouveau la Sogdiane. — Spitamène remporte de nouveaux avantages, mais il est défait par Cœnus, près de GabcV, pi. forte sur la frontière des Sogdiens et des Massagètes ; — les Sogdiens et les Bactriens, qui avaient pris parti pour Spitamène, se soumettent à Cœnus. — Les Scythes 'et les Massagètes envoient à Alexandre la tête de Spitamène. — Cœnus et Cratère rejoignent Alex, à Nautaca (au S. de Maracanda).

327. Quartiers d'hiver à Nautaca. — Phratapherne est envoyé par Alex, chez les Mardes et les Topiriens. — Au printemps, Alex, va assiéger la Hoche des Sogdiens, forteresse bien défendue, qui se rend.

— Alex, épouse Roxane ; — puis il marche vers la Parétacène et assiège la Roche Chorienne, où les principaux du pays s'étaient réfugiés (au S.-O. de la Sogdiane), et qui se rend. — Retour à Bactres. — Cratère achève la soumission des Parétaciens. — Départ d'Alex, et de l'armée pour l'Inde ; lOOOOh.sont laissés en Bactriane. — Il passe le Caucase indien (mont des Paropamises) en dix jours, et arrive à Alexandrie des Paropamises, v. fondée par ordre du conquérant, lors de son arrivée en Bactriane. — Tyriaspe est nommé satrape de toute la Paropamise et des contrées qui s'étendent jusqu'aux bords du Cophès (affluent de droite de l'Indus). — Alex, passe par Nicée (s. le Cophès). — Il reçoit la soumission de Taxile par ambassade ; — il envoie devant lui Héphestion et Perdiccas pour soumettre la Peucélatide jusqu'à l'Indus, et préparer le passage du fleuve. — Héphestion assiège et prend Orobata, la principale ville de ce pays (au N. du Cophès). — Alex, attaque successivement les Aspiens, les Thyréens et les Arasaques (peuples situés en Gandaritide, entre les monts Paropamises et la rive droite de l'Indus ; le conquérant suivait la rive gauche du Cophès). — Alex, est blessé à l'épaule en assiégeant la première place de ces peuples, qui est prise et rasée ; — Andraca se rend ; — Alex, marche vers le Soaste (affluent de droite de l'Indus) et assiège la ville des Aspiens, qui est brûlée par ses habitants ; — la ville d'Arigea, également à eux, est abandonnée de même. Cratère a l'ordre de la reconstruire. Les Barbares sont battus. — Alex, marche sur les Assacéniens, passe le Guréus (affl. de droite de l'Indus, très-profond et très-rapide) et assiège Massagœ, capitale de ce peuple, et s'en empare ; — Cœnus est envoyé vers Bazyra et Attale vers Or se, villes du même peuple. — Ces deux villes sont, l'une prise par Alexandre, l'autre, abandonnée par les habitants, qui se retirent sur le Rocher d'Aornus (rive droite de l'Indus) ; — Alex, place des garnisons dans Bazyra, dans Orée et dans Massagas, et Héphestion dans Orobata. La v. de Peuceliotis ou Peucelia se rend et reçoit une garnison ; — Alex, prend plusieurs autres petites places, sur la rive droite de l'Indus, gagne la ville d'Embolima et assiège le rocher d'Aornus, dont il s'empare avec peine ; il y laisse une garnison ; — il se dirige vers Dyrta, abandonnée par les habitants qui se réfugient vers Barisada ; — Alex, se rend à Nysa, ville entre le Cophès et l'Indus, et à laquelle il laissa ses franchises ; il visite les monuments consacrés à Hercule.

— Alex, passe l'Indus, sur le pont qu'Héphestion a préparé et reçoit les clefs de la capitale de Taxile, dont il traverse les Etats. — Entrée d'Alex, à Taxila ;

— il y reçoit les envoyés d'Abissare, roi des pays montagneux situés sur la rive gauche de l'Indus, dans le cours supérieur de ce fleuve.

326. Porus attend Alexandre de l'autre côté de l'Hydaspes ; — Alexandre passe l'Hydaspes, défait Porus et lui rend ses Etats. — Il fonde Bucephalia et Nicœa et fait célébrer des jeux ; — il pénètre chez les Glausx ou Glaucanicœ et s'empare de 37 ï illes qu'il ajoute aux Etats de Porus. — Il reçoit l'ambas-

sade du second Porus ; — passe l'Acesines à a poursuite de ce dernier qui s'était déclaré tout à coup contre le roi ; — il traverse d'Hydraotes et soumet la contrée arrosée par ce fl. — Les Oaidracœ, les Malli et les Cathœi l'attendent sous les murs de Sangala. — Il arrive le 2° jour, à Pimprama qui se rend, et, de là, à Sangala, qui est assiégée après la défaite des Indiens, prise d'assaut et rasée.

— Alexandre marche vers l'Hyphase, murmures de l'armée ; les 12 autels dressés sur les bords du fleuve annoncent le terme de la course d'Alexandre vers l'orient. — Retour. Alexandre traverse de nouveau l'Hydraotes et l'Acesines, puis l'Hydaspes, règle l'administration de toute la contrée et s'embarque sur l'Hydaspes, après avoir donné à Porus l'empire des Indes, 7 peuples et 2000 villes. — Cratère commande sur la dr. du fl. une partie de l'armée, et tout le reste suit la rive g. sous les ordres d'Héphestion. La flotte qui descend l'Indus, est commandée par Néarque et compte 2000 nav. — Alexandre soumet les peuples riverains de YHrjdaspes, et marche vers les Oxidracx et les Malli ; — la flotte franchit le confluent périlleux de l'Hydaspes et de l'Acesines ; Expédition contre les peuples voisins et retour d'Alexandre vers sa flotte ; — il fait une expédition contre les Malli, en traversant le désert et arrive au centre de leur pays, s'empare d'une de leurs villes, passe, à leur poursuite, l'Hydraotes et prend une ville occupée par les Brahmanes où les Malli s'étaient renfermés ; — Alexandre poursuit les Malli à travers le désert et prend leur capitale ; il est blessé à la prise d'un fort. — Les Oxidracœ et les Malli font leur soumission. — La flotte gagne le confluent de l'Hydraotes et de l'Acesines et descend l'Acesines jusqu'à l'Indus. — Perdiccas soumet les Abastani.

— Des bâtiments construits chez les Xaihrse, viennent se joindre à la flotte. — Soumission des Ossadii par députés ; — le confluent de l'Acesines et de V Indus forme la limite du gouvernement confié à Philippe. — Le Bactrien Oxyartès, père de Roxane, reçoit le commandement des Paropamisades. — Python a celui des rives de l'Indus depuis le confluent jusqu'à la mer. — Fondation d'Alexandrin au confluent, et d'une autre A lexandria, un peu plus bas, dans le pays des Sogdi et près de leur capitale.

— Alexandre marche contre le roi Musicanus, qui se soumet et reste en possession de ses États. — Cratère est chargé d'y construire un fort. — Alexandre marche contre Oxycanus et s'empare de deux villes ; de là, Alexandre attaque Sambus et prend sa capitale, Syndomana, et une ville occupée par les Brahmanes. — Musicanus se soulève et le satrape Python, l'ayant vaincu, construit d'autres villes dans son pays. — Alexandre arrive avec son armée à Pattala. — Les Pataliens, peuple qui habite le Delta de l'Indus, font leur soumission.

325. Partage de l'armée : Cratère, avec une partie des troupes doit se rendre à Babylone par l'Arachosie, le pays des Zarangii et la Car manie ; — Python garde l'Indus et ses rives avec des forces suffisantes.

— Les Pataliens ravagent leur propre pays et prennent la fuite. — Alexandre fait creuser un port sui l'Indus. — On reconnaît l'embouchure de l'Indus et la grande mer avec son flux et son reflux. — Sacrifices dans l'île de Cilluta (Delta du fl.). — Retour d'Alexandre à Pattala. — On reconnaît le grand lac qui est à g. de l'embouchure du fl. — Néarque doit retourner à Babylone, par mer, en suivant les côtes de l'Asie. — Alexandre s'avance à l'O. jusqu'au fl. et fait une excursion au pays des Horitœ, s'empare de Rambacia, leur capit., et y fonde une colonie ; — Il arrive à un défilé sur la frontière des Horitœ et de la Gédrosie. Soumission des Horitœ ; satrapie fondée en faveur d'Apollophane dans ce pays ; Léouat est laissé avec une partie de l'armée. — Alexandre traverse la Gédrosie avec son année ; franchit le pays des Ichthyophages — envoie des approvisionnements à la flotte. — Alexandre s'avance vers Pura, cap. de la Gêdrosie ; — souffrances de l'armée dans les déserts de la Gêdrosie. — Le gouvernement de la Carmanie est donné à Tlépolème. — Alexandre traverse la Carmanie où Cratère le rejoint. — Néarque vient rendre compte à Alexandre de la première partie de sort voyage et le continue. — Alexandre marche sur Pasargada. — Alexandre fait restaurer le tombeau de Cyrus et arrive à Persepelis ; de là, il marche vers Susa où il épouse Barsine, fille aînée de Darius.

324. Héphestion est chargé de conduire la plus grande partie de l'infanterie vers le golfe Persique.

— Alexandre s'embarque sur le Pasitigris et descend jusqu'au golfe Persique. — Il remonte le Tigre et rejoint son armée qui l'attendait avec Héphestion sur les bords de ce fl. — Il continue sa navigation jusqu'à Opis, sur le Tigre. — C'est là que meurt Héphestion. — Expédition heureuse d'Alexandre et de Ptolémée, contre les Cossxi, voisins des Uxii.

— Retour à Babylone.

323. Mort d'Alexandre à Babylone.

Expédition de Néarque (d'après l'Indica d'Arrien).

Lieux reconnus ou fondations faites par Néarque dans sa navigation, depuis l'embouchure de V Indus jusqu'à Babylone. — Il part en suivant le bras droit de l'Indus, ayant à g. le Delta, l'île de Cilluta, Scillustis ou Psillutis. — Il reste deux jours à. Stura dans le fl. ; — 30 st. plus bas, arrivée à Caucala ; — 20 st. plus bas, à Coreatis ; — sortie du fl. ; — à 150 st., ils rencontrent l'île sablonneuse de Crocala. — La côte en face de cette île est occupée par la nation, diteARABiES, qui prend son nom dufl. Arabius (Purally f.) qui sépare les Arabienses des Horitee ou Oritse. — En quittant Crocala, ils'eurent à leur dr. le mont lrus au pied duquel est un vaste pont naturel appelé par Néarque Portus Alexandri. En face du port est l'île Bibacta. Toute la région voisine de ce port s'appelle Sangada. Séjour de 24 jours, au Portus Alexandri. — 60 st. plus loin, lie de Borna, déserts ; — 300 st. plus loin, rivage de Saranga ; — rivage désert de Sacala ; — 300 st. plus loin, ils abordent à Morontobara ou Portus mulierum, port vaste et sûr, — à 70 st., île à g., trèsprès de la côte ; — à 120 stades, embouchure du

fl. Arabius, port vaste et commode, ! le, lac, huîtres, poissons ; — à 200 stades, station à Pagala ; — à 400 stades, Cabana, rivage désert ; — à 200 stades, à Cocala, repos, camp fortifié ; embarquement des provisions envoyées par Alexandre, réparation des navires ; — à 500 st., embouch. du fl. Tomerus, combat contre les Barbares, repos de 6 jours ; — à 300 st., Melana, limite de la nation des Uoritse et de celle des Gedrosii sur le rivage de laquelle sont les Ichthyophages. — A 600 stades de Metana, Bagisara, port commode avec le canton de Pasira, situé à 600 st. de la mer ; — à 200 st., Colta ; — à 600 st., Calama ; — île de Carbine, à 100 st. du rivage ; — à 200 st., rivage de Carbis, ville de Cysa ;

— à 750 st., le port deMosarna et à 400 st.,1e rivage de Balonum avec le village de Barna ; — à 200 st., Dendobrosa ; — à 400 st., le port de Cophas ; — à 800 st., Cuiza ; — à 500st._, petite place occupée par Néarque, près du cap Bagia ; — à 1000 st., port de Talmena ; — à 400 st., v. de Canasida ; — famine ; à 750 st., Canate ; — à 800 st., Taxi ; — h 300 st., Pagasira ; — à 1100 st., limite du pays des Ichthyophages (qui occupent une côte de plus de 10 000 st.), ils abordent à Badis en Carmanie ; — à 800 st., rivage désert en face du promont. Macetck, pointe orientale de l'Arabie et entrée du golfe Persique ; — à 700 st., autre station sur un rivage désert, Neoptana ; — à 100 st., embouchure de YAnamis, dans la région Harmozia, pays fertile ; repos. Néarque va, en 5 jours, par terre, au camp d'Alexandre ; — à 300 st., touchant à l'îlot (YOrgana ou à'Ogijras (Ormuz), ils se rendent à Oaracta (île de Hischmi) ; — à 200 st., en face de cette île. celle de Neptune (Angar) ;

— ils laissent l'île de Pylora, à g., et gagnent la v. de Sisidone ; — à 300 st. de là, le prom. Tarsia ; à 300 st., l'île Cataca, en face de la limite qui sépare la Carmanie de la Perse ; — île Cxcandrus, puis l'île des perles ; sur le continent, le mont Ochus et port au pied de la montagne ; — à 450 st., Apostana ;

— à 400 st., golfe entouré de villages (petit golfe de Nabend) ; — Gogana ; — à 800 st., le Sitacus ; — à 700 st., la Hieratis urbs, la Mesembria Chersonesus (Buchir) et le fl. Padagrus ; — à 200 st., Taoke et le fl. Granis ; — à 200 st., Rhogonis et Brizana, cours d'eau ; — à 400 st., le fl. Arosis ; — à 500 st., embouch. de l'Euphrate.

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CARTE Nos 11 et 12.

ITALIE ANCIENNNE 1. — ITALIA SUPERI0R, ITALIA INFERIOR.

Cartes accessoires : Undecim regiones Italie ab Augusto instituts, Carte des onze régions de l'Italie établies par Auguste. — Regio campanile Neapoliïana, Environs de Naples.
N. B. Pour la géographie économique de l'Italie, voy. le tabl. 14.

1° GÉOGRAPHIE PHYSIQUE.

L'Italie est enfermée par des limites naturelles très-nettement déterminées : les Alpes au N. et la mer de tous les autres côtés.

Montagnes. — En suivant la chaîne des Alpes du S.-E. au N.-O., puis de l'E. à l'O., enfin du N. au S., nous rencontrons, en Illyrie, les Alpes Julix, Carnicas, VeneUe, avec les colles Euganei, Rhxticx ou Reticx, Lepontix, Penninx où se trouvait le Summum Penninum (Mont-Blanc), Graix, Cottiee,

1. Les documents que nous avons consultés ou suivis pour ces deux cartes et les tableaux qui les accompagnent sont : Cluvier, Kieppert, Sprunert et Menke (2e édit. de l'Atlas) ; — les auteurs anciens, dépouillement géogr. des textes ; monuments épigraphiques, les itinéraires anciens, la collection des Bulletins archéologiques de Rome, de Naples, etc., et nos notes personnelles de voyage.

qui prirent ce nom seulement au temps du roi Cottius, c'est-à-dire sous Auguste ; c'est dans cette section que se trouvait le Vesulus (mont Viso), où le Padus (Pô) prend sa source, enfin les Alpes Maritime. — De ce point, la chaîne change de nom et, décrivant une courbe vers l'E., puis vers le S.E., elle forme VApenninus (Apennin), qui se prolonge dans toute la Péninsule, envoyant des ramifications à l'E. et à l'O. pour former les systèmes auxquels se rattachent, d'un côté, les montagnes du pays des Sabini, de Prxneste (Palestrine), YAlbanus, qui présente une masse volcanique isolée ainsi que le Vesuvius ; le Gaurus, — le Garganus, de l'autre côté, et, se partageant en deux bras au Vultur, forme les montagnes qui continuent la direction du S.-E. vers la Messapia ou la Calabria, et les sommets de Lucania et de Bruttium, qui s'inclinent vers le S. jusqu'à Rhegium. Il faut citer, eu Étrurie, comme sommet isolé, le Soracte (Mte S. Oreste). — En Si- I cile, une chaîne à trois rameaux détermine la forme de l'île : les Nebrodes et les Herxi sont les appellations des deux chaînes du N.-E. et du S.-E. L'iEtna I forme un massif volcanique isolé entre ces deux ramifications.

Promontoires : Pr. Sallentinum ou Japygium au sud de la Calàbria, Crimisa, Lacinium, Zephijrium, Leucopetra, en BruUium du côté de la mer Ionienne ; Enipeum, Minervx j&gt ;t., Misenum, Circxi pr., sur la côte occidentale ; — en Corse, les promont. Sacrum, Attium, Viriballum et lîhium ; — en Sardaigne : Gorditanum et Chersonesus ; — en Sicile, les pr. Lilybxum, Pelorum et Pachynum déterminent les trois angles de cette île.

Détroits. — Fretum Gallicum ou Taphros, entre la Corse et la Sardaigne, Fretum Siculum entre l'Italie et la Sicile.

Mers, golfes. — La mer Méditerranée, Internum mare, forme, à l'E. de l'Italie : lonium mare, qui creuse le Sinus Tarentinus ; et la mer Adriatique, Hadriaticum ou Superum mare, qui forme le Sinus Flanaticus ; la mer Méditerranée ou mare Internum forme au S. et à l'O. de la Péninsule : Africum mare entre la Sicile et l'Afrique et Siculum mare au S. de l'île ; puis Tyrrhenum ou Inferum mare, entre l'Italie, d'une part, la Corse et la Sardaigne, de l'autre. La mer Tyrrhénienne creuse sur la côte occidentale de l'Italie : les golfes Terrinxus, Pxslanus, Crater ou Puleolanus (auj. golfe de Naples) qui forme lui-même le Baianus Sinus ; — puis le Caïetanus (g. de Gaëte), et, enfin, tout au N., le Ligusticus Sinus (g. de Gênes). Iles. — Dans l'Adriatique, sur la côte d'Illyrie : Melita, Ladesta, Corcyra Nigra, Issa, Pharus, Brattia, Solunta, Celadussx insulx, Apsorus, Crepsa, Curicta, Arbe ; sur la côte d'Italie, Pelagusa et Trimetus ou Insulx Diomedis. — Dans la Méditerranée, on rencontre : Melita (Malte), Gauclos (Gozzo) el Cossyra, entre la Sicile et l'Afrique ; la petite île (YOrtygia, dans le port même de Syracuse, avec la fontaine Arethusa ; les JSgates (îles Egades), où Lutatius Catulus remporta, en 241, sur les Carthaginois, une victoire navale qui mit fin à la première guerre punique, trois principales : Phorbantia, Hiera (Maritima), JEgusa. Les îles Liparex. JEolix ou Vulcanise, îles volcaniques où les poètes ont aussi fixé le séjour d'Ëole ; les principales sont : Phœnicussa, Diclyme, Evonymus, Strongyle (Stromboli, volcan encore allumé aujourd'hui), Lipara, la plus grande, près de laquelle Régulus remporta une victoire navale sur les Carthaginois en 256, Thermissa ou Hiera, ou Vulcani insulœ ; enfin Ustica. Sur les côtes de l'Italie : Sirenusx insulœ, Caprex (Capri), résidence de Tibère, Megaris (Château de l'œuf), Nesis (Nisida, îlot à côté de Pouzzoles, où est le lazaret), Prochyta (Procida), JEnaria ou Pythecusa (Ischia), Pandataria, Pontia, Palmaria, Igilum, Oglasa, Planasia, lira (î le d'Elbe), Capraria, Urgo ; Corsica (la Corse), Sardinia (la Sardaigne) avec les petites îles : Herculis insulx, Accipitrum insulœ et Plumbaria insula.

Fleuves et lacs. — Dans la mer Adriatique, en lllyrie, le Titius ; en Istrie, le Timavus, ruisseau qui fut limite de l'Italie à partir d'Auguste, le Sontius (Isonzo) grossi du Naliso, le Tilavemplus, la Liquentia, le Plavis (Piave), le Medoacus Major et le Medoacus Minor, YAthesis (PAdige), le Padus (Pô) qui se jetait dans l'Adriatique par 7 embouchures appelées Septem maria ; il reçoit àgauche :la.Z&gt ;)&lt ;na Minor ou la Duria Major, la Sessites (Sesia), le Ticinus (Tésin), victoire d'Hannibal (219), traverse le Lacus Verbanus (lac Majeur) ; le Lambrus, YAddua (Adda) qui traverse le lacus Larius (lac de Corne), YOllius qui traverse le lacus Sebinus et reçoit le Clusius, le Mincius qui traverse le lacus Be'naens


(lac de Garde) ; à droite, le Padus reçoit : le Tanarus, la Trebia, victoire d'Hannibal (218), le Tarus (Taro), la Par ma, la Secia, la Sculienna, le Rhenus, YIdex, le Saternus. Les autres fleuves qui se jettent dans l'Adriatique sont YUtis, le Sapis, le Rubico, limite de l'Italie avant Auguste, franchi'par César en 49 ; Y Ariminus, lePisaurus, le Metaurus, victoire du consul Néron, sur Hasdrubal(207), YJEsis, le Flosis, le Flusor, le Truentus, YHelvinus,\e Vomanus, YAternus, le Sagrus, le Trinius, le Tifernus, le Frento et YAufidus (Ofanto) qui arrose la plaine de Cannes, victoire d'Hannibal (216) ; dans le golfe de Tarente, le Galesus, le Bradanus, le Casuentus, YAciris, le Siris ou Lemnus, le Sybaris, le Cratis ; dans la mer Ionienne le Nexlhus, le Tacina et le Sagrus ; dans la mer Tyrrhénienne, le Sabatus, leSilarus, grossi du Tanarus et du Calor, le Veseris près du Vésuve, le Clanis, le Vulturnus (Volturno), le Liris (Garigliano), le Tiberis d'abord appelé Albula (Tibre), grossi, à gauche, du Velinus qui reçoit YHimella et de YAnio, à droite, du Clanis. Les autres sont la Maria qui sert d'écoulement au lacus Yulsiniensis (lac de Bolsena), l' Umbro (Ombrone), le Cxcina, YArnus (Arno), le Boactes, et le Varus (Var).

Les lacs qui ne sont pas traversés par les fleuves déjà cités sont le lacus Trasimenus, en Étrurie, victoire d'Hannibal sur Flaminius (217) ; le lacus Sabatinus (Lago di Bracciano), le lacus Fucinus, chez les Marses, le lacus Avemus, près de Puteoli (Pouzzoles), près duquel était la grotte de la Sibylle de Cumes et l'entrée de l'Enfer, le lacus Lucrinus, célèbre par ses huîtres, YAcherusia Palus (voy. la petite carte des environs de Naples pour ces 3 derniers). — Les fleuves de la Sicile sont : le Simxthus, Y A cis) chanté par les poètes, Y Rimera, YHalycus, YHypsas. En Sardaigne, le Sxprus et le Tyrsus ; en Corse, le Tavila et le Rhotanus.

2° TOPOGRAPHIE HISTORIQUE.

Les contrées de l'Italie ont été réparties jusqu'à la fin de la République entre la Gaule Cisalpine au N., et Yltalie proprement dite, au centre et au sud de la Péninsule. La limite était le territoire de Luca (Lucques), l'Apennin et le Rubico. Mais, à partir d'Auguste, la Gaule Cisalpine cessa d'être province et fut réunie à l'Italie. Toute la Péninsule fut alors divisée, par le premier empereur, en 11 régions (voy. plus bas). A l'époque de Dioclétien, la fin du me siècle, l'Italie fut divisée en province : comme le reste de l'empire (voy. la carte d&gt ; l'emp. rom. sous Dioclétien et le tableau qui l'accompagne, n° 22).

T. ITALIE DU NORD. CISALPINA. — La portion du Nord de l'Italie, comprise jusqu'à la fin de la République sous le nom de Gallia Cisalpina, se composait : 1° de la Gallia Transpadana, au N. du Padus ; 2° de la Gallia Cispadana, entre le Padus et les limites de l'Italie proprement dite ; 3° de la Liguria, qui tirait son nom des anciens Ligures, peuple d'origine Ibérienne, venus par l'O. ; 4° de la Venetia, occupée, à une époque fort ancienne, par les Vénètes, population venue du N.-E. et d'originr Indo-Européenne. Ce sont les émigrations conti nuelles des Gaulois en Italie depuis le Xe siècle environ jusqu'au IIe avant notre ère, qui fit donne : au N. de la Péninsule le nom de Gallia Cisalpine et l'on retrouve en Gaule Transalpine la plupart de : noms géographiques de la Cisalpine. Les au lie peuples fixés dans cette contrée aux plus anciens âges historiques et qui n'ont guère laissé de traces au temps de la République romaine, étaient : 1° les Umbri qui venaient probablement du N.-O., c'est-àdire de la Gaule avant l'émigration des Gaulois proprement dits, et dont les débris ont été refoulés vers le centre de la Péninsule dans le pays qui a conservé leur nom, Umbria ; 2° les Etrusques. Tusci ou Rasenœ qui ont dominé sur les deux rives du Pô dans la partie orientale du bassin de ce fleuve jusqu'à ce qu'ils eussent été repoussés par les Gaulois au sud de l'Apennin dans le pays qui a conservé leur nom, Etruria ou Tuscia. Les traces de leur long séjour dans ces contrées septentrionales, sont encore reconnaissables et démontreront, à défaut de preuves philologiques, contestées aujourd'hui, qu'ils sont venus par le N. et sont vraisemblablement d'origine Indo-Européenne : l'ancien nom de Bologne, Felsina (Fel-Sena), et de Sinigaglia (Sena, surnommé à l'arrivée des Gaulois, Gallica), rappellent la dénomination des Ra-Sente. Des monuments étrusques se rencontrent également dans cette portion de l'Italie supérieure et contribuent à confirmer le témoignage de la géographie et de l'histoire ; mais ces monuments ne se rencontrent jamais à l'O. du méridien de Parme.

1° La Gaule Transpadane (Gallia Transpadana) était comprise entre les Alpes, le Pô et la Vénétie dont elle était séparée par une ligne qui, partant du lac Benacus, coupait l'Adige de manière à laisser à l'ouest la cité de Vérone. Les peuples occupant le versant méridional des Alpes sont considérés comme dépendants de la lihétie (Rhœtia) l ; mais nous les comprendrons dans la division qui nous occupe. C'étaient : Dans les Alpes Rhétiques (Rhxticœ A Ipes), les YenosUv et les Breuni, dans la vallée supérieure de VAdige (Athesis) ; les Venones, dans la vallée supérieure de YAdda (Addua)- les Orobii, au nord de Bergame (Bergomum) ; les Camuni, les Triumpilini et les Stoni, v. Ebrum, au nord de Brescia (Brixia) ; dans les Alpes Pennines (Penninse ou P canines Alpes), les Sallassi qui eurent pour villes principales Vitricium et Augusta-Prœtoria (Àoste), colonie au temps d'Auguste, ayant la forme carrée d'un camp romain (savamment étudiée par M. Promis jeune). — Dans la Transpadane proprement dite, on trouve, au pied des Alpes Grées (Alpes Graiœ) et des Alpes Cottiennes (Alpes Cottise), Segusio (Suze), où l'on voit encore l'arc honoraire élevé en mémoire du grand travail de Gottius au temps d'Auguste, qui fît faire, sur les flancs des Alpes, la route du mont Genèvre, entre Segusio et Brigantio (Briançon) ; ce monument porte les noms des peuples qui étaient soumis au roi Cottius et qui, pour prix du service rendu aux Romains, conservèrent, sous leur roi, une ombre d'autonomie '-. — Les Taurini, dont la capitale prit le nom, sous l'empire, d'Augusta Taurinorum (Turin) ; v. principales : Ocelum, Industriel o.u Bodïncomagus, dont le nom indique une origine gauloise et dont l'emplacement a été déterminé par les inscriptions : Quadratm, Rigomagus, v. d'origine gauloise, Cottix et Laumellum (Lumello), positions déterminées par les itinéraires, Yercellue (Verceil ou Yercelli), vict. de Marius sur les Cinabres, 101 av. J.-C. ; dans les environs de cette dernière étaient les Ictimuli de Strabon avec leurs lavages d'or ; — les Libici (entre Aoste et Turin), v. Eporedia ; — vers les sources du Pô, Caburrum ; — les territoires des Vagienni, des Statielli, des Uvales et des Celelatcs ont été compris originairement dans les terres liyuriennes, et plus tard, les Ligures ayant été refoulés par l'arrivée des Gaulois, sur le versant méridional de l'Apennin, dans la rivière de Gènes, le nom de Ligurie ne dut plus s'appliquer qu'à la côte bordée par le golfe Ligustique ; mais, sous l'emnire, au temps de la division de l'Italie en 11 régions, telle que Pline nous l'a laissée, on voit que la Ligurie comprenait, outre la côte, toute la contrée siLuée sur la rive droite du

1. Ou, suivant une orthographe plus exacte, RseUa et même Retia.

2. Voy. le tabl. des cartes 16, 17 et 18, qui donne l'ii&gt ;scription de l'arc de Suze et la nomenclature de tous les peuples des Alpes.

Pô depuis la source de ce fleuve jusqu'à Clastidium (Castcggio), ce qui emportait même une partie du territoire des Taurini. (Voy. plus bas, Ligun'a.)

Les autres peuples de la Transpadane étaient les Insubres, qui devaient s'avancer à l'ouest presque jusqu'à la Duria (grande Boire) au temps des guerres puniques, car ce furent les premiers qu'attaqua Hannibal à la descente des Alpes. Leur pays dut donc comprendre alors le Vercellan (en partie), le INovarais, le Milanais et le territoire de Pavie. Plus resserré dans la suite, il commença à l'ouest à Novaria (Novare), s'étendant sur les deux rives du Tessin (vict. d'Hannibal, 219), et ayant pour autres villes remarquables : Ticinum (Pavie), Comum, sur le lac Larius, patrie de Pline le Jeune, etMediolanum (Milan), cap. de l'occident sous Maximien en 286 ; — les Cenomani, peuple d'origine gauloise, v. pr. Leucera, sur le lac Larius, Bergomum (Bergame), Brixia (Brescia), Sirmio sur les bords du lac Benacus, Verona (Vérone), Mantua (Mantoue), Hostilia, Bedriacum, où Othon fut vaincu par les légions de Vitellius, 69 ; Cremona, col. rom., la première fondée en Transpadane. Laus-Pompeia,

2° Gaule Qspadàne (Gallia Cispadana), resserrée entre le Pô, l'Apennin, la mer et l'Ombrie dont elle était séparée par le Rubico, et, à l'ouest, par la Ligurie telle que nous venons de la définir plus haut, d'après le tableau des régions de Pline. Trois peuples se partageaient ce territoire : les Lingones, vers l'embouchure du Pô, les Boii dans le centre de cette belle contrée de PEihilie, d'une fertilité proverbiale, et les Friniates sur le versant nord-est de l'Apennin. Les villes principales étaient Clastidium, Casteggio ; Placentia (Plaisance), la première col. rom. fondée dans cette contrée ; entre ces deux villes, Yictumvise, célèbre dans la guerre d'Hannibal ; Yeleia, qui l'ut détruite par un éboulement au troisième siècle, sous Probus, et que l'on a retrouvée, comme Pompéi et Herculanum, en 1747 ; Fidentia ; Parma, col. rom. (Parme) ; Brixeïlum, Regium Lepidi (Reggio) ; Mutina (Modène), coL rom., célèbre dans la guerre dite de Modène, après la mort de César et où Decimus Brutus fut assiégé par Hirlius et Pansa (43). Entre cette ville et Bologne, dans une île du Rhenus, fut conclu le triumvirat (43) ; Bononia, v. d'origine étrusque, anciennement appelée Felsina, au milieu du plus riche pays de l'Italie, fertilité, industrie, pâturages ; Forum Cornelii, Faventia (Faenza), Forum Livii (Forli), Forum populi (Forlimpopoli), Cscsena (Cesena), toutes ces villes sont situées sur la via Emilia qui donne encore son nom à toute la contrée ; — Spina, qui avait été fondée à l'embouchure du Pô et qui en était déjà éloignée sous Auguste ; Butrium, Ravenna qui joua un si grand rôle et fut capitale de l'empire d'Occident sous Honorius et ses successeurs ; son port, Classis, dont l'emplacement est encore déterminé par l'église de Sant'Apolli■nare-irt-Claise, est aujourd'hui à 2 lieues et demie de la mer, par suite des atterrissements formés par le limon du Pô. C'était là qu'était une des deux grandes divisions de la flotte aux premiers siècles de l'empire, avec un Prxfectus classis.

3° Liguria (Ligurie). Les Ligures, désignés par Denys d'Halicarnasse, co ?nme ayant occupé, à une époque fort ancienne, les rivages du golfe auquel ils ont donné leur nom, étaient très-vraisemblablement d'origine ibérienne ; nartis de l'Espagne, ils avaient dû suivre les côtes de la Méditerranée et s'étaient établis dans tout le pays qui reprit leur nom au temps de l'empire. Les noms géographiques de l'Espagne ancienne qui présentent souvent une si grande conformité avec ie Basque, débris de la langue ibérienne, se retrouvent en Gaule méridionale et dans la portion de l'Italie occupée par les Ligures (Ili et Iri, radicaux qui expriment, en Basque, l’idée de peuple, ville, établissements, ont engendré, en Espagne, les noms d'Ilergetes, llercao, Ilîturgis, lliberis ; en Italie, Ma, Iliates, Ilvates. Le nom même des Ligures fixés dans l'Apennin, paraît s'accorder avec le sens du basque ligorra, montagnes). D'après Denys, les Sicanes, qui seraient allés s'établir en Sicile, auraient été une nation sœur des Ligures et auraient occupé les rivages de la mer avant que ces derniers, sans doute pressés par l'arrivée des Gaulois et dépossédés de la rive droite du Pô, soient venus s'y fixer.

D'après ce qui précède, on peut diviser la Ligurie, en la considérant dans l'étendue que lui donne Pline, en deux parties : l°La Ligurie située au nord de l'Apennin ; 2° Ligurie du versant méridionla de cette chaîne. — 1° Ligurie septentrionale : on y trouvait les Vagienni, au pied des Alpes maritimes, leur capit. s'est appelée, à partir d'Auguste, Augusta Vagiennorum ou Bagiennorum ; v. pr. : CarreaPotentia et Cela ; les Statielli, v. Asta (Asti), Pollentia (Pollenza) ; Alba Pompeia ; Aqux Statiellse (Acqui) ; les Ilvates, v. Libarna ; Forum Fulvii ; les Friniates, que nous avons compris dans la Cispadane, peuvent être également attribués à la Ligurie. — 2° La Ligurie méridionale. Si l'on considère le Varus (Var) comme formant la limite de la Gaule, Nicœa Massiliensium (Nice), colonie grecque de Marseille appartenait à l'Italie, ainsi que le Portus-Herculis-Monxci (Monaco). Les Intemelii avaient pour capitale Albium Intemelium ; les i» gauni, Albium Ingaunum (Albenga) ;5at, o(Savona), Genua (Gênes), v. très-import, par sa marine et sa piraterie, qui la rendait si redoutée de Marseille. D'après le géographe Scylax, elle s'est appelée primitivement Antium ; — les Apuani, dans l'Apennin, peuple difficile à soumettre ; les Magelli, sur la côte du golfe Ligustique, Ricina, Segesta, v. probablement Sicane, car ce nom se retrouve le même en Sicile ; Portus-Veneris (dans le golfe de la Spezzia).

4° Venetia. Ce pays était encadré par les Alpes Venetse, Carnicœ, Julise, le Pô et la mer. Le Timavus, formant la limite de l'Italie, VIstria (ou Histria était eu dehors). Dans ces limites, étaient :les Carni ; v. Julium Carnicum et Forum-Julii d'où est venu le nom de Frioul) ; Aquileia, v. très-importante, Concordia, Opitergium, Altinum, Tarvisium (Trévise), Ticentia (Vicence), Patavium (Padoue), qui a été une des villes les plus importantes de l'Italie et à pu mettre, au rapport de Strabon, 120000 hommes sur pied, sans doute en faisant appel aux cités sujettes ou alliées.

contrées voisines de l'italie.

La Cisalpine était entourée, à l'O. et au S.-O., par la Gaule, le pays des Helvètes et la Grande Séquanaise (voy. la géogr. spéciale de ces pays, tableaux et cartes n ' 16, 17 et 18) ; — au N. et au N.-E. par la Rœtia, s'étendant au N. des Alpes Rétiques (canton des Grisons et du Tyrol occidental) et qui, avec la Vindélicie, au N., forma une province romaine dès l'époque d'Auguste ; v. Bellunum, Feltria, Ausugo ; peuples : Breuni ; — le Noricum, au N.-E. de la Vénétie, avec les v. de Tiburnia, de Yirunum et d'Aguntum (Bassin supérieur de la Drave ; — à TE. delà mer Adriatique, YIstrûÊ : v. Tergeste, Pola, Jïgida, Ningum, Flanona, Parentium, Piquentum, Albona. Llllyria est au N.-E. des Alpes Juliœ : Mmorm, Celeja, Nauportus (bassin supérieur de la Save) ; dans la Liburnia : Tarsatica, Senia, Argyruntum, Corinium, Mnona, Asesia, Burnum, Ja~ dera, Blandona et Scardona, avec les îles Curicta, Crepsa, Apsorus ; — la Dalmatia, peuples : Vardasi, Narenses, Plerasi ; villes : Promona, Andetrium, Tragurium, Salona, où se retira Dioclétien en 305, DelminiuM ; îles : Celadussse, Solunta, Brattia, Pharus, Corcyra nigra, Melita, Issa.

peuples des alpes. Les peines des Alpes nous sont connus principalement par l'arc de Cottius et les trophées d'Auguste (voy. lestabl. n ' 16, 17 et 18 et la carte des prov. des Alpes, n° 18).

IL ITALIE PROPREMENT DITE. — L'Italie proprement dite était séparée de la Cisalpine, au temps de la République, par une ligne partant de Luna, gagnant et suivant la crête de l'Apennin jusqu'au Rubico, qui complétait la frontière du côté de l'Adriatique.

L'Italie comprenait YEtruria qui formait la 7e région, YUmbria avec le paysdes Senones (6e région) ; le Picenum (5e région), les pays des Sabini, des Vestini, des Pœligni, des Marsi, des Frentani etleSamnium (5e région) ; le Latium (voy. la carte et le tableau n" 13) ; la Campanie (Ve région) ; VApulia et la Calabria (2e région) ; la Lucania et le Bruttium (3e région).

1° etruria. Ce pays, qui a été pendant six siècles le centre d'une civilisation dont Rome n'a pu effacer les derniers vestiges, avait été colonisé, avant la conquête romaine, par les Grecs qui en avaient modifié, dans le sens de leurs arts religieux, les tendances primitives. Peut-être les Phéniciens ont-ils déposé quelques germes sur les côtes ; mais la masse de la nation est certainement indo-européenne, et sa marche du N. au S. est un fait incontestable. La langue étrusque, objet de graves débats entre les savants, fût-elle d'origine sémitique, ce qui n'est nullement démontré, la race n'en aurait pas subi plus d'altération que les Coptes de l'Egypte et les Kabyles de la Barbarie, lorsqu'ils adoptèrent la langue arabe avec la religion de Mahomet. Ce qui a manqué à cette brillante civilisation, qui ne nous apparaît aujourd'hui qu'à travers l'auréole lumineuse dont l'influence grecque l'a enveloppée, mais qui n'en a pas moins eu un caractère original, ce qui a causé ses désastres et assuré le triomphe de Rome, c'est le défaut d'unité politique. L'Étrurie, en effet, était, comme on sait, divisée en douze lucumonies, ou cités puissantes ayant chacune son autonomie et un lars ou chef semblable à un dictateur perpétuel. Ces 12 villes étaient : Volaterrœ (Volterra), Telulonia, Arretium (Arrezzo), Cortona (Cortone), Perusia (Pérouse), Clusium (Chiusi), Vulsinii (Bolsena), Rusellae, Tarquinii (Tarchina), Falerii, Cœre, Veii ; 3 villes dont il ne reste guère que l'emplacement. Nous trouvons, en outre, en Ëtrurie : Luna (r ' pi)j P ort assez important sous la République, Lusa (Lucques), Pisœ (Pise), Pistoria (Pistoja) où Catilina fut vaincu et tué (62), Florentia (Florence), Fassulse (Fiesole) ; Populonia, sur la côte, et l'île à'Ilva (Elbe), célèbres toutes deux par leur industrie du fer. Sena (Sienne), ancienne ville étrusque devenue colonie romaine sous le nom de Sena-Julia ; Telamon, célèbre par la victoire des consuls Attilius Regulus et Emilius Papus sur les Gaulois, 225 ; Cosa ; Vulci, où l'on a l'ait de si belles découvertes archéologiques dans ces derniers temps ; Saturnia ; Salpinum, Tuscania ; Graviscœ sur la mer ; Centumcellœ (Civita-Vecchia), port créé par Trajan, Blera (Bieda) ; Sutrium (Sutri), bataille célèbre dans la guerre du Samnium, ainsi qu'à Ciminise-saltus qui en était peu éloigné ; Sabate (Trevignano) sur le Sabatinus (Lago di Bracciano) et les Aquœ-Apollinares, près de ce lac, au N. (Bagni di Vicarello) ; Nepete (Nepi) ; Capena ; Fregenas ; Alsium ; Lorium, où était la campagne de Marc-Aurèle.

2" Umbria : Pays occupé par les peuples Gaulois (Senones) au N. et probablement ayant reçu son nom d'un peuple fort anciennement fixé en Italie, mais ayant la même origine qu'eux, les Umbri, qui n'apparaissent dans l'histoire que déjà établis dans la partie orientale de la péninsule et sur les deux versants de l'Apennin central. Ils ont laissé des vestiges, reconnaissables encore, de la route qu'ils ont suivie pour s'y rendre, car on trouve des ruines dans le GÉOGRAPHIE ANCIENNE. N° 11 et 12. Italie ancienne. 817

Placentin qui portent le nom de Citlà d'Ombria, peut-êlre l'emplacement des Umbranates de Pline, puis les Umbricini et Umbranicia dans la Gaule méridionale. — Villes : Sarsina, patrie de Plaute ; Sestinum ; Âriminum (Rimini), où les consuls, sous la République, allaient prendre le commandement des légions pour la Cisalpine, pont et arc du temps d'Auguste ; Urbinum Metaurense (Urbino), et Urbinum Hortense ; Pisaurum (Pesaro) ; Fanum Fortunée ou Colonia Fanestris (Fano) ; Forum Sempronii ; Suasa ; Sena Gallica (Sinigaglia), d'abord v. étrusque, puis gauloise, puis romaine ; Msis ; Sentinum, célèbre bataille dans la guerre du Samnium ; Tifernum, id. ; Iguvium (Gubbio) où ont été trouvées les fameuses tables iguviennes ; Matilica ; Assisium (Assise) ; Fulginii (Fuligno) ; Trebia ; Mevania ; Tuder ; Spoletium (Spolète) qui résista à à Hannibal (217) ; Interamna ; Ameria ; Narnia (Narni) ; Ocriculum (Otricoli).

3° Picenum. — Villes : Ancona (Ancône) port, arc du temps de Trajan ; Auximum (Osimo), Cingulum (Cingoli) ; Potentia ; Urbs-Salvia ; Tolentinum (Toîentino) ; Faleria ; Firmum (Fermo), Cupra ; Asculum (Ascoli) ; Castrum novum ; Inkramnium ; Hadria.

4° Samnium. Il faut comprendre sous cette appellation, non-seulement le Samnium proprement dit, mais aussi tous les peuples voisins qui prirent, les premiers, une part active à la guerre contre Rome et dont l'ensemble appartenait à ces fortes races Sabelliennes, mélange de Sicules, de Pelages, de Ligures et d'autres rameaux de la race Indo-Euro-

Séenne venus dans l'Italie centrale aux âges antéistoriques et dont la réunion forma ces nations dites autochthones ou aborigènes. — Peuples et villes : Les Vestini, cbez lesquels étaient Pinna, Maternum ou Matrinum, Aternum, Peltuinum. — Les Marrucini :v. Teate, Ortona etAnxanum ; — les Pxligni : v. Corfinium qui fut le centre de la rébellion légitime des Italiens dans la guerre sociale (90 88), le siège du gouvernement provisoire et qui prit alors le nom significatif â'Italica ; Sulmo ; — les Frentani : v. Histonium, Larinum et Buca ; — les Marsi, autour du lac Fucinus : v. Alba-Fucinensis, Marruvium et Antinum ; — les Sabini qui ont eu une existence politique plus indépendante de la nation Samnite et ont leur bistoire à part, si souvent mêlée à celle de Rome, dans les anciens temps, par la guerre el les alliances. La Sabine a été le foyer de cette civilisation pélagique qui a formé la résistance des peuples Sabelliens. C'est dans le cœur même de la Sabine que Denys d'Halicarnasse place ces villes aborigènes dont les ruines même sont difficiles à retrouver aujourd'hui : Palantium, Vesbola, Suna, Mephyla, Orvinium, Batia, Tiora Matiera, Lista, Culiliee. Les autres villes de Sabine sont : Reate (Rieti),Interocrea,Amiternum, Trebula, Car sulœ, ou Carseoli (Arsoli), Cures d'où étaient originaires les Sabins qui vinrent s'établir à Rome ; Regillum, pays d'Appius Claudius qui vint également se fixer à Rome avec ses nombreux clients, aux premiers temps de la République. Quant aux villes communément comprises dans la Sabine méridionale, elles étaient, pour la plupart, d'origine Latine (voy. letabl. et à la carte n° 13. Le Latium) ; — Le Samnium proprement dit : villes : Aufidena, Truentum, Bovianum, célèbre dans les guerres du Samnium ; JEsernia, Venafrum, Allifœ, Telesia, Sœpinum, Equus-Tuticus ou Equotiirticum, Mclanum, Aquilonia, Beneventum (Renevent) d'abord appelé Maleventum, célèbre par la guerre du Samnium et la défaite de Pyrrhus, en 275 ; Caudium où les légions furent surprises par Pontius Herennius, général samnite (321), Abellinum (Avellino), Compsa.

5° Latium (voy., pour toute la partie du N. la carte spéciale et le tabl. n° 13.) En dehors du cadre de cette carte, sont les Ilernici : Y.Anagnia et Com-

pitum Anagninum, Ferentinum (Ferentino), Frusino (Frosinone) ; — les Yolsci (territoire méridional), peuple qui résista héroïquement aux empiétements de Rome, jouit d'une civilisation matérielle que ce pays n'a jamais rétrouvée depuis. 42 villes prospères s'élevaient sur ce sol, aujourd'hui désert, des Marais Pontins que l'incurie des modernes n'a pu arracher à la malaria. Sur le rivage méridional, étaient les Aurunci, ou Opici ou Ausones auxquels les poètes donnèrent plus d'extension vers le N. Le Liris (Garigliano) formait la limite du Grand Latium et de la Campanie. — Villes : Antium, port, Astura, Circxi (M'e Circello), résidence de la magicienne Circé, dans les traditions poétiques, lieu aujourd'hui encore désigné sous le nom de grotta délia Maga ; Suessa-Pometia, dont la place n'a pu être retrouvée ; Privernum (Priferno), Sora, Terracina port, et Anxur, v. distincte de la précédente quoiqu'on les ait souvent confondues : la première sur le bord de la mer, la seconde sur les rochers blancs qui dominent la côte : « saxis candentibus Anxur » (Hor., Sat, 1. 1, v). La voie Appienne allait en ligne droite de Rome à Terracine ; mais, au point appelé Forum d'Appius (Foroappi), à l'entrée des Marais Pontins, on pouvait s'embarquer sur un canal pour se rendre à Terracine (voy. Horace et Strabon) ; Fundi (Fondi), Formise (Mola-di-Gaeta), avec Formianum, villa où mourut Cicéron, gorge étroite où Hannibal fut enfermé ; vignobles du Falernus ager, Cajeta, lieu célèbre dans les traditions poétiques par le souvenir de la nourrice d'Enée, Amyclse, qui rappelle une colonie Dorienne ; Mintumas, où Marius se réfugia en 88.

6° Campania, le pays le plus fertile de l'Italie centrale. Villes : Arpinum, patrie de Marius et de Cicéron, Aquinum (Aquino), Fregellœ, Casinum (Casino), Suessa-Aurunca (Sessa) ; vignobles du Massicus ; Teanum-Sidicinum (Teano), Cales, Casilinum, Volturnum (Volturno), Capua (ruines à Santa-Maria de' Goti), à 3 milles de la moderne Capoue qui représente l'ancien Pons Campanus, sur le Vulturne) ; Acerrae, Nola, où Marcellus remporta, à trois reprises, des avantages sur Hannibal, et où mourut Auguste (14 ap. J.-C.) ; Nuceria, Surrentum (Sorrento), Caprea résidence de Tibère, dans l'île de ce nom, Picentia, Salernum et Ebura. — (Pour les environs de Neapolis (Naples),etde Puteoli (Pouzzoles), voy. la petite carte placée au bas de VItalia inferior et intitulée : Regio Campanias Neapolitana) à l'O. et au S. des Campi Phlegreei : Cumse v. grecque avec les Aquœ Cumanse, le lac Avernus, l'entrée de l'enfer aux a centum aditus » et la grotte de la Sibylle, le Portus Misenus, une des deux grandes stations de la Hotte impériale, en face des îles JEnaria ou Pithecusa (Ischia) et Prochyta (Procida), Baise et Bauli, lieux immortalisés par le récit de Tacite sur la mort d'Agrippine ; le Portus Julii ou Portus Agrippas qui avait été creusé sous Auguste et communiquait avec le lac Lucrinus, Puteoli (Pouzolles), aussi appelé par les Grecs Dicsearchia, port très-considérable et faisant un commerce étendu, le second port de l'Italie à la fin de la république ; Puteolanvm, villa de Cicéron ; Neapolis, autrefois Palœpolis, prise, en 326, par les Romains, Herculanum,Pompeii etStabiœ, enfouies par l'éruption du Vésuve, en 79 après J.-C.

7° Apulia et Calabria avec la Messapia et la Iapygia où l'on a reconnu une langue différente des idiomes osques et ombriens, mais qui dérive probablement, comme ces derniers, du sanscrit. Cette contrée qui formait la 2e région, était séparée de laLucanie par le Rradanus. Villes : 1° en Daunie, ou Apulie septentrionale, chez les Daunii : Tea~ nun, Urium, Merinum, Matinum, Sipontum, Ergitium, au pied du Garganusmons ; Arpi ou ArgosHippium, dont la tradition faisait remonter l'origine à Diomède ; — Luceria, siège mémorable dans la 818 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES

guerre du Samnium ; Mcœ, Vîbinum, Salapia, Âsculum (Ascoli), où Pyrrhus remporta sa seconde victoire sur les Romains 79 ; — Herdoneee, vîet. d'Hannibal ; Cannm vict. d'Hannibal, 21-6 ; Barduli, Canusium, Turenum, Rudiœ, patrie d'Ennius ; Venusia, patrie d'Horace ; — chez les Peucetii, dans l'Apulie méridionale : Rubi, Butun'um (Bitonto), Barhim (Bari), Grumum, Azetium,Norba, Neapolis, Silvium, Blera, Lupatia, Norba, Genusia ; — en Calabria, chez les Sallentini et les Japygi : Tarentum, une des plus importantes villes d'Italie, port et commerce considérables, assiégée et réduite en 272, Sturni, Uria, Manduria, Brundusium (Brindes), port d'embarquement pour la Grèce, conférences de Brindes entre Octave et Antoine (40) ; Valetiiim,Rudiee, Lupiee, Neretum, Castrum Minervœ Uzentum, Aletium, Veretum.

8° Lucaniâ : nombreuses colonies grecques sur les côtes. Villes : Bantia, Forentum, Acerantia, Polentia (Potenza), Melapontum, colonie grecque, école célèbre de philosophie ; Heraclea, col. gr., vict. de Pyrrhus sur les Romains (80) ; Siris, Pandosia, Lagaria, Nerulum, Blanda, Buxentum, Consilinum, Grumentum, Abellinum Marsicum, Velia. col. gr. ; Pxstum avec ses roses et dont le nom grec, Posi'donia, est encore justifié par son beau temple de Neptune ; Forum-Popilii et Voici.

9° Bruttium ou pays des Bntttii. Villes : Syharis dont le nom romain est Thurium ou Thurii, quoique cette dernière ait été construite à quelque distance de l'ancienne ; Maratnim, Laùs, Cerilla ; — Pelelia et Croton, colonies grecques ; Acherontia, Cosentia (Cosenza), Clampetia, Tempsa, Terina, Scylacium (Squillace), col. gr. ; Caulonia et Locri Episephyrii, colonies grecques ; Ilipponium, Medma, Metaurus, ScylLrum près de laquelle était l'antre de Scylla ; Rhegium (Reggio).

Sicilia. La Sicile a été habitée par les Sicani et par les Siculi, chassés de l'Italie centrale par les Pelages, et qui ont donné leur nom à l'île. Elle a été soumise, en partie, dans la première guerre punique et réduite en province vers 241, ' puis entièrement subjuguée après la prise de Syracuse, 212. C'est la date de la décadence, de la ruine même de ses vil-

i. Nous donnons, d'après Becker et Marquart, le tableau de la Sicile considérée comme province.

Province de Sicile.

La partie occidentale de l'île fut occupée par les Romains en l'an 241. C'était, de beaucoup, la plus grande portion de la Sicile. Elle forma la l re province romaine, après la l re guerre punique. A côté de la province, subsistait toujours le royaume de Syracuse qui ne comprenait que les territoires de sept villes : Syracusœ, Acrx, Leontini, Megara, Ihlorum, Netum et Tauromenium.

Après que Marcellus eut conquis Syracuse, en 212, la Sicile fut pacifiée par M. Valerius Levinus, en l'an 210, et réduite, en son entier, à l'état de province.

La paix fut de nouveau troublée (135-132) par la guerre des esclaves. Cette guerre terminée, P. Rupilius détermina, par une loi fondamentale, avec le concours d'une commission de dix légats, la condition juridique de la Sicile (Lex Rupilia).

La seconde guerre des esclaves (103-100) a eu moins d'influence sur l'état de la province.

Selon Appien, la Sicile fut administrée par un Préteur, dès l'an 241 ; mais Tite-Live (Epitome xx) dit que ce fut seulement vers l'an 227 que le nombre des préteurs fut élevé de 2 à 4, et que l'un de ces deux nouveaux créteurs fut désigné pour gouverner la Sicile. Nous ne savons donc rien sur les premiers temps de l'administration de cette province. 11 est probable qu'elle était sous les ordres d'un des deux préteurs urbains.

Mais, de toute certitude, elle eut un Préteur depuis 227 ;

Depuis le milieu du deuxième siècle, un Propréteur.

Après Auguste, la Sicile resta ce que cetempereurl'avait faite, province du Sénat. Le gouverneur porta le titre de Proconsul.

Sous Dioclètien, elle reçut un Corrector, comme les provinces italiennes ; après Constantin, un Consularis.

Cette province était divisée en deux parties ; car elle eut

les, autrefois si prospères. La population, condamnée en masse à la culture du blé, fut chargée de nourrir le peuple de Rome. Villes : Messana (Messine), col. gr. de Messéniens, autrefois Zancle ^Kfaulochus, vict. navale d'Auguste sur Sextus Pompée ; Mylœ, vict. nav. de Duilius sur les Carthaginois, 260 ; Tauromenium (Taormina), col. gr. près de laquelle était le gouffre de Charibde, Abacscnum, Naxos, col. gr., sur la côte septentrionale ; Tyndaris, Haluntium, 'Calsela, Agathyrnum, Halxsa, Engyum, Cephalasdium, Himera, col. gr. ; Soluntum, Pa-

deux Questeurs(a), dont l'un résidait à Lilybée (6), l'autre à Syracuse. On ne sait pas si celte division subsista toujours jusqu'à Dioclétien.

La Sicile, se composait, au temps de Cicéron, de 67 centres communaux (c) dont l'administration intérieure se conserva sans changements.

Au point de vue de Vimpôt, ces villes se divisaient en quatre classes.

1° 3 Civitatcs fœderatx : Messana, Tauromenium et Netum (d) qui possédaient un territoire libre, ne payaient pas d'impôts et ne devaient fournir de prestation qu'en cas de guerre.

2° 5 Civitates libérai et immunes : Centuripa, Halesa, Segeste, Panormus. Halicyœ (e).

3° Des Civitates decumanie qui payaient, en guise d'impôts, comme au temps de Hiéron, la dixième partie de leurs revenus annuels en froment, vin, orge, huile et petits-fruits ; elles étaient au moins au nombre de 34 (/).

4° Des Civitates censorise, dont le territoire avait été conquis à la guerre et était devenu ager publicus (g).

César avait l'intention de conférer le Jus Latii à toutes

(a) Cicéron, Verr., accus. II, 4, 1 1 : « Quœstores utriusque provinciœ qui isto prsetore fuerant, etc. »

(b) Pseudo-Asconius, p. 100 : « Cum a riuobus quœstoribus Sicilia régi soleat : uno Lilybœtano, altero Syracusano, ipse vero (Cicero) Lilybaetanus quœstor fuerit, Sex. Peducseo prœtore, omnibus tamen se placuisse dicit » ; et p. 208 : ■&lt ; Lilybaetanus scilicet quœstor, non Syracusanus,Nam hos binos quœstores annuos habuit Sicilia» ; C\cer. Pro Plancio, 27, 65 ; — Dans le Corp. Inscr. Gr., n° 5597, on rencontre un àvTtxa|itaç (pro quœstore), C.Vergilius Balbus, probablement celui qui fut préteur en l'an 60 av. J.-C. — On trouve un quœstor provincias SirÀlios de l'époque des juridici, c'est-àdire après Marc-Aurèle, dans Orelli, n° 3177 (etpassim). La séparation de la Sicile en deux juridictions ressort de celte inscription (Orelli, n° 151) : CONCOKDLE. AGIUGENTINORVM.S A CRVM. RESPUBLICA. ULYBITANORVM. DEDICANTIBVS.M.HATERIO.CAiNDIDO.PROCOS.ET.L.CORNELIO. MARCELLO. Q.uœstore. PRo. VRœtore ; ce qui montre que, sous les empereurs, outre le proconsul résidant à Syracuse, il y avait un quœstor pro prxtore à Lilybée.

(c). D'après Cicéron (Verr., ace. II, 55, 137), il y avait en Sicile, 130 censeurs, donc 65 villes ayant des censeurs. On ignore si les 8 villes libres étaient en dehors de ce nombre et doivent y être ajoutées. Zumpt ne voit que deux villes fœderatas : Messana et Tauromenium qui n'y auraient pas été comprises, ce qui fait 67 villes. La liste de Pline (Hist. Nat., III, 8, 86 et suiv.) en porte 68 ; Ptolémée (III, 4) en donne 58 ; Diodore (Exe. Hœsch, XXIII, 5) en compte 67 dès la 1" guerre punique ; Tite-Live (XXVI, 40) en compte 66 à l'époque de la seconde guerre punique.

(d) Cicer.,/n Verrem-, 111,6 : Siciliœ civitates sic in amicitiam fidemque recepimus, ut eodem jure essent quo fuissent ; eadem conditione populo Romano parèrent, qua suis antea paraissent. Perpaucse Siciliœ civitates suntbello a majoribus nostris suhaetse : quarum ager cum esset publicus populi Romani factus, tamen illis est redditus ; is ager a censoribus locari solet. Fœderatx civitates duae sunt quarum decumœ venire non soleant : Mamertina (c.-à-d. Messana) et Tauromenitana ; quinque prœterea sine fœdere, immunes ac liberœ, etc. — Cicéron nomme la 3e ville fœderata dans un autre passage des Verrines : (V, 22) : cur Taurominitanis, frumentum, cur Nelinis imperasii ? Quarum civitatum utraque fœderata est.

(e) Cicer. M Ferr., III, 6.

(f) Zumpt. Ad Verr., III, 6, 13. Ayant excepté les villes mentionnées dans les deux catégories précédentes, Cicéron dit : Prœterea omnis ager Sicilia ? civitatum decumands est (ch. 6).

(g) Zumpt. Ad Verr., III, 6, 13, v. 47 ; — Tit. Liv. (XX\ I, 40), en parlant de la campagne de Levinus : Prodita brevi sunt viginti oppida ; sex vi capta ; voluntaria deditione in fxnem veneiunt ad qitadraginta, ce qui fait 68 en tout. normus, longtemps occupée par les Carthaginois ; le château à'Ercte, où se défendit héroïquement Hamilcar dans la l re guerre punique ; Hycara, Segesta, Macella, Drepanum, célèbre bataille où Claudius Pulcher fut défait, 1 re guerre punique (249) ; Eryx avec son temple de Vénus ; — sur la côte du S. 0., Lilrjbœum, v. Carthaginoise, siège célèbre ; Halicyce, Mazara ; — en face de cette pointe occidentale, sont les îles JEgates, où Lutatius Catulus remporta la bataille qui mit fin à la l re guerre punique (241) ; Selinus, col., gr., avec les Tliermœ Setinuntias, Heraclea-Minoa, Agrigenttim une des plus grandes villes de l'île, col. gr. ruinée dans la guerre punique ; Phintias ; Gela, col. gv. ;Hijbla, Carnarina, col. gr. ; Motyca, Neetum, Abolla, Helorus ; — sur la côte orientale : Syracusee qui a été pendant un temps la plus grande ville de l'Occident avec Cartilage. Ses ruines couvrent un terrain immense ; il n'en reste plus que la bourgade de Siracosa, dans la petite île d'Ortygia, autrefois au milieu du port, Acrœ, Herbessus, Thapsus, Megara-Hyblœa, Leontini Menœnum, Catama, col. gr. ; JFAna, au pied du volcan ; A cium ; — dans l'intérieur de l'île : Hybla, Hadranum, Centuripœ (Centorbi), Agyrium, Assortis, Henna, centre de la résistance des esclaves dans la guerre de 103 ; Pelra, Herbila. — Les îles Lipareœ, ou JEoliœ, ou Vulcanise au N. de la Sicile ; — Melita et Gaudos, au sud.

Sardinia 1. La Sardaigne était l'île phénicienne par excellence. C'est le pays qui a fourni le plus grand nombre de monuments appartenant à cette

les villes. Parmi les lois d'Antoine, qui furent abrogées par le Sénat après l'expiration de son consulat, il y en avait une qui était relative à la concession du droit de cité à tous les Siciliens (5). Ce qui prouve que la loi ne fut pas appliquée, c'est la liste de Pline, qui ne mentionne qu'un seul oppidum civium Rornanorum : Messana, et trois villes latines (c) : Cenluripa, Netum, Segesta.

Sous Auguste, cinq villes reçurent des colonies militaires, sans doute l'an 22 av. J.-C. : Tauromenium, Catana, Syracusee, Thermse-Himerenses et Tyndaris, auxquelles vinrent s'ajouter plus tard Lilybseum et Panormus. Agrigentum paraît avoir eu \ejus Latii.

Au point de vue judiciaire, cette province se divisait en un certain nombre de conventus (districts judiciaires). On connaît ceux de Syracusœ, de Lilybseum, de Panormus et àAgrigentum.

L'île de Malte dépendait de cette province. Les habitants avaient le droit de cité sous Auguste ; ils étaient inscrits dans la tribu Quirina.

1. De même que pour la Sicile, nous donnons l'état de province pour la Sardaigne et la Corse, d'après Becker et Marquart.

Province de Sardaigne et Corse.

Peu de temps après la l re guerre punique, les Romains enlevèrent la Sardaigne aux Carthaginois, sans la moindre apparence de droit. Il leur fallut la conquérir. T. Manlius ne la soumit que 3 ans plus tard.

La Corse fut occupée en même temps que la Sardaigne en 238, mais elle ne fut soumise qu'en 231 par C. Papirius Maso, et elle forma, avec cette île, une seule province. Elle fut gouvernée par un préteur, ce qui fit qu'en 227 on

(b) Cicér., ad Atlic, XIV, 12 : Scis quam diligam Siculos etquam illam clientelam honestam judicem. Multa illis Cœsar, neque me invito, etsi latinitas non erat ferenda. Ecce autem Antonius, accepta grandi pecunia, fixit legem aDiciatore comitiis latam, qua Siculi, cives Romani, cujus rei, vivo illo, mentio nulla. — Un autre passage de Cicéron (Phil. II, 37.) se rapporte aussi à la loi d'Antoine : « Civitas ab Antonio, non jam singil'atim sed provinciis lotis dabatur ; » — et. Dion CassiusXLV, 23, et XL1V, 53. — Diodore (XIII, 35) parle en termes formels de la "oncession du droit de cité : IloJ^al foûv tùv xaxà ty)wyj&lt ;7ov toXswv y_ptijj.svai Sit-0.i&lt ;ra.'j TOtç -ïoùto'j (de Dioclès) v6(J.ot ; C-'XP 1 oxou ■juâvxeç ol 5tzî).tÛTai xr,ç Pw|j.alwv tuoXlte'.c.ç 7)^ua9-*)(7av. —

Relativement à l'abrogation des lois d'Antoine, voy. Cicér. Phil. V, 7 ; XII, 5, 12 ; XIII, 315.

(c) Bist. nat., III, xiv,2 : Messana ; et III, xiv, 5, pour les villes Latinœ conditionis, Centuripini, Netini, Segeslani. Suiventtoutcs les villes appelées tributaires, slipenamrix au nombre de 47.

civilisation. Villes : Caralis (Cagliari) cap. ; Nom (Nura) où ont été trouvés les hypogées phéniciens et les monuments qui ont formé le musée de Turin. En faisant le tour de l'île, on trouvait : Bitia, Sulci, Pupulum, Neapolis, Thœrus, Othoca, Cornus, Carbia, Nura, Turris-Libyssoms, Phivium, Tribula, Viniola, Olbia, Feronia, Viniola, Sulcis, Saralapis, Sarabm. Dans le centre de l'île : Usellis, Forum Trojani, Gurulis, Lésa, Luquido.

Corsica, habitée par les Ligures, colonisée par les Phéniciens, puis par les Grecs, surtout par ceux de Phocée. Villes : Mariana, Alerta, Urcinium, Pallœ, Pauca, Opimim, Clunium, Marianum.

LES ONZE RÉGIONS AU TEMPS D'AUGUSTE

(Voy. la carte accessoire dans la pi. Il, Italia superior.)

Ces régions, mentionnées par Pline, d'après l'Orbis pictus d'Agrippa, ne sont pas une division administrative de l'Italie. C'est simplement une répartition de territoires, dans laquelle on s'est conformé aux anciennes divisions de peuples, -ou groupes de nationalités. Ces nationalités étaient si bien éteintes et avaient été si complètement absorbées dans la cité par le système d'assimilation des Romains, que ces circonscriptions, déterminées, par les noms seuls des contrées, ne représentent plus qu'une expression géographique. On peut indiquer l'étendue et les limites de ces onze régions en identifiant tous les noms de villes de l'énumération de Pline avec les noms modernes, car les limites ne sont pas mentionnées dans cet auteur, mais seulement les localités comprises dans chaque région ;

nomma seulement deux nouveaux préteurs : l'un pour la Sicile, l'autre pour la Sardaigne et la Corse. On doit donc entendre, sous le nom Sardinia, les deux îles.

A partir du milieu du deuxième siècle avant J.-C, on envoyaen Sardaigne des propréteurs. On connaît Tihis Albucius, proprœtor Sardinise de l'an 105, et M. JEmilius Scaurus, propraetor Sardinise de l'an 55. Les deux îles étaient toujours réunies sous leur administration.

L'an 27 avant J.-C, la Sardaigne resta au Sénat. Elle eut un proprsetor avec le titre de proconsul.

Le caractère remuant et peu sûr des habitants rendit nécessaire, par exception, une administration militaire. Nous voyons aussi qu'Auguste y envoya, l'an 6 après J.-C, un eques Rojnanus, sans doute avec le titre de procurator, titre qu'on retrouve plus tard.

Lorsque Néron déclara l'Achaïe libre, il rendit en échange la Sardaigne au Sénat. Si le témoignage de Pausanias est exact ici, il faut peut-être croire qu'après Auguste et jusqu'à Néron, la Sardaigne aurait été une province de l'empereur. On trouve un procurator Sardinise du temps de Commode.

Ce fut sous Constantin que la Sardaigne et la Corse furent séparées, chacune sous les ordres d'un prœses.

Au point de vue de la condition de ses habitants, la Sardaigne était fort mal partagée. Ayant été conquise militairement, elle était ensuite devenue agerpublicus dans toute son étendue. Elle payait la dîme pour toute espèce de terre et, en outre, un stipendium (a). Dans les temps de grande nécessité, on imposait une secondedîme, moyennant toutefois une remise faite par le trésor aux habitants. De sorte que la Sardaigne fut comptée parmi les tria frumenlaria Reipublicse. Au temps de Cicéron, la province n'avait pas une seule ville jouissant de privilèges particuliers.

Plus tard, on y fonda quelques colonies militaires. La Corse en avait 2 sur 25 villes : Mariana, colonie de Marius, et Aleria, colonie de Sylla.

Il se forma plus tard encore plusieurs établissements en Sardaigne, savoir : la ville Ad Turrim Libyssonis, peut-être sous Auguste ; — Uselis, peut être sous Hadrien, et Corn us. Enfin, Pline (Hist. nat. 111, 7, 85) cite CaraLes comme oppidum civium Rornanorum.

(a) Cicéron, pro Balbo, 18, 41 : Quod si Afris, si Sardis, si Hispanis,agris stipendioque mulctatis, virtute adipisci licet civitatem ; Gaditanis hoc idem non licebi ! ? — TiteLive, XXIII, 32 : Gravi tributo et coltatione iniqua frumenti pressos, — Cf. le chapitre 4i, où il est dit que les habitants de la Sardaigne payaient le stipendium et le frumentum. c'est ce que nous avons fait avant d'établir les limites de chacune d'elles, sur la carte acces- soire. l re Région Latium et Campania. 2 e — Apulia. Messapia, Hirpini. 3 e — Lucania et Bruttium. 4 e — Samnium, Sabini, Marsi, Veslini, Pœligni, Marrucini, Frentani. 5 e — Picenum et Prxtutii, 6 e — Umbria, Senones. 7 e — Etruria. 8 e — Gallia Cispadana. 9" — Liguria. 10 e — Venetia, Car ni, Istria. 11* — Gallia transpadana. TABLEAU DES COLONIES ÏOMAINES FONDÉES AVANT L'ANNÉE 150 AV. J.-C. On sait que la condition des cités en Italie était très-variée. Le système romain consistant à dé- truire les nationalités pour leur substituer l'isole- ment municipal , on a eu soin de montrer aux peu- ples vaincus qu'il n'y avait, pour eux, de salut et de refuge que dans la cité romaine. Pour mieux dé- truire tous les liens, on fit quatre conditions diffé- rentes aux cités italiennes, et l'une de ces condi- tions se subdivisait elle-même en plusieurs degrés. 1° La colonie, image vivante de Rome et formée de citoyens romains ; surveillante des pays vaincus, sentinelle avancée de la cité dont elle avait la con- stitution : le Conseil des Décurions, ordo, qui était un petit sénat ; la curia ou assemblée du peuple qui avait ses comices comme le peuple de Rome; les Duumviri, magistrats annuels, espèce de consuls; les Quasstores chargés, comme ceux de Rome, du trésor; les JEdiles, de la voirie. Tous les cinq ans, pour le recensement, les colonies avaient leurs censeurs, les Duumvirs, qui, cette année, pre- naient le titre de quinquennales. Telle était la condition à peu près générale de l'administration coloniale. 2° Municipes, villes qui ont conservé leurs ma- gistrats et leurs institutions , d'ailleurs assez peu différentes de celles de Rome, ville latine dans l'origine et qui avait elle-même beaucoup emprunté à ces antiques cités. Les municipes n'avaient pas le droit de cité dans sa plénitude, mais l'obtenaient par parcelles : jus commercii, jus connubii, jus Italicum, jus Latinum, et, de progrès en progrès, pouvaient parvenir à une con- dition à peu près égale à celle des colonies. Les municipes se subdivisaient donc en autant de degrés qu'il y avait de concessions parcellaires possibles du droit de cité. Tous étaient en marche vers cette obtention sans laquelle on n'était rien. 3° Villes alliées, n'ayant aucun droit, conservant leurs lois, nommant leurs magistrats, et obligées de fournir hommes et argent à la requête de Rome. Condition mauvaise. Tous s'armèrent, en 90, pour la changer contre l'obtention du droit de cité. 4° Préfectures, villes punies, état transitoire. En 88 av. J.-C, la loi Plaulia-Papiria accorda le droit de cité à l'Italie ; en 47 la Loi Julia munici- palis, un des plus grands actes de César, amena une sorte d'uniformité dans les constitutions muni- cipales de l'Italie. Les distinctions de colonies, de municipes, ont donc moins d'importance à partir du premier siècle : c'est pour cette raison que nous avons dressé le tableau des colonies fondées avant l'année 150 av. J.-C. (Pour les colonies latines et les colonies romaines de l'époque royale, voy. la carte du Latium, et le tableau n° 13.) Ostàz,sousAncusMartius. Vitellia (Latium), 395 Antium. Satricum (Latium), 384 Labicum (Latium); 418 Cales (Campania), 336 av. J.-C. Terracina (Volsques) 329 Fregéllse, 329 Luceria (Apulie), 3)4 Suessa Àurunca (Campanie) , Pontia (insula), Saticula (Latium) lnteramma (Volsq.) 312 Casinum (Volsques), 312 Sora, 303 Alba Fucinensis , 303 Namia, 299 Carseoli, Minturnee , Sinuessa, Venusia , Sena Gallica, Halria, Cosa, Posidonia ou Pœs- tum, Ariminum, Maliessa ou Benc- ventum , JEsernia (Picenum) , 263 Msulum (Latium), 246 313 313 313 298 296 296 291 282 280 273 273 268 268 Brundisium, Spoletium^ Alsium Fregenœ J en Étrurie Pyrgi ) Cremona Placentia, Puteoli, Vollurnum, Liternum , Salemum, Buxentum, Sipontum, Tempsa, Croton, Copia, Valentia, Bononia, Potentia, Pisaurum, Saturnia , Parma , Graviscse , Aquileia, Luna, 244 241 218 218 194 193 192 189 184 183 » 181 » 177 Quelques-unes des plus anciennes colonies ro- maines avaient disparu, puisque Tite-Live dit. qu'en 209, Rome en avait trente ; or, en comptant celles qui sont antérieures à cette date, nous en trouvons trente-trois. COLONIES GRECQUES DE L'ITALIE MÉRIDIONALE ET DE LA SICILE. Aux âges héroïques. Argos-Hippium (Arpi). Sipontum (Santa Maria di Siponto). Metapontum. Petelia. Crimisa. Aux âges historiques. Cumee, date douteuse. Amyclee , détruite en 150. Ile Pilhecusa (Ischia). Neapolis. Dicécarchia ou Puteoli. Crotona. Caulonia. Locri-Epizephyrii , vers 730 (av. J.-C). Tarentum , col. la- cédémonienne, 7C8 Sybaris , col. d'A- chéens et de Tré- zéniens, 703 Rhegium, col. chal- cidienne, 667 Thurium, col. d'A- thènes. 440 Sicile. Camicus, xm e siècle. Heraclea Minoa, plus anciennement Macara, xiii siècle. Engyum, — Syracusœ, col. dor. , vers 736 Naxos, col. chalci- dienne, » Hybla , plus tard Megara , Leontini, Catana, Callipolis, Eubœa, Zancle, Gela, Acrge Enna Casmene ) Selinus, Himera , Agrigentum, Camarina, 728 732 663 - 643 627 vu siècle. 580 552 VILLES DORIG1NE PHENICIENNE. Motya, Panormus , Lilybœum , Brepanum , Eryx, Seyeste, Ercta. TRIBUS ROMAINES. Il y eut d'abord trois tribus à Rome, puis quatre (Voy. Plan de Borne), puis on fit des tribus nou- velles au fur et à mesure des conquêtes, pendant les premiers temps de la République. La tribu fut alors une division géographique, une réparti- tion de territoire. On se faisait inscrire dans la tribu où l'on avait son domicile ou un de ses domi- ciles. Plus tard, la tribu, par suite de l'extension du territoire romain, cessa d'être une expression géo- graphique et devint un véritable registre de l'état

civil. L'inscription dans une tribu était le signe officiel de la qualité de citoyen romain. Il y avait 35 tribus. Après la guerre sociale, les nouveaux citoyens fournirent 8 tribus, ce qui en porta le nombre total à 43 ; mais ce nombre fut ramené presque aussitôt à 35 et demeura invariablement fixé à ce chiffre.

Nous donnons : 1° la liste légale des 35 tribus ; 2° Les abréviations des noms des tribus telles qu'elles figurent dans les inscriptions.

N.-B. Les noms précédés d'un astérisque sont des noms de tribus donnés par les inscriptioas, mais qui sont fausses, imaginaires, ou mal gravées.

35 Tribus légales.

Æmilia. Lemonia. Sabbatina.
Aniensis. Mæcia. Scaptia.
Arniensis. Menenia. Sergia.
Claudia. Oufentina. Stellatina.
Collina (Urba- Palatina (Urb.) Suburana ou Su-
na). Papiria. cusana (Urb.).
Cornelia. Poblilia, Publi- Terentina.
Crustumina. cia. Tromentina.
Esquilina(Urb.). Pollia. Veientina.
Fabia. Pomptina. Velina.
Falerina. Pupinia. Veturia.
Galeria. Quirina. Voltinia.
Horatia. Romilia.


Abréviation des noms des tribus tels qu'ils figurent dans les inscriptions.

— * AELIA.

— AEM • AIM • AEMI • AEMILia.

— AN • ANI • ANIEN • AN1ENS • ANIESIS.

— * AP., Grut. 909. 11. 12. — Appia., peut-être pAP. Papiria.

— * AVGusta, un seul exemple : Fabretti, 340-513.

— * AVRelia, Fabrett, p. 340-513.

— * CAMILIA. CAMIL-CAM., Grut, 528, 4.

— * CAMPANA, d'après des inscript, frustes. Grut.

— CL • CL A • CLAV • CLAVD • CLAVDIA.

— CLVENTia., Grut., 548, 9.

— CLV — CRV • CLVST. CRVST — CRVSTVMINA.

— * CLVVIA. Grut. 521-2.

— COL-COLLINa.

— COR • CORN • CORNELia.

— * DVMia, Grut., 772-3.

— ESQ • ESQV1L • EXQ. Esquilina.

— FAB • FABIA.

— FAL • Falerina.


— *FL-FLA.FLAVIA., Grut., 566. Orelli, 3075

3076, 3077, 3078, 3079.

— GA-GALeria.

— HOR- HORAT. Grut. 26510-661, 14.

— * IVLia., Grut., 549, 4 ; 924, 15. Or., 3080.

— * LATina., Grut., 735. 7. Or., 3083.

— LEM • LEMON • LEMONIA.

— MAECia.

— MEN-MENENia., Or., 3084.

— * OCR.OCRICulana., Grut., 189-5.

— OVF. O • V • F • OVFËNtina., Or., 3085.

— PA • PAL • PALAT. PALATINA.

— PAPIAM. Hagenbucb a démontré que c'était la même que la Papiria.

— PAP • PAPIRia • Grut. 347, 2.

— * PINARIAM (? ?).

— PO • POB • POP • PVB • PVBL • PVBLIL • PVBLICIA. Publilia, Popilia, Publicia (même tribu).

— POL • Pollia.

— POM • POMP • POMPT • PON • PONTINA • Pomptina.

— PVP • PVPIN • PVPINIA.

— QVI • QVIR • QVIRINa.

— RO • ROMilia., Grut., 1006, 3.

— SA • SAB • SABBATINa.

— * SAPPINIA, Or., 3086.

— SCA • SGAP • SCAPTia.

— SER • SERGia.

— * STABERINA., Grut., 882, 14. Or., 3087.

— ST — STE- STEL. STELL — STELLATINA.

— SVB. SVBVRA- SVC, même que Sucusana.

— TER. TERENTINA

— * TITIENSEM.

— TRO-TROM • TROMENTina.

— VEIEN • VEIENTINA., Grut., 922. 1. Or. 3088.

— VEL • VELL • VELINA.

— * VER., Grut., 448. 9. Or., 3089, 90.

— VET. VETVRIA., Grut., 24-15.

— * ULP. Ulpia.

— VO • VOL • VOLT • BOLTINIA. VLTINIA. Vollinia.


Routes de l'Italie ancienne et des îles, d'après les itinéraires.

Les tables des routes anciennes sont le plus précieux document de la géographie.

Nous possédons de nombreux itinéraires pour l'Italie ancienne : 1° l'itinéraire maritime d'Antonin, 2° l'itinéraire des voies de terre ; 3° la table de Peutinger ; 4° l'itinéraire de Bordeaux à Jérusalem ; 5° l'itinéraire de Cadix à Rome.

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CARTE N° 13.

L'ANCIEN LATIUM. — LATIUM VETUS.

Sources et Documents : Dépouillement des textes ancien», les itinéraires, les travaux modernes de topographie de Gell, Westphal, Bormann, Nibby, Canina et surtout ceux de Pietro Rosa ; les recueils d'épigraphie et d'archéologie. Recherches et travaux personnels.

La campagne de Rome, en partie déserte aujourd'hui, est le pays du monde qui a vu les plus grandes choses et qui est, de beaucoup, le plus riche en souvenirs. C'est ce qui nous a décidés à en donner la topographie détaillée dans une carte spéciale.

Il faut distinguer : 1° le Grand Latium, qui comprenait, outre le pays des Latins, ceux des Èques, des Berniques, des Rutules et des Volsques, ce dernier embrassant les contrées occupées par les Ausones, les Auronces, les Opiques, etc. — 2° le Petit Latium ou Latium proprement dit, désigné par les géographes sous le nom de Latium Vetustissimum, qui se composait presque exclusivement


du pays des Latins, du sud de la Sabine, des terres voisines de Rome en Ëtrurie, sur la rive droite du Tibre, du petit territoire des Rutules et des pays limitrophes des Èques et des Volsques. C'est à peu près le pays auquel on donna le nom d'Ager romanus, et qui fut, pendant les siècles mémorables qui suivirent la fondation de la Ville, le champ de bataille où Rome se prépara à la conquête du monde.

On remarquera d'ailleurs que nous n'avons point tracé de limites sur notre carte. C'est une erreur des géographes de vouloir enfermer dans des frontières imaginaires les peuples de l'ancienne Italie. Rien de plus variable que l'extension et la réduction de leurs territoires. La seule division certaine, fixe et durable était la cité ; aussi bien chaque cité formait-elle un État à part, avec ses magistrats, ses institutions et ses terres ; mais le lien qui unissait ensemble les cités n'avait rien d'administratif ; c'était : 1° une ligue politique d'un caractère transitoire suivant les besoins ou les dangers du moment ; 2° une ligue religieuse avec des sacrifices annuels, commémoratifs d'antiques alliances, et signes d'une commune origine ethnographique. Dire précisément où s'arrêtait le territoire latin, où commençait celui des Volsques, des Eques et des Herniques est chose impossible. Les premières grandes divisions qui apparaissent dans la géographie historique de l'Italie sont celles des régions d'Auguste ; encore ne répondent-elles nullement à un système administratif, mais sont-elles de simples répartitions de territoire représentant en gros les anciens groupes des nations vaincues et assimilées aux vainqueurs. La cité, au contraire, a été, de tous temps, et est demeurée après la conquête la division politique, invariable et complète du territoire romain, comme elle avait été la seule division politique de l'ancien Latium où Rome trouva autour de son berceau le germe des institutions qu'elle a développées dans son sein et appliquées au monde soumis. Les provinces elles-mêmes ne furent d'abord, à proprement parler, que des départements, ou, mieux encore, des commandements militaires mobiles, avec des frontières changeantes, une administration irrégulière et qui ne commencèrent à trouver leur assiette que sous l'Empire.

Géographie physique. — Orographie et géologie. — La constitution géologique du Latium est étroitement unie à son orographie. Le sol est volcanique, sauf quelques portions de terrain jurassique crétacé dans les montagnes de Sabine et dans les deux ramifications de l'Apennin qui s'avancent jusqu'à Palestrine et jusqu'à Montefortino, et quelques rares portions de terrain subapennin tertiaire. Il est à peine besoin d'ajouter que les rives du Tibre et la côte d'Ostie, aussi bien que les marais Pontins, sont couverts d'un sol d'alluvion fluviale. La ligne volcanique de l'Italie prend naissance au N. de Viterbe, se prolonge jusqu'à Rome, puis jusqu'en Sicile, en passant par le golfe de Naples. Elle a formé des éruptions qui ont laissé pour témoignages des cratères isolés ou réunis, terrestres ou marins. Les cratères des volcans latins appartiennent tous au système du mont Albain, Albanus mons, qui offre, sur une échelle trois fois plus grande, une répétition du Vésuve. Cet immense volcan était formé du mont Albanus ou Cabensis proprement dit, les Tusculani Colles, au N., l'Algidus mons à l'O. Ils présentent comme cratère centrale, la vaste coupe connue sous le nom de Campi di Annibale, puis une foule de cratères parasites dont la plupart sont ou ont été remplis par des lacs. Le cratère du Lacus Albanus, du Lacus Nemorensis (Lago di Nemi), du Lacus Aricinus (desséché), du Lacus Luturnas (desséché), le Pantano secco, le Laghetto, et, dans la campagne, les lacs Gabiensis et Regillensis (desséchés). Rome est construite sur le tuf et la pouzzolane dont elle s'est fait de tous temps un article considérable de commerce. — Il faut citer, en Sabine, le Catillus, Peschiavatori ; le Lucretilis, Mte Gennaro, chanté par Horace, l'Æflianus, au S. de Tivoli, et, à 3 milles de Rome, sur la rive droite de l'Anio, le mont Sacer où les plébéiens se retirèrent l'an 493 ; — Les Corniculi montes (Mte Gentile).

Hydrographie. — Le Tiberis, très-anciennement appelé Albula, aujourd'hui Tevere, est un des fleuves les plus remarquables de l'Europe pour son économie, l'étiage étant toujours assez élevé et les inondations très-rares : ce qui s'explique par la nature spongieuse du bassin qui absorbe promptement les eaux de pluie et ne les rend que lentement à la terre


sous forme d'une foule de ruisseaux. Le Tibre est très-limoneux, produit des atterrissements considérables à son embouchure et couvre la côte de ses alluvions jusqu'à Antium. Les anciens avaient mis à profit les qualités exceptionnelles du Tibre et avaient corrigé ses inconvénients par l'entretien du lit et de l'estuaire artificiel de leurs ports, qui établissait une communication libre entre la mer et le fleuve au-dessus de sa barre. « Le Tibre lui-même a ses ruines, » dit Bonstetten ; le lit primitif et abandonné du fleuve, dit fiume morto, fleuve mort, nous montre, à 4 milles de la mer, la position du port d'Ostia, construit sous Ancus Martius « sur la mer. » Là était le rivage à cette époque.

L'Ile Sacrée s'est donc entièrement formée depuis lors. Le port de Claude et celui de Trajan nous montrent, à droite, et bien à l'O. de Fiumicino, où est l'embouchure actuelle, l'emplacement du rivage au Ier siècle de l'Empire.

Affluents du Tibre : à droite, la Cremera, célèbre par le rocher dont il baigne le pied et qui fut défendu par les 300 Fabius ; à gauche, l'Allia (victoire des Gaulois sur les Romains, 390), dont la position est déterminée par Tite-live, qui le place à 11 milles de Rome, et par Aurelius Victor, qui le place à 14 milles au ruisseau de Marcigliana-Vecchia, dont la source est à 14 milles, et l'embouchure, à 11 milles de l'enceinte de Servais Tullius ; — l'Anio (Teverone), qui forme les Tres Lacus de la villa de Néron à Sublaqueum, Subiaco ; les cascades de Tibur (Tivoli), et reçoit lui-même, à droite, la Digentia, Licenza, qui arrosait la campagne d'Horace à Ustica, l'écoulement du lac sulfureux des Aquæ Albulæ, aujourd'hui Lago delle Isole Natanti, qu'il ne faut pas confondre, comme l'a fait Servius, avec l'Albunea du Latium, l'Ulmanus, et probablement le Tutia sur les bords duquel campa Hannibal ; à gauche, le petit ruisseau Peneus qui arrosait la villa d'Hadrien, plusieurs ruisseaux sans nom dont l'un a servi d'écoulement aux lacs Gabiensis et Regillus. Le Tibre reçoit encore à gauche, l'Almo, Acquataccia, au S. de Rome ; le Spino et le Nodinus, et un affluent qui prend sa source au pied de Tusculum, dans le massif de l'Albanus mons, et qui devait son origine à la fameuse source Ferentina, dans le Nemus Ferentinum, où s'assemblaient les députés des villes latines pour délibérer et d'où ils partaient pour gravir l'Albanus mons (nommé dans une inscription, remarquée par M. Mommsen, Cabensis, d'où est venu le nom moderne Mte Cavo) et se rendre au temple de Jupiter Latialis. — Dans la mer, se jetait le ruisseau célèbre du Numicius, Rio di Pratica, où mourut Ënée.

Lacs et sources. — Près de l'embouchure du Tibre, à gauche, était le Lacus Ostiensis, formé des eaux du fleuve et de celles de la mer et qui n'a pas existé dans les plus anciens temps, lorsque les atterrissements du Tibre n'avaient pas rompu toute communication de la plaine de Laurentum avec la mer. Ces eaux dormantes sont une des causes de la malaria qui rend ce beau pays désert aujourd'hui. Le lac d'Ostia existait certainement au temps de Virgile qui le mentionne dans l'Énéide, mais les écoulements ménagés du côté des salines empêchaient l'insalubrité. — Près de la source du Numicius, est le Lacus Juturnæ ou Turni Lacus, puis la Fons Annæ Perennæ, ou d'Anna, sœur de Bidon (Ovide), qui avait une autre fontaine près de Rome (dans les jardins Borghèse), où le peuple allait la fêter. La Fons Egeriæ était dans Rome et non dans la Caffarella au S. de la Ville où l'erreur populaire la place encore aujourd'hui. Il y en avait une autre sur les bords du Lacus Nemorensis.

Forêts : En Sabine, la Sylva Malitiosa, célèbre dans la guerre du Sannium ; — le Lucus Robiginis, bois consacré à la rouille du blé (Ovide), à la 8e borne de la voie Nomentane ; — la Sylva Arsia, où Brutus, le 1er consul de Rome, fut tué, dans la guerre contre les Étrusques ; — la Sylva Laurentina, forêt de Laurentum, immortalisée par les poëtes ainsi que Lucus Jovis Indigetis, près de Lavinium.

Ethnographie et histoire. Les premiers habitants de cette contrée furent, selon toute apparence, les Sicules, qui furent ensuite chassés, par les Pelages, du sol qu'ils occupaient vers l'endroit où s'étendit plus tard la cité de Tibur, Tivoli. Denys remarque même que, de son temps, un quartier de cette cité avait encore retenu le nom de Siculium, peut-être la moderne Siciliano. Les Pelages, — dénomination vague sous laquelle on confond tous les peuples qui ont laissé sur le sol les vestiges d'une civilisation dans l'enfance, caractérisée par des monuments cyclopéens, — ont dû occuper plutôt les montagnes que les plaines. Les monuments les plus anciens de la campagne romaine accusent déjà un art plus avancé que ceux de l'Apennin et appartiennent certainement au 2e âge des sociétés italiotes. Il est certain néanmoins que les dernières éruptions du mont Albain ont recouvert des habitations, et les découvertes faites au commencement de ce siècle, à Albano et, plus récemment, dans la tranchée du chemin de fer de Rome à Naples, ont mis au jour, dans le sol, dégagés des couches volcaniques qui les recouvraient, des objets annonçant un art plus perfectionné. Aux âges historiques, nous trouvons, dans le Latium, le peuple qui lui a donné son nom, et que Tite-Live appelle aussi les Aborigènes. Les Latins étaient certainement d'origine indo-européenne, et leur langue, comme celle des Èques, des Herniques, des Volsques, constituait un dialecte du grand idiome des Osques, langue intermédiaire entre le sanscrit et le latin. Quant aux Sabins, qui se sont avancés du N. au S. jusqu'au confluent du Tibre et de l'Anio, ils avaient la même origine, mais ils appartenaient à la branche sabellienne, peuples montagnards, plus rudes, plus belliqueux que ceux de la plaine et du rivage. Les Étrusques, qui n'ont franchi le Tibre que rarement, appartiennent indubitablement, quoi qu'on ait pu dire, à la même race indo-européenne. Si leur langue, encore mal connue, diffère essentiellement du Latin, elle ne semble pas pouvoir être rattachée avec certitude aux idiomes sémitiques ; et quand même on parviendrait à établir son analogie avec le phénicien et l'hébreu, la question originelle du peuple qui la parlait reste intacte. Les colonies ont pu venir par mer, y apporter leur civilisation et faire l'office d'institutrices des peuples ; mais la masse même des nations n'a pu se transporter que par terre, et cette nécessité exclut toute idée d'origine sémitique en ce qui regarde les Étrusques. Leur civiiisation et leurs arts ne rappellent que l'Inde, la vallée de l'Euphrate, l'Asie Mineure, et aux âges plus rapprochés de la fondation de Rome, la Grèce greffée sur l'Orient.

Latins, Sabins, Etrusques, tels sont les trois éléments qui se touchent en un point, Rome, pour s'y confondre dans une mesure à peu près égale, et produire, par leur contact et leur mélange, la nation romaine. La tradition fait du fondateur de Rome un Latin, du second roi, un Sabin ; et il est démontré que les trois derniers rois sont venus d'Etrurie. Les Etrusques ont pénétré dans lé Latium avant l'époque républicaine. Les anciens noms géographiques Tusculum et Cœlius sont Etrusques.

Mais Rome est avant tout ville Latine, comme l'a montré Mommsen. Elle est latine par ses institutions, comme par sa première origine ; elle l'est par sa religion, sa langue, et elle faisait partie de l'ancienne ligue du mons Albanus et de la source Férentine. Ayant détruit Albe, elle prit même sa place et devint capitale du Latium. Les premières guerres de la République sont la lutte de Rome contre des cités jalouses et presque rebelles.

L'étendue du Latium vetustissimum ne peut être déterminée approximativement que par le nombre


et l'emolacement des villes de la ligue Latine, « populi in monte Albano carnem accipere soliti, » mais, comme elles avaient presque toutes disparu sans laisser de vestiges « sine vestigiis, » au temps de Pline, il serait bien difficile de les retrouver aujourd'hui.

Ces peuples, ou cités étaient au nombre de 53.

N. B. Ceux dont les noms sont en italiques ont urne position reconnue et figurent sur la carte :

Satricum, Pometia, Scaptia, Pitulum, Politorium, Tellene, Tifata, Cænina sur les bords de l'Anio et peu éloignés d'Antemnæ, Ficana, Crustumerium, Ameriola (?) Medullia, Corniculum, Saturnia (à l'endroit où fut plus tard Rome), Antipolis (sur le Janicule), Antemnæ, Camerium (?), Collatia, Amitinum, Norbe, Sulmo ; Alba, Æsula, Acia, Abola, Bubeta (peut-être Bovillæ), Bola, Cusveta, Corioli, Fidenæ, Foretum, Horta, Latinium ou Lavinium, Longula, Manas, Macrala, Mutucuma, Munia, Numinia, Ollicula, Octula, Pedum, Pollusca, Querquetulum, Sicania, Sisola, Tolerium, Tutia, Vimitellara, Velia, Venetula, Vitellia.

En prenant seulement les positions connues, on voit que le Latiumn était pas limité par l'Anio et que la Sabine ne s'avançait pas autant vers le sud qu'on le croit communément puisque plusieurs cités de la ligue latine étaient au N. de cette rivière.

L'Ager romanus fut la'première terre conquise dans la circonférence qui entoure Rome. Les routes formèrent les limites des plus anciennes tribus rustiques qui rayonnèrent ainsi de manière à former chacune un angle ayant son sommet à la porte de la Ville et s'élargissant au fur et à mesure des conquêtes. (Voy., sur la carte, la position des tribus Pupinia, Papiria, Lemonia, Mæcia, Scaptia, Crustumina, les seules dont la position, voisine de Rome, puisse être déterminée avec certitude.

Description topographique [3]. 1° En Etrurie, au N.-O. du Tibre : Veii, à l'Isola Farnese, ruines ; — Lorium, à 12 m. de Rome, à dr. de la via Aurélia, campagne de Marc Aurèle ; Fregenæ, s. la via Aurélia. — Pons Milvius, à 1 m. de Rome, les routes Cassia-Claudia et Flaminia en partent (auj. Ponte Molle) ; Prata Quinctia, célèbres par la charrue de Cincinnatus, au pied du monte Mario.

Entre le Tibre et l'Anio : Fidenæ, sur la voie Salaria, près de la rive dr. du Tibre, avec sa citadelle, au Castel Giubileo, à 5 m. de Rome, célèbre dans les premières guerres de Rome ; — plus près de l'Anio, est la villa Phaontis, où mourut Néron en 68.

Crustumerium (Marcigliana Vecchia), avec le Lucus Martis, connue dans les premières guerres de Rome, Eretum, sur le Mte Rotondo, et dans la plaine, comme beaucoup d'anciennes villes, qui, à l'époque de la paix, descendirent, de leurs escarpements et vinrent se poser près des routes. — Nomentum, la Mentana ; Aquæ Labanæ (Strabon), dont on reconnaît encore la piscine ; Ameriola, Medullia et Cameria, positions douteuses, peut-être aux trois sommets isolés du sud de la Sabine : Monticelli, San Angelo, Cesi, à peu de distance, à l'O. du Lucretilis ; — Corniculum, au Mte Gentile ; — Ficulea, un peu au S.-E. de la précédente. — Aux environs de Tibur, Tivoli, municipe très-ancien et très-important, se groupaient les villas célèbres, de Mécène, qui n'était pas, comme on le croit communément, aux cascatelles, dans la ville même, vers l'usine actuelle, mais à quelque distance de là : remplacement qu'on lui a donné est celui du célèbre temple d'Hercule ; la villa de Catulle, en face de la grande cascade ; la villa de Munatius Plancus, le fondateur de Lyon, à quelque distance au nord ; la villa de Quintilius Varus, qui perdit les légions d'Auguste en Germanie, à Sa Maria-sopra-Quintiliolo, en face des cascatelles ; la villa de Vopiscus, décrite par Stace, près de la grande cascade ; les villas des Pisons, de Cassius, de Brutus, au sud de Tibur et sur les flancs de l'Æfflianus (Mte Affliano), au pied duquel sont les immenses débris de la villa d'Hadrien, dans le domaine du prince Braschi. Il faut encore citer les villas de Popilius, de Ruber, des Cæsonii, et le domaine des Plautii. Dans la Vie d'Horace, attribuée à Suétone, il est parlé d'un petit domaine du poëte à Tibur ; on ne sait sur quel fondement on le place à la petite chapelle S. Antonio, en face des cascatelles, dans un endroit inhospitalier où croissent difficilement l'olivier et même l'aloès. C'est à 12 milles environ de Tibur, qu'était la vraie campagne d'Horace, à Ustica, retrouvée à Rustica par M. Pietro Rosa, près des sources de la Licenza, l'ancienne Digentia, à quelque distance au N., de Rocca Giovine, où était le Fanum Vacunæ. Quant au vicus de Mandela, il était près de l'Anio, à Bardella, non loin de Varia, Vicovaro. En continuant de remonter l'Anio, on arrive à la villa de Néron, à Sublaqueum (Subiaço) ; plus près de Tibur, dans les montagnes des Èques, on reconnaît encore des ruines qui marquent sans doute l'emplacement de Sassula et d'Empulum ; la station des Aquæ Albulæ, à 4 m. de Tibur sur la route de Rome, avec les bains d' Agrippa, encore debout, près du Lago delle Isole Natanti.

Entre l'Anio et la via Appia : Antemnæ, au confluent de l'Anio et du Tibre, et avant d'arriver à l'Anio, en partant de Rome, comme le nom l'indique (Ante amnem) ; Collatia, que M. Pietro Rosa a démontré ne pouvoir être à Castelluccio dell'Osa, mais à quelque distance de là, au N. de Gabii, dont les ruines se voient encore près des lacs desséchés de Gabii et de Regillus. Toute cette topographie a été récemment éclaircie et fixée avec certitude par l'habile archéologue ; Querquetula, à l'Osteria di Corcollo ; Scaptia, à Passerano ; Pedum et Bola, positions moins certaines. Près de l'Anio, M. Pietro Rosa a retrouvé les carrières mentionnées par Strabon et Denys et qui ont fourni la pierre de travertin dont Rome a été construite. — Plus près de Rome, sont les villas des Gordiens et le Suburbanum Hadriani. — Dans le massif des Mts Albains : Tusculum, dont les ruines se voient au-dessus de Frascati ; le Tusculanum Ciceronis. que Pietro Rosa porte à Frascati même dans la villa Aldobrandini ; la villa de Lucullus dont la ville de Frascati et les villas fameuses, Torlonia et Picolomini, représenteraient l'emplacement ; — la villa de Porcius Caton à Mte Porzio ; — Labicum, à Mte Compatri ; — la villa de C. Julius César après la station Ad Quintanas ; — Corbio et Tolerium à l'O. de l'Algidus qui donnait son nom au pays, Algidum, si célèbre dans les guerres des premiers temps de la République et où passait la voie Latine qui conduisait, par ce défilé, aux pays des Èques, des Herniques et des Volsques, ce qui en faisait un point stratégique de première importance. — En Algide était le Fanum Fortunæ. — Sur le sommet de l'Albanus, le temple de Jupiter Latial, qui réunissait pour des sacrifices communs, tous les peuples de la ligue latine ; — la douteuse position de Fabia doit être cherchée sur les flancs de la montagne ; Alba Longa est reconnue sur les bords du cratère du lac Albain, entre le temple de Jupiter et le lac. Le couvent de Palazzola montre encore l'inscription consulaire déposée sur la route du cortège sacré qui, de la source Férentine (près de Marino), se rendait au temple. — Autour de la moderne Marino, se groupent les emplacements des villas de Marius, de Murena, de Sylla ; puis Roboraria et Castrimœnium doivent être cherchées dans les environs. — Sur les flancs opposés du cratère, au sud, se voient encore les ruines de la villa de Domitien (à Castel Gandolfo et aux villas Barberini et Torlonia),


construite, en partie, sur l'emplacement d'une des villas de Clodius, qui en possédait une autre sur les flancs de l'Albanus, entre Aricia et le temple de Jupiter, à 16 ou 17 m. de Rome (supposition rendue nécessaire par le texte de la milonienne). C'est la villa inférieure, celle qui était voisine du 13e m. de la voie Appienne, qui renfermait les hommes placés en embuscade, et c'est en face de cette seconde villa qu'il fut tué, près de l'autel de la Bonne-Déesse, non loin de la ville de Bovillæ, qui est au 12e m. de la voie Appienne. La ville moderne d'Albano occupe l'emplacement du camp prétorien des empereurs. On en voit encore les étages divers et la disposition générale. — La villa de Pompée était à l'entrée même de la moderne Albano ; et le monument que l'on remarque, à gauche de la porte, au 15e m., passe pour avoir reçu ses cendres (Plutarque). Aricia avait une citadelle, qui est la Riccia, et s'étendait jusque sur les bords du lac, desséché aujourd'hui, mais dont on voit très-nettement le cratère. — M. Pietro Rosa a retrouvé et restitué le fameux temple de Diana Nemorensis, sur les bords du lac du même nom, aujourd'hui lago di Nemi, en face de Genzano. Il a reconnu également le Clivus Virbii, sentier d'Hippolyte Virbius qui y conduisait et se raccordait avec la via Appia, au 16e m. L'émissaire souterrain du lac Nemorensis et celui du lac Albanus ont été déterminés avec exactitude par le même savant. — Sur les confins du pays des Eques et des Volsques, il faut citer encore Velitræ, Velletri, première ville des Volsques de ce côté, autrefois immense et dont l'étendue est encore facile à reconnaître ; dans la montagne : Cora, Cori, Norba avec ses murs cyclopéens, l'arx Carventana, Artena Volscorum, Vitellia, dans la plaine, et, sur la limite du pays des Èques : Præneste, Palestrine, avec sa citadelle, où Marius le Jeune se fit donner la mort, après la bataille de Sacriportus. La ville moderne de Palestrine occupe en partie l'emplacement de l'immense temple de la Fortune.

Entre la via Appia, la mer et le Tibre, rive gauche, s'étend aujourd'hui un désert couvert de ruines et rempli des plus illustres souvenirs ; sur la via Appia sont, au 2e m., les catacombes historiques de S. Caliste, découvertes par M. de Rossi, en 1854, avec les tombeaux des papes de l'Église primitive, la basilique S. Sébastien, le cirque de Maxence, le seul au monde qui soit assez bien conservé pour faire comprendre les courses de char. Le Nymphæum de la nymphe Lara (Ovide), fille de l'Almo, pris, à tort, pour la fontaine Égérie. Le tombeau de Cæcilia Metella, femme de Crassus, les fossæ Cluiliæ, où combattirent les Romains et les Albains ; au 5e m., le Campus sacer Horatiorum avec les tombeaux des Horace, encore subsistant, la villa des Quintilii, usurpée par Commode ; à droite de la voie, en partant de Rome, on voit, sur des éminences, des ruines de villes latines, Appiola, Mugilla, Tellene, dont les positions respectives ne sont pas faciles à déterminer ; la villa des Sulpicii, à la 3e borne de la voie Ardéatine ; la catacombe de Domitilla du 1er siècle de J.-C, explorée par M. de Rossi ; le vicus Alexandrinus, près de S. Paul-hors-les-murs ; Politorium, dont l'emplacement est douteux ; ainsi que celui de Ficana et de Canens ; à 18 ou 20 m. de Rome, Corioli, qui appartient déjà au pays Volsque et Lanuvium, Citta di Lavigna. En nous rapprochant de la mer et de l'embouchure du Tibre nous entrons sur le théâtre des sept derniers livres de l'Énéide.

Topographie de Virgile.

(Énéide, les 7 dern. livres.)

Pour comprendre la topographie de Virgile, il faut rétablir, par la pensée, le rivage, — si complètement changé aujourd'hui par suite des atterrissements considérables du Tibre, tel qu'il était, — non pas au temps d'Énée, car Virgile n'était pas géologue, mais au temps de Virgile, car il a décrit très-exactement le pays tel qu'il le voyait. Or l'emplacement que nous avons donné à Ostia sur la rive gauche du fleuve, d'après les ruines qui en subsistent aujourd'hui, marque le point où s'arrêtait la terre et où commençait la mer au temps du poëte. Le Lacus Ostiensis existait. Troja fut établie près du lieu de débarquement, entre le fleuve et le lac. Le camp troyen faisait face à la mer, et l'espace entre le lac et la mer était très-étroit. La Sylva Laurentina était derrière le lac, et la ville de Laurentum est déterminée au S.-E. par la route Laurentina, encore visible aujourd'hui. — Lavinium est certainement aux masures de Pratica ; le rio di Pratica est le Numicius ; les macchie ou petits bois de la rive droite, rappellent le Lucus consacré à Jupiter Indiges. La chapelle de S. Anna Petronilla, près d'une petite source, rappelle le temple et la source de la nymphe Anna Perenna, d'Ovide ; l'Anna soror de Virgile. Lavinium, s'appela sous l'Empire Lauro-Lavinium. La Fontaine de Juturna ou le Lac de Turnus est vers la source du rio di Pratica. L'Albunea de Virgile et l'oracle de Faune sont très-reconnaissables à la Solforata d'Altieri ; la description de Virgile est littéralement exacte. Le bois de Picus n'a pas changé de nom et s'appelle aujourd'hui Macchie di Pichi. Près de là, au S.-E., est le pays des Rutules, avec sa capitale, Ardea, Ardia, le Lucus Pilumni, le Castrum Inui et les eaux sulfureuses d'Ardée.

Il faut citer, dans le Latium maritime, comme appartenant à une autre époque, le remarquable système des ports qui furent substitués, sur la rive droite, à l'ancienne Ostia de la période royale et républicaine. Lorsque le fleuve se partagea en deux bras et que l'Insula Sacra fut formée par suite des atterrissements, Claude fit creuser un port, encore parfaitement visible, et Trajan l'agrandit. — Ce port, qui avait son accès sur la mer à quelque distance de l'embouchure du Tibre, communiquait, d'autre part, avec le fleuve au-dessus de sa barre. Par cette disposition le problème était résolu et la navigation dégagée des entraves de la barre, toujours si graves dans les fleuves des mers intérieures. Les Salinæ furent établies et existent encore aujourd'hui entre le lac d'Ostie et le fleuve.


Nous citerons enfin sur le bord de la mer, la villa de Pline le Jeune que l'on peut restituer d'après sa description et celle d'Hortensius ; — chez les Rutules. le temple de Vénus ; — et, chez les Volsques, Antium, Nettuno, avec la villa de Néron.

Aqueducs anciens.

Rome est aujourd'hui la première ville du monde par l'abondance, la limpidité et la fraîcheur de ses eaux. Elle n'en a que la 10e partie environ de ce que la Rome ancienne des Césars en possédait. Nous avons un rapport officiel adressé par Frontin, curator aquarum, surintendant des aqueducs, à Trajan. Ce rapport mentionne 13 aqueducs ; la Notitia en mentionne 17 ; Aurelius Victor, 20. Au temps de Procope, au vie siècle, il y avait encore 14 aqueducs sous les arcades desquels pouvait passer un homme à cheval. Voici le tableau comparatif des aqueducs suivant les trois premiers auteurs.

Frontin. P. Victor. Notitia.
Appia, Appia, Trajana,
Anio Vetus, Marcia, Annia.
Marcia, Virgo, Alsia,
Tepula, Claudia, Claudia,
Julia, Herculanea, Marcia,
Crabra, Tepula, Herculea,
Virgo, Damnata, Julia,
Alsietina, Trajana, Augustea,
ou Augusta, Annia, Appia,
Augusta (de Rome) Alsia, Alsietina,
Augusta (de l'Anio) Cærulea, Setina,
Octaviana, Julia, Ciminia,
Claudia, Algentiana, Aurélia,
Anio Novus. Ceminia, Damnata,
Sabatina, Virgo,
Aurélia, Tepula,
Septimiana, Severiana,
Severiana,
Antoniniana,
Alexandrina.

Les principaux aqueducs sont tracés sur notre carte avec la source d'où ils tiraient leurs eaux ; on pourra se rendre compte de leurs directions et de la distance qu'ils parcouraient.

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CARTE N° 14.

LE MONDE ANCIEN A L'ÉPOQUE DE LA PRISE DE CARTHAGE.

GÉOGRAPHIE POLITIQUE ET ÉCONOMIQUE.

Sources et documents : Dépouillement des textes anciens, travaux modernes de Eeeren, Boeckh, Mommsen, les statistiques comparées, etc.

1° L'Espagne [4] fut occupée d'abord par les Ibères, peut-être originaires d'Afrique. Elle fut colonisée ensuite par les Carthaginois (race phénicienne), au sud et sur les côtes ; elle eut quelques établissements grecs sur les côtes orientales. Elle reçut aussi des Celtes qui, se mélangeant aux Ibères, formèrent au N. E., les Celtibériens, et au N. O. les Galliciens.

Si l'Ibérie a donné 50 000 h. à Hasdrubal et a marchandé 3000 h. à Scipion, c'est que sa politi-


que consistait à favoriser Carthage et à servir plutôt les intérêts commerciaux de cette république que les Romains, le but des premiers étant la prospérité agricole, industrielle et commerciale, celui des seconds la domination politique exclusive à leur profit.

Divisions : 2 provinces : Citérieure, Ultérieure, administrées par des préteurs annuels. L'Espagne Citérieure comprenait les Gallæci, les Cantabri, les Vascones, les Ilergetes (cours supérieur de l'Èbre), les Celtiberi, les Carpetani (Castille), les Olcades (bassin super, du Tage), les Oretani (rives du Guadalquivir). L'Espagne Ultérieure comprenait les Lusitani, les Vaccæi (Léon), les Vettones (Estramadure), et la Bétique : Turduli, Turdetani.

Limites : Durius (Douero), laissant les Vaccæi à droite, les Carpetani à gauche, de manière à gagner Urci (Almeria).

Le mot provincia, employé par Tite-Live, a été expliqué par Mommsen : il a, le plus souvent, le sens de département ou commandement militaire et n'implique pas de limites géographiques.

C'est en 197 que les deux Espagnes furent données à des préteurs désignés par le sort (Tite-Live, xxii, 28).

La Lusitanie fut soumise en 138 ; les Gallæci en 136; — 10 commissaires furent envoyés après la prise de Numance (Appien de Reb. Hispan. chap. 99).

Sous Auguste seulement, l'Espagne comprit trois provinces. L'origine de cette division remonte à l'an 49 ; en effet, l'auteur du De bello civ. (I, 38) parle des trois commandements établis en Espagne : Afranius, en Espagne Citérieure ; Pétréius, en Bétique, et Varron, en Lusitanie. Sous les ordres du préteur, était un quœstor pro prætore. La condition des municipes et des campagnes sous l'administration républicaine des préteurs fut malheureuse.

Villes : Castulo, dans le pays des mines, v. carthaginoise ;

Certima (sources de la Guadiana), imposée à 2 400 000 sesterces par T. Sempr. Gracchus (Tit.- Liv., xl, 47);

Marcolica, à 10 000 000 de sest. (Tit.-Liv., xlv, 4) ;

Seguntia, dépôt et arsenal des Celtiberi (Tit.-Liv., xxxiv, 19) ;

Numance, détruite.

Le nord avait été ruiné et presque dépeuplé par la guerre. Le sud, plus épargné , car il y avait encore 200 villes en Turdétanie au temps de Strabon (III, c. ii, § 1, p. 116.

La Bétique avait été le Pérou des Phéniciens (Heeren). On connaît la facilité des anciens à remonter les fleuves d'Espagne :

Le Bætis, jusqu'à 1200 st. ou 220 kd. (Strab., III, il, 3, p. 117) ; le Durius et le Minius, à 800 st. ; le Tagus, l' Anas, un peu moins haut (Id.).

La côte intérieure, des Colonnes d'Hercule à Tarraco n'avait que peu de ports naturels, mais les ports phéniciens étaient creusés dans le rocher, comme à Tyr, à Carthage et à Utique.La fameuse lartessus n'était pas un port, mais une région. Gades, grande exportation de blé, devin, d'huile et de cire, de miel, de laine, de métaux, de salai- sons (Strab., III, ii).

Elle entretenait des relations avec Rome par Ostie Dicsearchia et l'Afrique ; Mellaria, Belon, Ménesthée, petits ports voisins.

Calpe et Carteia, arsenaux ; Malacea, salaisons ; la Ville des Sexitains , Έξιτανών πολιζ, salaisons (Strab., Galien, Martial) ;

Carthagène, rebâtie par les Romains après la ruine de Carthage, florissante au temps de Strabon ; métaux et salaisons (III, iv, § 6. Ed. Didot.) ;

Hemeroscopium, ville grecque, et, près de là, les forges de Dianium, ancienne origine. Travail du fer espagnol, très-vanté (Polybe, XIX, ii) ; Sagonte, ruinée); Tarraco, pas de port (Strab.). Cependant, Tite-Live dit Tarraconis portus ; Empurium, ville marseillaise et phénicienne, mixte, avait un quartier pour chaque peuple ; Rhoda, ville grecque ; Ruscino, ville phénicienne.

Ressources militaires exceptionnelles en Espagne : de l'an 200 à l'an 175 av. J. C. ; en 25 ans, les pertes supportées par ce pays furent de 317 700 h. Les Celtibériens (partie de l'Aragon et de la Castille vieille) figurent pour le chiffre de 163 700 h., perdus dans ces 25 ans.

Les Espagnols étaient guerriers et pasteurs au N.


Ils étaient surtout agriculteurs au S. et à l'O ; industriels sur la côte [5]. — Grande exportation de laine confectionnée.

Commerce général : importation à peu près nulle, exportation considérable.

La conquête romaine marque une période de déchéance dans le commerce.

Les articles d'exportation sont mentionnés plus haut.

Produit des mines : 40 000 ouvriers étaient occupés aux mines de Carthagène, au temps de Polybe (XXXIV, c. ix, fragment), au Mons Argenteus. De 206 à 174, 767 695 livres d'argent furent portées aux triomphes des généraux romains.

Les îles Baléares furent soumises par Metellus Balearicus, en 125 ; elles étaient fertiles, Minor surtout. Les Phéniciens formaient le fond de la population. On y faisait l'élève des mulets (Diodore, V, xvii), et l'on tirait de la laine des troupeaux.

Le port d' Ebusus (Iviça), seule ville importante (Diod., V, xvi), fut vainement assiégé par les Romains. — Arsenal.

Frondeurs {Voy. Strabon ; détails intéressants : 3 espèces de frondes; III, v, 1, p. 139).

2° Gaule [6] Les Celtes formaient le fond de la population ; on y voyait aussi des Kymris ou Germains (Belges), et des Ibères, ainsi que des Grecs dans le S.

Colonies grecques : le Μασσαλιωτικόζ παράπλουζ s'étendait jusqu'à Portus Herculis Monæci (Monaeo).

Marseille était dans toute sa gloire en 133 ; le commerce de cette ville n'était pas en rivalité avec celui des Phéniciens ; c'était plutôt un auxiliaire. « Les Marseillais, dit Polybe, ne peuvent donner aucun renseignement sur la Bretagne. » Cependant, l'étain des Cassitérides traversait la Gaule en 30 jours et arrivait à Marseille (Diod., liv. V, chap. xxii).

Tauroentum (ruines près de la Ciotat) ; Olbia ; Athenopolis et Antipolis (Antibes) ; Nicœa (Nice) ; Rhodanusia, Heraclea, à l'embouchure du Rhône ; Agathapolis (Agde).

Intérieur. Les divisions étaient ethnographiques ; mais peu de villes, beaucoup de bourgades, d' oppida, de routes; grand commerce et navigation facile. Au S. : Narbo ; Polybe la cite comme très-importante (XXXIV, x): Nemausus, ville très-ancienne.

Agriculture : céréales , oliviers, figuiers, pâturages, mines citées par Posidonius.

Commerce : Exportation; laine, étoffes (Diodore), métaux, porc sale.

Population très-belliqueuse. Les rois des Arvernes Bituitus et Luernius réunirent sous leurs ordres toute la Gaule. (Posidonius, cité par Strab., IV, ch. {sc|ii}}, § 3.)

Les Allobroges et les Arvernes ont de nombreux combattants dans les guerres de Fabius Maximus et de Domitius (Epitome de Tite-Live).

Ressources militaires. Strabon (t. IV, ch. ii, § 3 ; p. 159) montre, d'après Posidonius, que la Gaule avait fait un armement semblable à celui de Vercingétorix, sous ses ancêtres Bituitus et Luernius. Elle pouvait mettre 300 000 hommes sur pied très-facilement. Elle possédait de grandes richesses et des monnaies d'or. En 183, les Gaulois se gnent de l'excès de la population (Tite-Live, xxxrx , 54) ; ils avaient une bonne cavalerie (César, Strab.). S cisalpine '. La guerre n'était pas terminée, 146. Elle ne le fut, dans les Alpes, que sous Au- guste. Mais la soumission apparente de ce pays est consommée en 115, après la guerre des Garni. On ne peut dire que la Cisalpine ait joui de l'état régu- lier de province. La frontière officielle de l'Italie est le -Rubico, la Macra et la crête de l'Apennin. Les peuples soumis sont les Salassi, les Insubres, qui s'étendaient alors jusqu'au pied des Alpes (Po- lybe, III, 56) , les Taurini, les Genomani, les Boii, les Lingones, les Senones, les Ligures, soumis après vingt campagnes et une transportation de 40 000 ha- bitants dans le Samnium (Tite-Live , xl , 53) , en 181; les Ligures combattent comme les Ibères et renaissent comme eux. On les divise en Intemeiii, Ingauni, Statielli, Montani, Apuani. En Vénétie, les Veneti et les Cami, n'étaient pas soumis. Villes : Mediolanum, Brixia, Verona, Mantua, Patavium, très-importante, mettaient sur pied 120 C00 hommes (Strabon, V, i, 7, p. 177). Genua , v. de pirates qui inquiétaient Marseille (Tite-Live, xl, 18). Colonies romaines: Cremona 218, Placentia 218, Bononia 189, Parma, Mutina 183, Aquileia 181. La Via Emilia fut achevée en 183. La Cisalpine était, sous Strabon, la contrée la plus peuplée de l'Italie (Y, i, 12, p. 181). De 200 à 172, la Cisalpine orientale seulement : Insubres, Boiens , et surtout Ligures, perdit 257 400 hommes d'après Tite-Live, et cependant cette population était encore immense au temps de Polybe (L. II, ch. xv). Les Cisalpins étaient de ter- ribles soldats. Les Romains s'aguerrissaient en Cisal- pine; c'était l'Algérie de Rome au deuxième siècle (Tite-Live, xxxix, 1). Agriculture : La fertilité incomparable de la Cisal- pine a été célébrée par Polybe (II , xiv) ; le médimne de blé valait 4 oboles; 52 litres valaient donc 60 centimes du poids de notre monnaie; 52 litres d'orge, 30 cent.; lemétrètede vin (39 litres), 2 obo- les. Elle élevait un grand nombre de troupeaux de porcs; enfin, un voyageur était défrayé à l'hôtel pour 1/4 d'obole par jour. Il y avait quatre passages dans les Alpes, au temps de Polybe; ce sont proba- blement : le col deCadibone, le Mont-Genèyre, le petit Saint-Bernard et le Splùgen. 11 existait des mines d'or aux environs d'Aquilée. <fi°¥taïie. — Labonne condition physique de ce pays exigeait une exploitation intelligente et un entretien perpétuel, surtout dans les marais Pontins et le bas- sin du Tibre inférieur. Rome avait accompli la des- truction des nationalités, l'isolement municipal, la ■suppression des liens, l'obéissance forcée, et elle promettait l'assimilation des vaincus au vainqueur, comme récompense suprême. Il y avait quatre es- pèces de cités: colonies, municipes, villes alliées, préfectures. L<?s noms de peuples ne sont plus que des dési- gnations géographiques, circonscriptions conven- tionnelles de territoires n'ayant plus de sens politi- que. Borne était protégée par un -cercle de colonies (il y en avait 50 environ). La politique d'Hannibal a triomphé dans le N. et a échoué dans le S'., parce que l'œuvre de dissolution n'était pas encore accomplie au N. , et qu'elle l'était autour de la ville. Les victoires de Borne avaient diminué la classe des hommes libres. Le tableau comparatif des recensements montre, depuis 320 jusqu'en 150, une marche, ascendante d'abord jusqu'en 264; il tombe après cette date; i. Pour la géographie détaillée de la Cisalpine et de l'Italie proprement dite, voyez les tableaux il, 12 et 13 et les cartes correspondantes. après Cannes, il tombe beaucoup plus bas, puis il se relève malgré de nouvelles pertes et descend à un chiffre très-bas après Cynoscéphales (197). La classe des petits propriétaires avait disparu en 50. Il n'y avait que des Italiens déshérités de leur na- tionalité sans être Romains, un prolétariat avili, une aristocratie sans vertus, — et des esclaves. Cepen- dant naguère aucun pays n'avait déployé de pareil- les ressources militaires ; les ressources locales étaient immenses; Capoue avait armé 14000 hom- mes, les Bruttii 15000. Mais les richesses du monde ont apprauvri l'Italie par l'abandon de la culture et la ruine du vrai commerce, car il n'y avait plus échange de la Péninsule avec les au- tres contrées du monde ; mais absorption des richesses du monde par l'Italie, qui, ne travaillant plus et dévorant sans cesse, fut pauvre de bras et de produits indigènes. La concurrence des blés étran- gers rendit la culture impossible. Le blé d'Espagne avait été cédé, en 200, à 2 as le modius (10 cent, les 8 lit. 67 centil.) . Il y avait cependant quelque industrie encore en Étrurie : les fers de Populonia et iïllva, les vête- ments lydiens (étrusques) et le luxe dont parle Lu- cilius; les riches ajustements dont parle Mégadore, dans YAulularia de Plaute, proviennent de l'in- dustrie italienne; les étoffes de Tarente étaient re- nommées. Marine. 11 n'y avait point de marine permanente sous ia République (Tite-Live, 42, 27—28, 40); les ports marchands étaient : Luna « Lunaï portum est operse cognoscere cives» (Ennius cité par Perse, sat. vi, 9), Pisa, Populonium, Telamon, Ostia, Puteoli, Tarentum, Brundusium, Ariminum. Le sénat entretenait une marine (2 divisions na- vales) pour défendre les côtes contre les pirates. On refaisait la marine de guerre au début de chaque nouvelle campagne. gïciïe. Ce pays fut soumis en 241 et réduit en province romaine, avec un préteur annuel. Rome se proposa d'y substituer la vie agricole à la vie mili- taire et politique, et les campagnes furent repeu- plées : « M. Cato sapiens cellam pœnariam reipu- blicse nostra? nutricem plebis romanee Siciliam nominavit » (Cic, in Verr., act. III, ch. 11). Villes : La chute de Syracuse amena en Sicile une révolution sociale; les villes furent dépeuplées au profit des campagnes. De la ville dAgrigente, il ne resta qu'un port (Verr.). Thermie, Halxsa, Catana subsitèrent encore. Il y eut une population formidable d'esclaves. La culture du blé fut livrée à l'entreprise. Cicéron ne s'en plaint pas. 11 attaque Verres pour avoir gâté le métier. La dîme était due de droit, puis une se- conde dîme. Le taux de la vente du blé fut fixé par le sénat. La quantité requise était au prix de la taxe; 800 000 boisseaux (le boisseau, 8 lit. 67 cent.) ; puis il fallait fournir le blé du préteur, puis enfin le blé réservé à la consommation de l'île. Cette culture, organisée sur une échelle si considérable, n'excluait pas les troupeaux. Sarrfaigue et Cerse. La prospérité de ces îles était grande sous les Carthaginois. Les Grecs y firent quelques établissements et les Romains ve naient d'en achever la conquête. Population militaire. .En quatre ans, il y eut 117 000 hommes tués. L'inscription qui atteste la perte de 80 000 Sardes était dans le temple de Ma- ter Matuta (Tite-Live, xli, 28). La population en- tière de l'île est aujourd'hui de 544 000 habitants seulement. Il y avait encore une grande fertilité dans l'île (Polybe, I, 79). On envoya à Scipion, de Sardaigne, 12 000 toges, 12 000 tuniques et du blé (xxix, 36). On y faisait l'élève des troupeaux. Les mines donnaient du plomb, du cuivre et du fer. La cire et le miel de Corse étaient renommés.

5° ïllyrie et istrie. — Ces provinces furent soumises, la seconde en 221 (Eutrope etOrose), et la première en 167 (Tiie-Live, xlv, 26 et 27), époque où Scodra fut prise et les peuples déclarés « li- bres. » 11 n'y eut pas d'administration régulière. En 156 eut lieu la soumission des Dalmates. Plus tard, en 118-117, eut lieu la campagne de Metellus et la soumission définitive de tout Ylllyricum. Villes : Scodra, Lissus, Issa, Pharos. Les ressources militaires diminuent à mesure qu'on s'éloigne de l'occident. Gentius met 15 000 h. sur pied (Tite-Live, xliv, 30). 11 n'avait pas de ma- rine militaire. Les Dalmates empruntèrent des vais- seaux aux Acarnaniens pour soutenir la guerre (Po- lybe, II, 12); mais ils avaient de petits navires, lembi, propres à la piraterie et au transport. Les Dalmates étaient d'excellents marins. Plus tard, ils surent faire la guerre navale et contribuèrent à la victoire d'Auguste à Actium. ©° Macédoine et pays circonvoisins. — Ces pays firent cause commune avec, Philippe III et Persée. La Thrace jusqu'à THèbre, FÉpire, divisée en 14 régions, la Macédoine propre, divisée en 4 dé- partements (Tite-Live), la Thessalie, en 10 régions. La Macédoine venait d'être réduite en province ro- maine, en 148. Population militaire. — On est étonné du faible résultat qu'obtiennent les efforts de ces deux rois: en 172, Persée réunit 30000 fantassins et 15000 che- vaux; en 171, 40000 soldats, dont 20000 forment la phalange. C'est le maximum. Persée avait négligé la marine. Philippe III s'é- tait trompé en l'encourageant trop. — Ports : Thes- salonique, Cassandrea (ancienne Potidée). Chan- tiers : 100 vaisseaux longs y avaient été construits en 207 (Tite-Live, xxvin, 8). On appelait compedes Grseciœ : Demetrias, Chalcis, Corinthe (Tite-Live, xxxn, 37). A Chalcis étaient les horrea regia et Varmamentorium (T.-L. , xxxi, 22). La culture avait été négligée; de là, pauvreté de la Macédoine. Il y avait une flotte pour protéger les arrivages de blés sous Persée. La Pallène, cepen- dant, était très-fertile. L'Epire avait été autrefois fertile, puisque les Ro- mains y avaient acheté du blé en 1 70 (Tite-Live , xliv, 16). Elle fut dévastée par P. Emile en 168. La voie Egnatia, qui mettait en communication Âpollonia et Dyrrachium avec la Macédoine et la Thrace, avait dû servir au commerce. , Villes. — Pydna en Macédoine, Phœnice en Epire, Larissa, Gomphi, Pharsalus en Thessalie, Lysimachia en Thrace. Mines. — Sous Persée, les mines du mont Pan- gée suffisaient à l'entretien de 10000 mercenaires (Tite-Live, xlii, 12). L'exploitation en fut réservée aux Romains après 168 (Id., xlv, 29). Philippe III fut imposé à 200 talents en 197 (Tite- Live, xxxm, 13), à 1000 talents en 196 {Id., xxxm, 30). Le trésor de Persée donna 6000 talents en 168 (Polybe, xviii, 18). En 28 ans, les Romains enle- vèrent à la Macédoine 7200 talents, ou 40 680 000 du poids de notre monnaie. Les mines de Thasos étaient abandonnées depuis longtemps. Cirèce. — Elle fut réduite en province en 146. Depuis 50 ans on assiste à l'agonie de la ligue Achéenne, un peu trop prise au sérieux par Polybe. Cette ligue avait un noyau de 12 villes : Dyme, Olenus, Pharse, Leontium, Patrœ, JEgium, Ceri- nia, Tritœa, Hélice, Bura, JZyira, Pellene. Il faut voir, dans Tite-Live et dans Polybe lui-même, la pauvreté incroyable des ressources militaires de la Grèce. Les Romains avaient joué à la guerre en Grèce. Villes. — Thermum, marché de l'Étolie (Polybe, v, 8); Athènes, Ambracie, qui résista en 189 à Ful- cius, et fut prise par lui. Ce fut un exploit (Tite- Live, xxxviii, 4). Oreus, Chalcis et Erétrie; Pale, port et place en Céplialénie; Delos, érigée par les Romains en port franc , ce qui ruina Rhodes , sa ri- vale commerciale. Cette rivalité fut suscitée par les faux calculs de Rome, qui appliqua aux faits de commerce et de production les mêmes principes qu'aux faits de politique et de guerre. Ils donnè- rent Delos aux Athéniens. Ils firent en cela deux choses : affaiblir Rhodes, humilier Corinthe (Polybe, xxxi, 7, 30, ,18). La ligue Etolienne mit sur pied 2000 hommes (Tite-Live, xxxiv, 3) ; les forces de la ligue Achéenne montent à 5000 hommes (Id., xxxm, 14). Marine. — La ruine de Gythium, port de Sparte qui ne subsistait que par la piraterie, amena la ruine de la marine grecque (Tite-Live, xxxiv, 35). Ce fut le résultat de la jalousie des petits États de la ligue contre Sparte. Culture. — L'Elide surtout était très-fertile; les travaux agricoles y étaient prospères (Polybe, iv, 73), ainsi qu'à Céplialénie (Polybe, v, 3) ; Helos (xix), Corinthe, Sicyone (Tite-Live, xxvn, 31) exportaient des céréales. 9° Crète. — La population de cette île était com- posée de Phéniciens, de Pelages et de Grecs; elle était encore libre en 146, et ne fut province qu'en 74. Villes. — Çnossus, Gortyna , Cydonia. Sa poli- tique consistait à avoir pour alliés tous ceux qui les payaient bien. Ressources militaires. — Les archers Cretois, si renommés, combattaient souvent dans les armées rivales, car il y en avait partout. Les ressources agricoles étaient considérables. La marine était entretenue par la piraterie (Po- lybe, xiii, 7). 8° Rhodes. — Son origine était mixte. A la lon- gue domination des Phéniciens (ville de Camicus), avait succédé celle des Grecs. Elle perdit l'amitié de Rome par sa conduite ambiguë dans la guerre de Persée (Polybe, xxx, 17) ; elle fut ruinée par les franchises de Délos; Rome lui rendit alors son amitié. En lui donnant la Lycie, Rome avait suivi sa po- litique ordinaire, car la Lycie était la rivale mari- time de Rhodes depuis longtemps. Le commerce de Rhodes était jadis très-considé- rable, comme par tradition phénicienne. L'armée était mercenaire (Tite-Live, xxxm, 18). Les Rho- diens étaient encore les premiers marins du monde à la fin du troisième siècle (Polybe, xvi, 13) ; ils avaient des colonies lointaines comme Rhoda, en Espagne. Les Cyclades étaient enchaînées à leur commerce. Les avantages faits par le sénat à Pergame et la prospérité à'Eka, port de cette ville, contribuèrent encore à l'affaiblissement ,de Rhodes. Pergame était une rivale. C'est le seul État qui n'ait rien envoyé aux Rhodiens lorsque le colosse s'écroula. Les Rho- diens faisaient un très-grand commerce avec Sinope, ville du Pont; aussi, quel soin Rhodes met à ména- ger Byzance, pour avoir le passage du Bosphore (Polybe, iv, 56, — xxvn, 7)1 Nous savons parla quel était son commerce , puisque l'exportation du t'ont consistait, comme aujourd'hui, en esclaves, en bétail, viandes salées, poissons, dits pélamides, blés de Crimée (Strabon) . O Byzance, Bosphore, Colclilde. — Byzance avait été fondée en 658. Périnthe, Sestos, Lysimachie en dépendaient. Les renseignements exacts sur ce pays ne datent guère que du temps de Strabon. Les Scythes avaient été les alliés de Mithridate. Il tira grand parti des belliqueuses nations du Caucase : Colchidiens, Bastarnes, Sarmates. Le royaume du Bosphore était gouverné par des descendants des Spartocides; Panticapée était leur

résidence ; Theodosia, Phanagoria, colonies grec- ques, étaient les villes les plus commerçantes de cette contrée. Elles faisaient l'exportation des céréa- les et fournirent 1 80 000 médimnes de blé par an à Mithridate (24 360 000 litres) (Strabon, p. 258). Les populations côtières s'adonnaient à la piraterie, en- tre le Pont et la Colchide. Ka^àpai était le nom de leurs navires portatifs. Tilles de Colchide. — Dioscurias, entrepôt formi- dable où 300 tribus du Caucase venaient faire le commerce: Phasis, commerce de bois, de lin, de chanvre, de cire. La puissance militaire des peuples du Caucase était considérable. Les Albani levèrent 60 000 fan- tassins contre Pompée et 22000 cavaliers (Strabon, 431); Plutarque " dit 12 000 cavaliers seulement, c'étaient des dcv8pw7toi itdcMvs.t xal iz^£^ti StaçÉpovTeç (Strabon) . On faisait deux récoltes par an. En Ibé- rie, étaient des pâturages sur les bords du Kour. La fertilité en était extraordinaire (Strabon, p. 430). ÎO pont. — Ses rois étaient indépendants de- puis Ipsus (Mithridate VI commence à régner en 157). Bornes. — Petite Arménie, Colchide, Cappadoce, Galatie, Bithynie et la ville libre à? Héraclée politi- que ; une partie de la Paphlagonie devait être com- prise dans les États de Mithridate, Sinope était sa capitale. C'était une ancienne colonie grecque. C'est Mithridate VII qui ajouta toute la Paphlagonie (Strabon, p. 463). Culture. — La région à droite de YHalys , appe- lée Gazelonitis, était très-fertile. Les troupeaux produisaient une laine très-fine. — Le commerce de l'importation consistait en blé de Crimée, vins, huiles de l'Archipel, cire et poix de Colchide; ce- lui de l'exportation, en poissons salés, huiles de dauphin, toisons de l'Olympe. On ne saurait trop admirer le parti que Mithridate, très-bon écono- miste, sut tirer de tous ces pays. Il faisait venir des hommes du Caucase, du blé de Crimée, des vaisseaux des villes grecques. Il eut jusqu'à 400 vaisseaux à lui. vYiéç oixetat (Appien, de Bell., Mithr., 119), tirés des chantiers de Sinope, de Trapezus, de Ce- razus, de Cotyora,d'Amastris. 11 reçut 50 000 che- vaux des pays d'outre-Arménie et des haras de Mé- die (Polybe, v, 55). La Paphlagonie avait aussi de bons chevaux (Xénophon). Mithridate a eu jusqu'à 250 000 hommes sous les armes. Les mines des Chalybes, fer et argent (Strab., Xé- noph.), étaient très-renommées. •1*° Bithynie. — (Prusias règne jusqu'en 148; Nicomède II, 148-90.) Prusias avait été obligé de rendre tout à Attale , roi de Pergame , le favori des Romains. Les bornes de la Bithynie étaient la Galatie, le Pont, Pergame et Héraclée. Villes. — Nicomedia, Prusa, Nicsea, fondée par Antigone et Lysimaque et devenue capitale (Stra- bon, p. 484). Héraclée pontique était indépendante, même sous Mithridate le Grand (Strabon, 463) . Le mont Olympe était très-connu par ses troupeaux.

  • 8° Galatie. — 3 cantons; 3 peuples: Trocmi,

Tolistoboi, Tectosages. Ils occupaient les versants de l'Olympe. Ancyre était leur capiiale; Pessinus, la ville religieuse et commerçante. C'étaient les peu- ples les plus belliqueux de l'Asie (Polybe, vin, 24; — Tite-Live, xxxvn, 8). On trouve des détails intéressants sur ce pays dans la fameuse campagne de Manlius, en 188 (Tite-Live, xxxvm, '25). Nous y voyons les Trocmi et les Tectosages, ayant déjà perdu beaucoup de monde, mettre sur pied 50 000 fan- tassins et 10 000 chevaux (Tite-Live, xxxvm, 26). Ils étaient redoutés et détestés de tous; aussi la dé- faite des Gaulois rendit-elle les Romains populaires en Asie (Tite-Live, xxxvm, 36). Ces Gaulois furent contenus dans de justes limites à partir de 168. 13° lia Cappadoce avait été comprise dans la part d'Eumène après la mort d'Alexandre. Elle re- devint indépendante après Ipsus (301). En 150, Ariarathe VI (166-129) Philopator, allié des Ro- mains (Epit. , Tite-Live, xlvi) , la gouvernait. Bornes. — Lycaonie, au royaume de Pergame, Galatie, petite Arménie, Pont, Sophène, Coma- gène, Cilicie. Ces trois derniers pajs dépendaient du royaume de Syrie. La Cappadoce ne fut province romaine que sous Tibère (Strabon 458). Capitale, Mazaca. L'alliance romaine lui coûta 600 talents en 188 (Tite-Live, xxn, 27), 300 d'après Polybe (xxxii, 3). Ce pays produisait du froment, du Dé- tail , et avait de nombreux pâturages. 14° le royaume de Pergante avait été fondé par Philétère , en 279. Outre l'État proprement dit, ce royaume comprenait les deux Phrygi.es, la Ly- caonie, une partie de la Mysie et la Lydie. Il est probable qu'une partie des États attribués par le sénat au royaume de Pergame échappait à sa do- mination. On voit, par l'expédition de Manlius, que les peuples, c'est-à-dire les cités de la Pisidie, de la Pamphylie, de la Lycaonie et de l'Isaurie jouis- saient de leur autonomie. Il n'y avait entre ces peuples aucun lien, aucune unité. Ils avaient été at- tachés à la domination d'Eumène uniquement par le tribut, selon l'usage asiatique. Les villes grecques étaient à peu près indépen- dantes. Eumène dit aux Romains : « Si les Rho- diens réclament l'indépendance des villes grecques, c'est pour y faire prédominer leur influence com- merciale. » (Polybe, xxn, 5.) Les villes grecques, affaiblies à cette époque, sont tombées dans une décadence complète. La plus importante de ces villes était Éphèse (Polybe, xvin, 32; Strabon, 548); Milet et Clazomène en- voient des ambassades à Rome (Polybe, xxvm, 16) , marque certaine d'autonomie. Les villes grecques ont toujours consenti au tribut pour échapper à la domination politique. Cyzique, avec son port fermé et ses 200 loges de navires, était libre. Elle l'était encore sous Auguste et Tibère (Strabon, p. 492). Apamea était la seconde place de commerce de l'Asie Mineure. Elle était libre, mais tributaire de la Bithynie ; dus fit un traité avec les Rhodiens ; Priapus, Parium, Lampsaque, Mitylène, An- tissa, ports; Élée , port de Pergame. Les 12 villes ioniennes ne sont plus rien, sauf Phocée, avec le Nausthathmon et leLampter, ses deux ports; Smyrm qui n'a jamais été nulle à cause de son commerce de laines, ni Milet à cause de sa pourpre. Il faut citer aussi le port de pirates de Side, en Pamphylie. Les pirates y avaient encore des vaur.YJYÏa au temps de Strabon (p. 567) . Il est certain que la marine, comme l'armée des rois de Pergame, ne représente guère que les res- sources locales de ce petit royaume. L'armée d'Eu- mène, en 189, compte 2000 hommes (Tite-Live, xxxvn, 8); il envoie 4000 hommes au secours des Romains en 171 (Id., xui, 55); or, la seule ville d'Alexandrie en Troade mettait sur pied 4000 hom- mes (Polybe, v, 111). Elenna et Aspendris, villes de Pamphylie et de Pisidie, arment 8000 et 4000 hommes. L'autorité centrale était sans action pour obtenir des troupes Ainsi, les rois de Pergame avaient de grandes ri- chesses et point d'armées, beaucoup de tributaires et point de sujets, des États fort étendus et point de pouvoir. La politique romaine faisait de ses alliés, en Asie, des percepteurs provisoires d'impôts et des sentinelles avancées de sa conquête prochaine. Il fallait que l'autorité centrale fût nulle au point de vue politique et militaire. C'est pour cela qu'on en fit des amis. Les motifs contraires firent de Mithridata un ennemi.

Commerce. — Les sources de la richesse de ce pays étaient les produits du sol transformés par l'industrie et exportés par ses ports. Lès richesses des villes intérieures étaient immenses (Expédition de Manlius). Ce pays est désert aujourd'hui. Villes de Tabœ, de Cibyra, de Termessus, de Sagalessus; Antioche de Pisidie, Synnada, Apamea, Laodicea et ses immenses pâturages. La fertilité de la plaine de Sardes était proverbiale. Les céréales donnaient un excédant; Samos et les îles étaient encore pro- spères ; de tout temps on a vanté les laines d'Ancyre (exportation à Smyrne), les fers de Cibyra étaient renommés comme les pourpres deMilet. Le luxe des tapis, des meubles, des étoffes, fut introduit à Rome après la guerre d'Asie. Les esclaves d'Asie étaient un grand article de commerce (Tite-Live, XXXIX, ch. v, 6, 43). Voy. le Triomphe de Manlius (Tite- Live, XXXIX, ch. vu). 15° lycie. — Ce pays était indépendant; il échappa aux Rhodiens, dès que Rhodes faiblit dans son alliance avec les Romains. Elle avait des ports importants, rivaux de Rhodes : Patara, Arsinoe, Telmissus, Phaselis, avec ses trois ports. 1©° Syi'ie. — On est frappé de la mobilité des li- mites politiques de ces Etats grecs d'Asie. L'esprit de révolte était une tradition qui remontait aux Sa- trapes, et qui se poursuivit à la faveur de la rivalité des princes grecs. La piraterie de Cilicie était naturellement encou- ragée par l'Egypte, l'éternelle ennemie des puis- sances asiatiques, auxquelles elle voulait enlever les côtes de Syrie. La défaite de Magnésie (189) avait fait perdre aux Séleucides tout leur prestige en Asie. Mais la prépondérance égyptienne sur les côtes de la Syrie et de l'Asie Mineure avait été rui- née* par l'expédition d'Antiochus IV en Egypte (] 68), équivalant à une conquête. La Palestine était dépendante de la Syrie, mal- gré la résistance des Macchabées (Judas était mort en 160). Ce sont d'ailleurs des soulèvements reli- gieux qui n'amenèrent jamais l'autonomie ni la li- berté politique. Les deux Armënies étaient indépendantes, avec des rois particuliers, à la mort d'Antiochus le Grand (187). Ils furent reconnus par Séleucus IV. La grande Arménie retomba sous les lois d'Antiochus Epiphane, et ne ressaisit son indépendance politi- que que vers 128, avec Tigrane I, père du fameux Tigrane. Les Satrapes envoyés en Arménie se consi- déraient, avant Tigrane, comme à peu près sou- verains. La médie atropatène était indépendante. Nous sa- vons que Démétrius Nicator, prisonnier des Parthes, après 150, laissa prendre à ces peuples d'immenses avantages et dominer dans la vallée de l'Euphrate. Antiochus III avait marqué la dernière époque de la domination des Séleucides dans ces contrées (Po- lybe, v, 54). Le royaume de Syrie comprenait donc, en 133, la Cilicie, la Syrie propre, la Phénicie, la Cœlésyrie, la Comagène, l'Arménie et l'Arabie. Ports. — Canton d'Hamascia (Pamphylie orien- tale), commerce de bois (Strabon, 571); Charadrus, Soli, plus tard; Pompeiopolis, Celendris, Tarsus, Issus, Antioche , Daphne, Seleucie, le premier port du royaume, flotte royale, Laodicée. En Phénicie: Caranus, Aradus (Ruad), Tripolis, Byblos, Benj- tus, Tyrus et Sidon, se relevant par l'industrie. An- tiochus III n'ose l'attaquer (Polybe, v, 70); Ptole- maïs, Ascalon, Gaza, Raphia, Joppe. La Phénicie n'est plus comptée^pour sa marine. Villes de l'intérieur : Jérusalem' Damas , Émèse, Baalbeck, Palmyre. En Arabie existait la route de Mariaba, par Pe- tra, à Tyr, et la route de Petra à Gerrha, sur le golfe Persique. 1*3° ï»artl»es.— Villes : Seleucie et Ctésiphon, Charax (Arsacides). Leur puissance se renouvelle sans cesse (257).

  • 8° lia siactrlane fut détachée de l'empire de

Séleucides sous Antiochus Théos.

  • O ffigypte. — Ptolémée Physcon succéda à Pto

lémée VI, Philométor en 146. "L'administration ' Ptolémées fut une renaissance industrielle et coi merciale Le commerce de la mer Rouge par Myos-Hormos et le Port de Bérénice fut créé avec l'Inde, et la route des caravanes jusqu'au Nil. Coptos, Alexandrie, Péluse, étaient les places le plus commerçantes (voy. la carte d'Egypte et le ta bleau qui l'accompagne, n° 6). Les ressources militaires de ce pays étaient, deuxième siècle, assez importantes. Ptolémée op- posa 71700 hommes à Antiochus III, dont 25 0C hommes de phalange (Polyhe, v, 65); à. Raphia l'armée égyptienne comptait 70000 hommes, 5000 ca valiers et 73 éléphants {Id., v, 79). La fertilité, surtout en céréales, de ce pays éta unique. Chypre était exploitée par l'Egypte, av( les villes de Salamis, de Citium, etc. La Cyrénai que dépendait également de l'Egypte : Cijrène. «®° Carthage fut détruite cette année même (146), et l'Afrique réduite en province romaine Elle avait des colonies agricoles, dans l'Emporta , dont les céréales avaient alimenté les armées ro maines au temps de Massinissa. 81° Les Numides, Massylii (Cirta), et Massxsyl (Alger) , les Maurusii (Maroc) n'étaient pas soumis. Les ressources militaires et agricoles de toute cette contrée étaient incroyables (voy. la carte et le tableau n° 20) .


CARTE N° 15.

ROME ANCIENNE.

§ I. La. rome primitive. — Il est certain aujourd'hui que la plus ancienne ville ne comprenait que le Palatin, non pas même toute la colline désignée communément sous ce nom, mais la portion septentrionale seulement.

Deux découvertes récentes l'ont démontré : 1° M. Pietro Rosa, dans les fouilles qu'il dirige aux


jardins Farnèse, pour l'Empereur Napoléon III, a reconnu que le Palatin moderne était divisé en deux parties par un intermontium très-profond ; que la partie méridionale devait être le Velia, la partie septentrionale justifiant alors le nom de Roma quadrata dont parle Tacite en décrivant la ville primitive; 2° on a découvert un mur de construction primitive assez semblable à ceux de Tusculum, cer- tainement contemporain de ceux des villes latines, et visiblement plus ancien que celui de l'enceinte de Servius Tullius qui se voit en plusieurs endroits aujourd'hui. Ce mur appartenait à l'enceinte pri- mitive, mais comme il fait face au Capitole et que cette colline a été la première réunie à la Ville qui, d'apès la tradition, n'occupait que le Palatin, il en résulte que c'est bien certainement le mur de la Roma quadratapvimitïve et que les jardins Farnèse représentent exactement, dans toute son étendue, l'emplacement de la Rome de Romulus. Les collines qui furent peu à peu ajoutées à la Ville et enfermées dans l'enceinte de Servius Tullius sont au nombre de 7 : le Palatinus avecleFrfm, le Capitolinus, le Quirinalis, le Viminalis, YEsqui- linus, le Cœliuset YAventinus.ll&is la ville aux sept collines devint, sous l'empire, la ville aux neuf col- lines , car l'enceinte d'Aurélien, qui subsiste encore aujourd'hui et forme les murs actuels de Rome, em- brasse en outre une partie du Janiculus mons , sur la rive droite du Tibre et la collis Hortorum, le Pincio. § II. Rome de Servius Tullius. — Le 6 e roi de Rome recula le Pomœrium, ou espace sacré qui en- tourait la Rome primitive, et enferma les 7 collines. Deux sortes de vestiges permettent de retrouver au- jourd'hui et de tracer avec exactitude l'enceinte servienne : 1° les restes mêmes de cette muraille et des aggeres, visibles encore sur l'Aventin, sur le Cœlius, le Quirinal et le Viminal; 2° la présence des REGIO I" Porta. Capena. VICI. TEMPLES. 10 10 MAGISTIU VICORUM. 48 II» Celimontium. IIP Isir etSerapis. IV» Templum pacis. 12 12 48 48 48 85 65 Esquille. 15 15 48 tombeaux qu'il était défendu d'élever en deçà du Pomœrium. C'est ainsi que le tombeau de fédile Bibulus, près du forum de Trajan, au pied même du Capitole, témoigne que l'enceinte servienne lais- sait hors de la Ville l'emplacement où il existe encore. Les 4 tribus urbaines qui partageaient la Ville étaient la Suburana, YEsquilina, la Collina et la Palatina. (Voy. leur étendue et leur emplacement sur la carte) . Les portes de l'enceinte servienne étaient : les portes Flumentana, Triumphalis, Carmentalis, Ralumena, Catularia, Sanqualis, Salutaris, Pia- cularis, Collina, Viminalis, Esqailina, Querquetu- lana, Cœlimontana, Capena, Lavernalis , Raudus- culana, Nsevia, Navalis , Trigemina. § III. Rome sous les empereurs. — Sous Au- guste la Ville fut divisée en 14 quartiers, ou Regio- nes, subdivisés en vici, chaque vicus ayant quatre magistri vici pour la célébration des cérémonies du culte des Lares et d'Auguste; les cohortes de vigiles ou pompiers furent créées pour veiller aux incendies. La garde prétorienne fut cantonnée dans un camp encore visible aujourd'hui et la haute surveillance de la Ville fut confiée au préfet de la ville, aux tri- buns du peuple et aux édiles. Nous possédons les régionnaires d'Auguste dans le Curiosum (codex Vaticanus du huitième siècle) et dans la Notifia. M. Preller, prof, à Iéna, en a fait une édition comparée avec Commentaires. C'est ce texte que nous suivrons dans le tableau ci-dessous. LIEUX ET MONUMENTS CÉLÈBRES. N. B. Les noms précédés d'astérisques sont ceux des monu- ments dont il subsiste encore des vestiges ou dont l'emplace- ment est déterminé. Temple de l'Honneur et de la Vertu, les Muses, Lac de Prométhé, Bain de Torquatus, Thermes de Sévère et de Commode, Ârea d'Apollon, Vicus Vitrarius, Area Pannaria, Mutatorium Cœsaris, Bains d'Abascanthus et de Mamertinus, Area Carruac, Temple de Mars, * le fleuve Almo (hors de l'enceinte),* Arc de Drus, arcs de Vérus, de Trajan. Temple de Claude, le Gr. Marché, Luipanarii, l'antre du Cyclope ; la Caserne de la V e Cohorte de Vigiles, le Caput Africœ, YArbor sancta, les Castra peregrina, la maison de Philippe, les Victiliana, le Ludus Matutinus et Dacicus (Gallicus), le Spoliarum, le Sardarium, YAr- mamentorium (arsenal), la Mica Aurea. La Monnaie, *l'Amphithéâtre Flavien (Colysée) qui occupe 87 009 p. c, le Ludus Maximus et Dacicus, la maison de Brutus, le Summum Choragium, le lacus Pastorum, la Scola quœstorum et caplatorum, *les Thermes de Titus et de Trajan, le portique de Livie, les Castra Misenatium. Porticus absidata, Y Area de Vulcain, YAureum Bu- cinum, YApollo Sandaliarius, le Temple de la Terre, le Tigillum Sororis (élevé à la mémoire de Camille, sœur d'Horace), le Colosse (statue de bronze colossale) haute de 102 p., avec sept rayons sur la tête de 22 p. chacun,

  • la Meta Sudans (fontaine près du Colysée), *le Temple

de Vénus et Rome,* le temple de Jupiter Stator, *la voie sacrée (du Colysée au Forum),* la Basilique neuve ou de Constantin (ruines immenses en face du Pala- tin, et improprement appelée Temple de la Paix),

  • le Temple d'Antoninet Faustine, la Basilique de Paul,

le Forum Transitorium, la Subura, le bain de Daphnis, (Quartier rendu salubre par Mécène : « Nunc licet Esquiliis habitare salubribus), » (Horace.) Le Lacus Orphei, le marché Livien, le Nymphœum d'Alexandre Sévère, la caserne de la 2 e cohorte de Vigiles, les jar- dins Pallantiens, l'Hercule Syllanus, *YAmphitheatncm, Castrense, le Campus viminalis, *la Minerva medica, l'Isis patricienne.

VI» Alta semita- VII» Via lata. VICI. TEMPLES. 17 17 MAGISTRt BAIN YICOKBM. 48 75 13 48 VIII»

  • Forum romanum

MAGNUM. 34 34 48 86 IX' 'ClRCUS FLAMI- NIUS. 35 35 48 63

  • Palatium. 20

XI»

  • &RCUSMAX1MUS. 21

PlSCINAPUBLIGA. 16 XIII» ÀVENTINUS. ao 48 44 21 17 48 48 15 63 18 44 48 LIEUX ET MOSUMENTS CÉLÈBRES. Le Temple du Salut et de Sérapis, le Temple de Flore, "l'ancien Capitole,* les Thermes de Constantin, la statue de Mamurus, le Temple du dieu Quirinus, le Malum punicum, *les jardins de Salluste, la gens Flavia, *les Thermes de Dioclétien, la caserne de la 3 e cohorte de Vigiles, le Camp prétorien, les X Tabernœ, les Gallinœ albse, VArea de Candidus. Le lac de Ganymède, la caserne de la l re cohorte de Vigiles, YArcus nouveau, le Nymphœum de Jupiter, YJEdicula capraria, le Campus d'Agrippa. le Temple du Soleil et le camp, le Portique de Gypsanius et de Con- stantin, les deux nouveaux temples de l'Espérance et de la Fortune, les chevaux de Tiridate, roi d'Arménie, le Forum Suarium, les jardins Largiani, les Mansuetœ, le Lapis pertusus. 3C n- 1a

  • La tiibunejaux harangues (Rostra tria), leGénie doré

du peuple romain, la statue équestre de Constantin, le Sénat, l'Atrium de Minerve, le Forum de César, *le Forum d'Auguste, * le Forum de Nerva, * le Forum de Trajan, * le temple de Trajan , * la colonne , de 1 28 p. avec ses 185 marches et ses 45 fenêtres, la caserne de la 6 e cohorte de Vigiles, la Basilique Argentaria, *le Tem- ple delà Concorde, * Y Umbilicus Romœ , *le Temple de Saturne (trésor public), *le Temple de Vespasien,

  • le Capitole, *le Mille d'or, *la Basilique Julia, *le

Temple de Castor,* la Grœcostasis, *le Temple de Vesta, les Horrea Germaniciana et Agrippiana, VAquacer- nens IV Scauros sub œde, l'Antre de Cacus, le Vicus Jugarius et Unguentarius, le Portique des joailliers, l'Elephantus Herbarius. Les IIII Stàbulœ, le Portique de Philippe, les II Mi- nuciœ (l'ancienne et la frumentaire) , la Crypte de Balbus^ les 3 théâtres : celui de *Balbus, "celui de Marcellus, * celui de Pompée, l'Odéon, le Stade, *le Cbamp de Mars, le Trigarium, les Ciconiœ nixse, *le Panthéon, la Basilique de Neptune, Matidies et Mar- cianes , * le Temple d'Antonin, * la colonne Antonine, de 175 p., 203 marches, 56 fenêtres, Hadrien, *ies Thermes d'Alexandre Sévère, les Thermes d'Agrippa, le Portique des Argonautes, le Portique de Méléagre, le Temple d'Isis et de Sérapis , la Miiierva- Chalcidica , [fan.] Divorum, VInsula Felicles. La Casa Romuli, le Temple de la Mère des Dieux et celui d'Apollon Bhamnusius, le Pentapylum, *le palais d'Auguste et *de Tibère, *YAuguratorium, * VArea Pa- latina, le Temple de Jupiter vainqueur, la Domus Dionis, *la Vieille curie, la Fortuna Respiciens, *le Septizonium de Sévère, la Victoria Germanicia, le Lupercal. Le Temple du Soleil et de la Lune, le Temple de la Mère des Dieux et de Jupiter Arborator, les Douze Portes, le Temple de Mercure, Mdes Ditis Patris, le Temple de Cérès, * la Porta Trigemina, l'Apollo Cœlispiciens , V Hercules Olivarius, *le Vélabre, le Fortunium, * l'arc de Constantin. VArea Radicaria, * la Via nova, la Fortuna Mam- mosa, le Temple d'Isis Athenodoria, le Temple de la Bonne Déesse Subsaxanea, le Clivus Delphini, *les Thermes de Caracalla Antonin, les 7 Domus des Par- thes, le Campus Lanatarius, la Domus Cilonis, la ca> serne de la 4 e cohorte de Vigiles, la Domus cornificies, les Privata Hadriani. UArmilustrium, Je Temple de Diane et le Temple de Minerve, les trois Nymphées, les Thermes Syriens, les Thermes de Décius, le Dolocenum, les Privata Tra- jani, la Mappa aurea, le Platano, *les Greniers de Galba, *les Greniers Aniciana, le Porlicus Fabaria> l'escalier de Cassius. le Forum Pislorium.

XIV° vici. temples. magistri vicorum. bains. lieux et monuments celebres.
Transtiberina. 78 78 48 86 Le Gaianus et Frigianus, * les 5 Naumachies, * le Vatican, les jardins Domitiens, * le Janicule, les Molinæ, les Bains d'Ampélis, de Priscus, de Diane, la Statua Valeriana, la caserne de la 7e cohorte de Vigiles, la Tête de Gorgone, le Temple de la Fortuna Fortis, les Coraria, les Septimiana, l'Hercule couché, les Campi Bruttianus et Codetanus, les jardins de Géta, les camps des Lecticarii.


Récapitulation des monuments existant à Rome au quatrième siècle et des magistrats qui y présidaient :

Bibliothèques publiques : 28 ; — Obélisques : 6 (dont 2 dans le Gr. Cirque, 1 au Vatican, 1 au Champ de Mars, 2 au mausolée d'Auguste) ; — Ponts : 8 : Ælius, Æmilius, Aurelius, Mulvius, Sublicius, Fabricius, Cestius, Probi ; — Collines : 7 ; — Champs (Campi) : 8 ; — Forums : 11 ; — Basiliques : 10 ; — Thermes : 11 ; — Aqueducs : 19 ; — Grandes rues : 29 ; — Capitoles : 2 ; — Cirques : 2 ; — Amphithéâtres : 2 ; — Colosses : 2 ; — Colonnes : 2 ; — Gr. marchés : 2 ; — Théâtres : 3 ; — Ludi : 4 ; — Naumachies : 5 ; — Nymphæa : 11 ; — Statues équestres : 22 ; — Statues dorées de dieux : 80 ; — en ivoire : 64 ; — Arcs en marbre 34 ; Portes : 37 ; — Vici : 324 ; — Ædiculæ, 324 ; — Magistri vico-


rum : 673 ; — Curatores : 29 ; — Maisons : 1797 ; — Greniers : 291 ; — Balnea : 956 ; — Puits : 1352 — Officinæ pistoriæ : 254 ; — Cohortes prétoriennes 10 ; — Cohortes urbaines : 4 ; — Cohortes de Vigiles : 7 (21 cohortes en tout) ayant 14 casernes ; — Camps des Equites singulares : 2 ; — Des Peregrini, soldats de la flotte de Misène, de celle de Ravenne, Tabellarii, Lecticariarii, Victimarii, Silicarii ; — Mensæ Oleariæ : 2300.

Portes. Il faut ajouter à ces documents fournis par les 2 monuments que nous avons mentionnés plus haut, les noms des portes de l'enceinte d'Aurélien : Flaminia, Pinciana, Salaria, Nomentana, Collatina, Tiburtina, Prænestina, Asinaria, Metronia, Latina, Appia, Ardeatina, Ostiensis, Portuensis, Aurelia, Septimiana. Leur emplacement est reconnu et la plupart subsistent encore aujourd'hui.


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CARTES Nos 16, 17 et 18.

LA GAULE ANCIENNE.

gallia a. c. j. cæsaris tempore usque ad theodosi magni tempus ; — i. pars superior ; — ii. pars inferior ; — iii. alpes cottiæ, maritimæ, penninæ, narbonensis ii et viennensis.

gaule depuis l'époque de césar jusqu'au règne de théodose. — 1re carte : gaule septentrionale. 2e carte : gaule méridionale. — 3e carte : les alpes, la seconde narbonnaise et la viennoise [7].
N. B. Ces trois cartes représentent les divisions de l'époque romaine.

Géographie physique, orographie. — Alpes Maritimæ, Cottiæ, Graiæ, Penninæ ou Pœninæ dont les noms modernes diffèrent peu des anciens. Dans ces dernières, le Summum Penninum, l’Adula, au point central du système Alpin, est représenté par le St.-Gothard. Les Alpes Bernoises n'avaient pas de désignation spéciale. Le Jurassus, le Jura ; le Vosagus est la chaîne des Vosges ; enfin les Pyrenæi ; telles sont les seules montagnes qui méritent d'être mentionnées.

Détroit. — Le Fretum Gallicum, Pas-de-Calais, qui séparait la Gaule de la Bretagne.

Fleuves. — Rhenus, le Rhin, traversant le Lacus Venetus, lac de Constance, se jetant dans le L. Flevo, Zuyderzée, par l' Isola, Yssel, et dans la mer Germanicum, mer du Nord, par 2 autres embouchures ; il reçoit, à droite, le Nicer, le Necker, et, à gauche, l’Arula, l'Aar ; la Mosella, la Moselle, grossie elle-même du Saravus, Sarre ; Mosa, la Meuse ; grossie, à gauche, de la Sabis, Sambre. — Dans l'Océan : Scaldis, l'Escaut ; Samara, la Somme ; Sequana, la Seine ; qui reçoit, à droite, Matrona, la Marne ; Isara, l'Oise, grossie elle-même de l’Axona, Aisne ; à gauche, Scauna, l'Yonne ; — Liger, la Loire, qui reçoit, à gauche, Elaver, l'Allier ; Vigenna, la Vienne ; Garumna, la Garonne, qui reçoit, à droite, Tamis, le Tarn, Duronius, la Dordogne. — Dans


la Méditerranée : Atax, l'Aude ; Rhodanus, le Rhône, grossi, à droite, de l’Arar, la Saône, qui reçoit elle-même le Dubis, le Doubs ; à gauche, Isara, l'Isère ; Druna, la Drôme et Druentia, la Durance ; — Varus, le Var.

Forêt. — Sylva Arduenna, Forêt des Ardennes.

Ethnographie. — La première phrase des Commentaires de César est une indication ethnographique : « Gallia in tres partes divisa est....» La Gaule est divisée en trois parties : 1° La Belgica au N. ; 2° la Celtica au centre, et 3° l’Aquitania au S. O. Les plus anciens peuples de la Gaule sont les Celtes dont l'origine indo-européenne n'est pas douteuse et qui occupèrent d'abord tout le pays. Les Iberi-Ligures, qui vinrent du Sud, par l'Espagne, occupèrent les versants septentrionaux des Pyrénées et s'étendirent jusqu'en Italie en suivant les côtes de la mer ; origine controversée, probablement africaine. Les Belgæ ou Kymris, peuple de la même souche que les Celtes, mais détachés postérieurement du rameau principal et assimilables aux nations indo-germaniques. Ils vinrent occuper le Nord de la Gaule et refoulèrent, surtout au viie siècle, les Celtes vers le centre. De là les émigrations de Bellovèse en Italie et de Sigovèse dans la vallée du Danube.

1re Epoque : jusqu'à César. — La première conquête est celle du consul Q. Opimius, lorsqu'il vint au secours de Marseille contre les Ligures ; la lutte continua en 125 par les expéditions de M. Fulvius Flaccus (125) et de C. Sextius Calvinus en 123, fondateur d'Aquæ Sextiæ, qui reçut garnison, et non colonie romaine. Alliés des Éduens, les Romains pénétrèrent dans l'intérieur. Les Allobroges furent défaits, ainsi que les Arvernes, par Cn. Domitius Ahenobarbus, en 121, et par Fabius Maximus (Allobrogicus), la même année. Nous voyons, par les détails rapportés par Strabon, d'après Posidonius, sur les Arvernes, au temps de Bituitus et de Luernius, c'est-à-dire à cette même époque, que toute la Gaule était unie dans une vaste confédération en présence d'un danger commun, comme elle le fut une seconde fois au temps de Vercingétorix. La première province créée en Gaule fut la Narbonnaise du nom de la colonie romaine de Narbo-Martius, fondée en 118 (la ville existait auparavant et était une des plus prospères de la Gaule, au rapport de Polybe). La guerre de Marius contre les Cirnbres et les Teutons eut pour théâtre la nouvelle province entre Arausio, Orange, où le consul Cépion avait perdu 80,000 bommes (107) et Aquæ Sextiæ, Aix (107-102). Rome se contenta de ces possessions jusqu'au temps de César.

II. Époque de César. — En 59, César, cbargé du gouvernement des deux Gaules et de l'Illyrie, entreprit la conquête de la Transalpine entière. Il lui fallut huit campagnes, de 59 à 51, pour en amener la soumission : I Dans la première, il empêcha les Helvetii de sortir de leur pays par Genève, et les battit entre Bibracte et Cabillonum, Chalon-sur-Saône, et en refoula les débris dans leur pays ; il marcha ensuite sur les Suevi d'Arioviste, peuple de Germanie, qui avait franchi le Rhin et envahi la Gaule, et, après les avoir défaits et repoussés au delà du fleuve, il établit ses quartiers d'hiver à Vesontio, Besançon. — II. La deuxième campagne eut pour objet de soumettre les peuples de Belgique, en se ménageant l'alliance des Remi (Reims). Ces peuples sont : les Suessiones (Soissons), les Bellovaci (Beauvais), avec leur place de Braluspantium (vers Breteuil), les Ambiani (Amiens), les Atrebates (Arras), les Veromandui (Vermand, Vermandois), les Nervii (rive droite de l'Escaut : Bavay, Tournai, etc.), les Aduatuci (Namur, leur oppidum, sur le Mont-Falhize) ; César fit faire les campements d'hiver à Juliomagus, près de la Loire. — III. D. Brutus défait les Armoricains : Veneti (Vannes) ; Crassus, les peuples de l'Ouest, jusqu'à la Garonne ; Sabinus, les Aulerci, divisés en deux peulades : Cenomani (Maine), les Eburovices (Évreux), les Unelli (Cotentin, dans le département de la Manche), les Lexovii (Lisieux). En Belgique, les Morini (côtes de l'Océan, de Boulogne à l'embouch. de l'Escaut) et les Ambiani se soulevèrent. — IV. En Belgique, César repousse au delà du Rhin les Usipii et les Tincteri qui avaient traversé ce fleuve ; première expédition en Bretagne, embarquement a Itius Portus (Wissant). — V. Deuxième, expédition en Bretagne, traité avec Casivellaunus. Etats de Samarobriva (la chaussée Tirancourt, près d'Amiens). Distribution des légions : une chez les Essui (au N. d'Alençon), quatre chez les Treveri (Trêves), les Eburones (bords de la Meuse, pays de Tongres, de Liège, de Maestricht), les Nervii, les Atrebates, etc. Soulèvement de la Belgique : Eburones, Treveri, Aduatuci, Nervii. Massacre de la légion de Sabinus ; Q. Cicéron assiégé dans son camp ; victoire de César ; délivrance de Q. Cicéron. — VI. La guerre continue en Belgique ; nouvelle assemblée de Samarobriva. Guerre contre les Senones (Sens), les Carnutes (Chartes), les Eburones, les Treveri. Extermination des Eburons, soumission des autres peuples. — VII. La septième campagne, contre Vercingétorix et toute la Gaule révoltée, est la plus célèbre. Deux légions chez les Treveri, deux chez les Lingones (Langres) et six chez les Senones. Massacre des Romains à Genabum ou Cenabum (Or-


léans) par les Carnutes ; soulèvement général ; Vercingétorix reconnu pour chef de tout le pays. César part d'Italie, traverse la Provence, passe les Cévennes, ravage le pays des Arverni (Auvergne) quand Vercingétorix était chez les Bituriges (Bourges), et, à l'arrivée de ce dernier, repasse les Cévennes, prend, à Vienna, dans la Province, un corps de cavalerie, suit la rive droite du Rhône, de la Saône, Arar, traverse le pays des Ædui, Eduens (Autun) et gagne Cenabum, tandis que Vercingétorix était à Gergovia du Nord (S.-Pierre-le-Moutiers), chez les Boii, clients des Éduens. Elle est prise. Il enlève Noviodunum, ville des Bituriges (Neuvy-sur-Baranjon), puis Avaricum (Bourges), détache Labiénus contre les Parisii dont la ville est brûlée et qui sont battus ainsi que leurs voisins ; César marche sur Gergovia des Arverni, où il est repoussé par Vercingétorix. Les Ædui abandonnent César qui se trouvait entre la Loire et l'Allier. Il passe la Loire et gagne le pays des Sénons, où Labiénus le rejoint. L'armée se dirigeait vers la Province par les frontières du pays des Lingons, en marchant dans la direction de Séquanie, lorsque Vercingétorix vint proposer la bataille à César qui fut vainqueur, le poursuivit jusqu'à Alesia des Mandubii (Alise sur le Mont-Auxois en Bourgogne, ou, selon d'autres, Alaise en Franche-Comté), où le chef gaulois s'enferma avec son armée, attendant celle de toute la Gaule qui devait venir le délivrer. Toute la Gaule prit part, en effet, à la campagne, sauf trois peuples : les Lingones, les Remi et les Treveri. Les peuples armés pour la cause nationale et qui envoyèrent leurs contingents sous le murs d'Alise, sont mentionnés dans le chap. 75 du viie liv. des Commentaires. Ce sont : les Ædui avec leurs clients, les Segusiavi (le Lyonnais), les Ambivareti ou Amblua reti (position inconnue), les Aulerci Brannovices (rive droite de la Saône, selon les uns, et rive gauche selon les autres), les Brannovii (peut-être dans la vallée de la Brenne) ; les Arverni, avec leurs clients, les Eleutheri, Cadurci (Quercy, Cahors), les Gabali (Gévaudan, Mende), les Vellavii (Velai, le Puy) ; les Sequani (Franche-Comté), les Senones (Sens), les Bituriges, les Santones (Saintonge), les Ruteni (Rouergue, Rodez), les Carnutes, les Bellovaci, les Lemovices (Limousin), les Pictones (Poitou), les Turones (Touraine), les Parisii, les Helvetii (Suisse), les Ambiani, les Mediomatrici (Metz), les Petrocorii (Périgueux), les Nervii, les Morini, les Nitiobriges (environs d'Agen), les Aulerci-Cenomani, les Atrebates, les Veliocasses (Vexin), les Lexovii, les Aulerci-Eburovices, les Bauraci (où fut Augusta Rauracorum, à l'E. de Bâle en Suisse), les Boii (au S. du Nivernais), les peuples d' Armorica : Curiosolites (S.-Brieuc), Redones (Rennes), Ambibarri (Avranches) ; Caletes ou Caleti (pays de Caux), Osismii (Finistère), Lemovices (pays de Retz au S. de la Loire, à son embouchure), Unelli. Défaite de ces peuples et prise d' Alesia par César. — VIII. La Gaule est soumise ; César achève de réduire les Bituriges, les Carnutes, les Bellovaci, pacifie la Belgique ; les Andecavi (Anjou) donnent des otages et les Cadurci sont enfin soumis après la prise d' Uxellodunum (Luzech).

IIIe Époque : Auguste. Organisation de la Gaule. — Après la conquête de la Gaule, durent être créés trois nouvelles provinces, administrées ensemble militairement, de 48 à 46, par D. Brutus. César les répartit en trois gouvernement et nomma, peu avant sa mort, trois gouverneurs. Mais ce fut Auguste qui en fixa l'organisation, l'an 27 avant J C., à Narbonne. Les quatre provinces furent :

1° La Narbonensis, ou ancienne province, d'abord réservée à l'Empereur, à cause de la station navale de Forum Julii où étaient les débris de la flotte d'Actium. Elle fut donnée au Sénat, en 22, et administrée par un proconsul proprætore annuel, assisté d'un quæstor et d'un legatus.

2° L’Aquitania, entre les Cévennes, les Pyrénées, la Loire et l'Océan, gouvernée par un Legatus Augusti proprætore, assisté d'un procurator, comme province impériale prétorienne (voy. l'explication de ces magistratures, tabl. 21).

3° La Lugdunensis, entre la Loire, le Rhin, les Alpes, la Rhône supérieur et la partie septentrionale du bassin de la Seine, avec un Legatus Augusti proprætore, assisté d'un procurator.

4° La Belgica, entre la Lugdunensis, la mer et le Rhin, avec un Legatus Augusti proprætore, assisté d'un procurator.

5° et 6° Ces provinces virent s'accroître leur nombre de deux, avant la mort d'Auguste : la Germania superior ou Ire, avec Moguntiacum (Mayence)


pour ch.-l., et la Germania inferior ou II, avec Colonia Agrippina (Cologne) pour ch.-l., formant ensemble une longue bande de terre étroite et ayant le caractère d'une frontière militaire, dont le but était de tenir en respect les barbares d'outre-Rhin. Aussi le gouvernement en fut-il confié à des Legati Augusti proprætore consulares pouvant commander plusieurs légions, le nombre de ces légions cantonnées sur les bords du Rhin était considérable et ces 2 gouvernements étaient souvent confiés à des princes de la famille impériale.

7. Enfin Auguste avait encore créé une petite province équestre l'an 14 av. J. C : les Alpes maritimæ, administrés par un Procurator Augusti.

A la mort d'Auguste, en 14 apr. J. C, il y avait donc en Gaule 7 provinces : 1 du sénat, 6 de l'Empereur.


Prov. Sénatoriale. Narbonensis, prétorienne, c'est-à-dire gouvernée par un ancien préteur.
Prov. Impériales. 2 Consulaires

3 Prétoriennes

1 Equestre, procuratorienne.

Germania

Germania II°

Aquitania,

Lugdunensis,

Belgica,

Alpes maritimæ.

Ces trois provinces étaient désignées ensemble. par excellence, sous les mots de Tres provinciæ Galliarum.

Quant aux peuples des Alpes, qui formèrent, plus tard, deux nouvelles provinces équestres sous les noms d'Alpes Pœninæ et Alpes Cottix, ils n'étaient pas incorporés et firent un pacte avec Auguste, à la charge pour quelques-uns d'entre eux, sujets du Roi Cottius, de pratiquer une route dans les Alpes entre Suze et Briançon (Mont-Genèvre). Deux monuments font connaître les noms de ces deux groupes de peuples. Le Ier existait à l'endroit appelé Tropæa Augusti près de Nice et Pline nous l'a conservé. L'autre se lit encore sur la frise de l'arc de Cottius, à Suze.

Voici la première de ces inscriptions (Voy., pour la position de ces peuples, la carte des Alpes n° 18 et celle de l'Italie supérieure, n° 11) :

imperatori • caesari. divi • f • avg • pontifici maximo • imp • xitii • tribvniciae • potestatis xvii. s • p • q • r • qvod • eivs • dvctv • avspiciisque gentes • alpinae • omnes • qvae • a mari • supero • adinfervm • pertinebant. svb • imperium • pop • rom • svnt • redactae • gentes • alpinae • devictae • trivmpilini camvni • venostes • vennonetes • isarcibrevni • genavnes • focvnates • vindelicorvm • geàtes • qvatvor • consvanetes • rucinates • ligates • catenates • ameisvntes rvgvsci • svanetes • calvcones • brixentes • lepontii • viberi • nantvates • sedvni • veragri • salassi • acitavones • medvlli • vceni • catvriges • brigiani • sogivntii • brodiontii • nemaloni • edenates • esvbiani • veamini • gallitae • trivllati • ectini • vergvnni • egvitvri • nementvri • oratelli • nervsi • velavni • svetri.

(Plin. Hist. nat., liv. III, c. xx (xxiv).

Inscription de l'arc de Suse.

imp • caesari • avgvsto • divi • f • pontifici • maxvmo • tribunic potestate • xv • imp. xiii

L'identification de ces noms de peuples avec les positions modernes correspondantes est un travail difficile qui a été entrepris par beaucoup de savants, et notamment par M. Walckenaër dans sa Géogr. des deux Gaules ; mais les résultats obtenus ne pré-


sentent pas assez de certitude pour figurer ici. C'est ce qui fait que la position approximative des peuples des Alpes n'a été indiquée sur la carte n° 18 que pour une partie d'entre eux.

Organisation des 7 provinces, de la mort d’Auguste à la fin du Ier siècle. — Cités.

I. Province impériale consulaire de Germania Superior. Elle paraît avoir été séparée de la Germania inferior par la Nahe ; le Rhin lui servait encore de limite à la mort d'Auguste. C'est sous Donatien que le Rhin fut franchi, et, probablement sous Hadrien, que la muraille tracée sur notre carte fut conduite entre Mayence et Ratisbonne.

II. Province impériale consulaire de Germania inferior. Sa capitale, Colonia Agrippina, Cologne, s'appelait d'abord Oppidum Ubiorum. — Les deux provinces ont été réunies souvent sous le même commandement. Quant au service des finances, impôts directs, il était administré par un procurator Augusti qui étendait son action sur ces deux provinces et même sur la Belgique, à la fois.

III, IV, V. — Les tres provinciæ : Belgica, Lugdunensis, Aquitania. Elles furent divisées par Auguste, en 27 av. J. C, en 60 cités d'après les circonscriptions territoriales des anciens peuples gaulois. Ces cités, qui n'avaient point de centre pour la plupart (quelques exceptions sont très-connues Avaricum, Bibracte, Agedincum) s'en formèrent un : delà, le nom de l'ancien peuple transporté à la ville et servant encore aujourd'hui à la désigner : Turones, Tours ; Redones, Rennes ; Suessiones, Soissons. etc. Il n'y eut ni colonies ni municipes dans les 3 provinces, mais simplement des Civitates. et les habitants étaient désignés par l'appellation, ayant ici un sens particulier, de Cives, ce qui ne veut point dire qu'ils obtinrent d'abord le jus civitatis, droit de cité ; puisque c'est seulement au temps de Claude que les primores des Ædui, c'est-à-dire ceux qui avaient exercé des charges locales dans leurs cités, obtinrent le jus optimo jure (Tables claudiennes de Lyon), mais le droit accordé en bloc aux citoyens de chacune des cités des Tres provinciæ, était assez varié. Les unes étaient dites liberæ. les autres fœderatæ ; ce qui signifiait, pour ces dernières, qu'elles avaient le droit de disposer librement de leur revenu sans autorisation spéciale du magistrat de la province ; mais presque toutes ces cités jouissaient, vers le milieu du iie siècle, du jus latinum, acheminement déjà important à la plénitude du droit de cité qui devait consommer l'assimilation des vaincus aux vainqueurs. On établit, à la colonie de Lyon, Colonia Augusta Lugdunensis, un temple de Rome et d'Auguste, pour les trois provinces qui y entretenaient un grand prêtre, sacerdos, et des représentants religieux pour chaque cité. (Toute la partie de la ville comprise entre le Rhône et la Saône, là où est le centre actuel, formait la ville religieuse ; la colonie était sur les coteaux de Fourvières, rive droite de la Saône). Le service financier s'exerçait de la même manière dans les trois provinces que dans les provinces de Germanie.

VI. La Narbonensis, province du sénat depuis l'an 22. Narbo-Martius fut colonisée de nouveau par César l'an 46. Puis, vinrent s'ajouter les colonies suivantes : Forum Julii, Fréjus ; Arelate, Arles ; Bæterræ, Béziers ; Arausio, Orange ; Valentia, Valence ; Vienna, Vienne. Il y avait dans cette province un grand nombre de villes de droit latin. Plus tard, sous Hadrien, le titre de colonie fut donné à Avenio Avignon ; à Cabellio Cavaillon ; à Tolosa, Toulouse ; à Reii Apollinares, Riez ; à Ruscino. Marseille resta libre.

VII. Prov. procuratorienne des Alpes maritimæ. Néron lui accorda le jus Latii.

Du droit de cité concédé à la Gaule — César concéda le jus honorum, — c'est-à-dire le droit de cité aux citoyens qui avaient exercé les charges municipales, — à toute la Narbonnaise. Claude le donna aux Æduii, Galba à plusieurs parties de la Gaule ; Othon aux Lingones ; Vespasien restreignit les concessions faites avant lui ; mais Hadrien accorda le jus Latii à presque toute la Gaule et le jus civitatis aux cités qui avaient déjà le droit latin.

Divisions financières — Pour le service des impôts directs, il y avait dans les provinces du sénat le quæstor proprætore, et dans les provinces de l'Empereur les procuratores Augusti ; pour les impôts indirects, les procuratores Augusti vigesimæ hereditatum, préposés à la perception du 20e des successions ; le procurator Augusti quadragesimæ Galliarum, préposé à la perception des droits de douane (droit du 40e de la valeur déclarée des marchandises). Il existait d'ailleurs une union douanière pour les cités de la Gaule. Les procuratores quadragesimæ avaient sous leurs ordres des vérificateurs ou percepteurs, appelés Statores.

Pour les postes des routes de la Gaule, il existait un magistrat, chevalier romain, appelé præfectus vehiculorum per Gallias.

Division religieuse. — Dans la Narbonnaise et les Alpes maritimes il y avait un flamen augusti, pour la province, et, dans chaque cité un Flamen Augusti d'un degré inférieur. A l'époque chrétienne, le flamen de la cité devint le cvrator civitatis. Partout où il y avait flamen avgvsti, il y eut un èvêque ; et, de même que le flamen était curator, l'évêque devint defensor. De même que le Flamme était nommé par la curie, l'évêque fut nommé par le peuple. Par la tolérance religieuse, par la concession du droit de cité, enfin par la destruction des anciens liens politiques et reli-


gieux, la Gaule se fit romaine. Chaque divinité avait son culte particulier. Puis venaient les confréries du culte des Lares rétabli par Auguste et confondus avec le culte de la divinité de l'Empereur. De là l'association universelle des seviri avgvstales, Sevirs Augustaux, qui formaient en outre une sorte de Conseil de Prud'hommes.

Division des provinces en cités et administration municipale. — Les provinces se divisaient en cités et les cités en pagi ou cantons. Il y avait différentes espèces de cités.

En Narbonensis, outre les villes grecques, il y avait des Municipes, des colonies et des villes alliées fœderatæ.

Colonies. — Originairement une colonie était une ville fondée sur un territoire conquis et peuplée de citoyens romains. Mais, sous l'Empire, pour former une colonie on partagea le territoire d'une cité entre un petit nombre de citoyens romains et les habitants, qui étaient en beaucoup plus grand nombre d'ordinaire, et qui se trouvaient, par le fait, élevés à la dignité de citoyen romain.

L'administration de la colonie était composée d'un conseil de Décurions de cent membres. Pour être décurion, il fallait avoir 100 000 sesterces de capipital. C'était l’Ordo. Le Conseil ou Ordre des décurions était complété, passé en revue par les Quinquennales (voy. plus bas).

Les magistrats étaient nommés par le peuple curia, parmi les centumvirs ou décurions. Il y avait 6 magistrats annuels.

C'étaient d'ordinaire : les Duumviri juridicundo, iiviri • ivri • dicvndo, chargés de la justice et de l'administration de la cité. Ceux qui étaient nommés l'année du recensement étaient appelés qvinqvennales. Les Duumviri juridicundo se sont appelés d'abord praetores coloniae.

Pour le service de la voirie des marchés, etc., il y avait deux édiles coloniæ, appelés quelquefois aussi Duumviri aedilicia potestate.

Deux qvaestores étaient chargés des finances..

Quelquefois il y avait des Duumviri dans les colonies au lieu de Quatuorviri.

Municipes. — Dans l'origine, quand les Romains admettaient une ville alliée du Latium au droit de cité ou à une partie de ce droit en lui laissant ses institutions, cette ville était dite Municipe. Il y avait d'ailleurs peu de différence entre les institutions municipales de ces cités alliées entre elles, et celle de Rome, cité latine elle-même.

Les autres villes du reste de l'Italie admises au droit de cité et recevant le titre de municipe, se dépouillèrent peu à peu de leurs anciennes institutions, pour entrer le plus avant possible dans le jus civitatis.

La lex Julia municipalis, rendue par César en 47 avant Jésus-Christ, régularisa la constitution des municipes dans tout l'Empire. C'est cette loi qui les régissait au temps d'Auguste. Dans chaque municipe, il y avait, comme dans les colonies, un conseil de décurions de 100 membres.

Les magistrats des municipes étaient d'ordinaire désignés sous le nom de Quatuorviri, ivviri, dont 2 étaient dits ivviri • ivri • dicvndo, et 2, ivviri • aedilicia. potestate.

Quant aux sc-qvaestores}}, ils n'étaient pas sur le même rang, et ces fonctions salariées étaient quelquefois remplies par des esclaves publics.

Nîmes était officiellement désignée sous le nom de colonia • avgvsta nemavsensivm ; elle avait été fondée par Auguste et était inscrite dans la tribu Voltinia. Magistrats.

ivviri (Quatuorviri)

2 ivviri • ivridic ; 2 ivviri • ab – aerario.

2 aediles ; — 1 praefectvs • vigilvm • et • armorvm, chef des pompiers.

Magistrats.
Nîmes, quoique colonie, avait donc des Quatuorviri, dont le collège se partageait en deux groupes, portant chacun le titre de ivviri : les ivviri • ivridic • et les ivviri • ab • aerario. Ce qui peut être considéré comme une nouvelle exception, car l'édilité était plutôt une magistrature que la questure. Il y avait aussi des aediles, mais en dehors du collège des ivviri, seuls magistrats officiels de la colonie.
Vienne, colonia ivlia • viennensis}}, fondée par les triumvirs, comprenant le territoire des Allobroges, inscrite dans la tribu Voltinia, ayant des vici importants dans sa dépendance et dans son territoire : Cularo, Augusta-Prœtoria et Genova. Ivviri Quatuor-viri : 2 ivviri • ivridi-cvndo ; 2 ivviri • ab • aerario • (On les appelle aussi iiviri, (Duumviri) ivridic. Iiviri • ab • aerario. 2 aediles. — 1 stator • xl (Quadragesimæ) galliarum, employé de la douane.
Narbonne. colonia ivlia paterna narbo-martivs decvmanorvm. Colonie fondée en 118 par Marcius Rex. (Julia indique les triumvirs ; Julia Paterna, César ; Julia Augusta (Auguste). Elle reçut, en 46, une colonie militaire de César, soldats de la 10e légion, Decumani ; de là son surnom. Ils avaient été envoyés avec Claudius Tiberius Néron, d'où : colonia ivlia paterna clavdia narbo marcivs. iiviri • ivri • dic., (Duumviri) iiviri. Aedilicia • potestate. iiviri • quaestoria • potestate
Aix. colonia ivlia avgusta aqvis sextiis. Colonie en même temps que Nîmes, Arles, etc. iiviri • ivri • dicvndo. 2 praetores. 2 aediles.
Cité des Voconces. colonia dea avgvsta vocontiorum. Il y avait 2 capitales : Lucus Augusti ou Dea Augusta (Die) — et Vasio, Vaison. Id.
Riez, colonia ivlia avgusta apollinarivm reiorvm, colonie du Ier siècle. iiiiviri. (Quatuorviri).

Cités des tres provinciæ galliarum.

Lyon, colonia clavdia copia • avgvsta lvgdvnensivm, inscrite dans la tribu Galeria, fondée par Munatius Plancus en 43 avant Jésus-Christ. iiviri (Duumviri) ivri dicvndo. 2 aediles. 2 quaestores.
Il y avait à Lyon un grand nombre de corporations industrielles, telles que : les navtae • rhodanici • rhodano • navigantes ; — les navtae • ararici • arare • navigantes ; — les condeates • lvgdvni • consistentes ; — les navicvlarii • marini ; — les fabri • tignarii ; — les negotiatores • mvriarii ; — collegivm • negotiatorvm • vinariorvm ; — negotiatores • frvmentarii ; — centonarii • lvg • consistentes, etc. — Chaque corporation importante avait un cvrator, un praefectvs, des quinqvennales. La Cité des petrocorii, Périgueux, avait des iiviri. La Cité des bitvriges, Bourges, des iiviri, etc•

'La Gaule sous les successeurs d'Auguste.

Sous Tibère, 14-37, eut lieu la révolte de Sacrovir et de Florus. En mémoire de la victoire des légions, on éleva l'arc d'Orange. Caligula, né chez les Treveri, Séjourna à Lyon. Claude, né à Lyon, favorisa l'aristocratie militaire pour abattre le Druidisme. L'accès au Sénat et aux grandes dignités devint possible aux Gaulois. La plénitude du droit de cité fut accordée aux magistrats municipaux des Éduens. Sous Néron, c'est de la Gaule que part le mouvement qui le renverse. Sous Vespasien, soulèvement des Bataves avec Civilis. Sabinus, Classicus, JuliusTutor trouvent pour adversaires les Gaulois Séquanes, les Rémois, etc. Rien n'égala la prospérité de la Gaule sous les Antonins ; fondations littéraires, industrielles, etc. Sous Hadrien, fondation des arènes de Nîmes, de la Basilique de Plotine. (Il est démontré aujourd'hui que la Maison carrée est du règne d'Auguste.) Sous Marc Aurèle, l’édit provincial amène l'uniformité de la loi dans l'empire romain. L'extension du droit de cité et la conformité de législation consommèrent l'unité du monde. Au iie siècle le christianisme se répandit dans la Gaule ; les premiers apôtres sont même de la fin du Ier. Au iiie, quelques-uns des 30 tyrans agitèrent la Gaule et les bords du Rhin. Sous Aurélien, furent fondées des colonies et créée la province des Alpes Pœninæ ou Penninæ.

IIIe Epoque. IIIe et IVe siècles.

De la fin du iiie siècle, datent les grandes réformes de Dioclétien et la nouvelle division des provinces (voy. le tableau n° 23). Constance-Chlore fonda Constantia (Coutances). Sous Constantin, la paix de l'Eglise amène l'apparition des évêchés et l'organisation religieuse de la Gaule chrétienne (voy. le tabl. des Évêchés, n° 38). Pour les divisions du ive s., nous nous bornons à en donner le tableau ici :
Lugdunensis : 5 prov, (Lyonnaise) Lugdunensis, i°. Lugdunensis, ii°. Lugdunensis, iii°. Lugdunensis Senonia ou iv°. Maxima Sequanorum.
Belgica : 2 prov. Belgica i°. Belgica ii°.
Germania i° ou Germania superior. Germania ii° ou Germania inferior.
Narbonensis : 3 prov. Viennensis. Narbonensis, i°. Narbonensis, ii°
Aquitania : 3 prov. Aquitania, i°. Aquitania, ii° Novempopulania.
Alpes maritimæ.
Alpes Cottiæ. Alpes Penninæ. Alpes Graiæ.
Voy., pour le détail, les tabl. et les cartes 21, 23 et 24, géogr. de l'empire romain à trois époques différentes. Sur notre carte n° 16, nous avons indiqué le tableau __PAGESEPARATOR__ des légions qui ont stationné sur le Rhin, et, dans la carte elle-même, les juridictions des comtes et des ducs, conformément à la
Notitia Dignitatum, et en prenant pour guide la récente édition de l'Atlas ancien de Spruner et Menke.

Les itinéraires de la Gaule.

itinéraire maritime.

A Lero et Lerino-Forum Juli. Des îles Lerins à Fréjus (portus). 24 A Foro Juli Sinum Sambracitanum. De Fréjus à la plage de S. Tropez. 25 20 A Sinu Sambracitano Heracleam Caccabaria. De la plage de S. Tropez à la tour de Camarat. Porbaria (portus). 16 Ab Heraclea-Caccabaria Alconem. De la tour de Camarat à la pointe de la Chappe. 12 Ab Alconis Pomponianas. De la pointe de la Chappe au château de Giens (portus). 30 A Pomponianis Telonem Martium. Du château de Giens à Toulon (portus). 15 A Telone Martio Taurvenlum. De Toulon à Tarente (portus). 12 28 A Taurvento Carsicas. De Tarente à la Ciotat (portus). 12 6 A Carsicas Citharistam. De la Ciotat à Cassis (portus). 18 8 A Citharista Portu Æmines. De Cassis au port Sormiou (positio). 6 A Portu Mmines Immadras. Du port Sormiou à l'île de Jaros (positio). 12 7 Ab Immadris Massiliam Græcorum. De l'île de Jaros à Marseille (portus). 12 A Massilia Græcorum Incarum. De Marseille à Lncarus, sur la côte, à PE. du port Megean (positio). 12 Ab Incaro Dilim. D'Incamus au port Sausset (positio). 8 Dili Fossas Marianas. Du port Sausset à Fos-lès-Martigues (portus). 20 15 A Fossis ad Gradum Massilitanorum. De Fos--lès-Martigues au Gras-de-Fos (Fluvius Rhodanus). 16 A Gradu per Fluvium Rhodanum Arelatum. Du Gras-de-Fos, par le Rhône, à Arles. 30

2° les voies romaines de la Gaule.

Strabon nous apprend qu'Agrippa avait fait de Lyon le centre des voies de la Gaule. De ce point central partaient quatre grandes voies qui, avec leurs embranchements, atteignaient tous les points importants du pays. L'une allait de Lyon aux côtes de la Manche (réseau nord-ouest). Une autre, de Lyon à l'Océan dans la direction de Saintes (réseau central). Une troisième, de Lyon au Pyrénées (réseau du midi). Une quatrième, enfin, de Lyon aux embouchures du Rhin (réseau de l'est). Nous savons aussi par le même géographe que l'on pouvait entrer d'Italie en Gaule par trois points : 1° Nice ; 2° Suze et Briançon ; 3° les Alpes Penines et le Valais. Nous ne pouvons donner ici le tableau des itinéraires de la Gaule. Ces documents précieux, bien étudiés, renferment la clef de presque toutes les identificalions des lieux anciens avec les noms modernes. C'est le guide le plus sûr de l'archéologue et du géographe. La difficulté est de faire concorder entre eux ces documents ou expliquer les divergences qui les séparent. M. Walckenaer l'avait tenté après d'Anville. La commission de la carte des Gaules l'a essayé récemment avec plus de succès, en laissant toutefois beaucoup à faire encore après elle.
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CARTE N° 19.

ESPAGNE ANCIENNE ET MAURÉTANIE [8]. — HISPANIA ET MAURETANIA.

I. HISPANIA.

Géopraphie physique : {cmers. — M. Cantabricum ou. Aquitanicus Sinus (golfe de Gascogne), Oceanus, qui communique avec la M. lnternum par le Fretum Gaditanum (détroit de Gibraltar) ; la mer lnternum ou SIediierraneum porte le nom de M. Ibericum sur la côte S. O. de l'Espagne et de M. Balearicum, entre les îles Baléares et la Péninsule. Le Sinus Gallicus répond au golfe de Lion. Montagnes. — Les Pyrenæi Montes répondent aux Pyrénées modernes, et à leurs prolongements et ramifications. Les chaînes qui déterminent les grands bassins de l'Espagne n'ont pas toutes des noms anciens parvenus jusqu à nous. La plus célèbre, la Sierra Morena, était connue sous le nom de Castulonensis Saltus, de l'établissement Carthaginois de Castulon au pays des mines, si célèbre par l'exploitation de l'argent et du plomb argentifère (entre Almaden et Carthagène). Promontoires. — Trilencium (C. Ortogal) ; Ne-
rium Celticum (S.-Adrian) ; Magnum (Délia Roca) ; Barbarium (Espichel) ; Sacrum (S. -Vincent). Les deux Columnœ Herculis correspondant à la Punta de Europa, près de Gibraltar, et à la Punta de Africa, près de Ceuta ; Pr. Charidemi (C. de Gâta) ; Pr. Saturni (C. Palos) ; Pr. Tenebrium (C. S.-Martin.) Iles. — Les Baleares, dont les trois grandes sont : Major, Minor et Pityusa, ou Ebvsus (Iviça). Fleuves. — Les cinq grands fleuves de l'Espagne ancienne sont mentionnés, dans le vers suivant où s'observe même leur ordre géographique :
Sunt Durius, Minius, Tagus, Anas. Bætis, Iberus,
Duero, Minho, Tage, Guadiana, Guadalquivir, Ebre
Le
Durius reçoit, à droite, l’Astura (Esla) et le Pisoraca (Pisuerga) ; le Tagus reçoit à droite, le Tagonius (Xarama ou Hemares) ; le Bætis reçoit, à gauche, le Singulis (Xenil) et le Salsum (Guadajoz) ; l’Iberus reçoit, à gauche, le Gallicus (Gallego) et le Sicoris (Sègre). Les autres fleuves étaient : dans la Mare Cantabricum : l’Aturia (Besaya) ; le Deva (Deba) ; le Nerva (Sella) ; le Nero (Nora) ; la Navia (Navia) ; l’Ivia (Masma). — Dans l’Océan :__PAGESEPARATOR__ le Tamara (Tambre) ; le Limia (Lima) ; le Cebadus (Cavada) ; l'Avo (Ave) ; le Vacca (Vouda) ; le Munda (Mondego) . — Dans la Méditerranée : le Tuder (Se- gura) ; le Sucro (Xucar); le Turris (Guadalaviar); le Pallantia (Murviedro) ; YUduba (Myares) ; le Ru- bricatus (Llobregat Mayor); VAlba (Ter) et le Sum- broca (Fluvia). Bibliographie. — L'origine des anciens peuples de l'Espagne est encore aujourd'hui l'objet de dis- cussions qui partagent le monde savant. Il est ce- pendant à peu près établi que les premiers occu- pants, qui ont imprimé à la race espagnole son caractère distinct, sont les Ibères d'où le nom Ibe- ria donné longtemps à la Péninsule. Les traces nombreuses de cette race se reconnaissent dans les appellations géographiques. 11 peut paraître certain, en effet, que la langue basque dont les principes déformation, tout agglutinatifs, ne sau- raient présenter aucune analogie avec les autres langues européennes, explique le radical Iri, Ili ou Ili, si fréquent en Espagne, par les mots : peu- ple, ville, établissement. Or les noms géographi- ques dans la composition desquels entrent ces ra- dicaux se présentent surtout dans la Bétique, dans l'Espagne centrale et dans les contrées baignées par la mer intérieure. On les trouve encore dans la Gaule méridionale, à la fois dans l'Aquitaine, voi- sine des pays basques, et le long de la Méditer- ranée, jusque dans les Apennins où les Ligures, se sont établis (voy. le taJbl. n° s 11 et 12). Jamais on ne rencontre ces noms dans d'autres contrées de l'Europe , on ne les trouve pas même dans le N. 0. de l'Espagne, en Galice, dans les Asturies, ni en Lusitanie. On y trouve, au contraire, un grand nombre de noms celtiques ou Gaulois, re- connaissables à la terminaison magus, briga, odu- rus, ocelis, etc., et aux noms de peuples Celtici (au S. de la Lusitanie) et Gallœci, au N. de ce pays. Le nom significatif du Celtiberi, indique assez que c'est dans le bassin supérieur du Tage, et dans les montagnes qui séparent ce bassin de celui de l'Ebre, que s'est accomplie la transaction et le mélange des deux races qui se sont longtemps disputé et ensuite partagé l'Espagne, les Ibères, venus du Sud, sans doute d'Afrique (où l'on trouve des langues agglutinatives , comme le basque) et les Celtes venus du Nord. Il convient donc, à dé- faut d'informations historiques, de montrer, sur la carte, à l'aide des noms géographiques, le partage qui se fit de la Péninsule entre les deux peuples. C'est ce que nous avons fait, nous séparant en cela des systèmes suivis en Allemagne par les savants dont nous avons cité les noms au début de ce chapitre et auxquels d'ailleurs nous avons fait tant d'emprunts pour la géographie historique. Guidé par les radicaux ibériens d'une part , et , d'autre part, par les désinenses celtiques, nous avons opéré ce partage et fixé sur notre carte l'ethnographie de l'Espagne à l'aide de teintes plates. D'un côté nous rencontrons les noms des deux llipula, des deux Ilipa, chez les Turdetani, en Bétique, puis Illiberis, Illiturgis, .chez les Tur- duli (Bétique) , Libora au S. 0. àeToletum (Tolède) chez les Carpetani, les Ilercaones. Aux bouches de l'Ebre, les Ilergetes, sur la rive gauche de ce fleuve; une autre Illiberis (en Boussillon). Enfin les Vasco nés et les Vaccœi dont l'analogie d'appellation avec les Basques (Vascones, Gascons), qui ont conservé l'instrument précieux qui sert de clef de voûte au système, est frappante. — D'autre part, les noms celtiques, plus faciles à reconnaître dans les Gal- lœci, Lacobriga, Adobrica, le Prom. Celticum, Lambriara, Bracara, Amalobriga, Langobriga , Albocela, Brigetium, Talabriga, Conembriga, Oce- lodurum (tous noms du bassin du Duero) ; ceux de Talabriga, Mundobriga , Ilorci, Celtici, et les noms hybrides Flaviobriga, Augustobriga joints à csiui des Celtiberi, nous permettent de déterminer à peu près l'étendue de la prédominance celtique dans la Péninsule. Sans parler de l'élément romain ou gréco-latin , qui a étendu sur toute l'Espagne une couche uni- forme, mais sans profondeur, il faut faire entrer dans ce tableau ethnographique les Phéniciens- Carthaginois qui ont jeté de bien plus profondes racines par leur commerce et leur industrie civi- lisatrice et qui ont dominé principalement : 1° sur les côtes, témoins, les noms Tartessus (Tarthish) , Gadts, Calpe, Carteia, Malaca, les Bastuli, Urci, Murgi, Barca, Carthago Nova, Ruscino; 2° sur le cours des fleuves méridionaux dans les territones fertiles : Obulco, Obucula, Carmo; 3° dans les pays de mines, à l'intérieur : Castulo et Castulen- sis Saltus. Géographie historique. 1 D ÉPOQUE carthagi- noise (voy. le tableau n° 14 pour la Géographie économique). — Ce que l'Espagne a dû aux Car=- thaginois, c'est une prospérité matérielle qu'elle n'a jamais retrouvée depuis et qui a disparu sous l'administration militaire des préteurs romains pour ne renaître que faiblement sous les empereurs. Le résumé que nous avons donné dans le tableau 14 se rapporte donc exclusivement à l'époque cartha- ginoise. Nous avons tracé, sur la carte l'itinéraire d'Han- nibal d'après Polybe et Tite-Live. 2° Epoque romaine. — Nous donnons ici, à titre d'extrait, les résumés de Becker et Marquardt sur les provinces romaines d'Espagne , comme nous l'avons fait pour la Sicile et la Sardaigne. C'est le travail élémentaire le mieux fait sur la ma- tière. LES PROVINCES D 'ESPAGNE. Province citérieure (Tarraconensis). Provinceultérieure j gg^., La guene contre les peuples d'Espagne dura 200 ans, depuis 218 jusqu'à la soumission des Cantabres et des As- turiens par Auguste 25 av. J. C. Les Carthaginois étant solidement établis en Espagne sous Hamilcar, depuis 237, les Romains conclurent avec eux un traité (228J qui donnait VIberus comme frontière du nord aux Carthaginois et portait que Sagonte, ville al- liée des Romains, deme nerait neutre. Rome d'ailleurs ne possédait rien en Espagne. En 219 la prise de Sagonte par Hannibal rompit ïe traité et les Romains, commandés par Cn. Scipion, occupèrent, en 218, l'Espagne citérieure. Dès que P. Cornélius Scipion, qui r*çut, en 211, la conduite de la guerre, se fut emparé de Cartbagène, en 210, les Car- thaginois furent forcés d'évacuer l'Espagne (206). A partir de cette époque, on s'appliqua à soumettre les peuplades indigènes. Mais on manque de renseignements spéciaux sur 1 extension progressive du territoire romain pendant les différentes périodes de celte guerre. Depuis 205, l'Espagne forme une Province ou plutôt Deux provinces : Citerior et Ulterior. Dans le principe on y envoya des Proconsuls élus extra ordinem : puis deux préleurs ayant ordinairement la puis- sance proconsulaire et les douze fasces. Pendant la guerre de Macédoine, les deux provinces furent réunies sous un seul commandement. En 167, on rétablit l'ancienne séparation. Cet état de choses dura jusqu'à Auguste. La limite des deux provinces fut d'abord l'Iberus (a); plus tard, elle fut tixee vers Carthagène, au sud; enfin entre Urci et Murgis. La subdivision de l'Hispania ulterior semble avoir été. préparée dès l'époque de César, (b), et elle paraît avoir (a) Les expressions citerior, ulterior semblent toujours en géographie ancienne, supposer quelque limite nati' relie ; chaîne rie montagnes, ou fleuve. (6) César, Bell, civ., I, 38 : Afranius et Petnius et Varro,legati Pompeii, quorum unus III legionebus Hispa- niam citeriorem, alter a Sallu Castulonensi, ad Anam II leiiionibus, tertitis ab Ana, Vettonum agrum Lusita- niamque pari numéro legionum obtinebat, officia inter se partiuntur. __PAGESEPARATOR__ été la même qu'Auguste adopta plus tard, en trois par- ties : Tarraconensis, Bxtica et Lusitania (a). A partir d'Auguste l'Espagne reste donc ainsi divisée : I. Hispania Tarraconensis ou citerior. IL Bxtica. III. Lusitania. HISPANIA TARRACONENSIS OU CITERIOR. Cette province, qui s'étendait depuis les Pyrénées jus- qu'au Durius à l'ouest, et à Urci au sud, était une province de l'Empereur, gouvernée par un Legatus Augusti pro prxtore, consulaire, qui résidait à Tarragone. Elle se composait de quatre districts : trois sur le con- tinent et un dans les îles Baléares. Les trois premiers étaient administrés par les trois légats du gouverneur, dont un, avec deux légions, occupait le pays situé au N. du Durius ; le second, avec une légion, la côte septentrionale; le troisième administrait, sans le con- cours de forces militaires, l'intérieur du pays déjà roma- nisé. Les îles étaient gouvernées par un prxfectus pro legato. Ces quatre districts formèrent plus tard des provinces indépendantes. Le 1 er district, qHi avait constitué, dès l'origine, au point de vue de l'administration des impôts, un district particu- lier avec un Procurator, devint, sous les Antonins, peut- être dès Hadrien, une province de l'Empereur sous le nom de Gallxcia et Asturia, laquelle continua d'exister plus tard (b). Les trois autres apparaissent, pour la première fois, dans la Notitia Dignitatum (vers 400 ap J.-C.) : 1° La Tarraconensis, 2° la Carthaginiensis, 3° les Insulx Ba- léares. D'après les listes dressées sous Auguste, il y avait dans la Tarraconensis entière, sans les îles, 472 localités, sa- voir : 19 communes indépendantes, parmi lesquelles 12 co- lonies (5) ; 13 oppida civium romanorum ; 18 oppida juris Latii; 1 urbs foederata; 135 civitates stipendiasse, et 293 localités aliis contributx civitates qui appartenaient au territoire des cités précédentes. Toutes ces villes étaient réparties entre sept ressorts judiciaires, convenlus, qui avaient pour chefs-lieux : Car- thago nova, Tarraco, Caesaraugusta, Clunia, Lucus Au- gusti (Conventus Lucemis) en Asturie, Bracara-Augusta, et probablement Asturica-Augusta. N. B. La carte qui est jointe à lagéographie d'Ukert, II, 1, détermine, d'après Pline, le ressort judiciaire de l'Espagne avec les villes citées par le géographe ancien. LUSITANIA La Lusitanie, qui s'étendait depuis YAnas jusqu'au Du- rius, était une province de l'Empereur, administrée par un Legatus Augusti prétorien qui avait sous ses ordres un Legatus et un Procurator. Elle se subdivisait judiciairement en trois conventus .- Emerita, Pax-Julia et Scalabis. Elle comprenait, au temps d'Auguste, 46 peuples, 5 colo- nies (c), 1 municipium civium romanorum (d),3 civitates jouissant du Jus Latii (e), et 36 stipendiant. La Bétique, appelée aussi Hispania-Ulterior, s'éten- dait depuis Urci jusqu'à VAnas. Elle était administrée, en sa qualité de province du Sé- nat, par un Proprxtor portant le titre de Proconsul, qui avait sous ses ordres un Legatus et un Quxstor. (a) Appien {Bell. Hisp., ,3) attribue cette subdivision à Auguste c. 102, et avec raison. 11 ne s'agit pas d'une sub- division administrative dans le passage de la Guerre ci- vile, mais de commandements militaires transitoires. (b) L'idée d'une administration purement militaire de la Galice présente quelque vraisemblance. (Marquardt.) (5) Ce sont : 1° Cinq colonies de César : 1° COLONIA . VICTRIX • IVLIA • NOVA ■ CARTHAGO, — 2° VALEN- TIA, - 3° TARRACO, — 4» CELSA, — 5° ACCI (voy. Pline, Hist. nat., III, 4, 19-25. — 11° Six d'Auguste : 1° II- lici , — 2° Barcino, — 3° Cxsar augusta, — 4° Libisosa, ■ — 5° Salaria, — 6° Clunia (conject. de Zumpt, p. 366 et suiv.), —V Flaviobriga (Pline, Hist. nat.,l, 34, 110); on doit peuf<-être l'attribuer à Vespasien. (c) Augusta-Emerita, Metallinum, Pax, Norba-Caesa- riana, Scalabis (Plin.,IV, 21, ou 35) [Prxsidum-Julium] . (d) Olisipo [Félicitas Julia]. (e) Ebora [Liberalitas Julia]. Myrtilis, Salacia [Pline, ib.]. Après Constantin, on joignit à cette province une partie de la Maurètanie (voy. cette province). La Bétique se subdivisait judiciairement en quatre con- ventus : Corduba, Gades, Astigi et Hispalis. Elle comprenait 175 villes: 9 colonix ; 8 municipia ; 29 civitates juris Latii; 6 civitates liberx ; 9 fœderatx ; 120 stipendiarix. La Bétique, ainsi que la partie avoisinante de la Tarra- conaise, étaient déjà devenues complètement romaines par les mœurs et la langue, au temps de Strabon. L'établissement de routes à partir de l'an 124 et celles que firent surtout Pompée et Auguste, favorisèrent l'exten- sion de la civilisation romaine; mais les peuplades du nord conservèrent longtemps encore leur nature belli- queuse. Vespasien donna aux provinces d'Espagne, qui s'étaient toutes trois attachées à lui dès son avènement, le jus Latii. Après Constantin, l'Espagne fut placée sous les ordres du vicarius Hispaniarum et se divisa en sept provinces : 3 consulaires : La Bétique, la Lusitanie, la Gallécie ; 4 présidiales: la Tarraconaise, la Carthaginoise, les îles Baléares, et la Tingilane. Routes. — Quant aux routes, il serait trop long de donner pour l'Espagne et l'Afrique les itiné- raires avec les identifications modernes ; mais nous ne saurions trop insister sur l'importance de premier ordre de ces précieux documents. Nous nous contenterons de rappeler ici qu'il n'existe qu'un seul itinéraire complet pour l'Espagne, c'est celui d'Antonin. On sait que ce pays manque dans la Table de Peutinger, mais on a trouvé récem- ment dans les Bains de Vicarello, anciens Thermx Apollinares, près de Rome, quatre gobelets por- tant l'itinéraire de Gadès à Rome. Nous nous con- tenterons de donner ici cet itinéraire pour la partie qui regarde l'Espagne, en le comparant à la table Antonine. Nous savons qu'il existait une route sur le littoral déjà au temps de Polybe et suivant à peu près la même direction. gobelets de vicarello. TABLE ANTONINE. Ad pontem. 12 Ad portum 24 Portu Gaditano. 14 Hasta 16 Hasta. 16 U«ùa. 27 Ugia. 27 Orippo. 24 Orippo. 24 Hispalim. 9 Hispali. 9 Carmone. 22 Carmone. 22 Obucla. 20 Obucula. 20 Astigi. 15 Astigi. 15 Ad aras. 12 Ad aras. 12 Corduba. 23 Corduba. 24 Adx. 10 Adlucos. 18 Epora. 28 Uciese. 18 Uciense. 18 Adnoulas. 13 Castulone, -~19 Castulone. 32 Admorum. 24 ïï Solaria. 19 Mariana. 20 Mentesa. 20 Libisosa. 24 Libisosia. Parietinis. 22 Parietinis. 22 Saltigi. 16 Saltici. 16 Adpale. 32 Adputea. 32 Atturres. 25 Ad Turres. Saetabi. 25 Ad Statuas. 9 Sucrone. 16 Sucronem. 32 Valentia. 20 Valentia. 20 Sagunto. 16 Saguntum. 16 Sebelaci. 22 Sepelaci. 22 Ildum, 24 Ildum. 24 Intibili. 24 Intibili. 24 Dertosa. 27 Dertosa. 27 Tria capita. 17 Tria capita. 17 Subsaltu. 20 Olcastrum. 24 Tarracone . 25 Tairaoone. 21 Palfuriana. 16 Palfuriana. 17 Atitistiana. 13 Antistiana. 13 Adfines. 17 Fines. 17 Arragone. 20 Barcenone. 20 Prastorio. 17 Praetorio. 17 Sœterr . 15 Seterras. 1$ __PAGESEPARATOR__ GOBELETS DE VICARELLO. TABLE ANT0MNE. Aquisvoconis. 15 Aquisvoconis. 15 Gerunda. 12 Cinniana. 12 Cinniana. 24 Juncaria. 15 Juncaria. 15 Inpyrenseo. 1S Sumrao Pyreneo 16 Ad centuriones. 5 Ruscinone. 25 Ruscione. 20 Combusta. 6 Combusta. 6 Ad vicensimum. 14 Narbone. 34 Narbone. 20 II. MAURETANIA. Ctéographie physique. — Mers: Oceanus, Fre- tum Gaditanum et Ibericum mare, formant la li- mite du N. et du N. 0. Le désert au S. Montagnes. — V Atlas ou Dyrin , le Durdus (Djebel Amer) le Garapha (Monts de Kabylie) sont les seuls noms latins connus pour les chaînes de cette Promontoires. — Pr. Mercurii (El Mansouriah), Pr. Solus ( Dar-el-Beda) ; — Cotes (Espartel, près Tanger); Connarum (Msema); Metagonium (Bar- el-Dêr). Fleuves. — Dans l'Océan : Asuma (Umm-er- Rebia); Dyas (Oued-Jetkem); Sala (Oued Bu-Re- greg); Subur (Oued Sebu); Lix (Oued Aulkos). — Dans la Méditerranée : Tamuda (Oued Garet); Mulucha (Oued Malouïa) ; Siga (Tafna); Salsus (Oued Temuschem); Sardabal (Sig); Assarath (Oued Hamàm] ); Chilemath (Chéliff), grossi du Mina (Oued Minah) et du Chinalaph (Oued-Bet- tin); le Savus (petit ruisseau à l'O. d'Alger) ; le Serbes (Isser) ; la Nasava (Sahel qui se jette à Bougie); Galus (petit ruisseau à l'E. de Djidjelli) ; Ampsaca (Oued-el-Kebir) qui formait la limite de la Maurétanie et de la Numidie. Ethnographie. — Les peuples de la Maurétanie étaient Africains purs et, probablement le type pri- mitif s'en retrou ve-t -il aujourd'hui chez les Toua- regs. L'élément phénicien n'avait apporté que fort peu de chose dans le sang maurétanien, beaucoup plus altéré aujourd'hui chez les Marocains et Ka- byles de l'Algérie par la conquête religieuse des Arabes. Première époque : Carthaginoise et Numide. — On ne peut séparer, dans les anciens temps, la Maurétanie de la Numidie, car le nom de Numidas, ayant la signification de Nomades , s'appliquait certainement aux deux. Il convient donc de dis- tinguer : l°Les Numide Massylii, qui formaient le royaume héréditaire de Massinissa (au sud de Bone) avec Cirta (Constantine) pour capitalg. 2° Les Massœsyli (toute la province d'Alger et celle d'Oran), États héréditaires de Syphax auxquels s'ajoutaient : 3' Les Numides Maurusii (Maroc). Mais la Nu- midie occidentale ou pays des Massylii était elle- même divisée, puisque nous voyons que Mézétule là partage avec Massinissa et qu'après avoir rétabli Massinissa sur le trône et lui avoir donné une grande partie des États, de Syphax, il est question encore d'un deuxième État de Numidie avec Vermina, au- quel les Romains envoient une ambassade. Les Barca , qui tous étaient gens de sens , alors qu'ils n'avaient pas les talents militaires d'Hanni- bal , avaient compris la nécessité pour Carthage de mettre dans ses intérêts les rois des Numides ; mais Carthage, pour avoir négligé cette alliance, etRome, pour l'avoir cultivée depuis 210, éprouvèrent beau- coup plutôt peut-être, et en partie pour cette cause, des fortunes différentes. Outre leur fameuse cavalerie, les forces de ces Numides étaient considérables : Nous voyons Syphax perdre contre Massinissa 30 000 hommes. Mézétule dispute la Numidie occidentale à Mas- sinissa avec 15 000 fantassins et 10 000 cavaliers. En 204 , Syphax reparaît avec 50 000 fantassins et 10 000 cavaliers. Après la ruine de cette armée, nous voyons sortir de l'Atlas 30 000 hommes qui vont au secours d'Hasdrubal. Ils sont encore défaits. Syphax trouve moyen d'improviser une troisième armée, et Vermina, son fils, une quatrième, assez nombreuse encore, puis- qu'il eut 15 000 hommes de tués et 1500 chevaux de pris. Strabon dit d'ailleurs qu'au temps de la prospé- rité de Massinissa , il pouvait sortir de Cirta 20 000 fantassins et 10 000 cavaliers. Les tribus de tout l'Atlas pourraient-elles pré- senter aujourd'hui , en un aussi court espace de temps, de pareilles ressources militaires? Outre les produits des troupeaux, qui devaient être alors pour les tribus numides ce qu'ils sont aujourd'hui pour les douars de l'Atlas, le produit en céréales était très-considérable, et l'excédant sur les besoins des habitants permettait d'en en- voyer de grandes quantités à Rome. On envoya à titre gratuit : En 201 200 000 boisseaux de blé. — — 200 000 En 198 200 000 Massinissa offre, en 1 91 , 800 000 — — 550 000 Il donne, en 170 1000 000 — — 500 000 d'orge, de blé. de blé. d'orge, de blé. d'orge. Ce qui fait un total de 3 450 000 de mesures de blé et d'orge expédiées ou offertes volontairement et gratuitement aux Romains parles seuls Numides en l'espace de 30 ans. Deuxième époque, romaine '. — La Maurétanie tout entière, jusqu'à l' Ampsaca, àl'E., était possédée, à l'é- poque d'Auguste, par Juba II, qui avait épousé Cléopa- tre, fille d'Antoine et de Cléopatre. Ses successeurs furent Ptolémée, son fils , qui reçut de Tibère des présents et fut mis à mort par Caligula, en 41. Claude forma alors deux provinces en 42 : Mau- retania Tingitana à l'O. , et Mauretania Cœsa- riensisk l'E., séparées par le fleuve Mulucha ou Malouïa. Elles furent administrées l'une et l'autre par des Procuratores, et on créa un grand nombre d'établissements romains. La Tingitane en possédait cinq : Zilis, Balba, Banasa, fondations d'Auguste, antérieures par conséquent à l'état de province; Tingis et Lixus, sous Claude. Rusadir et Volubilis y furent ajoutés plus tard. La Céesariensis renfermait huit colonies d'Au- guste : Carcinna, Gunugi, Igilgili, Rusconiœ, Rusa- zus, Salde, Succabar, Tubusuptus : deux de Claude: Cœsarea, jadis loi, ancienne résidence de Juba, qui donna ce nom à sa ville en l'honneur d'Au- guste, et Oppidum-Novum ; une de Nerva : Sitîfis; et, postérieurement : Arsennaria, Bida,Siga, Aquas- Calidas, Quiza, Rusuccurrium , Auzia, Gilva, Ico- sium, Tipasa. A ces vingt et une colonies connues venaient s'ajouter plusieurs municipes et villes de droit latin. Pour l'époque de Dioclétien et de Théodose, voyez les tableaux n os 22 et 23. 1. Extrait, en partie, de Becker et Marquart. __PAGESEPARATOR__ CARTE N° 20. AFRIQUE ET NUMIDIE. — AFRICA ET NUMIDIA. N. B. Le nom d'Africa est pris ici dans sa plus étroite extension. C'est la province romaine d'Afrique, répondant à la Régence de Tunis septentrionale et centrale. La Numidia correspond à peu près à la province de Constantine. Les historiens et géographes anciens qui nous fournissent le plus de documents sont Polybe, avant tous les autres, le viejx géographe Scylax, Diodore, Tite Live, dont le témoignage est médiocre pour cette partie du monde, Justin ou Troque Pompée, dont les récits sont tirés de Timée et de Théopompe, puis Pline l'Ancien, Ptolémée, Pomponius Mels, le Périple de Hannon, etc., les itinéraires, les monuments épigraphiques, recueil des inscript.de l'Algérie par M. Léon Renier, et parmi les modernes, le voyage de M. Guérin, l'ouvrage de Heeren, les Atlas de Kiepert et de Spruner, la carte de M. Nau de Champiouis. Géographie physique ; mers : Mare Sardoùm, Mare Africum, portions de la Méditerranée. Sinus Numidicus (G. de Bougie et de Gigelli); Syrtis Minor (G. de Cabès). Promontoires : Candidum (près de Bizert); Pul- crum ou pr. Apollinis (Ras-Sidi-Ali ou C. Farina) ; pr. Mercurii ou Hermasum pr. (Râs-Addar ou cap Bon). Iles : Calatha (Galita); JEgimurus (El-Dj amour); Cossyra (Pantellaria) ; Lopadasa (Lampedosa); Cer- tifia (Kerkena); Meninx ou Ile des Lotophages ou Gcrba (Gherba ou Djerbi). Montagnes : VAurasius (Djebel Aurès), VAudus, le Hampsarus et le Cirna correspondant aux rami- fications et aux sommets extrêmes de l'Atlas dans la prov. de Constantine et dans la régence de Tunis. Flsuves et Lacs: Rubricatus (Seybouse); Armua (Mazafran); Bagradas (Medjerdab), grossie de YAr- musela (oued Mahalegh); le lac Libya (Schebat- el-Garnis); Pallas Lacus (Sbebath Farradin); le Tritonis (Shebatb-el-Fedjadi) . Ethnographie : Polyhe distingue le 1 - Libyens. Afri- cains, sujets de Carthage, des Numides, simples tributaires. Les premier.';, désignés sous le nom de Libyphéni- ciens, sur la côte, à l'est, étaient mêles aux Cartha- ginois. Les autres sont des indigènes purs. Cette division est excellente. Celle de Diodore, en quatre peuples, ne répond à rien. Polybe distingue parfaitement les deux races aussi tranchées du temps des Carthaginois qu'elle le furent à toutes les époques : 1° les Africains indigènes, Kabyles, Touaregs, Berbers ou Bédouins; 2° les étrangers. Les étrangers de ce temps sont les Phéniciens, auxquels ont succédé les Romains puis, plus tard, les Arabes. Époque carthaginoise. — La belle époque de la domination de Carthage fut du vin e au vi e s., et nous en avons pour garant géographique le pé- riple de Scylax qui nous donne sur toute cette côte, un nombre de villes bien plus considérable qu'à aucune autre époque. En 219, la domination de Carthage s'étendait encore des autels des Philène, aux colonnes d'Her- cule, dit Polybe. Mais il faut ajouter que son empire commercial s'étendait beaucoup au delà à l'ouest, car c'est dans ce même m e s. qu'eut lieu l'expédi- tion colonisatrice de Hannon, qui s'avança certai- nement jusqu'au sud du Sénégal (le fleuve aux crocodiles), et, selon M. Vivien de St-Martin, jusqu'à la côte de Sierra Leone, en laissant partout des comptoirs et en créant des établissements. Le fameux fragment de Polybe, conservé par Pline ■et qui décrit la côte Océanienne de l'Afrique est, avec le périple de Hannon, le monument qui nous fournit le plus de lumières sur l'étendue des rela- tions de Carthage, de ce côté, et il faut ajouter sur l'étendue des connaissances des anciens, car les Phéniciens étaient les seuls éclaireurs de ces con- trées. Or il est facile de reconnaître aussi le Sénégal dans le Bambotus de Polybe , « fleuve rempli de crocodiles et d'hippopotames » Il est dit par le traité de 202, après Zama, que Carthage reste en possession de toutes ses villes d'Afrique. Mais cela ne peut s'entendre que des villes voisines et sans doute d'un bien petit nombre de ses anciennes colonies; non que les Romains voulussent les leur enlever, mais elles-mêmes , assez durement traitées par leur métropole, avaient hàle de profiter de ses malheurs pour se soustraire à son joug. Nous voyons, en effet, que les impôts exigés par Carthage étaient excessifs. Utique, nous le savons, se considérait comme indépendante, et son autonomie, reconnue à peu près, semble ressortir du traité qui fut fait entre Carthage et Philippe III, à la fin du m e s., traité dans lequel elle figure comme puissance très-dis- tincte de Carthage. Enfin Massinissa, que le sénat avait attaché aux flancs de Carthage pour la dévorer peu à peu, lui avait enlevé Y Emporta , cette fertile contrée, comp- tant beaucoup de colonies agricoles et la riche Leptis minor qui payait le tribut d'un talent, par jour, aux Carthaginois. C'est donc d'après ces faits et ces considérations que nous devons borner la domination de Carthage en 140, à la capitale même, aux villes et à la cam- pagne comprises entre Utica et Leptis minor. Les villes importantes comprises dans cet espace sont surtout Hadrumete, Aspis ou Clypea, et, dans l'intérieur des terres, Zama. Ce qui avait contribué à la richesse de Carthage, c'était, tout le monde l'adit, son commerce maritime, si bien étudié par Heeren, mais aussi ses colonies agricoles de l'intérieur que le même savant fait bien connaître également, et ses relations avec l'Afrique centrale, sans doute par la route de caravanes qu'Hé- rodote mentionne et dont nous avons parlé plus haut. Cette route, que nous avons fait partir à Am- monium, à l'E. du Fezzan, avait certainement un embranchement, indiqué par Heeren, vers Leptis la grande, et, par conséquent, vers Carthage. C'est par là que nous devons commencer à traiter ce qui regarde son commerce. Il est certain que les Carthaginois faisaient un grand commerce d'esclaves noirs, cela résulte même des comédies de Térence, et qu'ils tiraient les élé- phants du Soudan. M. Armandi, dans son ouvrage sur les éléphants, a dit qu'autrefois la Numidie et la Maurétanie en fournissaient, et il s'est appuyé sur les textes de Pline, de Frontin et d'Isidore de Séville , qui semblent explicites ; car Pline dit qu'on trouvait des éléphants « in Mauretania 1 saltibus » et ailleurs: « Ipsa provincia, ab oriente montuosa, fert elephantos. » Frontin dit, en parlant de ces animaux : « Quibus ferax est Numidia. » Enfin Isidore de Séville s'exprime ainsi : « olim etiam et elephantis plena fuit quos sola nunc India parturit : » passage bien intéressant et qui prouve, suivant nous, qu'au v e s. de notre ère, la route du Soudan était perdue comme presque tous les secrets des Phéniciens qui étaient les hommes du monde les moins communicatifs, parce qu'ils avaient com- pris que, leur commerce vivant de transit et de commission, il fallait éviter la concurrence et ne rien découvrir aux autres peuples des sources de __PAGESEPARATOR__ leur fortune. Or, nous pensons que les passages cités par M. Armandi ne prouvent pas qu'il y eût des éléphants dans les États Barbaresques, car nous savons que les mots, Mauretania et Numidia dési- gnaient des régions illimitées vers le sud et qu'ils les appliquaient à tous les pays situés au delà de l'Atlas, pour lesquels il n'avaient pas de noms spé- ciaux. Les géologues et les naturalistes reconnaissent bien que les éléphants n'ont pu vivre dans les plaines découvertes ni dans les montagnes arides de l'Algérie et du Maroc. D'ailleurs un autre passage de Pline, bien plus explicite, le démontre lorsqu'il dit qu'on trouvait des éléphants « ultra Sirticas solitudines ». Or les Solitudines Sirticas sont le désert du Sahara, et ultra, c'est le Soudan. Les élé- phants des contrées Carthaginoises ne venaient certainement pas par mer des côtes océaniennes, c'est-à-dire de la côte de Sierra Leone et du Sénégal, et la route de terre, le long de la côte, n'était pas suivie. D'autre part, ils ne pouvaient vivre à l'état libre à la latitude de l'Algérie, de la Tunisie et du Maroc. Ils provenaient donc des forêts plantureuses, des marécages, du lac de Tchad, où le docteur Barth en a encore vu des troupeaux en si grand nom- bre dans son voyage de 1851, et l'ivoire dont les Carthaginois faisaient un commerce si général, devait venir, en très-grande partie par conséquent, des mêmes pays où on le vend encore en si grande quantité et à si bon marché (Voyage du docteur Barth). Ce secret des Phéniciens, une fois con- staté, on comprend de quelle importance devait être son commerce de terre. Comme il lui fallait du blé et des troupeaux, elle avait soin d'entretenir les colonies agricoles dont nous avons parlé. Ainsi sa marine ne faisait pas tout, mais elle avait une importance sur laquelle il nous reste à parler. Les deux ports de Carthage ont été étudiés pour la première fois avec la critique la plus pénétrante et de la manière la plus satisfaisante par M. Beulé; nous nous contenterons d'y renvoyer pour le détail. Le Cotton, port circulaire et fermé, avec ses por- tiques, ses loges pour les' navires, et le port mar- chand carré, sont dessinés et décrits, aussi bien que Byrsa, avec une parfaite clarté dans cet ouvrage. La marine de guerre semble donc avoir été dis- tincte de la marine marchande, comme les ports eux-mêmes; mais il est probable que les navires marchands des Carthaginois pouvaient atteindre des proportions considérables, comme nous le voyons par le périple de Hannon qui accuse 500 hommes, passagers et équipage sur chaque navire, il était sans doute facile de les armer en guerre. C'est ce qui dut arriver, par exemple, dans les guerres pu- niques. Polybe nous apprend que les pertes totales de la marine s'élevèrent à 500 vaisseaux pendant la pre- mière guerre punique. Nous savons qu'en 102 la flotte fut brûlée par Scipion en entier à l'exception de 10 navires. Tite Live nous dit que cette flotte s'élevait à 500 vaisseaux; on peut suivre, dans cet historien, les armements qui eurent lieu dans le port de Carthage pendant toute la seconde guerre punique, et l'on voit qu'ils sont considérables. Or, Carthage se relève encore après 202. Com- ment l'aurait-elle pu faire sans son commerce inté- rieur dans le centre de l'Afrique? Elle dut lui don ner d'autant plus d'extension que cette source iné- puisable de richesses échappait à la surveillance active de Rome. Or nous voyons par Polybe que les forces mili- taires de Carthage, au m e siècle, étaient composées surtout d'étrangers : la seule chose qui entrât comme élément carthaginois dans les armées, c'é- tait l'argent Nous apprenons qu'il y avait des armées formées à peu près exclusivement de peuples étrangers même à l'Afrique : c'étaient des Ibères, des Ligures et des Celtes. L'armée des mercenaires carthaginois révoltés en 138 comprenait des Numides, des Libyens (Aîêvai), des Espagnols, des Gaulois, des Ligures, des Ba- léares et même des Grecs. 7000 Libyens la forti- fièrent. Ils perdirent 50 000 hommes. Ce fut autant de troupes dont Carthage se priva : mais peu lui importait de donner son argent à l'un ou à l'autre, pourvu qu'elle rencontrât des nations aussi belli- queuses et aussi fortes que les Ibères ou les Gau- lois. Hannibal avait, à Zama, des Libyens, des Numi- des, des Carthaginois, des Maurétaniens, des Gau- lois, des Ligures, des Baléares, des Macédoniens et des Italiens du Bruttium. Ce qui est très-digne de remarque, c'est que les forces dont disposait Carthage en 204, à l'époque du débarquement de Scipion, étaient inférieures à celles de la seule Numidie, puisque Hasdrubal op- pose aux Romains 30 C00 fantassins et 3000 cava- liers, et Syphax qui le secourait avait 50 000 fan- tassins et 10 000 cavaliers. C'est cette cavalerie, comme on sait, qui faisait la grande force des Carthaginois. Scipion ne l'avait pas gagnée tout entière, puisque nous voyons de pareils escadrons lui être opposés. Certaines contrées de l'Afrique du nord sont d'une extrême fertilité, et d'autres sont tout à fait impro- ductives. Il en était de même autrefois. Il est pro- bable que les peuples de ces régions, au temps de la prospérité de Carthage, tiraient de ce pays des produits aussi importants qu'aujourd'hui. La culture se partageait en deux branches dis- tinctes : les céréales et l'élève des bestiaux. Heeren relève avec soin tous les peuples agricul- teurs, et il trouve qup, outre les nombreux cantons de la Numidie qui produisaient des céréales, il y avait les colonies agricoles du territoire de la capitale : établissements dont l'abandon forcé par suite de la guerre fut une des causes de sa décadence et de sa ruine. C'est l'avis de Polybe, qui les appelle les Voi- sins, Al Ttspiomôeç. Il y en avait plus de 200 au temps d'Agathocle. Comme il était défendu de les fortifier, elles offraient une proie facile à l'ennemi. Toute la Byzacène était comme le grenier de Carthage. La fertilité de YEmporia est très-connùe. Le vieux géographe Scylax en parle ainsi : « L'Emporta, habitée par les Libyens, est la plus <c magnifique contrée et la plus féconde. Elle abonde a en troupeaux et les habitants sont les plus riches « et les plus beaux de tous. Elle avait des villes nombreuses et florissantes encore au temps de Strabon. Ces villes devaient être l'entrepôt des marchan- dises de l'intérieur de l'Afrique; c'est pour cela que Massinissa, en enlevant ce pays à Carthage, la priva de sa dernière ressource , celle qui l'avait fait vivre après la destruction de sa marine; il lui coupa, en outre, par le fait de cette occupation, la route du Soudan. Cette opération militaire, conseillée ou tout au moins permise par le sénat, a une portée considé- rable qui n'a pas été assez mise en lumière. C'était de la Byzacène surtout, comme nous l'ap- prend Polybe en plusieurs passages, que Carthage tirait ses approvisionnements. Polybe vante beaucoup la fertilité de l'Afrique carthaginoise au n e siècle , et c'est en témoin ocu- laire qu'il en parle. Les chevaux, les bœufs, les moutons, les chèvres y formaient des troupeaux immenses tels qu'il n'en avait vu dans aucun pays, et ils offraient une large compensation aux tribus qui ne connaissaient pas la culture. __PAGESEPARATOR__ Les Carthaginois envoyèrent aux Romains : 1° En 201, 400000 boisseaux de Lié , et le blé d'Afrique se vendit, à Rome, 2 as le boisseau en 200 ci 400 000 mes. de blé. 2° En 191, elle offrit 900 000 — — et 750 000 — d'orge. 3° En 1 70, elle donna 1 000 000 — de blé. et 500 000 — d'orge. Ce qui donne un total de 3 550 000 mes. de blé offertes et envoyées gratuitement à Rome en 30 ans, et nous n'avons pas tout. Les autres villes du littoral qui méritent d'être citées en 150 sont : 1° à partir des autels des Phi- lènes jusqu'à Leptis minor : L'Emporium de Charax,où les Carthaginois échan- geaient du vin contre du silphium. Aspis, qui a le port le plus beau de la Syrte; Leptis magna, aujourd'hui (Lebidah), OEa; Le grand port de l'île de Cercinna , dans le fond du golfe, qui avait payé 10 talents à Servilius; Puis les villes de V Emporta , Leptis magna, déjà citée, tout près de Thapsus. Au delà de Carthage et de Tunis, se trouve Vtica, déjà mentionnée et qui avait le second rang. Ces côtes des Syrtes fournissaient beaucoup de chevaux. Les deux Hippones : Ilippo Zaritus et Hippo-Re- gius (Bone), qui avaient encore de l'importance au temps de Jugurtha. Nous ne connaissons pas d'autres villes à citer en 150, avec Tingis (Tanger), déjà mentionnée au début de ce travail pour ses relations commerciales avec la Baltique. Époque romaine. — Ce qui restait des posses- sions de Carthage en 146, savoir, le pays compris entre le fl. Tusca jusqu'à Thenas , au S., fut ré- duit en prov. rom. après la destruction de Car- thage et de sa population, évaluée jadis à 700 000 hab. Les anciens Etats de Massinissa qui occupait, sous la protection de Rome, le reste de l'empire Cartha- ginois et la Numidie, furent confirmés, à sa mort, en 148, à ses trois fils, Micipsa, Gulussa et Masta- nabal. Les terres de la cité de Carthage et toutes les localités qui lui étaient restées fidèles furent con- verties en ager publiais ou données aux sept villes amies des Romains : Vtica, Thapsus, Leptis minor, Âcholla, Usalis, Teudalis, et Hadrumetum. La pro- vince fut divisée en Conventus et accablée de lourds impôts. La guerre de Jugurtha (112-106) ne changea rien à cette organisation, sinon que Leptis magna fut ajoutée à la province. Ce fut seulement sous César, après la bataille de Thapsus, 46, que le royaume de Numidie fut in- corporé à la province d'Afrique. Mais sous Celigula, 37 apr. J. C, elle forma une province de l'Empe- reur. La Syrte et Leptis magna continuèrent à faire partie de la prov. d'Afrique. En 27 av. J.-C. Auguste avait attribué la prov. d'Afrique au sénat. Elle fut administrée par un pro- consul annuel, pro prœtore, consulaire qui eut sous ses ordres 3 légats et 1 questeur. Il commandait une petite armée, mais n'avait pas de flotte. Auguste établit une nouvelle colonie romaine à Carthage (celle de C. Gracchus, en 122 av. J.-C. , n'avait pas prospéré). Les 3000 familles romaines établies à Carthage par le 1 er empereur en firent une ville flo- rissante. 30 cités, parmi lesquelles Clypea, Curubis, Neapolis, Leptis minor, Hadrumetum, Ruspina, Thapsus, Acholla, Theudalis furent déclarées libres et jouirent de Vimmunitas; 15 eurent le droit de cité romaine; parmi elles, Utique Usalis avait le jus latinum. Les colonies romaines furent, entre autres: Maxula, Uthina, Turubis. Hadrumetum et Hippo- sarytos furent col. sous Trajan; Neapolis, Cuina, Bi- sica, Bysacium, Capsa, Curubis, Thysdrus, Cilium, Midila, Leptis magna sous les empereurs suivants. (Voy. pour la condition provinciale de l'Afrique et de la Numidie sous l'empire et le partage ulté- rieur de ces provinces, les tableaux 21, 22 et 23.)

CARTE N° 21.

L'EMPIRE ROMAIN A LA MORT D'AUGUSTE. Pour bien comprendre la géographie administra- tive de l'empire romain, il faut savoir ce qu'étaient : 1° les pouvoirs de l'empereur, 2° la hiérarchie des magistratures et des fonctions publiques de l'em- pire. Pouvoirs de l'empereur. L'autorité de l'empe- reur provenait de deux sources : 1° de la lex regia et 2° du cumuldes magistratures républicaines. I. La lex regia était une loi portée par le sénat à l'avènement d'un empereur et qui lui déléguait, au nom du peuple, dont le sénat était lui-même le représentant, le pouvoir absolu. On conserve au Capitole le texte original de cette loi célèbre. Il s'a- git des pouvoirs conférés à Vespasien; or nous savons par Tacite qu'on renouvela seulement en faveur de ce prince tous les pouvoirs qu'on avait coutume d'accorder à chaque empereur à son avè- nement : « Tum senatus cuncta principibus solita Vespasiano decrevit. » Or la lexregia donnait à l'em- pereur le droit: 1° de faire la guerre et les alliances, 2° de convoquer le sénat, d'y faire des propositions, de le proroger, d'y faire rendre des senatus-con- sultes ; 3° de proposer des candidats à toutes les char- ges publiques; 4° d'étendre ou de reculer lePomœ- rium (enceinte sacrée de Rome) ; 5" de faire tout ce qu'il jugerait conforme à l'intérêt de la République , à la majesté des choses divines et humaines, publi- ques et privées; 6° de n'être poin t enchaîné par les lois et les plébiscites précédents; 7° de voir léga- liser tous les actes impériaux antérieurs à la loi, comme si cela avait été ordonné par le peuple as- semblé en comices. II. Cumul des magistratures républicaines. L'em- pereur avait : 1° Yimperium, c'est-à-dire le com- mandement militaire de toutes les forces de l'em- pire; légions, avec les cohortes auxiliaires, dans les provinces; cohortes prétoriennes, urbaines, et de Vigiles, à Rome ; flottes de Misène et de Ravenne, en Italie : 2" la puissance proconsulaire , c'est-à-dire l'administration civile, judiciaire et militaire de toutes les provinces dont il avait abandonné une partie au sénat et dont il administrait les autres par ses légats ou lieutenants ; 3° le grand pontificat, qui lui donnait la haute direction de la religion; 4° la puissance tribunitienne, qui, lui communiquant l'inviolabilité attachée à la personne des tribuns sous la république, et rendant sa personne sacro- sainte, donna naissance aux lois de lèse-majesté. Cette prérogative précieuse fut renouvelée exacte- ment tous les ans pour chaque empereur, ce qui fait que l'on peut compter les années d'un règne, du moins à partir de l'association au titre de César, sur les monnaies des empereurs où les puissances tribunitiennes sont exprimées par un chiffre. L'empereur n'avait point le consulat, mais il en disposait en vertu de la lex regia, et il en avait la __PAGESEPARATOR__ puissance renfermée dans le
proconsulat qui lui donnait en outre le pouvoir censorial. Lorsqu'on étudie le texte de cette loi, on peut croire qu'elle seule eût suffi à donner la puissance absolue ; aussi l'adoption et la conservation par les empereurs des magistratures républicaines représentent-elles une concession faite au passé, et qui donna à l'empire l'apparence d'une monarchie démocratique et à l'empereur le caractère d'un magistrat du peuple. Quant au titre d'imperator, qui ne résulta jamais dans aucun temps de l'imperium, il était donné, à titre de récompense, sous la république, seulement au général qui avait remporté une victoire. Ce titre fit partie, sous l'empire, des noms mêmes des souverains etil occupa la place d'un prénom ; mais il conserva également son ancienne acception et fut renouvelé à chaque victoire de l'empereur ou de ses lieutenants. Les renouvellements de ce titre, figurés par des chiffres sur les monuments sont, dits salutations impériales. Magistratures : hiérarchie administrative. — De récents travaux permettent de reconstruire l'ordre administratif de l'empire romain, c'est-à-dire la hiérarchie des magistratures et -des fonctions publiques auxquelles elles donnaient accès. On possède aujourd'hui le cursus honorum d'un grand nombre de personnages, et l'on peut rétablir, en quelque sorte, à l'aide de leurs états de service, l'ordre fixe du tableau administratif, militaire, financier et judiciaire. Or ces services publics ne formaient pas à Rome, comme chez nous, des carrières différentes : le même citoyen pouvait être tour à tour militaire, prêtre, juge et administrateur civil. 11 y avait cependant, sous l'empire, deux carrières distinctes et parallèles ayant leur ordre d'avancement séparé et n'empiétant que par exception l'une sur l'autre : c'étaient la carrière sénatoriale et la carrière équestre. Les sacerdoces n'avaient point de place fixe dans la hiérarchie.

1° TABLEAU HIÉRARCHIQUE DES MAGISTRATURES ET DES FONCTIONS SÉNATORIALES SOUS L'EMPIRE.

magistratures. fonctions auxquelles les magistratures donnaient accès.
Vigintivirat (18 ans d'âge au moins). Les fonctions des vigintivirs se décomposaient ainsi : Triumviri monetales, auro, argento, aère flando feriundo (IIIVIRI-MON-A-AA-F.F). 3 Triumviri capitales. 3 Quatuorviri viarum (Urbis) curandarum. 4 Decemviri stilitibus judicandis (XVIRLSTL.IVD), assesseurs du préteur. 10
20
Tribunus (laticlavus) militum legionis, commandant 2 cohortes de la légion, qui en comprenait 10. Sevir equitum romanorum, qui commandait une lurme de chevaliers romains le jour de la procession annuelle commémorative de la vict. du lac Régille. Præfectus Urbi Feriarum latinarum, qui administrait la Ville, en l'absence des consuls, le jour de la procession des Féeries latines au temple de Jupiter Latial, sur le mont Albain.
Questure (25 ans d'âge au moins). 20 questeurs divisés ainsi : 1 Quæstor urbanus, intendant du trésor public. 6 Quæstores candidali, désignés par l'empereur et chargés de porter les messages au sénat (messagers d'État). 13 Quæstores provinciales, envoyés avec les fonctions judiciaires et financières dans une province sénatoriale prétorienne, c.-à-d. administrée par un ancien préteur. Ces questeurs portaient le titre de quæstor pro prætore prov. (Q-PRPRAET-PROV). 1° (On exerçait souvent la charge de Quœstor pro prœtore d'une province sénatoriale après l'exercice de la questure à Rome, c'était alors une fonction résultant de la magistrature ; — charge annuelle). 2° Legatus pro prœtore provinciæ, légat pro-préteur d'une province sénatoriale consulaire, c'est-à-dire lieutenant (pouvant exercer les fonctions judiciaires) du proconsul dans une province du sénat, administrée par un ancien consul. (Il n'y en avait que 2 : la prov. d'Asie et la prov. d'Afrique. Voy. plus bas le tableau des provinces ; — charge annuelle.)
La questure donnait l'entrée au sénat de droit.
Tribunat 14 tribuns. Édilité 6 édiles C'étaient deux magistratures sénatoriales sous l'empire, et de même degré. Il n'était donc pas nécessaire de les exercer successivement pour arriver à la (magistrature supérieure. Leurs fonctions étaient peu importantes et consistaient en services de surveillance dans l'intérieur de Rome.
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Préture
(30 ans d'âge).
20 préteurs divisés ainsi :
Prætor urbanus, qui rendait la justice ordinaire dans la ville ; Prætor de fidei commissis ; Prætor ad hastam ; Prætor inter cives et peregrinos ; Prætor ad œrarium ; Prætor tutelarius (à partir de MarcAurèle). Les autres services de la Préture sont mal connus : 1° Les 4 grandes Curatelles : I. Curator alvei Tiberis et riparum et cloacarum Urbis. II. Curator viarum (dans toute l'Italie) et Curatores alimentorum [9]. III. Curator operum et locorum publicorum tuendorum. IV. Curator aquarum, surintendant des aqueducs publics. (Il y a des exemples de curateurs, anciens consuls). 2° Legatus legionis, commandant une légion. 3° Legatus Augusti pro prætore prov., légat provincial de l'empereur, c'est-à-dire gouverneur d'une province impériale prétorienne. 4° Præfectus ærarii militaris. 5° Præfectus frumento populo dando. (Après 5 ans de titre comme préteur, et après 1 ans, à partir de Tibère) Proconsul pro prætore provinciæ, gouverneur d'une province sénatoriale prétorienne, charge annuelle.
Consulat 2 Consuls. Le consulat fut renouvelé plusieurs fois dans l'année. Les 2 premiers étaient dits ordinaires ou éponymes (donnant leur nom à l'année). Les autres étaient dits suffecti, subrogés. Il y eut 4, puis 6, puis 8 et jusqu'à 12 consuls dans une année. Le consulat fut donc annuel, semestriel, trimestriel et même bi-mensuel. Legatus Augusti pro prætore provinciæ, légat de l'empereur pour le gouvernement d'une province impériale consulaire (charge qui durait de 3 à 5 ans). Ils pouvaient commander plusieurs légions. 2° Proconsul pro prætore provinciæ, proconsul exerçant le gouvernement d'une province sénatoriale consulaire (il fallait 5 ans de titre consulaire). 3° Præfectus Urbi, préfet de la ville, le second personnage de l'empire par le rang, et par conséquent la plus haute fonction à laquelle on pût parvenir, charge créée par Auguste. Juridiction souveraine et très étendue. Il avait le commandement de la garde urbaine.

2° TABLEAU HIÉRARCHIQUE DES FONCTIONS ÉQUESTRES SOUS L'EMPIRE.

Les jeunes gens qui se proposaient de parcourir la carrière des fonctions équestres étaient d'ordinaire fils de chevaliers romains ; mais ils étaient pris souvent parmi les simples citoyens romiins, quelquefois même d'origine servile, c'est-à-dire de la classe des affranchis ; souvent aussi ils étaient pris parmi les magistrats municipaux des provinces d'où ils s'élevaient aux fonctions publiques, par la charge de
præfectus fabrum, chefs des travaux publics de la province, choisis sur la liste des magistrats municipaux par le gouverneur de cette province.
I. Primipilus legionis, ou bien Tribunus angusticlavus, tribun militaire commandant 2 cohortes dans la légion et distingué des jeunes gens de familles sénatoriales par ce surnom angusticlavus. II. Præfectus alæ, chef d'une des deux ailes de cavalerie de la légion. III. Præfectus legionis, chef de la cavalerie d'une légion. IV. Præfectus cohortis auxiliariæ, chef d'une cohorte auxiliaire.
I. Procuratores Augusti privatæ rei ou Procuratores patrimonii, intendants de la fortune privée ou du patrimoine des empereurs. II. Procuratores viarum, sous-intendants des grandes voies publiques, sous les ordres des Curatores viarum. A partir de l'organisation du service alimentaire, sous Trajan (voy. plus haut) il y eut des procuratores ad alimentæ ou ab alimentis, de même degré. III. Procuratores quadragesimæ, directeurs des douanes, administration qui s'exerçait sur des frontières embrassant plusieurs provinces (on prélevait, comme droit de douane, une somme équivalant au 40e de la valeur des marchandises déclarées). IV. Procuratores vigesimæ hæreditatum, directeurs de l'enregistrement pour les successions (on prélevait le 20e du capital sur toutes les successions). V. Procuratores vehiculorum, directeurs des postes, service embrassant plusieurs provinces, surveillance des relais, mutationes, etc. Les postes ne regardaient que le service de l'Etat.
I. Juridicus Ægypti, chargé des fonctions judiciaires et du vice-gouvernemeni de la provins d'Egypte, administrée toujours par un chevalier romain. II. Procurator Aug. provinciæ. On désignait ainsi : 1° le gouverneur d'une province impériale de degré inférieur, comme les Alpes maritimes, le Noricum, etc. Ces provinces sont dites équestres ; 2° les procuratores, chargés du service des finances dans les provinces impériales, sous les ordres du legatus Augusti ; ils avaient cependant quelquefois plusieurs provinces dans leur service ; 3° enfin, le légat gouverneur d'une province impériale consulaire déléguait parfois, pour administrer une annexe de sa province, un procurator, comme Pontius Pilatus, procurateur de la Judée et de la Samarie, pays qui n'avaient pas rang de province mais formaient des dépendances de la province de Syrie.
__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE ANCIENNE. — N"S1. L'empire romain sous Auguste, 847 4° Prxfectus vigilum, commandant des vigiles ou pompiers de la ville de Rome, corps divisé en 7 cohortes, réparties dans les 14 régions ou quartiers de Rome (1 cohorte pour 2 quartiers). 5° Prxfectus annonx, qu'il ne faut pas confondre avec le Prxfectus frumenlo populo dando des car- rières sénatoriales (voy. plus haut). 6° Prxfectus Mgupti, gouverneur de la province d'Egypte, toujours confiée à un chevalier romain, à cause du service des approvisionnements de blé qui regardait les chevaliers, comme le service des finances. . 7° Prxfectus prxtorio, préfet du prétoire, chef de la garde prétorienne, le plus haut emploi des carrières équestres et la position la plus importante de l'empire, quoiqu'elle fût très-inférieure, comme rang, aux plus hautes fonctions sénatoriales. Il y eut, à la fin du m e siècle et dans le siècle suivant, 2, puis 4 préfectures du prétoire. nous avons représenté dans la carte 21); — 3° le tableau des provinces, à la mort de Trajan, repré- sentant la plus grande extension à laquelle l'empire soit parvenu. (Four les époques suivantes, voy. les tabl. et cartes n os 22 et 23). Les provinces étaient administrées par des magis- trats ou des fonctionnaires de divers degrés (voy. le tableau hiérarchique précédent), ayant sous leurs ordres des lieutenants, questeurs, procurateurs, etc. Les provinces étaient divisées en conventus ou cir- conscriptions judiciaires. ADMINISTRATION PROVINCIALE. L'an 27 av. J.-C, Auguste divisa Rome en 14 quartiers (voy. le tabl. et la carte n° 15, Plan de Rome); l'Italie, y compris la Cisalpine, en 11 ré- gions (voy. le tabl. et la carte n os 11 et 12, Italie ancienne) et tout l'empire en 23 provinces. Nous donnerons : 1° le tableau des provinces de l'an 27, qui fut la base du nouvel ordre administratif; — 2° le tableau des provinces de l'an 15 après J.-C, l'année qui suivit la mort d'Auguste (c'est celui que TABLEAU DES PROVINCES EN L'ANNEE 27 AVANT J.-C. (Commencement du règne d'Auguste.) 23 provinces: — 10 provinces du sénat, 13 provinces de l'empereur. provinces sénatoriales : — 2 consulaires, 8 prétoriennes-. 1° Provinces consulaires, tirées au sort entre tous les sénateurs ayant 5 ans de titre consulaire (2 prov.). NOMS. GOUVERNEURS. LIEUTENANTS ET AGENTS PRINCIPAUX DU GOUVERNEUR. 1° asia. , Chacune d'elles était administrée / 3 legati pro prxtore, justice et armée ; / par un proconsul pro pr^etore l 1 quxstor pro prxtore, justice et finances, impôts 2° africa, l (consulaire) annuel. Administra- ) directs; comprenant i tion civile , militaire et judi- j Proçuratores Augusti, pour les impôts indirects ou la Numidia. ] ciaire. ' pour les biens de l'empereur. 2° Provinces prétoriennes, tirées au sort enlre tous les sénateurs ayant 5 ans de titre prétorien (8 prov.). 1. sicilia. 2. sardinia et CORSICA. 3. BiETICA. 4. dalmatia. 5. macedonia. 6. ACHAIA. 7. CRETA et CY- , RENAIC4. 8. BITHYNIA et PONTUS. Chacune d'elles était administrée par un proconsul pro prxtore (prétorien) annuel. Administra- tion civile et judiciaire. 1 legatus pro prxtore choisi parle proconsul, sauf ratification du sénat, pour l'assister dans l'admi- nistration de la justice. 1 quœstor pro prxtore, désigné par le sort parmi les questeurs de l'année précédente. Justice et fi- nances, impôts directs. Proçuratores Augusti, pour les impôts indirects ou pour les biens de l'empereur. 1. GERMANIA SUPERIOR. 2. GERMANIA INFERIOR. provinces impériales : — 2 consulaires, 10 prétoriennes, 1 équestre. 1° Provinces impériales consulaires (2 prov.). | LEGATUS AUGUSTI PRO PRXTORE [ (consulaire), triennal ou quin- l Legati chargés des sous-commandements militaires, quennal. Quelquefois ces deux 1 Proçuratores Augusti. Impôts directs, indirects, provinces réunies sous un mêmej biens de l'empereur. Leur administration s'éten- gouverneur, quand c'était uni dait aussi sur les provinces voisines, prince de la famille impériale. [ 1. LUSITANIA. 2. TARRACONENSIS. 3. NAREONENSIS. 4. AQUITANIA. 5. LUGDUNENSIS. 6. BELGICA. 7. CŒLESYRIA. 8. SYRIAetPHŒNICE.| 9. CILICIA. 10. CYPRUS. 2° Provinces impériales prétoriennes (10 prov.). Chacune de ces provinces / Legatus (justice) . était administrée par un J Proçuratores Augusti pour les différents services legatus augusti pro pr^e- j de finances et l'administration des biens de l'em- tore (prétorien.) ( pereur. 3° Province équestre (1 prov.). Prxfectus Mgypti. Juridicus JEgijpti.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. TABLEAU DES PROVINCES L'AN 15 APRÈS J.-C. Après la mort d'Auguste (voy. carte 21). 30 provinces : 12 prov, sénatoriales; 18 prov. impériales. provinces sénatoriales : 2 consulaires, 10 prétoriennes. 1° Provinces consulaires. KOMS. GOUVERNEURS. 1« asia. [proconsul pro pR^ETORE (consulaire) an- [ 3 2° africa. ( miel, (Voy. le tabl. précédent.] LIEUTENANTS DU GOUVERNEUR. Legati pro prœ- tore. Qusestor pro prsc- tore , Procura- tores. 1. Sicilia. 2. Sardinia et Corsica. 3. Bxtica. k. Narbonensis (depuis l'an 22 { avant J.-C). 5. Achaia et Thessalia. 6. Macedonia. 7. Bithijnia, Pontus et Pro- pontis. 8. Creta et Cyrenaica. 9. Cyprus (depuis l'an 22 ' avant J.-C). 10. Illyria juxta Epirum. (Voj Strabon.) 2° Provinces prétoriennes. Proconsul pro prstore (prétorien) an- nuel. (3 provinces sénatoriales prétoriennes nouvelles de plus que dans le ta- / -^ bleau précédent: Narbonensis, Cy- prus, Illyria juxta Epirum; 1 pro- vince de moins : Dalmatia , devenue province impériale.) legatus pro Pree- tore. qusestor pro Prse- tore ( procura- tores). provinces impériales : 6 consulaires, S prétoriennes, k équestres. 1° hispania tarraconensis, de- venue consulaire de préto- rienne qu'elle était en 27, av. J.-C 2° GERMANIA SUPERIOR. 3° GERMANIA INFERIOR. k° DALMATIA (9 ap. J.-C). 5° GALATIA (25 av. J.-C). 6° syria (consulaire de préto- rienne qu'elle était en 27 av. J.-C 1. Lusitania. 2. Aquitania. 3. Lugdunensis. k. Belgica. 5. Pannonia (8 av. J.-C). 6. Mœsia (date inconnue). 7. Pamphylia (dédoublée de la Cilicie en 25 av. J.-C). 8. Cilicia. 1° Provinces consulaires. LEGATUS AUGUSTI PRO PRjETORE ( COllSU- | laire) triennal ou quinquennal. ( 4 provinces nouvelles (voy. le tabl. pré- céd.). 2 créations, 2 mutations, prov. devenues consulaires de prétoriennes.) | 2° Provinces prétoriennes. Legatus Augusti pro prœtore (prétorien) triennal. (5 provinces de moins (voy. le tableau précéd.) : Tarraconensis, élevée au rang de province consulaire, Narbo- nensis, donnée au sénat, Cœle-Syria , / Syria et Phœnice, réunies en une seule » et élevée au rang de consulaire , Cy- prus, donnée au sénat. — 3 de plus : Pannonia, — Mœsia, création , — Pam- phylia, dédoublée de la Cilicia.) Legati 1 Juridicus (en Terraconnaise) Procuratores. Procuratores Augusti. 3° Provinces équestres de 2 degrés : 1 province préfectorale, 3 procuratoriennes. Province préfectorale. 1. jEgyptus. Pr<efectus JEgypM. | Juridicus iEgypti__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE ANCIENNE. — N 8 2*. L'empire romain sous Auguste. 849 Provinces procuratoriemies. 1. Alpes maritimee (14 av.] J.-C). 2. Rxtia et Vindelicia (15 &v .) Procurator Augusti.provincix. J.-G.). 3. Regnum N or ici. ] TABLEAU DES PROVINCES L'AN 117 APRÈS J.-C. (A la mort de Trajan.) N. B. L'administration des provinces est la même que dans les tableaux précédents. 46 provinces : 11 provinces sénatoriales, 35 provinces impériales. provinces sénatoriales : 2 consulaires, 9 prétoriennes. 1° Provinces consulaires. 1. ASIA. | 2. AFRICA. 2° Provinces prétoriennes. 1 . Sicilia. 2. Sardinia et Corsica. 3. Beetica. 4. Narbonensis. La Lycia, réunie en 43, définitivement, sous Vespasien ; — province donnée au sénat par Trajan (103). 1 province de plus que dans le tableau pré- 5. Achaia. cèdent : la Pamphylia, ancienne province 6. Macedonia. S impériale ; 2 de moins : Bithynia et Pontus, 7. Creta et Cyrenaica. 1 converties en provinces impériàles,_ et Illy- 8. Cyprus. ria juxta Epirum, réunie à la province im- 9. Pamphylia et Lycia. J périale consulaire de Dalmatia. provinces impériales : 9 consulaires, 18 prétoriennes, 8 équestres. 1° Provinces consulaires. 1. britannia. Conquise l'an 43, sous Claude. Conquête achevée par Agricola, sous Domitien. 1 Juridicus sous les ordres du légat. 2. geRmania sûperior. Sous Domitien, la frontière de l'empire reculée au delà du Rhin. 3. GERMANIA INFERIOR. / cta CT D ,™ ) La province de Mœsia fut dédoublée sous Trajan, et les 2 provinces t MŒS ,t SUPERI ° R - qui en furent formées furent l'une et l'autre élevées au rang de 5. MŒSIA INFERIOR. I • î • ) provinces consulaires. 6. DALMATIA. 7. GALATIA. 8. cappadocia. Réduite l'an 17 après J.-C, administrée jusqu'à Vespasien par un procurateur. Elle comprenait, au temps de Trajan, YArmenia minor. 9.- syria.. (1 province consulaire impériale de moins que dans le tableau précédent : la Tarraconensis, redevenue prétorienne ; — 4 de plus : Britannia, conquise ; les 2 Mœsise, dédoublement de la province impériale prétorienne ; la Cappadocia. 2° Provinces prétoriennes. T. Hispania Tarraconensis . 10*. Epirus, détachée de Y Achaia. 2. Lusitania. 11*. Bithynia et Pontus, enlevée au sénat, 3. Aquitania, organisée par Pline le Jeune. _ 4. Lugdunensis. 12. Cilicia, augmentée sous Vespasien. 5. Beïgica. 13*. Commagene (74 ap. J.-C). 6*. Rœtia et Vindelicia, administrées autre- 14*. Arabia (105 ap. J.-C ). fois par un procurator, et, depuis Trajan, 15*. Armenia (115 id.). par un legatus. 16*. Mesopotamia (115 id.). 7. Pannonia supen'or.lAnc.prov.dePannonia 17*. Assyria (115 id.). 8*. Pannonia m/en'or.jdédoublée par Trajan. 18*. Numidia, détachée l'an 39, de la province 9*. Dacia, conquise par Trajan (106). d'Afrique. 54__PAGESEPARATOR__850 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Les provinces créées depuis l'an 15, sont marquées d'une astérisque. — 11 de plus; 1 de moins : la Pamphylia réunie à la Cilicia. 3° Provinces équestres, 8 provinces : 1 préfectorale, 7 procuratoriennes. 1. JEgyptus. Province préfectorale. Provinces procuratoriennes. Alpes maritimœ. Alpes Coitise. Province, depuis Néron, gouvernée par un prœfectus ayant rang de procurator. Noricum. Thracia. Province, en 46 après J.-C, gouvernée par un procurator, subor- donné peut-être au légat de la province de Bithynie et de Pont. 5*. Pontus Polemoniacus, réduit en province l'an 63 après J.-C. Procurator. 6*. Mauretania Cœsariensis , 42 après J.-C, sous Claude. Procurator. T. Mauretania Tingitana. Procurator. Les provinces marquées d'une astérisque sont de création nouvelle. ADMINISTRATION MUNICIPALE. Les provinces étaient subdivisées en civitates, les cités en pagi ou cantons. (Voy. pour l'administration municipale romaine, le tableau et les cartes n os 16, 17 et 18, la Gaule an- cienne.) CARTE N° 22. GÉOGRAPHIE DE L'EMPIRE ROMAIN AU TEMPS DE DIOCLÉTIEN. 297 ENVIRON AP. J.-C. IMPERIUM ROMANUM SUB DIOCLETIANO ET CONSTANTINO. M. le docteur Théodore Mommsen a publié récem- ment une brochure accompagnée d'une Carte dres- sée par M. Kieppert, que nous reproduisons avec quelques modifications dans le dessin, et intitulée : Mémoire sur une liste provinciale dressée vers 297. Cette liste se trouve dans les Opuscoli ecclesiastici de Scipion Maffei (imprimés à la suite de sa Storia teologica délie dottrine délia divina grazia, Trente, 1742. Elle provient d'un manuscrit de la bibliothè- que eapitulaire de Vérone. Aucun savant n'avait re- marqué cette liste ou n'avait été amené a s'en expli- quer l'intérêt. M. Mommsen, en 1862, eut l'occasion d'examiner le manuscrit d'où elle avait été tirée ; il reconnut les erreurs commises par Maffei, et s'aper- çut que ce manuscrit était du vu siècle ; il put se convaincre enfin qu'il s'agissait de la plus ancienne de toutes les listes de provinces de l'empire romain tel qu'il a été divisé d'après les grandes réformes de Dioclétien et qu'elle reproduisait fidèlement les di- visions qui ont servi de base à la géographie, si connue, de la Notitia dignitatum. Jusqu'à ce jour, les divisions de l'époque théodo- sienne, connues surtout par ce document célèbre, sont les seules qui soient entrées dans le domaine de l'enseignement classique. Tout démontre à ceux qui étudient avec compétence la liste nouvelle dont il s'agit qu'elle date de Tan 297 environ et que c'est le tableau original des cadres géographiques qui ont été dressés par cet empereur pour l'ordre nouveau qu'il avait établi dans le monde romain. Nous avons donc là un document inappréciable pour la géogra- phie historique de l'Empire et nous osons ajouter, le plus authentique et le plus précieux à la fois car il fait époque et inaugure, pour ainsi parler, un sys- tème qui dura 150 ans environ , tandis que la Notitia a été rédigée à l'époque de l'agonie du monde romain et n'a guère qu'un intérêt rétro- spectif. Nous ne pouvons mieux faire que de renvoyer à la savante dissertation de MM. Mommsen et Mùhlen- dorf sur ce document géographique et nous nous contenterons d'en consigner les résultats sous forme de tableau comparatif, d'une part, et de carte synop- tique de l'autre. Dans le tableau, nous avons com- paré, d'après M. Mommsen, quatre monuments qui ont rapport aux divisions provinciales, mais qui sont d'époques différentes : 1° le manuscrit de Vérone, donnant l'état de l'empire en 297, 2° la liste du ca- lendrier de Polemius Silvius et publiée également par M. Mommsen quelques années auparavant, ré- digé vers le milieu du v e siècle, 3° La liste de la Notitia dignitatum et 4° le tableau de Hiéroclès. D'après le tableau qui suit, on voit qu'en!re_!.i table du Manuscrit de Vérone, celles de Polemius Silvius, et la Notitia, il y a des différences consi- dérables. Le nombre total des provinces dans le Manuscrit de Vérone est de 96 ' ; Dans Polemius Sil- vius, de 111, et dans la Notitia, de 119. Donc le nombre des subdivisions administratives de l'Empire a toujours été en augmentant; mais nous possédons dans la première liste le documei.t en quelque sorte original des grandes répartitions de l'administration impériale établie par Dioclétien. 1. Il y a évidemment une lacune dans cette liste. Elle porte sur 2 provinces qui ont existé de tout temps ; La Sï- cile et la Sardaiyne. 11 convient donc de fixer le nombre total à 98. __PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE ANCIENNE. — W° SS. L'empire romain sons Dioctétien. 851 I. EMPIRE D'ORIENT. 1° DIOCÈSE D'ORIENT. Première moitié (qui a formé plus tard le Diocèse d'Égyp te) . Manuscrit de Vérone. Polemius Silvius. Notitia Dignitatum. Hiéroclès. 1. LlBYA SIJPEKIOR. Libya Pentapolis. Libya superior. (Lybie supérieure). 2. Lybia INFERIOR- Libya Sicca. Libya inferior. (Lybie inférieure). 3. Thebaïs. Thebaïs. Thebaïs. (Thébaïde inférieure). 4. ^Egyptijs jùvia (du surnom de Dioclétien.) Mgyptus. Mgyptus. (Egypte). 5. /Egyptus hercijLia (du sur- nom de Maximien). Augustamnis. Augustamnica. (Augusta I"). Arcadia (du nom de Arcadia, (Arcadia) . l'empereur Arcadius, (Augusta IP) . fils de Théodose). (Thébaïde supérieure) (6 provinces.) (6 provinces.) (8 provinces.) Deuxième moitié (qui a formé plus tard le Diocèse d'Orient). 6. Arabia. Arabia. (Palestine III). 7. Arabia-Augusta-Libanen- Palœstina Salutaris. (Arabie). S. sis. Pal^stixa. Syria Palœstina. Palsestinal a . (Palestine I). 9. Phœsice. Syria Phœnice. Phœnice. (Phénicie) . 10. yria cœle (Cœle Sijria). Syria cœle. Syria. (Euphratésie I). 11. AUGUSTA EOPHRATENSIS. Euphratesia. Euphratensis. (Euphratésie II) . 12. ClLICIA . Cilicia. Cilicia I a . (Cilicie I). 13. ISAURIA. Isauria. Isauria. (Isaurie) . 14. Cyprus. Cyprus. Cyprus. (Ile de Chyrre). 15. Mesopotamxa. Mesopotamia. Mesopotamia. (Mésopotamie) . 16, OSROENA. Hosêroene. Sophanene. Osrhoena. Palœstina II a . Phœnice Libani. Syria Salutaris. Cilicia II a . (Osroène) . (Palestine II)-. (Phénicie libanésienne) (Syrie I), (Cilicie II). (16 provinces.) (10 prov.; 6 pourledio- (15prov.; 6pour!edio- (15 prov.; 8 pour le dio- cèse d'Egypte.) cèse d'Egypte.) cèse d'Egypte) . (16 provinces.) (21 provinces.) (23 provinces.) Manuscrit de Vérone. 1. BlTHYNIA. 2. Cappadocia. 3. Galatia. 3 et 4. Paphlagonia ( divisée en 2 provinces). 5. DlOSPONTUS. 6. Pontus, Polemiacus (Po- lemoniacus) . 7. Armenia minor. 8. Armenia major (ajoutée nouvellement). (8 provinces.) 2° DIOCÈSE DU Polemius Silvius. Bithynia. Cappadocia. Galatia (dans le Dio- cèse d'Asie.) Paphlagonia. Pontus Amasia. Pontus Polemiacus. Armenia minor. Armenia major. Honorias. Notitia Dignitatum. Bithynia. Cappadocia. Galatia. Paphlagonia. Helenopontus. Pontus Polemiacus. Armenia I a . (9 provinces.) Honorias. Cappadocia II a . Galatia Salutaris. Armenia Il a . (11 provinces.) Hiéroclès. (Bithynie) . (Cappadoce I). (Gaiatie I) . (Paphlagonie). (Hélénopon'). (Pont Polémoniaque). (Arménie I a ). (Honoriade) . (Cappadoce II). (Gaiatie Salutaire). (Arménie II). (11 provinces.) 3° DIOCESE D ASIE. Manuscrit do Vérone. 1. Pamphylia. • 2. Phrygia P. 3. Phrygia IP. 4. Asia. 5. Lydia. 6- Caria. Polemius Silvius. Pamphylia. Phrygia. Phrygia Salutaris. Asia. Lydia. Caria. Notitia Dignitatum. Pamphylia. Phrygia Pacatiana. Phrygia Salutaris. Asia. Lydia. Caria. Hiéroclès. (Pamphylie) . (Phrygie Pacatiane). (Phrygie Salutaire). (Asie). (Lydie). (Carie). __PAGESEPARATOR__852 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Mauuscrit de Vérone. Rufus. Ptolemius Silvius. Notitia Dignitatum. Hiéroclès 7. Insulte. Cyclades. lnsulge. (les Iles). 8. PlSIDIA. Pisidia. Pisidia. (Pisidie). 9. Hellespontus. Hellespontus. Hellespontus. (Hellespont) . Lycia Lycia. (Lycie).. Lycaonia. Lycaonia. (Lycaonie) . (9 provinces. (11 provinces.) (11 provinces.) (11 provinces.) 4° DIOCÈSE DE THRACE. Manuscrit de Vérone. Rufus. Polemius Silvius. Notitia Dignitatum. Hiéroclès, 1. EUROPA. Europa. Europa. Europa. (Europe). 2, Rhodope. Rhodope. Rhodopa. Rhodopa. (Rhodope). 3. Thracia. Thracia. Thracia I a . Thracia. (Thrace) . 4. FLEMIMONTUS (Emossanus). Hœmimontus. Thracia II a . Hœmimontus. (Hémimont) . 5. SCYTHIA. Scythia. Scythia inferior. Scythia. (Scythie). 6. Mœsia inferior. Mœsia inferior Mœsia inferior. Mœsia Ils (Mésie). (6 provinces.) (6 prov'nces.) (6 provinces.) 5° DIOCÈSE DES (6 provinces.) MÉSIES. (6 provinces.) Manuscrit de Vérone. Rufus. Polemius Silvius Notitia Dignitatum. Hiéroclès. 1. Dacia. Dacia. Dacia. Dacia Ripensis. (Dacie riveraine). 2. Mœsia-Superior- Margensis. Mœsia. Mœsia superior Mœsia I.- (Mésie). 3. Dardania. Dacia. Dardania. Dardania. (Dardanie). 4. Macedonia. Macedonia. Macedonia. Macedonia. (Macédoine I). 5. Thessalia. Thessalia. Thessalia. Thessalia. (Thessalie) . 6. ACHAIA. Achaia. Achaia. Achaia. (Hellade et Achaïe) 7. Pr^valitana. Prxvalis. Prasvalis. Prœvalitana. (Prévalitane) . •S. Epiros nova. Epirus. Epirus nova. Epirus nova. (Nouvelle Épire). 9. EPIROS VETUS Epirus. Epirus vêtus. Epirus vêtus. (Vieille Épire). 10. Creta. Creta. Creta. Hsemimontus. Scythia. Creta. Macedonia Salutaris Dacia Mediterranea (Crète). • (Macédoine II). (Dacie intérieure) (Pannonie) . (10provinc:s.) (10 provinces). (11 provinces) (11 provinces). (13 provinces). II. EvIPIRE D'OCCIDENT. 1° DIOCÈSE DES PANONIES. Manuscrit de Vérone. 1 . pannonia inferior. 2. savensis. 3. Dalmatia 4. Valeria. 5. pannonia superior. 6. Noricus Ripensis (p arien- sis.) 7. Noricus Mediterranka. (7 provinces). Rufus. Pannonia . Savia. Dalmatia. Valeria. Pannonia. Noricum. Noricum. (7 provinces). Polemius Silvius. Pannonia II a . Savia. Dalmatia. Valeria. Pannonia I a . Noricus Ripensis. Noricus Mediterranea. (7 provinces). Notitia Dignitatum. Pannonia II a . Savia. Dalmatia. Pannonia I a . Noricum ripense. Noricum Mediterra- neum. (7 provinces). 2° diocèse des bretagnes. Manuscrit de Vérone. Prima. Secunda. maxima ciesariensis. FLAVIA CjESARIENSIS. (4 provinces). Rufus. Rritannia I a . Rritannia II a . Maxima Cassariensis. Flavia. (4 provinces). Polenius Silvius. Rritannia I a . Rritannia Il a . Maxima. Flavia. Valentia. (5 provinces). Notitia Dignitatum- Rritannia l a . Rritannia II a . Maxima Cœsariensis. Flavia Cœsariensis. Valentia. (5 provinces) __PAGESEPARATOR__ GÉOGRAPHIE ANCIENNE. — N° 22. L'empire romain sous Dioctétien. 853 Manuscrit de Vérone. 1 . Belgica I. 2. Belgica IL 3. Germania I. 4. Germania II. 5. Seqoania. 6. lugdunensis i. 7. lugdunensis il 8. Alpes Graine et Pœnin.<e. (8 provinces). 3° DIOCÈSE DES Rufus. Belgica. Belgica. Germania. Germania. Maxima Sequanorum. Lugdunensis. Lugdunensis. Alpes Graiœ. (8 provinces). GAULES. Polemius Silvius. Belgica I. Belgica IL Germania I. Germania IL Maxima Sequanorum. Lugdunensis I. Lugdunensis II. Alpes Graiœ. Lugdunensis III. Senonia. (10 provinces). Notitia Dignitatum. Belgica I. Belgica IL Germania I. Germania II. Maxima Sequanorum. Lugdunensis I. Lugdunensis II. A IpesPœninae et Graiœ. Lugdunensis III. Lugdunensis Senonia. (10 provinces). Manuscrit de Vérone. 1. VlENNENSIS. 3. Narbonensis I. 2. Narbonensis IL 4. Novem POPULI. 5. Aquitanica I. 6. Aquitanica IL 7. Alpes maritime. (7 provinces). 4° diocèse de Rufus. Prov. Viennensis. Narbonensis. Novempopulana. Aquitania. Aquitania. Alpes maritimœ. (6 provinces) . ' Polemius Silvius. Viennensis. Narbonensis 1. Narbonensis IL Novempopulana. Aquitania I. Aquitania IL Alpes maritimœ. (7 provinces ) Notitia Dignitatum. Viennensis. Narbonensis I. Narbonensis IL Novem populi. Aquitania I. Aquitania IL Alpes maritimœ. (7 provinces.) Manuscrit de Vérone. i. Venetja-Histria. 2. Flaminia. 3. Picenum. 4. Tuscia- Umbria. 5. Apulia-Calabria. 6. LUCANIA. 7. CORSICA. 8. Alpes Cottle. 9. ILetia. (9 provinces) 5° DIOCÈSE D'ITALIE. Polemius Silvius. Venetia cum Histris. Flaminia, Picenum.- Tuscia cum Umbria. Apulia cum Calabria. Bruttia cum Lucania. Corsica. Alpes Cottiœ. Rœtia I. Campania. Mmilia. Liguria. Samnium. Sicilia. Sardinia. Rœtia Secunda. (16 provinces). [Italitiana) . Notitia Dignitatum. Venetia. Flaminia et Picenum Anonarium. Picenum Suburbicarium. Tuscia et Umbria. Apulia et Calabria. Lucania et Bruttii. Corsica. Alpes Cottiœ. Rœtia I. Campania. Mmilia. Liguria. Samnium. Sicilia. Sardinia. Rœtia Secunda. Valeria. (17 provinces). 6° DIOCÈSE DES ESPAGNES. Manuscrit de Vérone. 1. B/ETICA. 2. LUS1TANIA. 3. KARTHAGINIENSIS. 4. GALLiECIA. 5. Tarraconensis. 6. Mauritania-Tingitana (6 provinces). Rufus. Bœtica. . Lusitania. Karthaginensis. Gallœcia. Tarraconensis. Mauretania- Tingita- nica. (6 provinces). Polemius Silvius. Bœtica. Lusitania. Carthaginensis. Gallœcia. Tarraconensis. Tingitana. Insulœ Baléares. (7 provinces). Notitia Dignitatum. Bœtica. Lusitania. Carthaginensis. Gallœcia. Tarraconensis. Tingitania. Baléares. (7 provinces). 7° DIOCÈSE D'AFRIQUE. Manuscrit de Vérone. 1 . Proconsularis-Zeugitana. 2. Byzacena. 3. NU MIDI A CiRTENSIS. 4. NUMIDIA MlLICIANA. 5. Mauritania Gesariensis. Rufus. Proconsularis. Byzacium. Numidia. Tripolis. Mauretania Cœsarien- 6. Mauritania DIANA. tabiainsi - Mauretania Sitifensis. Polemius Silvius. Proconsularis. ByZacium. Numidia. Tripolis. Mauritania Cœsarien- sis. Mauritania Sitifensis. Notitia Dignitatum. Africa. Byzacium. Numidia. Tripolitana. Mauritania- Cœsarien- sis. Mauritania Sitifensis. (6 provinces.) (6 provinces). (6 provinces) (6 provinces). __PAGESEPARATOR__

CARTE N° 25.

EMPIRE ROMAIN A LA MORT DE THÉODOSE Ier, 395.

Nous possédons sur cette époque un document géographique et administratif de la plus haute importance, c'est la
Notitia Dignitatum imperii romani, qui nous fait connaître les grandes divisions et les subdivisions du monde romain. Il est facile d'en dresser le tableau, d'après ce témoignage authentique, de la manière suivante : L'Empire fut divisé définitivement en deux Empires, à la mort de Théodose le Grand : l' Empire d'Orient et l' Empire d'Occident, ayant chacun un Empereur à leur tête. Chaque Empire était subdivisé en 2 Préfectures, confiées chacune à un préfet du prétoire ; les préfectures étaient à leur tour subdivisées en Diocèses ; les diocèses, en Provinces ; les provinces, en Cités, et les Cités en Cantons ou pagi. A la tête des Diocèses étaient des Vicaires (Vicarii), à la tête des provinces, des magistrats portant différents noms, Consulaires (Consulares), Présidents (Præsides), Correcteurs Correctores), Ducs (Duces), Comtes (Comités). Les cités étaient administrées, comme par le passé, par leurs magistrats annuels : Duumvirs, Quatuor virs, Édiles, Questeurs, etc. ; par un conseil de Décurions ou sénat (Ordo), et par une assemblée du peuple (Curia). Les pagi ou cantons étaient administrés par des Maîtres (magistri), ou Édiles (Ædiles), ou préfets (præfecti) du pagus. Sous le rapport religieux, nous savons que le christianisme, après la paix de l'église, 313, adopta les divisions politiques ou administratives toutes faites ; si bien que, dans chaque province où il y avait autrefois un Flamine de la province, il y eut un archevêque métropolitain ; dans chaque cité où il y avait autrefois un Flamine d'Auguste, il y eut un évêque, et, plus tard, dans chaque pagus un vicaire ou archiprêtre pouvant donner seul le baptême, et ayant un certain nombre de paroisses sous ses ordres. Dans certaines contrées, où le christianisme s'est développé plus vite et plus facilement, on est étonné du grand nombre de cités ecclésiastiques, c'est-à-dire d'évêques qui s'y rencontrent. Ainsi nous en connaissons plus de 400, pour l'Afrique seulement, d'après la liste de Morcelli.

I. EMPIRE D'OCCIDENT.

Préfecture du prétoire des Gaules : 3 diocèses ou vicariats.

Vicariats. Provinces. Magistrats. Cités principales.
vicariat des 1 Germanie Ire, Consularis. Mayence, Moguntiacum.
Gaules : 2 Germanie IIe, Cologne, Colonia.
17 provinces ; 3 Belgique Ire, Trêves, Treveri.
4 Belgique IIe, Reims, Remi.
5 Lyonnaise Ire, Lyon, Lugdunum.
6 Lyonnaise IIe, Præses. Rouen, Rotomagus.
7 Lyonnaise IIIe, Nantes, Namnetes.
8 Lyonnaise IVe (Sénonie), Sens, Senones (Agedincum)
9 Grande Sequanaise, Besançon, Vesontio.
10 Aquitaine Ire, Tours, Bourges, Turones, Avaricum.
11 Aquitaine IIe, Bordeaux, Burdigala.
12 Aquitaine IIIe ou Novempopulanie, Auch, Ausci ; Eause Elusa.
13 Narbonnaise Ire, Narbonne, Narbo-Martius.
14 Narbonnaise IIe, Aix, Aquœ Sextiœ ; Marseille, Massilia.
15 Viennoise, Consularis. Vienne, Vienna.
16 Alpes Pennines et Grées, Prœses. Tarantaise, Darantasia.
17 Alpes maritimes, Embrun, Ebrodunum.
de bretagne : 1 Valentie, Consularis. Victoria,
5 provinces ; 2 Grande Césarienne, York, Eboracum.
3 Flavie Césarienne, Prœses. Venta
4 Bretagne Ire, Durovernum.
5 Bretagne IIe,
d'espagne : 1 Tarragonaise, Tarragone, Tarraco ; Barcelonne, Barcino.
provinces ; 2 Gallécie, Consularis. Flavium Brigantium.
3 Carthaginoise, Prœses. Carthagène, Carthago-Nova.
4 Lusitanie, Consularis. Merida, Emerita-Augusta.
5 Bétique, Séville, Hispalis.
6 Iles Baléares, Prœses. Palma,
7 Maurétanie Tingitane, Tanger, Tingis.

Préfecture du prétoire d'Italie : 3 diocèses.

Italie supérieure.

vicariat d’italie 1 Rétie 1re, Præses. Coire, Curia.
et 2 Rétie IIe, Augsbourg, Augusta-Vindelioorum.
D’Illyrie 3 Vénétie et Istrie, Consularis. Aquilée, Aquileia.
Occidentale : 4 Alpes Cottiennes, Præses. Suze, 4 Segusio.
14 provinces ; 5 Ligurie, Consularis. Milan, Mediolanum.
6 Émilie, Plaisance, Placentia.
7 Flaminie et Picénum Annonaire, Ravenne, Ravenna.
__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE ANCIENNE. — N° 23. L'empire romain sous Théodose Ier . 855 Vicariats. Provinces. Magistrats. Cités principales. Illyrie occidentale. 8 Norique riveraine, Præses. Lauricum. 9 Norique intérieure, — Virunum. 10 Pannonie Ire, — Sabaria. 11 Pannonie IIe, Consularis. Bregetio. 12 Savie, Corrector. Siscia. 13 Dalmatie, Præses. Salone. 14 Valérie riveraine. Dux. Acincum. 2° VICARIAT DE LA VILLE DE ROME : 10 provinces. 1 Tuscie (Toscane) et Ombrie, Consularis. Florence, Florentia. La ville de Rome. 2 Picénum Suburbicaire, Consularis. Ascoli Asculum. Fermo, Firmum. 3 Valérie, Præses. Alba Fucinensis, Amiternum. 4 Samnium, Benerentum, Corfinium. 5 Apulie et Calabre, Corrector. Tarente, Brindes, Lucérie. 6 Campanie, Consularis. Naples, Neapolis. 7 Bruttium et Lucanie, Corrector. Consentia, Rhegium. 8 Corse, Præses. Aleria. 9 Sardaigne, Caralis. 10 Sicile, Consularis. Syracuse. II. EMPIRE D'ORIENT. 1° Préfecture du prétoire d'Illyrie : 2 diocèses. 1° VICARIAT DE 1 Mésie Ire, Præses. Viminacium. DACIE : 2 Dacie intérieure, Consularis. Sardica. 5 provinces ; 3 Dacie riveraine, Dux. Ratiaria. 4 Dardanie, Præses. Scupi. 5 Prévalitane, — Scutari, Scodra, 2° DE MACÉDOINE ET 1 Nouvelle Ëpire, Præses. Dyrrachium. d'achaïe : 2 Ancienne Ëpire, — Nicopolis. 7 provinces ; 3 Macédoine, Consularis. Thessalonique. 4 Malédoine Salutaire, Præses. Stobi. 5 Thessalie, — Tarisse. 6 Achaïe, Proconsul. Corinthe. 7 Crète, Consularis. Gortyne. 2° Préfecture du prétoire d'Illyrie : 5 diocèses. 1° VICARIAT de 1 Mésie IIe, Præses. Nicopolis. THRACE : 2 Scytbie, — Tomi. 6 provinces : 3 Thrace, Consularis. Philippopoli. 4 Hémimont, Præses. Andrinople. 5 Rhodope, — Abdère. 6 Europe, Consularis. Périnthe. La ville de Constantinople, 2° d'asie : 1 Asie, Proconsul. Ephèse. 11 provinces ; 2 Hellespont, Consularis. Cyzique, 3 Les Iles, Præses. Rhodes. 4 Lydie, Consularis. Sardes. 5 Phrygie Salutaire, Præses. Synnada. 6 Phrygie Pacatiane. — Laodicée. 7 Pisidie, Præses. Antioche de Pisidie 8 Carie, — Aphrodisiade. 9 Lycie, — Myra. 10 Pamphylie, Consularis. Aspende. 11 Lycaonie, Præses. Iconium. 3° de pont : 1 Bithynie, Consularis. Nicomédie. 11 provinces ; 2 Honoriade, Præses. Claudiopolis. 3 Paphlagonie, Corrector. Gangra. 4 Galatie Ire, Consularis. Ancyre, Angora. 5 Galatie IIe Salutaire, Præses. Pessmonte. 6 Hélénopont, — Amasée. 7 Pont Polémmiaque, — Trapezonte. 8 Arménie 1re, — Sébaste. 9 Arménie IIe, — Mélitène. 10 Cappadoce Ire, — Césarée. 11 Cappadoc II e, — Tyane. 4° d'orient : 1 Isaurie, Dux rei militaris. Séleucie. 15 provinces ; 2 Cilicie Ire, Consularis. Tarse.__PAGESEPARATOR__
Vicariats. Provinces. Magistrats. Cités principales.
3 Cilicie IIe, Præses. Césarée.
4 Mésopotamie, Constance.
5 Osrhoène, Édesse.
6 Syrie Salutaire. Hierapolis.
7 Syrie Ire Consulaire, Consularis. Antioche.
8 Syrie Euphratésienne, Præses. Apamée.
9 Chypre, Consularis. Constance.
10 Phénicie maritime, Béryte.
11 Phénicie Libanique, Præses. Damas.
12 Palestine Ire, Consularis. Césarée.
13 Palestine IIe Præses. Bethsan.
14 Palestine IIIe, Petra.
15 Arabie, Dux. Bastra.
vicariat d’égypte, 1 Augustanique, Corrector. Péluse.
gouverné par le præ- 2 Egypte, Præses. Alexandrie.
fectus augustalis : 3 Arcadie, Memphis.
6 provinces ; 4 Thébaïde, Antinoé.
5 Libye inférieure, Parætonium.
6 Libye supérieure, Cyrène.

MONDE BARBARE.

Le monde barbare comprenait 2 races distinctes : 1°
La race Tartare, 2° La race Indo-Européenne. I. La race Tartare était représentée, en 395, au N. et au N. E. de l'Empire, par les Huns, Hioung-Nou et les Alains, que quelques ethnologues regardent comme des peuples mélangés aux races caucasiennes et présentant les caractères particuliers de cette race. II. La race Indo-Européenne se subdivisait en deux grandes familles : Les Slaves ou Sarmates et les Indo-Germains. 1° Les Slaves ou Sarmates, que nous verrons entrer en lutte avec les peuples occidentaux au temps de Charlemagne, comprenaient : les Roxolans (Russes), les Lecks (Polonais), les Tchèques (Bohèmes), les Wiltg et les Poméraniens. 2° Les peuples Indo-Germains étaient : La Grande Nation des Goths divisés en Wisigoths et Ostrogoths, les Vandales, les Longobards ou Lombards, les Suèves, les Hérules, les Burgondes ou Bourguignons, les Cattes ou Sicambres, d'où sont sortis les Francs, subdivisés en Francs Saliens, Francs Ripuaires, Francs maritimes ; les Allemands, les Saxons, les Frisons, les Angles et les Jutes.
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GÉOGRAPHIE MODERNE.

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CARTE N° 24.

GAULE PENDANT L'ÉPOQUE MÉROVINGIENNE [10].

Cette carte a pour but de faire connaître : 1° les grandes divisions territoriales de la Gaule, pendant la période des rois mérovingiens ; 2° les lieux historiques célèbres de cette période. Les divisions qui, malgré les- partages et les circonscriptions politiques très-variables de cette époque, ont un certain caractère de fixité, sont : l'Austrasie avec la
Thuringe, la Neustrie, l' Aquitaine avec la Vasconie et le pays des Arvernes, la Bourgogne avec la Sabaudie (Savoie), la Provence et la Septimanie. Les pays qui sont toujours demeurés en dehors de la domination Mérovingienne et qui ont été limitrophes de cet empire, sont la Saxe, l'Alamanie, la Bavière, le royaume des Lombards, en Italie, et celui des Visigoths en Espagne. I. L'Austrasie qui, avec la Thuringe, conquise par les fils de Clovis, forma pendant longtemps un royaume, ayant Metz pour capitale, était séparée de la Neustrie par une ligne qui suivait d'abord le cours de l'Escaut, puis laissait à gauche Vitry, Arras, Péronne, Soissons, Troyes et Auxerre ; à droite, Cambray, Vincy, Laon, Reims et Châlons. Les villes de Tournay, St-Quentin et la ferme de Braine étaient sur la limite même. L'Austrasie était séparée de la Bourgogne par une ligne qui, laissant au nord Andelot, l'abbaye de Remiremont, et, au sud, l'évèché de Langres et l'abbaye de Luxeuil. Argentoratum (Strasbourg) était sur la limite de l'Austrasie et de l'Alamanie qui occupait une partie de l'Alsace, le Brisgaw et une partie de la Souabe. Les principaux lieux historiques de l'Austrasie, pendant la période qui nous occupe sont :
Les Ëvêchés de Cologne (Colonia Agrippina), fondé au ive siècle, 1er év. St Martin.
Tongres (Tungri), transporté plus tard à Liège (Leodium), — —
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Les Évêchés de Mayence, siège métropolitain (Moguntiacum), fondé au Ier siècle, Ier év. St Crescent.
Les Évêchés de Worms (Vormatia), fondé au IVe s. Ier év. St Victor, 346.
Les Évêchés de Spire (Spira, Civitas Nemetum), fondé au IVe s. Ier év. St Jessé, 346.
Les Évêchés de Strasbourg'Texte en italique (Argentoratum), fondé au IVe S. Ier év. St Amand, 346.
Les Évêchés de Cambrai (Cameracum), fondé au Ve S. Ier év. St Waast, 499.
Les Évêchés de Reims, siège métropolitain (Remi, Durocortorum), fondé au IIIe S. Ier év. St Sixte, v. 290.
Les Évêchés de Laon (Laudunum, Lugdunum Clavatum), Ier év. St Genebaud, 497.
Les Évêchés de Châlons-s.-Marne (Catalaunum), fondé au Ve S. Ier év. St Hilaire.
Les Évêchés de Vermand (Veromanducrum civitas) , plus tard à Noyon (Novio-magum), fondé au IIIe S. Ier év. St Euchaire, v. 254.
Les Évêchés de Trêves, siège métropolitain (Treveri), fondé au IIIe S. Ier év.
Les Évêchés de Metz (Mediomatricum, Mettæ), fondé au IIIe S. Ier év. St Clément, v. 260.
Les Évêchés de Toul (Tullum), fondé au IVe S. Ier év. St Mansuit, v. 335.
Les Évêchés de Verdun (Virodunum), fondé au IVe S. Ier év. St Saintain, v. 332.
Abbaye céléb. Remiremont.
Villes historiques : Metz, capitale, 511-553, 561-613 ; —
Tolbiac, vict. de Clovis sur les Allemands, 496, et vict. de Thierri II sur son frère Théodebert II, 612 ; — Toul, vict. de Thierri II sur son frère Théodebert II, 612 ; — Châlons-sur-Marne, vict. d'Aétius sur Attila, 451 ; — Reims, baptême de Clovis, 496 ; — Braine, ferme mérovingienne, entre Soissons et Reims, où mourut Clotaire I, 561 ; — Latofao, près de Laon, victoire de Frédégonde sur Thierri II, 598, et victoire d'Ébroïn, maire de Neustrie, sur Pépin d'Héristal et Martin, maires d'Aus- trasie, 680 ; — Andelot, au nord de Langres, traité entre Gontran et Childebert II, 587. II. Neustrie. On donne ce nom au pays compris entre la Loire, la mer, la Bretagne et PAustrasie. La réunion des royaumes de Soissons et de Paris, à la mort de Childebert, 558-561, et, plus tard, à la mort de Caribert, 567, jusqu'à la fin de la période mérovingienne, forma ce qu'on appelle le royaume de Neustrie. La ville d'ORLÉANS capitale elle-même, et une partie de son territoire, furent compris en Neustrie. EvÊCHÉS Tournai (Turnacum) , fondé au v c siècle, réuni au dio- cèse de Noyon ou de Vermand, 532 I er év. St Théodore, 487. — Nbyon , Thérouanne puis Vermand, (Civitas Morinorum Ta- ruana), plus tard trans- féré à Boulogne). fondée lu vi e siècle, — St Antimond, v. 500. — Soissons (Suessiones) , — III e s. — St Sixte, v. 290. — Amiens (Ambiani) , — IV e s. — • St Firmin, v. 300. — Senlis (Silranecti) , — IV a s. — StRieul, v. 300. — Paris (Lutetia Parisiorum) — III e S. — St Denis. — Chartres (Carnutum) , — — — St Adventus. — Orléans (Aurelianum) , — IV e s. — St Diopetus. — Meaux [Meldi), — IV e s. — St Saintin, v. 350. — Rouen, siège métropolitain (Roto- magus), — III e s. — Nicaise, v. 280. — Bayeux [Bajocae), — IV e S. — St Exupère. — Lisieux (Lexovii), — VI e s. Theudebaud, v. 538 — Coutances (Constantia) , — V e s. — St Éreptiole. — Avranches (Abrincates) , — VI e s. — Népos, 511. — Évreux (Ebroïcœ) , — IV e s. — St Taurin, v. 380 — Sées (Sagii), — V e s. — St Lain. — Tours, siège métropolitain (Turo- nes), — III e s. — St Gatien, 251 . — Le Mans (Cenomannum) , — IV e s. — St Julien, 340. — Angers (Andegavum), — IV e s. Defensor, 340. — Nantes (Namnetes), — ni e s. — St Clair, v. 260. — Sens, siège métropolitain (Age- dincum), — III e s. — St Savinien. — Auxerre (Aulissiodurus), — IV e s. — St Pèlerin.' — Troyes (Tricasses) , — IV e s. — St Amateur. Abbayes célèb. : Ypres , St-Wandrille , Fleury, Micciacum, Marmoutiers, Chelles St-Cloud. Villes historiques : Soissons., Paris, Orléans, capitales de Royaumes, la l re célèbre en outre par la victoire de Clovis sur Syagrius, 486, et la victoire de Charles Martel sur les Neustriens, 718; — Tour- nai, assiégée par Sigebert, et un instam ? seule possession de Chilpéric, 575; — Vitry (Victriacum) , près de Tournai, où Sigebert fut assassiné par l'ordre de Frédégonde, 575 ; — Testry (près de Péronne), où Pépin d'Héristal vainquit les Neustriens comman- dés par Bertaire , 687, — Dormeille (Duromellum) , où Landry et Clotaire II furent battus par Thierri II, 600; — Rouen, où se réfugia Brunehaut qui épousa le fils de Chilpéric, Mérovée; c'est là que fut assassiné l'évêque Prétextât, par ordre de Frédégonde; — Chelles, une des résidences des rois mérovingiens. Chilpéric y fut assassiné par ordre de Frédégonde, 584 ; — Orléans, résidence de Clodo- mir et de Gontran ; — Abbaye de Fleury, près d'Or- léans, où Clodomir fit précipiter dans un puits Sigis- mond, roi de Bourgogne et ses enfants; — Clichy, près de Paris, résidence de Dagobert I et palais de saint Ouen, son ministre; — Saint-Cloud, près de Paris, monastère fondé par ClodoalJ fils de Clo- domir; — Tours, siège épiscopal de l'historien__PAGESEPARATOR__858 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Grégoire, asile célèbre; — Abbaye célèbre de Mar- moutiers, près de Tours. III. Aquitaine. Ce pays, compris entre la Loire, les Cévennes et les Pyrénées, comprenait aussi la Vasconie et le pays des Arvernes. Il a été partagé entre les fils de Clovis, et plus tard, entre les fils de Clotaire I. Le pays des Arvernes , attaqué vaine- ment en 508 par Thierri ou Théodoric, fils aîné de Clovis, fut soumis, en 534, par ce même Thierri devenu roi d'Austrasie. L'Aquitaine, à la fin du vi° siècle, forma un État indépendant, ayant des ducs particuliers : Eudes, Hunald efWaifre. Il ne fut réduit que par Pépin le Bref. La Vasconie forma aussi un pays libre, ayant ses souverains à part. Evêchés. Bourges (Ava- III e s. siège mélropolitain ricum, Bituriges) , fondé au in siècle, I Clermont (Aiigustonemelum Arverno- rum, Clarusmons), — ra e s. Limoges (Lemovices, Augustoritum Lemovicum), Le Puy [Vellavum , Anicium), le siège fut d'abord à Saint- Paulin (Ricessio) , Bordeaux, siège métropolitain (Burdi- gala) , Poitiers (Pictavum, Augustoritum Pictonum) , Saintes (Santones , Mediolanum , Santonum) , Périgueux (Petrocoricum) , Angoulême [Engolisma], Agen {Aginnum) , Toulouse [Tolosa) , Eause, siège métropolitain (Elusa), Auch (Auscia), Dax (AqUcV Turbellicœ), Lecfoure {Lactora), St Bertrand-de-Comminges (Stus Ber- trandus de Convenis) , Conserans (Conserani, Stus Licerius de Conseranis) , (Alura, Adura), St Ursin, v. 250. St Austremoine, 250. St Martial, v. 250. Aire Basas Tarbes Abbayes célèb. (Vasatœ), [Tarba, Civitas, sis) , Ole'ron [Eloro) , Lescar (Lascurra) , Albi (Albia) , Civitas Gabalorum (Javouls), Cahors (Cadurci) , Rodes {Ruteni) , A ris itu m ( l'A r zat) , Luçon, Tulle. Bigorren- III e s. — St Georges, v. 250. IV e s. - Oriental, 314. III e s. - St Nectaire. III e s. — St Eutrope, v. 250. II e s. — St Front. III e s. — St Ausone 260. IV e s. — StPhérade, 347. ni e s. — St Saturnin, v. 260 III e s. — St Paterne. IV e s. — Citerius. III e s. -r- St Vincent, v. 250. VI e s. — Heuterius. VI e s. - Suavis, 506. v° s. StValère, 451. IV e s. — Marcel, 506'. VI e s. — Sextilius, 506. VI e s. St Justin. VI e s. — Gratus, 506 V e s. — St Julien, 407. IV e s. — St Clair. III e s. — St Sévérien. IV° s. — St Génulphe. V e s. — St Amans. VI e s. — Diothaire. Villes historiques : Bourges, prise et reprise dans la guerre d'Aquitaine par Pépin; — Poitiers, vict. de Charles-Martel sur les Arabes, 732; — Vouillé, près de Poiters, vict. de Clovis sur Alaric II, roi des Visigoths, 507 ; — Clermont, prise et reprise dans la guerre d'Aquitaine; — Bordeaux, vict. des Arabes sur Eudes, duc d'Aquitaine, 732; — Toulouse, vict. d'Eudes, duc d'Aquitaine, sur les Arabes, 721; — St-Berlrand-de-Comminges , siège de cette place et mort de Gondowald, 585. IV. Burgondie ou Bourgogne, pays possédé par les Burgondes et formant un État séparé, au temps de Clovis. Il se subdivisa en 4 monarchies dont les capitales furent : Genève, Lyon, Besançon et Vienne. La Bourgogne fut soumise en 534 et fut réunie, tan- tôt au royaume d'Austrasie , tantôt au royaume d'Orléans , sans cependant perdre son nom, ni seslois ni ses limites. (Voy. la Carte.) Evêchés : Besançon , Nyon Avenche Bâle Lyon, Autun Mâcon Châlons-s. Saône Langres Nevers Vienne, Gretioble Genève Valence Die siège métropolit. [Vesuntio), fondé au 11 e siècle. I er év . St Ferréol. (Neomagus) , — V e s. — Audax, 412. (Aventicum) , évêché trans- féré à Lausanne (Lau- sanna en 580) , — IV e s. — Ericius. {Basilea), — III e s. . — St Pantalus, v. 240. siège métropolitain (Lugdu- num) , II e s. — St Pothin, v. 250. (Augustodunum) , — III e s. — St Amateur, v. 270. (Matisco), — VI e s. — Placide, 536. [Cabillonum) , V e s. Paul, v. 470. (Lingoncs), _ III e s. — Sénateur. (Nivernuni) , — VI e s. — St Eulade. siège métropolit. (Vienna), — II e s. — St Crescent, v. 160. (Gralianopolis) , — III e s. — Domninus, 387. (Geneva) , — IV e s. — Diogène. (Valentia) , — IV e s. — Emilien, v. 360. [Dca Vocontiorum), — III e s. — St Mars, v. 220. __PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE. — T%° S4. Gaule Mérovingienne. 859 Évêchés : Viviers (Vivarium) , — St.-Jean-de- Maurienne (Mauriana), — Darentasia ou Mous- TIERS-EN- Takentaise, siège métropolit. àpartir du fondé au v e siècle, I e — VI e s. év. St Janvier. — Lucien. vin e siècle, fondé, comme é v. au V e s. — St Jacques, 429. — Sion {Sedunum) , IV e s. — St Théodule, v. 380 — Aoste (Augusta-Prœtoria) , — IV e s. — StEustache v. 388 — Embrun, siège métropolitain, (Ebro- dunum) , — IV s.. — St Marcellin, 360. — Apt (Apta Julia), — II e s. — St Auspice. — Gap (Vapincum) , — V e s. — St Démétrius. — S.-Paul-trois- — Châleaux [Augusta Tricastinorum) , — II e s. — St Restitut. — Orange (Arausio), — IV e s. — St Luce, v. 300. — Avignon (Avenio) , — IV e s. — St Ruff. ' — Carpentras Vénasque (Carpentoractum) , et ( Vindasca) , — III e s. — St Valentin, v. 280. ■ — Vaison (Vasio) , — IV e s. — St Aubin. — Cavaillon [Cabellio) , — V e s. — St Genialis. — Sisteron (Sistaricum) , — v° s. — Chrysaphius. — Uzès (Ucetia) , — V e s. — Constance, v. 419 Abbayes céléb. -.Dijon, Luxeuil } St-Gall, St-Claude St-Mau "î'ce. Lieux historiques : Luxeuil, abbaye fondée par saint Colomban , au vn e siècle. Êbroïn et saint Léger y furent enfermés en 670 et 675 ; — Besan- çon, capitale d'un des quatre rois Bourguignons; — Dijon, vict. de Clovis sur Gondebaud , 500; — Autun, saint Léger fut évêque de cette ville. Ébroin en fit le siège; reddition et martyre de Saint-Léger, 679; — Lyon, capitale d'un des rois Bourguignons ; — Véseronce, vict. de Clodomir sur les Bourgui- gnons, 524 — Genève, capitale d'un des rois Bour- guignons; — .St-Maurice, abbaye célèbre où Sigis- mond fut pris par Clodomir, 523; — Vienne, capi- tale d'un des rois Bourguignons, prise dans la guerre de Godégisèle contre Gondebaud, son frère ; — Grenoble, vict. d'Ennius Muminolus , patrice de Bourgogne, pour Gontran, sur les Lombards et les Saxons, 575; — Avignon., Clovis y assiégea Gonde- baud, roi de Bourgogne, 500. V. Septimanie, pays compris entre les Cévennes, le Rhône, la mer et les Pyrénées, et qui resta aux Visigoths lorsque Clovis leur eut enlevé l'Aquitaine. C'est le dernier pays que les Visigoths conservèrent, caries Arabes leur ayant ravi l'Espagne, 711 , ne sou- mirent la Septimanie qu'en 7L4. Evêchés : Narbônne, siège métropolitain (Narbo- Martius), fondé auin e Béziers (Bitteris) Nîmes (Nemausus) , Lodève [Luteva) , A g de (Agatha), Maguelone (Magalona) , plus-tard tranf . à Montpellier (Mous Pessulus) , Carcassonne (Carcasso), Mne (Helena) , plus tard à Perpignan (Perpinianum) , siècle. — VI e s. ' — vr 2 s. 1" év. St Paul, 251. — St Aphrodise. — St Félix, v. 400. — St Flour. — St Vénuste. — Boetius, 589. — St Hilaire. — Domnus, 571. Lieux historiques : Narbônne, Nîmes, prises par i par les Burgondes sur l'Empire, puis par les Ostro- les Arabes au vm e s. ; — reprises : Nîmes, par goths sur les Burgondes, puis par les Francs sur les Charles Martel, 735 ; Narbônne, par Pépin le Bref, Ostrogoths; puis par les Arabes, en partie: Dans le 759; — Livia où fut pris Abi-Nessah par Abd-el- vm c siècle. Il y avait en Provence un domaine patri- Rhaman, 731. | monial des ducs d'Aquitaine, et des principautés VI. Provence. Cette province fut d'abord conquise indépendantes, comme celle de Mauronte. Évêchés : Digne (Dinia) , fondé au iv e siècle. er éy St Domnin, 265. — Antibes Grasse {Antipolis), plus tard à (Grassa) , 1 _ ) IV e s. - St Armentaire, 400 — Vence ( Vencia) , , — IV e s. — Eusèbe, 374. — Glandève [Glanateva) , — V e s. — Fraterne, 451. — Sene% (Sanitium) , — V e s. — Ursus, 451. — Gemenelium [Cimiers), transf. ensuite à ! - IV" s. Amantius, 381. Nice " (Nicœa), 1 - V e s. — Arles, siège métropolit. (Arelate), — II e s. — St Trophime. — ^ Marseille (Massilia) , — II e s. — St Lazare. — Toulon ( Telomarlius) , — V e s. — Honoré, 451. — Aix, siège métropolit. (Aqux- Sextiœ) , — 1 er s. — St Maximin. — Ries (Reii) , — V e s. — St Prosper, v. 400. — Fréjus (Forum JuVii), — IV e s. — Acceptus, v. 374. Abbayes céléb. : St-Victor (Marseille) , île Lérins. Lieux historiques : Arles, où Clovis fut battu I sur Ambessah, 726; — Riez, vict. d'Ennius Mum- parlbbas, général de Théodoric, 508; victoire d'Eudes | molus sur lés Lombards et les Saxons, 570. __PAGESEPARATOR__860 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Hors de l'empire franc, il faut citer I'Armorique ou la Bretagne qui fut un instant tributaire de Clovis sous Budic, 502; mais qui conserva son indépendance politique pendant toute la période mérovingienne. Évêchës: Rennes, (Redones). fondéauv e s. I" év. Febediolus, v. 440. — St Corentin, v. 400- — St Paterne, v. 465. — St Paul Aurélien, v. (St-Pauli Leonensis civ.) , — vi e s. 550. [Alecta) ou (St-Malo, Sti | _ „ _ st MaHni1 _ ,-n" Macloviiciv.), VI s< bt Maclou, v, 550. Rennes , Quimper Vannes St-Pol-de- Léon Aleth {Redones). fondé au v e s. (Corisopitum) , — V e s. (Venetes), — V e s. CARTE N° 25. LA GAULE MÉROVINGIENNE A QUATRE ÉPOQUES : 511, 567, 528, 71*. Sources : Grégoire de Tours, Frédégaire, Aug. Thierry, Fauriel. Ces quatre cartes représentent les partages et l'étendue politique de chaque État aux quatre épo- ques principales de la période mérovingienne. § I. La Gaule franque en 511 fait connaître, d'après Grégoire de Tours et les travaux modernes, surtout d'après ceux de MM. Thierry et Fauriel, la part qui avait été attribuée après la mort de Clovis, à chacun de ses fils : Thienï, roi d'Austrasie ; Clo- domir, roi d'Orléans; Childebert, roi de Paris, et Clotaire, roi de Soissons. Le seul dont les États fus- sent compactes et non divisés est Clcdomir. La pos- session de l'Auvergne avait été concédée à Thierri qui avait dirigé la guerre dans ce pays du vivant de son père; le roi de Paris avait eu Bordeaux et toute l'Aquitaine maritime avec le cours de la Ga- ronne; le roi de Soissons reçut les terres du Poi- tou, du Limousin et de la Marche. — Le roy. de Bourgogne n'était pas encore conquis et n'avait été que tributaire sous Clovis, 500. La Septimanie ap- partenait aux Visigoths d'Espagne, et la Provence, aux Ostrogoths d'Italie. La Bretagne était seulement tributaire depuis 502. § II. Royaumes francs en 567. Des quatre fils de Clovis, Clodomir était mort le premier, en 524. Ses États avaient été partagés entre ses trois frères et, de ses deux fils, l'unfut massacré, l'autre tonsuré. Thierri avait achevé la conquête de la Bourgogne en 534 et l'avait ajoutée à ses États ; mais il était mort cette même année. Son fils Theodobert, puis son petit fils Théodebald en héritèrent. La mort de es dernier, arrivée en 555, livra le royaume d 'Au strasie avec ses dépendances à ses deux grands oncles, Childebert roi de Paris, et Clotaire roi de Soissons. Childebert ne lui survécut que 3 ans, et mourut sans enfants. Clotaire se trouva donc, en 558, le seul héritier de tout l'empire franc ; c'était la restaura- tion de la monarchie de Clovis avec la Bourgogne de plus qu'à la mort du fondateur. Mais Clotaire mourut en 561 et la Gaule fut partagée de nou- veau entre ses quatre fils ; ce partage ne s'effectua pas tout à fait dans les mêmes conditions qu'en 511. Cariherteut le royaume de Paris et une partie du littoral Aquitain , y compris Bordeaux. Gontran eut le royaume d'Orléans et de Bourgogne, Chil- péric eut le royaume de Soissons tel que l'avait possédé, en 511, Clotaire I er ; mais, en Aquitaine, on ne lui attribua que le comté d'Albi. Sigebert, le dernier, eut l'Austrasie, avec Metz pour capitale, et l'Auvergne; mais ce partage ne subsista que jus- qu'en 567, époque de la mort de Caribert qui ne laissa point de postérité et dont les États furent alors partagés entre ses trois frères de la manière qui est indiquée sur notre carte n° 2. On remarquera que les Visigoths sont toujours maîtres de la Sep- timanie. § III. L'empire franc a la mort de Dagobert I. 638. Le partage que nous venons d'indiquer subsista quelque temps. La mort de Sigebert, 575, n'y changea rien, son fils Childebert II lui succéda et Chilpéric, roi de Neustrie (Paris et Soissons réunis), rentra en possession des domain s dont son frère Sigebert l'avait dépouillé. Il mourut en 584 et son fils mineur, Clotaire II, lui ayant succédé sous la tutelle de sa mère Frédégonde et de Landry, maire du palais., il y eut un soulèvement dans le sud et les domaines d'Albi échappèrent au royaume de Neustrie par suite de la révolte de Didier et de la conspiration de Gondowald, 585. Au traité d'Andelot, 587, Gontran, qui n'avait pas de postérité, reconnut pour son héritier unique, son neveu Childebert II , roi de Metz, au détriment de Clotaire II. Gontran mourut en 593 et Childebert II fut en effet roi de toute l'Austrasie, de la Bourgogne, du royaume d'Orléans et d'une partie de l'Aquitaine, tandis que Clotaire II, n'avait que la Neustrie, réduite aux an- ciens domaines des royaumes de Paris et de Soissons dans le Nord. Mais Childebert II étant mort 3 ans après son oncle Gontran, 596, ses vastes États furent partagés entre ses deux fils Theodebert II qui eut l'Austrasie et Tbierri II qui eut Orléans et la Bour- gogne. Thierri, dans une guerre, d'abord malheu- reuse 598, puis très-productive pour lui, enleva à Clotaire II, roi de Neustrie, tous ses domaines sauf le petit pays compris entre la Somme, la Seine, l'Oise, et la mer, ainsi que l'a bien circonscrit M. Fauriel. Tel fut le résultat de la bataille de Dor- meille, 600. Thierri II, après avoir battu et ruiné son frère Theodebert II, fut un instant maître de pres- que tout l'empire franc 612, mais ce succès fut suivi de sa mort, 613, de celle de son héritier et de l'occupation de toute la Gaule franque par celui, qui naguère, n'avait qu'un lambeau de la succes- sion de Chilpéric. Clotaire II, en 613, rétablit pour la 2 e fois l'unité monarchique de Clovis. Il légua cet empire à Dagobert I son fils, en 628. Ce dernier l'affermit et l'étendit , mais, du côté de l'Orient, les Austrasiens commencèrent à être gouvernés par une aristocratie indépendante qui plaçait à sa tête un maire. C'est l'étendue de l'empire franc sous Da- gobert I, avec ses divisions en nationalités diverses, que représente notre carte n° 3. § IV. Les états francs a la mort de Pépin d'Héristal, 714. Après la mort de Dagobert, en 628, de nouveaux partages eurent lieu; il laissait 2 fils: Clovis II et Sigebert II (III) : Neustrie et Austrasie , ou mieux Occident et Orient. A la suite des révo- volutions qui agitèrent la famille de Clovis et l'em- pire franc pendant le vn e siècle, la noblesse Aus- trasienne et la maison d'Héristal qui la dirigeait prirent une importance considérable; un instant tenu en respect par la fermeté du maire neustrien Ëbroin, elles triomphèrent, après sa mort, à Testry, 687, et les conséquences de cette journée furent la prédominence des hommes du Rhin sur les franco- __PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE. — N° 25. Gaule Mérovingienne. 861 romains de Neustrie. Mais les occidentaux qui ré- sistèrent à ce mouvement qui fut à la fois une con- quête et une invasion, se réfugièrent en Aquitaine et vinrent fortifier l'autorité des ducs que ce pays s'était donnés. En 714, la domination Austrasienne de Pépin d'Héristal, qui se contenta d'ailleurs du titre modeste de maire du palais des pâles des- cendants de Dagobert, comprenait la Neustrie, l'Austrasie et la Bourgogne. Eudes possédait l'A- quitaine et s'apprêtait à lutter contre les Arabes déjà maîtres de toute l'Espagne. C'est ce partage politique de 714 que représente notre carte n° 4. CARTE J° 26. L'EUROPE A L'AVENEMENT DE JUSTINIEN ET LIMITES DE L'EMPIRE DE CE PRINCE A SA MORT, 565. Source: Gibbon, Hist. du Bas-Empire. Dans cette carte politique, comme le titre l'indi- que, deux époques sont marquées : 1° celle de l'a- vénement de Justinien, 527, et 2° celle de sa mort, 565. § I. l'Europe a l'avènement de Justinien. 527. — La Bretagne (Angleterre) était partagée entre les Scots et les Picts, au N. .(Ecosse) : les Llogris et Kymris ou Bretons, Celtes et Germains, au centre et au S. 0., et les quatre nouveaux Etats fondés dans le S. E. par les conquérants Saxons : Kent, Essex, Wessex, Sussex; enfin YHibernie (Irlande) était tou- jours aux premiers occupants. L'empire franc était ce que nous l'avons vu dans le tableau précédent à la mort de Clo taire II ou à l'avènement de Dagobert I, 528. La domination des Goths s'étendait sur toute l'Espa- gne, la Septimanie, la Provence, l'Italie, la Sicile et l'Illyrie. Elle se partageait en deux États distincts : les Visigoths, établis dans l'Empire dès 418 et qui n'avaient cessé de s'étendre dans la péninsule Ibé- rique et en Gaule jusqu'en 507, époque où Clo vis l'a- vait refoulée au delà des Pyrénées et des Cévennes; les Suèves qui avaient formé un Etat indépendant en Galice, au N. 0. de l'Espagne. Ils ne cessèrent d'exister politiquement qu'en 585, lorsque Léovigilde, roi des Visigoths, dépouilla le dernier roi, Andica, d'un héritage usurpé. Les Vandales, venus en Es- pagne avec les Suèves, en 409, avaient séjourné quel- que temps dans le sud, en Vandalousie, pays qui a conservé leur nom, mais ils avaient été appelés en Afrique, en 429, par Boniface ; de sorte que les Vi- sigoths régnaient sans partage dans le S., le centre, l'E., PO. et le N. E. de la Péninsule. Les Suèves seuls leur disputaient péniblement le pays situé au N. 0., sur la rive droite du Duero. Les Visigoths possé- daient en outre la Septimanie , en Gaule. — Les Os- trogoths, qui occupaient- déjà l'Illyrie, avaient en- vahi l'Italie avec Théodoric en 489, et la victoire de Vérone sur les Hérules d'Odoacre leur assura la possession de la Péninsule et de la Sicile, 593. Celle d'Arles, par Ibbas., général de Théodoric, sur Clovis, 508, leur mamtint la possession de la Provence . C'est contre Vitigès, le pâle successeur de Théodoric, que les armées grecques de Justinien eurent à lutter. Les Vandales, appelés en Afrique en 429, firent la conquête des Maurétanies, de la Numidie, de l'Afri- que proprement dite, l'ancienne province romaine, et des îles sauf la Sicile. Ils y ajoutèrent même la Tripolitane. C'est contre Gélimer, dernier roi de cette race si promptement affaiblie par la conquête et le climat, que les armées grecques de Bélisaire auront à com- battre. Les Lombards et les Gépides erraient encore sur les bords du Danube ; les Saxons, les Frisons et les Angles étaient libres, au N. de l'Empire franc, avec lequel ils commençaient déjà à entrer en lutte. Justin leThrace laissait, en mourant, en 527, à son neveu Justinien, l'Empire grec contenu à peu près dans les mêmes limites qu'au temps d'Arcadius (Voy. i'Empire romain au temps de Théodose, carte et tabl. n° 24). § II. l'Empire de Justinien a sa mort, 565. — La guerre de Perse, qui avait été très-active à deux reprises différentes (528-532, et 540-562), avait amené la fixation des limites telles que nous les avons indi- quées sur notre carte. — La victoire de Bélisaire à Tri- camaron, 534, avait entraîné la destruction de l'em- pire des Vandales et la soumission des anciennes provinces romaines qui le composaient à un patrice administrant le pays au nom de l'empereur de Con- stantinople. — La guerre Gothique, dans laquelle Bé- lisaire et Narsès se signalèrent et qui se prolongea de 534 à 552, amena, après la victoire de ce dernier, à Lentagio, en 552, la soumission de toute l'Italie, de l'Illyrie et des îles, et la fondation de l'Exarchat de Ravenne, en 554. — Enfin, le roi des Visigoths d'Espagne, Atlianagilde, ayant imploré le secours de Justinien contre son compétiteur Agila, le pa- trice d'Afrique, Libérius, prit possession de Valence, de Cordoue et de la Bétique orientale que l'empire Grec conserva jusqu'en 624. Ainsi Justinien, si l'on se contente de constater sur la carte les succès matériels qui amenèrent l'étendue inusitée de ses Etats, et que l'on envisage l'ensemble des reprises qu'il exerça, comme héritier des Césars, sur les peuples barbares établis en Occi- dent , peut être considéré comme l'auteur d'une restauration éphémère de l'empire romain. CARTE N° 27, L'EUROPE EN 756 ET L'EMPIRE MUSULMAN A L'EPOQUE DE L'ETABLISSEMENT DU KHALIFAT DE CORDOUE. Sources : Gibbon, Hist. du Bas-Empire; Aboulféda, Hist. et géogr. des Arabes; Résumé géogr.àe Des Michels. En 756, époque où le khalifat de Cordoue s'établit en Espagne et où la nouvelle dynastie d'Aboul-Abbas se consolidait à Bagdad, l'Europe était politique- ment divisée de la manière suivante : § I. L'Europe en 756. — L'Angleterre, — car on peut désormais désigner sous ce nom l'ancienne Bretagne,— était occupée, en grande partie, par les sept Etats Angles et Saxons, à l'Est. Les Bretons,__PAGESEPARATOR__862 GÉOGRAPHIE. EXPLICATION DES CARTES. Scots, Picts étaient refoulés dans l'Ouest. L'Hibernie conservait son indépendance. Les États Saxons et Angles,- oui' Heptarchie, avaient été fondés entre les dates 455, création du premier royaume saxon, Kent, et 584, création du dernier royaume angle, Mercie. En Gaule , les Bretons étaient indépendants ; Pépin le Bref, roi depuis 752, dominait dans tout l'empire sans partage. Les Arabes ne possédaient plus que Narbonne en Septimanie. L'Italie était partagée entre les Lombards, qui l'avaient envahie en 568, et l'exarchat de Ravenne, qui leur disputait faiblement les côtes de l'Adria- tique, à peu près seuls débris de la domination grecque dans la Péninsule. L'empire grec, qui avait perdu ainsi ses possessions en Italie et en lllyrie, envahie par le deuxième ban des peuples barbares, les Slaves, s'était vu enlever par les conquérants Arabes : l'Asie jusqu'au Taurus, l'Egypte et toute la côte des Etats Barbaresques. Les Visigoths, dont le dernier roi, Roderic, avait été défait au Xérès par les soldats de Tarik, 711, et qui avaient perdu toute l'Espagne, s'étaient réfugiés dans les Asturies, où ils fermèrent un .petit État chrétien, berceau de l'héroïque race espagnole, qui reprendra pied à pied, après une croisade de sept siècles, la Péninsule à l'Islam. § II. L'Empire Musulman en 756 l . — « Cet immense empire venait de changer de maîtres par la chute des khalifes Ommiades de Damas ; mais il n'était pas encore démembré. Il avait pour limites : en Asie, les deux mers, l'Indus supérieur, le Djihoun (Oxus) et le Sogd, qui le séparaient de l'empire chinois des Thangs et du Thibet ou Tbou-fan ; au nord-est, la mer Caspienne, le Caucase et le mont Taurus; en Afrique, la mer Rouge et la Méditer- ranée, la mer Ténébreuse ou océan Atlantique, les montagnes de la Nubie, le Grand désert et la chaîne de l'Atlas; en Europe, les mers qui entourent l'Es- pagne, les montagnes Asturiennes continuées par les Pyrénées et les Cévennes, et les bouches du Rhône. « I. Provinces Asiatiques. Nous en compterons quinze principales : 1° L'Arabie, qui avait pour subdivisions : l'Hedjaz; villes principales : La Mecque, Médine ou Yatreb, Khaïbar , naguère chef- lieu d'une principauté juive; l'Yémen, villes : Saanah ou Saba et Aden; l'Adramout; le pays d'Oman sur la mer de ce nom (ancienne Erythrée) ; le Bahreïn sur le golfe Persique, le Nedjet compre- nant le pays d'Iémamah; le pays des Gassanides au nord, etc. « 2° La Syrie ou pays de Schâm comprenant, outre, la Syrie proprement dite , la Palestine et la Cilicie orientale. Villes : Damas qui venait de perdre son rang de capitale du khalifat, Antioche, Alep (Bérée), Émèse, Tripoli, Sour (Tyr), Hamath (Epiphanie), Baalbeck (Héliopolis), Jérusalem, Jaffa (Ptôlémaïs), Aïznadin, Yerrnouk (Hieromax), Bostra, Asealon, Gaza, etc. « 3° La Grande Arménie ou pays d'Aram, et la Géorgie ; ces deux royaumes étaient gouvernés par des princes de la famille de Pagratides ou Bagra- tions, sous la suprématie des khalifes. L'Arménie eut Tovin pour capitale depuis la ruine de Vaghar- chabad, en 452 jusqu'en 894, et pour villes princi- pales, Ani et Erzeroum. Tiflis, bâtie en 469 sur le Kour ou Cyrus, était la capitale de la Géorgie. Un grand nombre de peuplades indépendantes ou tri- butaires habitaient les autres régions caucasiennes. Ce fut pour imposer un puissant obstacle à leurs incursions que Kbosroës le Grand fortifia la ville d'Albana, qu'on appela Bal-al-Abwad ou la Porte des Portes. C'est aujourd'hui Derbend, capitale du Schirwan et du Daghestan « 4° L'Aderbaïdjan en y comprenant le Dilem, le (l) Extrait de Des Michels. Ghilan et le Mazenderan; villes : Shis, Tébris (Tauris), Caswin, Sari, Damghan (Hécatompyles) etDjordjan ou Syringis. <c 5° Le Kourdistan ou Wolladah (Assyrie et Médie occidentale) ; villes : Holvvan, Waseth, bâtie en 703, etc. « 6° L'Al-Djésireh (Mésopotamie) et le Diarbékir; villes : Mossoul , Meïafarekin, Édesse (Rohaj , Harran (Charres) , Dara, Nesbin (Nisibis) et Diar- békir. « 7° L'Irah-Arabi (Babylonie) ; villes : Coufah, capitale du khalifat avant Damas; Anbar, qui l'était alors, Madaïn, formée de la réunion de Ctésiphonet de Séleucie, naguère résidence des rois Sassanides que Bagdad devait bientôt remplacer (763); Hira, Cadesiah, Kerbelah, Basrah, bâtie par les Arabes, près des bouches de l'Euphrate, et Raccah, résidence ordinaire du khalife Haroun-al-Raschid. « 8° L'Irak-Adjemi ou Beled-al-Djebel (Médie) ; villes : Ispahan (Aspadana) , Hamadan (Ecbatane) , Reï (Arsacie) et Nehavend. « 9° Le Kouhistan (Susiane), conquis par les Arabes en 742; villes : Alrwaz et Schouster (Suse). « 10° Le Farsistan ou Fars (Perse proprement dite) ; villes : Istakhar (Persépolis) , Schiraz et Si- raph, port considérable, sur la mer Verte ou golfe Persique. « 11° Le Kerman ou le Mekran (Carmanie et Gédrosie) ; capitale : Kerman (Carmana) . « 12° Le Sînd ou Sindhy, sur les deux rives de lTndus inférieur, comprenant une partie du Pendjab; capitale : Moultan, et bientôt après Man- sorah. « 13 Le Khorasan et le Caboul (Bactriane, Sog- diane, etc.) ; villes : Balkh (Bactres), Nischabour,. Thous, Caboul, Candahar, Hérat, Mesched et Mérou, etc. « 14° Le Kkarism ou KKow&resm et le Bahistan (Chorasmia) ; capitale : Kharism, « -1 5° Le Mawaralnahr ou Transoxiane ; villes : Samarcande (Maracanda) , Boukhara, etc. « Les Arabes avaient dès lors avec l'intérieur de l'Asie, et surtout avec l'Inde, de nombreuses rela- tions de commerce qui leur avaient acquis sur ces contrées des notions ignorées en Occident. « II. Provinces d'Afrique. — Les Arabes occu- paient en Afrique tout ce que les Romains y avaient possédé, et le progrès de leurs armes ouvrit de bonne heure à leurs caravanes les routes du Soudan ou Pays des Nègres, qui leur fournissait des es- claves, de l'ivoire, de la gomme, des épices et de la poudre d'or, pendant que les Berbers et les Maures du Nord leur offraient en abondance des produc- tions presque inconnues à l'Europe, le sucre, le coton et la soie. « La plupart des villes égyptiennes et romaines étaient encore debout, mais dépeuplées et détruites. Carthage avait reçu son coup de mort en 698 ; d'au- tres étaient tombées comme elle. La politique des Arabes était de remplacer les vieilles métropoles, centres de résistance et de rébellion, par des colo- nies agricoles ou commerciales qui devenaient en peu de temps de florissantes cités. Les tribus ber- bères , plus ou moins nomades , avaient leurs douars ou campements dans les vallées voisines des villes. « Les Arabes n'avaient aucun nom pour désigner Pensemble de la Péninsule africaine. Chacune de ses parties recevait une appellation particulière. Leur géographie nous présente au nord : l'Egypte, le pays de Barcah, l'Afrikiah, le Zab et le Mahgreb ou pays de l'Occident ; au midi, les pays de Noubah (Nubie), d'Abaschah (Abyssinie), de Zanguebar et du Soudan (Nigritie). Nous ne nous occuperons pas de ces quatre dernières contrées. «T° L'Egypte ou Pays deMisr conservait ses inva- riables limites. Villes : Escanderieh (Alexandrie) ; Faramiah, Eostah (Péluse), Misr et Fostat sur les__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE. — r T0 2?. L'Europe et l'empire musulman. 863 ruines de Memphis, Kolzoum, Assouan dans le Saïd ou Thébaïde, etc. « 2° Le pays de Barkah (Libye, Cyrénaïque et Tripolitaine) ; population copte. Villes : Barkah (Pentapolis), ville très-commerçante non loin de Cyrène ruinée , Tripoli ou Tafabolos , Yakoubé, entre la Tripolitaine et la Byzacène; Wadan , Djermah, capitale du Fezzan ; Sort et Ardjabiah, deux grandes villes, l'une sur la mer, l'autre dans le désert, Scherouz sur la montagne de Nanfousah , terme des conquêtes d'Amrou, Zawilah, dans le dé- sert au S. 0. de Tripoli, entrepôt des caravanes du Soudan. « 3° La province d'Afrikiah ou de Kairoan ( Byzacène et Carthaginoise ) , appelée plus tard Magreb-al-Adna. Villes : Carthage, détruite; Tunis, reconstruite avec ses débris et repeuplée par une colonie copte; Afrikiah, sur la côte ouest de la Grande-Syrte ; Kairoan, bâtie par Akbah sur les ruines de Vicus Augusti, mais encore peu impor- tante; Aphrodisium, ruinée, qui allait devenir Maha- dieh; Bounah ou Bonne (Hippo Regius); Ben Zert ou Byserte (Hippo Zaritos), Kalibiah (Clypea) ; Kafsab; El Djem, aux belles ruines, ancienne rési- dence de Kahinah, cette héroïne des Berbers. « 4° Le Zab, plus tard Magreb-al-Aousath ou In- termédiaire (Numidie et première Maurétanie), capi- tale Sétif (Sitiphis); villes : Kastinah (Constantine), et, à l'autre extrémité, Télemsan, ville en partie chrétienne, ayant un port sur la Tafna ; Bagaïah ou Bougie, Tidges (Tigisis),Milianah (Malliana), Milah, Tenez, Arzew (Arsenaria), pleines de belles ruines, Tibsa, alors encore florissante, Madjanah aux riches mines d'argent, Césarée ou Chercbell, et la ville qui plus tard fut Alger (Icosium ou Rusacurum). « 5° Le Magreb-al-Aksa ou Magreh proprement dit (Maurétanies Césarienne et Tingitane), borné par l'Océan ou mer Ténébreuse, où se trouvaient les îles Djialidat ou Fortunées. Il paraît que Tandjah (Tanger) était encore la métropole du Magreb ; villes principales: Sebtah (Ceuta), sur la mer du Détroit, Rusadir ou Mélilah; Nacchor, Denbadjah, plus tard Kasr ; Ikali aux fabriques de sucre et aux belles es- claves; Bargah, chef-lieu de la tribu desZénètes, et Segelmasah ou Segelmesse, bâtie en 757 par le forgeron Médrard, chef de la dynastie des Médris- sites. « III. Provinces d'Europe. — L'Andalousie com- prenait toute l'Espagne, moins les Asturies , plus la Septimanie dans la Gaule. Dès l'an 747 le wali Yousouf-al-Féseri l'avait divisée en cinq grandes provinces, dont les chefs-lieux furent : Cordoue, qui allait devenir la capitale du khalifat d'Occident; Tolède, naguère résidence des rois Goths ; Mérida, Saragosse et Narbonne. Il n'en fut pas des autres villes romaines de cette contrée comme de celles de l'Afrique ; la plupart conservèrent ou accrurent leur prospérité sous la domination musulmane. Les prin- cipales étaient Guadiz (Cadix), Xérès, sur le Guad al leté, Malaga, Lorca et Schatibah ou Xativa dans la province gothique de Tadmir, Valence, Barcelone, Tarragone, Lérida, Saragosse, Calât- Ayoub ou Cala- tayud, 'Aschbouna (Lisbonne), Colimb (Coïmbre) , Braga, Narbonne et les autres villes de la Septi- manie. « Les îles Baléares avaient aussi subi la loi de l'islamisme, comme la Sardaigne et la Corse; villes principales : Manon et Pakaa, Cagliari (Caralis) et Aléria. » CARTE N° 28. EMPIRE DE CHARLEMAGNE EN. 814, AVEC LA DIVISION DE CET EMPIRE EN TROIS ROYAUMES PAR LE CAP LTUL AIRE DE THIONVILLE, EN 806. Charles-Martel • avait partagé 1" empire des Franks entre ses trois fils de la manière suivante : il avait laissé A CARLOMAN, A PÉPIN, A GRIPPON, . la Thuringe, la Neustrie et douze comtés l'Austrasie et laBurgondie,aux- détachés, dans l'Allémanie. quelles il faut aj ou- les possessions ter la Provence, la de ses deux dernière des con- frères, quêtes de Charles- Martel. Dans ce partage, il n'est question ni des Bretons Armoricains, ni des Bavarois, ni des Aquitains. La Bretagne n'avait nullement été inquiétée par les armes de Charles-Martel; et, bien que les ducs d'Aquitaine et de Bavière eussent fait acte de sou- mission au chef des Francs, ils ne laissaient pas d'être parfaitement libres. Carloman se retira au mont Cassin , en 545. Il avait laissé sous la protection de son frère deux fils qui devaient se partager ses États. Pépin, au lieu de leur faire justice, les cloîtra. Bientôt, il ne se contenta plus du pouvoir d'un roi , il voulut en avoir le titre. 752-814. Pépin le Bref, devenu roi des Francs 1. Le commencement de ce résumé est emprunté, en partie, aux tableaux de M. Dufau, Allas historique et géo- graphique de la France. en 752 prépara le règne de son fils Chàrlemagne. Il donna à l'empire des Francs les limites qu'il avait eues pendant les périodes les plus brillantes de la domination des Mérovingiens. Il chassa les Arabes de la Gaule et les refoula au delà des Pyré- nées. La plus terrible guerre de Pépin fut celle qu'il sou- tint contre les Aquitains, continuellement renforcés par des bandes de Vascons. L'Aquitaine, soumise aux Francs par Charles-Martel, avait, dès l'an 741, pro- testé contre la violence de ses oppresseurs. Hunald, fils d'Eudes, avait commencé contre Pépin et Car- loman une lutte désespérée. Vaincu d'abord et re- jeté derrière la Loire, ce chef des Aquitains avait pris sa revanche quand les incursions des tribus germaines avaient appelé au nord les guerriers 1. Ce ne fut qu'à l'aide de l'évêque de Rome que Pépin ie Bref devint le roi légitime des Francs. En revanche, ce fut le roi des Francs qui fonda la puissance temporelle de la papauté. En 756, Pépin passa les Alpes et força Astolphe, roi des Lombards, à céder l'Exarchat avec la Pentapole et Comacchio à Éiiennell. Celui-ci devint alors vassal du roi franc. Dix-huit ans après (774), Chàrlemagne confirma et augmenta le patrimoine de saint Pierre. Tout le pays com- pris entre la mer Adriatique et les Apennins, depuis l'em- bouchure de l'Adige jusqu'à Ancône, forma les États de l'Église. Selon les auteurs de Y Art de vérifier les dates, Chàrlemagne, après avoir soumis Adalgise, duc de Béné- vent, aurait donnéau pape Aquino, Téano etquelques autres villes du duché. Enfin, à cette dernière donation, il aurait ajouté six places en Toscane, dont la principale était Viterbc.__PAGESEPARATOR__864 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. francs. Mais le triomphe des Aquitains ne devait pas être long. Hunald trahi par les siens dut se tenir sur la défensive. Après lui son fils Waïfre se fit le chef de tous les ennemis des Francs; il soutint contre eux le troisième fils de Charles-Mar- tel, Grippon, qui n'avait pas été admis au par- tage royal. Cette protection de Waïfre accordée à Grippon fut la cause des invasions successives que firent les Francs en Aquitaine pour ramener cette contrée sous leur dépendance. A la mort de Pépin le Bref (768) , l'empire des Francs s'étendait sur toute la Gaule comprise dans ses anciennes limites, l'Océan, les Pyrénées, la Mé- diterranée , les Alpes et le Rhin. La Bretagne, à qui Pépin avait enlevé Vannes, n'était pourtant pas soumise. L'Aquitaine remuait encore; et, derrière elle, dans la Vasconie, habitait un peuple indomp- table. Les peuples soumis d'outre-Rhin, les Ba- varois en particulier, s'agitaient continuellement. Enfin, au nord et à l'est, les peuplades germa- niques, Slaves et Scythiques (Saxons, Slaves et Avares) , menaçaient sans cesse les frontières de l'Empire. Pépin, qui avait deux fils, divisa en deux parts l'empire des Francs; il laissa: A CHARLEMAGNE, A CARLOMAN, l'Austrasie , la Thu- la Bavière , l'Ail é- ringe, la Neustrie, dans manie , l'Alsace , la leur intégrité. Burgondie, la Provence et la Septimanie. Quant à l'Aquitaine, qui n'est pas nommée dans l'acte de partage, elle fut, d'après toute vraisem- blance, partagée assez également entre les deux frères. Charlemagne aurait eu la partie occiden- tale ; Caxloman celle qui se rapprochait davantage de ses Etats, la partie orientale. Ce dernier, par sa mort, laissa Charlemagne seul maître. Ce prince compléta l'œuvre de conquêtes , com- mencée par son père. La grandeur de l'empire des Francs fut portée, sous son règne, à son apogée ; Charlemagne donna même aux vastes contrées sur lesquelles il domina une apparente unité. Tous les pays de son royaume conservèrent le nom qu'ils avaient eu sous les Mérovingiens. Ainsi, l'on distingua encore la Thuringe, l'Austrasie, la Neustrie, la Bavière, l'Allémanie, la Burgondie, la Provence, la Septimanie, l'Aquitaine, la Vasconie. A ces provinces qu'il avait reçues de son père, il faut ajouter la Frise et la Saxe dont la conquête lui coûta si cher ; la Bretagne armoricaine qu'il subjugua et qu'il força à lui payer régulièrement un tribut pendant tout son règne; une partie de l'Espagne, ainsi que la Corse, la Sardaigne et les îles Baléares qu'il enleva aux Arabes; enfin, l'Italie qui ne tomba pourtant pas tout entière sous sa domination. Il est probable qu'il fut permis au duc de Bénévent de rester libre. Plusieurs villes des côtes appartenaient, dans le midi de cette contrée, aux Grecs qui exerçaient encore sur Venise une espèce de suzeraineté. Charlemagne porta ses armes à l'Orient jusqu'à Theiss, limite qui séparait son empire de celui des Avares. Pourtant les Slaves de l'Esclavonie entre la Save et la Drave ne furent que ses tributaires. Plusieurs peuplades du nord-est , les Obotrites, les Willz, les Sorabes, les Chèches et les Moraves lui payaient un tribut et conservaient leur indépendance. En 806, Charlemagne divisa son empire entre ses trois fils. Extrait du Capitulaire de Thlonvillc en S06 : « C. i. Il nous a plu de diviser l'empire que Dieu nous a conservé de la manière suivante : toute l'Aquitaine avec la Vasconie, excepté le pagus de Tours, tout ce qui, en ce pays, regarde l'occident et s'étend jusqu'à l'Espagne, la cité de Nevers, le pagus (région ou cité) d'Avalon (Aralensis), d'Alise {Alsensis), ceux de Châlon, de Màcon, de Lyon, la Savoie, la Maurienne, la Tarentaise, le Mont-Cenis, la vallée de Suse jusqu'à Clusœ, et, tout ce qui est en deçà des monts Italiques, en suivant cette chaîne, depuis ce point jusqu'à la mer, et tout ce qui est compris entre cette limite et l'Espagne, c'est-à-dire une portion de la Bourgogne, la Pro- vence et la Septimanie ou Gothie, formeront la part de notre fils Louis. «C. ii. La portion de l'Italie qui porte le nom de Lombardie, la Bavière telle que la possédait Tas- sillon , excepté les deux villes d'Ingolstadt et de Lutrahahof, et la portion de l'Allémanie qui est située sur la rive droite du Danube; prenant ainsi ce fleuve pour limite jusqu'à l'endroit où il se rapproche le plus du Rhin , puis remontant le cours supérieur du Rhin jusqu'aux Alpes d'où il sort : tout ce qui se trouve au midi et à l'est de ces limites avec le duché de Coire, nous le donnons à notre fils Pépin. « C. ni. Tout ce qui, dans notre empire, est en dehors de ces limites, la Frankia, la Bourgogne, excepté ce que nous avons attribué sur ce pays à Louis, l'Allémanie, excepté la portion donnée à Pépin , l'Austrasie (Austria) , la Neustrie, la Thu- ringe, la Saxe (Saxonia), la Frise et la portion de la Bavière appelée Northgaw, nous le concédons à notre fils Charles. » Le C. iv dispose des nouveaux partages éventuels en cas de mort d'un des trois princes. Etat de TEnipire de Cliarïeœffiagme eu 814. — Limites. — L'Empire comprenait: 1° les pays entièrement soumis et 2 e ceux qui n'étaient que. tributaires. Les limites réelles n'embrassaient que les possessions immédiates et le patrimoine de saint Pierre. C'étaient, à PO., au N. 0. et au N., la mer, l'océan Atlantique, l'océan Germanique et l'Eyder qui le séparait des Danois ; à TE., la mer Baltique, la Trave, une limite qui gagnait l'Elbe et remontait le fleuve jusqu'à son affluent avec la Sala, le cours de la Sala en la remontant jusqu'à sa source, les monts du Nordgau ou Monts de Bo- hème (Bœhmerwald) , le Danube dont elle descen- dait le cours jusqu'à son confluent avec le Raab, le cours du Raab jusqu'au 14 e méridien 0., une ligne qui, de ce point, gagnait la Save puis des- cendait son cours jusqu'à son confluent avec le Da- nube, qui descendait le Danube jusqu'à son con- fluent avec la Save, remontait la Save jusqu'à son confluent avec la Bosna, remontait la Bosna jus- qu'au deux tiers de son cours environ, gagnait la Narenta, descendait le cours de ce petit fleuve et re- joignait la mer Adriatique ; — En Italie, YAtemus ou Pescara, et le Liris ou Garighano; — la mer Méditerranée, et, en Espagne, l'Èbre, cours infé- rieur, ce qui comprenait la marche d'Espagne et les Pyrénées centrales et occidentales, ce qui em- brassait les marches de Gothie et de Vasconie et laissait en dehors la Navarre. — Les îles Baléares et la Corse étaient rattachées, les premières à la di- vision du royaume d'Aquitaine depuis 789, et, la seconde, au royaume d'Italie depuis 806. La Sar- daigne ne fut soumise, qu'en 815. Les peuples tributaires étaient, à l'O. : 1° les Slaves Wendes qui comprenaient les Obotrites, les Wiltz, les Sorabes, les Silésiens, les Bohèmes ou Tchèques et une partie des Moraves. La limite de cette région était l'Oder, au delà duquel on trou- vait des places libres, Lekhs ou Polonais, 2° les Avares ou Huns, soumis au tribut après trois cam- pagnes mémorables 788-796. Ces peuples étaient compris entre- le Raab et la Theiss et s'étendaient par conséquent sur les deux rives du Danube moyen. — En Italie : le duché__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE. — N° «8. Empire de Charlemagne en 814. 865 de Spolète était compris dans l'Empire, et la princi- pauté de Bénévent, dernier débris de la puissance Lombarde, en dehors et tributaire ; — en Espagne, la Navarre, pays des Basques Espagnols, était tri- butaire. — En Gaule, les Bretons. Les pays soumis étaient assujettis à la division administrative des comtés et des légations, à la division militaire des marches et à la division poli- tique en trois royaumes : celui des Francs, et ceux d'Italie et d'Aquitaine. (N. B. Pour les évêchés et les abbayes célèbres, voyez la carte des diocèses historiques de la France evec le ta- bleau n° 38 et la carte de l'époque mérovingienne avec le tableau n° 21). Empire des Francs proprement dit. ' — Le royaume des Francs proprement dit, dont Char- lemagne s'était réservé directement l'administra- tion, renfermait les huit provinces de Neustrie, Bourgogne septentrionale, Austrasie, Saxe, Frise, Thuringe , Bavière et Allémanie. «Neustrie. Paris, depuis la chute des Mérovin- giens, n'était plus le séjour des rois. Trois grandes métropoles : Sens , Rouen, Tours. Les autres villes importantes sont Soissons et Noyon, où furent cou- ronnés Pépin (752) et Charlemagne (768) ;Troyes, où Pépin réunit la première armée qu'il conduisit en Aquitaine. Les seules cités qui avaient pris un peu d'importance politique étaient : Angers, où ré- sidait le margrave qui commandait à la marche établie pour contenir la turbulence des Bretons; Boulogne et Gand, dont Charlemagne avait fait des arsenaux considérables et où il avait placé des flottes destinées à surveiller les incursions des pi- rates du Nord. Les villas royales se ressentaient elles-mêmes de l'abandon dans lequel se trouvait la Neustrie : celles d'Attigny, sur l'Aisne, de Ver- berie et àeKiersy, sur l'Oise, étaient beaucoup moins fréquentées que sous les Mérovingiens. « Bourgogne. 2 — Elle renfermait encore la Pro- vence et I'Helvétie (Suisse), et possédait des villes considérables, comme Lyon, Vienne, Embrun, Be- sançon, Arles, Genève, Luxeuil, et les résidences royales de Payerne et de Mantailles. « C'était aux provinces rhénanes que la prépondé- rance politique était passée ; c'était pour leurs villes et leurs villas que les Carlovingiens réservaient toutes leurs faveurs. a L'Adstrasie, qui s'étendait depuis les rives de l'Escaut, lequel la séparait de la Neustrie, jusqu'à la Sala, était le berceau des Francs; devenue le cen- tre de leur empire, elle conserva même leur nom dans celui de Franconie appliqué à sa partie orien- tale. Longtemps avant Charlemagne, l'Austrasie comptait déjà, sur les deux rives du Rhin, des villes importantes: à l'ouest, sur la Moselle, Trêves et Metz, l'ancienne capitale du royaume d'Austrasie ; Coblentz, au confluent de la Moselle et du Rhin ; Spire, Worms, Mayence, Cologne, sur le cours de ce dernier fleuve ; Nimègue, sur le Wahal ; puis In- gelheim, à l'ouest de Mayence. De l'autre côté du Rhin , on peut citer Wurtzbourg et Francfort sur le Mein. A ces villes nombreuses, que Charlemagne embellit de palais et d'églises, il faut ajouter les résidences royales dont le séjour du prince ne tarda pas à faire de grands centres de population. Nous nommerons Aix-la-Chapelle, Duren, Héristal, Thion- ville, Valenciennes, Andemach et Tribur. «La Saxe, qui s'étendait, de l'ouest à l'est, des ri- ves de l'Ems au cours de l'Elbe, et, du N. au S., de la péninsule Cimbrique aux confins de la Thuringe, était^ habitée, par les grandes tribus soumises de 772 à 776: "Westphaliens, ou Saxons occidentaux, 1. Ce résumé est emprunté, en partie, aux leçons de M. Chevalier, Hist. du moyen âge. 2. Nous ne la divisons pas ici comme dans le capitul. de 806 et nous considérons l'ancien royaume de Bourgogne en son entier. Ostphaliens, ou Saxons orientaux, et Angariens. Il y avait aussi les Saxons transalbingiens, soumis en 803, au N. du fleuve. Avant la conquête opérée par Charlemagne, ce territoire ne renfermait qu'un petit nombre de lieux fortifiés, tels que Sigebourg, qui en couvrait l'entrée du côté du Rhin, et Ehres- bourg (le Château d'Honneur) , sur la Rohne, dont les Francs s'emparèrent pour y placer une garnison. Mais, lorsque Charlemagne eut soumis les Saxons, il s'ap- pliqua à changer leurs habitudes, et, afin de faire cesser la mobilité de leur existence, il s'efforça de les attacher au sol et de les fixer dans des villes qui servirent en même temps de boulevards contre les mouvements des peuples Slaves. Bientôt, sur tous les points de la Saxe, s'élevèrent un grand nombre de cités qui devaient leur origine, soit à des forte- resses, comme Lippstadt, aux sources de la Lippe, Herstell, sur le Wéser; Éobbuoki (Hambourg), aux bouches de l'Elbe ; soit à des palais, comme Hall, sur la Sala, et Wagdebourg, sur l'Elbe; soit enfin à des évêchés, comme Brème et Minden, sur le "Wé- ser, Halberstadt, sur l'Holzemme , Hildesheim, sur l'Innerste, Verden, sur l'Aller, Paderborn, assem- blée de 777 ; dans la vallée de la Lippe, Osnabruck, sur la Hase, et Munster, sur l'Aa. « La Frise, qui pourrait être considérée comme une dépendance de la Saxe, s'étendait le long de la mer du Nord, des bouches du Rhin à celles du "Wéser, et ne renfermait d'autres villes que Deven- ter, sur l'Yssel, et Rustringen, près de l'embou- chure du Wéser. Nimègue (830) et les villes histo- riques de Buchloz (779) , Detmold (783), etc. ce La Thuringe, située au S. de la Saxe, dont elle était séparée par l'Unstrutt, couvrait l'Austrasie à l'est contre les incursions des Slaves, mais ne pos- sédait guère d'autres lieux remarquables que les villes d'Ingolstadt et de Lutrahahof. « La Bavière, renfermée entre les Alpes et le Da- nube, le Lech et l'Ens, avait perdu son indépen- dance depuis la révolte de Tassillon, et était admi- nistrée par des comtes francs. Ses villes principales étaient Ratisbonne ou Regensbourg, et Passau, sur le Danube, Freysingen, sur l'Iser, Salzbourg, sur la Salza. A l'est de la Bavière, jusqu'à la Theiss, limite extrême de l'empire au sud-est, se trouvait la Pannonie, occupée jadis par les Avares. Après la destruction de ce peuple (796), Charlemagne abandonna le territoire compris entre le Raab et la Theiss à une tribu de Huns qui avaient promis d'embrasser le christianisme, et qui donnèrent à ce pays le nom de Hunnie ou Avarie. Mais entre la Bavière et le Raab, dans cette partie de la Panno- nie qui confinait à l'empire, Charlemagne organisa la Marche orientale (marche d'Autriche), où s'é- levèrent les évêchés de Faviana et de Nitra. « L'Allémanie ou Souabe, qui forme aujourd'hui le Wurtemberg, le duché de Bade et la Suisse alle- mande, était entièrement soumise depuis 748. Elle s'étendait, de l'est à l'ouest, du Lech, qui la sépa- rait de la Bavière, à la rive droite du Rhin, et, du sud au nord, des Alpes à la Franconie, Ses villes principales étaient Coire, Saint-Gall, Constance et Augsbourg, sur le Lech. « On peut rattacher à l'Allémanie I'Alsace, située entre le Rhin et les Vosges, partie de l'Allemagne destinée à devenir française et qui faisait commu- niquer la Gaule avec la Germanie; ses villes impor- tantes étaient Strasbourg et Bâle. « Royaume «l'Italie. — Le royaume d'Italie ren- fermait tout l'ancien royaume des Lombards, depuis les Alpes jusqu'au Garigliano. Il comprenait la Lom- bardie, la marche Trévisane et celle de Carinthie ou duché de Frioul, ainsi crue les possessions de l'Église. « Dans la Lombardie, les villes principales étaient Pavie, Milan, Vérone. La marche Trévisane avait Trévise pour capitale. 55__PAGESEPARATOR__866 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. a Au nord -est de la Péninsule, la marche de Ca- binthie ou duché de FfiiouL, qui s'étendait jusque dans la Pannonie inférieure, comprenait : le Frioul, avec une capitale du même nom, au noi'd d'Aqui- lée; la Liburnie, I'Istrie et la Dalmatie, dont une partie néanmoins appartenait à l'empire grec. «Le Patrimoine de saint Pierre, dont la donation faite par Pépin le Bref avait été confirmée par Char- lemagne, se composait : du duché de Rome, c'est- à-dire de la Sabine et de l'ancien Latium, avec Rome pour capitale, de la Pentapole, dont les vil- les étaient Ancône, Rimini, Pesaro, Fano et Sini- gaglia, et de I'exarciiat qui s'étendait le long de l'Adriatique jusqu'au cours de l'Adige au nord, avec les villes de Padoue, Ravenae, Bologne, Fer- rare ) etc. (Voyez plus haut, la note p. 75.) «Royaume d'Aquitaine. — Le royaume d'A- quitaine, érigé en faveur de Louis, le plus jeune des fils de Charlemagne, s'étendait du nord au sud. de la Loire aux Pyrénées et au cours inférieur de l'Èbre, et, de l'est à l'ouest, du Rhône à l'océan At- lantique. « Outre l'Aquitaine proprement dite, ce royaume renfermait encore la Septimanie, le duché de Gas- cogne et les marches espagnoles. « L'Aquitaine, dont la capitale était Toulouse, se trouvait divisée sous le rapport politique en quinze comtés, savoir : 1° Le Poitou, capitale Poitiers; 2° le Berry. cap. Bourges; 3° la Saintonge, cap. Saintes; 4° I'Angoumois, cap. Angoulême; 5° le Li- mousin, cap. Limoges; 6° 1' Auvergne, cap. Cler- mont; 7° le Velay, cap. le Puy; 8° le Gévaudan, cap. Javouls; 9° le Rouergue, cap. Rodez; 10° 1 Al- bigeois, cap. Albi; 11° le Toulousan, cap. Toulouse; 12° I'Agénois, cap. Agen, avec la villa de Chasse- neuil sur le Lot; 13° le Bordelais, cap. Bordeaux; 14° le Quercy, cap. Cahors: 15° le Périgord, cap. Périgueux. «Sous l'administration du jeune Louis et surtout de ses tuteurs, Guillaume de Toulouse et saint Be- noît d'Aniane, l'Aquitaine se remit promptement des maux de la guerre désastreuse qu'elle avait sou- tenue pour son indépendance. Saint Benoît planta des vignes et des oliviers, ouvrit des routes", créa des moyens d'irrigation et fonda le célèbre monas- tère d'Aniane, qui non-seulement fut un foyer reli- gieux et intellectuel, mais qui devint bientôt un grand centre industriel et agricole. « La Septimanie ou Gothie, qui s'étendait le long de la Méditerranée, des Pyrénées à l'embouchure du Rhône, avait perdu ses privilèges sous Charle- magne et était divisée administrativement en sept comtés: ceux de Narbonne, de Béliers, de Nîmes, de Lodève, de Carcassonne, d'Agde et de Maguelonne. « Le duché de Gascogne, compris entre le cours de la Garonne et l'Océan, relevait du royaume d'A- quitaine; mais sa soumission était précaire, ainsi que le prouve le désastre de Roncevaux, auquel les Gascons prirent une large part. Dans cette circon- stance, il est vrai, leur duc Lupus fut pendu et son duché confisqué; mais plus tard Charlemagne le rendit à son fils, en en détachant toutefois la partie située au delà des montagnes de la Navarre, pour y organiser la marche de Gascogne dont Jacca paraît avoir été la capitale. « La marche d'Espagne que Charlemagne constitua avec les conquêtes qu'il avait faites sur les deux versants des Pyrénées, s'étendait au sud jusqu'à la vallée de l'Èbre. Elle était divisée en deux parties : a l'ouest la marche de Gascogne dont nous venons de parler et qui correspond à la Navarre; et à l'est la marche de Gothie (Catalogne actuelle) dont la capitale était Barcelonnc, lieu de résidence du chef militaire qui avait sous ses ordres les comtes d'im- purias, de Girone, à'Urgel, à'Ausone et de Bezalu. » Gouvernements. Les grandes divisions territo- riales se subdivisaient en missatica, ressorts d'in- spections générales, étendue et nombre variables, souvent les mêmes que les provinces ecclésiastiques. (Voyez la carte histor. des Diocèses, n° 38.) Les comtés correspondent souvent aux diocèses. Après les duchés et les comtés venaient les vigueries ou vi- comtes divisés à leur tour en cantons ou centaines. Quant aux manses ou manoirs, ce n'était pas une subdivision administrative, mais cadastrale. l'Empire franc après Charlemagne. 814 — 843'. Avec Charlemagne devait périr le vaste empire qu'il avait créé. Tous les peuples qu'il avait réunis par la violence pour n'en faire qu'un seul faisceau dans sa puissante main, allaient se séparer de nouveau et pour toujours. Nous n'a- vons pas à examiner les causes qui amenèrent un tel résultat. Nous nous contenterons de faire ob- server que les convenances géographiques doivent être comptées pour quelque chose dans le démem- brement de l'empire carlovingien, ainsi que dans le système féodal qui, à partir de cette époque, va prendre de jour en jour de nouveaux développe- ments. L'année même de la mort de Charlemagne, une assemblée fut convoquée à Aix-la-Chapelle. Ber- nard, roi d'Italie, vint y rendre hommage à Louis le Débonnaire, qui le renvoya en lui laissant dans ses États autant de pouvoir qu'il en avait eu jus- qu'alors. En même temps, il donna le gouverne- ment de la Bavière à Lothaire, l'aîné de ses fils, et celui de l'Aquitaine à Pépin. Quant à son troisième fils, Louis, connu plus tard sous le nom de Louis le Germanique, il était encore trop jeune pour être chargé d'aucun gouvernement. L'empire ainsi con- stitué devait être administré comme il l'avait été dans les dernières années du règne de Charlemagne. L'empereur, trouvant le fardeau encore trop lourd, une nouvelle assemblée fut convoquée à Aix- la-Chapelle, en 817, l'empire fut divisé entre Lo- thaire, Pépin et Louis, de la manière suivante : Pépin eut l'Aquitaine, la Vasconie, et quatre com- tés, celui de Carcassonne dans la Septimanie, et ceux d'Autun, d'Avalon et de Nevers dans la Bur- gondie. Le comté de Toulouse fut une des marches de ce nouveau royaume d'Aquitaine. Louis eut la Bavière, la Carinthie, la Bohême, la Moravie et la Pannonie; de plus, deux villes sei- gneuriales dans chacun des cantons de Nortgrave. de Luttraof et d'Ingoltadt. Louis le Débonnaire se réserva le reste du royaume, qui, à sa mort, devait échoir à son fils aîné, associé dès lors à l'empire. Cette division ne semblait nuire aucunement à l'unité de l'empire, puisqu'il devait y avoir toujours un maître suprême, l'Empereur. Cette centralisation politique qu'avait rêvée Charlemagne n'était plus possible. Chaque peuple allait mettre à profit la faiblesse et l'impuissance des derniers Carlovingiens pour rentrer en possession de sa nationalité, et pour s'isoler de plus en plus du pouvoir central. Les in- cursions des pirates normands sur les côtes occi- dentales de la Gaule contribuent à la désorgani- sation de l'empire. Pourtant un reste de la domination qu'exerçait Charlemagne sur les peuples des frontières du nord et de l'est existait encore. Les Obotrites, les Sora- bes, les Wiltz, les Bohémiens, les Moraves, les Avares de la Pannonie et les Danois eu-x-mêmes en- voyèrent aux assemblées nationales, convoquées par Louis le Débonnaire, des ambassadeurs qui ve- naient, pour ainsi dire, resserrer les liens de dépen- dance qui les unissaient aux Francs. Il n'en était pas de même à l'occident et au sud, les deux peu- 1. Dans cette dernière partie, emprunts faits aux ta bleaux de M. Dufau, déjà cités.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNES. N° 88. Empire de Charlemague en 814. 867 pies indomptés jusqu'à Charlemague, les Bretons et les Vascons, prouvaient, par des révoltes fréquentes, que le joug de l'étranger leur était insupportable. La désunion qui va éclater entre l'empereur et ses fils leur rendra bientôt une indépendance complète. Aucun changement ne fut fait au partage de 817 jusqu'en 829. Mais alors Judith, seconde femme de Louis le Débonnaire, réclama pour son fils, Charles, une part dans l'héritage de Charlemagne. Cette part fut faite aux dépens du futur successeur de l'em- pereur, et elle consista dans l'AUémanie, la Rétie et dans quelques cantons de la Burgondie. Ce partage, fait contrairement à ce qui avait été réglé en 817, fut une des causes qui troublèrent le plus l'empire. Lothaire, Pépin, Louis le Germani- que, se révoltèrent. Assemblée de Compiègne (830), Champ du mensonge (833). Le triomphe des rebel- les fut néanmoins éphémère. La désunion se mit entre eux. Le Débonnaire fut réhabilité , et un nou- veau partage eut lieu en 835. Lothaire qui avait sur- tout mécontenté l'empereur vit sa part réduite à la seule Italie. Le titre d'empereur lui fut même ôté. Tout le reste de l'empire fut partagé entre les trois autres frères dont les lots furent ainsi considérable- ment augmentés. L'Aquitaine fut agrandie, au pro- fit de Pépin, de quelques villes situées entre la 'Loire et la Seine. La Bavière, ainsi que l'AUémanie, reçurent de grands accroissements et furent données à Louis. Le reste de l'empire était destiné à Charles qui remplaçait Lothaire et qui semblait hériter ainsi de tous ses droits à la succession de Louis le Dé- bonnaire. Ce partage fut modifié en 837, toujours en fa- veur de Charles, qui eut pour lot la Neustrie, et divers comtés de la Burgondie et de l'Austrasie. Pépin, roi d'Aquitaine, étant mort une année après, Louis le Débonnaire disposa arbitrairement de son héritage, et enrichit son fils Charles, aux dépens des successeurs naturels de Pépin. La révolte de Louis occasionna le dernier partage qui fut fait du vivant de Louis le Débonnaire. Louis vit son héritage réduit à la seule Bavière, et tout l'empire franc fut divisé en deux portions. Lothaire eut pour lui la partie orientale, qui comprenait l'I- talie, la Germanie, à l'exception de la Bavière, la Provence et quelques villes de la Burgondie et l'Austrasie (839). La mort de Louis le Débonnaire, arrivée quelque temps après, compliqua l'état politique et géogra- phique de l'empire des Franks. Un partage définitif était nécessaire. C'est celui qui fut fait trois ans après, à Verdun, et qui eut pour résultat de classer les peuples selon les convenances géographiques et nationales. Partage de Verdun 8<&3. ROYAUME DE FRANCE , A CHARLES LE CHAUVE. Toute la partie de la Gaule située à l'occident de la Meuse, de la Saône et du Bhône, en exceptant le Lyonnais et les territoires d'Uzès et du Vivarais ; il eut la partie de l'Espagne située entre les Pyrénées et l'Èbre. ROYAUME D'ITALIE, A LOTHAIRE. L'Italie (sauf le sud) et tous pays les qui sépa- raient le royaume de France de celui de Germanie. ROYAUME DE GERMANIE , A LOUIS LE GERM. Toutes les contrées situées entre le Rhin, la mer du Nord, l'Èbre et les Alpes. La féodalité fut constituée surtout par le traité de Mersen, en 847 et par le capitulaire de Kiersy-sur- Oise, 877, à partir duquel les bénéfices devinrent héréditaires . A Charles le Chauve, succéda Louis le Bègue, qui régna de 877 à 879. Louis III et Carloman vinrent après lui. Charles le Gros qui fut élu roi des Francs, en 884 , sembla ressusciter l'empire carlovingien. Il posséda presque tous les États de Charlemague. Mais sa faiblesse et son incapacité parurent d'autant plus, qu'il avait plus de puissance. Plein de mépris pour lui, les Grands, dans une diète réunie à Tribur, le dépouillèrent de la dignité impériale avant sa mort, 387, arrivée en 888 Nous empruntons à M. Guizot le tableau du démembrement féodal du royaume de France au moment de la déposition de Charles le Gros. Date Titre des fiefs. de Noms des possesseurs l'hérédité. 1. Duché de Gascogne. 872. Sanche Mitarra 11. 2 Vicomte de Bearn. 816. Un fils de Centulf ij 3. Comté de Toulouse. 850 Eudes. 4. Marquisat de Septi- manie. 878 Guillaume le Pieux. 5. Comté de Barcelone. 864 Wifred le Velu. 6. Comté de Carcas- sonne. 819 Alfred I er . •7- Vicomte de Nar- bonne. Mayeul. 8. ComtéduRoussillon Raoul. 9. Comté d'Urgel. 884 Sunifred. 10. Comté de Poitiers. 880. Éble le Bâtard. 11. Comté d'Auvergne. 864. Guillaume le Pieux. 12. Duché d'Aquitaine. 864. Guillaume le Pieux. 13. Comtéd'Angoulême. 866. Alduin I er . 14. Comté de périgord. 866. Guillaume. 15. Vicomte de Limoges. 887 Adelbert, 16. Seigneurie de Bour- bon. Adhémar. 17. Duché de Bourgogne 887. Richard le Justicier. 13. Comté de Cbâlons. 889. Manassès de Vergy. 19. Duché de France. 830 Eudes. ■:o. Comté du Vexiu. 878 Aledran. 21. Comté de Verman- dois. vers 8 80. Herbert 1^. 22. Comté de Valois. 880. Pépin. 23. Comté de Ponthieu. 859. Helgaud II. 24. Comté de Boulogne. 860. Régnier. 25. Comié d'Anjou. 870 Foulques le Houx. 26. Comté du Maine. 853. Gottfried. 27. Comté de Bretagne. Alain III. ■CARTE N° 29. LA FRANCE A LA MORT' DE LOUIS XI PRÉCÉDÉE D'UN TABLEAU DE LA FRANCE FÉODALE. Il est à peu près impossible de dresser une carte féodale complète de la France au moyen âge , tant fut grand le morcellement, taDt est compliqué le système de vassalité et de suzeraineté des seigneurs vis-à-vis les uns des autres et vis-à-vis du roi. Nous voulons du moins suppléer à la carte féodale par le__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. 868 tableau raisonné qui suit, emprunté au Précis hist. de M. Poirson, avec quelques rectifications impor- tantes : Tableau des fiefs en France depuis leur formation jusqu'à leur réunion au domaine de la couronne. TITRE DU FIEF. 1. Duché de Gascogne. 2. Vicomte et principauté de Béarn. 3. Sirerie d'Albret. 4. Comté de Comminges. 5. Comté de Bigorre. 6. Comté de Fézenzac. 7. Comté d'Armagnac. 8. Comté de Lectoure et de Lomagne. 9. Comté d'Astarac. 10. Comté ou duché de Tou- louse. 11. Comté de Barcelone ou de la marche d'Espagne. 12. Comté de Rouergue. 13. Comté de Carcassonne. 14. Comté de Foix. 15. Vicomte de Narbonne. 16. Comté de Melgueil. 17. Seigneurie de Montpellier. 18. Comté de Roussillon. 19. Comté d'Urgel. 20. Comté de Poitiers et duché d'Aquitaine etdeGuienne. 21. Comté d'Auvergne. 22. Comté d'Angoulême. 23. Comté de Périgord et de la Haute-Marche. 24. Comté de la Basse-Marche. 25. Vicomte de Limoges. 26. Vicomte de Turenne. 27. Comté et vicomte de Bour- puis 28. Sirerie ou baronnie, duché de Bourbon. 29. Comté de Mâcon. 30. Le duché et la comté de Bourgogne. 31. Comté de Châlon. 32. Seigneurie de Salins. 33. Comté d'Auxerre et de Ne- vers. 34. Comté de Tonnerre. 35. Comté de Sens. 36. Comtés de Champagne et de Blois , tour à tour sé- parés et réunis. 37. Comté de Rethel. 38. Comté de Corbeil. 39. Baronnie deMontmorency. 40. Seigneurie de Montlhéry. 41. Comté de Dammartin. 42. Baronnie, puis comté de Mont-fort-1'Amaury. 43. Comté de Vexin. 44. Comté de Meulent. 45. Comté de Vermandois, 46. Comté, puis duché de Va- lois. Fondation. 768. 816. Vers 758. 900. 820. Avant 802. 960. Vers 904. Commence- ment du z« s. 778. 864. Avant 820. 819. 1012. 802. Commence- ment du xe g, 975. 812. 884. 778. 780. 839 778. 968. 778. Après 767. Avant 763. Avant 921. Vers 820. 843. 763. 920. 863. 980. Commence- ment duixe. s. Commnece- ment du xe. s. Avant 974. Avant 946. Avant 958. Vers la fin du X e . s. Commence- ment du xi e . s. Vers la fin du x e . s. Avant 783. Avant 780. Vers 834. Vers 834. Hérédité. 872. 816. Incertaine. Avant 845. 920. 960. ; 960. Vers 930. 852. 864. 845- 819. 1012. 1080 (?). Vers 950. 975. Commence- ment du %e s . 884. 864 et 880. 866. 968. 887. 840. 927. 920. 887. 889. 920. 987. 980. 941. Avant 974. Avant 946. Avant 958. 1003. 843. 965. RÉUNION DÉFINITIVE DATE à la couronne ou à un autre fief. de cette réunion. 1052. Duché de Guienne. Comté de Foix et d'Armagnac. 1290. Domaine de la couronne. 1591. Domaine de la couronne. 1540. Vicomte de Béarn. 1425. Comté d'Armagnac. 1140. Domaine de la couronne et royaume de Navarre. 1473. Domaine de la couronne. 1473 Maintenu jusqu'au 18 e siècle. Domaine de la couronne. 1361. Royaume d'Aragon. 1258. Comté de Toulouse. 1088. Domaine de la couronne. 1247. Royaume de Navarre. 1471. Domaine de la couronne. 1508. Comté de Toulouse. 1172. Domaine de la couronne. 1382. Royaume d'Aragon. 1172. Royaume d'Aragon. 1433. Domaine de la couronne. 1416. Sous Domaine de la couronne. Louis XIU. Comté de la Marche. 1218. Domaine de la couronne. 1589 Domaine de la couronne. 1308. Royaume de Navarre. 1522. Domaine de la couronne. 1738. Domaine de la couronne. 1100. Domaine de la couronne. 1527. Domaine de la couronne. 1477. Domaine de la couronne. ( 1477. 1674. 1237. Duché de Bourgogne. Comté de Bourgogne. 1267. Acheté par Mazarin en 1659. Maintenu jusqu'au 18° siècle. Domaine de la couronne. 1055. Réuni au domaine de la cou- ronne : la Champagne , en , 1361. le comté de Blois. [ Sous le règne de f Louis XIII. Duché de Nevers. 1549. Domaine de la couronne. Commnce. ment du xn e s. Maison de Condé. 1633. Domaine de la couronne. 1118. Maison de Condé. 1632. Duché de Bretagne. 1294. Domaine de la couronne. 1074. Domaine de la couronne. 1203. Domaine de la couronne. Après 1214. Domaine de la couronne. Après 1214. Apanage. 1268. Réuni à la couronne. 1660.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE. — N° 39. La France sous Louis XI. 869 TITRE DU FIEF. 47. Baronniede Coucy. 48. Comté de Soissons. 49. Comté de Roucy. 50. Comté de Ponthieu. 51. Comté de Boulogne. 52. Comté de Guines. 53. Comté d'Évreux. Formation. Hérédité. Vers le mi- lieu du X e s. Vers le mi lieu du xr 2 s Vers le mi- lieu du x e s. Vers la fin du x e s. Avant 940. Vers le vn e s. 860. 965. 940- 859. 860. 965. 989. 54. Comté , puis duché de Vendôme. Fin du X e s. 55. Comté d'Eu. 56. Duché de Normandie. 57. Comté d'Anjou. 58. Comté du Maine. 59. Comté d'Alençon et sei- gneurie de Bellême. Fin du x e s. 912. 870. Commence- ment du ixe s. Après 814. 989. 987. 996. 912. 870. 853. 940. 60. Comté et duché de Breta- A ses chefs P ar - ticuliers de- gne. puis le ve s. 61. Comté de Flandre. 862. 862. REUNION DEFINITIVE à la couronne ou à un autre fief. Domaine de la couronne. /• Domaine de la couronne. ] En partie. ( Définitivement. Maison de la Rochefoucauld. Domaine de la couronne. Comté d'Auvergne. Domaine de la couronne. ! Domaine de la couronne. Apanage. Cédé au duc de Bouillon. Comté de la Marche. Apanage d'un fils naturel de Henri IV. Pairie en 1694, en faveur du duc de Maine. f Conquis par Philippe Auguste. J Domaine de la couronne. t Domaine de la couronne. ) Apanage. ( Domaine de la couronne. Duché de Normandie. / Domaine de la couronne. ( Apanage d'un prince du sang. Domaine de la couronne. / Duché de Bourgogne. Monarchie espagnole. ( Monarchie autrichienne. DATE de cette réunion. 1498. Après 1547. 1729. 1557. 1675. Vers 1260. 1504. 1200. 1307. 1642. 1374. 1598. 1694. 1204. 1361. 1204. 1246. 1481. 1106. 1221. ( 1268. ! jusqu'au { XVIII e s. 1532. 1384. 1506. 1713. ÏLa France à I"avciicment de Louis XI, 14G1. Nous avons choisi l'époque de Louis XI pour la carte historique qui accompagne ce tableau, parce que ce règne marque la fin de l'époque féodale et lu moyen âge ; le commencement de la toute-puis- sance royale et des temps modernes. C'est la glo- rieuse transition entre le passé anarchique et l'ordre nouveau qui inaugure la renaissance de la civilisation. Pour bien comprendre cette carte il faut se rappeler ce qu'était la France à l'avènement de Louis XI, afin d'apprécier ce que ce grand homme a fait pour l'unité de la France. D'abord quelles étaient les grandes maisons, qui par leurs apanages et leurs fiefs faisaient obstacle à l'unité, en 1461, date de l'avènement de Louis XI ? Ces grandes maisons étaient : 1° Charles de Berry, duc de Guienne, frère du roi, fils de Charles VII. 2° La maison d'Orléans qui remontait à Louis d'Orléans, fils de Charles V et frère de Charles VI; cette maison se partagait en 2 branches : Orléans et Angoulême, puis une branche bâtarde; les Du- nois-Longueville. 3° La maison d'Anjou qui remontait à Louis I d'Anjou, fils du roi Jean: Anjou, Maine, Provence, Béarn, etc. 4° La maison de Bourgogne qui remontait à Phi- lippe le Hardi, fils du roi Jean : Bourgogne Fran- che-Comté, Flandre, Haïnaut, Pays-Bas, etc. 5° La maison d'Alençon, qui remontait à Charles I, duc d'Alençon, frère "de Philippe de Valois et fils de Charles de Valois. 6° La maison de Bourbon qui remontait à Robert de Clermont, fils de saint Louis, divisée en plusieurs branches : Beaujeu, Montpensier Vendôme. 7° La maison de Bretagne. 8° La maison de Foix qui avait la Navarre. 9° La maison d'Albret, etc. (Voyez plus bas.) Les pays qui n'étaient pas encore réunis à la couronne en 1461. étaient: 1° au nord et à l'est la moitié de la Picardie, l'Artois, la Flandre, la Bourgogne, qui appartenaient à la maison de Bourgogne. Ces provinces françaises étaient ados- sées à la Franche -Comté, démembrement de l'ancien royaume d'Arles, et aux huit provinces al- lemandes de Frise, Hollande, Zélande, Brabant, Anvers, Hainaut, Namur, Luxembourg : tous ces pays appartenaient également aux princes bourgui- gnons, a Leur puissance 1 non-seulement leur donnait les moyens de défendre contre toute attaque les provinces qu'ils tenaient dans le royaume ; mais aussi de protéger l'indépendance des autres sei- gneurs, et d'arrêter la royauté dans toutes les ten- tatives qu'elle ferait pour augmenter son domaine ou ses prérogatives. » 2° A l'ouest et au sud: la Bretagne., le Maine, l'Anjou, la Provence.— La Bretagne avait un duc par- ticulier qui se regardait comme à peu près étranger à la France. Le Maine, l'Anjou, la Provence, obéis- saient à la seconde maison d'Anjou, qui, en outre, avait acquis le Barrois , sur les frontières du royaume ; qui donnait des reines à la France et à l'Angleterre, conservait des prétentions au trône de Naples. 3° Au centre : l'Auvergne, la Marche, le Bour- bonnais, le Nivernais. Les diverses branches de la maison de Bourbon tenaient le Bourbonnais et l'Auvergne, provinces non encore réunies, et dans le Lyonnais, province réunie, les immenses do- maines du Forez, du Beaujolais et de Dombes. — Jacques d'Armagnac hérita, en 1462, de son père, de la province de la Marche. — Enfin le Nivernais avait ses comtes particuliers qui appartenaient à la maison de Bourgogne. « Ces ducs et ces comtes, détenteurs de provinces non réunies, conservaient la plupart des droits réga- liens, y compris celui de faire la guerre, que les rois avaient bien pu défendre aux seigneurs infé- rieurs, mais non pas ôter aux grands feudataires. Au temps de la Praguerie, comme au temps de la Ligue du bien public, sous Charles VII comme au 1. Précis de l'Histoire de France de M. Poirson.__PAGESEPARATOR__870 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. commencement du règne de Louis XI, les princi- paux seigneurs prennent les armes contre le roi, et ne les déposent que moyennant accroissement de dignités, de pensions, de domaines : ils se font payer de leur révolte. Les seuls droits de la cou- ronne qu'ils reconnaissent quand ils sont en paix avec elle, sont le ressort, le ban dans le cas d in- vasion étrangère, le droit de lever des impots sur leurs vassaux. . o Dans les provinces réunies a la couronne, les sei- gneurs sont astreints à des obligations plus étroites, parce que le roi est à la fois leur souverain et leur suzerain. Mais au centre, les ducs d'Orléans et d'A- lencon; dans la Gascogne, les comtes de Foix, les sirês d'Albret, les comtes d'Armagnac, les comtes de Co:>:minges, aspirent à la même indépendance que les seigneurs des provinces non réunies, et la royauté ne les réduit au devoir que quand elle est forte et obéie partout ailleurs.» Louis XI ruina la féodalité, c'est-à-dire enleva à cette aristocratie ce qui lui restait de force et d'au- torité, et réunit à la couronne une partie des grands fiefs qui subsistaient encore. N'étaient pas réunis à la mort de Louis XI : le duché de Bretagne, le duché de Bourbon, avec ses annexes, le comté de Foix d'Albert, de la Tour, les domaines des trois maisons d'Orléans, Angoulême, Dunois, la Bour- gogne (branche cadette), plusieurs fiefs étrangers et la ville de Calais qui était aux anglais. (Voyez la carte) . la France à la niort île Louis XI, *J83. Louis XI enleva aux princes du sang et aux sei- gneurs, et réunit à la couronne : la Provence, le Maine, l'Anjou, le Barrois, la Bourgogne, la Fran- che-Comté, Y Artois , la moitié de la Picardie, le comté d'Armagnac, le duché d'Étampes, la princi- pauté de Saint-Pol et une partie de celle de Ne- mours. «Mais ', pour rester momentanémentinactive,cette portion de la puissance aristocratique n'en subsis- tait pas moins. Elle se composait 1° de la possession de certains fiefs importants échappés à Louis XI et d'une multitude de fiefs inférieurs, qui, avec toutes les grandes propriétés, laissaient à la noblesse l'in- fluence territoriale; 2° de privilèges nombreux, à la fois honorifiques et lucratifs, qui subsistèrent, avec plus ou moins d'étendue jusqu'à la révolution de 1789, et qui assuraient à cet ordre d'immenses revenus et une influence immédiate sur la popula- tion des campagnes; 3° les grands offices de la couronne, des grades militaires, des gouvernements de provinces et de villes que les nobles remplis- saient à peu près exclusivement : quelques hommes sans naissance devinrent les ministres et les ambas- sadeurs de Louis XI; mais les offices proprement dits restèrent en masse aux seigneurs. a Après la noblesse, venait le clergé avec ses pos- sessions territoriales, ses privilèges et immunités ; les communes avec leurs constitutions républi- caines; les villes et les corporations avec leurs pri- vilèges ; et deux provinces, la Provence et la Bour- gogne, avec leurs états particuliers, dont la convo- cation était régulière et permanente. » Louis XI, encore dauphin, avait établi le parle- ment de Grenoble en 1451. En 1462, il détacha plusieurs provinces du midi et du centre du res- sort des parlements de Toulouse et de Paris, et in- stitua le parlement de Bordeaux. En 1477, il établit celui de Dijon. En 1461, il donna au parlement de Paris une nouvelle organisation. CARTE N° 50. GEOGRAPHIE HISTORIQUE DE L'ANGLETERRE. 1" période, jusqu'en 406 après J.-C. L'Angle- terre, d'abord appelée Bretagne, Britannia, avait été occupée par les Bretons, Llogris et Kymris. L'écosse, d'abord appelée Caledonia, avait été occu- pée par les Picts, et les Scots. L'Irlande s'appelait autrefois Hibernia ou Britannia minor. De ces trois pays, la Bretagne fut seule occupée parles Romains. César, dans sa guerre des Gaules, fit deux expédi- tions dans ce pays. Il était débarqué à Rutupinus fortus (auj. Sandwich, sur le Pas-de-Calais), 55. Cette guerre n'eut point de résultat. La Bretagne commença à être conquise sous le règne de Claude et ce fut Agricola qui en acheva la conquête sous le règne de Domitien. Elle forma d'abord une seule province, puis cinq, jusqu'à l'époque d'Honorius : la Valentia, au nord, la Maxima Cœsariensis (West- morland, Northumberland, Lancashire et Yorkshire) , la Flavia Cœsariensis (Angleterre du centre et de l'est), la Britannia II* (principauté de Galles), et la Britannia I a , au sud. Lors de la grande invasion des Barbares, dans l'empire d'occident, Honorius rappela les légions de la Bretagne, vers 406, et les Bretons furent rendus à la liberté. Pendant cette première période, outre Rutupinus portus déjà cité, les lieux historiques les plus remar- quables sont : Verulamium (S.-Albans), capitale du roi des Bre- tons Casivellaunus, et prise par César (54 av. J.-C). Camulodunum (Colchester) où Claude reçut la sou- mission des chefs du pays, en 44. Glevum (Glocester) oùPlautius , général de Claude , vainquit les Silures, 48; — Vectis (I. de Wight) , soumise par Vespasien, alors généralde Claude, 49; — Brannonium (Ludlow, v. de l'ouest, près de la principauté de Galles), où Caractacus fut vaincu et livré aux Romains, 52; — Mona (I. d'Anglesey), envahie par Suetonius Pau- linus, 61 ; — Londinium (Londres), prise par les Bretons sous la conduite de Boadicée , 61; — Grampius mons (monts Grampians), où Galgacus fut vaincu par Agricola; — Eboracum (York), où moururent Septime Sévère, en 211, et Constance Chlore, en 306. 9 e Période :de 406 à 1066. Pendant cette seconde période, les Bretons d'abord rendus à ia liberté, eurent bientôt à lutter, à partir de 445, contre les invasions des Saxonset des Angles. Ces deux peuples finirent par s'établir et donner leur nom au pays où ils fondèrent 5 royaumes : 4 royaumes Saxons dans le sud-est: Kent, Essex , Sussex, Wessex; et 3 royaumes Angles : Northumbria, c'est-à-dire le pays au nord de l'Humber; Est-Anglie, entre le Wasli et la Tamise, et Mercie, au centre. Les anciens habi- tants furent refoulés dans le Pays de Galles et dans les Cornouailles. Les sept royaumes furent réunis en un seul sous Egbert le Grand. L'Angleterre fut envahie dès le ix c s. par les Danois ou Northmans, comme elle l'avait été autrefois par les Saxons. La lutte, entre les Saxons, les Danois et les Normands français , ne se termina qu'à la conquête de l'Angle- terre par Guillaume (1066-1072). Les villes et lieux historiques qui méritent d'être 1. Précis cité plus baut.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE. JV 3<h Géographie historique de l'Angleterre. 871 signalés pendant cette période sont : l'île Thanet et Ebbesfleet (à l'embouchure de la Tamise), lieu de débarquement des premiers conquérants Saxons (455); — Caerleon (rive g. de la Severn) , où Arthur fut proclamé roi des Bretons. — Badon-Hill (près de Bath, au S. de Caerleon), où les Saxons furent défaits par Arthur, 520; — Char f or d (au. S. de Salis- bury) , où les Bretons furent défaits par Cerdic. — Chichester, fondé par Cissa, roi saxon; — Winchester, cap. des rois de Wesex; — Londres, cap. du royau- me d'Essex; — Camelsford (dans les Cornouailles), où Arthur est vainqueur de Mordred, 542; — Glas- tonburg (dans le Wessex), où mourut Arthur, 542; — Flamboroug (sur la mer du Nord) , où débarqua Hidda et ses 12 fils, 547; — Bamborough, fondé par Hidda, 548; — La Northumbrie est divisée en deux États : Bernicie et Deïre, 549; — Hy ou Iona, ou Kolm-Kill, monastère fondé par St Colomban (devint plus tard le St Denis des rois d'Ecosse), 565; — Est- Anglie : Ouffa, 1 er roi de ce pays, 571; — Mercie. Crida, 1 er roi de Mercie, à Leicester, 584; — Cantor- bery, où le moine Augustin prêcha le Christianisme, 596; — île Sheppey, débarquement des Danois, 1 , 835 ; — Hingston-Hill (en Cornouailles), les Danois et les Bretons sont battus par Egbert, 835 ; — Okeley (Sussex) , Danois , battus-, 851 ; — Chippenham Wessex), résidence d'Alfred, prise par les Danois; — Athelney (Wessex), retraite d'Alfred le Grand, 878; — Edington ou Ethandum (Wessex), vict. d'Alfred, 878; — Tetenhal, vict. d'Edouard sur les Danois, 911; — Bamborough (Bernicie), et, à peu de distance de là, Brunanburgh, vict. d'Athelstan sur les Danois, Ecossais, etc.; — Exeter, vict. d'A- thelstan sur les Bretons; — Ambleside (Northum- brie), vict. d'Edmond sur les Bretons, 944; — Gains- borough (Mercie), mort de Sven ou Suénon, 1014; — Gillingham (Dorset), vict. d'Edmond, fils d'Et- thelred, 1015, — Winchester, couronnement d'E- douard le confesseur, 1041; — Pevensey, lieu de débarquement de Guillaume, 1 066 ; — Hastings, vict. de Guillaume sur Harold, conquête de l'Angleterre, par les Normands, 1066; — Peterborough, Ely (Est- Anglie), résistance contre Guillaume ; — Exeter, mas- sacres de 1072. 5 e Période: de 1037 a 1396;— Bègnes des prin- ces Normands et Angevins-Plantagenets. Cette pé- riode embrasse les règnes de Guillaume I, Guil- laume II, Henri I; — Etienne de Boulogne; — Henri II, Bichard Cœur de Lion, Jean sans Terre, Henri III, Edouard I, Edouard II, Edouard III et Bichard II, et se termine à l'avènement des Lan- castre; elle est remplie par la guerre du continent, contre la France et la lutte des rois contre la noblesse anglaise. Villes et lieux historiques : Cardiff (Galles), Bobert Courte Heuse emprisonné par son frère Henri I, 1106; — Windsor, Henri I proclame Mathilde son héritière, 1127; — Reading , lieu de sépulture d'Henri I, 1137 ; — Douvres, Etienne y débarque, 1135: — Clarendon (Wessex), assemblée, origine de la lutte de Th. Becket et d'Henri II, 1164; — Cantorbéry, assassinat de Th. Becket, 1670; — Dublin, débarquement d'Henri II qui sou- met l'Irlande; — Alnwick (Northumberland), Guil- laume, roi d'Ecosse, vaincu et pris, 1174; — Sand- wich (Kent), débarquement de Bichard I, 1194; — Newark, mort de Jean sans Terre, 1216; — Lin- coln, Louis le Lion battu, Foire de Lincoln, 1217; ■—Oxford, parlement convoqué par Leicester, 1258; — Leives (Sussex), Leicester et les barons sur Henri III, 1264 ; — Evesham, vict. d'Edouard sur Lei- cester qui est tué, 1265; — Norham (confins de l'Ecosse) parlement où Edouard I se fait reconnaî- tre souverain de l'Ecosse 1290 : — Dunbar, Baillol est vaincu et pris, 1297; — Fa Ikirk (Ecosse) vict. d'Edouard sur les Écossais , 1298; — Warwick, Ga- ve ston est tué, 1312; — Bannock-Burn (Ecosse), vict. de Bobert Bruce sur Edouard II, 1314;— Black- more, vict. des Écossais sur Edouard II, 1323; — Kenihvorth (au centre de l'Angleterre), Edouard II assassiné 1327 ; — Nottingham, mort de Mortimer, 1329; — Halidon-Hill, Edouard Baillol vainqueur et maître de l'Ecosse, 1331; — Scone, Baillol cou- ronné roi d'Ecosse, 1331 ; — NeviVs cross, (Northum- berland), David Bruce fait prisonnier par Philippine de Hainaut, femme d'Édounrd III, 1346: — Blak- Heath (près de Londres), Bichard II apaise la ré- volte des paysans, 1382; — Flint (Galles), Bichard II, fait prisonnier de Lancastre, abdique, 1399. 4 e période : de 1399, jusqu'à nos jours. La pre- mière par lie de cette période s'étend de l'avènement de la maison de Lancastre, avec Henri IV, jusqu'à l'avènement de la maison d'Orange. Cette période comprend les règnes d'Henri IV, Henri V et Henri VI, de la maison de Lancastre (rose rouge) et ceux d'Édouar d IV, Edouard V et Richard III de la maison d'York (rose blanche); — des princes de la maison de Tudor : Henri VII, Henri VIII. Edouard VI, Marie Tudor, Elisabeth; — ceux des Stuarts : Jacques et Charles I ; — la république avec le protecteur Cromwell; — enfin la restauration de Charles II et Jacques II déposé pour faire place à Guillaume III d'Orange 1688. Villes et lieux historiques : S.-Albans (N. de Londres), Bichard d'York, vainqueur d'Henri VI, 1455; — Wakefield (Nothumberland), Bichard d'York, battu et tué par Marguerite d'Anjou, 1460. — Towton (Nothumberland) , vict. d'Edouard IV sur Marguerite d'Anjou, 1461 ; — Mortimer-Cross , (confins de Galles), vict. d'Edouard IV sur la rose rouge, 1461. — Hexam, vict. d'Edouard IV sous Henri, VI 1464; — Nottingham (sur la Trente), vict.de Warwick sur Edouard IV, 1470 ; — Barnet, N. O. de Londres (vict. d'Edouard IV sur la rose rouge,) 1471; — Tewkesbury (sur la Severn), vict. delà rose blanche sur la rose rouge, 1471 ; — Bosworth (au centre de l'Angleterre) vict. d'Henri Tudor sur Bichard III qui y est tué, 1485 ; — Flodden (limite de l'Ecosse). Jacques IV y est battu et tué, 1513; — Lochleven, Marie Stuart, prisonnière, renonce à la couronne, 1668.^— Fortheringay (auN. de Northamp- ton), condamnation et mort de Marie-Stuart, 1587. — Neiubom (limite de l'Ecosse), Charles I battu par les Écossais, 16kl; -^-Worcester (sur la Severn), bataille de 1642 ; — Kingston, bataille des royalistes et des nobles, 1642; — Neioburg, vict. du prince Bobert sur Essex, 1643 ;— Newark (N. O. de Nottingham) , Bobert vainqueur des parlementaires, 1644; — Marston-Moor (Northumberland), vict. de Comwell et des parle- mentaires sur Bobert, 1644; — Naseby au N. de Northampton, vict. de Cromwell et des parlementai- res sur les royalistes, 1645 ; — P?'es£on (Lancashire), vict. de Cromwel, 1648 ; Homby (au N.de Northam- thon) , Charlesl tombeau pouvoirde Cromwell, 1642; — Hanptoncourù, où Charles I fut détenu, 1648; — Windsor, où Charles I fut détenu, 1648-49; — Dunbar (Ecosse), vict. de Cromwell 1650 ; — Worcester, 2 e bataille de Devonshire, gagnée par Cromwell, 1651; — Douvres , débarquement de Charles II; Torbay, débarquement, de Guillaume III, 1688 ; — Rochester (Kent) refuge de Jacques II qui déjà passe en France; — La Boyne, défaite^ de Jacques II en Is- lande, 1690; — Culloden (Ecosse) le Prétendant Charles Edouard y est vaincu, 1746.__PAGESEPARATOR__872 GEOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. CARTE N 31. L'EMPIRE FRANÇAIS EN 1813 I. LES 132 DÉPARTEMENTS. En 1813, l'Empire français comptait 132 départements qui sont les suivants, dans l'ordre alphabétique : Départements. Chefs-lieux. Sous-préfectures.
Belley, Nantua, Trévoux.
Château-Thierry, Saint-Quentin, Soissons, Vervins.
Gannat, La Palisse, - Montluçon.
Barcelonnette , Casteilane, Forcalquier, Sisteron.
Briançon, Embrun.
Saint-Remo. Puget-Théniers.
Pontremoli, Saizane, Spezia.
L'Argentière, Tournon.
Rétliel, Bocroi, Sedan, Vouziers.
Pamiers, Saint-Girons.
Arezzo, Modigliano, Pistoia.
Arcis-sur-Aube, Bar-sur-Aube, Bar-sur-Seine, Nogent-
sur-Seine.
Castelnaudary, Limoux, Narbonne.
Espalion, Milhau, Sainte-Affrique, Villefranche.
Lubeck, Lunebourg, Stade.
Goes, Zierikzée.
Brielle, Dordrecht, Gorhum, Leyde, Rotterdam.
Eindhoven, Nimègue.
Aix, Tarascon.
Bremerlehe, Nienbourg, Oldembourg.
Almelo, Deventer.
Lisieux, Pont-l'Evêque; Bayeux, Falaise, Vire.
Saint-Flour, Murât, Mauriac.
Barbezieux, Cognac, Confonlens, Buffec.
Jonzac, Marennes, Rochelort, Saintes, Saint-Jean-
dAngély.
Saint-Amand, Sancerre.
B rives, Ussel.
Bastia, Calvi, Corte, Sartène.
Beaune, Châtillon-sur-Seine, Semur.
Dinan, Guingamp, Lannion, Loudéac.
Aubusson, Bourganeuf, Boussac.
Aoste, Chivas.
Bergerac, Nontron, Ribérac, Sarlat.
Baume-les-Dames, Pontarlier, Saint-Hippolyte.
Montélimart, Die, Nions.
Louvain, Nivelles.
Appingadam, Assen, Winschoten.
Emden, Jever.
Lingen, Minden, Quackenbruck.
Oudenarde, Eecloo, Termonde.
Bernay, Les Andelys, Louviers, Pont-Audemer.
Châteaudun, Dreux, Nogent-le-Rotrou.
Brest, Châteaulin, Morlaix, Ouimperlé.
Bittebourg, Diekirch, Neufcbâteau.
Heerenveen, Sneek.
Alais, Uzès, Le Vigan.
Muret, Saint-Gaudens, Villefranche.
Bobbio, Novi, Tortone, Voghera.
Mirande, Lectoure, Lombez, Condom.
La Réole, Bazas, Libourne, Lesparre, Blaye.
Saint-Pons, Lodève, Béziers.
Saint-Malo, Vitré, Fougères, Redom, Montfort.
La Châtre, Issoudun, Le Blanc.
Chinon, Loches.
Vienne, Saint-Marcellin, La Tour-du-Pin.
Charleroi, Tournai.
Dôle, Poligny, Saint-Claude.
Dax, Saint-Séver.
Bonneville, Thonon.
Neuenhaus, Rees, Steinfurt.
Vendôme, Romorantin.
Saint-Etienne. Roanne.
Brioude, Yssengeaux.
1. AIN. Bourg.
2 AISNE. Laon.
3. ALLIER. Moulins.
4. BASSES- ALPES. Digne.
5. HAUTES-ALPES. Gap.
6. ALPES-MARITIMES. Nice.
7. APENNINS. Chiavari.
8. ARDÈCHE. Privas.
9. ARDENNES. Mézières.
10. ARIÉGE. Foix.
11. ARNO. Florence.
12. AUBE. Troyes.
13. AUDE. Carcassonne.
14. AVEYRON. Rodez.
15. bouches-de-l'elbe. Hambourg.
16. bouches-de-l'escaut. Middelbourg.
17. bouches-de-la-meuse. La Haye.
18. BOUCHES-DU-RHIN. Bois-le-Duc.
19. BOUCHES-DU-RHONE, Marseille.
20. BOUCHES-DU-WESER. Brème.
21. bouches-de-l'yssel. Ziuolle.
22. CALVADOS. Caen.
23. CANTAL. Aurillac.
24. CHARENTE. Angoulême.
25. CHARENTE-INFÉRIEURE. La Rochelle.
26. CHER. Bourges.
27. CORRÈZE. Tulle.
28. CORSE. Ajaccio.
29. côte-d'or. Dijon.
30. CÔTES-DU-NORD. Saint-Brieuc.
31. CREUSE. Guéret.
32. DOIRE. Ivrée.
33. DORDOGNE. Périgueux.
34. DOUBS. Besançon.
35. DRÔME. Valence.
36. DYLE. Bruxelles.
37. EMS-OCCIDENTAL. Groningue.
38. EMS-ORIENTAL. Aurich.
39. EMS-SUPÊRIEUR. Osnabruck.
40. ESCAUT. Gand.
41. EURE. Évreux.
42. EURE-ET-LOIR. Chartres.
43. FINISTÈRE. Quimper.
44. FORÊTS. Luxembourg.
45. FRISE. Leuwarden.
46. GARD. Nîmes.
47. HAUTE-GARONNE. Toulouse.
48. GÊNES. Gênes.
49. GERS. Auch.
50. GIRONDE. Bordeaux.
51. HÉRAULT. Montpellier.
52. ILLE-ET-VILAINE. Rennes.
53. INDRE. Châteauroux.
54. INDRE-ET-LOIRE. Tours.
55. ISÈRE. Grenoble.
56. JEMMAPES. Mons.
57. JURA. Lons-le-Saulnier
58. LANDES. Mont-de-Marsan.
59. LÉMAN. Genève.
60. LA LIPPE. Munster.
61. LOIR-ET-CHER. Blois.
62. LOIRE. Montbrison.
63. HAUTE-LOIRE. Le Puy.
1. Documents : Hist. de la Révol. et Hist. du Cons. et de l'Empire, par M. Thiers : Almamachs impériaux de 1810 à 1813, Tableaux Historiques de Dufau, etc.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE. — N° 31. L'Empire français en 1813. 873 64. 65. 66. 67. 68. 69. 70- 71. 72. 73. 74. 75. 76. 77. 78. 79. 80. 81. 82. 83. 84. 85. 86. 87. 88. 89. 90. 91. 92. 93. 94. 95. 96. 97. 100. 101. 102. 103. 104. 105. 106. 107. 108. 109. 110. 111. 112. 113. 114. 115. 116. 117. 118. 119. 120. 121. 122. 123. 124. 125. 126. 127. 128. 129. 130. 131. 132. Départements. LOIRE-INFÉRIEURE. LOIRET. LOT. LOT-ET-GARONNE. LOZÈRE. LYS MAINE-ET-LOIRE. MANCHE. MARENGO. MARNE. HAUTE-MARNE. MAYENNE. MÉDITERRANÉE. MEURTHE. MEUSE. MEUSE-INFÉRIEURE. MONT-BLANC. MONTENOTTE. MONT-TONNERRE. MORBIHAN. MOSELLE. DEUX-NÈTHE. NIÈVRE. NORD. OISE. OMBRONE. ORNE. OURTHE. PAS-DE-CvLAIS. PÔ. PUY-DE-DÔME. BASSES-PYRÉNÉES. HAUTES-PYRÉNÉES. PYRÉNÉES-ORIENTALES. BAS-RHIN. HAUT-RHIN. RHIN-ET-MOSELLE. RHÔNE. ROER. ROME. SAMBRE-ET-MEUSE. HAUTE-SAÔNE. SAÔNE-ET-LOIRE. SARRE. SARTHE. SEINE. SEINE-ET-MARNE. SEINE-ET-OISE. SEINE-INFÉRIEURE. SESIA. DEUX-SÈVRES. SIMPLON. SOMME. STURA. TARN. TARN-ET-GARONNE. TARO. TRASIMÈNE. VAR. VAUCLUSE. VENDÉE. VIENNE. HAUTE-VIENNE. VOSGES. WESER. YONNE. YSSEL-SUPÉRIEUR. ZUYDERZÉE. "WESER. Chefs-heux. Sous-préfectures. Nantes. Savenay, Châteaubriant, Ancenis, Paimbœuf. Orléans. Gien, Montargis, Pithiviers. Cahors. Gourdon, Figeac. Agen. Villeneuve-d'Agen, Marmande, Nérac. Mende. Marvejols, Florac. Bruges. Courtray, Furnes, Ypres. Angers. Beaupréau, Beaugé, Sauniur, Segré. Saint-Lô._ Cherbourg, Avranches, Coutances, Mortain,Valognes. Alexandrie. Asti, Casale. Châlons-sur-Marne. Vitry, Épernay, Reims, Sainte-Ménéhould. Chaumont. Langres, Vassy. Laval. Ghâteaugonthier, Mayenne. Livourne. lie-d'Elbe, Pise, Volterra. Nancy. Toul, Lunéville, Château-Salins, Sarrebourg. Bar-sur-Omain. Montmédy, Commercy, Verdun. Maestricht. Hasselt, Ruremonde. Chambéry. Annecy, Mouthiers, Saint-Jean-de-Maurienne. Savone. Acqui, Ceva, Port-Maurice. Mayence. Deux-Ponts, Kaiserslautern, Spire. Vannes. Ploërmel, Lorient, Napoléonville. Metz. Sarreguemines, Briey, Thionville. Anvers. Bréda, Malines, Turnhout. Nevers. Château-Chinon, Clamecy, Cosne. Lille. Hazebrouck, Dunkerque, Douai, Avesne, Cambrai. Beauvais Clermont, Compiègne, Senlis. Sienne. Grossetto, Montepulciano. Alençon. Argentan, Domfront, Mortagne. Liège. Huy, Malmédy. Arras. Boulogne, Saint-Omer, Saint-Pol, Montreuil, Béthune. Turin. Pignerol, Suze. Clermont- Ambert, Issoire, Riom, Thiers. Pau. Bayonne, Mauléon, Oléron, Orthez. Taries. Argelez, Bagnères. Perpignan. Ceret, Prades. Strasbourg. Saverne, Schelestadt, Weissembourg. Colmar. Altkirch, Belfort, Delemont, Porentruy. Coblentz. Bonn, Simmern. Lyon. Villefranche. Aix-la-Chapelle. Clèves, Cologne, Crevelt. Borne. Frosinone, Rieti, Tivoli, Velletri, Viterbe. Namur. Dinant, Marche, Saint-Hubert. Vesoul. Lure, Gray. Mdcon. Chalon-sur-Saône, Charolles, Autun, Louhans. Trêves. Birkenfeld, Prum, Sarrebruck. Le Mans. Mamers, Saint-Calais, La Flèche. Paris. Saint-Denis, Sceaux. 3Ielun. Coulommiers, Fontainebleau, Meaux, Provins. Versailles. Pontoise, Corbeil, Étampes, Mantes, Rambouillet. Bouen. Le Havre, Yvetot, Dieppe. Verceil. Bielle, Santhia. Niort. Bressuire, Melle, Parthenay. Sion. Brigues, Saint-Maurice. Amiens. Abbeville, Péronne, Doulens, Montdidier. Coni. Alba, Mondovi, Saluées, Savigliano. Alby. Gaillac, Lavaur, Castres. Montauban. Castelsarrazin, Moissac. Parme. Plaisance, Borgo-San-Donnino. Spolète. Fuligno, Pérouse, Todi. Draguignan. Toulon, Grasse, Brignoles. Avignon. Apt, Orange, Carpentras. Napoléon. Fontenay, les Sables-d'Olonne. Poitiers. Châtellerault , Civray, Loudun, Montmorillon. Limoges. Bellac, Rochechouart, Saint-Yrieix. Épinal. Mirecourt, Neufchâteau, Remiremont, Saint-Dié. Brème. Oldenbourg, Nienbourg. Auxerre. Tonnerre, Sens, Joigny, Avallon. Arnheim. Tiel, Zutphen. Amsterdam. Alkmaar, Amersfoort, Harlem, Hoorn, Utrecht. Brème. Oldenbourg, Nieubourg. II. GOUVERNEMENTS GÉNÉRAUX. 1. GOUVERNEMENT GÉNÉRAL DES DÉPARTEMENTS AU DELA DES ALPES. 2. — — DES DÉPARTEMENTS DE LA TOSCANE. 3. — — DES DÉPARTEMENTS FORMÉS DES ÉTATS-ROMAINS. 4- — — DES DÉPARTEMENTS DE LA HOLLANDE. 5- — DES PR0YINCE5 D'iLLYRIE.__PAGESEPARATOR__874 l re province. CARNIOLE. 2 e — CARINTHIE. 3 e — ISTRI?. 4 e — CROATIE CIVILE. 5 e — DALMATIE. 6 e — KAGUSE. 7 e — CROATIE MILITAIS GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Districts La notice qui suit explique les accroissements successifs de la France depuis la République jus- qu'en 1813, époque de la plus grande extension de l'Empire français. Les petites cartes accessoires font connaître' les principaux accroissements avec leur date. La carte principale représente 3 parties distinctes : 1° l'Empire français proprement dit avec sa division en 130, départements et en 7 provinces militaires ; 2° les États médiats de l'Empire : comme le royaume d'Italie ; 3° la Confédération du Rhin, qui compre- nait le royaume de Westphalie, le nord de l'Es- pagne et la Confédération Helvétique. L'Assemblée constituante substitua aux trente- deux grandes provinces et aux huit gouverne- ments, quatre-vingt-trois départements, subdivisés en districts et en cantons. Elle réunit, sur la de- mande même de ses habitants, le comtat Venaissin et Avignon qu'elle enleva au pape (1791). L'empereur d'Autriche et le roi de Prusse, dans une réunion tenue à Pilnitz, convinrent de rétablir en France l'autorité royale. Léopold commença par signifier à la Législative qu'il défendrait les droits que les princes allemands avaient sur l'Alsace, droits méconnus par la première assemblée nationale. On força Louis XVI à déclarer la guerre à l'Aui riche. Le roi de Prusse et le roi de Sardaigne prirent aus- sitôt parti pour l'empereur contre la France. Les armées étrangères furent arrêtées et battues àValmy, et à Jemmapes (1792). Les généraux français prirent l'offensive après cette victoire. La Belgique fut envahie et conquise, tandis que, d'un autre côté, le cœur de l'Allemagne nous était ouvert par la prise de Mayence. Ces pre- mières hostilités agrandirent la France de deux nouvelles contrées situées au sud-est : la Savoie et le comté de Nice. L'Europe se coalisa alors tout entière. L'Angle- terre, l'Espagne, l'Autriche, la Prusse, l'Empire germanique, la Sardaigne, l'État ecclésiastique, les Deux-Siciles, se nattèrent de s'opposer au torrent qui les menaçait. La Convention se proposa de ré- volutionner l'Europe. Le gouvernement populaire dut être établi partout où pénétreraient les armées françaises. C'est ainsi que la réunion des sept pro- vinces forma, au nord, la République Batave. La coalition échoua. Le roi de Prusse fut le pre- mier à s'en détacher. Par le traité de Bâle, il con- sentit à céder toutes les provinces qu'il avait sur la rive gauche du Rhin. L'Espagne, qui ne s'était dé- clarée contre la France que pour des intérêts de famille, s'aperçut bientôt qu'elle n'avait rien à ga- gner à continuer la guerre. Pour obtenir la paix, elle céda la partie de l'île de Saint-Domingue qui lui appartenait. La Hollande avait déjà traité avec la République avant la paix de Bâle; elle avait aban- donné à la France la Flandre Hollandaise, Maas- tricht, Vanloo et ses dépendances. La Convention avait reculé, à l'orient, les fron- tières de la France jusqu'au Rhin. Elle voulut aussi , avant de se dissoudre, lui donner ses limites naturelles au nord. Par un décret du I er octobre 1795, elle arrêta que tous les pays conquis en deçà du Rhin, tels que la Belgique, le pays de Liège et le duché de Luxembourg, seraient incorporés au territoire français. Dans le même mois, le duché de Bouillon fut également réuni à la France. Le Directoire qui s'empara du pouvoir mit à la tête des armées d'Italie, l'homme extraordinaire qui Laybach, Adelsberg, Kraimbourg, Neustadt. Villach, Linz. Trieste, Capo-d'Istria, Gorice, Rovigno. Carlstadt, Fiume, Lussin-Piccolo. Zara, Lésina, Makarsca, Sebenico, Spalatro. Raguse, Cattaro, Curzola. Carlstadt. devait à l'extérieur élever si haut la gloire et l'hon- neur des armées françaises. Après avoir, par d'écla- tantes victoires, chassé les Autrichiens de l'Italie, il força leurs alliés à faire la paix avec la France. Le roi de Sardaigne signa, le premier, un traité par lequel il abandonnait la Savoie, les comtés de Nice, de Tende et de Beuil. Le pape Pie VI traita aussi, à Tolenlino, et céda à la Republique française Bo- logne, Ferrare et la Romagne. Il renonça en même temps à ses prétentions sur Avignon et le Comtat Venaissin. Lçs ducs de Parme et de Modène, le roi de Naples se soumirent également. L'influence de l'Autriche en Italie, fut remplacée par celle de la France, qui, après avoir battu son ennemie dans la Péninsule, se prépara à aller l'attaquer jusque chez elle. L'Autriche comprit et prévint le danger; des préliminaires de paix furent conclus à Leoben, et le traité de Campo-Formio fut signé le 17 octobre 1797. Les principales conditions de la paix de Campo- Formio furent les suivantes : 1° l'Autriche renonce, en faveur de la France, à tous ses droits sur les Paijs-Ilas ; 2° l'Autriche acquiert le territoire de Ve- nise, depuis le lac de Garda, la ville de Venise, Ylstric, la Dalmalie, et les bouches du Cattaro; 3° la France garde les îles gréco-vénitiennes, et ses possessions en Albanie; 4° l'Autriche reconnaît la République Cisalpine; 5° un congrès doit être tenu à Rastadt pour la conclusion de la paix avec l'Em- pire; 6° l'Autriche doit indemniser le duc de Mo- dène par la cession du Brisgaiv. — Articles secrets: 1° l'Autriche consent à la cession de la rive gauche du Rhin, de Bâle au confluent de la Nèthe, près d'Andernach, et à celle de la ville et de la citadelle de Marjence; 2° la navigation sur le Rhin est décla- rée commune aux deux pays; 3 U la France emploiera sa médiation pour faire obtenir à l'Autriche Salz- bourg et la portion de la Bavière située entre cet évêché, le Tyrol, l'Inn et la Salza ; 4° à la paix avec l'Empire, l'Autriche renoncera au Frickthal ; 5° com- pensation réciproque pour tout ce que la France et l'Autriche pourraient acquérir ultérieurement en Allemagne; 6° mutuelle garantie, qu'en cédant ses possessions sur la rive gauche du Rhin, la Prusse ne pourra faire aucune acquisition. Les princes et autres États dépossédés sur le même bord du fleuve, doivent être indemnisés en Allemagne ; 7° dans l'espace de vingt jours après la ratification, toutes les forteresses surRhin, ainsi qu'Ulm etlngolstadt, seront évacuées par les troupes autrichiennes. L'Angleterre soutenait sur mer la guerre la plus opiniâtre. Elle espérait que les puissances de l'Eu- rope ne tarderaient pas à reprendre les armes contre la France. Bonaparte vit de suite combien était re- doutable cette éternelle rivale de la France. Il se promit de ne rien épargner pour l'abattre, et, afin de bien inaugurer contre elle une guerre d'exter- mination, il songea à faire de la Méditerranée une mer française. C'est ce qui explique son expédition en Egypte. Mais le combat naval livré près d'Aboukir, et gagné par Nelson, détruisit ce gigantesque et patriotique projet, et occasionna contre la France une seconde coalition bien plus redoutable que la première. Toutefois, cette coalition, où entrèrent la Porte, la Russie et enfin l'Autriche, et à laquelle accédè- rent également Naples, la Sicile et le Portugal, fut bientôt brisée par Bonaparte qui, après avoir fait, à Paris, le 18 brumaire (9 novembre 1799), sanc- tionna en Italie son nouveau pouvoir par des vie-__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE. — N° 31. L'empire français en 1813. 875 toires. L'Autriche, qui avait le plus souffert, dési- rait vivement la paix. Les négociations qui s'ouvrirent à Lunéville amenèrent un traité avec l'empereur et avec l'Empire. Le traité de Campo-Formio servit de base au traité de Lunéville. Les principales clauses furent : 1° la confirmation de la cession à la France de la Belgique et du Frickthal, abandonné plus tard (août 1802) à la Suisse; 2° la confirmation des ces- sions faites à l'Autriche, dans les États vénitiens; 3° la confirmation de la cession du Brisgaio, au duc de Modène; 4° la cession du grand-duché de Toscane, en faveur de la maison de Parme, sans promettre d'indemnité en Allemagne; 5° l'acquiescement de l'empereur et de l'Empire à la cession de la rive gauche du Rhin, le Talweg formant la séparation; 6° les princes héréditaires dépossédés devaient être dédommagés par l'Empire ; 7° la reconnaissance des Républiques Batave, Helvétique, Cisalpine, Ligu- rienne, toutes comprises dans le traité; 8° en échange de la Toscane, érigée en royaume d'Étrurie pour le duc de Parme, la cession du duché de Parme à la France. Le traité de Lunéville fut suivi de celui de Flo- rence, conclu avec Naples. Par ce dernier traité, les vaisseaux anglais et turcs devaient être exclus des ports des Deux-Siciles; les propriétés Napoli- taines en Toscane, telles que l'île d'Elbe et Piom- bino furent cédées à la France; Otranle resta oc- cupée par les troupes françaises. La Russie, qui voyait avec jalousie les prétentions de l'Angleterre, son alliée, se rapp ocha de la France, et signa un traité (8 octobre 1801). Quelque temps après, la Porte et le Portugal acceptèrent également la paix. L'Angleterre restait donc seule. Mais elle aussi était fatiguée de la guerre. D'ailleurs, n'avait-elle pas atteint son but en forçant les Français à quitter l'Egypte, et en assurant sa domination" dans la Mé- diterranée? Les préliminaires de la paix, depuis longtemps négociés à Londres, s'y conclurent enfin (1 er octobre 1801), et le traité définitif fut signé à Amiens (27 mars 1802). Paix d'Amiens, entre l'Angleterre, d'une part, et la France, l'Espagne et la République Batave, de l'autre. Conditions : 1° restitution, par l'Angleterre, de toutes ses conquêtes sur la France et sur ses al- liés, excepté l'île de la Trinité, cédée par l'Espagne, et Ceylan, par la République Batave; 2° maintien de la Porte dans son intégrité. Elle est comprise dans le traité et doit être invitée à y adhérer; 3° la France reconnaît la République des Sept-Iles. Les îles de Malte, de Gozzo et de Comino doivent être ren- dues à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dans le délai de trois mois, occupées par des troupes napo- litaines, et rester indépendantes sous la garantie de la France, de l'Angleterre, de la Russie, de l'Au- triche, de l'Espagne et de la Prusse. Il ne doit y avoir de langue ni française, ni anglaise; mais il en sera c:éé une maltaise, et les chevaliers rétablis choisiront parmi eux le grand maître. Bonaparte est nommé empereur (18 mai 1804). D'un côté la Russie, à laquelle était dévouée la Suède, de l'autre l'Angleterre, toujours aussi forte et aussi redoutable, étaient loin d'avoir pour l'Empe- reur des dispositions aussi pacifiques que le reste de l'Europe. Aussi, dès que la France eut transformé en royaume ia République Italienne, au profit de Napoléon (17 mars 1805), et se fut incorporé la Ré- publique Ligurienne (4 juin 1805), une nouvelle coa- lition se forma contre elle. L'Angleterre en fut le centre. La Russie, la Suède et l'Autriche s'y ralliè- rent d'abord, et la Prusse, qui avait hésité, en fit également partie. Mais l'Empereur, par ses victoires, anéantit bientôt ses ennemis. La Prusse céda les provinces d'Anspach, de Clèves et de Neufchdtel. Quant à l'Autriche, qui avait supporté tout le poids de la guerre, elle fut traitée avec la dernière ri- gueur. Par la paix de Presbourg (26 décembre 1805), la France conserva en Italie, le Piémont, Parme et Plaisance; et Napoléon, reconnu roi d'Italie, accrut son nouveau royaume de nouvelles provinces, de la Terre-Ferme, de Vlstrie, de la Dalmatie, etc. La Bavière, l'alliée de l'Empereur, devait garder, au nom de la France, le Tyrol et le Voralberg, les évê- chés de Brixen et de Trente; Burgau, Eischtadt, Passau, Lindau. etc. Enfin la Bavière et le Wur- temberg, accrus de nouvelles provinces, formèrent deux nouveaux royaumes. L'Autriche une fois abattue, Napoléon n'avait plus d'obstacle à craindre ni en Italie, ni dans l'Alle- magne occidentale. Aussi créa-t-il dans ces con- trées des royaumes et des principautés qui ne re- connaîtront d'autre maître que lui. Et d'abord, en Italie, le roi des Deux-Siciles, ayant imprudemment ouvert ses ports à une flotte anglaise, un décret signé à Schœnbrunn (27 décembre 1805) annonça que la dynastie de Naples avait cessé de régner. Joseph, frère de l'Empereur, fut mis à la place du, roi détrôné, qui se retira à Païenne. Pin même temps, ses sœurs recevaient les principautés de Lucques, dePiombino et de Guastalla. Ses généraux n'étaient pas non plus oubliés : Bernadotte devint prince de Porte-Corvo ; Talleyrand, prince de Béné- vent. Enfin, douze duchés, créés dans le royaume d'Italie, devaient être transmis héréditairement par leurs possesseurs, et étaient considérés comme fiefs de l'Empire '. La Péninsule Italique lui fut donc ainsi complètement soumise. Il en fut de même des contrées avoisinant le Rhin. La République Batave fût transformée en royaume, et Louis Bonaparte, un de ses frères, fut proclamé roi héréditaire de Hollande (10 juin 1805). Là, comm» en Italie, s'éle- vèrent, pour ses serviteurs, des principautés : Murât, son beau-frère, fut nommé grand-duc de Berg et de Clèves, et Berthier, prince de Neuchdtel. Mais ce qui lui assura, surtout en Allemagne, une influence illimitée, ce fut la nouvelle union qu'il forma sous le titre de Confédération du Rhin, et dont il se déclara le protecteur (12 juillet 1806). i. Voici les titres des généraux français qui, pendant la durée de l'Empire, reçurent la nouvelle noblesse : Junot. Suchet. Davoust. M are t. Victor. Talleyrand. Champagny Augereau. Moncey. Soult. " Lefebvre. Davout. Ney. Masséna. Clarke. Duroc. Gaudin. Bessières. Mouton . Iiégnier. Lannes.. Ney. Berthier. Fouché. Arrighi. Cambacérès Monge. Lebrun. Bernadolte. Marmont. Oudinot. Masséna. Savary. Magdonald. Mortier. Kellermann Caulincourt Berthier. Abrantès. Duché. Portugal. Albuféra. — Espagne. Auerstxdt. — Allemagne. Bassano. — Italie. Rellune. — , Bénévent. Principauté. — Cadore. Duché. — Castiglione. — — Gonegliano. — — Dalmatie. — Prov. Illyriennes Dantsig. — Prusse. Eckmûhl. Principauté Allemagne. Elchingen. Duché. — Essling. Principauté. Autriche. Feltre. Duché. Italie. Frioul. — — Gag te. — — htrie. — Prov. Illyriennes. Lobau. Comté. Autriche. Massa. Duché. Italie. Montebello ■ — — Afoscowa. Principauté. Russie. Neufchâtel. — Suisse . Otrante. Duché. Italie. Padoue. — — Parme. — _ — Péluse . Comté. Egypte. Plaisance, Duché. Italie. Ponte-Corvo Principauté . — Rnguse. Duché. Prov. Illyriennes Heggio. — Italie. Rivoli. — — Rovigo. — — Tarente. — — Trévise. — — Valmy. — France. Vicence. — Italie. Wagram. Principauté Autriche.__PAGESEPARATOR__876 GÉOGRAPHIE. EXPLICATION DES CARTES. La Prusse crut pouvoir affronter la chance des combats. Les batailles d'Iéna et A'Auerstœdt lui prouvèrent que toute l'Europe devait plier sous la volonté du maître. La Prusse vaincue, Napoléon se trouva en pré- sence de la Russie, qui avait reçu sur son territoire et qui voulait venger le roi fugitif. Cette interven- tion des Russes en faveur des Prussiens valut aux Français deux nouvelles et éclatantes victoires : Eylaû, 8 février 1807 ; Friedland, 14 juin. La Prusse et la Russie successivement battues, signèrent, à Tilsitt, tout ce que voulut Napoléon. La Russie reconnut le duché de Varsovie, consistant dans la ci-devant Prusse méridionale, et dans une partie de la Prusse occidentale. Ce duché fut donné en gouvernement au roi de Saxe. Dantsig fut dé- déclaré ville libre. Une partie de la nouvelle Prusse orientale et le gouvernement de Byalistock^ furent cédés à la Russie, qui s'engageait à reconnaître Jo- seph Bonaparte pour roi de Naples; Louis, pour roi du Hollande, auquel elle promettait d'abandonner la principauté d'Iever, et Jérôme pour roi de West- phalie. Elle reconnaissait également la Confédéra- tion du Rhin, non-seulement dans l'état où elle st trouvait alors, mais encore dans ses agrandissements futurs, sur le simple avis qui lui en serait donné. La Russie accepta la médiation de Napoléon pour signer un armistice avec la Porte, et Napoléon ac- cepta celle de la Russie pour la paix avec l'Angle- terre. Par un article secret, la Russie s'obligeait à faire cause commune avec la France, si l'Angleterre ne consentait pas à reconnaître la liberté des mers, à provoquer le concours des cours de Copenhague , de Stockholm et de Lisbonne, et à déclarer la guerre à l'Angleterre. De son côté, la Prusse abandonna à la disposi- tion de Napoléon toutes ses possessions entre l'Elbe et le Rhin, sans exception. Elle céda à la Saxe le cercle de Cotbutz et toutes ses acquisitions en Po- logne depuis 1772. Comme la Russie, elle recon- naissait les nouveaux rois de Naples, de Hollande et de Westphalie. Tous les ports et toutes les contrées de la domination prussienne devaient être fermés aux vaisseaux et au commerce Anglais. Trois places fortes, Stetlin, Custrin et Glogau, approvisionnées aux frais de la Prusse, furent conservées par les Français. La ville libre de Dantzik reçut une gar- nison française. Après la" paix de Tilsitt, la domination univer- selle de la France sur le continent semblait entiè- rement établie. La Russie, renonçant à son in- fluence, parut l'avoir perdue pour jamais; elle avait à sa frontière, par l'érection du duché de Varsovie, un rival jaloux de s'agrandir; la Prusse était détruite ; l'Autriche découragée; l'Allemagne enchaînée à la France par l'extension de la Confé- dération du Rhin, et par la formation duroyaume de Westphalie aux dépens de la Prusse, du Hanovre, de laHesseetdu duché de Brunswick; des princes fran- çais régnaient en Hollande et en Italie ; l'Espagne était liée ; et, des Pyrénées à la Vistule, on trou- vait partout la domination française, les lois fran- çaises, et, même au sein de la paix, des armées fran- çaises. Au milieu de l'abaissement de toutes les puis- sances européennes, une seule était encore debout, l'Angleterre. Napoléon imagina le blocus continen- tal, puissant et infaillible moyen pour ruiner l'An- gleterre. Le Portugal, seul, ne craignit pas d'enfreindre les volontés de l'empereur, et reçut, comme à l'or- dinaire, les vaisseaux et les marchandises anglaises. Napoléon, irrité, déclara que la maison de Bra- gance avait cessé de régner, et. sûr de la victoire, il régla d'avance, par le Traite de Fontainebleau , le partage de la conquête. Le Portugal fut conquis aussitôt que les armées françaises s'y furent 'pré- sentées. Mais cette conquête ne suffisait pas à l'am- bition de Napoléon ; il voulait dominer au delà des Pyrénées comme il dominait déjà depuis longtemps au delà des Alpes. Ayant forcé Charles IV, par le traité de Bayonne, à abandonner à sa disposition le trône d'Espagne, il appela Joseph, roi des Deux-Si- ciles, avenir s'y asseoir. Le royaume de Naples fut donné à Joachim Murât, grand-duc de Berg, et le grand-duché de Berg dut passer au fils du roi de Hollande, Louis-Napoléon. En Espagne éclatèrent des soulèvements contre la domination française, et l'Angleterre se hasarda alors à descendre sur le continent, dans l'espoir d'avoir bon marché des Français, grâce à la haine que leur portaient les Espagnols. L'Autriche crut que le moment favorable de faire la guerre à la France était arrivé. D'ailleurs, elle voyait avec la plus vive inquiétude les accroisse- ments que prenaient tous les jours, dans la Pénin- sule Italique, et l'Empire français, et le royaume d'Italie. Mais l'Autriche fut battue cette fois comme elle l'avait toujours été. Batailles de Landshut, d'Eckmùhl (21 et 23 avril ] 809) ; prise de Ratisbonne (23 avril) ; prise de Vienne (13 mai) ; combats de Vile de Lobau (21 et 22 mai) ; bataille décisive de Wagram (6 juillet). La paix de Vienne, bien plus onéreuse que la paix de Presbourg, lui fut imposée. L'Autriche mit à la disposition de Napoléon, pour les princes de la Confédération du Rhin, Salzbourg et Berchtolsgaden , YInnwiertel et la moitié de VHansruckviertel , qui fut donné à la Bavière ; elle céda à Napoléon les provinces, depuis appelés llly- riennes, le cercle de Villach en Carinthie, tout Krain, le comté de Goritz, le territoire de Trieste, Monte- falcone et la moitié de la Croatie, avec le littoral de la Hongrie et Fiume ; elle abandonna au roi de Saxe, comme duc de Varsovie, toute la Galicie oc- cidentale ; et à la Russie pour prix, de son assis- tance, un district de 400 000 âmes, dans la Galicie orientale ; elle reconnut les changements opérés et à opérer en Portugal, en Espagne et en Italie. a Napoléon n'ayant pas trouvé le Pape aussi com- plaisant qu'il le désirait, commença par s'emparer d'Ancône et d'Urbin , qu'il incorpora au royaume d'Italie. Le Pape lança alors contre lui une bulle d'excommunication. Pour toute réponse, Napoléon le fit enlever , et fit publier un sénatus-consulte qui réunissait Rome et son territoire aux départements de la France. Napoléon réunit encore au royaume d'Italie le Tyrol italien, qu'il enleva au roi de Na- ples ; et à l'Empire français, le Valais, qu'il prit à la Suisse. « Le roi de Hollande, qui souffrait impatiemment le blocus continental, déplut à Napoléon et dut ab- diquer. Par un sénatus-consulte du 13 décembre 1810, la Hollande etl' Ost-Frise, comme déjà l'avaient été le Brabant hollandais et une partie de la Zé- lande, furent rattachées à l'Empire français. Par un décret du même jour, la moitié du royaume de Westphalie, une grande partie du duché d'Olden- bourg, et les trois villes Hanséatiques , furent réu- nies à la France qui, dans ses limites du nord, at- teignit ainsi la mer Baltique. « L'Empire s'étendait des Pyrénées aux bouches de l'Elbe, et de l'Océan aux rivages de l'Albanie et comprenait dans ses vastes limites 132 départe- ments.» (Dufau, cité plus haut.) Après l'expédition de Russie, 1812, Napoléon n'é- prouva guère plus, dès lors, que des revers. Ses al- liés le trahirent. Ceux-là même qu'il avait comblés de faveurs se tournèrent contre lui. Après la fa- meuse campagne de France, 1814, il signa un traité par lequel : 1° 11 confirmait sa renonciation, pour lui, et les siens à toute souveraineté et domination sur la France; 2° Il recevait l'île d'Elbe, en toute souveraineté, avec deux millions et demi de rente, payables par la France ; 3° Il conservait une garde de 400 hommes; 4° Marie-Louise obtenait, en pleine souveraineté héréditaire, pour elle et pour ses des-__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE. HT 31. L'empire français en 1813. 877 cendants, les duchés de Parme, de Plaisance et de Guastalla. Napoléon parti, les Alliés imposèrent les condi- tions qu'ils voulurent. Par la première paix de Pa- ru (30 mai 1814), la France reprenait les limites qu'elle avait au 1 er janvier 1792, avec quelques ad- ditions à la frontière de l'E. et en Savoie. Elle con- servait la possession d'Avignon. Elle s'engageait à reconnaître l'indépendance de la Hollande , de tous les Etats d'Allemagne, de Suisse et d'Italie. L'Angle- terre restituait à la France ses colonies (même la Guadeloupe, à laquelle renonçait la Suède), excepté toutefois Tabago, Sainte-Lucie et l'Ile-de-France, avec ses dépendances. De son côté, la France con- sentait à ne pas fortifier ses places dans les Indes- Orientales, et à n'y tenir des troupes que pour la police. Malte devait rester à l'Angleterre, et le Por- tugal rendait la Guyane française. On ne s'était occupé, dans le traité de Paris, que de la France; on se réunit à Vienne pour ré- gler les affaires générales de l'Europe. Mais pen- dant qu'on s'occupait de la paix, Napoléon sorti de l'île d'Elbe et tenta une dernière fois la chance des combats. Vainqueur d'abord à Fleurus, il vit toutes ses espérances détruites à Waterloo (18 juin 1815). Louis XVIII ne tarda pas à rentrera Paris (8 juil- let 1815), et, après de longues conférences, fut con- clu le second traité de Paris. La France céda, sur les frontières d'Allemagne, Philippeville, Marien- bourg, Saarlouis et Landau, et restitua la partie de la Savoie que lui laissait le premier traité. Hunin- gue devait être démantelée. Les frontières du nord et de l'est, avec dix-nuit places fortes, devaient être occupées pendant cinq ans par 150 000 hommes des armées alliées, entretenues par la France. CARTE N° 32. LA FRANCE HISTORIQUE. — BASSINS DE LA SEINE, DE L'ESCAUT, DE LA MEUSE ET DES PETITS FLEUVES COMPRIS ENTRE L'ESCAUT ET LA SEINE. Bassin de la Seine. — Cours de la Seine. — Départements qu'elle arrose. Cote-d'Or (pour une partie). — Châtillon-sur- Seine, congrès, 1814; patrie du maréchal Marmont et de Désiré Nisard; — Alise Sainte-Reine (Alesia), prise par César 52 ans avant J.'- C. ; — Bussy , châ- teau de Bussy Rabutin, village "où est né et mort Junot, duc d'Abrantès ; — Bourbilly , château de Mme de Sévigné; — Montbard, patrie de Buffon et de Daubenton; — Semur, patrie de Saumaise; — Chanceaux, source de la Seine, ancien temple d'Isis. Aube. — Troyes, traité funeste, en 1420, entre Charles VI, Isabeau et le roi Henri V d'Angleterre; combat dans la campagne de France, 1814; patrie du pape Urbain IV, de Passerat et de Pithou, auteurs de la satire Ménippée, de Mignard, des sculpteurs Girardon et Simart; — Nogent-sur-Seine , combat dans la campagne de France, 1814; — Clair vaux, ancienne abbaye, réformée par saint Bernard, 11 15; — Brienne, ancienne école militaire où Napoléon a étudié; combat dans la campagne de France, 1814; — La Rothière, près de là {ïd.); — Arcis-sur-Aube , bataille dans la campagne de France, L814; patrie de Danton; — Méry , défaite des Prussiens, 1814; — Le Paraclet , fondé par Abeilard, 1123; — Mussy- VÉvêque, patrie de Boursault; — Le petit village où est né Thénard, dans l'arrondissement de Nogent, porte aujourd'hui son nom. Seine-et-Marne. — Monter eau , Jean sans Peur y fut assassiné en 1419; Napoléon y battit les alliés, 1814; — Moret, massacre des Juifs sous Philippe Auguste, 1182, 1192; — Vaux, campagne de Fouquet, fête donnée à Louis XIV, 1661; — Melun, patrie d'Amyot; — La Ferté-sous-Jouarre , 1814; — Meaux, où Bossuet fut évêque: extermi- nation des Jacques par Boucicaut, 1358; — Juilly , collège célèbre entre Dammartin et Meaux; — Datnmartin, fief célèbre sous Louis XI surtout; — Lagny, 1814; — Chelles, abbaye fondée par sainte Bathiïde, femme de Clovis II, résidence des Mé- rovingiens; Chilpéric y fut assassiné par Frédé- gonde, 584; — Faremoutiers , abbaye célèbre; — Nangis, combat contre les alliés, 1814; — Ne- mours, traité sous Henri III, 1585; patrie de Mira- beau et de Bezout ; — Fontainebleau, château royal, assemblée de 1561 ; mort de Monaldeschi, assassiné par Christine de Suède, 1657; séjour de Pie VII, 1807 ; abdication de Napoléon, 1814; patrie de Hen- ri III, de Louis XIII et de Dancourt. Seine-et-oise. Corbeil, petite seigneurie sous les premiers Capétiens; — Villeneuve-Saint-Georges, victoire d'Henri I er sur ses frères, 1031; — Rueil, campagne de Richelieu, lieu de sépulture de la fa- mille Beauharnais; — Marly, une des résidences de Louis XIV; — Saint-Germain, château royal, paix de 1570; patrie de Charles IX et de Louis XIV; ré- sidence de Jacques II, roi d'Angleterre; école de cavalerie sous le premier empire; — Poissy , patrie de saint Louis, colloque de 1561; — Mantes, mort de Guillaume le Conquérant, 1087; — Rosny, patrie de Sully; — Saint-Clair-sur-Epte, traité de Char- les le Simple avec Rollon, premier duc de Nor- mandie, 912; — Royaumont, sur Oise, abbaye cé- lèbre au temps de saint Louis; — Asnières, sur l'Oise, résidence de la reine Blanche; — Beaumont- sur-Oise, occupée par les Anglais au xv e siècle; — Vile-Adam, fief du célèbre Villiers, grand maître de Rhodes; — Pontoise, patrie de Philippe le Hardi; états généraux de 1561; — Luzarches, résidence de Valentine de Milan; — Montmorency , fief célèbre ; — Écouen , château des ducs de Montmorency, mai- son de la Légion d'honneur ; — Saint-Leu , mort du dernier duc de Bourbon-Condé , 1830; — Étampes, fief sous les Valois, concile d'Étampes qui amena la fin du premier schisme (saint Bernard); patrie d'Et. Geoffroy-Saint-Hilaire ; — Rambouillet , château royal, mort de François I er , 1548; — Dampierre, résidence des ducs de" Luynes ; — Port-Royal , cé- lèbre maison de retraite, détruite en 1709; — Che- vreuse, fief de la maison de Luynes; — Montlhéry, Louis XI sur les chefs de la ligue du Bien public, 1465; — Longjumeau, paix de religion de 1568; — Dourdan, patrie de Labruyère; — Versailles, châ- teau royal, résidence ordinaire de Louis XIV, patrie de Louis XV, de Louis XVI, de Louis XVIII, de Ho- che, de Berthier, de Ducis, de l'abbé de l'Ëpée, de Callet; états généraux, 1789; Grand et petit Tria- non, résidence favorite de Louis XV et de Marie- Antoinette ; — Monlfort-l'Amaury , fief célèbre; — Néauphle, combat au xi e siècle. — Saint-Cyr mai- son célèbre au temps de Mme de Maintenon; au- jourd'hui école militaire. (Pour les localités his-__PAGESEPARATOR__878 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. toriques qui n'ont pas trouvé place sur cette carte , voyez la carte des environs de Paris, n° 53.) Seine. — (Yoyes la carte et le tableau des Envi- rons de Paris , n° 58.) Eure. — Les Andelys, patrie du Poussin et de Turnèbe; — Yerneuil, victoire du duc de Bedfort sur les Français, 1424; — Lvry, victoire d'Henri IV sur la Ligue," 1590; — Cocher el, victoire de Dugues- clin sur le Captai de Buch, 1365; — Gaillon, châ- teau historique célèbre; — Pistes, résidence royale sous les Carlovingiens; Charles le Chauve y signa l'édit de 864. Seine-Inférieure. — Ilc-d'Oissel, station des Normands au ix û siècle ; — Elbeuf, fief célèbre ; — Rouen, cédée à Philippe Auguste, 1193; procès et mort de Jeanne d'Arc, 1431; mort d'Antoine de Navare, 1562; assiégée par Henri IV, 1590; patrie de Corneille, de Boïeldieu, de Fontenelle, de Jou- venet, de Géricault, du physicien Dulong; — Ju- mièges, abbaye célèbre; — Saint- Wandritte, abbaye célèbre; — Caudebec , combat d'Henri IV, 1592; — Har fleur, débarquement d'Henri V d'Angleterre, 1415; — Le Havre, patrie de mademoiselle de Scu- déry, de Bernardin de Saint-Pierre, de Casimir 13e- lavigne, d'Ancelot; — Dieppe, patrie de Duquesne; — Arques, victoire d'Henri IV sur Mayenne, 1589; — Eu, château du roi Louis-Philippe; — Aumale, fief de la maison de Guise ; et comb. glor. d'Henri IV contre Alexandre Farnèse, 1592; — Mortemer, vic- toire de Guillaume le Bâtard sur le roi de France, Henri I e1 ', 1054. Affluents de droite. — Départements qu'ils arrosent. Haute-marne (la plus grande partie) . — Lan- gres, patrie de Diderot; — Chaumont, patrie de Bouchardon; — Joinville, traité de 1585; — Saint- Di%ier , siège soutenu contre Charles-Quint, 1544; deux victoires de Napoléon sur les alliés, 1814; — Andelot, assemblée et traité célèbre entre Gontran et Childebert II, 587 ; — Tassy , massacre des pro- testants par François de Guise, 1562; — Rouvres, fief célèbre. marne. — Yitry , prise et brûlée par Louis VII, 1145; patrie de Royer-Collard; — Chdlons , vic- toire d'Aétius sur Attila, 451; — Dormans, victoire d'Henri de Guise sur les Lansquenets allemands, c'est là qu'il reçut sa balafre, 1575; — Reims, ca- thédrale célèbre" où l'on sacrait les rois de France ; Clovis fut baptisé à Reims par saint Reniy, 496; Charles VII, en 1429; victoire de Napoléon sur les Russes, 1814; patrie de Colbert et de Nanteuil ;—La- gery , patrie du pape Urbain II ; — Sainte-Mme- hould , traité de 16Î4> entre les princes et Concini, sous Louis XIII; — Yalmy , victoire de Dumouriez et de Kellermann sur les Prussiens, 1792 ; — Mont- mirail, patrie du cardinal de Retz; victoire de Na- poléon sur les alliés, 1814; — Yauchamps , victoire de Napoléon sur les alliés, 1814; — Champaubert, victoire de Napoléon sur les alliés, 1814; — La F ère-Champenoise, victoire de Napoléon sur les alliés, 1814. Aisne. — Château-Thierry, patrie de Lafontaine, combat entre Napoléon et les alliés, 1814; — Braîne, mort de Clotaire 1", 561 ; — Soissons, une des ca- pitales mérovingiennes; victoire de Clovis sur Sya- grius, 486; victoire de Charles -Martel sur les Neustriens, 719; Concile sous Philippe Auguste, 1203; campagne de France, 1814; — La Ferté-Milon, patrie de Racine; — Villers-Cotterets , château royal sous François I er ; édit de 1539 qui rendait l'usage du français obligatoire dans les actes offi- ciels; — Laon, ancienne résidence d'un évoque pair de France, ville communale, prise à Louis IV par Hugues le Grand, 936; combat entre Napoléon et les Prussiens, 1814; patrie du maréchal Serrurier et de Befïroy de Reigny, dit le cousin Jacques; — N. D. de Liesse, pèlerinage célèbre; — Craonne, victoire de Napoléon sur les alliés, 1814; — Crespy- en-Laonnois, traité entre François 1 er et Charles- Quint, 1544; — Leucofao, victoire de Fredégonde sur Thierry II, 598; victoire d'Ebrom sur Pépin d'Héristal, 680; — Kiersy-sur-Oise, célèbre édit de Charles le Chauve qui rend les fiefs héréditaires, 877; — Yervins, paix conclue entre Henri IV et Philippe II, 1598; — Guise, patrie de Camille Desmou'ins ; — Saint- Quentin, victoire d'Emmanuel- Philibert de' Savoie sur le connétable de Montmo- rency, 1557; —La Capelle, Castelet, villes histori- ques ; — Saint-Simon, fief de la famille de ce nom. Oise. — Noyon, où Hugues-Capet fut proclamé roi de France; traité de François I er avec Don Car- los (plus tard Charles-Quint), 1516; patrie de Calvin, 1509; — Compiègne , château royal; déposition de Louis le Débonnaire, 833; prise de Jeanne d'Arc par les Bourguignons, 1430; — Verberie, assemblée sous Louis le Débonnaire, 830; — Senlis, paix de Charles VIII avec Maximilien, '1492; — Chantilly, château des princes de Condé; — Rreteuil, fief de la famille de ce nom; — Bouflers, id.; — Gerberoy, combat de 1078; — Beauvais, défendue en 1472 par Jeanne Hachette contre Charles le Téméraire; — Noailles, fief de la famille de ce nom; — Gisors, paix entre Louis VI et Henri I d'Angleterre, 1114. Ardcnnes (pour une partie : Cours de l'Aisne). — Attigny, où Wittikind reçut le baptême, 785; pénitence de Louis le Débonnaire, 823; — Réthel, victoire de Duplessis-Praslin sur Turenne, 1650; pa- trie de Gerson; — Saint-Pierremont , près de Vou- ziers, patrie de dom Mabillon. Meuse, (pour une faible partie : Argonne). — Yarennes, où Louis XVI fut arrêté, 1791; — Mont- faucon-en- Argonne, où Eudes battit les Normands, 896; — Bar-sur- Ornain, patrie du maréchal Ou- dinot. Affluents de gauche. — Départements qu'ils arrosent. Tonne. — Sens, Assemblée de 1140 où Abeilard fut confondu par saint Bernard; — Fontepoy ou Fon- tanet , célèbre victoire de Louis le Germanique et de Charles le Chauve sur Lothaire, les races du nord sur celles du midi, 841; — Cr avant, vict. des Anglais sur l'armée de Charles VII , 1423; — Auxerre, patrie de l'abbé Le Bœuf et du mathématicien Fou- rier; — Lrancy, patrie de Soufflot; — Ye%elay, com- mune célèbre, saint Bernard y prêcha la 2 e croi- sade, 1146; Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste s'y donnèrent rendez-vous pour le départ de la 3 e croisade, 1190; patrie de Théodore de Bèze ;— Annoux,])Tés d'Avallon, patrie du maréchal Davoust; — Bléneau , où le prince de Condé fut battu par le maréchal d'Hocquincourt, 1662. XiOiret. (Pour une partie, bassin du Loing et de l'Essonne.) — Chatillon-s-Loing , patrie deColigny; — Montargis, patrie de Lantara et de Girodet; — Yimori, vict. de Henri de Guise sur les protes- tants, 1587; —Lorris, patrie de Guillaume de Lor- ris, auteur de la l rc partie du Roman de la Rose; — Pithiviers, patrie du mathématicien Poisson; — Malesherbes, domaine de la famille de ce nom. Eure et-xoïr (Pour le bassin de l'Eure). — Chartres, où Henri IV fut sacré, 1594, patrie de Desportes, de Régnier, de Nicolle, de Marceau, de Collin d'Harleville ; —Bréligny, traité célèbre entre Edouard III et la France, 1360; — Maintenon, cé- lèbre sous Louis XIV;— Auneau, vict. d'Henri de__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE. — X° 3S. La France historique. 879 Guise sur les Allemands, 1587; — Dreux, vict. de François de Guise et des catholiques sur le prince de Ccindé, 1562, patrie de Rotrou; — Anet, château célèbre des Vendômes. Bassin de la Meuse. Meuse (Pour une partie). — Vaucouleurs, habi- tée par Jeanne d'Arc; — St-Mihiel, retraite du car- dinal de Retz ; — Verdun , traité de partage entre les fils de Louis le Débonnaire, 843 ; évêché célèbre, cédé à la France en 1559 ; patrie de Chevert. Ardeunes. (Pour le bassin de la Meuse.) Mou- son, prise par Turenne, 1653; — Carignan; — Sedan, patrie de Turenne et de Macdonald; — La Marfée, où le comte de Soissons fut vaincu par les troupes de Richelieu, 1641 ; — Mezières, siège mé- morable soutenu par Rayard contre les Impériaux , en 1521 ; — Fumay, patrie de Méhul; — Givet, pa- trie de l'épigraphiste Léon Renier; — Rocroy, vict. du duc d'Enghien sur les Espagnols, 1643. nord (Bassin de la Sambre). — Landrecies, pa- trie de Clarke ; — Wattignies, vict. de Jourdan sur les Autrichiens, 1793; — Maubeuge délivrée par Jourdan, 1793. Bassin de l'Escaut, de l'Yser, de l'Aa et de la candie. Word. — Cateau-Cambresis, traité d'Henri II avec l'Empire et l'Espagne, 1559; — Cambrai, dont Fénelon fut archevêque ; ligue de Louis XII contre le Pape, 1508; paix des Dames sous François I er , 1529; patrie de Monstrelet, de Dumouriez et du maréchal Mortier; — Yaucelles, trêve entre Henri II et Philippe II, 1556; — Le Quesnoy, assiégé en 1340 premier usage de l'artillerie; ■ — Malvlaquet, vict. d'Eugène et dG Malborough sur Villars, 1709; — Denain, vict. de Villars sur le prince Eugène, 1712; -"*■ Valenciennes, patrie de Froissart et de "Watteau; — Douai, patrie de Jean de Bologne; — Mons-en- Puelte, vict. de Philippe le Bel sur les Flamands, 1304; — Bouvines, vict. de Philippe Auguste sur Othon de Brunswick et le comte de Flandre, 1214 ; — Lille, v. hist.; — Communes, combat sous Philippe le Bel contre les Flamands, 1297; — Cassel, vict. de Robert le Frison sur Philippe I er , 1071; vict. de Philippe de Valois sur les Flamands, 1328; vict. de Philippe d'Orléans (Monsieur) sur le prince d'O- range, 1677 — Hondschoote, vict. de Houchard sur les Autrichiens, 1793; — Gravelines, conférences de Charles-Quint, 1520; — Dunkerque, patrie de Jean Bart ; — Les Dunes, où Turenne battit le grand Condé, 1658. Vas-de-Caiaïs. — Vinci, vict. de Charles Mar- tel sur les Neustriens, 717; — Arras, paix entre la France et l'Angleterre , 1435, patrie de Robespierre; — Vitry, où Sigebert fut assassiné par l'ordre de Frédégonde , 575; — Lens, vict. du Prince de Condé sur les Impériaux , 1648 ; — Guinegatte, vict. de Louis XI sur Maximilien, 1479; défaite des Fran- çais sous Louis XII par les Impériaux, 1513; — Thérouane, anc. v. mérovingienne; — Renty, vict. d'Henri II sur Charles-Quint, 1554; — Hesdin, pa- trie de l'abbé Prévost; — St-Omer, patrie de Suger; — Azincourt, vict. d'Henri V sur le connétable d'Albret, 1415; — Montreuil, traité de Philippe le Bel avec Edouard I, 1299 ; — Étaples, traité de Charles VIII avec Henri VII, 1492 ; — Ardres, cédé aux Anglais, 1546; — Guines, entre cette ville et la précédente, où eut lieu la fameuse entrevue du Camp du Drap d'Or , entre François I er et Henri VIII, 1520; — Boulogne, camp tenu par Napoléon I e1 , 1804, cédée aux Anglais, 1546; patrie de Daunou et de l'illustre égyptologue Aug. Mariette-Bey ; — Amble- teuse, lieu de débarquement de Jacques II d'Angle- terre, 1688;— Calais, prise par ÉdouardIII, 1547, reprise par François de Guise, 1558. Bassin de la somme. Somme. — Testry, vict. de Pépin d'Héristal sur Bertaire et les Neustriens, 687; — Péronne, où mourut Charles le Simple, 929, et où Louis XI fut prisonnier de Charles le Téméraire et signa un traité, 1468; où la ligue prit naissance, 1575; — Ham, détention du prince Louis, 1840; patrie du général Foy; — Nesle, .prise par Charles le Témé- raire, 1472;— Chaulnes, fief d'une branche de la famille de Luynes ; — Montdidier, patrie de Parmen- tier et de Galland; — Conti, fief qui a donné son nom aune branche princière des Condé; — Albert; — Bray, v. de la Somme; — Corbie, prise par les Espagnols, 1636 ; — Amiens, prise par les Espagnols, 1597; paix d'Amiens avec l'Angleterre sous le con- sulat, 1802; patrie de Pierre l'Ermite, de Ducange, de Voiture, de Gresset; — Picquigr.y , traité de Louis XI avec Edouard IV, 1475; — Abbeville, arbi- trage de saint Louis entre Henri III et ses barons , 1259 ; patrie de Millevoye; — St-Valery, embarque- ment de Guillaume de Normandie pour l'Angleterre, 1066 ; — Crécy, vict. d'Edouard III sur Philippe de Valois, 1346. Bassins de la Touques, de la B»ive et de l'Orne. Calvados. (En partie.) — Beaumont, patrie de Laplace ; — St-André d'Hebertot, patrie de Vauque- lin; — Falaise , patrie de Guillaume le Conquérant; — Caen, patrie de Malherbe et de Malfilâtre. CARTE N 55. LA FRANCE HISTORIQUE. — BASSINS DE LA LOIRE ET DE LA CHARENTE. 1. DÉPARTEMENTS TRAVERSÉS PAR LA LOIRE. — Ardèche, où la Loire prend sa source. Elle sort aussitôt de ce département et traverse celui de la Mte-jL.oire : Le Puy, ch.-l., pèlerinage célèbre à N.-D. du Puy , et, près de là, château de Polignac, berceau de cette famille. — Loire: St^Etienne, sur le Furens, ch.-l*., — Montbrison, célèbre dans les guerres religieuses; — Feurs, s. Loire, ancien Fo- rum Segusiavorum, capitale du Forez, guerres de religion, patr. de Duverney; — Roanne, patr. de Berchoux, et de M. de Persigny. — saône-et-Loire (pour une partie) : Paray-le-Monial, s. la Bourbince, patrie du symboliste Guigniaut; — Autun , sur PArroux, S. Léger, év. de cette ville, se livra, et fut supplicié par Ebroïn, en 679; concile où le roi de France, Philippe P', fut excommunié, 1094; le prince de Talleyrand, év. d'Autun, représentant du clergé aux états de] 789 ; patr. de Changarnier. — Mièvre : Nevers, ch.-l., au confl. de la Loire et de la Nièvre, résidence des ducs de Nevers, patrie de maître Adam; — La Charité, s. Loire, célèbre, dans les guerres religieuses , v. de refuge cédée aux calvi- nistes, 1570; — Neuvy; ancien Noviodunum de César (VII livre). — Loiret: Gien, s. Loire, 1410,__PAGESEPARATOR__880 GÉOGRAPHIE. EXPLICATION DES CARTES. traité du duc d'Orléans avec les ducs de Bourbon et de Bretagne, contre Jean sans Peur, duc de Bour- gogne; — Sully, s. Loire, château patrimonial du ministre d'Henri IV; — Jargeau, s. Loire, vict. de Jeanne d'Arc sur les Anglais, 1429; — Orléans, s. le Loiret, ch.-L, ancienne capit. de Roy., sous les Mé- rovingiens; assiégée par Attila, en 451; fief des Valois-Orléans ; assiégée par les Anglais et délivrée par Jeanne d'Arc, 1429; états généraux, en 1561, siège par François de Guise, assassiné, 1563; patrie de Pothier; abbaye de Fleury, où Clodomir fit jeter dans un puits Sigismond et sa famille, 523; — Meung, s. Loire, patrie de Jean de Meung, dit Clo- pinel, auteur de le 2 e partie du roman de la Rose; — Beaugency, s. la Loire, divorce de Louis VII et d'Éléonore, 1152; vict. de Jeanne d'Arc sur les An- glais, 1429; — Patay, s. laGonnie, vict. deJeanne- d'Arc sur Talbot ; 1429. — fcoire-et-Cner : Blois, ch.-l., s. la Loire, lieu de résidence des Valois Orléans et Angoulême; ordonnance de Louis XII sur la justice, 1499; traités de Louis XII avec l'Autriche, 1504; états génér. 1576, où Henri III se déclare chef de la ligue; états génér., assassinat du duc et du cardinal de Guise, 1588; patr. de Louis XII et de Papin; — Chaumont ou Chomont, s. Loire, r. g., château de Catherine de Médicis; entrevue de Thomas Becket et d'Henri II d'Anglet., 1170; patr. du cardin. d'Amboisej — Chambord, s. le Cosson, château célèbre habite par François I er et les Valois Angoulême, Louis XIV et le maréch. de Saxe; — Freteval, s. le Loir, rencontre entre Philippe Auguste et Richard, 1194. — Vendôme, apanage des Bourbons, cadets de la 3 e branche (La Marche) , réuni par l'a- vénement d'Henri IV et apanage à ses bâtards, 2 e tige des Vendômes ; patr. de Ronsard ; — Mont- doubleau, s. la Braye, rencontre de Richard et de Philippe Auguste, en 1198; — Romorentin, s. la Saudre, éditde L'Hôpital, 1560. — indre-et-iiOire : Amboise, s. la Loire, r. g., mort de Charles VIII, 1498; conjuration dite d' Amboise, 1559; pacification d' Amboise, 1563; détention d'Abd-el-Kader, 1848- 1851; — Montlouis, s. la Loire, r. g., traité entre Louis VII et Henri II, 1174; — Marmoutiers, abbaye célèb., près de Tours; — Tours, ch.-l., s. la Loire, r. g., église, abbaye et asile de S. Martin, résidence de Grégoire de Tours; états gén. sous Louis XII, 1506 ; patr. de Boucicaut, de Destouches et de Racan ; château de Plessis-lès-Tours, résidence de Louis XI; — Luynes, résidence de Paul-Louis Courier; — Langeais, mariage de Charles VIII et d'Anne de Bretagne, 1491; — Loches, s. l'Indre, où La Ballue fut détenu par ordre de Louis XI ; — Beaulieu, édit favorable aux protestants, 1575 (appelé aussi édit de Loches); — La Haye-Descartes, s. la Creuse, patr. de Descartes ; — Chinon, sur la Vienne , où Char- les VII tint sa cour, et reçut Jeanne-d'Arc, en 1429; patr. de Rabelais; — Richelieu, pet. v. du xvn e s. — Maine-et-iiOirc : Saumur, s. la Loire, r. g., v. frappée par la révocation l'édit de Nantes; prise par les Vendéens 1793; patr. de Mme Dacier et de Du- petit-Thouars ; — Chenehutte, s. Loire, r. g., Camp romain; — S. Maur, abbaye bénédictine célèbre; — les Ponts-de-Cé, s. la Loire, r. dr., vict. de Louis XIII sur sa mère, 1620; — Roche-de-Meur, en face, s. la Loire, r. g., armée républicaine de Santerre et Rossignol jetée à la Loire, 1793; — La Roche-Serant, s. Loire, r. dr., vict. de Louis le Lion (plus tard Louis VIII), sur Jean sans Terre, 1214; — S.-Florent, s. Loire, r. g., et Varades, r. dr., passage de la Loire par les Vendéens et mort de Bonchamps, 1793; — Champtoceaux, château du maréch. de Retz (Barbe-Bleue), exécuté à Nantes, 1440; — Beaugé, s. le Couesnon, vict. de La Fayette et de Fontaine-Guérin sur Clarence et les Anglais, 1421 ; — défaite des Vendéens, par Westermann, 1793; — Brissarthe, s. la Sarthe, combat et mort de Robert le Fort, guerre contre les Normands, 866; — Angers, ch.-l. s. la Maine, v. des Plantagenets, résidence de Marie de Médicis, 1620; siège des Vendéens, 1793; patr. de Ménage, de Bernier, de David le sculpteur; — Fontevrault (limite E. du départ.), vict. de Louis lit et de Carloman sur les Normands, 879; abbaye célèbre fondée par Robert d'Arbrissel, 1100 ; — Brezé, château de la fam. de ce nom; — Doué, résidence des Carlovingiens; — près de là, Vihiers, vict. des Vendéens sur les Ré- publicains, 1793; — Pont-Barré, s. le Layon, vict. des Vendéens sur Rossignol et Santerre," 1793; — Brissac, château de la fam. de ce nom; — Cholet, vict. des Républicains sur les Vendéens, 1793 ; — Beaupréau, déf. des Vendéens, 1 793 ; — Le Pin-en- Mauge, patr. de Cathelineau; — Torfou, vict. des Vendéens, 1794; — BeUefontaine, couvent de Trap- pistes. — loire inférieure : Ancenis, s. la Loire, r. dr. , traité de Louis XI avec François II de Bre- tagne, 1468; — Oudon, traité de S. Louis avec le duc de Bretagne, 1231; — Couffé, près d'Ancenis, patr. de Charrette; — Nantes, s. la Loire, r. dr., ch.-l., édit de Nantes, 1798; noyades de Carrier, 1793; défaite des Vendéens, id.; patr. de Cassard; — Guérande, traité qui mit fin à la guerre des deux Jeannes, 1365; — Clisson, s. la Sèvre Nan- taise, château du connétable; — Le Pallet, patr. d'Abeilard; — Chateaubriant, édit de 1551, sous Henri II ; — Savenay, vict. de Westermann sur les Vendéens, 1793. DÉPARTEMENTS DES AFFLUENTS DE DROITE : — Côte-d'Or (pour une petite partie) : Arnay-le-duc, vict. de Coligny sur les catholiques, 1570. — Orne (pour une petite partie) : Alençon , ch.-L, résidence des ducs de ce nom, patr. de Desgenettes, deValazé; Conté né aux environs). — Sartlie:Le Mans, s. la Sarthe, ch.-l., défaite des Vendéens, 1793; — Loué, près du Mans, patr. de Germain Pilon; — Sablé, s. la Sarthe, traité d'Anne de Beaujeu avec la Bre- tagne et les chefs de la Guerre-Folle, 1488; — Mont- mirail, traité de Louis VII et de Henri II, roi d'An- gleterre, 1168; — Le Lude, ancien fief; — La Flèche, s. la Loire, ancien collège des Jésuites où fut élevé Descartes; — Pontvallain, où Duguesclin battit les Anglais commandés par R. Knolles , 1370. — Mayenne: Mayenne, s. la riv. du même nom, fief de la maison de Guise; — Laval, ch.-l., fief des Montmorency; patr. d'Ambroise Paré; défaite des Vendéens par Vestermann, 1793; — Cossé, près de l'Oudon, fief des Brissac; — Craon,, patr. de Volney. DÉPARTEMENTS DES AFFLUENTS DE LA RIVE GAUCHE. — K,ozère (où l'Allier prend sa source) : Chateau- neuf-de-Randon, où mourut Duguesclin, 1380. — Hté-liOire. — iPuy-de-BÔme : Issoire, patr. du cardin. Duprat; — Gergovia, où César fut battu par Vercingétorix, 52 av. J.-C; — Clermont, ch.-l., s. le Bédat, concile où fut prêchée la croisade, 1095; patr. de Pascal, Desaix, Delille, Thomas, Domat, Chamfort; — Riom, patr. de Grégoire de Tours; — Aigueperse, patr. du chancelier L'Hos- pital; — Montpensier, fief célèbre de la 2 e br. de la famille des Bourbons; là, mourut Louis VIII, 1226; — Randan, ancien château des d'Orléans; — Effiat, fief célèbre. — Allier : Moulins, ch.-l,. s. l'Allier, patr. du mar.de Villars, sépulture de Montmorency, décapité à Toulouse, 1632. — Cner : Bourges, au confl. de l'Yèvre et de l'Auron, prise par Pépin, 761; concile de Bourges, 1225; pragmatique sanction de Charles VII, 1438, patr. de Louis XI, de Jacques Cœur, de Bourdaloue et de Boucher; — Mehun-sur- Yèvre, où mourut Charles VII; — Sancerre, sur la Loire, siège contre les protestants, 1573. — Indre: Argenton, fief de Commines qui y mourut; — Cha- teauroux, ch.-L, s. l'Indre, patr. - du génér. Ber- trand. — crense : Bourganeuf, où fut enfermé Zizim. — nte-1'ienne : Limoges, ch.-L, s. la Vienne, sac. par le Prince-Noir, 1374; patr. de Clé- ment VI, de Grégoire IX, du maréch. Jourdan et du chancelier d'Aguesseau; — Pierre-Buffières , patr.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE. — N° 33. La France historique. il de Dupuytren; — Rochechouart, fief célèbre; — Chalus, château sur la Tardoire, où Richard cœur de Lion fut tué, 1199; — la Roche-Abbeille, vict. de Condé et de Coligny sur les catholiques, 1569. — vienne : ChâteUerault , s. la Vienne, manifeste des princes contre Concini, 1615; — Vivonne et Lu- signan , s. la Vonne, fiefs célèbres; — Poitiers, ch.-l.j s. le Clain, viçt. de Charles-Martel sur les Arabes, 732 ; vict. du Prince-Noir sur le roi Jean (à Maupertuis), 1356; patr. de La Balue; — fouillé, vict. de Clovis sur Alaric II, roi des Visigoths, 207. — »enx-sèvres : Moncontour, s. la Dive, vict. du duc d'Anjou sur les protestants, 1569; — Thouars, sur le Thouet, prise par les Vendéens, 1793, insur- rection du gén. Berton, 1822;— Argenlon, célèbre dans les guerres de Vendée; — Châtillon, patr. de la Rochejacquelein, vict. des Vendéens sur Wester- mann; —Niort, ch.-l. , patr. de Mme de Maintenon et de Fontanes. — Vendée, -où se trouve une par- tie du bocage et le marais et où eurent lieu plu- sieurs épisodes de la guerre de VeDdée. Charente : Angoulême , ch.-l., s. la Charente, traité de 1619 entre Louis XIII et sa mère; patr. de S.-Gelais, Balzac, Ravaillac; — Jarnac, s. la Cha- rente, vict. des cathol. sur les protestants et assas- sinat de Condé, 1569; — Cognac, s. la Charente, traité de François I er avec le Pape, 1526 ; v. accor- dée aux protestants, 1570; patr. de François I er , l ; i94; — La Rochefoucauld, patr. de l'écrivain du même nom. — Charente infér : Saintes et Tail- lebourg , sur la Charente, vict. de saint Louis, s. les Anglais, 1243; — Rochef'ort, s. la Charente, dé- part de Napoléon pour Sainte-Hélène, 1815; patr. de Duperré et de Latouche-Tréville; — S.-Jean- d'Angéhj, patr. de Regnault-de-S.-Jean-dAngély, le père du maréchal; — La Rochelle, s. mer, ch.-l., déclaration de 1621 touchant les protestants, siège et capitulation, 1628. CARTE N° 34. LA FRANCE HISTORIQUE. — BASSINS DE LA GARONNE ET DE L'ADOUR. Départements baignés par la Garonne, — Hante-Garonne : Saint-Bertrand de Comminges, sur la Garonne, résistance et prise de G.ondowald, 586; — Muret, sur la Garonne, victoire de Simon de Montfort sur les Albigeois , J213; — Toulouse, chef-lieu, sur la Garonne, capit. des Visigoths, 418; victoire d'Eudes sur les Arabes, 721 ; prise dans la guerre des Albigeois, 1216; mort de Simon de Montfort, 1218; victoire du maréchal Soult sur Wellington, 1814; patrie de Clémence Isaure, de Cujas, de Fermât, de Campistron, de Palaprat. — Tarn-et-Caronne : Montauban, chef-lieu, sur le Tarn, assiégée par Louis XIII et le duc de Luynes, 1621; patrie de Le Franc-de-Pompignan et d'In- gres. — Lot-et-Garonne : Agen, chef-lieu sur la Garonne, patrie de Scaliger, de Bernard de Palissy et de Lacépède ; Marmande, sur la Garonne, as- siégée par Henride Navarre, 1577; — Nérac, sur la Baïse, ancienne capitale du Duché d'Albret, confé- rence de 1 579 entre Catherine de Médicis et le roi de Navarre. — Gironde : La Réole, sur la Garonne, célèbre dans les guerres de religion; — La Brède, sur la Garonne, patrie de Montesquieu; — Bordeaux, ch.-l., sur la Garonne, victoire d'Abdérame sur Eu- des, 732; reprise aux Anglais, 1451 ; insurgée pour la gabelle et réduite, 1548; se déclare pour les Bourbons, 1814; patrie d'Ausone, de Martignac, de Berquin, de de Sèze, de Cari Vernet, de Ligier; — Blaye, sur la Gironde, détention de la duchesse de Berry, 1832; — Castillon, sur la Dordogne, victoire des Français sur les Anglais (fin de la guerre de Cent ans), 1453; — Coutras, sur la Dronne, victoire du Béarnais sur Joyeuse, 1587; — Villandraut, près Bazas, patrie de Clément V. DÉPARTEMENTS ARROSÉS PAR LES AFFLUENTS DE droite. — Ariége: Tarascon, traité avec l'Aragon, sous Philippe le Bel, 1291; — Foix, chef-lieu, sur l' Ariége, patrie de Gaston de Foix; — Pamiers, sur l' Ariége, affaire de Bernard Saisset, sous Philippe le Bel, 1296; — Cariât, 12 kil. à l'E. de Foix, pa- trie de Bayle; — Mirepoix, à l'E. de Pamiers, patrie du maréchal Clauzel. — Lozère : Mende, chef-lieu, sur le Lot, patrie d'Urbain V et de Chaptal (envi- rons). — Aveyron: Rodes, chef-lieu, sur i'Aveyron, affaire Fualdès, patrie de Laromiguière ; — Ville- franche, sur I'Aveyron, patrie du maréchal de Belle- Isle. — Tarn :Alby, ch.-l., sur le Tarn, centre de l'hérésie des Albigeois et de la guerre qui en fut la suite; patrie de. La Peyrouse; — Saint-Amant-la- Bastide, patrie du maréchal Soult ; — Castres, sur l'Agout, patrie d'André Dacier et de Rapin Thoyras; — Lavaur, concile de 1211 (guerre des Albigeois). — Lot : Cahors, chef-lieu , sur le Lot , patrie de Jean XXII et de Clément Marot; — Pressac-en- Quercy, dans l'arrondissement, patrie de Bessières; — Figeac, sur la Celle, patrie de Champollion; — dans l'arrondissement de Gourdon, on trouve : la Mothe-Fénelon, patrie de Fénelon; — la Bastide, patrie de Murât; — Gramat, patrie d'Antoine Du- bois. — Cantal : Aurillac, chef-lieu, sur la Jour- danne, patrie de Gerbert (Sylvestre II); — Chava- gnac (arrondissement de Murât), patrie de La Fayette; — Saint-Flour, patrie de Du Belloy. — Corrèze : Brives, sur la Corrèze, patrie du cardinal Dubois et du maréchal Brune; dans l'arrond., à à Cosnac, est né Cabanis; — Bost, sur la Dordogne, patrie de Marmontel. — Dordogne : Bergerac, sur la Dordogne, édit de 1577, patrie de Cyrano; — Montaigne (dans l'arrondissement), patrie de Montaigne ; — Fleix, sur la Dordogne, paix de 1580; — Sarlat, patrie de La Boétie. Les affluents de la rive gauche arrosent le dé- partement du Gers : Lectoure, capitale de l'Ar- magnac, assassinat de Bernard d'Armagnac, sous Louis XI, 1473, patrie du maréchal Lannes. Bassin de l'Adour. — landes : Saint-Sever, sur l'Adour, patrie du général Lamarque; — Dax sur l'Adour, patrie de Borda; — Pouy (dans l'arron- dissement ) , patrie de saint Vincent de Paul. — Basses-ryrénées : Pau, chef-lieu, sur le Gave de Pau, patrie d'Henri IV, 1553, du maréchal de Gassion et de Bernadotte ; — Orthez, sur le Gave de Pau, combat de Wellington contre le maréchal Soult,, 1814; — Bayonne, sur l'Adour, cruautés du vicomte d'Orthez contre les Protestants, 1572 (voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr., art. Orthez (H. d'Apre- mont, vicomte); conférences de Napoléon au sujet de l'Espagne, 1808; patrie de Laffitte et de Ravi- gnan; — Saint- Jean- de-Luz, mariage par procura- tion de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriche- Espagne; — Ile des Faisans, dans la Bidassoa, où François I er fut échangé contre les otages , 1 526 , et conférences de la paix des Pyrénées, 1659; — Aldudes, passage difficile des Pyrénées, forcé par l'armée française, 1794; — gorge de Roncevaux, retraite de Charlemagne et mort de Boland, 778. Bassins du Tet et du Tech. — Pyrénées- Orientales : Perpignan , chef-lieu, sur le Tet, 56__PAGESEPARATOR__882 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. mort de Philippe le Hardi , 1285 ; prise par les Français, 1475, rendue à l'Espagne, 1493, par le traite de Narbonne; prise du Roussillon, 1642, par Richelieu; patrie du peintre Rigaud; — Estagel (dans l'arrondissement), patrie de François Arago; — livia, où fut assiégé et pris Munusa (Abi-Nes- sali) par Abderam , en 731. Rassin de l'Aude. — Aude. Carcassonne, chef lieu, sur l'Aude, patrie de Fabre d'Eglantine; — Narbonne, victoire de Charles Martel sur les Arabes, 737; prise de cette ville sur les Arabes par Pépin, 759; traité de Charles VIII avec l'Espagne , 1493; — Castelnaudary, victoire du maréchal de Schom- berg sur le duc de Montmorency, 1632. CARTE N° 3i3. LA FRANCE HISTORIQUE. — BASSIN DU RHONE. Départements arrosés par le cours du Rhône. Savoie : Chambéry, ch.-l., patrie de Vaugelas et des de Maistre; Les Char mettes, près de Chambéry, résidence de J. J. Rousseau; — Abbaye cVHaute- combe, sur le lac du Bourget, sépulture des duc de Savoie; — Saint- Jean-de-Maurienne, sur l'Arc, ber- ceau des ducs de Savoie. — Ain : Ferney (frontière de Suisse, arrondissement de Gex) , résidence de Voltaire ; — Nantua, où mourut Charles le Chauve, 877; — Bourg-en-Bresse, ch.-l., s. la Reyssouse, patrie de Lalande; Brou, chapelle célèbre dans le faubourg oriental de Bourg, élevée par Marguerite d'Autriche à Philibert le Beau, de Savoie, son époux; — Thoirette, près de Bourg, patrie de Bi- eliat; — Coligny, fief célèbre ; — Montrevel, id.; — Pont de Vaux, s. la Reyssouse, patrie du général Joubert ; — Relley , patrie de Brillât-Savarin et de Richerand; — Trévoux, sur la Saône, cap. de la Dombe, où les jésuites publièrent leurs Mémoires et leur Dictionnaire 'de Trévoux. — Rhône : Lyon, ch.-l., au confluent du Rhône et de la Saône, victoire de Septime-Sévère sur Albinus, 197; concile de Lyon (déposition de. Frédéric II), 1245; siège de Lyon, 1793; patrie de Claude, Caracalla et Géta, Sidoine Apollinaire, Louise Labé; des artistes: Pb.il. De- lorme, Coustou, Coysevox, Audran, Hipp. Flandrin, Seb. Cornu, S. Jean; des savants: Spon, Terrasson, Ampère, Jussieu; des philosophes et économistes: Ballanche, J. B. Say, de Gérando ; — enfin de Du- gas-Montbel, Camille Jordan, Jacquard et du maré- chal Suchet; — Beaujeu, cap. du Beaujolais, fief des Bourbons puis des d'Orléans; — Briguais, vic- toire des Compagnons sur Bourbon qui y fut tué en 1361; — Tillefranche, s. la Saône, patrie de Rol- land ; — Limonest, défaite d'Augereau par les alliés, 1814. — Isère. Allevard, sur l'Isère, patrie de Bayard; — Grenoble, ch.-l., sur l'Isère; ouvrit ses portes à Napoléon, à son retour de l'Ile d'Elbe, 1815; Conspiration Didier, 1816; patrie de Condillac et de Mably, de Vaucanson, de Barnave, de Casimir Périer et de Stendhal ( Henry Beyle) ; Grande-Char- treuse, couvent célèbre; — Téseronce, victoire et mort de Clodomir, 524;— Tienne, sur le Rhône, ville romaine importante , une des quatre cap. des Burgondes; Concile de 1311, condamnation des Templiers. — Brome : Saint-Vallier, sur le Rhône, fief célèbre; — Valence, sur le Rhône, où mourut Pie VI, 1799; patrie de Championnet; — Romans, sur l'Isère, patrie de Lally-Tollendal ; — Grignan, château des Adhémar et des Castellane, mort de madame de Sévigné, 1696. — Ardèche : près de Privas, ch.-l., Villeneuve-de-Berg, patrie d'Olivier de Serres; — Anonay, patrie des Montgolfier. — "Vauclusé : Orange, défaite de Cépion pari es Cim- bres et les Teutons, 507 avant J.-C. ; arc commémo- ratif de la victoire des légions sur Florus et Sacro- vir, sous Tibère; ch.-l. d'une principauté célèbre; Valréas (dans l'arr.), patrie du cardinal Maury; — Avignon, ch.-l., s. le Rhône, sac de la ville par Louis VIII , 1226 ; transfer du Saint-Siège dans cette ville, 1309 ; résidence des Papes ; massacre de la Glacière, 1793; assassinat du maréchal Brune, 1815; patrie de Joseph Vernet; — Font, de Vauclusé, il- lustrée par Pétrarque; — Pernes (dans l'air, de Car- pentras), patrie de Fléchier ; — Cabrières et Mérin- dol, villages vaudois détruits par arrêt du parlement d'Aix, 1545; — Murs (dans l'arr. d'Apt), patrie de Crillon. — Bouches -du- Rhône : Tarascon, sur le Rhône, château du roi René; — Saint- Remy, ancienne Glanum , v. romaine; — 'Arles , sur le Rhône, v. romaine, défaite de Clovis par Ibbas, gé- néral de Théodoric, 508 ; défaite des Sarrasins par Eudes, 726; plusieurs conciles; — Roue , où était la Fossa Mariana de 102 avant J.-C; — Aix, vic- toire de Marius sur les Teutons, 102; parlement d'Aix décide la destruction des Vaudois, 1545; patrie d'Adanson, Tournefort, Vauvenargues , Vanloo, Brueys, Mignet; — Salon (dans l'arr.), patrie de JNostradamus; — Marseille, v. grecque; embarque- ment de Richard pour la croisade en 1190, et des croisés Champenois (sire de Joinville), 1248; siège par Bourbon, 1524; patrie de Pétrone, le Puget, Mâscaron , Thiers , Barthélémy le poète et Méry; — Cassis, patrie de l'abbé Barthélémy; Trinque- taille, dans la Camargue, où Pierre de Castelnau fut assassiné, 1208. — dard : Reaucaire, s. le Rhône, foire importante; — Saint -GUI es, près du Rhône, fief célèbre, église historique, patrie de Clé- .ment IV; — Aiguës -Mortes, départ de saint Louis pour la croisade, 1248; — Nîmes, ch.-l., ville ro- maine, antiquités, agitée par les guerres de reli- gion, terreur blanche, en 1815; patrie de Nicot, de M. Guizot et de Trestaillon; — Bagnols, patrie de Rivarol ; — Uzès, patrie du P. Bridaine et de Sigalon ; — Le Vigan, patrie du chevalier d'Assas ; — Châ- teau-de-Florian, près de Sauve (dans l'arr.), pa- trie de Florian ; — Alais, édit de pacification de Louis XIII, 1629. Départements arrosés par les affluents de droite. Haute- Saône : L'abbaye de Luxeuil, cé- lèbre sous les Mérovingiens , Ëbroin et Saint-Léger y furent enfermés , 670. — côte-d'Or (pour une partie) : Saint- Jean-de-Losne, sur la Saône, belle résistance aux Impériaux, 1636; — Fontaine-Fran- çaise, sur la Vingeanne, victoire d'Henri IV, 1095; — Dijon, ch.-l., sur l'Ouche, victoire de Clovis sur Gondebaud, 500; siège de Dijon par les Suisses. 1513; cap. de la Bourgogne , résidence des anciens ducs; patrie de Jean sans Peur, de Philippe le Bon, de Charles le Téméraire, de Bossuet, Crébillon, La- monnaye, Longepierre, Piron, Rameau, Présid. de Brosse, Guyton de Morveau, général Maret, duc de Bassano; — Fontaine-lès-Dijon , patrie de saint Bernard; — Cîteaux, abbaye célèbre, fon'dée en 1098 (Le Clos-Vougeot en dépendait) ; — Reaune, patrie de Monge; — Nolay (dans l'arr.), patrie^ de Carnot. — Saône-et-i,oire (pour une partie : Cha- lon-sur-Saône, ancienne Cabillonum , patrie de De- non et de l'égyptologue Chabas; — Tour nus, sur la Saône, abbaye célèbre, fondée en 875, patrie de Greuze ; — Mâcon, patrie de Lamartine, 1791; — Cluny , sur la Grône, abbaye célèbre fondée en 909, patrie de Prud'hon. — Boubs : MontbéUart, sur la Savoureuse, patrie de Cuvier; — Omans, patrie de__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE. — K° 35. La France historique. 883 l'abbé Millot et de l'utopiste Proud'hon ; — Les Pon- tets (arr. de Pontarlier) , patrie du philosophe Jouf- froy; — Besançon, ch.-l., sur le Doubs, Vesontio du temps de César, bataille de 58 contre lés Suèves,. prise par Louis XIV, 1668; réunie à la France, 1678; patrie de Victor Hugo, de Ch. Nodier, de l'utopiste Ch. Fourrier; — Alaise, un des plus vastes- champs d'antiquités qui soit en France. — jura : Lons-le- Saulnier, ch.-l. , sur la Vallière, patrie de Rouget de l'Isle; — Poligny, patrie de Coitier, médecin de Louis XI; — Dôle, prise par Louis XIV, 1674; — Arbon, patrie de Pichegru. DÉPARTEMENTS ARROSÉS PAR LES AFFLUENTS DE gauche. Hautes -Alpes. Près de Gap, ch.-l., St-Bonnet, château des Lesdiguières où naquit le dernier connétable de France. — Basses-Alpes. Riez, ancienne v. romaine, défaite des Lombards et des Saxons par Ennius Mummolus, patrice de Bourgogne, sous Gontran, 570; — Barcelonnette , sur l'Ubbaye, patrie de l'orateur Manuel ; — Champ- tercier, près de Digne, patrie de Gassendi. Bassin de L'Hérault : Montpellier, ch.-l., édit de 1622 qui interdit aux protestants les assemblées po- litiques; patrie de Cambacérès, Daru Roucher; et — Béziers, sur l'Orb, sac de cette v. par le légat Arnaud, dans la guerre des Albigeois, 1209; patrie de Pélisson et de Riquet ; — Lodève , patrie du car- dina Fleury. Bassin de l'Argens : Var : près de Draguignan, ch.-l., Bargemont, patrie de Moreri; — Brignoles, sur le Calami, patrie de Raynouard et de Joseph Parrocel; — Fréjus, ancien Forum-Julii, patrie p3 Corn. Gallus, d'Agricola, de Sieyès et de Désaugiers; — Hyères, patrie de Massillon; — Toulon, livrée aux Anglais 1793, et repris par Du- gommier. Bassin du Var. Alpes-maritimes : Nice, patrie de Garibaldi, réunie à la France en 1860. CARTE N 56. LA FRANCE HISTORIQUE. — BASSIN DU RHIN ET DE kA MEUSE. Départements arrosés par le Rhin, et ses af- fluents. Haut Rhin. Huningue, sur le Bhin, ancien camp des Hongrois au X e siècle, ville forte, démantelée en 1815; — Mulhouse, surl'Ill, victoire de Turenne sur les impériaux, 1674; — Colmar, au confluent de 1*111, du Lauch et du Fecht, Champ du-Mensonge, Lugenfeld, où Louis le Débonnaire fut abandonné par son armée, 832; patrie du géné- ral Rapp; — Roufach, dans les environs, patrie du maréchal Lefèvre; — Turckheim, victoire de Tu- renne sur les impériaux, 1674. — département du Bas-Rhin : Ensheim, sur l'Ill, victoire de Turenne sur les impériaux, 1674; Strasbourg, ch.-l., s. l'Ill, serment entre Louis le Germanique et Charles le Chauve, 842; patr. de Kleber, Kellermann et An- drieux; — Savern, s. la Zorn, vict. de Turenne a. les impériaux, 1674; — Haguenau, assemblée de 1193, où Richard cœur de Lion se justifia. -Vosges : près A'Épinal, ch.-l., sur la Moselle : Fontenay-le- Châ- teau, patrie de Gilbert; — près de Mirecourt, Châ- teau-de-Chamagne, patr. de Claude Lorrain; — Bul- gneville, défaite du roi René d'Anjou par les Lorrains, 1431 ; — Domremy, patr. de Jeanne-Darc, 1409; — Lamarche (arrond. de Neufchateau), patr. du maréchal Victor. — Meurthe : Lunéville, s. la Meurthe, traité de 1801 entre la France et l'Alle- magne ; — Nancy, ch.-l., de la Meurthe, ancienne cap. de la Lorraine, résidence du roi Stanislas; dé- faite et mort de Charles le Téméraire, 1477; patr. de Callot, de Palissot, de Mme de Graffigny ; •*- Toul, s. la Moselle, défaite de Théodebert II par son frère Thierri II, 612; un des trois évêchés cédés à la France par la paix de 1559 ; patr. du maréchal Gouvion-Saint-Cyr et de l'amiral de Riguy; — Vie, sur la Seille, traité entre- la France et la Lorraine, sous Richelieu, 1632; — Phalsbourg, patr. du mar. Lobau. — Moselle : Met: , ch.-l., sur la Moselle; siège de Charles-Quint, 1552-; un des trois évêchés cédés à la France par le traité de Cateau-Cambrésis, 1559; patr. de Fabert, de Custine et des Lacretelle; — TMonville, s. la Moselle, capitulaire de 806, sous Charlemagne (partage de son Empire entre ses fils); 835 , partage entre les fils de Louis le Débonnaire ; — Longivy, siège mémorable, 1815. — Meuse (p. une. partie) : St-Mihiel, s. la Meuse, résidence du card. de Hetz; — Verdun, traité de partage entre les fils de Louis le Débonnaire, 843; un des trois évêchés cédés à la France par la paix de Cateau- Cambrésis, 1559; occupée 43 jours, en 1792 par les Prussiens, par suite d'une trahison sévèrement punie. — Ardenues (p. une partie) : Mouzon, siège des impériaux 1521 ; — Sedan, patr. de Tu- renne et de Macdonald ; — La Mar fée, dans les en- virons , le comte de Soissons et les princes coalisés furent vaincus par l'armée royale, 1641; — Mé- zières, ch.-l., sur la Meuse, défense mémorable de Bavard, 1521 ; — Fumay, s. la Meuse, patr. de Mé- hul; — Givet, patr. du célèbre épigraphiste Léon Renier; — Lvoy-s.-Chiers érigé en duché pairie sous le nom de Carignan, par Louis XIV; confér. de Henri II, Emp. d'Allemagne et de Robert, roi de France. CARTE N° 57. LA FRANCE HISTORIQUE.— BASSINS DE LA BRETAGNE. Calvados (en partie) : Bayeux, où Harold prêta serment à Guillaume, 1065;— Formigny, vict. du connétable de Richemond sur les Anglais, 1450. — Manche: La Hogue, défaite navale de Tourville par Russel, commandant les flottes combinées d^Angleterre et de Hollande, 1692;— dans l'arron- dissement de Valognes, Urville, patrie d'Eugène Burnouf; — Coutances, berceau de la famille de Tancrède de Hauteville; — Chdteau-de-Tourville , près Coutances, patrie de Tourville; — Granville, défaite des Vendéens, 1793 ; — Ponlorson, id. — ille-et- vilaine :Z)oZ, défaite des Vendéens, 1793; — St-Malo, patrie de Jacques Cartier, de Duguay- Trouin, de Surcouf, de Mauoertuis, de Broussais, de La Bourdonnais, de Lamennais; — Combourg , château où est né Chateaubriand; — St-Aubin-du- Cormier, vict. de La Trémouille, commandant les troupes royales, sur les Princes coalisés (guerre__PAGESEPARATOR__884 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. folle), 1488; — Vitré, où se tenaient, sous Louis XIV, les États de Bretagne ; — Les Rochers (près de Vitré), résidence de Mme de Sévigné ; — Rennes, chef-lieu, sur la Vilaine, ancienne capitale de la Bretagne, assiégée par Lancastre et défendue par Duguesclin. en 1354 (guerre des deux Jeanne). — Côtes-du- ï¥ord: Matignon, célèbre dans la guerre des deux Jeanne, 1356; — Lamballe, capitale du duché de Penthièvre ; — château de La Motte - Rroons , où naquit Duguesclin, vers 1320;— La Roche-Derrien, vict. de Duguesclin, dans la guerre des deux Jeanne, 1347; — Tréguier, patrie d'Ernest Benan. — Finis- tère : Plouégat, près Lanmeur (arrondissement de Morlaix) , patrie du voyageur Lejean ; — Morlaix, patrie du général Moreau; — Brest, défaite navale de Villaret, devant le port, 1794;— Carhaix, (ar- rondissement de Châteaulin) , patrie de La Tour- d'Auvergne; — Quimper, ch.-l., sur l'Odet, patrie de Fréron; — Quimperlé, sur l'Isole, patrie du poète Brizeux. — Morbihan. Hennebon, sur le Blavet, siège soutenu par Jeanne de Montfort, 1342, mort de Jean de Montfort, 1345; — Rohan, fief cé- lèbre ; — Mivoie, carrefour entre Ploërmel et Jos- selin, où fut livré le combat des Trente, 1351; — Auray, vict. de Chandos et du parti de Montfort sur Charles de Blois, qui y est tué, et Duguesclin, qui y est pris, 1346 (fin de la guerre des deux Jeanne) ; pèlerinage célèbre ; — Carnac et Locmariaquer , ensemble unique de monuments druidiques; — Quiberon, débarquement des émigrés qui y sont battus par Hoche, exécution des prisonniers, 1795; — Sarzeau , patrie de Lesage. CARTE N° 38. CARTE HISTORIQUE DES DIOCÈSES DE LA FRANCE 1 , Albi. Évêché, Albia. Archevêché, 1678. FONDATION. iv e siècle. Castres, Abbaye bénéd. {Castra), 647. Évêché en 1317. Bobert, 1 er abbé. Mende, d'abord à la Civitas Gabalorum m e siècle. (Javouls) ; l'an 1000, à Mende. Cahors [Cadurci). iv e siècle. Rodes (Ruteni) . V siècle. Arisitum (Arsac) . Détaché du dioc. de vi c siècle. Bodez; réintégré, 670. Vabres. Abbaye bénéd., 862. Évêché en 1317. Adalgise, 862. PREMIERS PRÉLATS. Saint Clair ? Anthime ? Diogénien, 406. Saint Sévérien? Genialis, 314. Saint Genulphe. Exupère, 339. Saint Amand. Saint Quintien, 506. Déotliaire, 531. DATE de suppression Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. Province d'Aix (Aquœ Sextiœ, av. 1790). 6 évêchés : Apt, Riez, Fréjus, Gap, Sisteron, Antibes (transféré à Grasse, qui ressortissant à Embrun, 1244). En 1802 : Nice, Avignon, Ajaccio et Digne. En 1822 : Marseille, Fréjus, Digne, Gap, Ajaccio et (1837) Alger. Aix. Archevêché, Aquœ Sextix. I er siècle. ? Apt(Apta Julia). i" siècle. ? Riez (Reii). v e siècle. Fréjus (Forum Julii) . IV e siècle. Gap (Vapincum). V e siècle. ? Sisteron (Sistaricum). V e siècle. ? Saint Maximin. ? Lazare , vers 400. Saint Auspice. Leonius, vers 300. Saint Prosper, vers 400. Acceptus, vers 374. Saint Démétrius. Saint Constantin, 439. Chrysaphius, 452. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. Province d'Arles (Arelate). Suffrag. de Vienne, puis métropolitain primat: Marseille, Saint-Paul-Trois Châ- teaux, Toulon, Orange, Avignon, Cavaillon, Carpentras, Vaison. En 1475: Marseille, Saint-Paul, Toulon et Orange formèrent la province d'Avignon, supprimée en 1790; aujourd'hui diocèse d'Aix. Arles. Archevêché. Arelate. Marseille (Massilia) . I er siècle. ? I er siècle. ? Saint-Paul-Tr ois-Châteaux (Augusta n e siècle. Tricastinorum) . Toulon (Telo Martius). v e siècle. Orange (Arausio). iv e siècle. Saint Trophime. Martien, 254. Saint Lazare. Oresius, 314. Saint Bestitut, vers 169. Honoré, 451. S. Luce, vers 300. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. 1 Documents. Ce tableau a été dressé d'après le travail de M. Marion dans l'Annuaire de la Soc. de l'Hist. de France.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE. — TS° 38. Diocèses de la France. 885 Province d'Auch (Auscia), au rv e siècle : Siège d'abord épiscopal , relevant d'Eause (Elusa), ancienne métropole de Novempopulanie, Eause, ruinée en 720 parles Sarrasins d'Espagne, et au ix e siècle, Auch érigé en métropole avec les évêchés : Dax, Lectoure, Comminges, Conserans, Aire, Bazas, Tarbes, Oléron, Lescar, Bayonne. En 1823, Auch, archevêché. NOMS. Eause. Archevêché (Elusa). Auch. Évêché (Auscia) , puis arche- vêché au ix e siècle. Dax (Aquee Tarbellicse). Lecloure (Lactora). FONDATION. iu e siècle. iv e siècle. m e siècle. vi e siècle. Comminges (S. Bertrandus de Con- vi e siècle. ? vennis). Conserans ou Couserans (Conserani v c siècle. ou Consorrani, ou S. Licerius de Conseranis), noms de pays : Massât représente le centre de l'ancien évêché. Aire (Attira, Adura). iv e ou v e siècle. Basas (Vasatee). vi° siècle. Tarbes (Tarba ou Civitas Bigorrensis) . vi e siècle. ? Oloron (Eloro). vi e siècle. ? Lescar (Lascurra). v e siècle. ? Bayonne (Lapurdum, puis Baiona) . ix e siècle. PREMIERS PRÉLATS. Saint Paterne. Saint Taurin, vers 312. Citerius. S. Oreus, vers 380. Saint Vincent, vers 250. Heuterius. Vigile, 506. Sua vis, 506. Saint Valère, 451. Marcel, 506. Sextilius, 506. Saint Justin. Julien, 541. Gratus, 506. Saint Julien, 407. Arsias Racha, 980. DATE de suppression. Supprimé au vm e siècle, 720. Supprimé, 1802. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. Supprimé. Supprimé, 1793. Supprimé, 1790. Province d'Avignon (Avenio). Détaché de la métropole d'Arles (1475), avec : Carpentras, Yaison et Cavaillon. En 1822, suffrag.-: Valence, Viviers, Nîmes, Montpellier. DATE noms. fondation. premiers trélats. de suppression. Avignon. Évêché (Avenio) puis ar- iv e siècle. chevêche au xv e siècle. Carpentras et Venasque ( Carpento- m e siècle. ractum, Vindasca). Vaison (Vasio). iv e siècle. Cavaillon (Cabellio) V e siècle. PREMIERS TRELATS. Saint Ruff. Métien, 356. Saint Valentin, vers 280. Saint Aubin. Daphnus, 314. S. Genialis. Saint Julien, 439. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. Province de Besançon (Vesuntio). Archevêché au n e siècle. Depuis 1822 : Strasbourg, Metz, Verdun, Nancy, Saint-Dié, Belley. - DATE de suppression. Besançon. Archevêché (Vesuntio). n e siècle. Belley (Bellicium). D'abord à Nyon, v e siècle. Neomagus (pays de Vaud). Lausanne (Lausanna). D'abord à IV e siècle. Avenche (Aventicum) , puis à Lau- sanne, 580. Bâle (Basilea), à Porentruy, depuis in e siècle. 1635 ; puis à Soleure, où il est au- jourd'hui. Nancij (Nanceium). xvn e siècle. S. Dié (S. Deodatus in Vosayo). Abb. xviji c siècle, bénéd. de S. Dié, 660. PREMIEES PRÉLATS. Saint Ferreol, vers 180. Audax, 412. Ericius, vers 300. Saint Pantalus, vers 240. Charles de Lorraine, 1602. Chaumont de La Galai- sière, 1777. Province de Bordeaux (Burdigala). Évêché au m e siècle. La province, à partir de 1823, eut pour suffragants Agen, Angoulème, Poitiers, Périgueux, La Rochelle et Luçon. DATE noms. fondation. prem.ers prélats. de suppression. Bordeaux. Archevêché (Burdigala) . IV e siècle. Agen (Aginnum) . iv e siècle. Condom. Abbaye, époque inconnue, 1317. puis évêché. Angoulème (Engolisma). m e siècle. Saintes (Santones, Mediolanum San- m e siècle. tonum) . Poitiers ( Piclavum ) , Augustoritum m e siècle. Pictonum. Maillezais, puis La Rochelle (Mal- 1317. Icacum, Bupella). Abbaye vers 990. Luçon (Lucio). Abbaye, vù e siècle. Évêché en 1317. Pierre de La Veyrie Oriental, 314. Saint Phérade, 347. Raimond de Galard, 1317. Saint Ausone, 260. Saint Eutrope, vers 250. Saint Nectain. Saint Hilaire, 350. Geoffroy 1 er . Supprimé, 1790. Supprimé, 1793.__PAGESEPARATOR__886 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. NOMS. FONDATION. PREMIERS PRÉLATS. DATE ' de suppression. Pcriqueux (Petrocoricum) . 11 e siècle. Saint Front. Paterne, 356. Sarlat (Sarlatum). Abbaye bénédict.) Puis, évêc. 1317. Raimond de Roquecorne. Supprimé, 1790. vm e siècle. Province de Bourges (Biluricse, Avaricum Bituricum). m e siècle : patriarches et primats d'Aquitaine. A partir de 1823, elle comprit les évêchés de Clermont, du Puy, de Saint-Flour, de Tulle et de Limoges. NOMS. FONDATION. PREMIERS PRÉLATS. Bourges. Archevêché (Avaricum) . m siècle. ' Saint Ursin, vers 250. Clermont-Fvrrand (Augusto Nemetum m e siècle. Saint Austremoine, 250. Arvernorum). Saint Sidoine Apollinaire, 472. Saint-Flour (Floropolis) , église collé- 1318. Raiinond de Vehens, 1318. giale (prieurs). Évêché, xiv c siècle. Limoges (Lemovices, Augustoritum Le- iu e siècle. Saint Martial, vers 250. movicum). Tulle (Tutela). Abbaye bénéd. de Saint- Puis évêc, 1317. Arnaud de Saint-Astier. Martin de Tulle (vu 8 siècle). Le Puy (Anicium, Yellavum), d'abord ni siècle. * Saint Georges, vers 250. à Ruessio (Saint Paulin). Province de Cambrai (Cameracum). Évêché au v e siècle. Un seul suffragant depuis 1841 : Arras. DATE noms. fondation. premiers prélats. de suppression. «'ambrai (Cameracum). Évêché. v e siècle. Saint Vaast, 499. Archevêché. 1559. Maxiruilien de Berghes. Arras (Atrebates). Séparé de l'évêché Lambert, 1095. de Cambrai en 1094. Saint-Omer (Audomaropolis) . Collé- Évêché en 1559. Guillaume de Poitiers, 1559 Supprimé, 1793. giale fondée en 660. Tournai (Tornacum) Réunie au dio- v e siècle. Théodore, 483. cèse de Noyon en 532 par saint Mé- dard; séparé de nouveau en 1146. Namur (Namurcum). 1559. Antoine Havet, 1562. Province de Cologne (Colonia Agrippina). Évêché au iv e siècle, archevêché au ix e , électorat d'empire. Depuis 1821, suffragants : Trêves, Munster, Paderborn. DATE noms. fondation. premiers prélats. de suppression. Cologne (Colonia Agrippina). Évêc. iv c siècle. Saint Martène. Archevêché. ix e siècle. Aix-la-Chapelle (Aquœ). 1803. M. Bërdolet. Liège (Leodium). D'abord à Tongres iv e siècle. Saint Martène, 314; (Tungri) . Province d'Enibrun {Ebrodunum). Évêché au rv 8 siècle. Eut pour suffragants : Digne, Vence, Glandève, Senez, Nice; et, à partir de 1244: Grasse. Province dissoute en 1790. DATE NOMS. FONDATION. PREMIERS PRÉLATS. de Suppression. Kmbrun (Ebrodunum). Archevêché. iv e siècle. Saint Marcellin, 360. Supprimé, 1793. Digne (Dmia) . iv c siècle. Saint Domnin,. 365. Anhbes (Antiyolis) , IV e siècle. Saint Armentaire, vers 400 puis Grasse (Grassa). Grasse. Raimond de Villeneuve, Supprimé, 1790. 1245. Vence (Vencia). IV e siècle. Eusèbe. 374. Supprimé, 1790. Glandève (Glanateva). v c siècle. Fraterne, 451. Supprimé, 1790. Senez (Sanitium). v e siècle. Ursus, 451. Supprimé, 1790. Ni ce (Nicœa) , antérieurement à Cerne- iv e siècle. Amantius, 381. nelium. Province de Eyou (Lugdunum). Archevêché. Primat des Gaules, ayant pour suffragants, depuis 1822 : Autun, Langres, Dijon, Saint-Claude, Grenoble. DATE N°MS. FONDATION. PREMIERS PRÉLATS. de suppression. fcyon (Lugdunum). Archevêchés n 8 siècle. Saint Pothin, vers 150. Autun (Auguslodunum) . m 8 siècle. Saint Amateur, vers 270. Mâcon (Matisco) . vi e siècle. Placide, 536. Supprimé, 1790. Chalon-sur-Saône (Cabillonum) . v° siècle. Paul vers 470. Supprimé, 1790. Langres (Lingoncs). m= siècle. Sénateur, saint Just, 220.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE. — N° ROMS. FONDATION. 38. Diocèses de la France. 887 Dijon (Divio) . Abbaye (iv e siècle). Évêché en 1731. Saint-Claude (Claudiopolis) . Abbaye Évêché en 1742. (v e siècle), sous le nom de Condat (Condatum) . PREMIERS PRÉLATS. Jean Bouhier, 1731. Joseph, de Madet, de Far- gues, 1742. DATE de suppression. Province de Malines (Mechlinia"). Evêché, VII e siècle; archevêché, en 1559. A partir de 1827, suffiragants, Tournay, Gand, Namur, Liège, Bruges. DATE koms. fondation. premiers prélats. de suppression. Maiines (Mechlinià) . Archevêché. Métropole en D'abord compris dans le diocèse de 1559. Tongres, puis érigé en Anvers (Ântuerpia) . D'abord unie au Érigé en Évêché diocèse de Cambrai. , 1559. Gand (Gandavum). Unie d'abord au Érigé en évêché diocèse de Tournai. 1559. Bruges (Brugœ) . D'abord église collé- Erigé en évêché giale, 961. , en 1559. Tpus (Ipra). Abbaye ad vn e siècle. Érigé en évêché en 1559. Ruremonde (Ruremonda). Église du Érigé en évêché vu e siècle. Bois-le-Duc'(Silva Ducis). Détachée du diocèse de Liège. au xvi e siècle. Érigé en évêché en 1561. PREMIERS PRELATS. Antoine Perrenot, 1562. Philippe Nigri. Cornélius Jansenius, 1568. Pierre Curtius, 1561. Martin-Baudoin Rithovius, 1562. Guillaume Lindanus, 1562. Supprimé, 1801. Supprimé, 1801. Supprimé, 1801. Supprimé, 1648. François Sonnius, 1562. Province de inavouée (Moguntiacum). Évêque créé au I er siècle. Depuis 1821, la province est composée des évêchés de Fulde, Rottenbourg, Limbourg, Lausanne, Bâle, Lausanne et Mayence, avec Freybourg en Brisgaw pour métropole. DATE de suppression. NOMS. FONDATION. Mayence [Moguntiacum). Archevêc. I er siècle. Worms (Vormatia) . iv e siècle. Spire (Spira, Civitas Nemetum). iv e siècle. Strasbourg (Argentoratum). iv e siècle. Constance (Constantia). D'abord à V e siècle. ? Windish (Vindonissa) . PREMIERS PRÉLATS. Saint Crescent, vers 80 Victor, 346. Jessé, 346. Saint Amand, 346. Saint Béat. Bubuleus, 517. Supprimé, 1801. Supprimé, 1801 Province de narbonne (Narbq - Martius). Siège fondé au ui e siècle. Elle cesse d'exister comme métropole en 1790; supprimé comme évêché , en 1802. DATE de suppression. PREMIERS PRELATS. Karbonne (Narbo-Martius) . Archev. Sainl-Pons-de-Tomières ( Pontiopolis) . Abbaye fondée en 936. Alet (Electa). Abbaye bénédict. fondée Érigé en évêché en 813. en 1318. Béziers (Biterris). iv c siècle. Nîmes (Nemausits). iv e siècle. Alais (Alesia). 1694. Lodèoe (Luteva). vi e siècle. FONDATION. III e siècle. Saint Paul, 251. Érigé en évêché Pierre Roger, 1318. en 1318. Barthélémy, 1318. Usés (Ucetia). Agde (Agatlia). Maguelonne (Magalona), pellier (Mons Pesstdus) Carcassonne (Carcasso). v e siècle. v e siècle, puis Mont- vi e siècle. VI e siècle. vi° siècle. Saint Aphrodise. Paulin, 418. Saint Félix, vers 400. Chevalier de Saulx. Saint Flour. Materne, 506. Constance, vers 419. Saint Vénuste, vers ('05 Boetius, 589. Saint Hilaire Serge, 589. Domnus, 571. Supprimé, 1802. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. Supprimé, .1702. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. Elne (ïïelena) , puis Perpignan (Per- pinianum). Province deParis {Lutetia Parisiorum). Évêché fondé par saint Denis, à une époque inconnue ; métropole en ;622. Aujourd'hui, cette province se compose des évêchés de Chartres, Blois, Orléans, Meaux, Versailles. Paris (Lutetia Parisiorum). Arche- vêché en 1 632. Versailles (Versaliœ). Chartres (Camutum). Blois (Blesi). Orléans (Aurelianum). Meaux (Meldi). FONDATION. Évêc, iii e siècle.? 1791. m e siècle. ? 1697. iv e siècle. iv e siècle. PREMIERS PRÉLATS. Saint Denis. L. Charrier de La Roche, 1802. . Adventus. De Berthier. Diopetus, 346. Saint Saintin, vers 350. DATK de suppression.__PAGESEPARATOR__888 GÉOGRAPHIE. EXPLICATION DES CARTES. Province de Reims (Rémi, Durocorlorum). Siège épiscopal au m c siècle. Depuis 1821, cette province comprend les évêchés de Soissons, Chàlons, Beauvais et Amiens. DATE FONDATION. PREMIERS PRÉLATS. de Suppression. Reims (Rémi Durocortorum). Archev. in' Soissons (Suessiones) . in' Laon (Laudunum, Lugdunam Cla- V e vatum) . Beauvais (Bellovaci). m' Châlons-sur- Marne (Catalaunum) . ni' Fermand (Veromanduorum civitas), iv e puis Noyon (Noviomagum) . Amiens (Ambiani). iv e Senlis (Silvanecti). IV e Térouane (Civitas Morinorum, Ta- vi e ruanna) et Boulogne (Gessoriacus, Bologna). '■ siècle. ' siècle, siècle. siècle, siècle, siècle. siècle, siècle, siècle. PREMIERS PRÉLATS. Saint Sixte, vers 290. Saint Sixte, vers 290. Saint Genebaud, 497. Saint Lucien, vers 290. Saint Memmie, vers 260. Hilaire. Saint Firmin, vers 300. Saint Rieul, vers 300. S. Antimond, vers 500. Supprimé, 17? Supprimé, 1790. Supprimé, 1790, Supprimé, 1790. Province de Rouen (Rolomagus). Ëvêché fondé au m e siècle. Depuis 1802 la province comprend les évêchés de Bayeux, Évreux, Sées et Coutances. DATE NOMS. FONDATION. PREMIERS PRÉLATS. de suppression. Rouen (Rotomagus). Archevêché. in e siècle. Nicaise, vers 280. Bayeux (Bajocœ). IV e siècle. Saint Exupère. Avranches (Abrincates) . vi e siècle. Nepos, 511. Supprimé, 1790 Évreux (Ebroïcse). IV e siècle. Saint Taurin, vers 380. Sées (Sagii). v° siècle. Saint Lain. Hubert, vers 500. Lisieux (Lexovii). vi c siècle. Theudebaud, vers 538. Supprimé, 1790. Coutances (Constantia) . v e siècle. Saint Ereptiole. Province de Sens (Agedincum). Évêché fondé au m« siècle. Ses suffiagants sont, depuis 1821 : Troyes, Nevers, Moulins. DATE FONDATION. NOMS. Sens (Agedincum). Archevêché Auxerre (Autissiodorus) . Troyes (Tricasses). Nevers (Nivernum). Moulins (Molinœ). PREMIERS PRÉLATS. III e siècle. Saint Savinien. Saint Séverin, 346. IV e siècle. Saint Pèlerin. Saint Valérien, vers 347 IV e siècle. Saint Amateur. vi e siècle. Saint Eulade. 1823. Antoine de Pons. de suppression. Supprimé, 1790. Province de Tarentaise ( Darentasia). D'abord Forum Claudii, évêché au V e siècle , métropole au viu c siècle Aujourd'hui, redevenu simple évêché, Moutiers-en-Tarentaise, dépend de la métropole de Chambéry. DATE de suppression. Tarentaise (Darentasia) . Archevêché v e siècle. Sion (Sedunum). iv e siècle. Aoste (Augusta-Prœtoria). iv e siècle. Chambéry (Camberiacum). Depuis , 1780. archevêché. PREMIERS PRÉLATS. Saint Jacques, 429. Saint Théodule, vers 380. Saint Eustache, vers 388. Michel Conseil. Province de Toulouse (Tolosa). Comprenant, depuis 1821, 3 évêchés : Pamiers, Carcassonne, Montauban. DATE de suppression. NOMS. Toulouse (Tolosa). Ëvêché. Pamiers (Apamia). Abbaye, 1090. Rieux (Rivi). Montauban (Mons Albanus). Abb., 934. Mirepoix (Mirapicium) . Saint-Papoul (Sancti Papuli Civitas). Abbaye. Lombes (Lombarium). Abbaye, 1000. Lavaur (Vaurum). FONDATION. m e siècle, arche- , vêché, 1327. Evêché, 1297. 1317. Évêché, 1317. 1318. Ëvêché, 1317. Évêché, 1328. 1317. PREMIERS PRÉLATS. Saint Saturnin, vers 260. Bernard Saisset. Guillaume de Brutia, 790. Bertrand du -Puy. Raimond Athon. Bernard de la Tour. Roger de Comminges, Roger d'Armagnac. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790, Supprimé, 1790.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE. — N° 38. Diocèses de la France. Province de Tours (Turones). Depuis 1862, les suffragants sont : Angers, Nantes, Le Mans. Tours {Turones). Archevêché. Le Mans (Cenomannum) . Angers (Andegavum). Rennes (Redones). Depuis 1862, ar- chevêché). Nantes (Namnetes). Quimper (Corisopitum). Vannes (Venetes). Bol (Dola). Saint-Pol-de-Léon {Sancti Pauli Leo- nensis Chitas). Aleth (Alecta). .puis Saint Malo (Sancli- Maclovii Civitas) . Tréguier (Trecorium). Saint-Brieuc (Sancti Brioci civ.). m e siècle. iv e siècle. iv e siècle. V e siècle. m e siècle. V e siècle. V e siècle. ix e siècle. VI e siècle. VI e siècle. 1032. 1032. PREMIERS PRÉLATS. Saint Gatien, 251. Saint Julien, 340. Defensor, 340. Febediolus, vers 440. Saint Clair, vers 260. Saint Corentin, vers 400. Saint Paterne, vers 465. Salacon, vers 847. Saint Paul Aurélien, vers 550. Saint Maclou, vers 550. Guillaume. Adam. DATE de suppression. Province de Trêves (Trevtri). Aujourd'hui évêché, depuis 1802. Trêves (Treviri). Archevêché. m e siècle. Mets (Mediomatricum., Mettx). m e siècle. Toul (Tullum). iv e siècle. Verdun (Virodunum) . iv e siècle. PREMIERS PRELATS. Saint Euchaire, vers 254. Saint Clément, vers 260. Saint Mansuit, vers 335. Saint Saintin, vers 332 . Province de Vienne. Supprimée comme évêché, 1*90. NOMS. FONDATION. PREMIERS PRÉLATS. "Vienne (Vienna). Archevêché. II e siècle. Grenoble (Gratianopolis) . m e siècle. Genève (Geneva). iv° siècle. Annecy (Anesiacum). 1822. Valence (Valentià) . iv e siècle. Die (Dea Vocontiorum) . m e siècle. Viviers (Vivarium). V e siècle. Saint-Jean de Maurienne (Mauriana). v e siècle. Saint Crescent, vers 150. Domninus, 381. Diogène. Claude de Thiollaz. Émilien, vers 360. Saint Mars, vers 220. Saint Janvier. Lucien. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. Supprimé, 1790. DATE de suppression. Supprimé, 1790. DATE de suppression. Supprimé, 1790. Supprimé, 1801. Supprimé, 1790. CARTE N° 59. PLANISPHÈRE POUR L'INTELLIGENCE DES DÉCOUVERTES MODERNES DEPUIS LE X e SIÈCLE JUSQU'A NOS JOURS. Dans cette carte, on peut voir la part que chaque peuple de l'Europe doit revendiquer dans l'inven- taire général des découvertes. Nous avons rappelé, dans le tableau, les plus importantes de ces décou- vertes en les classant dans leur ordre chrono- logique et en indiquant la patrie de chaque voya- geur. IX e siècle. 360-874. Islande découverte et occupée par les Normands : Ingolf et Naddod. (Danois.) X e et XI e siècles. 982-986- Occupation du Groen- land par Éric le Rouge. — Biarne reconnaît, vers la même époque, le pays, appelé Winland^-pav Leif. Établissements sur ces terres qui paraissent être la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick , le Labrador, le Canada et Terre-Neuve. — En 1121, voyage de l'évêque Éric, du Groenland chez les colons de Winland. (Danois.) XIII e siècle. 1246. Voyage de Plan-Carpin dans l'Asie centrale. Il visite le pays des Mongols, Ka- rakoroum résidence du khan Gaiouk, petit-fils de Gengiskan. (Ital.) — 1253. Ruysbroëk (Rubruquis) visite les mêmes régions. (Koll.) — 1271-1297. Voyage et séjour de Marco-Polo en Asie orientale, sous Cub'lay-Khan. Il visite la Chine, divisée en deux parties : le Cathay, au nord, cap. Clémentes; et le Mangi, au sud, cap. Quinsay;— Il parcourt la Cochinchine et Malacca, la Perse, connaît le Japon (Sipango). (Ital.) XIV e siècle. — 1390. Les frères Zeno explorent la terre de l'Amérique du nord , déjà découverte par les Normands. (Ital.) — 1336. Première reconnaissance des Canaries par les Portugais. — 1395. Reconnaissance des Canaries par les Espa- gnols et 1" occupation. XV e siècle. 1412. Cap Noun doublé. (Port.) — 1417. Jean de Béthencourt (Fr.) et Mariot de Béthencourt (Fr.) occupent les Canaries. — 1418. Jean-Gonsalès Zarco et Tristan Vas Texeira reconnaissent Puerto Santo. (Port.) — 1419. Les mêmes prennent possession de Ma- dère, déjà connue depuis 1432 (elle figure sur une carte du xiv e siècle). (Port.) — 1432. Velho Cabrai touche à Sainte-Marie, une d.6s Àcorss. — 1433. GiÙianes double le cap Bojador. (Port.)__PAGESEPARATOR__890 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Mort du roi Jean de Portugal. Influence heureuse de son 3 e fils, don Henri le Navigateur. — Avène- ment d'Edouard. XV e siècle.— 1438. Alphonse V, succède à Edouard. — 1441. IVw/7oTmtonreconnaîtlecapBlanc.(Port). — 1442. Poudre d'or du Rio del' Oro : Antonio Gonzalès. (Port.) — 1443. Nuno Tristan double le cap Blanc. (Port.) 1444. Première compagnie constituée à Lagos. Lanceïot Gilianes occupe les îles du banc d'Ar- guin. (Port.) — 1445. Gonsalo de Cintra explore ces parages. (Port.) — 1446. Denys Fernande 3 dépasse l'embouchure du Sénégal et reconnaît le cap Vert. (Port.) — 1447. Les Canaries, dont 4 avaient été occupées puis cédées par les Béthencourt au Portugal, sont entièrement conquises par Fernand de Castro, au nombre de 12- (Port.) Elles sont cédées à l'Espagne. — 1447. Lanceïot Gilianes découvre l'embouchure du Sénégal. (Port.) — 1448. Gonzalo Velho achève la découverte et l'occupation des Açores. (Port.) — 1456. Ca-di-Mosto découvre les îles du cap Vert. (Port.) — 1462. Antonio de Noli, Génois, complète cette découverte. — Gonsalo de Cintra reconnaît la côte de Sierra-Leone et le cap Mesurado. (Port.) — 1463. Mort de don Henri le Navigateur. — 1469. Fernand Gomes afferme du roi la Guinée. — - 1471. Oro de la Mina découvert par Jean de Santarem et Pedro de Escalona. On y établit bientôt après le 1 er comptoir portugais : Saint- Georges-de-la-Mina. (Port.) — 1471. La ligne est franchie. Fernando Pô dé- couvre l'île qui prit son nom. (Port.) — 1472. Découverte des Iles Saint-Thomas , Anno- bon et du prince. (Port.) — 1476. Jean de Colno découvre la terre de La- brador. (Polonais au service du Danemark.) — 1481. Jean II succède à Alphonse V, son père. — 1484-87. Alphonse de Payva et Covilham vont explorer, par la Méditerranée, l'Abyssinie, la mer des Indes, l'île Diu, le golfe Persique. (Port.) — 1484. Diego Cam remonte le Congo et parvient, sur la côte, jusqu'au 22° lat. sud. (Port.) — 1486. Barthélémy Diaz découvre le cap' des Tourmentes (de Bonne-Espérance). (Port.) — 1488. Cousin, de Dieppe, arrive à une terre in- connue qui paraît être le Brésil. (Franc.) — 1492. Christophe Colomb part de Palosle 3 août, et le 11 octobre débarque à San-Salvador (Guana- hani), Cuba (28 octobre), Hispanola (Saint-Do- mingue) (14 décembre), part le 16 janvier 1493 pour l'Espagne. (Ital.-Esp.) — 1493-94-95-96. Second voyage de Colomb. Il dé- barque le 3 novembre à Marie-Galante, découvre la Guadeloupe (10 novembre), Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Porto-Rico, touche à Saint-Domin- gue à Cuba, découvre la Jamaïque, et retourne en Europe le 21 avril 1496. (Ital.-Esp.) — 1495 Mort de Jean II. Avènement d'Emmanuel le Fortuné. — 1497. Les Vénitiens Gabotto, plus connus sous le nom de Cabot, envoyés par Henri VII d'Angle- terre, partent de Bristol et découvrent Terre- Neuve et la côte est de l'Amérique du nord. (Angl.) — 1497-98. Vasco de Gama double le Cap, explore et nomme la côte de Natal, reconnaît Mozambi- que, Mombaza, et traverse l'océan Indien, de Mé- ■ linde à Oalicut. (Port.) — 1498. Troisième voyage de Colomb. 31 juillet il aborde à la Trinité, reconnaît l'Orénoque et le continent du sud de l'Amérique, l'île Marguerite; visite Saint-Domingue etretourne en Europe. (Ital.- Esp.) — 1498-1500. Ojeda et Amerigo Vespucci explorent la côte ferme depuis Venezuela jusqu'à la pointe orientale du Brésil. Ils reconnaissent les embou- chures de l'Orénoque et de l'Amazone. (Ital.-Esp.) xvb 5 siècle. — 1500, Les frères Pinson explorent la côte orientale de l'Amérique du Sud. (Esp.) — 1500i Cortereal découvre le Labrador et le dé- troit qui est au Nord. (Esp.) — 1500. Alvarès Cabrai touche à la terre de Sainte- Croix, au Brésil et à Quiloa. (Port.) — 1502: Jean de la Nova découvre Saint-Hélène. (Port.) — 1502. Gama établit des comptoirs à Sofala^ à Mo- zambique (2 e voyage). (Port.) — 1502-1504. Quatrième voyage de Colomb. 11 dé- barque le 15 juin 1502 à Sainte-Lucie, découvre la Martinique, explore toutes les Petites-Antilles, touche à Porto-Rico, à Haïti, à la Jamaïque, à Cuba, et explore la côte du continent depuis le cap Gracias-à-Dios (Honduras) jusqu'à la baie de Porto-Bello (isthme de Panama), et part pour l'Europe le 14 septembre 1504. Il meurt en 1506. (Ital.-Esp.) — 1506. Tristan d'Acunha découvre l'archipel de son nom. (Port.) — 1506. Lorenso d'Almeïda découvre l'île Saint- Laurent (Madagascar), et touche à Quiloa, recon- naît les Laquedives et Ceylan. (Port.) — 1508-1514. Albuquerque s'empare de Socotora et d'Ormuz. (Port.) — 1510. Albuquerque prend Goa, explore Sumatra et Malacca. (Port.) — 1511. Abreu explore les îles de la Sonde et les Moluques. (Port.) — 1511-1528. Les Portugais revendiquent pour An- tonio Ambrea et François Sarram (1511) la dé- couverte de la Nouvelle-Guinée et de l'Australie. (Port.) Les Espagnols l'attribuent à Saavedra, 1528. En tout cas cette découverte n'appartient pas aux Hollandais. — 1512. Jean Ponce de Léon explore la Floride. (Esp.) — 1512. Fernand d'Andrada reconnaît les Maldi- ves. (Port.) — 1513. Nunez Balboa découvre l'océan Pacifique du haut des Cordillères. (Esp.) — Les Portugais reconnaissent Bornéo. (Port.) — 1516- Dias de Solis reconnaît l'embouchure de la Plata. (Esp.) — 1517. Fernand d'Andrada et Pères abordent en Chine (Macao). (Port.) — 1517. Cordova découvre et explore l'Yucatan. (Esp.) — 1518. Pineda explore la côte nord du golfe du Mexique. (Esp.). — Grijalva explore la baie de Campêche et la côte du Mexique. (Esp.) — 1519-1523. Fernand Cortès fait la -conquête du Mexique. (Esp.) — 1520-1521. Magellan découvre le détroit qui porte son nom, au sud de l'Amérique; les îles des Larrons ou Mariannes,et les îles Philippines. (Port, au serv. de l'Esp.) Il meurt la même année. — 1524. Verazsani, au service de François I 01 ', explore l'Amérique du Nord, au sud du Saint- Laurent. (Fr.) — 1524. Tigafetta ramène en Europe le navire la Victoire de la caravelle de Magellan, le premier qui ait fait le tour du monde (en 3 ans 35 jours). — 1525. Les Portugais reconnaissent l'Ile Célèbes. (Port.) — 1526. Cabot explore le Paraguay. (Esp.) — 1528. Narvaez explore la côte nord du Mexique. (Esp.) — 1534. Pizarre fait la conquête du Pérou. (Esp.) — 1534. Jacques Cartier rémonte le Saint-Laurent. (Fr.) — 1535. Mendozaa. Buenos-Ayres. (Esp.)__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE W° 39. Découvertes. 891 XVI e siècle. — 1536. Almagro fait la conquête du Chili. (Esp.) — 1536. Détroit de Waigatz découvert par les An- glais. (Ang.) — 1.541.- Antonio Faria y Sousa et Fernand Min- cies Pinto reconnaissent l'archipel Lyéou-Kiéou. (Port.) — 1541. Orcllana explore FAmazone. — 1542. Diego Jamoto, Christophe Borello et Fer- nand Mindes Pinto reconnaissent le Japon (Port.) — 1543. Moscoso Alvarado reconnaît le Mississipi. (Esp.) — 1545. Mascarerihas découvre les îles Mascarei- gne. (Port.) — 1553. Villoughby découvre le Spitzberg. (Ang.) — 1568. Mendana découvre les îles Salomon. (Esp.) — 1576. Forbisher découvre le détroit qui porte son nom. (Ang.) — 1577. Drake fait un voyage de circumnavigation. (Ang.) — 1578. Drake découvre la Terre-de-Feu. (Ang.) — 1580. Exploration dé là Sibérie, par le cosaque Irmak. — 1584. Walter Raleigh fonde la colonie de Vir- ginie. (Ang.) — 1585. Davis, cherchant le passage du nord- ouest, découvre le détroit qui porte son nom, puis celui de Cumberland et visite les côtes du Groenland. (Ang.) — 1592-1594. Davis et Hawkins reconnaissent les îles Malouines. (Ang.) — 1595. Mendana découvre les Marquises et l'ar- chipel Sainte-Croix. (Esp.) — 1597. Les Hollandais Barrents et Heinskerk re- connaissent le Spitzberg. (Holl.) — 1598. Corneille Houtman découvre les îles Co- mores. (Holl.) — 1599. Sebald de Weert découvre les îles Ma- louines ou Falkland. (Holl.) XVII e siècle. — 1606. Quiros découvre Taïti et les Nouvelles-Hébrides. (Esp.) — 1606-1608. Clmmplain explore le Canada et fonde Québec. (Fr.) — 1610. Jean Mayen découvre la terre de ce nom (océan- Glacial arctique). (Hol.) — 1610. Hudson découvre le détroit (ou baie) qui porte son nom. (Ang.) — 1611. Button le franchit. (Ang.) — 1616- Hartoqs explore la terre d'Endracht (Nou- velle-Hollande). (Hol.) — 1616. Davis (Anglais) avait découvert le détroit qui porte son nom, au N. de l'Amérique. (Ang.) Baffin nomme la mer à laquelle il donne accès. (Ang.) — 1616. Schouten et Lemaire découvrent le détroit de Lemaire et le cap Horn. (Hol.) — 1618. Abel Jannssen Tasman explore la terre qui prend son nom (côte nord de la Nouvelle- Hollande). (Hol.) — 1619. Edels explore la côte sud-ouest qui prend son nom (Nouvelle-Hollande). (Hol.) — 1623. Carpcnter reconnaît et explore le golfe et la côte de Carpentarie (N. de la Nouvelle-Hol- lande). (Hol.) — 1628. Witt reconnaît et explore le nord-ouest de la Nouvelle-Hollande. (Hol.) — 1629. Nuyts reconnaît et explore la terre de Nuyts. (Hol.) — 1642. Tasman découvre la Nouvelle-Zélande , l'archipel des Amis (îles Tonga) et les îles Tidji. (Hol.) — 1644. Exploration du fleuve Amour. (Russes.) — 1670-1682. Cavelier de La Salle explore la Loui- siane et reconnaît le cours du Mississipi. (Fr.) — 1671. Chardin visite la Perse, explorée égale- ment pendant ce siècle par Ta vemier et Tourne- fort (Fr.) — 1673-1711. Les trois voyages de circumnaviga- tion de l'Anglais Dampier (exploration des côtes de la Nouvelle-Hollande, de la Nouvelle-Bretagne et de la Nouvelle-Guinée. Détroit de Dampier). (Ang.) — 1686. Découverte des Carolines. (Esp.) — 1696. Découverte du Kamtchatka. (Russes.) XVIII e siècle. — 1722. Roggewen découvre les îles Pernicieuses et l'archipel Dangereux. (Hol.) — 1728. Behring reconnaît le détroit qui. sépare l'Asie de l'Amérique. (Dan.) — 1761-1767- Niebuhr (Allemand) explore l'Arabie, la Syrie, la Mésopotamie. — 1764. Byron découvre les îles Marshall, Mulgrava, Gilbert. (Ang.) — 1767. Les Anglais Wallis et Carteret explorent Taïti, et Carteret reconnaît l'archipel Sainte-Croix, découvert par Mindana, qu'il appelle archipel de la Reine-Charlotte, et découvre le canal Saint- George, qui sépare la Nouvelle-Bretagne de la Nouvelle-Irlande. (Ang.) — 1769-1774. Pallas (Prussien) visite la Sibérie. : — 1768-69. Voyage de Bruce en Abyssinie. (Ang.) — 1766-1769. Voyage du Français BougainvUle autour du monde. Découvre ou explore l'archipel de- la Louisiade, 1768; l'archipel Pomoutou ou Dangereux, les îles des Navigateurs ou de Sa- moa, les Grandes-Gyclades appelées par Cook, plus tard, les Nouvelles-Hébrides, les îles Salo- mon. (Fr.) — 1768-1779. 3 voyages du capitaine Cook autour du monde. — 1" Exploration de la Nouvelle- Galles du sud (en Australie), Taïti, Nouvelle-Zé- lande et détroit de Cook (1769-1770).— 2° Dé- couvre la; Nouvelle-Calédonie, 1774 et l'île Norfolk.— 3° Explore la mer Glaciale, au nord. du détroit de Behring, 1778; les îles Sandwich, où il est tué, en 1779, à Haway. (Ang.) — 1771-1772. Kcrgelen découvre la terre, qui a reçu son nom. (Fr.) — 1781-1784. Voyages de. Levaillant, Français, dans l'Afrique méridionale (Cafrerie). (Fr.) — 1785-1788. La Peyrouse, Français, découvre la Manche de Tartarie et le détroit de La Peyrouse, au Japon. 1787, explore les îles des Navigateurs, et meurt à Vanikoro, 1788 (dans l'archipel de la Reine-Charlotte). (Fr.) — 1787. Dixoi découvre les. îles de la Reine-Char- lotte. (Ang.) — 1791. D'Entrecastcaux , Français, explore la. côte sud de la Nouvelle-Hollande, le détroit qui. porte son nom et la.NouvellerCalédonie. (Fr.) — 1792. Vancouver, Anglais, explore les îles qui ont retenu son nom, côte nord-ouest de l'Amé- rique. (Ang.) — 1793. Voyage de l'Anglais Browne au Darfour. (Ang.) — 1796-1805. Voyage de Mungo-Park dans la ré- gion du Niger. (Ang.) — 1798. Détroit de Bass, entre la Tasmanie et l'Australie. (Ang.) XIX e siècle. 1800-1804. Voyage de MM. Alexandre de Humboldt et A. Bonpland en Colombie, au Pérou et au Mexique. — 1800-1804. Voyage du Français Baudin, mers d'Australie. (Fr.) — 1804-1805. Clarke et Lewis explorent les con- trées de FOrégon. (Améric.) — 1815-1821. Voyages du Français Cailliaud en Haute-Egypte et dans la région du Haut-Nil. (Fr.) — 1817. Voyage du Français Freycmet, mers australes. (Fr.) — 1819. Parry franchit le détroit de Lancastre et découvre l'archip'el Parry, au nord de l'Améri- que. (Ang.)__PAGESEPARATOR__892 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Xïï e siècle. — 1819. Long explore les contrées situées au nord-ouest du Mississipi. (Amer.) — 1819. Smith découvre les Shetland du Sud, mers Australes. (Ad g.) — 1821-22. Parry découvre le détroit ds Fury et de l'Hécla et la presqu'île de Melleville. (Ang.) — 1821 . Franklin découvre le golfe du Couronne- ment. (Ang.) — 1823-1827. Voyage de Denham et Clapperton (Anglais) au Soudan, au lac Tchad, à Sakatou, au Niger. (Ang.) — 1822-1823. Voyage de Duperrey. 11 découvre les îles Duperrey, d'Urville et Clermont-Tonnerre. (Fr.) — Weddell découvre les Orcades australes. (Ang.) — 1826-1829 et 1837-1839. Voyages de Dumont- Durtille : 1° Exploration des îles Viti ; — 2° dé- couverte des terres australes Adélie , Clary, Louis-Philippe. (Fr.) — 1826. Le major Laing visite Tombouctou et meurt dans le désert. (Ang.) — 1827-28. Dillon découvre des vestiges de La Peyrouse à Vanikoro. (Ang.) — Dumont-Durville en recueille les débris. — 1828. Caillié, Français, pénètre à Tombouctou. (Fr.) — 1829-30. John et James Ross découvrent la terre de Boothia. (Ang.) — 1830-32. Biscoe découvre la terre d'Enderby, les îles Biscoe et la terre de Graham. (Ang.) — 1839-40. Dumont-Durville découvre les terres Adélie et Clary. (Fr.) — 1839. Balleny. Terre Sabrina (mers australes). (Ang.) — 1840-1841. D'Arnaud (Français) remonte le Nil- Blanc, jusqu'à Gondokoro. (Fr.) — 1841. James Ross (Anglais) découvre la terre Vittoria, par le 79° lat. S. et les volcans Erebus et Terror. (Ang.) — 1845. Dernier voyage de J. Franklin aux mers arctiques. (Ang.) — 1849. Livingston découvre le lac N'gami dans l'Afrique australe. (Ang.) — 1849. Kraps découvre le mont Kénia et Rebman le mont Kilimandjara dans l'Afrique orientale. — 1851. Mac dure (Anglais) découvre le passage au nord de l'Amérique et le franchit. (Ang.) — 1851-1856. Explorations de Livingstone dans l'Afrique australe. (Ang.) — 1853-1855. Kane s'avance dans la mer polaire jusqu'au 82° lat. N. (Ang.) — 1851-1855. Voyages de Barth, Overweg et Ri- chardson dans le Soudan. Exploration du Bornou, par Barth (Le Benoué, Tombouctou, le lac Tchad). (Allem.-Ang.) — 1853-1856. Exploration du Soudan et du Waday, par Wogel. — 1858. Burton et Speke (Anglais) découvrent le lac Tanganika ou Nyanza. (Ang.) — 1859. Exploration du Bahr-el- Gazai, par Lejean. (Fr.) — 1862. Speke et Grant (Anglais) découvrent la région supérieure du Nil (lac Nyanza). (Ang.) N. B. Pour les récents voyages en Afrique, voy. les ta- bleaux et les cartes n° s 81, 83 et 88 qui en traitent spécia- lement. VOVAGES DE CHRISTOPHE COLOMB. (Voy. carte accessoire.) Colomb fit quatre voyages au nouveau monde et mourut cependant convaincu qu'il avait abordé en Asie orientale. 1 er voyage. Embarquement â Palos le 3 août 1492. Débarquement le 12 octobre à Guanahani, une des Lucayes [San-Salvador) ; le 17 à l'île Exuma; du 17 au 28, Las Arenas, Ferdinandina et Isabella; le 28, Cuba; exploration de la côte orien- tale, du 28 octobre au 5 décembre; arrivée à l'île Saint-Domingue (Haïti) le 6 décembre; exploration de cette île du 6 décembre au 16 janvier; départ pour l'Europe le 16 janvier 1493. 2 e voyage. Christophe Colomb touche à la Domini- que et à l'île Marie-Galante , le 3 novembre 1493; le 10 à la Guadeloupe; du 10 au 14, reconnaissance des îles Monserrat, Saint-Barthélémy, Saint-Martin et Sainte-Croix; du 16 au 19, Forto-Rico; 2 e explora- tion et règlement des affaires de Saint Domingue; exploration des côtes méridionales de Cuba et de la Jamaïque, du 19 novembre 1493 au 21 avril 1496; départ pour l'Europe. 3 e voyage. Arrivée à l'île de Trinité le 31 juillet 1498; reconnaissance du continent et de l'embou- chure de YOrénoque, du 31 juillet au 15 août; arri- vée à Saint-Domingue le 24 août. Retour en Europe la même année. 4 e voyage. Arrivée h Sainte-Lucie le 15 juin 1502; le 28 à Saint-Domingue; le 16 juillet à la hauteur de la Jamaïque; le 28 à la pointe occidentale de Cuba; le 30 au continent; exploration des côtes de l'Amérique centrale , du (Truxillo) C. Gracias- à-Dios, à la baie Porto-Bello, près du golfe de Darien, du 30 juillet 1502 au 1 er mai 1503. Retour à Cuba, puis à la Jamaïque, juin 1503. Départ de la Jamaïque le 28 juin 1504, et retour, en juil- let, à Saint-Domingue. Départ pour l'Europe le 12 septembre, 1504. Mort de Colomba Valladolid, 1506.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — N° 40. Mappemonde. 893 GEOGRAPHIE CONTEMPORAINE. CARTE N° 40. MAPPEMONDE 1 . § I. Termes cosmographiques. — La terre est une planète, et est, par conséquent , soumise à un mouvement de rotation sur elle-même et à un mouvement de révolution autour du soleil : le premier s'effectue en 23 heures 56 minutes 4 se- condes, ou un jour, et le second en 365 jours 5 heures 48 minutes 45 secondes, ou une année. — On a supposé un axe autour auquel elle tour- nerait. Les points extrêmes de cet axe ont été ap- pelés pôles. L'un a été nommé pôle arctique; parce qu'il semble dirigé vers la constellation de la Pe- tite Ourse; l'autre a reçu, par opposition, le nom de pôle antarctique. Puis on a figuré, à égale distance des deux pôles, une ligne imaginaire appelée équa- teur, qui partage la terre en deux parties ou hémi- sphères, dont l'un, boréal ou septentrional, est du côté du pôle arctique, et l'autre, austral ou mé- ridional, se trouve du côté du pôle antarctique. Perpendiculairement à l'équateur ont été tracés des cercles qui passent par les pôles, et sont connus sous le nom de méridiens, parce qu'il est midi et minuit en même temps pour tous les êtres qui se trouvent dans leur tracé. La distance d'un lieu à un méridien convenu est ce qu'on appelle la lon- gitude de ce lieu : chaque nation a adopté un mé- ridien particulier : en France, nous marquons la longitude des différents points du globe à partir du méridien qui passe par l'Observatoire de Paris. On dit que la longitude est orientale si le lieu est situé du côté où le soleil semble se lever pour le méridien convenu ; elle est occidentale si le lieu est du côté où le soleil semble se coucher. La lon- gitude d'un lieu est la distance où se trouve ce lieu du méridien adopié pour point de départ. Parallèlement à l'équateur, d'autres cercles, con- nus sous le nom de parallèles, marquent la latitude des lieux terrestres, c'est-à-dire leur distance à l'é- quateur. Il suit de là que la latitude d'un lieu est boréale ou australe, suivant l'hémisphère dans le- quel il est placé. La latitude d'un lieu est la dis- tance où se trouve ce lieu de l'équateur. — On a tracé 180 parallèles ou degrés de latitude, tous équidistants, et 360 méridiens ou degrés de- longi- tude dont l'écartement va toujours diminuant à me- sure qu'ils se rapprochent des pôles, où il passent tous. — Enfin, pour arriver à une détermination de plus en plus exacte de la position des différents lieux, on a divisé chaque degré en 60 minutes, cha- que minute en 60 secondes, et ensuite on a pris les fractions de la seconde. D'après ce que nous venons de dire, on voit que, pour déterminer la position d'un lieu, il suffit de connaître sa longitude et sa latitude : ainsi une ville est-elle à 20° 30' 25" de longitude, et à 30° 20° 40" de latitude boréale, cela veut dire qu'elle est située sur le méridien qui coupe l'équateur à 20° 30' 25" du méridien convenu et sur le parallèle de l'hémisphère boréal, qui est à 30° 20' 40" au-dessus de l'équateur. Nous avons dit que l'un des pôles s'appelle arc- tique, et l'autre antarctique; nous devons ajouter 1. Sources et documents : Les définitions cosmogra- pbiques sont empruntées, pour la plupart, à M. Babinet. que le premier se nomme aussi pôle boréal, nord et septentrion, et que le second prend les noms de pôle austral, sud et midi. — L'orient [oriens, qui se lève), ou côté vers lequel le soleil nous apparaît, se nomme aussi est ou levant, tandis que l'occident, côté où cet astre semble se coucher, porte les noms d'ouest et de couchant. Entre ces quatre points ap- pelés cardinaux, on a supposé vingt-huit autres points qui, avec eux, forment la rose des vents. Dans sa Gourse autour du soleil, la terre suit une ligne qui forme, avec l'équateur, un angle de 23° 27' 40" : deux cercles appelés tropiques, et paral- lèles à l'équateur, marquent au nord et au sud les points extrêmes de cette inclinaison , et circonscri- vent un espace qui reçoit deux fois par an les rayons verticaux du soleil : cet espace forme la zone torride, large, par conséquent, de 46° 55' 20", et comprenant 522 myriamètres. Des tropiques jusqu'à 23° 27' 57" des deux pôles, s'étendent des régions que limitent deux nouveaux cercles appelés cercles polaires : elles ne reçoivent jamais les rayons ver- ticaux du soleil, et forment les zones tempérées. — Enfin, des cercles polaires aux pôles, l'obliquité des rayons solaires et des nuits de plusieurs mois occasionnent des froids excessifs et marquent ce qu'on appelle les zones glaciales. § II. Division de la surface du globe en terres et en eaux. — La Cosmographie nous apprend que la terre est un sphéroïde aplati aux pôles et_ renflé vers l'équateur; son demi-diamètre équatorial est de 6 377 398 mètres, tandis que son demi-diamètre polaire n'est que de 6 356080 mètres, ce qui donne, our l'aplatissement des pôles, 21 318 mètres. — Sa surface est de 509 millions 950,820 kilomètres carrés, dont un quart environ est occupé par les terres etle reste par les eaux. § III. Division du monde en cinq parties. — Les trois continents (l'ancien, le nouveau et l'austral) comprennent cinq divisions : 1° Europe. Superficie : 97 780 040 kil. carrés. Population : 269 627 243 habitants; 2° Asie. Superficie : 45 685 920 kil. carrés; elle est donc quatre fois et demie plus grande que l'Eu- rope. Population: 656 682 173 habitants (relevé dif- ficile et qui n'est pas même approximatif) ; 3° Afrique. Superficie : 297 000 000 kil. carrés. L'Afrique, plus petite que l'Asie, est trois fois plus vaste que l'Europe. Population : 62 000 000 (chiffre très-douteux, pas même approximatif) ; 4° Amériq-je. Superficie : 38 000 000 kil. carrés. Population évaluée à 55 millions d'habitants ; 5° Océanie. Superficie évaluée à 10630 000 kil. carrés. Population : 24 millions d'habitants. § IV. Les Océans. — On partage la masse entière des eaux en cinq océans : 1 ° l'Océan Glacial Arc- tique; 2° l'Océan Atlantique; 3° l'Océan Glacial An- tarctique; 4° l'Océan Indien; 5° enfin l'Océan Paci- fique ou Grand Océan.. Les mers intérieures sont mentionnées dans la géographie spéciale de chaque pays. § V. GÉOGRAPHIE PHYSIQUE INTÉRIEURE. — La géographie physique est étudiée en détail pour__PAGESEPARATOR__894 GÉOGRAPHIE. EXPLICATION DES CARTES. chaque pays: nous nous bornerons donc à don- ner ici le tableau comparé : 1° des sommets les plus élevés du globe; 2° des plus grands fleuves. I. Montagnes. mètres. Mont Everest (Himalaya). Asie. 8 840 Mont Kinchin-Junga (id.), id. 8 588 Mont Dhawelagizi (id.), id. 8 187 Mont Tcbamoulari (ici) , id. 7 250 Volcan Aconcagua, Amérique. 6 834 Mont Nevado de Sorata, id. 6 486 Mont Chiinborazo, id. 6 530 Mont Nevado d'Illimani, id. 6 456 Mont Lullaillaco, id. 6 000 Mont Bokbda-Oola, Asie. 5 847 Volcan d'Antisana, Amérique. 5 832 Volcan de Cotopaxi, id. 5 750 Mont Picbu-Pichu (Arequipa), id. 5 670 Volcan de Popocatepetl, id. 5 400 Mont Ararat (Aménie), Asie. 5 262 Mont Elbrouz (Caucase), id. 5 007 Mont Kilimandjaro, Afrique. 5 000 Pic de la Nouvelle-Guinée, Océanie. 4 872 Mauna-Roa. I. Havaï, id. 4 840 Mont Blanc (France), Europe. 4 810 Mont Rosa (Alpes), id. 4 636 Monts Gojam (Abyssinie), Afrique. 4 600 Mont Cervin (Alpes i, Europe. 4 502 Volcan de feu (Guatemala), Amérique. 4 470 Mont Saint-Élie (Amérique russe), id. 4 450 Finster-Aar-Korn (Suisse), Europe. 4 362 Volcan Péchan, Asie. 4 290 Jung-Frau (Suisse), Europe. 4 180 Mont Samerou (Java), Océanie. 3 898 Monts Camerones (Guinée), Afrique. 3 870 Mont Ophir (Sumatra), Océanie. 3 720 Pic de Ténériffe, Afrique. 3 705 Mont Foussi-na-yama, Asie. 3 700 Mont Erebus (Mer du Sud), Océanie. 3 700 Mont Gounong-Dombo, id. 3 656 Monts Ambostimènes, Afrique. 3 508 Mont Nieuweld, id. 3 408 Mont Etna (Sicile), Europe. 3 314 Mont Maladetta (Pyrénées), id. 3 312 Mont Echardagh, id., id. 3 120 Grand Altaï, Asie. 3 118 Piton de l'île Bourbon, Afrique. 3 067 Mont RuskaPoyana, Europe. 3 025 II. Fleuves. kilemètre Nil, Afrique, environ 6 000 Mississipi et Missouri, Amérique. 5 800 Amazones, id. 5 400 Mackensie, Amérique. 4 900 Yenissei, Asie. 4 600 Yang Tse-Kiang, id. 4 300 Lena, id. 4 000 Hoang-Ho, id. 3 500 La Plata, Amérique. 3 500 Amour, Asie. 3 450 Volga, Europe. 3 400 Niger, Arique. 3 400 Saint-Laurent, Amérique. 3 300 Euphrate, Asie. 2 990 Danube, Europe. 2 800 Indus, Asie. 2.600 Para, Amérique. 2 574 Orénoque, id. 2 558 San Francisco, id. 2 534 Rio-del-Norte, id. 2 500 Gange, Asie. 2 500 Dnieper, Europe. 2 000 Orégon, Amérique. 1 769 Sénégal, Afrique. 1 700 Obio (rivière), Amérique. 1 600 Fleuve Orange, Afrique. 1400 Don, Europe. 1 400 Rivière Rouge, Amérique. 1350 Rbin, Europe. 1 300 Murray, Océanie. 1000 Tage, Europe. 840 Seine , id. 820 CARTE N° 41. DIVISION DE L'ESPÈCE HUMAINE EN GRANDES RACES. ETHNOGRAPHIE OU DISTRIBUTION DES RACES. Les races humaines peuvent se répartir sous les : six types suivants : Race blanche, race jaune, race nègre, race rouge, race boréale, race malayo-po- lynésienne. 1° Race blanche ou Caucasique. — Tète ovale, la face présente peu de saillie, lèvres minces, yeux horizontaux, couleur blanche, cheveux longs et lisses, barbe abondante. — Supériorité intellectuelle. — Elle comprend deux familles -.japétique ou indo- européenne, et sémitique ou syro -arabe. La famille japétique ou indo-européenne a son berceau historique dans la région qui s'étend du Caucase à l'Himalaya. Elle comprend les Aryas ou Aryens, aujourd'hui Hindous dans l'Hindoustan, et les Iraniens, souche médique et persane, dans l'Iran, le Khoraçan et le haut Tigre, aujourd'hui les Persans et Arméniens et quelques peuplades d'Asie mineure ; enfin les populations européennes, divi- sées en cinq rameaux : Grecs, Latins, Celtes, Ger- mains et Slaves. Ils occupent la Suède et la Russie centrale et méridionale, le Danemark, l'Angleterre, les Pays-Bas, l'Allemagne, les provinces slaves et grecques de l'Empire ottoman, la Grèce, l'Italie, la France et l'Espagne, le nord de l'Amérique, la côte des Etats-Unis et les colonies européennes répandues dans le monde, mais qui n'ont presque nulle part absorbé les races indigènes. La famille sémitique ou syro-arabe comprend les Israélites, les Egyptiens mélangés de Sémites et dç Chamites, les Arabes, les Bédouins qui en diffèrent sensiblement. Cette famille ou plutôt ces branches diverses occupent la Palestine, l'Arabie, la Syrie, l'Afganistan, l'Egypte, la Nubie, l'Abyssinie, les côtes barbaresques et probablement quelques^ ré- gions des Pyrénées sous le nom de Basques, débris de la nation des Ibères venus peut-être d'Afrique. 2° Race jaune ou Mongole.— Saillie des pom- mettes, paupières étirées vers les tempes, crâne ar- rondi, front plat, nez écrasé, oreilles longues et détachées, peau jaune et quelquefois brune, poils rares, cheveux plats et noirs. —Elle comprend cinq familles -.Mongols, Chinois, Indo-chinois , Tibétains et Turcs. La famille mongole comprend les Toun gousses et les Mongols proprement dits. Les premiers sont les Mandchoux et les peuples qui occupent les fractions septentrionales de la Chine. Us ont vraisembla- blement donné naissance aux Huns, aux environs du lac Baïkal. Les Hongrois qui en descendent sont aujourd'hui rattachés à la famille caucasique par__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. N° 41. Division en grandes races. 895 ' le mélange du sang. — Quant aux Mongols propre- ment dits, ils s'étendent des bords du Hoang-ho jus- qu'aux rives du Volga. LesKalmouks s'y rattachent. La famille chinoise, dont l'intelligence est plus développée, comprend les Chinois proprement dits, les Coréens et les Japonnais. La famille indo-chinoise comprend les Annamites, les Siamois et les Birmans. La famille tibétaine occupe le Tibet, le Népaul et les contrées voisines. La famille turque comprend les Kirghises, les Tar- tares, les populations du Turkestan. En Europe, et même en Asie occidentale, ils sont très-modifiés par le mélange avec la race blanche et se ratta- chent aujourd'hui plutôt à la race caucasique par le type physique. 3° Race nègre. — Mâchoires avancées, nez épaté, lèvres épaisses, pommettes saillantes, cheveux cré- pus et laineux, couleur noire, intelligence infé- rieure. Mais les traits physiques et moraux sont loin d'avoir un caractère général. Les principales divi- sions de la race nègre sont les nègres par excel- lence en Guinée :les habitants du Bornou, les Yolofs, les Fellatas, les Galbas , et les Caffres qui diffèrent sensiblement des premiers. La famille hottentotte r s'en éloigne tout à fait. Il en de même des Éthiopiens de la Nubie, dont le type est presque caucasien malgré la couleur noire de la peau. La famille australienne et papoue, noirs depeaux, mais différents des nègres africains par des carac- tères très-distincts, occupe les îles Timor et Flores, quelques districts de la Péninsule malaise, les Phi- lippines, la Nouvelle-Hollande, la Nouvelle-Irlande , la Nouvelle-Bretagne, la Nouvelle-Calédonie, la Nou- velle-Guinée , et quelques autres îles. 4° Race rouge ou Américaine. — Forme pyramy- dale de la tête, front étroit, peau cuivrée, rouge , cheveux plats, barbe absente. — D'ailleurs il existe une très-grande variété dans les familles améri- caines. — L'intelligence y est en général assez dé- veloppée. On peut distinguer la famille mexicaine, la fa- mille caraïbe, la famille ando-péruvienne avec le rameau araucanien. La famille des Patagons. 5° Race boréale. — Face large, taille courte, che- veux soyeux, barbe rare. Elle comprend : 1° les peu- ples situés sur les bords de l'Obi, de VOural septen- trional et qui sont* désignés sous le nom d'Ostiaks, de Vogouls, d'Ouroges; 2° les peuples du Volga (rive gauche du cours moyen), et de l'Oka, désignés sous le nom de Tchérémisses et de Mordvines ; 3° les Permiens (bassin de la Dvina) ; 4° les Finnois ou T chaudes très-mèlés aux races caucasiques et com- prenant les Esthoniens , les Finlandais et les La- pons; 5° les. Samoyèdes, en Sibérie et vers le gou- vernement d'Arkangel. Les peuples qui habitent le reste de la Sibérie sont pour la plupart de race mélangée. Les Eski- maux en Amérique appartiennent également à la race boréale. 6° Race malayo-polynésienne. — Crâne aplati, lè- vres saillantes, teint, jaune brun ou cuivré vert. Cette race est répandue dans les îles de la Sonde et dans toute la Polynésie. EUROPE. CARTE N° 42. CARTE D'EUROPE. Dans cette carte d'assemblage, sont représentés les sonttracées. Nous renvoyons, pour la géographie les différents États politiques de l'Europe, sauf ceux physique et politique, à chacun des États en parti- de la Confédération germanique dont les limites seu- lier. CARTE N° 43. LA FRANCE PHYSIQUE. Nous avons réuni, sur cette carte, les systèmes hydrographique et orographique, comprenant tout ce qu'il importe de connaître en fait de golfes, caps, îles, montagnes, fleuves et rivières. Pour ces der- nières, voy. cependant, soit les bassins historiques, cartes n° 32-37, soit la France administrative, cartes n° 45-48. Ces cartes , faites sur une plus grande échelle, ont permis de donner plus de place à cer- taines parties que sur la carte n° 43 qui représente l'ensemble de la géographie physique de notre, pays.__PAGESEPARATOR__896 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. CARTE N° 44. LA FRANCE GÉOLOGIQUE. Cette petite carte de la géologie actuelle de la France est empruntée à l'ouvrage, si connu, de M. Figuier, La terre avant le déluge. La légende qui accompagne cette carte nous dispense de toute explication : on y verra figurés, à l'aide de couleurs distinctes, les diverses parties de la surface du sol de la France par âge de formation, depuis le terrain primitif jusqu'aux terrains éruptifs. CARTES N os 43, 46, 47, 48. LA FRANCE ADMINISTRATIVE*. Gouvernement. Empire héréditaire. L'Empe- reur est assisté d'un conseil privé (décret du 1 er février 1858). Sénat. — Le Sénat est le gardien du pacte fonda- mental et des libertés publiques. Aucune loi ne peut être promulguée avant de lui avoir été sou- mise. Le Sénat s'oppose à la promulgation : 1° des lois qui seraient contraires ou qui porteraient atteinte à la Constitution, à la religion, à la morale, à la liberté des cultes, à la liberté individuelle, à l'égalité des citoyens devant la loi, à l'inviolabi- lité de la propriété et au principe de l'inamovibilité de l'a magistrature ; 2° de celles qui pourraient com- promettre la défense du territoire. Le Sénat règle par un sénatus-consulte : 1° la constitution des co- lonies et de l'Algérie ; 2° tout ce qui n'a pas été prévu par la Constitution et qui est nécessaire à sa marche; 3° le sens des articles de la Constitution qui donnent lieu à différentes interprétations. Ces sénatus-consultes sont soumis à la sanction de l'Em- pereur, et promulgués par lui. Le Sénat maintient ou annule tous les actes qui lui sont déférés comme inconstitutionnels par le Gouvernement, ou dé- noncés, pour la même cause, par les pétitions des citoyens. Le Sénat peut, dans un rapport adressé à l'Empereur, poser les bases des projets de loi d'un grand intérêt national. Il peut également pro- poser des modifications à la Constitution. Si sa proposition est adoptée par le Pouvoir exécutif, il y est statué par un sénatus-consulte. Néanmoins, est soumise au suffrage universel toute modification aux bases fondamentales de la Contitution, telles qu'elles ont été posées dans la proclamation du 2 décembre 1851 et adoptées par le peuple français. En cas de dissolution du Corps législatif, et jusqu'à une nouvelle convocation, le Sénat, sur la propo- sition de l'Empereur, pourvoit, par des mesures d'urgence, à tout ce qui est nécessaire à la mar- che du Gouvernement. L'Empereur convoque et proroge le Sénat; il fixe la durée de ses sessions par un décret. Les séances du Sénat ne sont pas publiques. Le Sénat vote tous les ans, à l'ouverture de la session, une adresse en réponse au discours de l'Empereur. Pendant la durée de la session, l'Em- pereur désigne des ministres, sans portefeuille, chargés de défendre devant le Sénat, de concert avec le président et les membres du Corps légis- latii, les projets de loi du Gouvernement (décret du 24 novembre 1860). Le nombre des Sénateurs, nommés directement par l'Empereur, ne peut excéder cent cinquante. Le Sénat se compose : 1° des cardinaux, des maré- chaux, des amiraux; 2° des citoyens que l'Empe- reur juge convenable d'élever à la dignité de Sé- _ 1. Documents. Almanach impérial ; Annuaires divers; situation de l'Empire et documents officiels empruntés au divers ministères. nateurs. Les Sénateurs sont inamovibles et à vie. Une dotation annuelle et viagère de trente mille francs est affectée à la dignité de Sénateur. Le Président et les vice-présidents du Sénat sont nom» mes par l'Empereur et choisis parmi les Sénateurs; ils sont nommés pour un an. Corps législatif. — L'élection a pour base la popu- lation. Il y a un député au Corps législatif à raison de 35 000 électeurs; néanmoins un député de plus est attribué à chacun des départements dans lesquels le nombre excédant des électeurs dépasse 17 500 (Sénatus-consulte du 27 mai 1857). Les députés sont élus par le suffrage universel sans scrutin de liste; ils reçoivent une indemnité; ils sont nommés pour six ans. Le Corps législatif vote, tous les ans, à l'ouverture de la session, une adresse en réponse au discours de l'Empereur. — L'adresse est discutée en pré- sence des commissaires du gouvernement, qui donneront toutes les explications nécessaires sur la politique intérieure et extérieure de l'Empire (dé- cret du 24 novembre 1860). — Pendant la durée des sessions, l'Empereur désigne des ministres sans portefeuille chargés de défendre devant la Chambre, de concert avec le président et les membres du Conseil d'État, les projets de loi du gouvernement (décret du 24 novembre 1860). Le Corps législatif discute et vote les projets de loi et l'impôt. Tout amendement adopté par la com- mission chargée d'examiner un projet de loi est renvoyé, sans discussion, au Conseil d'Etat par le président du Corps législatif,. Si l'amendement n'est pas adopté par le Conseil d'État, il ne peut pas êlre soumis à la délibération du Corps législatif. Conseil d'Etat. — Fonctions. — Le Conseil d'É- tat rédige les projets de loi et en soutient la dis- cussion devant le Sénat et le Corps législatif. — 11 propose les décrets qui statuent : 1° sur les affaires administratives dont l'examen lui est déféré par des dispositions législatives ou réglementaires ; 2° sur le contentieux administratif; 3° sur les con- flits d'attributions entre l'autorité administrative et l'autorité judiciaire. 11 est nécessairement appelé à donner son avis sur tous les décrets portant rè- glement d'administration publique ou qui doivent être rendus dans la forme de ces règlements. — Il connaît des affaires de haute police administrative à l'égard des fonctionnaires dont les actes sont dé- férés à sa connaissance par 1 Empereur. — Enfin, il donne son avis sur toutes les questions qui lui sont soumises par l'Empereur ou par les minis- tres. Composition. — Le Conseil d'Etat est composé : 1° D'un président, d'un vice - président , nommés par l'Empereur; 2° de quarante à cinquante con- seillers d'État en service ordinaire; 3° de conseil- lers d'État en service ordinaire hors section, dont le nombre ne peut excéder celui de quinze ; 4° de conseillers d'État en service extraordinaire, dont ïe__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — N os 45-48. France administrative. 897 nombre ne peut s'élever au delà de vingt; 5° de quarante maîtres des requêtes divisés en deux classes de vingt chacune; 6° de quatre-vingts au- diteurs, divisés en deux classes de quarante cha- cune. Un secrétaire général, ayant titre et rang de conseiller d'État, est attaché au Conseil d'État. — L'Empereur nomme et révoque les memhres du Conseil d'État. Le Conseil d'État est présidé par l'Empereur, et, en son absence, par le président du Conseil d'État. Celui-ci préside également lorsqu'il le juge convenable, les différentes sections adminis- tratives et l'assemblée du Conseil d'État délibérant au contentieux. Le Conseil d'État est divisé en six sections, sa- voir : Section de législation, justice et affaires étrangères; section du contentieux; section de l'intérieur , de l'instruction publique et des cultes ; section des travaux publics, de l'agriculture et du commerce ; section de la guerre et de la marine ; section, des finances. SERVICES PUBLICS RÉPARTIS PAR MINISTÈRES. 1. Ministère de la maison de l'Empereur et des Beaux-Arts. Direction des haras (voy. la France agricole et industrielle, tableau et cartes 54 et 55) ; bâtiments civils; — Beaux-Arts, Écoles : Éc. des Beaux-Arts, à Paris; — Académie de France à Rome; — Écoles des beaux-arts à Lyon et à Dijon. Établissements qui dépendent de ce ministère : Château de Saverne. — L'asile impérial créé au château de Saverne par le décret du 15 décembre 1857, est destiné aux veuves et aux filles des fonc- tionnaires civils ou militaires qui ont rendu des services à l'État. Musée des thermes et de l'hôtel de cluny. — Antiquités nationales. — Monuments historiques. — Le Musée des Thermes et de l'hôtel de Cluny, créé par la loi du 24 juillet 1843, est consacré aux monuments, meubles et objets d'art de temps an- tiques, du moyen âge et de la renaissance. Direction générale des archives de l'Empjre, rue de Paradis-du-Temple, 20. — Le dépôt central des archives de l'Empire renferme tous les docu- ments d'intérêt public appartenant à l'État, c'est-à- dire tout ce qui s'est conservé de plus précieux des nombreuses archives que formèrent successivement, depuis l'origine de la monarchie, les souverains de la France, les établissements religieux, les diverses juridictions et toutes les administrations. Constituées par Napoléon I £r , en 1808, en archives centrales de l'Empire français , elles furent établies alors dans le palais que le prince de Soubise avait fait con- struire, en 1706, sur l'emplacement et avec quel- ques parties des hôtels de Clisson, de Laval et de Guise. Les archives de l'Empire s'augmentent chaque jour des documents dont les ministères et les admi- nistrations qui en dépendent n'ont plus besoin pour leurs affaires courantes et journalières. Elles ren- ferment en ce moment plusieurs millions de titres, répartis dans environ 300 000 cartes, liasses, re- gistres, etc., etc. Musées impériaux: Louvre et Luxembourg, Versailles et Saint-Germain. — Le musée du Louvre comprend 5 conservations : 1° musée égyp- tien, 2° musée des antiques et de la sculpture mo- derne , 3° musée des peintures, des dessins et de la calcographie, 4° musée des souverains, objets d'art du moyen âge et de la renaissance, 5° musée ethno- graphique et maritime. Manufactures impériales. — Porcelaines, à Sèvres; — Tapis, aux Gobelins; — Bibliothèque imp. du Louvre; — Théâtre imp. de l'Opéra; — Palais des Tuileries et du Louvre; — Palais de VÉ- lysée; — Palais-Royal; — Palais de Saint-Cloud; — Palais de Strasbourg; — Palais de Compiègne; — Palais de Meudon; — Palais de Versailles; — Palais de Trianon ; — Palais de Rambouillet ; — Palais de Fontainebleau; — Palais de Pau. Forêts et domaines de la couronne (Voy. la France agricole et industrielle , tableau et carte, 54-55). II. ministère de la Justice et des Cultes. (Voy. la France judiciaire, tableau et carte, n° 51, et la France ecclésiastique, n° 50). III. ministère des affaires étrangères. Les puissances étrangères représentées en France, sont les suivantes : 1° Ambassadeurs et ministres des puissances étrangères residant en france. Autriche, Bade, Bavière, Belgique, Brésil, Chili, Danemark, Equateur , Espagne , États-Romains , États-Unis d'Amérique , Grande-Bretagne , Grèce , Confédération Germanique, république de Guate- mala, république d'Haïti, Hanovre, Hesse-Elec- torale, Hesse Grand-Ducale, royaume d'Italie, Mecklenbourg-Schwerin et Mechlenbourg Strelitz, Mexique, Monaco , Nassau , royaume de Nicara- gua, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Perse, Portugal, Prusse, Russie, république de Saint-Marin, Saxe- Royale, Saxe-Cobourg-Gotha , Suède et Norwége, Confédération Suisse , Turquie , Venezuela , Villes Anséatiques, "Wurtemberg. 2° La France est représentée par des ambassa- deurs et des ministres dans les États dont les noms précèdent et de plus au Brunswick, en Chine, à la république Argentine, à la Confédération Germa- nique, au Maroc. — Elle n'est représentée que par des consuls généraux chargés d'affaires au Chili, à l'Équatéur , à la Confédération Grenadine, à la république de Guatemala, à la république d'Haïti, au Maroc, à la république de Nicaragua , au Para- guay, au Pérou; (le ministre plénipotentiaire de France près la Saxe Grande-Ducale, représente éga- lement le pays auprès des Duchés de Saxe) ; au Venezuela et aux villes Anséatiques. Elle n'est pas représentée à Monaco ni à Saint-Marin. 1° Consuls généraux, consuls et vice-consuls des puissances étrangères dans l'empire. Anhalt-Dessau. — Paris, c. '. République Argentine. — Paris, c. g.; Dunkerque, c.;Le Havre, c; Nantes, c; Bordeaux, c.;Bayonne, c; Cette, c; Marseille, c. Autriche. — Paris, c. g.; Calais, a. c; Dunkerque, a. c.;Boulogne,v.c; Saint-Valéry-sur-Somme, a. c; Dieppe , a. c; Fécamp, a. c; Rouen, a. c; Le Havre, c; Honfleur, a. c; Caen, a. c; Saint- Valéry en Caux, a. c; Cherbourg, a. c; Saint-Malo, a. c; Lorient, a. c. Nantes, c; La Rochelle, a. c. ; Bordeaux, c. g.; Bayonne, v. c; Cette, a. c. ; Marseille, c. g.; Tou- lon, a. v. c; Bastia, v. c; Alger, c. g. ; Oran, v. c; Bone, v. c; Mostaganem, a. c; Bougie, a. c. ; Philippeville, a. c; Mulhouse, v. c. Marseille, v. c. Bade (Grand-duché de). — Le Havre, c. ; Bor- deaux, c; Marseille, c. ; Lyon, c; Strasbourg, c. Bavière. — Paris, c; Le Havre, c. ; Bordeaux, c; Bayonne, c; Montpellier et Cette, c; Marseille, c. ; Strasbourg, c; Lyon, c. Belgique. — Paris, a. c. : Dunkerque et Graveline, c; Lille, c; Valenciennes, c. ; Calais, v. c; Bou- logne, c; Saint-Valéry sur Somme, v. c; Rouen, c. et v. c; Le Havre, c; Cherbourg, v. c; Brest, c; Lorient, c. et a. c; Nantes, c; Noirmoutier, v. c; Saint-Martin de Ré, v. c; lie d'Oléron, v. c. ; La 1. Abréviations : c. consul; c. g. consul général; a. c. agect consulaire; v. c. vice-consul; a. v. c. agent vice- consul; c. a. consul-adjoint ; d. c. délégué consulaire. 57__PAGESEPARATOR__898 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Rochelle, c; Marenne, v. c; Bordeaux, c. etv. c; Bayonne, c. etv. c; Montpellier et Cette, c; Mar- seille, c; Toulon, c, v. c; Avignon, c; Lyon, v. c; Mulhouse, v. c. ; Reims, v. c; Alger, c; Bone, c. ; Oran, c; Ile de Gorée, c. Bolivie. — Paris, c. g.; Le Havre, c. g.; Nantes, v. c; Bordeaux, c. Brésil. — Paris, c. g. et v. c; Dunkerque, v. c; Calais, v. c; Boulogne, v. c. ; Abbeville, v. c; Le Havre, v. c; Cherbourg, V. c. Brest; v. c. ; Lorient, v. c; Nantes, v. c; Bordeaux, v. c. Bayonne, v. c; Cette, v. c; Montpellier, v. c; Port- Vendre, v. c; Marseille, c.v.et c; Toulon, v. c; Lyon, v. c; Alger, c; Oran, v. c; Cayenne, c. Brunswick. — Paris, c; Bordeaux, c. Chili. — Paris, c. g.; Le Havre, c. g. ; Bordeaux, c. g.; Cette, c. g.;Bayonne, c. g.; Marseille, c. Costa-Rica. — Paris, c. g., v. c; Dunkerque, c. ; Rouen, c; Le Havre, c; Saint-Malo, c; Bordeaux, c; Bayonne, c; Marseille, c. Danemark. — Paris, c. g.; Dunkerque, c. ; Ca- lais, v. c; Boulogne, v.,c; Abbeville, v. c; Mon- treuil-sur-Mer, v. c; Etaples, v. c; Gravelines, v. c; Saint-Valery-sur-Somme , v. c; Dieppe , v. c; Rouen, v. c; Fécamp , v. c; Le Havre, c. et v c; Honfleur, v. c; Caen, v. c. ; Gran- ville, v. c; Cherbourg, v. c., Saint-Malo, v. c; Lo- rient, v. c; Brest, v. c; Le Croisic, v. c; Nantes, c; Saint-Nazaire, c; Marennes, v. c; La Rochelle, c; Marans,v. c; Bordeaux, c. v.et c; Pauillac, v. c; Bayonne, c. et c. v.; LaNouvelle, v. c; Cette, v. c, c. a.; Marseille, c. et v. c; Port-Vendres, v. c; Tou- lon, v. c; Alger, c; Oran, v. c; Bone, v. c; Pon- dichery, v. c. Equateur. — Paris, c; — Le Havre, c; Bordeaux, c; Marseille, c. Espagne. — Paris, c. g. et v. c; Dunkerque, v. c, Lille, v. c; Calais, v. c; Boulogne, v. c; Montreuil- sur-Mer, v. c; Dieppe, v. c; Fécamp, a. c; Rouen, v. c. ; Le Havre, c. etv. c; Honfleur, a. c. ; Caen, v. c; Granville, v. c; Morlaix, v. c; Cherbourg v. c; Brest, v. c, Saint-Malo, v. c; Lorient, v. c. Saint-Nazaire, v. c; Nantes, c.etv. c; Ile-de-Ré,v. c. Ile-d'Oléron, wc; Oléron, v. c; La Rochelle, v. c. Marans, v. c; Rochefort , v. c; Libourne, v. c. Royan, v. c; Bordeaux, c. etv. c; Toulouse, v. c. Saint-Jean-de-Luz, v. c; Bayonne, c. et v. c; Nar- bonne, v. c; Agde, v. c; Saint-Tropez, v. c; Cette, c.etv. c; Montpellier, v. c. ; Cassis, v. c; Perpi- gnan, c. et v. c; Arles, v. c; La Ciotat, v. c; Mar- seille, c. etv. c; Toulon, v. c. ; Hyères, v. c; An- tibes, v. c; Martigues, v. c; Aiguës-Mortes , v. c. Nice, c. et v. c; Bouc, v. c; Bandol, v. c; Lyon v.c ; Bastia, v. c; Alger, c. g. etv. c; Oran, c.etv. c. Bone, v. c; Tenez, v. c; Mostaganem , v. c; Ne mours, v. c; La Calle, v. c. ; Cherchell, v. c. Bougie, v. c; Ile-Bourbon, v. c. États-Romains. — Bordeaux, c; Bayonne, c. Agde, v. c; La Ciotat, t. c; Cette, v. c; Marseille c. g. ; Toulon, v. c. ; Bastia, v.c; Alger; c. g. Oran a. c, Bone, a. c; Philippeville , a. c. Étals-Unis d'Amérique.— Paris, c. et v.c; Dun- kerque, v. c; Calais, a. c; Boulogne, a. c; Dieppe, a. c; Saint-Valery-sur-Somme , a. c; Rouen, a. c; Le Havre, c. etc. v.; Honfleur, a. c; Morlaix, v. c; Saint-Malo, v. c; Napoléon-Vendée, c; Lorient, c; Nantes, c; Saint-Nazaire, c. ; La Rochelle, a. c; Reims, a. c; Saint-Ma.rtin (Ile de Ré), a. c; Bor- deaux, a. c; Bayonne, v. c; Cette, a. c; Marseille, c; Toulon, a. c; Nice, a. c; Lyon, c, v. c; Sedan, c; Alger, c. ; Oran, a. c; Bone, a. c; Bougie, a. c. ; La Martinique , c. ; Basse-Terre, v. c. ; Gua- deloupe , c; Pointre-à-Pitre , c; Saint-Pierre et Miquelon, a. c; Cayenne, c; Iles delà Société, Taïti, c. Francfort (ville libre). — Le Havre, c; Bordeaux, c, Lyon, c. ; Alger, c. Grande-Bretagne et Irlande, c. ; Dunkerque, c. ; Calais, c. et v. c. ; Boulogne, c.; Saint-Valery-sur Somme, v. c; Dieppe, a. c; Rouen, v. c; Le Havre c. et v. c. , Honfleur, v. c. ; Caen, v, c. ; Granville v. c; Cherbourg, c. et v. c; Saint-Brieuc, v. c. Quimper, v. c; Morlaix, c. etv. c, Brest, v. c. Lorient, v. c; Saint-Malo, v. c. ; Les Sables, a. c. Nantes, c. et v. c; Le Croisic, v. c; Tonnay-Char, c. Ile d'Oléron , v. c. ; lie de Ré, v . c. Noirmoutier' v. c. ; La Rochelle, v. c. ; Marennes, v. c. La Nou velle, a. c. ; Royan, v. c; Bordeaux, c. etv. c. Bayonne, c. ; Pau, v. c; Cette, v.c; Saint-Tropez a. c; Marseille, c; Toulon, v. c, Cannes, v. c. Ajaccio, v. c; Bastia, c. etv. c. ; Calvi, v. c. : Boni facio, v. c; Alger, c. g. et et v. c; Oran, v. c; Bone, v. c; Philippeville, v. c. ; La Martinique, c, Gua- deloupe, c; Guyane Française, c; Basse-Terre, a, c; Taïti, a. c; Ile de la Réunion, a. c. Grèce. — Paris, c. g.; Bordeaux, c; Bayonne, v c. ; Cette, v. c. ; Montpellier, a. c; Marseille, c: Toulon, v. c; Lyon,v. c; Bastia, v. c; Alger, v. c; Oran, a. c; Bone, c. Confédération Germanique. — Paris, c. g. etv. c; Le Havre, c. et v. c; Nantes, c; Bordeaux, c; Bayonne, c ; Marseille , c. Guatemala (République de). — Paris, c. g.; Le Havre, c; Bayonne, c Haïti. — Le Havre, c ; Nantes, c; Bordeaux, c; Marseille, c; Nice. Hanovre. — Dunkerque , c. ; Calais , c ; Bou- logne, c; Rouen, v. c; Le Havre, c. g., v. c.; Morlaix, v. c; Cherbourg, c; Brest, v. c; Nantes, c; Saint-Martin de Ré, c; Bordeaux, v. c; Bayonne, v. c; Cette, v. c. ; Marseille, v. c; Alger, v. c. Havaii [Iles). — Paris, c. g. Hesse (Gi'and'Bucale). — Paris, ç. ; Le Havre c. : Bordeaux, c; Marseille, c; Lyon, c. ; Alger, c. Hesse Électorale. Paris, c. Italie. — Paris, c. ; Dunkerque, v. c ; Boulogne, v. c, Rouen, c. etv. c; Le Havre, c.- Cherbourg, c; Brest, d. c; Nantes, c; La Rochelle, v. c. ; Bor- deaux, c; La Nouvelle, v. c; Saint-Tropez, v. c; Bayonne, c; Cette, c. etv. c; Montpellier, v. c. ; Pont-Vendres, v. c; Marseille , c. g. , v. c ; La Ciotat, v. c; Arles, v. c; Toulon, c. ; Hyères, v.c; Agde, d. c; Bandol, v. c; Antibes, v. c; Fréjus, v. c; Cannes, v. c; Martigues, v. c; Aiguës-Mortes, v. c; Nice, c. g.; Chambéry, c. g.; Villef ranche , d. c; Menton, d. c; Aix, c g.; Grenoble, c;Lyon, c. g.; Ajaccio, v. c; Bastia, c; Calvi, d. c; Ma- cinaggio, d. c. ; Rogliano , d. c; San Fiorenza, d. c; Ile-Rousse, d. c; Porto-Vecchio , d. c; Bo- nifacio , d. c; Centuri, d. c. ; Solenzara, d. c; Propiano, d. c; Cervione, d. c; Alger, c etv. c: Bone, c; Philippeville, v. c; Saint-Raphaël, v. c. ; Mostaganem, d. c. ; La Calle, d. c. Libéria (République de). — Paris, c. Mecklenboury-Schwérin. — Paris, c; Dunker- que, c; Le Havre, c; Rouen, c.; Cherbourg, c; Brest, c; Bordeaux, c; Cette, c; Marseille, c. ; Toulon, c; Alger, c. Mexique. — Paris, c. g.; Dunkerque, c; Le Havre. c, Nantes, v. c. ; Bordeaux, c. et v. c; Bayonne. c; Marseille, c et v. c. Nicaragua'. — Paris, c; Boulogne, c; Bordeaux, c; Marseille, c; Nice, c. et v. c. Oldenbourg. — Paris, c; Boulogne, c; Dieppe, v. c- Rouen, v. c; Le Havre, c. g.; Caen, v. c; Cherbourg, v. c; Bordeaux, c; Cette, c. Paraguay. — Paris, c. Pays-Bas. — Paris, c g.; Dunkerque, c et v. c; Calais, c; Boulogne, c,v.c; Etaples, v.c; Abbeville, v. c Saint- Valéry-sur-Somme , v. c; Dieppe, v. c; Fécamp, v. c; Rouen, v. c; Le Havre, c. et v. c; Honfleur, v. c; Caen, c.etv. c; Granville, v. c; Cherbourg, v. c; Saint-Malo, c; Brest, c; Au- dierne et île de Sein, a. c; Nantes, c; Ile de Ke, Marennes, v. c. ; Marans v. c; Libourne, v. c., Royan, v. c; Bordeaux, c. etv. c; La Nouvelle,__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE MODERNE. — N° s 45-48. France administrative. 899 V. c; Bayonne, c. et v. c; Cette, c; Marseille, c. ; Toulon, c; Strasbourg, c. et v. c; Alger, c. ; Oran, v. c.- Bone, v. c. Pérou. — Paris, c. g. ; Le Havre, c; Bayonne, c; Lyon, c. ; Bordeaux c. et v. c. Perse. —Paris, c. g.; Elbeuf, c; Marseille, t.; Bordeaux, c. Portugal. — Paris, c. et v. c. ; Dunkerque, v. c; Calais, v. c. ; Boulogne, v. c. ; Abbeville, v. c; Dieppe, v. c; Fécamp, v. c; Rouen, v. c; Le Havre, c. g. et v. c; Honneur, v. c.; Caen, v. c; Saint-Valéry-en-Caux, v. c, Granville, v. c. ; Mor- laix, v. c. ; Saint-Malo, v. c; Brest, v. c; Lorient, v. c; Nantes, c; Libourne, v. c; Bordeaux, c; Bayonne, c. et v. c; Cette, c; Marseille, c; Toulon, v. c; Nice, c; Lyon, v. c; Alger, c; Oran, v. c; Bone, v. c; Philippe ville, v. c; Mostaganem, v. c; Saint-Denis (île de la Réunion), c. Prusse. — Paris, c. g ; Dunkerque, c; Calais, v. c; Boulogne, v. c; Abbeville, c; Saint-Valery- sur-Somme, c; Dieppe, v. c; Rouen, c; Le Havre, c; Honneur, a. c; Caen, v. c. ; Granville, a. c. ; Cherbourg , a. c; Brest, a. c; Saint-Malo , a. c; Lorient, a. c. ; Saint-Nazaire et Paimbœuf , a. c. ; Nantes, c. ; Noirmoutier, v. c; Marennes, a. c; La Rochelle, c; Saint-Martin-de-Ré, v. c; Ile d'O- léron, v. c ; Rochefort, v. c; Bordeaux, c, v. c. ; Bayonne, v. c; Cette, v. c; Cette et Montpellier, v. c; Marseille, c; Toulon, c; Alger, c; Bone, a. c; Oran, a. c. ; Bougie, a. c. Russie. — Paris, c. g., v. c; Dunkerque, v. c; Calais, v. c; Rouen, v. c; Le Havre, c; Cherbourg, c; Brest, c; Nantes, c; Bordeaux, c; Bayonne, c; Cette, c; Marseille et ports de la Méditerranée, c. g., v. c. ; Toulon, v. c. ; Alger, v. c; Oran, c. Saint-Marin (République de). — Paris, c. San Salvador (République de). — Paris, c. g.; Le Havre, c. et v. c; Nantes, v. c; Saint-Nazaire, v. c; Bordeaux, c..; Bayonne, v. c; Nice, v. c; Cherbourg, v. c. Saxe (royaume de). — Paris, c; Le Havre, c; Bordeaux, c; Bayonne, c. Saxe-Weimar. — Paris, c; Le Havre, c; Bor- deaux, c. Suède et Norwége. — Paris , c. g. ; Dunkerque c; Calais, c etv. c; Boulogne, v. c. ;Gra vélines, v. c. Abbeville, v. c; Saint-Valéry , v. c; Ëtaples, v. c. Fécamp, v. c; Dieppe, v. c; Le Tréport-Eu, V. c, Rouen, v. c; Caudébec, v. c; Le Havre, c. ; Har : fleur, v. c.;Honfleur, v.c: Trouville, v.c.;Caen,v. c. Courseulles, v. c; Isigny, v. c; Concarneau, v. c. Granville , v. c; Morlaix , v. c; Carentan, v. c. Cherbourg, v. c; Saint-Vaast-la-Haute , v. c. Tréguier, v. c; Saint-Malo, v. c. ; Lannion, v. c. Pontrieux, v. c; Douarnenez, v. c; Saint-Brieuc v. c; Lorient, v. c; Brest, v. c; Landerneau, v. c. Saint-Nazaire, v. c; Le Croisic, v. c; Royan, v. c Nantes, c. etv. c; Paimbœuf, v. c; Les Sables, v. c. Saint-Gilles-sur- Vie, v. c; Iles d'Oléron, v. c; Saint- Martin de Ré, v. c; Noirmoutier, v. c; Marans, v. c.,- La Rochelle, v. c; Rochefort, v. c; Marennes, v. c. ; Libourne, v. c. ; Bordeaux, c. et v. c. ; Nar- bonne, v. c; Bayonne, v. c; La Ciotat, v. c; Cette, v. c; Port-Vendres, v. c; Marseille, c. g.; Toulon, v. c; Hyères, v. c; Martigues, v. c.j Bouc, v. c; Bandol, v. c; Bastia , v. c; Alger, c. i. , v. c. ; Oran, v. c; Bone, v. c; Philippeville, v. c. Suisse (Confédération). — Le Havre, c. etv. c; Bordeaux, c. etv. c; Marseille, c; Lyon, c. et v. c; Bastia, c; Alger, c; Oran, v. c. Tunis — Marseille, a. c. Turquie. — Paris, c. g.; Boulogne, v. c; Dieppe, c; Rouen, c. et v.c; Le Havre, c.;Brest, c; Bordeaux, c; Marseille, c. g., v. c; Toulon, v. c; Lyon, c. Uraguay (République de l'). — Paris , c. g.; Dun- keraue, v. c.jLe Havre, c. et v. c; Saint-Nazaire, v. c; Nantes, c; Bordeaux, c. etv. c; Bayonne, c, et v. c; Cette, v. c; Marseille, c. et v. c. Venezuela (République de). — Paris, c. et a. c. ; Dunkerque, c. ; Boulogne, c; Le Havre, c; Cher- bourg, c; Nantes, c; Bordeaux, c, a. c; Bayonne, a. c; Marseille, a. c. ; La Martinique, a. c. Tilles libres et Anséatiques. — Paris, Dunkerque, Boulogne, Rouen, Le Havre, Morlaix, Cherbourg, Saint-Servan et Saint-Malo, Brest, Nantes, Bor- deaux, Bayonne, Cette et Montpellier, Marseille, Toulon, Alger, ont toutes des consuls. Wurtemberg. — Le Havre , c. ; Strasbourg , c, Lyon, c; Alger, c. g. 2° Consuls généraux, consuls et vice-consuls de France dans les villes et ports des nations étrangères. République Argentine. — Buenos-Ayres, c. g. Autriche. — Venise, c. g.; Milan, c. g.; Trieste, c. g. Belgique. — Anvers, c. g.; Ostende, c. Brésil. — Bahia, c; Fernambouc, .c. Chili. — Santiago, c. g. c. d'.; Valparaiso, c. Chine. — Shanghaï, c. g.; Canton, c. ; Hong- Kong, c; Tienn-t-Sinn, c; Hang-Kao, c. Danemark. — Elseneur, c. Equateur. — Quito, c. g., c. d. Espagne. — Cadix, c; Santander, c; Malaga, c..; La Corogne, c; Barcelone, c. g.; Carthagène, c; Valence, c; Palma, c; Saint-Sébastien, c.;Bilbao, c; Séville, c; La Havane, c; Santiago (Cuba), c; Porto-Rico, c; Manille, c. États-Romains. — Ancône, c; Civita-Vecchia, c. Anciens États-Unis de l Amérique Centrale. — Guatemala, c. g. , c. d. États-Unis de l'A mérique septentrionale. — Ne w- "York,, c. g.; Philadelphie, c; Charleston, c; Nou- velle-Orléans, c. ; Richmond, c; Boston, c; San- Francisco, c. g. Grande-Bretagne et Irlande. — Londres, c. g.; Liverpool, c; Edimbourg, c; Dublin, c; Glascow, c; Birmingham, c; Leeds, c; Malte, c. g.; Cor- fou, c; Gibraltar, c. g.; Singapour, c; Sidney, c; New-Castle, c. ; Port-Louis, c; Cap de Bonne-Es- pérance, c; Calcutta, c; Québec, c. g.; Melbourne, c g. Grèce. — Athènes, c. del. 1 ; Syra, c. Confédération Grenadine. — Sainte-Marthe, c; Panama, c. Haïti. — Port au Prince, c. g., c. d 2 . Grand-Duché de Hesse (Darmstadt) . — Mayence, c. Italie (Royaume d'). — Gênes, c. g.; Cagliari, c; Messine, c.;' Port-Maurice, c; Livourne, c.;Naples, c. g.;Palerme, c. g. Japon. — Jëdo, c. g. c. d. Madagascar. — Madagascar, c. Mascate. — Zanzibar, c. Empire du Mexique. — Mexico , c. de L; Véra- Cruz, c; Tampico, c. Norwége. — Christiania, c. g. Paraguay. — Assomption, c. Pays-Bas. — Amsterdam, c. g.; Rotterdam, c; Batavia, c. g.; Padang (Sumatra), c. Pérou. — Lima, c. g., c. d. Portugal. — Lisbonne, c; Porto, c. Prusse. — Dantzick, c, Stettin, c. Russie. — Saint-Pétersbourg, c; Riga, c; Odessa, c; Varsovie, c. g.; Tifflis, c; Moscou, c. Sandwich (Iles). — Honolulu, c. Saxe. — Leipsik , c' Siam (Royaume de). — Bangkok, c. Suisse. — Genève, c. Turquie , Barbarie et Maroc. — Andrinople , c. ; Bosna Séraï, c; Salonique, c; Smyrne , c. g.; La Canée, c.j Trébizonde , c; Bucharest, a. et c. g.; v. c.; Ile d'Oléron, v. c; Sables d'Olonne, v. c. 1. c. g. c. d. cons'j) général chargé d'affaires. 2. c. de 1. chancelier de légation.__PAGESEPARATOR__900 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Noirmoutier, v. c; La Rochelle, c; Rochefbrt, v. c; Djeddah, c; Bagdad, c. ; Mossoul, c ; Galatz , c. ; Yassy, c.j Belgrade, c. g.; Scutari (Albanie), c; Larnaca, c; Beyrouth, c. g.; Alep, c; Damas, c. ; Jérusalem, c; Alexandrie, a. et c. g.; Le Caire, c; Tripoli (Barbarie), c. g.; Tunis, c. g., c. d. ; Mo- Uruguay. — Montevideo, c. g., c. d. Venezuela. — Caracas, c. g., c. d. Villes Hanséatiques. — Hambourg, c. de 1. c. et Brème, c. IV. — Ministère de l'intérieur. 1° Administration départementale. Division de la France en départements, arrondis- sements et cantons. — Préfectures, Sous-Préfec- tures, Conseils de Préfecture , Conseils généraux de département. — Conseils d'arrondissement. Le territoire français est divisé en départements (89) et en arrondissements communaux (373), sub- divisés en cantons (2938) et en communes (37 510). La population ( recensement de ] 861 ) est de 37 382 225 individus. Il y a, pour chaque départe- ment un Préfet, un Conseil général de départe- ment élu par les assemblées communales sur les listes dressées pour les élections au Corps législa- tif, et compose d'autant de membres qu'il y a de cantons dans le département; un Conseil de préfec- ture nommé par l'Empereur , sur la présentation du Ministre de l'Intérieur. Il existe également dans chaque département un Conseil de l'Instruction pu- blique; un Directeur de l'Enregistrement et des Domaines, un Directeur des Contributions directes, un Directeur des Contributions indirectes , un Re- ceveur général (la Seine excepté) , et un ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées , tous résidant au chef-lieu; un Commandant militaire et un Sous-In- tendant militaire. Il y a, par arrondissement, un Sous-Préfet nommé par l'Empereur, et exerçant son autorité sous les ordres du Préfet. (L'arrondissement chef-lieu est administré immédiatement par le Préfet). H y a, en outre, dans chaque arrondisse- ment, un Conseil élu comme le Conseil général, un Tribunal de première instance, et un Receveur par- ticulier des finances. Il y a un Juge de paix par canton; dans chaque commune un Maire, avec un ou plusieurs adjoints et un Conseil municipal. Le Préfet est seul chargé de l'administration ; il fait exécuter les lois, décrets et arrêtés du Gouver- nement; il peut suspendre de leurs fonctions les maires et adjoints; il surveille toutes les parties de l'administration publique. Le Conseil de Préfecture prononce sur les de- mandes à fin de décharge ou de réduction de contributions directes; sur les difficultés entre les entrepreneurs de travaux publics et l'Administra- tion concernant le sens ou l'exécution des clauses de leurs marchés; sur les demandes' en dommages- intérêts procédant du fait des entrepreneurs et non de l'Administration; sur les demandes et contesta- tions concernant les indemnités dues, à raison des terrains pris ou fouillés pour la confection des ou- vrages publics ; sur les difficultés en matière de grande voirie; sur les autorisations de plaider de- mandées parles communes; sur le contentieux des domaines nationaux; sur certaines difficultés en matière d'élections; et, en général, ils sont les tribunaux de première instance de la justice admi- nistrative. Lorsque le Préfet assiste au conseil, il préside, en cas de partage, sa voix est prépondé- rante. Le Conseil général de département s'assemble chaque année ; l'époque et la durée de ses réunions sont déterminées par le Gouvernement ; l'Empereur nomme, parmi ses membres, le président, le vice- président et le secrétaire. Le Conseil général fait la répartition des contributions directes entre les ar- rondissements ; il statue sur les demandes en ré- duction de contingent formées par les communes, et préalablement soumises au conseil d'arrorïdis- sement; il détermine, dans les limites de la loi, le nombre de centimes additionnels dont l'imposition est demandée pour les dépenses du département; il entend le compte annuel que le préfet rend de l'emploi des centimes additionnels qui ont été des- tinés à ces dépenses; il exprime son opinion sur l'état et les besoins du département, et l'adresse au ministre de l'Intérieur. Les Conseils d'arrondissement s'assemblent deux fois par an aux époques fixées par le Gouverne- ment. Les présidents et secrétaires sont nommés pour chaque session par les Préfets; ces Conseils délibèrent sur les réclamations auxquelles donne lieu la fixation du contingent de l'arrondissement dans les contributions directes et sur les demandes en réduction formées par les communes ; ils répar- tissent entre elles les contributions et donnent leur avis sur les divers objets d'intérêt local. Le Conseil municipal se compose de 10 membres dans les communes de 500 habitants et -au-dessous ; de 12 dans celles de 501 à 1500; de 16 dans celles de 1501 à 2500; de 21 dans de 2501 à 3500; de 23 dans celles de 3501 à 10000; de 27 dans celles de 10 001 à 30000; de 30 dans celles de 30 001 à 40 000; de 32 dans celles de 40001 à 50 000; de 34 dans celles de 50 001 à 60000; de 36 dans celles de 60 001 et au-dessous. Le Conseil municipal se renouvelle intégralement tous les cinq ans. Les conseillers municipaux sont élus par rassem- blée des électeurs communaux, qui comprend tous les citoyens âgés de vingt et un ans, ayant, depuis six mois , leur habitation dans la commune. Sont éligibles les citoyens âgés de vingt-cinq ans. Les Maires et leurs adjoints sont nommés par l'Empereur, dans les chefs-lieux de département, d'arrondissement et de canton, et dans les com- munes qui ont 3000 habitants et au-dessus : ils sont nommés par le Préfet dans les autres communes. Les Conseils municipaux se réunissent quatre fois par an,. au commencement des mois de février, mai, août et novembre. Chaque session peut durer dix jours. Le maire préside le Conseil municipal : en cas d'absence ou d'empêchement , l'adjoint le remplace. Un conseil municipal ne peut valable- ment délibérer, s'il n'y a au moins la moitié des membres présents. TABLEAU DES DÉPARTEMENTS, ARRONDISSEMENTS ET CANTONS DE LA FRANCE. Départements. Arrondissements Belley. AIN. Bourg '. Gex. Ce départ, com- prend la Bresse, le Cantons. Ambérieu, Belley, Champagne, Hauteville, Lagnieu, Lhuis, Saint-Rambert, Seyssel, Virieu-le-Grand. Bâgé, Bourg, Ceyzeriat, Coligny, Montrevel, Pont-d'Ain.. Pont de-Vaux, Pont-de-Veyle, Saint-Trivier, Treffort. Collonges, Ferney, Gex. 1. Lesch.-l. d'arrondissements doiHles noms sont en petites capitales sont en même temps ch.-l. ou préfectures du département.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — N os 45-48. France administrative. 901 Départements. Arrondissements. Bugey, le Valromey Nantua. et l'ancienne princi- pauté de Dombes. Trévoux. AISNE. Château-Thierry. Il est formé par le Laonnais et le Sois- Laon. sonnais qui dépen- daient de l'Ile-de- France, par le Ver- Saint-Quentin. mandois et la Thier- rache, qui faisaient Soissons. partie de la Picar- die, et par une por- Vervins. tion de la Brie qui appartenait à la Champagne. ALLIER. La Palisse. Il est formé du Gannat. Bourbonnais. Montluçon. Moulins. ALPES (basses-). Barcelonnette. Castellane. Il est formé d'une Digne. partie de la Pro- vence. Forcalquier. Sisteron. ALPES (HAUTES-). Briançon. Embrun. Il est formé d'une Gap. partie du Dauphiné. ALPES-MARITIMES. Grasse. Il est formé de Nice l'ancien Comté de et Puget-Théniers. Nice et de Yarrond. de Grasse. ARDÈCHE. Largentière. Formé de l'ancien Privas Vharais. Tournon. ARDENNES. MÉZ1ÈRES. Formé d'une par- Rethel. tie de la Champa- gne. Rocroi. Sedan. Vouziers. ARIÉGE. Foix. Il est formé du Conserans, du Com- Pamiers. té de Foix et d'une partie du Langue- Saint-Girons. doc. AUBE. Arcis-sur-Aube. 11 est formé d'une Bar-sur-Aube. partie de la Cham- Bar-sur-Seine. pagne et d'une faible Nogent-sur-Seine. partie de la Bour- gogne (Champagne- Pouilleuse, Yallage). Troyes. Cantons. Brenod, Chàtillon-de-Michaille, Izernore, Nantua, Oyonnax, Poncin. Chalamont, Châtillon-sur-Chalaronne, Meximieux, Montluel, Tlioissey, Trévoux, Saint-Trivier-sur-Moignan. Château-Thierry, Charly, Condé, Fère-en-Tardenois, Neuilly- Saint-Front. Anizy-le-Château, Chauny, Coucy-le-Château, Craonne, Crecy- sur-Serre, Lafère, Laon, Marie, Neufchâtel, Rozoy-sur- Serre, Sissonne. Bohain, le Catelet, Moy, Ribemont, Saint-Quentin, Saint- Simon, Vermand. Braisne, Oulchy-le-Château, Soissons, "Vailly, Vic-sur-Aisne, Villers-Cotterets. Aubenton, la Capelle, Guise, Hirson, Nouvion, Sains, Vervins, Wassigny. Cusset, le Donjon, Jaligry, Lapalisse , le Mayet-de-Montagne, Varennes. Chantelle-le-Château, Ébreuil, Escurolle, Gannat, St.-Pour- çain. Cerilly, Commentry, Hérisson, Huriel, Marcillat, Montluçon (est), Montluçon (ouest), Montmarault. Bourbon-l'Archambault, Chevagnes, Dompierre, Lurcy-Lévy, Montet, Moulins (est), Moulins (ouest), Neuilly-le-Réal, Souvigny. Allos, Barcelonnette, le Lauzet, Saint-Paul. Annot, Castellane, Colmars, Entrevaux, Saint-André, Senez. Barrême, Digne, la Javie, les Mées, Mezel, Moustiers, Riez, Seyne, Valensole. Banon, Forcalquier, Manosque, Peyruis, Reillanne, Saint- Étienne. La Motte, Noyers, Sisteron, Turriers, Volonne. Aiguilles, Briançon, la Grave, Largentière, le Monestiers. Chorges, Embrun, Guillestre, Orcières, Savines. Aspres-les-Veynes, Bacillonnette, la Bastie-Neuve, Gap, La- ragne, Orpierre, Ribiers, Rozans, St-Bonnet, St-Etienne, St-Firmin, Serres, Tallard, Veynes. Antibes, Bar, Cannes, Coursegoules, Grasse, Saint-Auban, Saint- Vallier, Vence. Breil, Contes, PEscarène, Guillaumes, Levens, Menton, Nice (intr. muros), Nice (extr. muros), Puget-Théniers, Roques- terons, Saint-Etienne-aux-Monts, Saint-Martin-Lantosque, Saint-Sauveur, Sospel, Utelle, Villars, Villefranche. Burzet, Coucouron, Joyeuse, Largentière, Montpezat, Saint- Étienne-de-Lugdarès, Thueyts, Valgorge, Vallon, les Vans. Antraigues, Aubenas, Bourg-S.-Andéol, Chomérac, Privas, Rochemaure, Saint-Pierreville, Yilleneuve-de-Berg, Viviers, la Voulte. Annonay, le Chailard, Lamastre, Saint-Agrève, Saint-Féli- cien, Saint-Martin-de-Valamas, Saint-Péray, Satillieu, Ser- rieres, Tournon, Vernoux. Charleville, Flize, Mezières, Monthermé, Omont, Renwez, Si gny-1' Abbaye. Asfeld, Château-Porcien, Chaumont, Juniville, Novion-Por- cien, Rethel. Funiày, Givet, Rocroi, Rumigny, Signy-le-Petit. Carignan, Mouzon, Raucourt, Sedan {nord), Sedan (sud). Attigny, Buzancy, le Chêne, Grandpré, Machaull, Monthois, Tourteron, Vouziers. Ax, la Bastide, les Cabanes, Foix, Lavelanet, Quérigut, Ta- rascon, Vicdessos. Le Fossat, le Mas-d'Azil, Mirepoix, Pamiers, Saverdun, Va- rilhes. Castillon, Massât, Oust, Sainte-Croix, Saint-Girons, Saint- Lizier. Arcis-sur-Aube, Chavanges, Méry-sur-Seine, Ramerupt. Bar-sur-Aube, Brienne, Soulaines, Vandeuvre. Bar-sur-Seine, Chaource, Essoyes, Mussy, les Riceys. Marcilly-le-Hayer, Nogent-sur-Seine, Romilly-sur-Seine ; Villenuuxe-la-Grande. Aix-en-Othe, Bouilly, Ervy, Es'tissac, Lusigny, Piney, Troyes (1 er , 2 e et 3 e arrond.). '__PAGESEPARATOR__902 GÉOGRAPHIE. Départements. AUDE. Arrondissement; Carcassonne. Il est formé d'une partie du Langue- doc. Castelnaudary. Limoux. Narbonne. AVEYRON. Espalion. Il est formé de l'ancien Rouergue. Milhau. Rodez. Saint-Affrique. Villefranche. BOUCHES-DU-RHÔNE, Aix. Il est formé d'une partie de la Pro- vence. Marseille. Arles. CALVADOS. Il est formé d'une partie de la Nor- mandie. Bayeux. Caen. Falaise. Lisieux. Pont-l'Évêque. Vire. CANTAL. Adhillac. Il est formé d'une partie de Y Auver- gne. Mauriac. Murât. Saint-Flour. CHARENTE. Angoulême. Il est formé de YAngoumois etd'une partie de la Sain- tonge. Barbezieux. Cognac. Confolens. Ruffec. CHARENTE-INFÉR. Jonzac. Il est formé de YAunis et d'une par- tie de la Saintonge. La Rochelle. Marennes. Rochefort. Saintes. St-Jean-d'Angély. CHER. Bourges. Il est formé d'une partie du Berry. Saint-Amand. Sancerre. CORRÈZE. Brives. Il est formé d'une partie du Limousin. Tulle. Ussel. — EXPLICATION DES CARTES. Cantons. Alzonne, Capendu, Carcassonne {ouest), Carcassonne {est), Conques, Lagrasse, Mas-Cabardès, Montréal, Mouthoumet, Peyriac, Saissac, Tuchan. Belpech, Castelnaudary {sud), Castelnaudary (nord), Fan- jeaux, Salles-sur-1'Hers. Alaigne, Belcaire, Chalabre, Couiza, Limoux, Quillan, Axât, Saint-Hilaire. Coursan, Durban, Ginestas, Lésignan, Narbonne, Sijean. Entraigues, Espalion, Estaing, Laguiole, Mur de Barrés, St- . Amans, St-Chély, Sainte-Geneviève, St-Geniès. Campagnac, Laissac, Millau, Nant, Peyreleau, Saint-Bauzély, Salles-Curan, Séverac le Château, Vezins. Bozouls, Cassagne, Conques, Marcillac, Nancelle, Pont-de- Salars, Requista, Rignac, Rodez, la Salvetat, Sauveterre. Belmont, Camarès, Cornus, Saint-Affrique, St-Rome-de-Tarn, Saint-Sernin. Asprières, Aubin, Montbazens, Najac, Rieupeyroux, Ville- franche, Villeneuve. Aix (nord), Aix (sud), Berre, Gardanne, Istres, Lambesc, Salon, Martigues, Peyrolles, Trets. Aubagne, la Ciotat, Roquevaire, 1 er , 2 Q et 3° arr., Marseille (int.-mur.) ,, 4 e , b e , et 6 e arr., Marseille (ext.-mur.) Arles (1 er et 2 e arr.), Château-Renard, Eyguières, Orgon, les Saintes-Mariés, Saint-Remy, Tarascon. Balleroy, Bayeux, Caumont, Isigny, Ryes, Trévières. Bourguébus, Caen (est), Caen (ouest), Creully, Douvres, Evrecy, Tilly-sur-Seulles, Troarn, Villers-Bocage. Bretteville-sur-Laize, Morteaux-Coulibœuf, Falaise (1 er et 2 e arr.), Thury-Harcourt. Lisieux (1 er et 2 e cant.), Livarot, Mezidon, Orbec, St-Fierre- sur-Dives. Blangy, Cambremer, Dozulé, Honfleur, Pont-l'Évêque. Aunay, Bény-Bocage, Condé-sur-Noireau , St-Sever, Vassy, Vire. Aurillac (nord), Aurillac (sud), Maurs, Mont-Salvy, la Ro- quebrou, Saint-Cernin, Saint-Mamet, Vic-sur-Cère. Champs, Mauriac, Pleaux, Riom-ès-Montagne, Saignes, Saler s. Allanche, Marcenat, Murât. Chaudesaigues, Massiac, Pierrefort, Ruines, St-Flour (sud), St-Flour (nord) . Angoulême (1 er et 2 e arr.), Blanzac, Hierzac, Lavallette, Montbron, la Rochefoucault, Rouillac, St-Amant-de-Boixe. Aubeterre, Baignes, Barbezieux, Brossac, Chalais, Mont- moreau. Châteauneuf , Cognac, Jarnac, Segonzac. Chabannais, Champagne-Mouton, Confolens (sud), Confolens (nord), Montembœuf, St-Claud. Aigre, Mansle, Ruffec, Villefagnan. Archiac, Jonzac, Mirambeau, Montendre, Montguyon, Mont- lieu, St-Genis. Ars (île de Ré), Courçon, la Jarrie, La Rochelle (est), La Ro- chelle (ouest), Marans, Saint-Martin-de-Ré. Le Château (île d'Oléron), Marennes, Royan, St-Agnant, St- Pierre-d'Oléron, la Tremblade. Aigrefeuille, Rochefort (nord), Rochefort (sud), Surgèiv-;. Tonnay-Charente. Burie, Cozes, Gemozac, Pons, Saintes (nord), Saintes (sud), St-Porchaire, Saujon. Aulnay, Loulay, Matha, St-Hilaire, St-Jean-d'Angély, Saint- Savinien, Tonnay-Boutonne. Les Aix-d'Angillon, Baugy, Bourges, Charost, Graçay, Levet, Lury, Mehun, Saint-Martin-d'Auxigny, Vierzon. Charenton, Châteaumeillant, Châteauneuf, le Châtelet, Duu- le-Roy, la Guerche, Lignières, Nérondes, St-Amand 7 San- coins, Saulzay-le-Potier. Argent, Aubigny, la Chapelle-d'Angillon, Henrichemont , Léré, Sancergues, Sancerre, Vailly. Ayen, Beaulieu, Reynat, Brives, Donzenac, Juillac, Larcin, Lubersac, Meyssac, Vigeois. Argentat, Corrèze, Ëgletons, Mercœur, la Pleau, la Roclic- Canillac, Seilhac, Servières, Treignac, Tulle (nord), Tulle (sud), Uzerche. Bort, Bugeat, Eygurande, Meymac, Neuvic, Sornac, Ussel.__PAGESEPARATOR__Départements. CORSE. côte-d'or. Il est formé d'une partie de la Bour- gogne. COTES-DU-NORD. Il est formé d'une partie de la Breta- gne. CREUSE. Il est formé de la ci - devant Haute- Marche, et de quel- ques parties des an- ciennes provinces du Berri, du Bour- bonnais, du Limou- sin et de Y Auvergne. GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — N os 45-48. France administrative. 903 Arrondissements. Cantons. Ajaccio. Ajaccio, Bastelica, Bocognano, Evisa, Piana, Sainte-Marie, Salice, Sari, Sarrola, Soccia, Vico, Zicavo. Bastia. Bastia (l 01 ' et 2- e arr.), Borgo, Brando, Campile, Campitello, Cervione., Lama, Luri, Murato, Nonza, Oletta, Pero et Ca- sevecchie, Porta, Rogliano, St-Florent, San-Martino, San- Nicolao, San-Pietro, Vescovato. Calvi. Bélgodere, Calenzana, Calvi, Ile-Rousse, Muro, Olmi-et-Ca- Corte. Sartene. Beaune. Châtillon. Dijon. Semur. Dinan. Guingamp. Lannion. Loudéac. Saint-Brieuc Aubusson. Bourganeuf. Boussac. Guère t. DORDOGNE. Bergerac. Il est formé de l'ancien Périgord. Nontron. PÉRIGUEUX. Ribérac. Sarlat. DOUBS. Baume. Il est formé d'une partie de la Fran- che-Comté. Besançon. Montbéliard. PontarUer. DRÔME. Die. Il est formé d'une partie du Dauphiné. Montélimar. Nyons. Valence. EURE. Andelys. 11 est formé d'une partie de la Nor- Bernay. Calacuccia, Gastifao, Corte, Ghisoni, Moita, Mqrosaglia, Omessa, Piedicorte, Piedicroce, Pietra Prunelli, St-Lau- rent, Sermano, Serraggio, Valle-d'Alesani, Vezzani. Bonifacio, Levie, Olmeto, Petieto et Bichisano, Porto Vec- chio> Santa Lucia, Sartene, Serra. Arnay-le-Duc, Beaune (nord), Beaune (sud), Bligny-sur Ouche, Liernais, Nolay, Nuits, Pouilly-en-Auxois, St-Jean- de-Losne, Seurre. Aignay, Baigneux, Châtillon, Laignes, Montaigny, Recey- sur-Ource. Auxonne, Dijon (nord), Dijon (est), Dijon (ouest), Fontaine- Française, Genlis, Gevrey, Grancey, Is-sur-Tille, Mirabeau, Pontailler, St-Seine, Selongey, Sombernon. Flavigny, Montbard, Précy-sur-ïhil, Saulieu, Semur, Vit- teaux. Broons, Dinan (ouest), Dinan (est), Évran, Jugon, Matignon, Plancoët, Plélan-le-Petit, Ploubalay, St-Jouan. Bégard, Belle-Ile, Bourbriac, Saint-Nicolas, Callac, Guin- gamp, Maël-Carhaix, Plouagat-Châtelaudren , Pontrieux, Rostrenen. Lannion, Lézardieux, Perros-Guirec, Plestin, Plouaret, la Roche-Derrien, Tréguier. Collinée, Corlay, Gouarec, Lachèze, Loudéac, Merdrignac, Mur, Plouguenast, Uzel. Châtelaudren, Étables, Lamballe, Lanvollon, Moncontour, Paimpol, Pléneuf, Plœuc, Plouha, Quintin, St-Brieuc («.), St-Brieuc (sud). Aubusson, Auzance, Bellegarde , Chénérailles, la Courtine , Crocq, Évaux, Felletin, Gentioux, St-Sulpice-les-Champs. Bénévent, Bourganeuf, Pontarion, Royère. Boussac, Chambon, Châtelus, Jarnages. Ahun, Bonnat, Dun, Grand-Bourg, Guèret, St-Vaury, la Sou- terraine. Beaumont, Bergerac, Cadouin, Eymet, Issigeac, Laforce, . Lalinde, Montpazier, St-Alvère, Sigoulès, Vélines, Villam- blard, Ville-Franche-de-Longchapt. Bussière-Badil, Champagnac de Belair, Jumilhac, Lanouaille, Mareuil, Nontron, St-Pardoux-la-Bivière, Thiviersi Brantôme, Excideuil, Hautefort, Périgueux, St-Astier, Saint- Pierre-de-Chignac, Savignac-les-Églises, Thenon, Vergt. Monpont, Montagrier, Mussidan, Neuvic, Ribérac, St-Aulaye, Verteillac. Belvès, le Bugue, Carlux, Domme, Montignac, St-Cyprien, Salignac, Sarlat, Terrasson, Villefranche-de-Belvès. Baume, Clerval, FIsle-sur-le-Doubs, Pierrefontaine , Rouge- mont, Roulans, Vercel. Amancey, Audeux, Besançon (nord), Besançon (sud), Bous- sières, Marchaux, Ornans, Quingey. Audincourt, Blamont, Maiche, Montbéliard, Pont-de-Roide, le Russey, St-Hippolyte. Levier, Montbenoît, Morteau, Moutbe, Pontarlier. Bourdeaux, la Chapelle, Châtillon, Crest (nord), Grest (sud), Die, Luc-en-Diois , la Motte, Saillans. Dieu-le-Fit, Grignan, Marsanne, Montélimar, Pierrelate, St-Paul-trois-Châteaux. Le Buis, Nyons, Rémusat, Séderon. Bourg-du-Péage, Chabeuil, Grand-Serre, Loriol, Romans. St-Donat, St-Jean-Royans , St-Vallier, Tain, Valence. Les Andelys, Écos, Étrépagny, Fleur y-sur-Andelle, Lions- la-Forêt, Gisors. Beaumesnil, Beaumont-le-Roger, Bernay, Brionne, Broglie, Thiberville.__PAGESEPARATOR__904 Départements. mandie et de la par- tie septentrionale du Perche. EURE-ET-LOIR. Il se compose de portions des ancien- nes provinces de l'Orléanais, la, Beau- ce , le pays Char- train, partie de la Normandie, le Per- che, le Drouais et le Thimerais. GÉOGRAPHIE. Arrondissements. ÉVREUX. Louviers. Pont-Audemer. Chartres. Châteaudun. Dreux. Nogent-le-Rotrou. FINISTÈRE. Brest. Il est formé d'une partie de la Breta- gne. Châteaulin. Morlaix. Quimper. Quimperlé. GARD. Alais. Il est formé d'une partie du Langue- doc. Nîmes. Uzès. Le Vigan GARONNE (HAUTE). Muret. Il est formé d'une partie du Langue- doc , d'une partie de la Guyenne et Gas- cogne et d'une par- tie du Comminges. Saint-Gaudens Toulouse. Villefranche. GERS. Auch. 11 est formé d'une partie de la Guyen- ne et Gascogne. Condom. Lectoure. Lombez. Mirande. GIRONDE. Il est formé d'une partie de la Guyen- ne et Gascogne (le Bordelais, le Baza- dois). HÉRAULT. Il est formé d'une partie du Langue- doc. Bazas. Blaye. Bordeaux. La Réole. Lesparre. Libourne. Béziers. Lodève. Montpellier. Saint-Pons. - EXPLICATION DES CARTES. Cantons. Breteuil, Conches, Damville, Évreux (nord), Évreux (sud), Nonancourt, Pacy, Rugles, St-André, Verneuil, Vernon. Amfreville-la-Campagne, Gaillon, Louviers, Neubourg, Pont- de-1' Arche. Beuzeville, Bourg-Théroulde , Cormeilles, Montfort, Pont- Audemer, Quillebœuf, Routot, St-Georges du Vièvre. » Auneau, Chartres (nord), Chartres (sud) , Courville, Illiers, Janville, Maintenon, Voves. Bonneval, Brou, Châteaudun, Cloyes, Orgères. Anet, Brezolles, Châteauneuf, Dreux, la Ferté-Vidame, No- gent-le-Roi , Senonches. Authon, la Loupe, Nogent-le-Rotrou, Thiron-Gardais. Brest (1 er , 2 e et 3 e arr.), Daoulas, Landerneau, Lannilis, Lesneven, Ile Ouëssant, Plabennec, Ploudalmézeau, Plou- diry, St-Renan. Carhaix, Châteaulin, Châteauneuf, Crozon, le Faou, le Huel- goat, Pleyben. Landivisiau, Lanmeur, Morlaix, Plouescat, Plouzévédé, Plouigneau, St-Pol de Léon, St-Thégonnec, Sizun, Taulé. Briec, Concarneau, Douarnenez, Fouesnant, Plougastel-St- Germain, Pont-Croix, Pont-1'Abbé, Quimper, Rosporden. Arzano, Bannalec, Pont-Aven, Quimperlé, Scaër. Alais (ouest), Alais (est), Anduze, Barjac, Grand-Combe, Génolhac, Ledignan, St-Jean du Gard, St-Ambroix, Vé- zénobres. Aiguesmortes , Aramon, Beaucaire, Marguerittes , Nîmes (I er , 2 e et 3 e arr.), St-Gilles, St-Mamert, Sommières, Vauvert. Bagnols, Lussan, Pont-St-Esprit, Remoulins, Roquemaure, St-Chaptes, Uzès, Villeneuve-lès- Avignon. Alzon, Lasalle, Quissac, St-André-de-Valborgne, St-Hippo- lyte, Sauve, Sumène, Trêves, Valleraugue, le Vigan. Auterive, Carbonne, Cazères, Cintegabelle , Fousseret, Mon- tesquieu, Muret, Rieumes, Rieux, Saint-Lys. Aspet, Aurignac, Bagnères-de-Luchon, Boulogne, Isle-en- Dodon, Montréjeau, Saint-Béat, St-Bertrand, St-Gaudens, St-Martory, Salies. Cadours, Castanet, Fronton, Grenade, Léguevin, Montas- truc, Toulouse (nord), Toulouse (centre), Toulouse (sud), Toulouse (ouest) , Verfeil, Villemur. Caraman, Lanta, Montgiscard , Nailloux, Revel , Ville- franche. Auch (I er et 2 e arr.), Gimont, Jegun, Saramon, Vic-Fe- zensac. Cazaubon, Condom, Eauze, Montréal, Nogaro, Valence. Fleurance, Lectoure, Mauvezin, Miradoux, St-Clar. Cologne, Isle-Jourdain , Lombez, Samatan. Aignan, Marciac, Masseube, Miélan, Mirande, Montesquiou, Plaisance, Risele. Auros, Bazas, Captieux, Grignols, Langon, St-Symphorien , Villândraut. Blaye, Bourg, St-Ciers-la-Lande , St-Savin. Audenge, Belin, Blanquefort, Bordeaux (l ov , 2 e , 3 e , 4 e , 5 e et 6 e arr.), la Brède, Cadillac, Carbonblanc, Castelnau, Créon, Pessac, Podensac, St-André-de-Cuhzac, la Teste. Monségur, Pellegrue, la Réole, St-Macaire , Sauveterre, Targon. Lesparre, Pauillac, St-Laurent, St- Vivien. Branne, ' Castillon, Coutras, Fronsac, Guitres, Libourne, Lussac, Pujols, Sainte-Foy. Agde, Bédarieux, Béziers (1 er et 2 e arr.), Capestang, Flo- rensac, Montagnac, Murviel, Pézénas, Roujan, Saint-Ger- vais, Servian. Le Caylar, Clermont, Gignac, Lodève, Lunas. Aniane, Castries, Cette, Claret, Frontignan, Ganges, Lunei. les Matelles, Mauguio, Mèze; l re , 2 e et 3 e sect. de Mont- pellier, St-Martin-de-Londres. Olargues, Olonzac, St-Chinian, St-Pons, la Salvctat.__PAGESEPARATOR__Départements. Arrondissements. ILLE-ET-VILAINE. Fougères. Il est formé d'une partie de la
Bretagne. Montfort. Redon. Rennes. Saint-Malo. Vitré. INDRE. Chateauroux. Il est formé d'une partie du Berry, de la Touraine et du Bourbonnais. Issoudun. La Châtre. Le Blanc. INDRE-ET-LOIRE. Il est formé de la Touraine (Brenne) en grande partie, et de portions du Berry, de V Anjou et du Poitou. Chinon. Loches. Tours. ISÈRE. La Tour-du-Pin. Il est formé d'une partie du Dauphiné {Graisivaudan) . Grenoble. Saint-Marcellin. Vienne. JURA. Poligny. Il est formé d'une partie de la Fran- che-Comté. Dôle. Lons-le-Saulnier, .Saint-Claude. LANDES. Il est formé d'une partie de la Guyen- ne et Gascogne (le Chalesse, le Tursan et les Landes. Dax. Mont-de-Marsan Saint-Sever. LOIR-ET-CHER. Il est formé d'une partie de Y Orléa- nais , d'une faible portion de VAnjou et du Berry (Blai- sois, Vendômois, So- logne) . Blois. Bomorantin. Vendôme. LOIRE. Montbrison. Ce départ, est tiré de celui de Rhône- et-Loire, qui a été divisé en deux, sous les dénominations de la Loire et du Rhône, et comprend le Fores. Boanne. Saint-Étienne. LOIRE (HAUTE-). Ce dép. est formé de tout l'anc. Velay, Brioude. Le Puy. en Languedoc, d'une partie de YAuver- Cantons. Antrain, Fougères {sud), Fougères {nord), Louvigné-du- Désert, St-Aubin-du-Cormier, St-Brice. Becnerel, Montauban, St-Méen, Montfort, Plelan. Bain, Fougeray, Guichen, Le Sel, Maure, Pipriac, Redon. Château-Giron, Hédé, Janzé, Liffré, Mordelles, Rennes (1 er , 2 e , 3 e et 4 e arr.), St-Aubin-d'Aubigné. Cancale, Chàteauneuf, Combourg, Dol, Pleine-Fougère, Pleurtuit, St-Malo, St-Servan, Tinténiac. Argentré, Châteaubourg , la Guerche, Rétiers, Vitré (ouest), Vitré {est). Ardentes, Argenton , Buzançais, Chateauroux, Châtillon, Écueillé, Levroux, Valençay. Issoudun (nord-est), Issoudun (sud-ouest), Saint-Christophe, Vatan. Aigurande, Éguzon, La Châtre, Neuvy-St-Sépulcre, Sainte- Sévère. Bélâbre, Le Blanc, Mézières, St-Benoît-du-Sault , St-Gaul- tier, Tournon. Azay-le-Rideau , Bourgueil, Chinon, Isle-Bouchard , Lan- geais, Richelieu, Sainte-Maure. Grand-Pressigny, La Haye-Descartes, Ligueil, Loches, Mon- trésor, Preuilîy. Amboise, Bléré, Château-la-Vallière , Château-Renault , Mont- bazon, Neuillé-Pont-Pierre , Neuvy-le-Roy, Tours (centre), Tours (sud), Tours (nord), Vouvray. Bourgoin, Cremieu, Grand-Lemps, Morestel, le Pont-de- Beauvoisin, St-Geoire, la Tour-du-Pin, Virieu. Allevard, Bourg-d'Oisans, Clelles, Corps, Domène, Valbonnais, Goncelin, Grenoble (nord-ouest) Grenoble (est), Grenoble (tud), Mens, Monestier-de-Clermont, la Mûre, Saint- Laurent-du-Pont, Sassenage, le Touvet, Vif, Villard-de- Lans, Vizille, Voiron. Pont-en-Royans, Rives, Roybon, St-Étienne, St-Marcellin, Tullins, Vinay. Beaurepaire, la Côte-St-André, Heyrieux, Meyzieux, Roussil- lon, St-Jean-de-Bournay, St-Symphorien , la Verpillière, Vienne (nord) , Vienne (sud). Arbois, Champagnole, Poligny, Nozeroy, les Planches, Sa- lins, Villers-Farlay. Chaumergy, Chaussin, Chemin, Dampierre, Dôle, Gendrey, Montbarrey, Montmirey-le-Château, Rochefort. Arinthod, Beaufort, Bletterans, Clairvaux, Conliége, Lons-le- Saulnier, Orgelet, St-Amour, St-Julien, Sellières, Voiteur. Les Bouchoux, Moirans, Morez, St-Claude, St-Laurent. Castets, Dax, Montfort, Peyrehorade, Pouillon, St-Martin-de- Seignaux, St-Vincent, Soustous. Arjuzanx, Cabarret, Grenade, Labrit, Mimizan, Mont-de-Mar- san, Parentis, Pissos, Roquefort, Sabres, Sore, Villeneuve. Aire, Amou, Geaune, Hagetmau, Mugron, St-Sever, Tartas (est), Tartas (ouest). Blois (est), Blois (ouest), Bracieux, Contres, Herbault, Mar- chenoir, Mer, Montrichard, Ouzouer-le-Marché, St-Aignan. Mennetou, la Motte-Beuvron, Meung-sur-Beuvron, Romoran- tin, Salbris, Selles-sur-Cher. Droué, Mondoubleau, Montoire, Morée, St-Amand, Savigny, Selommes, Vendôme. Boën, Feurs, Montbrison, Noirétable, St-Bonnet-le-Château , St-Galmier, St-Ceorges-en-Couzan , Soleymieux (St-Jean), St-Rambert. Belmont, Charlieu,Néronde, la Pacaudière, Perreux, Roanne, St - Germ. - Laval, St-Haon-le-Châtel, St- Just-en-Chevalet, St-Symphorien-de-Lay. Bourg-Argental, le Chambon, Pelussin, Rive-de-Gier, Saint- Chamond, St-Étienne (sud-est), St-Etienne (n.-est), Saint- Étienne (s.-ouest). St-Étienne (n.-ouest), St-Genest-Malifaux, St-Héand. Auzon, Blesle, Brioude, la Chaise-Dieu, Langeac, Lavoute, Paulhaguet, Pinols. Allègre, Cayres, Craponne, Faï-le-Froid , Loudes, le Monas- tier, Pradelles, le Puy (n.-ouest) , le Puy (s.-est), St-Juhen, St-Paulien, Saugues, Solignac, Vorey.__PAGESEPARATOR__906 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Départements. gne, de quelques communes du Gé- vaudan et du Viva- rais, eu Languedoc; enfin, de quelques comm. du Forez. Arrondissements, Tssingeaux. LOIRE-INFÉRIEURE. Il est formé d'une partie de la Breta- gne (Retz) . Ancenis. Châteaubriant. Nantes. Paimbœuf. Savenay. LOIRET. Gien. ' Montargis Il est formé d'une partie de VOrlé Or- nais et du Berry (Gâtinais) . Orléans Pithiviers. LOT. Cahors. Il est formé d'une partie de la Guyenne et Gascogne (Quer- Figeac. Gourdon. LOT-ET-GARONNE. Agen. Il est formé d'une Marmande. partie de la Guyenne et Gascogne (A gé- nois). LOZÈRE. Il est formé d'une partie du Langue- doc [Gévaudan). MAINE-ET-LOIRE. Il est formé pres- qu'en entier de V Anjou et d'une fai- ble partie du Poitou {Saumurois , Ven- dée-Boccage). Il est formé d'une partie de la Nor- mandie (le Coten- tin). Il est formé d'une partie de la Cham- pagne [Champagne Pouilleuse), Argon- ne en partie, le Per- thois, le Rémois. Nérac. Villeneuve-sur-Lot . Florac. Marvejols. Mende. Angers. Baugé. Cholet. Saumur. Segré. Avr anches. Cherbourg. Coutances. Mortain. Saint-Ld. Valognes. Chalons. Épernay. Reims. Sainte-Menehould. Vitry-le-Francois. Cantons. Bas, Monistrol, Montfaucon, St-Didier, Tence, Yssingeaux. Ancenis, Ligné, Riaillé, St-Mars-la-Jaille, Varades. Châteaubriant, Derval, Moisdon-la-Rivière , Nort, Nozay, Rougé, St-Julien de-Vouvantes. Aigrefeuille, Bouaye, Carquefou, la Chapelle-sur-Erdre, Clis- son, Légé, le Loroux-Bottereau, Machecoul, Nantes (1 er , 2 e , 3 e , 4*, 5 e et 6 e arr.), St-Philbert, Vallet, Vertou. Bourgneuf, Paimbœuf, le Pellerin, Pornic, St-Père-en-Retz , Blain, le Croisic, Guemené-Penfao , Guérande, Herbignac, Pont-Château, St-Étienne, St-Gildas-des-Bois, St-Nazaire, St-Nicolas-de-Redon, Savenay. Briare, Châtillon-sur-Loire, Gien, Ouzouer-sur-Loire, Sully. Bellegarde, Gbâteaurenard, Châtillon-sur-Loing, Courtenay, Ferrières, Lorris, Montargis. Artenay, Beaugency, Châteauneuf, Cléry, la Ferté, Jargeau, Meung, Neuville-aux-Bois , Orléans (l or , 2 e , 3 e , 4 e et 5 e arrond.), Patay. Beaune-la-Rolande, Malesherbes, Outarville, Pithiviers, Pui- seaux. Cahors [nord), Cahors (sud), Castelnau, Catus, Cazals, Lal- benque, Lauzès, Limogne, Luzech, Montcuq, Puy-1'Évê- que, St-Géry. Brétenoux, Cajarc, Figeac (ouest), Figeac (est), Lacapelle, Latronquière, Livernon, St-Céré. La Bastide, Gourdon, Gramat, Martel, Payrac, St-Germain, Salviac, Souillac, Vayrac. Agen (1 er ot 2° arr.), Astaffort, Beauville, Laplume, Laroque, Port-Sainte-Marie, Prayssas, Puymirol. Bouglon, Castelmoron, Duras, Lauzun, Marmande, Mas- d'Agénais, Meilhan, Seyches, Tonneins. Casteljaloux, Damazan, Francescas, Houeillés, Lavardac, Me- zin, Nérac. Cancon, Castillonnès, Famel, Monclar, Monflanquin, Penne, Sainte-Livrade, Tournon, Villeneuve, Villeréal. Barre, Florac, le Massegro, Meyrueis, Pont-de-Montvert, Sainte-Énimie, St-Germain-de-Calberte. Aumont, la Canourgue, Chanac, Fournels, le Malzieu, Mar- vejols, Nasbinals, St-Chély, St-Germain-du-Teil, Serverette. Le Bleymard, Châteauneuf, Grandrieu, Langogne, Mende, St-Amans, Villefort. Angers (1 er , 2 e et 3 e arr.), Briolay, Chalonnes, le Louroux- Béconnais, les Ponts-de-Cé, St-Georges-sur-Loire, Thouarcé. Baugé, Beaufort, Durtal, Longue, Noyant, Seiches. Beaupréau, Champtoceaux, Chemillé, Cholet, Montfaucon, Montrevault, St-Florent. Doué, Gennes, Montreuil-Bellay, Saumur (sud), Saumur (n.-est), Saumur (n.-ouest), Vihiers. Candé, Châteauneuf, • le Lion-d'Angers, Pouancé, Segré. Avranches, Brécey, Ducey, Cranville, La Haye Pesnel, Pon- torson, St-James, Sartilly, Villedieu. Beaumont, Cherbourg, Octeville, les Pieux, St-Pierre-Église. Bréhal, Cerisy-la-Salle, Coutances, Gavray, La Haie-du-Puits, Lessay, Montmartin-sur-Mer, Périers, St-Malo-de-la-Lande , St-Sauveur-Lendelin. Barenton, Isigy, Juvigny, Mortain, St-Hilaire-du-Harcouet , St-Pois, Sourdeval, le Teilleul. Canisy, Carentan, Marigny, Percy, St-Clair, SWean-de-Daye, Saint-Lô, Tessy, Thorigny. Barneville, Bricquebec, Montebourg, Quettebou, Sainte-Mère- Eglise, St-Sauveur-le- Vicomte, Valognes. Châlons, Écury-sur-Coole , Marson, Suippes, Vertus. Anglure, Avize, Dormans, Épernay, Esternay, Fère-Cham- penoise, Montmirail, Montmort, Sézanne, Ay, Beine, Bourgogne, Châtillon, Fismes, Reims (1 er , 2 e et 3 e arr.), Verzy. Ville-en-Tardenois. Dommartin-sur-Yèvre , Sainte-Menehould, Ville-sur-Tourbe. Heiltz-le-Maurupt , Saint-Remy-en-Bouzemont , Sompuis , Thiéblemont, Vitry-le-François.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — 1 05 45-48. France administrative. 907 Départements. MARNE (HAUTE-) . Arrondissements. Chadmont. Il est formé d'une partie de la Cham- pagne, de quelques portions de la Bour- gogne (Vallage, Bas- signy). . Langres. Vassy. MAYENNE. Château-Gonticr Il est formé d'une partie du Maine, et d'une portion de l'Anjou. Laval. Mayenne. MEURTHE. Lunéville. Il est formé d'une partie de la Lor- raine. Nancy. Sarrebourg. Tout Château- Salins . MEUSE. Bar-le-Duc. Il est formé d'une partie de la Lor- raine (Barrais, Ar- gonne) . Monimédy. Saint-Mihicl . Verdun. MOREIHAN. Lorient. Formé d'une par- tie de la Bretagne. Napoléonville. Ploërmel. Vannes. MOSELLE. Formé d'une par- tie de la Lorraine. Briey. Metz. Sarreguemines. Thionville. NIÈVRE. Formé du Niver- nais et d'une petite partie de Y Orléa- nais et de la Bour- gogne (Morvan). Château-Chinon Clamecy. Cosne. Nevers. NORD. Avesnes. Formé de la Flan- dre (Cambrésisetle Wallone). Cambrai. Douai. Bunker que. Hazebrouck. Lille. Valenciennes. OISE. Beauvais. Formé d'une par- tie àeY Ile-de-France et d'une partie de la Clermont. Cantons. Andelot, Arc-en-Barrois , Bourmont, Château villain, Chau- mont, Clefmont, Juzennecourt, Nogent-le-Roi, Saint-Blin, Vignory. Auberive, Bourbonne, Fays-Billot, la Ferté-sur-Amance, Langres, Longeau, Montigny-le-Roy, Neuilly, Prauthoy, Yarennes. Chevillon, Doulaincourt, Doulevant, Joinville, Montier-en- Der, Poissons, St-Dizier, Yassy. Bierné , Château-Gontier , Cossé-le- Vivien , Craon , Grez-en- Bouère, St-Aignan-sur-Roë. Argentré, Chailland, Evron, Laval (est), Laval (ouest), Loiron, Meslay, Montsurs, Sainte-Suzanne. Ambrières, Bais, Couptrain, Ernée, Gorron, le Horps, Lan- divy, Lassay, Mayenne (est) Mayenne (ouest), Pré-en-Pail, Villaine-la-Juhel. Baccarat, Bayon, Blamont, Gerbéviller, Lunéville (nord), Lunéville (s. -est). Haroué, Nancy (est), Nancy (nord), Nancy (ouest), Nomeny, Pont-à-Mousson, Saint-Nicolas, Vézelise. Fénétrange, Lorquin, Phalsbourg, Réchicourt, Sarrebourg. Colombey, Domèvre, Thiaucourt, Toul (nord), Toul (sud). Albestroff, Château-Salins. Delme, Dieuze, Vie. Ancerville, Bar-le-Duc, Ligny, Montier-sur-Saulx, Revigny, Triaucourt, Vaubecourt, Vavincourt. Damvillers, Dun, Mautfaucon, Montmédy, Spincourt, Stenay. Commercy, Gondrecourt, Pierrefitte, St-Mihiel, Vaucouleurs, VigneuÛes, Void., Charny, Clermont, Étain, Fresnes-en-Woëvre, Souilly, Varen- nes, Verdun. Auray, Belle-Ile-en-Mer, Belz, Hennebont, Lorient (1 er et 2 e arr.), Plouay, Pluvigner, Pontscorff, Port-Louis, Quiberon. Baud, Cléguerec, le Faouët, Gourin, Guémenée, Locminé, Napoléonville. Guer, Josselin, Malestroit, Mauron, Ploërmel, Rohan, St-J.- Brévelay, la Trinité. Allaire, La Gacilly, Elven, Grandchamp, Muzillac, Questem- bert, la Roche-Bernard', Rochefort, Sarzeau, Vannes (1 er et 2 e arrond.). Audun-le-Roman, Briey, Conflans, Longuyon, Longwy. Boulay, Faulquemont, Gorze, Metz (1 er , 2 e et 3 e arr.), Pange Verny, Vigy. Bitciie, Forbach, Gros-Tenquin, Rorbach, St-Avold, Sarralbe, Sarreguemines, Volmunster. Bouzonville, Cattenom, Metzervisse, Sierck, Thionville. Château-Chinon, Châtillon, Luzy, Montsauche, Moulins-En- gilbert. Brinon, Clamecy, Corbigny, Lormes, Tannay, Varzy. Cosne, Donzy, La Charité. Pouilly, Premery, St-Amand. Decize, Dornes, Fours, Nevers, Pougues, Saint-Benin-d'Azy, St-Pierre-le-Moutier, St-Saulge. Avesnes (nord), Avesnes (sud), Bavay, Berlaimont, Landre- cies, Maubeuge, Quesnoy (est), Quesnoy (ouest), Solre-le- Château, Trélon. Cambrai (est), Cambrai (ouest), Carnières, le Cateau, Clàry, Marcoing, Solesmes. Arleux, Douai (nord), Douai (sud), Douai (ouest), Marchien- nes, Orchies. Bergues, Bourhourg, Dunkerque (est), Dunkerque (ouest), Gravelines, Hondschoote, Wormhoudt. Bailleul (n.-est), Bailleul (s. -ouest), Cassel, Hazebrouck (n.), Hazebrouck (sud), Merville, Steenvoorde. Armentières, la Bassée, Cysoing, Haubourdin, Lannoy, Lille (n.-est), Lille (centre), Lille (s.-est), Lille (s.-Oïiest), Lille (ouest), Pont-à-Marcq, le Quesnoy, Roubaix, Seclin, Tour- coing (nord), Tourcoing (sud). Bouchain, Condé, St-Amand (1 er et 2 e arr.), Valenciennes (nord), Valenciennes (sud), Valenciennes (est). Auneuil, Beauvais (s. -ouest), Beauvais (n.-est), Chaumont, Coudray-St-Germer, Formerie, Grandvilliers , Marseille , Méru, Nivillers, Noailles, Songeons. Breteuil Clermont, Crèvecœur, Froissy, Liancourt, Maigne- lay, Mouy, St-Just-en-Chaussée.__PAGESEPARATOR__908 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Départements. Arrondissements. Picardie (Beauvoi- Csmpiègne. sis, Vexin français) , Senlis. ORNE. Alençon. Formé de la Nor- mandie et du Per- che septentrional. Argentan. Domfront. Mortagne. PAS-DE-CALAIS. Arras. Formé de l'Artois et d'une partie de la Picardie (Boulo- nais, Morinie, Pon- thieu). Bcthune. Boulogne. Montreuil. Saint-Omer. Saint-Pol. PUY-DE-DÔME. Ambert. Formé d'une par- Clermont-Ferrand. lie de Y Auvergne. Issoire. Riom. Thiers. BASSES-PYRÉNÉES . Baijonne. Formé du Bearn et d'une partie de la Gascogne (Labour, B.-Navarre, Soûle). Oloron-Ste-Marie. Orthez. Pau. Mauléon. HAUTES-PYRÉNÉES. Bagnères. Formé d'une par- tie de la Gascogne (Bigorre, Commin- ges). Ar gelés. Tarbes PYRÉNÉES-ORIENT. Formé du Bous- sillon et d'une fai- ble partie du Lan- guedoc. Céret. Perpignan. Prades. BAS-RHIN. Saverne. Formé d'une par- tie de l' Alsace et de quelques parties de la Lorraine. Schlestadt. Strasbourg. Weissembourg. HAUT-RHIN. Belfort. Formé d'une par- tie de VA Isace (Sund- gau) et anc répu- blique de Mulhouse. Colmar. Mulhouse. Cantons. Atticby, Compiègne, Estrées-Saint-Denis, Guiscard, Lassigny, Noyon, Ressons, Ribécourt. Betz, Creil, Crépy, Nanteuil, Neuilly-en-Theile, Pont-Sainte- Maxence, Senlis. Alençon, [est), Alençon (ouest), Carrouges, Courtomer, Mesle- sur-Sartbe, Sées. , Argentan, Briouze, Ecoucbé, Exmes, la Ferté-Fresnel, Gacé, le Merlerault, Mortrée, Putanges, Trun, Vimoutiers. Atbis, Domfront, la Ferté-Macé, Fiers, Juvigny, Messey, Pas- sais, Tincbebray. Bazoches-sur-Hoêne, Bellême, Laigle, Longni, Mortagne, Moulins-la-Marche, Noce, Pervenchères , Rémalard, le Theil, Tourouvre. Arras (nord), Arras (sud), Bapaume, Beaumetz, Bertincourt, Croisilles Marquion, Pas, Vimy, Vitry. Bétbune, Cambrin, Carvin, Houdaïn, Lens, Lillers, Norrent- Fontes, la Ventie. Boulogne, Calais, Desvres, Guines, Marquise, Samer. Campagne, Étaples, Fruges, Hesdin, Hucqueliers, Montreuil. Aire, Ardres, Audruick, Fauquembergues, Lumbres, Sl-Omer (nord), St-Omer (sud). Aubigny, Auxy-le-Cbâteau, Avesnes-Ie-Comte, Heuchin, le Parc, St-Pol. Ambert, Ariane, Cunlhat, OUiergues, St-Amant-Rocbe-Savine, St-Anthême, St-Germain-1'Hermite, Viverols. Billom, Bourg -Lastic, Clermont (nord), Clermont (sud), Cler- mont (est), Clermont (ouesl), Herment, Pont-du-Cbâteau, Rochefort, Saint-Amand-Tallende, St-Dier-d'Auvergne, Ver- taison, Veyre-Monton, Vic-le-Comte. Ardes, Besse, Cbampeix, Issoire, Jumeaux, Latour, Saint- Germain-Lembron, Sauxillange, Tauves. Aiguerperse, Combronde, Ennezat, Manzat, Menât, Montai- gut, Pionsat, Pontaumur-Landogne, Pontgibaud, Randan, Riom (est), Riom (ouest), Saint-Gervais. Châteldon, Courpière, Lezoux, Maringues, St-Remy, Thiers. Bayonne (n.-est) , Bayonne (n.-ouest), Bidache, Espelette, Hasparren, La Bastide-Clairence, St-Jean-de-Luz, Ustaritz. Accous, Aramitz, Arudy, Laruns, Lasseube, Monein, Oloron- Ste-Marie (est), Oloron-Ste-Marie (ouest). Arthez, Arzacq, Lagor, Orthez, Navarreux, Salies, Sauveterre. Garlin, Lembeye, Lescar, Montaner, Morlaas, Nay (est), Nay (ouest), Pau (est), Pau (ouest), Pontacq, Thèze. Iholdy, Mauléon, St-Étienne-de-Baïgorry, St-Jean-Pied-de- Port, St-Palais, Tardets. Arreau, Bagnères, Bordères, Campan, Castelnau-de-Magnoac, Labarthe, Lannemezan, Mauléon-Barousse, Nestier, Vielle- Aure. Argelès, Aucun, Lourdes, Luz, St-Pé. Castelnau-Rivière-Basse, Galan, Maubourguet, Ossun, Pouyas- truc, Rabastens, Tarbes (sud), Tarbes (nord), Tournay, Trie, Vie. Argelès, Arles-sur-Tech, Céret, Prats-de-Mollo. Latour, Millas, Perpignan (est), Perpignan (ouest) , Rivesaltes. St-Paul, Thuir. Mont-Louis, Olette, Prades, Saillagousse, Sournia, Vinça. Bouxwiller, Drulingen, Hochfelden, La Petite-Pierre, Mar- moutier Saar-Union, Saverne. Barr, Benfeld, Erstein, Markolsheim, Rosheim, Obernai, Schlestadt, Ville. Bischwiller, Brumath, Geispolsheim , Haguenau, Molsheim, Scbiltigheim, Strasbourg (n.) , Strasbourg (s.), Strasbourg (est), Strasbourg (ouest), Truchtersheim, Wasselonne. Lauterbourg, Niederbronn, Seltz, Soultz-sous-Forêts, Weis- sembourg, Wœrth-sur-Sauer. Belfort, Cernay, Dannemarie, Délie, Fontaine, Giromagny, Massevaux, St-Amarin, Thann. Andolsheim, Colmar, Ensisheim, Guebwiller, Kaysersberg, Munster, Neuf-Brisacb, la Poutroye, Ribeauvillé, Rouffaeh. Sainie-Marie-aux-Mines, Soultz, Wintzenbeim. Altkirch, Ferrette, Habsheim, Hirsingen, Huningue, Landser, Mulhouse (nord), Mulhouse (sud).__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — K os 45-48. France administrative. 909 Départements. RHÔNE. Formé d'une par- tie du Lyonnais (Beaujolais) . HAUTE-SAÔNE. Formé d'une par- tie de la Franche- Comté. SAONE-ET-LOIRE. Formé d'une par- tie de la Bourgogne (Charolais). Formé d'une par- tie du Maine et d'une faible partie de Y An- jou et de Y Orléanais (Vendômois) . Formé d'une par- tie de la Savoie (Maurienne, Taren- taisé) . HAUTE-SAVOIE. Formé d'une par- tie de la Savoie (Ge- nevois , Faucigny, Chablais). SEINE-INFERIEURE. Formé d'une par- tie de la Norman- die (Caux). Arrondissements. Lyon. Villefranche. Gray. Lure. Vesoul. Autun. Chalon-sur-Saône . Charolles. Louhans. Maçon. La Flèche. Le Mans. Marner s. Saint-Calais. Albertville. Chambéry. Moutiers. St-J.-de-Maurien ne. Annecy. Bonneville. Saint- Julien. Thonon. Paris. Saint-Denis. Sceaux. Dieppe. Le Havre. Neufchâtel, Rouen. Tvetot. seine-et-marne. Coulommiers. Fontainebleau Formé d'une par. tie de Ylle-de-France Meaux. et d'une partie de la Champagne ( Brie Melun. franc., Brie Cham- penoise, Gâtinais.) Provins. Cantons. L'Arbresle, Condrieux, Givors, Limonest, Lyon (1 er , 2 e , 3 e , 4 e , 5 e , 6 e , 7 e et 8 e cant.) , Mornant, Neuville-sur-Saône, Saint-Genis-Lavalj St-Laurent-de-Chamousset , St-Sympho- rien, Vaugneray, Villeurbanne. Anse, Beaujeu, Belleville, Bois-d'Oingt , Monsol, Lamure, Tarare, Tbizy, Villefranche. Autrey, Cbamplitte, Dampierre, Fresne-St-Mamès , Gray, Marnay, Gy, Pesmes. Champagney, Faucogney, Héricourt, Lure, Luxeuil, Melisey, Saint-Loup, Saulx, Vauvillers, Villersexel. Amance, Combeau-Fontaine, Jussey, Montbozon, Noroy-le- Bourg, Port-sur-Saône, Rioz , Scey-sur-Saône, Vesoul, Vitrey. Autun, Coucbes, Ëpinac, Issy-1'Évêque, Lucenay-l'Évêque , Mesvres, Montcenis, St-Léger-sous-Beuvray. Buxy, Chagny, Cbâlon-sur-Saône (nord), Cbâlon-sur-Saône (sud), Givry, Mont-St-Vincent, St-Germain-du-Plain, St- Martin-en-Bresse, Sennecey-le-Grand, Verdun-sur-Saône. Bourbon-Lancy, Charolles, Chaunailles, Digoin, Gueugnon, La Clayette, La Guiche, Marcigny, Palinges, Paray-le- Monial, St-Bonnet-de-Joux, Semur, Toulon-sur-Arroux. Beaurepaire, Cuiseaux, Cuisery, Louhans, Montpont, Mon- tret, Pierre, St-Germain-du-Bois. La Chapelle-de-Guinchay, Cluny, Lugny, Mâcon (sud), Ma- çon (nord), Matour, Saint-Gengoux-le-Royal , Tournus, Tramayes. Brulon La Flèche, Le Lude, Malicorne, Mayet, Pontvallain, Sable. Ballon, Conlie, Ëcommoy, Le Mans (1 er , 2 e et 3 e arr.), Loué, Montfort, Sillé-le-Guillaume, La Suze. Beaumont/Bonnétable, la Ferté-Bernard, Fresnay, la Fres- naye, Mamers, Marolles, Montmirail, St-Pater, Tune. Bouloire, la Chartre, Château-du-Loir, le Grand-Lucé, Saint- Calais, Vibraye. Albertville, Beaufort, Gresy-sur-Isère, Ugines. Aix-les-Bains , Albens, Chambéry (sud), Chambéry (nord), Chamoux, le Chatelard, les Échelles, Montmélian, Lamotte- Servolex, Pont-de-Beauvoisin, la Rochette, Ruffieux, Saint- Genix, St-Pierre-d'Aubigny, Yenne. Aime, Bourg-St-Maurice, Bozel, Moutiers. Aiguebeile, la Chambre, Lanslebourg, Modane, St-Jean-de- Maurienne, St-Michel. Albi, Annecy (sud), Annecy (nord), Faverges, Rumilly, Tho- nes, Thorens. Bonneville, Cluses, la Roche, St-Gervais, St-Jeoire, Sallan- ches, Samoëns, Taninges. Annemasse, Cruseilles, Frangy, Reignier, St-Julien, Seyssel. Abondance, le Biot, Boëge, Douvaine, Évian, Thonon. 20 arrond. représentant autant de cantons. (Voy. pi. 58.) Courbevoie, Neuilly, Pantin, St-Denis. Charenton, Sceaux, Villejuif, Vincennes. Bacqueville, Bellencombre, Dieppe, Envermeu, Eu, Longue- ville, Offranville, Tôtes. Bolbec, Criquetot, Fécamp, Goderville, le Havre (sud), le Havre (nord), Lillebonne, Montivilliers, St-Romain-de- Colbec. Argueil, Aumale, Blangy, Forges-les-Eaux, Gournay, Londi- nières, Neufchâtel, St-Saens. Boos, Buchy, Clères, Darnétal, Duclair, Elbeuf, le Grand- Couronne, Maromme, Pavilly, Rouen (I er , 2 e , 3 e , 4 e , 5 e et 6 8 arrond.). Cany, Caudebec, Doudeville, Fauville, Fontaine-le-Dun, Our- ville, St-Valery-en-Caux, Valmont, Yerville, Yvetot. Coulommiers, la Ferté-Gaucher, Rebais, Rozoy. La Chapelle, Château-Landon, Fontainebleau, Lorrez-le-Bo- cage, Montereau-fault- Yonne, Moret, Nemours. Claye, Crécy, Dammartin, la Ferté-sous-Jouarre, Lagny, Lizy- sur-Ourcq, Meaux. Brie-Comte-Robert, le Châtelet, Melun (nord), Melun (sud), Mormant, Tournan. Bray-sur-Seine, Donnemarie, Nangis. Provins, Villers-Saint- Georges.__PAGESEPARATOR__910 Départements. SEINE-ET-OISE. Formé d'une par- tie de YIle-de-Fran- ce (Hurepoix, Brie, Vexin), et une por- tion de Y Orléanais. SÈVRES (DEUX-). Formé d'une par- tie du Poitou et d'une faible portion de V Auras et de la Saintonge (Vendée- Bocagère). Formé d'une par- tie de la Picardie ( Ponthieu , San - terre). Formé d'une par- tie du Languedoc {Albigeois). TARN-ET-GARONNE . Formé d'une par- tie de la Guienne et Gascogne et d'une partie du Langue- doc. VAR. Formé d'une par- tie de la Basse-Pro- rence. VAUCLUSE. Formé du Comtat- Venaissin , de la Principauté d'O - range et d'une par- tie de la Provence. VENDÉE. Formé d'une par- tie du Poitou. GÉOGRAPHIE. Arrondissements. Corbeil. Étampes. Mantes. Pontoise. Rambouillet. Versailles. Bressuire. Mette. Niort. Parthenay. Abbeville. Amiens. Doullens. Montdidier. Péronne. Albi. Castres. Gaillac. Lavaur. Castel-Sarrasin . Moissac. MONTAUBAN. Brignoles. Draguignan. Toulon. Apt. Avignon. Carpentras. Orange. Fontenay- le-Comte . Napoléon-Vendée . Sable s-d'Olonne. VIENNE. Formé d'une par- tie du Poitou et d'une faible portion du Berry. Châteilerault . Civray. Loudun. Montmorillon. Poitiers. — EXPLICATION DES CARTES. Cantons. Arpajon, Boissy-St-Léger, Corbeil, Longjumeau. Étampes, la Ferté-Aleps, Méréville, Milly. Bonnières, Houdan, Limay, Magny, Mantes. Écouen, Gonesse, l'Isle-Adam, Luzarches, Marines, Montmo- rency, Pontoise. Chevreuse, Dourdan {nord), Dourdan (sud), Limours, Mont- fort-1'Amaury, Rambouillet. Argenteuil, Marly-le-Roi, Meulan, Palaiseau, Poissy, St-Ger- main-en-Laye, Sèvres, Versailles (nord), Versailles (sud), Versailles (ouest). Argenton, Bressuire, Cerisay, Châtillon, St-Varent, Thouars. Brioux, Celles, Chef-Boutonne, Lezay, Melle, la Mothe-Saint- Héray, Sauzé-Vaussay. Beauvoir-sur-Niort, Champdeniers , Coulonges, Frontenay, Mauzé, Niort (1 er et 2 e arr.), Prahecq, St-Maixent (1 er et 2 e arr.). Airvault, Mazières, Menigoute, Moncoutant, Parthenay, St- Loup, Secondigny, Thenezay. Abbeville (nord), Abbeville (sud), Ailly-le-Haut-Clocher , Ault, Crécy, Gamaches, Hallencourt, Moyenneville, Nou- vion, Rue, St-Valery. Amiens (nord), Amiens (sud), Amiens (est), Amiens (ouest), Conty, Corbie, Hornoy, Molliens-Vidame, Oisemont, Pic- quigny, Poix, Sains, Villers-Bocage. Acheux, Bernaville, Domart, Doullens. Ailly-sur-Noye, Montdidier, Moreuil, Rozières, Roye. Albert, Bray, Chaulnes, Combles, Ham, Nesle, Péronne, Roisel. Alban, Albi, Monestiés, Pampelonne, Réalmont, Valderiés, Valence, Villefranche. Angles, Brassac, Castres, Dourgne, Lahruguière, Lacaune, Lautrec, Mazamet, Montredon, Murât, Roquecourbe, Saint- Amans, Vabre, Vielmur. Cadalen, Cordes, Gaillac, Lisle-d'Albi, Castelnau-de-Montmi- ral, Rabastens, Salvagnac, Vaour. Cuq-Toulza, Graulhet, Lavaur, Puy-Laurens, St-Paul. Beaumont, Castel-Sarrasin, Grisolles, Lavit, Montecb, Saint- Nicolas, Verdun. Auvillars, Bourg-de-Visa, Lauzerte, Moissac, Montaigu, Va- lence-d'Agen. Caussade, Caylus, la Française, Molières, Montauban (est), Montauban (ouest), Moncîar, Montpezat, Négrepelisse, St- Antonin, Villebrumier. Barjols, Besse, Brignoles, Cotignac, Rians, la Roquebrus- sanne, St-Maximin, Tavernes. Aups, Callas, Comps, Draguignan, Fayence, Fréjus, Grimaud, le Luc, Lorgues, St-Tropez, Salernes. Le Beausset, Collobrières, Cuers, Hyères, Ollioules, Solliès- Pont, Toulon (I er et 2 e arr.). Apt, Bonnieux, Cadenet, Gordes. Pertuis. Avignon (nord), Avignon (sud), Bédarrides, Cavaillon, l'Isle. Carpentras (nord), Carpentras (sud), Mormoiron, Pernes. Sault. Bollène, Beaumes, Malaucène, Orange (est), Orange (ouest). Vaison, Valréas. Chaillé-les-Marais, la Châtaigneraye, Fontenay, l'Hermenault, Luçon, Maillezais, Pouzauges, Sainte-Hermine, St-Hilaire- des-Loges. Chantonnay, les Essarts, les Herbiers, Mareuil, Montaigu , Mortagne, Napoléon-Vendée, le Poiré, Rocheservière, St- Fulgent. Beauvoir, Cballans, l'Isle-Dieu, la Mothe-Achard, Moutiers- lès-Mauxfaits, Noirmoutier, Palluau, les Sables, St-Gilles. St-Jean-de-Monts, Talmont. Châteilerault, Dangé, Leigné-sur-Usseau, Lencloître, Plu- martin, Vouneuil. Availles, Charroux, Civray, Gouhé, Gençay. Loudun, Montcontour, Monts, Trois-Moutiers. Chauvigny, lTle-Jourdain, Lussac-lès-Châteaux, Montmorillon, St-Savin, la Trimouille. Lusignan, Mirebeau, Neuville, Poitiers (nord), Poitiers (sud), St-Gec-ges, St-Julien-1'Ars, la Villedieu, Vivonne, Veuille.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — N os 45-48. France administrative. 911 Départements. HAUTE-VIENNE. Formé d'une par- tie du Limousin et d'une partie de la Marche. Formé d'une par- tie de la Lorraine. YONNE. Formé d'une par- tie de la Champa- gne ( Senonais ) , d'une partie de la Bourgogne (Auxer- rois), et d'une fai- ble portion de Y Or- léanais et de l'Ile- de-France. Arrondissements. Cantons. Bellac. Bellac. Bessines, Château-Ponsac, le Dorât, Magnac-Laval, Mézières, Nantiat, St-Sulpice-les-Feuilles. Limoges. Aixe, Ambazac, Châteauneuf, Eymoutiers, Laurière, Limoges (nord), Limoges (sud), Nieul, Pierre-Buffière, St-Léonard. Rochechouart. Oradour, Ri.cbechouart, St-Junien, St-Laurent, St-Matbieu. Saint-Trieix. Chalus, Nexon, St-Germain, St-Yrieix. Épinal. Bains, Bruyères, Châtel, Épinal, Rambervillers, Xertigny. Mirecourt. Charmes, Darney, Dompaire, Mirecourt, Montbureux, Vittel. Neufchâteau. Bulgnéville, Châtenois, Coussey, Lamarche, Neufcbâteau. Remiremont. Plombières, Ramoncbamp, Remiremont, Saulxures. Saint-Dié. Brouvelieures, Corcieux, Fraize , Gérardmer, Raon-1'Étape , Saales, St-Dié, Scbirmeck, Senones. Auxerre. Auxerre (est), Auxerre (ouest), Chablis, Coulanges-la-Vineuse, Coulanges-sur-Yonne, Courson, Ligny-le-Châtel, St-Floren- tin, St-Sauveur, Seignelay, Toucy, Vermanton. Avallon. Avallon, Guillon, l'Isle-sur-le-Serein , Quarré-les-Tombes, Vezelay. Joigny. Aillant-sur-Tholon, Bléneau, Brienon, Cerisiers, Charny, Joi- gny, St-Fargeau, St-Julien-du-Sault, Villeneuve-le-Roi. Sens. Cberoy, Pont-sur-Yonne, Sens (nord), Sens (sud), Sergines, Villeneuve-1' Archevêque. Tonnerre. Ancy-le-Franc, Crucy-le-Châtel, Flogny, Noyers, Tonnerre. STATISTIQUE DE LA. FRANCE PAR DEPARTEMENTS. Population et superficie (100 hectares — 1 kilomètre carré; 54, 9 kilom. c. = 1 mille carré géographique). Notice statistique. Départements Hectares. Populat. Ain. 579 897 369 767 Aisne. '735 200 564 597 Allier. 730 837 356432 Alpes (Basses-) . 695 41 9 1 46 368 Alpes (Hautes-) . 558 961 125100 Alpes-Maritimes. 393 000 194 578 Ardèche. 552 665 388 529 Ardennes. 523 289 329111 Ariége. 489 387 251850 Aube. 600139 262 785 Aude. 631 324 283 606 Aveyron. 874 333 396 025 Bouches-du-Rhône. 510 487 507112 Calvados. 552 072 480 992 Cantal. 574147 240 523 Charente. 594 238 379 081 Charente-Inférieure. 682 569 481060 Cher. 719 934 323 393 Corrèze. 586 609 310118 Corse. 874 741 252 889 Côte-d'Or. 876116 384140 Côtes-du-Nord. 688 562 628 676 Creuse. 556 830 270055 Dordogne. 918 256 501687 Doubs. 522 755 296 280 Drôme. 652155 326 684 Eure. 595 765 398 661 Eure-et-Loir. 587 430 290 455 Finistère. 672-112 627 304 Gard. 583 556 422107 Garonne (Haute-). 628 988 484081 Gers, 628 031 298 931 Gironde. 974 832 667 193 Hérault, 619 799 409 391 Ille-et-Vilaine. 672 583 584 930 Indre. 679 530 270054 Indre-et-Loire. 611370 323 572 Isère. 828 934 577 748 Jura. 499 401 298053 Landes. 932131 300 839 Loir-et-Cher. 635 092 269 029 Loire. 475 962 517 603 Loire (Haute-). 496225 305 521 Loire-Inférieure. 687 456 580 207 Loiret. 677 119 352 757 Lot. 521174 295 542 Lot-et-Garonne. 535 396 332 065 Départements. Hectares. Populat. Lozère. 516 973 137367 Maine-et-Loire. 712093 526012 Manche. 592 838 591 421 Marne. 818 044 385 498 Marne (Haute-). 621968 254 413 Mayenne. 517 063 375163 Meurthe. 609 004 428 643 Meuse. » 622 787 305 540 Morbihan. 679 781 486 504 Moselle. 536 889 446 457 Nièvre. 681656 332 814 Nord. 568087 1303 380 Oise. 585 506 401417 Orne. 609 729 423350 Pas-de-Calais. 660563 724 338 Puy-de-Dôme. 795 051 576 409 Pyrénées (Basses-). 762266 436 628 Pyrénées (Hautes-). 452 945 240179 Pyrénées-Orientales. 412 211 181763 Rhin (Bas-). 455345 577 574 Rhin (Haut-)- 410 771 515 802 Rhône. 279 039 662 493 Saône (Haute-). 533 992 317 183 Saône-et-Loire. 855174 582137 Sarthe. 620 668 466155 Savoie. 591358 275 039 Savoie (Haute-). 341715 267 406 Seine. 47 550 1 953 660 Seine-Inférieure. 603 329 789 988 Seine-et-Marne. 573 635 352 312 Seine-et-Oise. 560 365 513 073 Sèvres (Deux-) . 599 988 328 81 7 Somme. 616120 572 646 Tarn. 574216 353 633 Tarn-et-Garonne. 372 016 232 551 Var. 608 325 315 526 Vaucluse. 354 770 268 255 Vendée. 670349 395 695 Vienne. 697 036 322 028 Vienne (Haute-). 551657 319 595 Vosges. 607 995 415 485 Yonne. 742 804 370 305 Troupes en Algérie et à l'étranger. 90 507 Somme pour France : 54 239 679 37 472 732__PAGESEPARATOR__912 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Algérie. Provinces, Constantine. Oran. Somme p. l'Algérie '. France et Algérie : Colonies. Asie. Inde. [ Pondichéry , Karikal, Yanaon, Mahé, Chandernagor.] Basse-Cochinchine(3 prov.) 11300000 17 500000 10 200 000 974491 1 402 027 622606 39000000 2 999124 93 239 67 940471856 Hectares. Populat. 48 962 2 750 000 221 507 900 000 Possessions en Asie 2 798 962 1 121 507 Afrique. Sénégal et dépend. Ile de la Réunion. Sainte-Marie Madagascar. Mayotte et dépendances. 25 000000 213 550 90 9751 53 000 î 54 655 178 238 22 570 Possessions en Afrique en excluant l'Algérie 25 357 525 Amérique. Martinique. 98782 Guadeloupe et dépend. 108 590 Guyane. 18000000 Saint-Pierre et Miquelon. 21 023 255463 136 552 136 602 25 687 2311 Possessions en Amérique 1 8 228 395 300 1 62 130 000 200 0C 150 000 2 480000 Océanie. Iles Marquises. Iles Pomotou, Wallis, Gam- bier et Toubouai. Iles de la Société. Nouv. Calédonie et dépend. Possessions en Océanie 2480000 Total des colonies, Total général de la population, 12 000 18 460 9 000 45000 84 460 48 8.64882 16 62 592 42134 448 STATISTIQUE RELIGIEUSE. Les recensements opérés en France ne donnent pas la distinction par religion. Voici comme la po- pulation peut se répartir d'après les cultes. France. Algérie. Totaux. Catholiques. 35 734 667 185100 35919767 Protestants. 1561250 6 736 1 567 986 Israélites. 156 000 29 007 185007 Mahométans. — 2 778 281 2 778281 Cultes non reconnus 20815 — 20 815 37 472 732 2 999124 40 471856 STATISTIQUE DES VILLES PRINCIPALES. Population des villes principales. Paris, 1 696 141 ; Lyon, 318 803; Marseille, 260 910; Bordeaux, 162 750; Lille, 131 827; Nantes, 113 625; Toulouse, 113229; Rouen, 102649; Saint-Etienne, 92250; Toulon, 84,987; Strasbourg, 82 014; Le Havre, 74336; Amiens, 58 780; Nîmes, 57 129; Metz, 56 888; Reims, 55 808; Montpellier, 51865; Angers, 51 797; Limoges, 51 053; Orléans, 50 798. TABLEAU COMPARATIF DES RECENSEMENTS DEPUIS L'AN 1700. Années du ecensem. 1700 1762 1772 1784 1801 Somme totale de la population d'alors. 19 669 320 21 769 163 22 672 000 24 800 000 27 349 003 Accroissement Moyenne d'un recense- annuelle de ment à l'autre, l'accroissement 2 099 843 902 837 2 128 000 2 549 003 55 259 . 90 283 177 333 149 941 1. Dont 2 806 378 indigènes, et 192 746 européens (185 100 catholiques, 6730 protestants, etc.) Années Somme totale Accroissement Moyenne du de la population d'un recense- annuelle de ecensem d'alors. ment à l'autre. l'accroissement 1806 29 107 425 1758 422 351 685 1821 30 461 875 1334 450 90295 1826 31858 937 1397 062 279 412 1831 32 569223 710286 142 057 1836 33 540 910 971 687 194 337 1841 34230178 676 809 135 362 1846 35 400 486 1170308 254062 1851 35 783170 382 684 75 537 1856 36 036 354 256 194 61238 1Q«1 37/.70 739 764309 152 862 669 059 P" suite d'annex. ÉTABLISSEMENTS GÉNÉRAUX DE BIENFAISANCE. Hospice impérial des Quinze-Vingts. — Maison im- périale de Charenton. — Maison impériale des Sourds- Muets de Paris. — Maison des Sourdes-Muettes à Bordeaux. — Maison des Sourds-Muets de Cbam- béry. — Institution des Jeunes- Aveugles. — Asile imp"érial de Vincennes, pour les ouvriers convales- cents. — Asile impérial du Vésinet, pour les ou- vrières convalescentes. — Hospice impérial du Mont- Genèvre. MAISONS CENTRALES DE FORCE ET DE CORRECTION. Albertville, Savoie. — Aniane, Hérault. — Aube- rive, Haute-Marne.— Beaulieu, Calvados. — Belle- Ile, Morbihan. — Cadillac, Gironde. — Clairvaux, Aube. — Clermont, Oise. — Doullens, Somme. — Embrun, Hautes-Alpes. — Ensisheim, Haut-Rhin. — Eysses, Lot-et-Garonne. — Fontevrault, Maine- et-Loire. — Gaillon, Eure. — Haguenau,2?as-iî/wn. — Limoges, Haute-Vienne. — Loos, Nord. — Me- lun, Seine-et-Marne. — Montpellier, Hérault. — Mont-Saint-Michel, Manche. — Nîmes, Gard. — Poissy, Seine-et-Oise. — Rennes, Ille-et-Vilaine. — Riom, Puy-de-Dôme. — Vannes, Morbihan. Maison de détention. Corte, Corse. Colonies pénitentiaires de jeunes détenus. Les Douaires, Eure. — Mettray, Indre-et-Loire. — Sai nt- Antoine , Corse. — Saint-Bernard, Nord. — Saint-Hilaire, Vienne. Pénitenciers agricoles de la Corse. Chiavari. — Casabianca. ASILES PUBLICS D'ALIÉNÉS. Allier, Sainte ■ Catherine , commune d'Yzeure. — Ariége, Saint-Lizier. — Aveyron, Rodez. — Bou- ches-du-Rhône, Saint-Pierre, commune de Marseille ; Aix; Saint-Remy. — Charente-Inférieure , Lafond, commune de Cognehors. — Cher, Bourges. — Côte- d'Or, La Chartreuse, commune de Dijon. — Eure- et-Loir , Bonneval. — Finistère, Saint- Athanase , près Quimper. — Garonne (Haute-), Toulouse. — Gers, Auch. — Gironde, Bordeaux; Cadillac — Ille-et-Vilaine, Saint-Méen (Rennes). — Isère, Saint- Robert, commune de Saint-Egrève. — Jura, Dôle. — Loir-et-Cher, Blois. — Lozère, Saint -Alban. — Maine-et-Loire, Saint-Gemmes, près Angers. — Marne, Châlons. — Marne {Haute-) , Saint-Dizier. — Mayenne , La Roche-Gandon , commune de Mayenne. — Meurthe , Maréville, près Nancy. — Meuse, Fains (Bar-le-Duc). — Nièvre, La Charité, près Nevers. — Nord, Lille : Armentières. •— Orne, Alençon. — Pas-de-Calais , Saint- Venant . commune de Béthune. — Pyrénées (Basses-), Pau. — Rhin (Bas-), Stéphansfeld, commune de Brumath. — Sarthe, Le Mans. — Savoie, Bassens. — Seine-In- férieure, Saint-Yon, commune de Rouen; Quatre- Mares, commune de Sotteville-lès-Rouen . — Van- cluse, Mont-de-Vergues , commune d'Avignon. — Vendée, Napoléon-Vendée. — Vienne (Haute-), Li- moges. — Yonne, Auxerre.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — K os 45-48. France administrative. 913 V. Ministère des finances. Le Budget varie tous les ans : Budget. Dépenses : de 1 890 000 000 à 2 150 000 000 Recettes, Id. Id. tw*„ „ ,wï„„„ flottante 840 000 000 Dette publique. J consoMée 9 000 000 000 Dépenses. — Elles sont évaluées par ministère dans l'ordre suivant : 1° Finances, 1000 000000; — 2° Guerre, 380000000; — 3° Marine et Colonies, 155 000000; — 4 e Agriculture, Commerce et Tra- vaux publics, 71000 000; — 5° Instruction publi- que, 65000 000; — 6° Intérieur, 51000 000; — 7° Justice, 33 000 000 ; — Affaires étran., 12 500 000 ; — Gouvernement de l'Algérie, 14 000 000. Recettes. — Contributions directes 310 808 000 Domaines j 3 792 000 Forêts 39 922 000 Enregistrement et timbres . 409 000 000 Douanes et sels 187 373 000 Contributions indirectes. . . 561 478000 Postes 69 233 000 Revenus divers et ressour- ces extraordinaires 295 000 000 SERVICES DES FINANCES. — Contributions directes. — Il existe un directeur et un inspecteur des contributions directes dans chaque département, au chef-lieu, pour l'assiette des contributions, le recensement , le cadastre, les rôles ; un receveur général dans chaque département; un receveur particulier dans chaque arrondissement et sous- préfecture; des percepteurs dans chaque canton puis un payeur dans chaque préfecture. Un directeur, un inspecteur et plusieurs vérifi- cateurs de l'enregistrement et des domaines dans chaque département. Un conservateur des hypothèques dans chaque arrondissement. Forêts {Voy., pour les conservations forestières, la France agricole et industrielle, tableau et cartes n" s 54 et 55). SERVICE DES DOUANES ET DES CONTRIBUTIONS INDIRECTES dans les départements et les colonies. 1° DIRECTIONS MIXTES DES DOUANES ET DES CONTRI- BUTIONS INDIRECTES. Direct, de Dunkerque : Douanes, Inspect. et rec. princip., Dunkerque et Hazebrouck. — Contrib. indir. , Inspect. et rect. princip. , Dunkerque , Ha- zebrouck. Direct, de Lille : Douanes, Inspect. et rec. prin- cip., Armentières, Lille et Orchies; S.-Inspect. , Tourcoing, Lille. Contrib. indir., Inspect., Lille, Douai; S.-Inspect., Lille. Direct, de Valenciennes : Douanes, Inspect. , Va- lenciennes, Avesnes, Maubeuge. Rec. princip., Condé, Jeumont, Valenciennes, Avesnes, Feignies. S.-Inspect., Condé, Valenciennes, Feignies, Jeu- mont, St-Amand. — Contrib. indir., Inspect., Va- lenciennes, Avesnes, Cambrai. S.-Inspect., Valen- ciennes, Avesnes, Cambrai. Rec. princip., Valen- ciennes, Avesnes, Cambrai. Direct, de Charleville : Douanes, Inspect., Hirson, Rocroi, Sedan. Rec. princip., Sedan, Rocroi, Char- leville, Hirson, Givet. S.-Insp., Givet. — Contrib. indir., Inspect., Charleville. S.-Insp., Réthel, Vou- ziers, Sedan. Rec. princip. ent. , Charleville, Réthel, Vouziers, Rocroi, Sedan. Direct, de Strasbourg : Douanes , Inspect. , Weis- sembourg, Strasbourg. Rec. princip., Weissem- bourg , Strasbourg , Bischwiller. S.-Insp. , Stras- bourg, Bischwiller, Weissembourg. — Contrib. in- dir., Inspect.., Strasbourg, Schelestadt. S.-Inspect., Strasbourg, Weissembourg, Saverne. Bec. princ, Strasbourg. Rec. princip. ent., Weissembourg, Sa- verne, Schlestadt. Direct. deColmar: Douanes, Inspect., Mulhouse, Délie. Rec. princ, Colmar, Mulhouse, Saint-Louis, Délie. S.-Inspect., Newbrisach, Saint-Louis, Mul- house. — Contrib. indir., Inspect., Colmar, Mul- house, Belfort. Rec. princip. ent., Colmar, Mul- house, Belfort. Direct, de Besançon : Douanes, Inspect. , Mont- béliard , Morteau , * Pontarlier. Recettes princip. , Pontarlier, Montbéliard, leVillers. S.-inspect,le Vil- lers, Pontarlier. — Contrib, indir., Inspect., Besan- çon S. -inspect, Baume, Pontarlier. Rec. princip. ênt., Besançon, Montbéliard, Baume, Pontarlier. Direct, dé Bourg : Douanes, Inspect., St-Claude, Chatil. de Michail. Rec. princip., Saint-Claude, Bellegarde. S.-Inspect., Gex, Bellegarde.— Contrib. indir., Inspect, Bourg. S.-Inspect., Belley, Tré- voux. Rec. princip. ent., Bourg, Nantua, Belley, Trévoux. Direct, de Lyon : Douanes, Inspect. , Lyon. Rec. princip., Lyon. S.-Inspec. , Lyon. — Contrib. in- dir., Inspect., Lyon, Villefranche. S.-Inspect , Lyon. Rec. princip., Lyon. Rec. princip. ent, Villefranche. Direct, de Chambéry : Douanes, Inspect., Annecy, Ugine, Saint-Jean-de-Maurienne, Thonon, Bonne - ville. Rec. princip., Annecy, Flumet, Séez, Saint- Michel, Chambéry. S.-Inspect, Annemasse, Pont- de-la-Caille , Saint-Michel, Bourg-Saint-Maurice, Chambéry, Saint-Julien, Évian, Lans-le-Bourh , Cluses. Direct, de Digne : Douanes, Inspect., Briançon, Barcelonnette. S.-Inspect., Saint-Martin Lantosca. Rec. princ, Briançon, Barcelonnette, Saint-Martin,. Lantosca. — Contrib. indir. Inspect, Digne. S.-In- spect. , Sisteron. Rec. princip. ent, Digne, Siste- ron, Forcalquier, Barcelonnette. Rec. p er ent., Cas- tellane. Direct, de Nice : Douanes, Inspect, Nice, Sos- pello. Rec princ, Nice, Fontan, Cannes. S.-In- spect, Nice. Direct, de Toulon : Douanes, Inspect. , Saint-Tro- pez, Toulon. Rec. princip., Saint-Tropez, Salins d'Hyères, Toulon. — S.-Inspect., Toulon. — Con- trib. indir., Inspect., Toulon, Draguignan. S.-In- spect., Toulon, Brignoles. Rec. princip., Toulon, Draguignan, Brignoles. Entrep., Toulon. Direct, de Perpignan : Douanes, Inspect. , Prades, La Nouvelle, Perpignan. Rec. princip., La Nouvelle, Perpignan, Bourg-Mada-me. S.-lnspect, Le Per- thus. —Contrib. indir., Inspect., Perpignan. Rec. princip., Perpignan, Prades. Direct, de Tarbes: Douanes, Inspect., Saint-Gi- rons, Bagnères. Rec. princ. , Toulouse, Ax, Saint- Girons, Bagnères, Argelès. S.-Inspect., Toulouse. — Contrib, indir., Inspect. , Tarbes. S.-Inspect., Ba- gnères. Rec. princip. ent, Tarbes, Bagnères. Rec. part ent., Lourdes. Direct, de Bayonne : Douanes, Inspect, Oloron, Saint-Jean-Pied-de-Port, Ustaritz, Bayonne. Rec. princip., Saint-Jean-Pied-de-Port, Oloron, Ainhoa, Bayonne. S.-Inspect., Bayonne, Urdos, Behohie, Briscous. — Contrib. indir. Inspect, Pau, Bayonne. S.-Inspect, Oloron, Orthez. Rec. princip., ent., Pau, Bayonne, Mauléon, Oloron, Orthez. Direct, de Napoléon-Vendée : Douanes, Inspect, Sables-d'Olonne, Beauvoir. Rec. princip., Sables- d'Olonne, Beauvoir. — Contrib. indir. Inspect., Napoléon -Vendée. S.-Insp., Fontenay, Sables-d'O- lonne. Rec. ent, Napoléon-Vendée, Fontenay, Sa- bles-d'Olonne. Direct, de Vannes : Douanes, Inspect., Vannes, Lorient Rec. princip., Redon, Vannes, Lonent. S.-Inspect., Lorient, La Roche-Bernard.— Contrib. indir., Inspect., Vannes, Lorient. S,-Inspect. , Ploër- 58__PAGESEPARATOR__914 GÉOGRAPHIE. EXPLICATION DES CARTES. mel , Napoléonville. Rec. princ. ent. , Vannes, Ploërmel, Lorient, Napoléonville. Direct, de Brest. Douanes, Inspect., Brest, Mor- laix, Quimper, Crozon. Rec. princip., Brest, Douar- nenez, Quimper, Morlaix. S. -Inspect., Douarnenez, Brest, Morlaix. Contrib. indir., Inspect., Quimper, Brest, Morlaix. S.-Inspect, Chàteaulin. Rec. prin- cip. ent., Quimper, Chàteaulin, Brest, Morlaix. Rec. partie, ent., Quimperlé. Direct, de Saint-Brieue ■': Dwcmes, Inspect., Saint-. Malo, Saint-Brieuc, Tréguier. Rec. princip., Tré- guier, Le Légué, Saint-Malo. S.-Inspect., Binic, Saint-Malo. — Contrib. indir., Inspect., Saint- Brieuc, Guingamp, Lannion, Dinan. S.-Inspect., Loudéac. Rec. princip., Saint-Brieuc. Rec. prin- cip. ent., Guingamp, Lannion, Loudéac, Dinan. Entrep., Saint-Brieuc. Direct, de Saint-Lo : Douanes, Inspect., Cher- bourg, Valogne, Granville. Rec. princip., Cher- bourg, Portbail, Granville. S.-Inspect., Cherbourg, Granville. — Contrib. indir., Inspect., Saint-Lô, Avranches, Cherbourg, Coutances. S.-Inspect., Valognes. Rec. princip. ent., Saint-Lô, Avranches, Cherbourg, Valognes, Coutances, Mortain. Direct, de Caen : Douanes, Inspect., Caen, Hon- neur. Rec. princip., Caen, Honfleur. S.-Inspect., Caen, Honfleur. — Contrib. indir. Inspect, Caen, Vire, Bayeux, Lisieux. S.-Insp., Caen. Rec. princip., ent., Caen, Vire, Falaise, Bayeux, Honfleur, Li- sieux. Direct, de Rouen : Douanes, Inspect., Rouen. Rec. princip.. Rouen. S.-Insp., Rouen. — Contrib. indir. Inspect., Rouen, Neufchàtel. Rec. princip., Rouen, Neufchàtel. Entrep., Rouen. Direct, du Havre : Douanes, Inspect., Le Havre, Dieppe. S.-Inspec. , Le Havre, Fécamp, Dieppe. Rec. princip., le Havre, Fécamp, Dieppe. — Contrib. indir., Inspect., le Havre, Dieppe, Yvetot. S.-In- spect., le Havre. Rec. princip. entrep., le Havre, Dieppe, Yvetot. 2° direction des douanes (exclusivement) . Direct., Metz. — Inspect. , Montmédy, Thionville, Bouzonville, Saint-Avold, Bitche. — Rec. princip. , Montmédy, Lonwy, Thionville, Metz, Bouzonville, Sarregueniines, Bitche. — S.-Inspect., Fortbach, Metz, Thionville. Direct., Marseille. — Inspect., Marseille, Marti- gues, Arles. — Rec. princip., Marseille, Arles, Pont-de-Bouc. — S.-Inspect., Marseille. Direct., Montpellier. — Inspect., Aiguesmortes, Cette. — Rec. princip., Aiguesmortes, Cette, Agde — S.-Inspect., Aiguesmortes, Cette, Agde. Direct., Bastia. — Inspect., Bastia, Ajaccio. — Rec. princip., Ajaccio, Bastia. — S.-Inspect., Bastia. Direct., Bordeaux. — Inspect., La Teste, Bor- deaux, Blaye. — Rec. princip., la Teste, Blaye, Pa- nillac, Bordeaux. — S.-Inspect., Pauillac, Bordeaux, Libourne. Direct., Larochelle. — Inspect., Marennes, Roche- fort. — Rec. princ, Saujon, Marennes, La Rochelle, Rochefort. — S.-Inspect., La Rochelle, Rochefort. Direct., Nantes. — Inspect., Nantes, Guérande, Paimbœuf. — Rec. princip., Paimbœuf, Nantes, Saint-Nazaire, Guérande. — S.-Inspect., Saint-Na- zaire, Nantes, le Croisic. Direct., Boulogne. — Inspect., Boulogne, Calais, Abbeville. — Rec. princip., Calais, Boulogne, Abbe- ville. — S.-Inspect., Calais, Boulogne, Saint-Valery- sur-Sommme. Service de V Algérie. (Voy. tabl. et carte, 58.) Service des colonies. Directeur et sous-inspeteur à la Guadeloupe. Directeur et sous-inspecteur à la Martinique. Directeur, inspecteur et sous- inspecteur à la Réunion. Sous-inspecteur chef du service à Cayenne. Vérificateur chef de service à Taïti. Sous-inspecteur chef de service au Sénégal. 3° DIRECTIONS DES CONTRIBUTIONS INDIRECTES (exclu- sivement) DANS LES DÉPARTEMENTS. Directeurs, dans les ch. -lieux de départ.; inspec- teurs et sous-inspecteurs, dans les ch.-l. darrond. ; receveurs principaux, receveurs principaux entre- poseurs, entreposeurs et receveurs particuliers en- treposeurs. 4° INSPECTEURS ET SOUS-INSPECTEURS DES DOUANES ET DES CONTRIBUTIONS INDIRECTES, CHARGÉS DU SERVICE DES SUCRES. Inspect. Valenciennes , dir. de Valenciennes. .Douât, — Lille, — Béthune, — — Arras, — — Bain, — — Saint-Quentin, — S.-inspect. Cambrai, dir. — Compiègne, — de Lille. de Lille. du Pas-de-Calais. du Pas-de-Calais. de la Somme. de l'Aisne. de Valenciennes. de Beauvais. TABACS. Direction générale à Paris. Ecole d'application des tabacs : Quai d'Orsay, 57, à la Manufacture impériale des tabacs. — Le per- ■ sonnel des élèves-ingénieurs se recrute à l'École Polytechnique. SERVICE DANS LES DÉPARTEMENTS ET L'ALGÉRIE. 1° directions (au nombre de dix). (9 départements où Ton cultive le tabac.) l r0 Circonscription. — Manufacture impériale des tabacs de Strasbourg, cultures et magasins du Bas-Rhin. Direction à Strasbourg. Manufacture, culture et magasins de feuilles, entrepôt, à Strasbourg , Schle- stadt, Benfeld, Haguenau. 2 e Circonscription. — Manufacture des tabacs de Nancy , culture et Magasin de la Meurthe. Direction à Nancy- Manufacture, culture et ma- gasin de feuilles, entrepôt, à Nancy. 3 e Circonscription — Manufacture des tabacs de Metz, culture et magasin de la Moselle. Direction à Mets. Manufacture, culture et magasin de feuilles, entrepôt à Metz. 4 e Circonscription. — Manufacture des tabacs de Lille ; magasin de transit de Dunkerque, culture et magasins du Nord. Direction à Lille. Manufacture et magasin à Dun- kerque; culture et magasins de feuilles, entrepôt à Lille, n 03 1 et 2, Mervillc. 5 e Circonscription. — Manufacture des tabacs et magasin de transit du Havre. Direction au Havre. Manufacture et magasin de transit au Havre. 6 e Circonscription. — Manufacture des tabacs de Morlaix; culture et magasin d'Ille-et-Vilaine. Direction à Morlaix. Manufacture, culture et ma- gasin de feuilles, entrepôt, à Saint-Malo. T Circonscription. — Manufacture des tabacs et magasin de transit de Bordeaux; culture et ma- gasin de la Gironde. Direction, à Bordeaux. Manufacture, magasin de transit, culture et magasin de feuilles, entrepôt, à Bordeaux. 8 e Circonscription. — Manufacture des tabacs de__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — K os 45-48. France administrative. 915 Tonneins; culture et magasins de Lot-et-Garonne. Direction, à Tonneins. Manufacture, culture et magasins de feuilles, entrepôt, à Tonneins, Aiguil- lon, Damaxan. 9 e Circonscription. — Manufacture des tabacs et magasin de transit de Marseille ; culture et ma- gasin des Bouches-du-Rhône. Direction, h Marseille. Manufacture et magasin de transit, magasin de feuilles, à Aix. 10 e Circonscription. — Manufacture des tabacs de Nice; culture et magasin des Alpes-Maritimes et du Var. Direction, kNice. Manufacture, magasin de feuilles, à Antibes. 2° directions des manufactures (au nombre de sept). Paris (Gros-Caillou) , Paris (Reuilly) , Dieppe , Nantes, Châteauroux, Lyon, Toulouse. 3° DIRECTIONS DE LA CULTURE ET DES MAGASINS (au nombre de quatre) . Département du Pas-de-Calais : Direction, à Bé- thune; magasin s de feuilles, enve])ôthBéthune,Aire, Saint-Pol, Montreuil. Départements de la Haute-Saône et du Haut- Rhin : Direction, à Vesoul; entrepôt, à Vesoul, Cal- mar. Départements du Lot et de la Dordogne : Direc- tion, à Cahors ; entrepôt à Cahors, Souillac, Péri- gueux. Les trois départements de VAlgérie: Alger, Oran, Constantine : Direction, à Alger; entrepôt à Alger, Blidah, Oran, Bone, Philippeville. Département de la Haute-Savoie. Magasin de feuilles de Rumilly. DIRECTION GÉNÉRALE DES POSTES, Rue Jean-Jacques-Rousseau. Inspections dans tous les chef-lieux de départe- ments et, en outre, dans les villes de Saint-Quentin, Reims, Boulogne-sur-mer et le Havre. — Bureaux de poste dans tous les chef-lieux de cantons et dans un grand nombre de communes. HOTEL DES MONNAIES. Paris, marque A ; — Bordeaux, marque R ; — Strasbourg, marque BB. II. ministère de l'Instruction publique. (Voy. la France universitaire, tableau et carie 52.) VII. Ministère de la Guerre. (Voy. la France militaire, tableau et carte n° 49.) VIII. ministère de la Marine et des Colonies. (Voy. la France maritime, tableau et carie 53.) IX. Ministère de l'Agriculture,du Commerce et des Travaux publics. (Voy. la France agricole et industrielle, tableaux et cartes 54 et 55, et carte 5G, pour les Chemins de fer.) Sur ces dernières ne figurent pas les canaux qui, par défaut d'espace, sont indiqués, les principaux du moins , sur les 4 cartes de la France administra- tive, 45, 46, 47, 48. — Les routes ne figurent pas sur nos cartes à cause de leur grand nombre qui aurait produit confusion. Mais le service des ingé- nieurs est indiqué dans les tableaux 54 et 55. — Voyez aussi le tableau 3 de la carte n° 54, pour le service des mines. Voici le tableau très-complet des canaux et des voies navigables naturelles de la France : CANAUX ET VOIES NAVIGABLES DE LA FRANCE. (Extr. du préc. histor. et statistique des voies navigables de la France par Ern. Grangez.) Aa (Pas-de-Calais), riv. nav. de Saint-Omer à la mer, embranchements : can. de la Colme,d.eBour- bourg et de Calais : 34 kil. Acheneau, riv. navig. servant d'écoulement au lac Grandlieu (Loire-Inf.) : 21 kil. Adour, riv. navig. entre Saint-Sever et la mer : 133 kil. Aff, petit cours d'eau affl. de droite de la Vilaine et navig. depuis la Gacilly j usqu'à sonemboueb. dans l'Oust canalisé, faisant partie elle-même du canal de Nantes à Brest (Morbihan) : 8 kil. Aiguës-Mortes (can) , grau du roi et gr. robine d'Aiguës- Mortes, lit naturel du Vistre et du Vi- dourle, à travers les atterrissements qui séparent Aiguës-Mortes de la mer : 6 kil. Ain, riv. navig. de Condes, dans le Jura, jusqu'au confl. avec le Rhône : 86 kil. Aire (can. d') à la Rassée , jonction de la Deule à la Lys : 42 kil. Aisne, riv. navig. depuis Château-Porcien, jusqu'à l'embouch. dans l'Oise (en partie canal latéral). Tout le canal latéral de V Aisne est.de 51 kil et réduitde 19 kil. le trajet naturel de la riv. : 119 kil. Aisne (can. de 1') , à la Marne, du canal latéral de l'Aisne (à Berry-au-bac) , au canal latéral à la Marne (à Condé entre Épernay et Châlons), tra- verse Reims : 58 kil. Allier, riv. navig. de Fontanes, près Brioude, au con- fluent : 232 kil. Andelle, riv. navig. sur un parcours de 3 kil. au- dessus de son embouch. dans la Seine. Aran, affl. de l' Adour, petite riv. nav. sur 10 kil- Arcachon, canal qui réunit au bassin de ce nom les étangs navig. de Parentis, de Biscarosse et de Ca- zau, longueur de la voie navigable : 49 kil. Ardanabia ou Gribe, affl. de l'Adour, pet. riv. nav. sur 10 kil. Ardèche : riv. navig. de Saint-Martin d'Ardèche, jus- qu'à 1 embouch. dans le Rhône : 8 kil. Ardennes (can. des), jonction de la. Meuse (à Pont- à-Bar sous Donchery), à Neufchàtel (canal latéral à l'Aisne) , réunion du bassin de la Meuse à celui de la Seine ; embranchement sur Vouziers : 105 kil. Arguenon, pet. riv. des Côtes-du-Nord, navig. de- puis Plançoët jusqu'à la mer : 9 kil. Ariége, riv ."navig. de Cinte-Gabelle jusqu'à la Ga- ronne : 31 kil. Arles (can. d') à Bouc : 47 kil. Arroux, affl. de la Loire, dép. de Saône-et-Loire, navig. de Gueugnon jusqu'à la Loire : 19 kil. Ar%, pet. cours d'eau du Morbihan, affl. de la Vi- laine, navig. depuis la petite v. de Rochefort jus- qu'au canal de Nantes à Brest : 11 kil. Aube, riv. navig. du pont d'Arcy jusqu'à son em- bouch. dans la Seine : 45 kil. Aulne, riv. du Finistère, navig. de l'Écluse de Châ- teaulin (où aboutit le canal de Nantes à Brest) , jusqu'à la mer : 35 kil. Auraxj, riv. navig. du Port-d'Auray jusqu'à la mer (Morbihan) : 14 kil. Aure, pet. riv. navig. de Trévières jusqu'à son em- bouch. dans la Vrre au-dessous d'Issigny (Calva- dos) : 20 kil. Authion, affl. de la Loire, navig. du Pont de Sorges jusqu'à son embouch. dans la Loire : 7 kil. Autisa (dép. de la Vendée), pet. riv. navig. du port de Souil à la Sèvre : 9 kil. Aven, riv. navig. àl'aide de la marée, de Pont-Aven à l'Océan (Morbihan) : 6 kil. Avre, pet. riv. navig. de Moreuil jusqu'à son em-__PAGESEPARATOR__916 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. bouch. dans la Somme, en amont d'Amiens : 21 Ml. Baïse, riv. navig. depuis Gange, près Condom, jusqu'à la Garonne (départements du Gers et de Lot-et-Garonne) : 56 Ml. Beaucaire (can. de), depuis le Rhône, à Beaucaire, jusqu'à Aiguës-Mortes, comprenant outre le can. de Beaucaire proprement dit, ceux de la Radelle, de Silvéréal et de Bourgidou : 77 Ml. Belon, pet. riv. du Morbihan, navig. , à l'aide de la marée, de Quinstinic à la mer : 8 Ml. Bergues (can. de) à Dunkerque : 8 Ml. Berry (can. du), composé : 1° d'une ligne princip. entre l'embouch. de l'Allier et celle du Cher (de la Loire à la Loire); 2° d'un embrancb. depuis Rimbé (entre Saint-Amand et Nevers) , jusqu'à Montluçon (Allier) : 322 Ml. Bidassoa,' pet. riv. limite d'Espagne et des Basses- Pyrénées, navig. de Bordaruppa à l'Océan : 8 Ml. Bidouze, pet. riv. navig. de Came a son emboucb. dans PAdour : 16 Ml. Blavet, riv. du Morbihan, navig. de Hennebont à la mer, et canalisée d'Hennebont à l'écluse des Ré- collets, à Pontivy ou Napoléonville , où il se joint au can. de Nantes à Brest : 74 Ml. Bouc (can. de), à Martigues : 5 kil, Boulogne, riv. nav., depuis Forsin jusqu'au lac de Grandlieu (voy. TAcheneau) : 7 Ml. Bourbourg (can. de) , de l'Aa à Dunkerque : 21 kil. Bourgidon (can. de) (voy. Beaucaire). Bourgogne (can. de), depuis l'Yonne, au village de La Roche, jusqu'à la Saône, près de Saint- Jean de Losne : 242 kil. Boutonne, riv. navig. de Saint-Jean-d'Angély à son embouch. dans la Charente : 30 kil. Briare (can. de), fait communiquer le canal latéral à la Loire, à Briare, avec le canal du Loing, à Montargis : 56 kil. Brivé, pet. riv. canalisée depuis Cahilo jusqu'à son embouch. dans la Loire (dép. de la Loire-Inf.) : 30 Ml. Brouage (can. de), joint la Charente, au-dessus de Rochefort, au chenal de Brouage et à la mer : 22 kil. Brusche (can. de la) , depuis Mossig à son confluent avec la Brusche, près de Soultz-les-Bains, jus- qu'à FUI, à 3 kil. au-dessus de Strasbourg, près de l'embouch. du canal du Rhône au Rhin : 19 kil. Caen (can. de) à la mer, latéral à l'Orne : 14 Ml. Calais (can. de), de Weest sur la riv. d'Aa à Calais. avec embranch. sur Guines et Ardres; pour le tout : 41 kil. Canche, riv. navig. de Montreuil à la Manche, par Étaples (Pas-de-Calais) : 16 kil. Capette (can.de), du canal de Beaucaire à Capette, sur le petit Rhône : 1 1 kil. Ceinture des Hollandais (canal de la) , travail de dessèchement utilisé pour le transport, faisant communiquer la riv. de Vendée avec le can. de Luçon : 27 kil. Centre (can. duL jonction de la Saône à Châlon, avec la Loire a Digoin ; parcours total avec la Rigole de Torcy : 121 kil. Cette (can. de), de Cette à l'étang de Thau, pour rattacher cette v. à la gr. navig. de la Garonne au Rhône : 1 kil. 1/2. Chalaronne, pet. riv. du dép. de l'Ain, navigable entre Thoissey et son embouch. dans la Saône : 1 kil. Charente, riv. nav. de Montignac à la mer: 167 kil. Charente (can.de) à la Seudre, du canal de Brouage à Marennes et de Marennes à la Seudre : 14 kil. Charras (can. de), ou de Surgères, de Guitcharon à Charras sur la Charente : 19 kil. Cher, riv. canalisée de Vierzon jusqu'à son embouch. dans la Loire. (Voy. can. du Berry), de l'écluse de Noyers au canal du Berry : 59 kil. Cher, pet. affl. de la Vilaine, navig. de Cahau-la- Souchais (Loire-Inf.) à son embouch. dans la Vi- laine : 5 Ml. Chiers, affl. de la Meuse, navig. dans la partie inf. de son cours jusqu'à son embouch. : 9 kil. Colme (can. de), jonction entre la riv. d'Aa et la v. de Fumes : 49 kil. Couesnon, riv. de Bretagne (Ille-et- Vilaine) , navig. d'Antrain à la mer : 20 Ml. Coutances (can. de), riv. de Soulle canalisée jus- qu'à son embouch. dans la Sienne, au port de la Rocque : 5 kil. Creuse, riv. navig. du Pont de l'Auvernière jusqu'à son embouch. dans la Vienne : 8 kil. Deule (can. de la), de la Scarpe (à 5 kil. au-dessous de Douai), à Deulémont où la Deule se jette dans la Lys : 65 kil. Dive (can. de la), dép. des deux Sèvres, suivant le cours de la Dive depuis le pont de Pas-de-Jeu,. près de Moncontour, jusqu'à son embouch. dans le Thouet : 27 kil. Dives (Calvados) , riv. navig. du pont de Corbon à la mer : 28 kil. Don (Loire-Inf.), affl. de la Vilaine , navig. du mou- lin de Coiqueneu, près de Guéméné, jusqu'à son embouch. dans la Vilaine : 8 kil. Dordogne, riv. navig. de Saint-Projet (Corrèze), où plutôt de Meyronne (Lot), à son confluent avec la Gironde, de Saint-Projet à Mayronne : 114 kil. ; en tout, de Saint-Projet au confluent : 375. Dore, affl. de l'Allier, non navig. quoique classée- Dossen ou riv. de Morlaix, navig., à l'aide des ma- rées, de Morlaix à la mer : 6 Ml. Doubs, riv. canalisée engr. partie. Voy. le canal du Rhône-au-Rhin. Douves (Manche), riv. navig. de Saint-Sauveur-le- Vicomte jusqu'à son embouch. dans la Taute au- dessous de Carentan : 30 kil. Dronne, affl. de l'Isle (dép. de la Gironde) : 4 kil. de-navig. seulement. Dropt, riv. navig. d'Eymet à son embouch. dans la Savonne : 63 kil. Dunkerque (can. de) à Furnes : 22 kil. Il se con- tinue en Belgique avec de nombreux embran- chements. Eff, ou Se/F, affl. du Trieux (Côtes-du-Nord) : 3 kil. de navig. Elle, ou riv. de Quimperlé, navig. : 15 ML, de Quimperlé à la mer, à l'aide des marées (Fi- nistère). Elorn, ou riv. de Landerneau, navig., à l'aide des marées, de Landerneau à la rade de Brest (Finis- tère) : 14 kil. Erdre (Loire-Inf.), riv. navig. deNort à Nantes, où elle se jette dans la Loire. La partie infér. est ca- nalisée et fait partie du canal de Nantes à Brest. La partie de l'Erdre indépendante de ce canal n'a que 5 kil. Escaut, fl. navig. de Cambrai à la mer : 333 Ml. Étangs (can. des). Communication de la Garonne au Rhône, entre l'Étang et Thau, et l'extrémité du canal de la Radelle : 38 kil. Etel, pet. riv. du Morbihan, navig. entre Nostang et la mer, à laide des marées : 14 kil. Eu (can. d') au Tréport (Seine-Infér.) : 3 kil. Eure , riv. navig. , seulement de Louviers à la Seine; mais classée depuis l'embouch. de l'Avre : 86 kil. . Garonne, riv. navig. depuis son confluent avec le Salât ; mais, pour la descente et la remonte, de- puis Toulouse seulement jusqu'à la mer : 468 kil. (depuis le Salât). Garonne (can. latéral à la), se raccorde, à Toulouse, avec le canal du Midi et le canal Saint-Pierre. Il suit le fl. de Toulouse à Castets : 193 kil. et avec les embranch. : 210 kil. Gaves réunies, Gave de Pau, navig. de Peyrehorade à l'Adour : 9 kil. Gers : 1 kil. seulement de navig.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — HT 45-48. France administrative. 917 Givors (can. de) cudu Forez, depuis le bassin houiller de Rive-de-Gier jusqu'au Rhône, à Givors : 19 Ml. Gouet, riv. de Saint-Brieuc, navig., à l'aide des marées, du port Légué à la mer : 5 Ml. Goyen, riv. du Finistère, navig., à l'aide des ma- rées, du port de Pont-Croix à la mer : 7 Ml. Guer, riv. des Côtes-du-Nord, navig. , à l'aide des marées, de Laumos à la mer : 8 Ml. Guindy, riv. des Côtes-du-Nord, navig. à l'aide des marées, du port de Tréguier à la mer : 10 Ml. Haute-Perche, riv. de Pornic (Loire-Inf.). navig. de- puis le port de la Haute-Perche jusqu'à la mer : 12 Ml. Hazebrouck (canaux d'), double communication en- tre Hazebrouck et deux points de la Lys : ïhiennes et Merville : ensemble, parcours de 24 kil. Hérault, prête ses eaux au canal du midi, en dehors duquel 1 1 Ml. seulement sont navig. Ill, affl. du Rhin, navig. depuis la Ladhoff, près Colmar, jusqu'à son embouch. dans le Rhin : 97 Ml. Ill (can. de Y) au Rhin -. 2 Ml. Ille (can. d') et Rance, de Rennes jusqu'à 6 Ml. en aval deDinan, la Rance étant navig. de ce point à son embouch. : 84 Ml. Isère, riv. navig. depuis Montmeillan, jusqu'à son embouch. dans le Rhône: 158 Ml. Isls, riv. navig. de Laubardemont, à la Dordogne, mais canalisée de Laubardemont à Périgueux, en tout : 140 Ml. Jaudy (Côtes-du-Nord), riv. navig., à l'aide des ma- rées, du port de la Roche-Derrien jusqu'à son embouch. dans le Guindy : 14 kil. Laberbenoit ou Aberbenoit (Finistère), riv. navig. depuis la Treglonou jusqu'à la mer : 6 kil. Laberwrach ou Aberwrach (Finistère), riv, navig. depuis le port de Paluden jusqu'à la mer : 7 kil. Layon (Maine-et-Loire) , pet. affl. de la Loire navig., seulement depuis Chaudefonds jusqu'à la Loire : 6 kil. Lawe, pet. riv. canalisée de Béthune à la Lys (dép. du Nord) : 19 kil. Lesparre (canaux de), 3 canaux, de l'Escarpont, de la Roumignière et du gr. chenal du Guy, rive gauche de la Gironde, canaux de desséchem. ren- dus navigables : 16 kil. Leuy, pet. affl. de l'Adour, navig. depuis le moulin d'Oro jusqu'à son embouch. dans l'Adour : 25 kil. Lez (Hérault), pet. riv. rendue artificiellement na- vigable depuis le pont de Juvénal, à 1 Ml. de Montpellier, jusqu'à la mer : 31 kil. Du Lez supé- rieur au canal de Grave : 9 kil. Leyre, riv. navig. à partir de 5 kil. seulement au- dessus du bassin d'Arcachon où elle se jette. Lézarde, affl. de la Seine, riv. navig. à l'aide des marées, du port d'Harfleur à Fembouch. de la Seine : 1 Ml. 1/2. Loing (can. du), de Montargis, au pont du Loing, il prend le lit du Loing jusqu'à Saint-Mammès-sur- Seine : 57 kil. Loir, riv. navig. depuis le pont de Coëmont, près de Château-du-Loir (Sarthe) : jusqu'à son confl. avec la Sarthe : 113 kil. Loire, navig. depuis le port de la Noine, au-dessus de Roanne (dép. de la Loire) Jusqu'à la mer 835 k., mais elle n'est navig. à la remonte et à la des- cente qu'à partir de Decize (Saône-et-Loire). Loire (can. latéral à la), il fait suite au canal de Roanne à Digoin; il gagne Briare : 208 kil. Lot, navig. à la descente seulement depuis d'En- traygues (Aveyron); à la remonte et à la descente, depuis Levignac, jusqu'à son embouch. dans la Garonne à Aiguillon : 312 kil. en tout. Luçon (can. de), en Vendée, du port de Luçon à la mer : 14 kil. Lunel (can. de), part de cette ville et gagne la mer (dép. de l'Hérault): 11 Ml. Lys, riv. navig. à partir d'Aire (Pas-de-Calais et Nord), sou cours en France est de 53 kil. Madeleine ou pet. Sève, riv. du dép. de la Manche, navig. seulement sur 6 kil. Maine (Petite), pet. riv. du département de la Loire- Inf. , affluent de la Sèvre nantaise , navig. depuis Château-Thébaud jusqu'à son embouch. : 4 kil. Manicamp (can. de), partant de l'écluse de Chauny (la dernière du can. de St.-Quentin), et aboutis- sant à l'Oise au-dessous de Manicamp : 4 kil. Mardyck (Pas-de-Calais), lit naturel endigué de la rivière de Robecq et Molstroom qui, depuis Hen- nuin, conduit à l'Aa, à 1 kil. 1/2 en aval du can. de Bourbourg : 7 kil. Marne, riv. navig. depuis St.-Dizier jusqu'à son embouch. dans la Seine : 363 kil., cours défec- tueux dans la partie supérieure. Marne (can. latéral à la), commence à 3 kil. en aval de Vitry-le -Français, reçoit le canal de la Marne, au Rhin et retombe dans la Marne à Dizy, sous Epernay. Il a pour objet de suppléer à la navigat. défectueuse de la Marne : 63 kil. Marne (can. de la) au Rhin, qui joint ensemble les bassins de la Seine, de la Meuse et du Rhin. Origine à Vitry-le-François sur le can. latéral à la Marne; débouché dans la riv. d'Ill, au-dessous de Strasbourg, en face du can. d'Ill au Rhin : 319 kil. Mayenne, riv. navig. depuis Laval jusqu'à son confl. avec la Sarthe, et, par la Maine, la voie navigab. se poursuit jusqu'à la Loire. De Laval à la Loire : 133 kil. Meaux-à-Chalifert (can. de), de la Marne (au-dessus de Meaux), à la Marne (au pied du coteau de Chalifert), il est alimenté par le Gr.-Morin: 13 kil. Meu, affluent de la Vilaine au-dessus de Lagny: 3 kil. navig. seulement au-dessus de son em- bouch. Meurthe, riv. classée comme navigable depuis Nancy jusqu'à son embouch.; mais la navigation est sus- pendue quelquefois pendant 10 mois de l'année, par suite des basses eaux : 12 kil. Meuse, riv. navig. à la descente depuis Verdun ; à la montée et à la descente depuis Sedan. Le cours, compris en France, depuis Verdun jusqu'à la fron- tière, est de 261 kil. Midi (can. du), de Toulouse à l'étang de Thau où la navigation se continue jusqu'à la mer par le canal de Cette : 241 kil. Midouze, riv. du départ, des Landes, navigable de- puis le confluent qui la forme (le Midou et la Douze), à Mont-de-Marsan, jusqu'à son embouch. dans l'Adour : 42 kil. Mignon, affluent de la Sèvre Niortaise, navigable depuis le Moulin-Neuf, à 1 kil. 1/2 en aval de Mauzé jusqu'à son embouch. dans la Sèvre: 16 kil. Cette rivière sert de limite aux départ, des Deux- Sèvres et de la Charente. Moder, affluent du Rhin, navigable sur 17 Ml. ; mais pour la très-petite navigation. Mons-à-Condé (can. de) : 24 kil., dont 5 kil. seule- ment en France. Morin (grand), affluent de la Marne (départ, de Seine-et-Marne) ; navigab. depuis Tigeaux jus- qu'au can. de Meaux à Chalifert (voy. plus haut ce dernier) : 12 kil. Moselle, navigab. depuis le port de Frouard , au- dessus de l'embouch. de la Meurthe. Son cours navig. en France est de 116 kil. Nantes à Brest (can. de) : 359 kil. Narbonne (can. de) ou can. de Jonction, forme avec la Robine de Narbonne et le canal de Ste.-Lucie, une seule navigation partant du Somail, sur le canal du Midi et aboutissant à la mer, au pont de la Nouvelle : 36 kil. Neuffossé (can. de) , jonction de la Lys avec l'Aa. Il commence à Aire et se termine à St.-Omer : 17 kil. Niort à la Rochelle (can. de) , entre la Rochelle et la Sèvre Niortaise à Marans, car, de ce point à__PAGESEPARATOR__918 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Niort, la navigation emprunte le lit de la Sèvre. Entre la Rochelle et Marans : 23 kil. Nive, riv. du départ, des Basses-Pyrénées, navig. depuis le port de Carubo jusqu'à son confluent avec l'Adour : 22 kil. Nivelle, riv. du départ, des Basses-Pyrénées, navig. à l'aide des marées depuis Ascain jusqu'à la mer: 10 kil. Nivernais, (can. du) , de l'Yonne (à Auxerre) jus- qu'à la Loire à Decize : 174 kil. Odet ou rivière de Quimper, navig., à l'aide des marées, depuis Quimper jusqu'à son embouch. dans la mer : 17 kil. Ognon, pet. riv. du départ, de la Loire-Inférieure, navig. depuis le bourg de Pont-St.-Marlin jusqu'à son embouch. dans le lac de Grandlieu : 5 kil. La traversée du lac est de 6 kil. Oise, navig. depuis Chauny, jusqu'à son confluent avec la Seine à Conflans-Ste. -Honorine; une partie est canalisée; c'est la partie inférieure de Janville à la Seine. Pour la partie supérieure, non cana- lisée, le parcours navig. est de 55 kil.; pour la partie inférieure : 105 kil. Oise {canal latéral à V), du can. de Manicamp à Janville, au-dessus de Compiègne : 28 kil. Orléans (can. d'), de Combleux-sur-Loire (6 kil. au-dessus d'Orléans) , à Buges, sur le can. du Loing : 73 kil. Orne, riv. navig., à l'aide des marées, entre Caen et la mer : ] 8 kil. Oudon, riv. du départ, de Maine-et-Loire, navig. deSegré, à son confluent avec la Mayenne : 18 kil. Ourcq, riv. rendue navig. depuis le Port-aux-Per- ches jusqu'à son embouch. dans la Marne àLizy : 36 kil. Ourcq (can. de 1') : 1° la rivière canalisée, du Port- aux-Perches, près de Villers-Cotterets à Mareuil; 2° de Mareuil à Paris; ensemble : 109 kil. Peccais (can. de), exploitation particulière, ancien bras du Rhône, amélioré. Penses, riv. nav. à l'aide des marées, depuis le port Pensez (Finistère) , jusqu'à la mer : 8 kil. Pérols (can. ou grau de), communication ouverte entre la mer et le can. des Étangs (Hérault) : 1 kil. environ. Peyrade (can. de la), qui joint ensemble le can. de Cette et celui des Étangs : 3 kil. Plessis (can. du), dans le départ, de la Manche, communication entre les mines de houille du Plessis et la Sève, navig : 4 kil. Pont-de-Buis, pet. riv. du Finistère, affluent de l'Aulne; navig. sur 3 kil. Pont-de-Vaux (can. de), départ, de l'Ain, dériva- tion de la Reyssouse entre Pont-de-Vaux et la Saône : 3 kil. Pont-VAbbé , pet. riv. du Finistère, navig. entre Pont-1'Abbé et la mer : 7 kil. Pouldavid, pet. riv. du Finistère, navig. sur 2 kil. jusqu'à la mer. Radelle (can. de la), fait suite ( à Aiguës-Mortes) au can. de Beaucaire et gagne celui des Étangs : 8 kil. Rance, riv. navig. et canalisée depuis le can. d'Ille et Rance (voy. plus haut) jusqu'à la mer : 18 kil. Rhin, navig. depuis Bâle, sur la limite de France, soit : 198 kil. (Tout le cours du Rhin navig. depuis Bàle jusqu'à la mer, est de 862 kil.) Rhône, navig. de son propre fonds, depuis le ha- meau du Parc, commune de Sorgieu (Ain), jus- qu'à la mer : 497 kil. (On travaille à sa com- munication avec la mer, pour la grande navig., au-dessus de la barre, par le can. maritime de St.-Louis qui se rendra de la Tour-St.-Louis au golfe de Fos.) Rhône au Rhin (can. du) , par les vallées de l'Ill et du Doubs et par la Saône. Il débouche d'une part, à Strasbourg, de l'autre, à St.-Symphorien sur la Saône : 350 kil. Rille, riv. du départ, de l'Eure, navigation exclusi- vement maritime, de Pont-Audemer à la Seine : 19 kil. Roanne à Digoin (can. de), depuis la Loire à Roanne jusqu'au can. latéral de la Loire à Di- goin : 56 kil. Roubaix (can. de), jonction de la Deule à l'Escaut, par Roubaix : 27 kil. St.-Denis (can.), depuis le can. de l'Ourcq (à laViJ- lette-Paris), jusqu'à la Seine, à St.-Denis : 6 kil. St.-Martin (can.) , du can. de l'Ourcq à la Villette- Paris), jusqu'à la Seine au pont d'Austerlitz , tout son parcours a lieu dans Paris : 4 kil. 228 m. St.-Maur (can.), dérivation de la Marne, près du pont de St.-Maur, à la Marne : ] kil. (par cours souterrain). St.-Pierre (can.), à Toulouse, dérivation de la Ga- ronne au faubourg St-Pierre, jusqu'au can. du Midi : 1 kil. 1/2. St. -Quentin (can.), de Cambrai, à Chauny-sur- Oise , où il se réunit au can. de Manicamp : 96 kil. Salaison, pet. riv. de l'Hérault, rendue navigab. depuis Mauguio, jusqu'à son embouch. dans le canal, de ce nom : 1 kil. 650 m. Salât, riv. peu navig. entre Lacave et son confluent dans la Garonne : 17 kil. Salines de l'Est (can. des), de Dieuze, près Salins (départ, de la Meurthe) , à Sarralbe (Moselle) sur la Sarre : 36 kil. Sambre, rivière navig. de Landrecies (où débouche le can. qui la réunit à l'Oise), jusqu'à son con- fluent avec la Meuse; pour la partie française : 54 kil. Sambre à l'Oise (can. de la) , qui met en commu- nication les bassins de la Seine et de la Meuse; il part de Landrecies, où la Sambre commence à être navig. et rejoint, à la Fère, le can. de St.- Quentin : 67 kil. Saône, navig. depuis Gray (Haute-Saône) jusqu'à son confluent avec le Rhône, à Lyon : 365 kil. Sarthe, navig. depuis le Mans, jusqu'à sa réunion à la Mayenne : 108 kil. Scarpe, riv. navig. de St-Nicolas-lès-Arras , jusqu'à son embouchure dans l'Escaut , en partie cana- lisée ; 66 kil. Scorff, riv. du Morbihan, navigat. marit., depuis Pont-Scorff, jusqu'à son embouchure dans le Blavet : 12 kil. Se'e, riv. du départ, de la Manche, navig. depuis Tirepied, au-dessus d'Avranche, jusqu'à la mer 22 kil. Seille , riv. navig. depuis Louhans jusqu'à son embouchure dans la Saône : 39 kil. Seine, navig. depuis Marcilly, au-dessus de Nogent (départ, de l'Aube), jusqu'à la mer : 560 kil. Seine (can. de la haute), de Troyes à l'écluse de Marcilly : 43 kil. Sélune , pet. riv. du départ, de la Manche , très- petite navigation depuis Ducey jusqu'à la mer : 8 kil. Semoy, riv. navig. depuis les Hautes rivières (départ, des Ardennes) jusqu'à son embouchure dans la Meuse, à Lavaldieu : 18 kil. Sensée (can. de la) , jonction de l'Escaut, à Etrun, avec la Scarpe , à 4 kil. en amont de Douai : 25 kil. Seudre, pet. riv. du départ, de la Charente-Infé- rieure, navigation exclusivement maritime, de- puis le pont de Ribéron jusqu'à la mer : 22 kil. Sèves, pet. riv. du départ, de la Manche, navig. sur 7 kil. Sèvre Nantaise, navig. de Monnières à Nantes : 20 kil. Sèvre Niortaise, navig. de Niort à la mer: 84 kil. Sienne, pet. riv. du départ, de la Manche, navig. depuis le confluent de la Soulle jusqu'à la mer : 8 kil.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE GONTEMPOR A INE . Silvéréal (can. de), du petit Rhône jusqu'au can. de Peccais (Gard) : 8 kil. Sologne (canaux de), pour l'assainissement et le dessèchement. Somme, riv. navig. depuis Neuville-lès-Bray, en aval de Péronne, jusqu'à la mer; mais cette navig. difficile a été abandonnée depuis la créa- tion du canal de la Somme. Elle n'existe donc plus que depuis St- Valéry : 6 kil. Somme (can. de la), latéral à la rivière; il com- mence à St-Simon, sur le can. de St-Quentin 3 et se termine à St-Valery : 156 kil. Steenwerck (hecque de), cours d'eau qui traverse la commune de ce nom et se jette dans la Lys; parcours : 7 kil. Tarn, riv. navig. depuis Sault-de-Sabo, commune d'Arthes, un peu au-dessus d'Alby, jusqu'à son embouchure dans la Garonne : 147 kil. Taute, pet. riv. du départ, delà Manche, navigat. dificile, depuis Tribehou jusqu'à la mer : 32 kil. Tenu , pet. riv. du départ, de la Loire-Inférieure, navig. depuis St-Même, jusqu'à son embouchure dans PAcheneau, écoulement du lac de Grand- lieu : 15 kil. Terelte, pet. riv. du départ, de la Manche, affluent de la Taute, a 7 kil. de parcours navig. Thau (étang de), dans le départ, de l'Hérault, fait partie de la ligne navig. de Bordeaux à Beaucaire et a 17 kil. de parcours environ. Thonet , riv. navig. dans le départ, de Maine-et- Loire, depuis Montreuil-Belley, jusqu'à son em- bouchure dans la Loire : 23 kil. Touques, pet. riv. du départ, du Calvados; navig.; défectueuse, de Lisieux à la mer, à peu près aban- donnée. Elle existe de Touques à la mer (Trouville et Deauville), mais elle exclusiv. maritime: 6 kil. JX oS 45-48. France administrative. 919 Trieux, pet. riv. du départ, des Côtes-du-Nord , navig., à l'aide des marées, depuis Pontrieux jus- qu'à la mer : 18 kil. Vannes (rivière de), chenal, de Vannes à l'entrée du Morbihan : 16 kil, Vendée, riv. navig. depuis Fontenay-le-Comte, jus- qu'à son embouchure dans la Sèvre Nior taise : 25 kil. Yézère, pet. riv. navig. depuis le Lardin (limite du départ, de la Dordogue) jusqu'à son embou- chure dans la Dordogne : 65 kil. Vie (can. ou robine de) , tout entier sur la com- mune de Vie (départ, de l'Hérault) , il se termine dans l'étang salé de Vie ou de Palavas : 2 kil. Vie, pet. affluent de la Dives (Calvados), navig. depuis Corbon : 2 kil. Vie (départ, de la Vendée), navig., à l'aide des marées, sur 9 kil. Vienne, navig. de Chatellerault, à son embouchure, dans la Loire : 75 kil. Vilaine, navig. depuis Cesson (6 Ml. au-dessus de Bennes) jusqu'à la mer : 144 kil. Vire, riv. navig. depuis Vire jusqu'à la mer : 100 kil.; mais aujourd'hui, il n'y a réellement, que 49 kil. Vire-et-Taute (can. de), jonction de la Vire avec la Taute : 11 kil. Watteringues (canaux de) , canal du Houlet, du canal de Calais au can. de Marck : 7 kil. — can. de Marck, de ce point à St.-Pierre- lès-Calais : 7 kil. 1/2. — can. du Fort-Brûlé, du can. du Houlet, au can. de Calais, 1 kil. 800 m. Yonne, riv. navig. depuis Auxerre jusqu'à son em- bouchure dans la Seine : 119 kil. CARTE N° 49. LA FRANCE MILITAIRE. Documents : Les Annuaires militaires, de l'artillerie, du génie. Les décrets impériaux pour le classement des places fortes et la zone frontière, etc. Au point de vue militaire, la France est divisée en 6 grands commandements de corps d'armée et 7 en comptant l'Algérie. Ces commandements sont confiés à des maréchaux. Ces 7 commandements comprennent 21 divisions militaires pour la France et 3 pour l'Algérie , 24 en tout. Les divisions mili- taires comprennent autant de subdivisions qu'il y a de départements dans leur ressort : 89 subdivisions pour la France et 15 pour l'Algérie. Des généraux de divisions commandent les divisions, des géné- raux de brigade commandent les subdivisions. 4 er Corps d'armée. (l re et 2 e divisions MILITAIRES.) Quartier général : PAB1S. 1" Division. Paris: 8 subdivisions : 1° Seine, Paris; — 2°Seine-et-Oise, Versailles; 3° Oise, Beauvais ; — 4° Seine-et-Marne, Melun; — 5° Aube, Troyes; — 6" Yonne, Auxerre; — 7° Loiret, Orléans; — 8° Eure-et-Loir, Chartres. (Intendances mili- taires à Paris ; il y a des sous-intendances dans tous les chefs-lieux ou subdivisions, deux à Ver- sailles et deux à Vincennes.) 2 e Division. Rouen : 4 subdivisions : 1° Seine-Infé- rieure, Rouen; — 2° Eure, Ëvreux ; — 3° Cal- vados, Caen; — 4° Orne, Alençon; — (Inten- dance à Rouen, sous-intendance "dans les chefs- lieux de subdivisions et au Havre.,) 8 e Corps «l'arasée. (3 e ET 4 e DIVISIONS MILITAIRES.) Quartier général: LILLE. 3 e Division 7 . Lille : 3 subdivisions : 1° Nord, Lille; — 2° Pas -de- Calais,| Arras; 3° Somme, Amiens. (Intendance , Lille; sous-intendances dans les chefs-lieux de subdivisions et à Douai , à Valen- ciennes, à Calais, à Maubeuge , à Cambrai, à Dunkerque.) 4 e Division. Chalons-stjr-màrne : 3 subdivisions : 1° Marne, Châlons; — 2° Aisne, Laon; — 3°Ar- dennes, Mézières; (L'intendance, à Châlons; les sous-intendances aux chefs-lieux des subdivisions et à La Fère, à Givet, au camp de Châlons.) 3 e Corps d'année. (5 e , 6° et 7 e divisions militaires.) Quartier général : NANCY. 5 e Division. Metz : 4 subdivisions : 1° Moselle, Metz; — 2° Meuse, Verdun; — 3° Meurthe, Nancy; — 4° Vosges, Épinal. (Intendance, Metz : sous- intendance: Metz, les chefs-lieux de subdivision et à Thionville, Bar-le-Duc, Lunéville, Sarregue mines.) 6° Division: Strasbourg; 2 subdivisions : ^Bas- Rhin, Strasbourg; — 2. Haut-Rhin, Colmar. (In- tendance Strasbourg ; sous-intendance ; Stras- bourg, Colmar. Haguenau. Belfort.)__PAGESEPARATOR__920 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. 7 e Division. Besançon; 5 subdivisions : 1° Doubs, Besançon; — 2° Jura, Lons-le-Saulnier ; — 3°Côte- d'Or, 'Dijon; — 4° Haute-Saône, Vesoul; — 5° Haute-Marne, Chaumont. (Intendance, Besançon; sous-intendances : Besançon, les chefs-lieux de subdivisions (sauf Chaumont), Auxonne et Lan- gres.) 4 e Corps d'année. (8 e , 9 e , 10 e , 17 e , 20 e ET 22 e DIVISIONS MILITAIRES.) Quartier général : LYON. 8 e Division. Lyon; 6 subdivisions: 1° Bhône, Lyon; — 2° Loire, Saint-É tienne; — 3° Saône-et-Loire , Mâcon; — 4° Ain, Bourg; — 5° Drôme, Valence; — 6° Ardèche , Privas. (Intendance , Lyon ; sous- intendances : Lyon, les chef -lieux de subdivi- sions et le camp de Sathonay.) t) e Division. Marseille ; 5 subdivisions : 1° Bou- ches-du-Bhône. Marseille: 2° Var, Toulon; — 3° Basses-Alpes, Digne; — 4° Vaucluse, Avignon; — 5° Alpes Maritimes, Nice. (Intendance, Mar- seille; sous-intendances : Marseille, Draguignan et les chefs-lieux de subdivisions.) 10 e Division. Montpellier; 4 subdivisions: 1° Hé- rault, Montpellier; — 2° Aveyron, Rodes ; — 3° Lozère, Mende; — 4° Gard , Nîmes. (Inten- dance, Montpellier ; scus-intendances : Mont- pellier, les chefs-lieux de subdivisions et Béziers.) 17 e Division: Bastia; 2 subdivisions: 1° Bastia; — 2° Ajaccio. (Intendance : Bastia ; sous-in- tendances Bastia et Ajaccio.) 20 e Division. Clermont-Ferrand; 3 subdivisions: 1° Puy-de-Dôme, Clermont-Ferrand; — 2° Haute- Loire , Le Puy: — 3° Cantal, Aurillac. (Inten- dance, Clermont-Ferrand; sous-intendances les chefs-lieux de subdivisions.) 22 e Divisions. Grenoble ; 4 subdivisions : 1° Isère Grenoble; — 2° Hautes-Alpes, Gap; — 3° Savoie Chambéry ; —4° Haute-Savoie, Annecy. (Inten- dance, Grenoble; sous-intendance, Grenoble, les chefs-lieux de subdivision et Vienne.) 5 e Corps d'armée. (15 e , 16 e , 18 e , 19 e et 21 e DIVISIONS MILITAIRES.) Quartier général : TOURS. 15 e Division. Nantes; 4 subdivisions : 1° Loire- Inférieure, Nantes; — 2° Maine-et-Loire, Angers; — 3° Deux-Sèvres, Niort; — 4° Vendée, Napo- léon Vendée. (Intendance , Nantes ; sous-inten- dances dans les chefs-lieux de subdivisions et à Saumur.) 16 e Division. Rennes; 6 subdivisions : 1° Ille-et- Vilaine, Rennes; — 2° Morbihan, Vannes; —3° Finistère: Brest ; — 4 Ù Côtes-du-Nord , Saint- Brieuc; — 5° Manche, Cherbourg ;— 6° Mayenne, Laval. (Intendance, Rennes; sous-intendances les chefs-lieux de subdivisions et Lorient, Saint-Lô, Quimper.) 18 e Division. Tours : 4 subdivisions: 1° Indre-et- Loire, Tours; — 2° Sarthe, Le Mans; — 3° Loir- et-Cher, Blois; — 4° Vienne, Poitiers. (Inten- dance, Tours ; sous-intendances : les chefs-lieux de subdivisions.) 19 e Division. Bourges; 4 subdivisions : 1° Cher, Bourges;— 2° Nièvre, Nevers; — 3° Allier, Mou- lins;— 4° Indre, Châteauroux. (Intendance, Bour- ges ; sous-intendances dans les chefs-lieux de sub- division.) 21 e Division. Limoges; 3 subdivisions: 1° Haute- Vienne, Limoges; — 2° Creuse, Guéret; — 3° Cor- rèze, Tulle. (Intendance, Limoges.; sous-inten- dances dans les chefs-lieux de subdivisions.) O e Corps d'armée. (11 e , 12 e , 13 e et 14 e divi- sions militaires.) Quartier général : TOULOUSE. 11 e Division. Perpignan; — 3 subdivisions: 1° Pyrénées-Orientales, Perpignan; — 2° Ariége, Foix; — 3" Aude, Carcassonne. — (Intendance, Perpignan ; sous-intendances dans les chefs-lieux des subdivisions.) 12 e Division. Toulouse ; 4 subdivisions : 1° Haute- Garonne, Toulouse; — 2° Tarn-el-Garonne, Mon- tauban; — 3° Lot, Cahors ; — 4° Tarn, Alby. (In- tendance, Toulouse; sous-intendances dans les chefs-lieux de subdivisions.) 13 e Division. Bayonne ; 4 subdivisions : 1° Basses- Pyrénées, Bayonne; — 2° Landes, Mont-de-Mar- san; — 3° Gers, Auch; — 4° Hautes-Pyrénées, Tarbes. (Intendance, Bayonne; sous-intendances dans les chefs-lieux de subdivisions et à Pau.) 14 e Division. Bordeaux; 5 subdivisions: 1° Gi- ronde, Bordeaux; — 2° Charente-Inférieure, La Rochelle; — 3° Charente, Angoulême; — 4° Dor- dogne, Périgueux; — 5° Lot-et-Garonne, Agen. (Intendance , Bordeaux ; sous-intendances dans les chefs-lieux de subdivisions.) ï e Corps d'armée. Algérie. Quartier général : ALGER. 3 Divisions. (Voy. la carte et le tableau de l'Algérie, n° 59.) GENDARMERIE Circonscription des 26 légions. La France comprend 26 circonscriptions pour les légions de gendarmerie; chaque légion est comman- dée par un colonel, et subdivisée suivant les dé- partements et les arrondissements, de manière qu'il y ait un chef d'escadron dans chaque département et au moins un capitaine ou un lieutenant dans chaque arrondissement. l re légion, Paris : Seine, Seine-ei-Oise, Seine-et- Marne. 2 e — Chartres : Eure-et-Loir, Orne, Sarthe, Loiret. 3 e — Rouen : Seine-Inférieure, Eure, Oise, Somme. 4 e — Caen : Calvados, Manche, Mayenne. 5 e — Rennes: Ule-et- Vilaine, Côtes-du-Nord, Finistère. 6 e — Nantes : Loire-inférieure , Maine-et- Loire, Morbihan. 7 e — Tours: Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Vienne, Indre. 8 e — Moulins. Allier, Puy-de-Dôme, Nièvre, Cher. 9 e — Niort : Deux-Sèvres, Vendée, Charente- Inférieure. 10 e — Bordeaux : Gironde, Charente, Landes, Basses-Pyrénées. 11 e — Limoges : Haute-Vienne, Creuse, Dor- dogne, Corrèze. 12 e — Cahors, Lot, Lot-et-Garonne, Aveyron, Cantal. 13 e — Toulouse : Haute-Garonne, Tarn-et-Ga- ronne, Gers, Hautes-Pyrénées. L4 e — Carcassonne: Aude, Tarn, Pyrénées Orientales, Ariége. 15 e — Nîmes: Gard, Ardèche, Hérault, Lo- zère. 16 e — Marseille: Bouches-du-Rhône, Vau- cluse, Var, Alpes-Maritimes. 17 e — Bastia : Corse.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — M 49. La France militaire. 921 18 e légion. Valence : Drôme, Basses-Alpes, Hautes- Alpes. 19 e — Lyon: Rhône, Saône-et-Loire, Loire, Haute-Loire. 20 e — Dijon . Côte-d'Or, Yonne, Aube. 21 e — Besançon : Doubs, Jura, Ain. 22 e — Nancy : Meurtbe , Vosges , Haute- Marne. 23 e — Metz : Moselle, Meuse, Marne, Ar- dennes. 24 e — Arras : Pas-de-Calais, Nord, Aisne. 25 e — Strasbourg : Bas-Rhin, Haut-Rhin, Haute-Saône. 26 e — Grenoble : Isère, Savoie, Haute-Savoie. Il y a, en outre, une légion de gendarmerie en Afrique et la gendarmerie coloniale. ARTILLERIE. COMMANDEMENTS ET DIRECTIONS D'ARTILLERIE, AVEC LES PLACES QUI EN DÉPENDENT. Il y a 12 commandements, y compris l'Algérie, avec un général de brigade dans chacun d'eux ; et 26 directions avec un colonel dans chaque direc- tion. Les commandements n'existant pas partout, une partie des directions sont indépendantes et ne forment pas une subdivision de commandement. Dépôt central de V artillerie : Paris. Un général de division, directeur. Direction du service des poudres et salpêtres, à l'arsenal de Paris. Un général de division, direc- teur. Ecole Impériale d'application du génie et de l'ar- tillerie : Metz. COMMANDEMENTS AVEC LEURS DIRECTIONS. M" Commandement, vinccnnes (1 direction). École d'artillerie : Vincennes. l re Direction : Paris. Places qui en dépendent : 4 arrondissements. — 1 er arrondissement : Vin- cennes, fort de Charenton, redoute et retran- chements de Saint-Maur, fort de Noisy; 2 e ar- rondissement : S. Denis : fort de l'Est, double couronne du Nord, fort de la Briche, fort d'Au- bervilliers ; 3 e arrondissement : fort du Mont- Valérien; 4 e arrondissement : fort d'Ivry, fort de Bicêtre, fort de Montrouge, fort de Vanves, fort d'Issy. — Capsuleries de guerre : Paris, Mon- treuil. — Poudrerie : le Bouchet. — Raffinerie de salpêtre : Paris. II e Commandement. Douai (2 directions). École d'artillerie : Douai, — Fonderie: Douai. — Poudrerie: Esquerdes. — Raffinerie de salpêtre: Lille. T Direction : Douai. Places qui en dépendent : Douai et fort de Scarpe, — Cambrai, — Valen- ciennes, — Maubeuge; — Le Quesnoy, — Avesne, — Landrecies, — Bouchain, — Condé, — Lille. 3 e Direction : S. Omer. Places fortes qui en dé- pendent : S. Omer. — Aire et fort S. François, — S. Venant, — Béthune, — Arras, — Montreuil, Boulogne, — Calais et forts Lapin, Bisban et Nieulay, — Dunkerque et forts Louis et Bisban , —Gravelines, — fort Philippe, — Bergues et forts Suisse et Lapin, — fort Français, — citadelle de Doullens, — Péronne, — château de Hams, — ci- tadelle d'Amiens, — Abbeville. III e Commandement. i<a rère (2 directions). École d'artillerie : La Fère. — Forges : Mé- zières. — Poudrerie : S. Ponce. 4 e Direction : la fère. Places qui en dépendent : La Fère, — château de Guise. — citadelle de Laon,—Soissons.~ Entrepôt d'artillerie, Châlons- sur-Marne. 5 e Direction : Mézières. Places fortes qui en dé- pendent : Mézières, — Sedan et enceinte de Torcy, — Rocroy, — Charlemont, les Givet et Mont d'Maurs. IV e Commandement : Metz (1 Direction.) École Impériale d'application : Metz.— École ré- gimentaire : Metz. — École centrale de pyrote- chnie : Metz. — Arsenal de construction : Metz. — Forges : Metz. — Poudrerie : Metz. 6 e Direction : Metz. Places fortes qui en dépen- dent : Metz, —Longwy, —Thionville. — Bitche. — Phalsbourg, —Marsal, —Toul, — Montmédy', — Verdun "V e Commandement : Strasbourg (1 division). École d'artillerie : Strasbourg. — Arsenal de con- struction : Strasbourg. — Fonderie : Strasbourg. — Manufacture d'armes : Mùtzig. 7 e Direction : Strasbourg. Places qui en dépen- dent : Strasbourg, — Haguenau, — La Petite- Pierre, — Lichtemberg, — Weissembourg ,— Lau- terbourg, — Schelestadt, — Neuf-Brissach et fort Mortier, — Bel fort. VI e Commandement Besancon (1 direction). Écoles d'artillerie : Besançon, Auxonne. — Arsenal de construction : Besançon. — Forges : Besançon. Poudrerie : Vonges. 8 e Direction : Besancon. Places qui en dépendent : Besançon avec les forts Chaudanne et Brégille. — Château de Monbelliard, — forts de Joux et du larmont, — forts Salins — les Rousses, — Lan- gres, — Auxonne. "VII e Commandement : i>you. (1 direction). École d'artillerie : Valence. — Manufactures d'armes : S. Etienne. 9 e Direction: Lyon. Places fortes qui en dépendent: Pierre-Chatel, — fort les Bancs, — fort VÉcluse. — Valence. Dépôt d'artillerie. vm e Commandement : Toulouse (t direction). Ecole d'artillerie : Toulouse. — Arsenal de con- struction : Toulouse. — Fonderie : Toulouse. — Forges : Toulouse. — Poudrerie : Toulouse. — Dépôt d'artillerie : Toulouse. 14 e Direction : Toulouse. IX e Commandement : Rennes (3 directions). École d'artillerie : Bennes. — Forges : Rennes. — Poudrerie : Pont-de-Buis. 18 e Direction : Rennes. Places fortes qui en dé- pendent : fort de Chateauneuf. — S. Malo et fort de la Cité (S. Servan) , — fort des Rimains. — Lie de Bréhat. Dépôt d'artillerie : Rennes. 19 e Direction : Brest. Places fortes qui en dépen- dent : Brest, — Recouvrance,—Bouguen et forts, — lignes et réduit de Quélern, — Concarneau, — château du Taureau, — Lorient, — Port-Louis et citadelle, — fort Penthièvre, — Belle-Ile et citadelle, — Quiberon. 20 e Direction : Cherbourg. Places fortes qui en dé- pendent: Cherbourg, — Granville, — S. Mar- couf, — fort de la Hougue, — fort Tatihou, — fort Querqueville , — fort du Hommet. X e Commandement : Bourges (1 direction). 22 e Direction : Bourges. Dépôt d'artillerie : Bourges. — Forges : Nevers.__PAGESEPARATOR__922 GÉOGRAPHIE. EXPLICATION DES CARTES. XI e Commandement : «renonle (1 direction). École d'artillerie : Grenoble. 10 e Direction : Grenoble. Places fortes qui en dé- pendent : Grenoble, citadelle de Rabot et fort de la Bastille, — fort Barraux, — Briançon et ses forts : fort Vieux, Donjon, Trois-Têtes, Dauphin, Randouillet, Point-du-Jour, Cellettes; — Queyras, — Mont-Dauphin, — Embrun, — Chambéry. xis e Commandement : Alger. (3 directions). 24 e Alger, — 25 e Oran, — 26° Constantine. (Voy. carte et tabl. de l'Algérie, n° 50.) DIRECTIONS ne dépendant pas des commandements. 21 e direction : le Havre. Places fortes qui en dé- pendent : le Havre (démantelée en partie), — château de Dieppe, — Honfleur, — château de Caen. 11° Direction : Toulon. Poudrerie : S. Chamas. — Raffinerie de salpêtre : Marseille. — Places qui dépendent de la direction : Toulon et ses forts : Pometz , Faron, S. Anne, la Malguc, S. Louis, Napoléon, — Antibes et fort Quarré, — château d'If, — citadelle de St-Tropez, — Iles d'Hyères : Porquerolles et Porcroz, — fort Ar ligues, — fort Brégançon, — Marseille : forts St-Xicolas , S. Jean et N. D. de la Garde , — fort de Bouc. — Tour- noux, — fort St-Vincent, — Setjne et citadelle, — Sisteron et citadelle , — Colmars , — Entre- vaux, — Nice. 12 e Direction : Montpellier. Places fortes qui en dépendent : Montpellier, citadelle, — Cette, cita- delle et forts St-Louis et S-Pierre, — tour du Grau cVAgde, — fort Brescou, — citadelle de Pont St-Esprit, — Aiguës-Mortes. 13 e Direction : Perpignan. Places fortes qui en dé- pendent : Perpignan, — Collioure et forts, — forts de Port-Vendres, — Bellegarde, — Redoute du Perthus, — fort les Bains, — Pratz de Mollo et fort Lagarde, — Montlouis, — Villefranche et château. — château de Salses, — Carcassonne, — Narbonne, 15° Direction : Batonne. Places qui en dépendent : Bayonne, — fort du Socoa, — St-Jean-pied-de- Port, — le Portalet, — Navarreins, — château de Lourdes, — château de Dax. 16 e Direction : la Rochelle. Poudreries : Angou- lême, — St-Mëdard. — Raffinerie de salpêtre : Bordeaux. — Places fortes qui dépendent de la direction : la Rochelle, — fort Fouras, — forts de Vile de Ré : fort du Martray, St-3Iartin de Ré, de la Rëe, Sallenceaux, — île d'Aix, — forts de Vile d'Oléron : Boyardeville, les Saumonards, châ- teau d'Oléron, fort Boyard, — Rochefort, — Brouage, dépôt d'artillerie ; — citadelle de Blaxje, — forts Pâté et Médoc. 17 e Direction : Nantes. Places fortes qui en dépen- dent : Nantes, — Batterie de St-Nazaire, — châ- teau cV Angers, — château de Saumur, — les Sa- bles d'Olonne, — île oVYeu, — Noirmoutiers. 23 e Direction : Bastia. Places fortes qui en dépen- dent : -.Bastia et forts, — citadelle de St-Florent — Calvi et forts, — citadelle iï Ajaccio, — Boni- facio, — citadelle de Corte. Dans la 21 e direction militaire : manufacture d'ar- mes : Châtellerault. — Poudrerie et raffinerie de salpêtre : le Rippault. Dans la 21 e division militaire : manufacture d'ar- mes : Tulle. GENIE. , Écoles régimentaires du génie: Versailles, Arras, Metz, Montpellier . 27 Directions subdivisées en chefferies. 1. Paris. 11 chefferies. — Du Nord, du Sud, de l'Est, de l'Ouest, de la rive gauche, de la rive droite, Versailles, Compiègne, Melun, Meaux. Chartres. 2. Havre. 4 cheff. — Le Havre, Rouen, Vernon, Caen. 3. Arras. 5 cheff. — Arras, Béthune, Ahbeville, Amiens, Péronne. 4. St-Omer. 5 cheff. — St-Omer, Calais, Bou- logne, Dunkerque, Gravelines. 5. Lille. 7 cheff. — Lille, Douai, Cambrai, Va- lenciennes, Condé, Maubeuge, Avesnes. 6. Mëzières. 6 cheff. — Mézières, Sedan, Givet, la Fère, Soissons, Châlons. 7. Langres. 4 cheff. — Langres, Montmédy, Ver- dun Commercy. 8. Metz. 7 cheff. — Metz, Bitche, Thionville, Longwy, Toul, Nancy, Lunéville. . 9. Strasbourg. 5 cheff. — Strasbourg, Haguenau, Schelestadt, Neufbrisach, Belfort. 10. Besançon. 5 cheff. — Besançon, les Rousses, Salins, Auxonne, Vesoul. 11. Lyon. 5 cheff. —Lyon, Mâcon, Pierre Chàtel, St-Étienne. 12. Grenoble. 5 cheff. — Grenoble, Embrun, Brian- çon, Chambéry, Annecy. 13." Toulon. 6 cheff. — îles d'Hyères, Draguignan, Tournoux, Sisteron, Nice, Antibes. 14. Marseille. 3 cheff. — Marseille, Avignon, Va- lence. 15. Montpellier. 3 cheff. — Montpellier, Cette, Nîmes. 16. Perpignan. 5 cheff. — Perpignan, Port-Ven- dres, Fort-lesBains, Villefranche, Carcassonne. 17. Toulouse. 3 cheff. — Toulouse, Castres, Li- moges. 18. Bayonne. 4 cheff. — Bayonne, Pau, Tarbes, Auch. 19. La Rochelle. 6 cheff. —La Rochelle, île d'Olé- ron, Rochefort, Bordeaux, Blaye, Périgueux. 20. Nantes. 5 cheff. — Nantes, Angers, Saumur, Niort, Napoléon-Vendée. 21- Brest. 6 cheff. — Brest, Lorient , Quimper, Belle-Ile, Vannes, S. Brieuc. 22. Cherbourg. 5 cheff. — Cherbourg, la Hougue, Granville, S. Malo, Rennes. 23. Bourges. 6 cheff. — Bourges, Moulins, Cler- mont, Tours, le Mans, Blois. 24. Ajaccio. 2 cheff. — Ajaccio, Bastia. 25. Alger. y j t t le tab] _ de ît %£***. I » "• M - Des places fortes et de leur classement. Il y a en France 142 places de guerre. Le budget ordinaire leur consacre, tant pour l'entretien que pour les réparations et les amélio- rations de toute sorte, une somme de 2 600 000 francs environ, sur laquelle les 90 places les plus importantes prennent 2 430 000 francs , soit, en moyenne, 27,000 fr. par place. L'ancien classement en places de l re 2 e , 3 e et 4 e classe, a été abandonné depuis le décret impérial du 10 août 1853. Il n'y a plus, depuis cette époque, que 2 séries de places fortes. La 2 e série se subdivise en places et en postes: ce qui équivaut à 3 classes de places fortes, au lieu de 4 que comprenait l'ancien sys- tème. Nous donnons ci-dessous le tableau du nou- veau classement.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — K° 49. La France militaire. 923 Tableau de classement des places do guerre et autres points fortifiés, CONFORMÉMENT AU DÉCRET DU 10 AOUT 1853. DIV. milit. DÉPARTEMENTS. I 18 SÉRIE. Places. riants. Seine. Paris (enceinte et ouvrages détachés.) Seine- Inférieure. Somme. Aisne. PÉRONNE |(y compris l'ouvrage détaché). SOISSONS. Arras (ville, citadelle et ouvrages qui en dépendent.) Le Havre 3 . Postes. DESIGNATION des Ouvrages détachés. Vincennes. Redoute et retranchement de Saint-Maur. Fort de Nogent. Fort de Rosny. Fcit de Noisy. Fort de Romainville. Fort d'Aubervilliers. Fort de l'Est(Saint-Denis). Double couronne du Nord (Saint-Denis), Fort de la Biiche (Saint- Denis). Forteresse du Mont-Valé- rien. Fort d'issy. Fort de Vanves. Fort de Montrouge. Fort de Bicêtre. , Fort d'tvry. Fort de Charenton. Abbeville. La Fère. Calais. Pas-de-Calais./ Saint-Omer. Aire et fort St-Fran- çois (y compris les ouvrages détachés). Boulogne (la ville haute et le château seulement). MONTREUIL Diepf.e (le château seulement). Batteries de Mers, de la Douane et du Tréport. Citadelle d'Amiens. Citadelle de Doullens (seulement). Ham (château seulement). Guise (château seulement). Laon (citadelle seulement). Ouvrages à couronne de Paris. Ouvrage détaché à'Arras. Redoute Sainte-Catherine [Redoute des Crabes. Fonde Nieulay et redoute 31 Redoute des Salines. Ouvrages détachés (Fort Lapin. de Calais. ] Ouvrages à cornes des Dunes. [Fort Risban. i Redoute du Nord. Fort des Quatre-Moulins. Fort de la Batterie. Ouvrage à cornes de Lizel. Fort des Vaches et retran- chements. Fort Notre-Dame-de-Grâce,. Lunette Saint-Michel. (Lunette de Béihune. "Lunette du Bassin. Saint-Venant. 1. (On sait que la fortification continue a été détruite. Le système de défense du X r Le%t S de CO T X™vfÙeO qUe ^ Réduit, des fronts de la Floride, de la Redoute de Provence et des forts de Sainte-Adresse et de îournevnie.;__PAGESEPARATOR__924 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. D1V. DÉPARTEMENTS. 1" SÉRIE. Places. II e SÉRIE. DÉSIGNATION. des ouvrages détachés. milit. Places. Postes. Nord. Ardennes. Meuse. Lille. Ouvrage détaché de Redoute de Cantelen. Gravelines. Lille. Fort Philippe. [Fort Louis. DUNKERQUE. Bergues. Dunkerque. JFort Risban. Ouvrages détachés del Fort Suisse. Bergues. (Fort Lapin. Fort François. CONDÉ. Valenciennes (ycom pris l'ouvrage déta- ché). Condé. Redoutes. Lunette Dampierre ! Bouchain (y compris les ouvrages déta- chés). Le Quesnoy. Maubeuge. Ouvrages détachés delRedoute de Falize. AVESNES. Maubeuge. | Redoute du Tilleul (Redoute d As vent. Ouvrage détaché à'Avesnes. Ouvrage détaché de Lunette de Berthancourt 2« (Suite) 1 Landrecies. Cambrai . Douai et fort de Scarpe (y compris les ouvrages déta chés). MÉZIÈRES. iCharlemont, les Ci- vets et Mont d'Haurs. Mézières. Ouvrages détachés ROCROY. des Givets. Ouvrages détachés de Sedan (la place et l'enceinte de Torcy). 'Montmf.dy l(Médy-Haut). Mont-Médy. (Médy - Bas). Vitry-le-Français. Hocroy. Verdun. 3° , Moselle. [ Bas-Rhin. 1 Haut-Rhin. Metz. Ouvrage détaché de Lunette Miolis ou de Chara- Bitche (château et 1 nouvelles fortifica- tions). Phalsbotjrg. Marsal. TOUL. Schlestadt (y com- pris les ouvrages chés.) La Petite-Pierre. Mets. bière. Thionville. ,Longwy. [Strasbourg. Lichtemberg. Hagueneau. Weissembourg. Lauterbourg. 1 1 * l 4° [Neufbbissach. Fort Mortier. Le camp retranché de Belfort. Jbelfort (l'a ville et le j château seulement).__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — N° 49. La France militaire. 925 nv. milit. DEPARTEMENTS. 1 Doubs. I™ SÉRIE. Places. Besançon (y compris les ouvra- ges détachés) / (Les Rousses. Jura. 1 Côte-d'Or. Haute-Marne. Rhône. /Langres (la citadelle seulement). Ain. Isère. ( Grenoble. (Fort Barrault. Briançon |(y compris les ou- vrages détachés). ' Hautes-Alpes. /Tournoux. Basses-Alpes. /Toulon (ville et port), fort Lamalgue. Var. Places. Auxonne. La ville de Langres (y compris les bran- ches de jonction). Lyon (ensemble des forts et autres ou- vrages défensifs, y compris l'enceinte de Fourvière) 3 . Embrun. Mont-Dauphin. Sevne (la ville et la citadelle). COLMARS. Entrevaux. Postes. DÉSIGNATION des ouvrages détachés. Montbéliard (le châ teau seulement). Forts de Jouao et du Larmont, et com- munication du Chauffaud. Salins (les forts seulement). Ouvrages divers. Fort Chaudanne. Fort Brégille. .Lunette Beauregard. Pierre-Châtel. Fort-les-Bancs. Fort'l' Écluse. Queyras. Sisteron (la citadelle seulement avec les retranchements de la porte de la Sau- merie). Fort Saint-Vincent. /Redoute des Salettes. I Fort Dauphin. /Redoute et fort d'Anjou. jFort de Randouillet. [Fort des Têtes et commu l nication Y. Toulon (ouvrages détachés). Fort Malbousquet. Fort du Petit-Saint-An tome. Fort du Grand-Saint-An- toine. Tour de Lhubac. Retranchement du Pas-de- Leydet. Ouvrage du Pas-de-la- Masque. Tour de la Croix-du-Faron. Fort Faron. Caserne retranchée du Faron. Fort d'Artigues. Fort Sainte-Catherine iFort du Cap-Brun. i. Le système des fortifications de Lyon se compose du fort et de la lunette Sainte-Foy, du fort Saint-Irenee, de l'enceinte de Fourvières, du fort Loyasse et de sa lunette, du fort de Vaise, du fort de la Duchère, du fort de Calvire, du fort Montessuy et de ses redoutes, de la lunette du Rhône, du fort de la Tète-d'Or, de la lunette des Charpennes, du fort des Brotteaux, du fort de la Part-Dieu, du fort et de la lunette de Villeurbanne, du fort de la Motte, du tort du Colombier et du fort de la Vitriolerie. Le système défensif de la Croix-Rousse a disparu (décret de 1865).__PAGESEPARATOR__926 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. BIV. milit. DÉPARTEMENTS. I re SÉRIE. . Places. II e SI Places. ÎRIE. Postes. DÉSIGNATION des ouvrages détachés. Var (suite). > Bouches- du-Rhône. : Hérault . Gard. ' Pyrénées- / Orientales. Aude. B. -Pyrénées. i Forts et ouvrages de lapresqu'îleCépel 1 , près de Toulon. Fort Sainte-Margue- rite. Citadelle de Saint- Tropez. Fort Brégançon. Forts de Marseille 3 , Fort de Bouc. Citadelle de Mont- pellier. Forts et retranche- ments de la près- qu'ile de Cette*. Tour du Grau d'Agde. Château de Salces. Collioure (avec ses ouvrages détachés). Fort M ira doux. Forts de Port-Ven dresK Redoute du Perthus For t-les- Bains. Tour de la Nouvelle. Antibes et fort Carré. Fort des îles d'Hyè- kes 1 . 7°. (Suite) Fort Bcescou. Pont-Saint-Esprit (la citadelle seulement,). Aiguës-Mortes. Perpignan. (Le classement com- prend les lunettes du Ruisseau et de Canet.) /Fort Carré. iTour de l'Étoile. ^Redoute Dugommier ou du ) Palat. Bellegarde. y. 1 Prats-de-Mollo et fout lagarde. Cité deCarcassonne. Narbonne. Mont -Louis. Villefranche. ' ... :::::::::::::::: Bayonne (ville, citadelle, 1 ceinte et réduit, vrage détaché). en- ou- Pièce noyée en avant de la Le camp retranché de MOUSSEROLLES , à Bayonne. Fort du Socoa. Le Portalet. Château de Lourdes. Dax (le château seu- lement). Ouvrages détachés de La Rochelle. citadelle. 11 e . Navarreins. Saint-Jean-Pied - Pobt. DE- 12 e . I Charente- Inférieure. 'La Rochelle. (Batterie de la pointe des K < Minimes. (Batterie de Chef de Baie' lue, le fort lie de île de i. Ces ouvrages sont : le fort Sainte-Marguerite, le fort de la Croix-des-Signaux, la batterie de la Carraq Sainl-Elme, le tort Balaguier, le fort d'Aiguillette et le fort Napoléon ou du Caire. 2. Ces ouvrages sont : le fort de la Vigie ou Napoléon, le château de Lestissac et le fort de Portman, dans l'Il Portcros ; les torts du Petit et du Grand-Langoustier, le château de Porquerolles et le fort de Licastre dans lt Porquerolles. n 3. Ces ouvrages sont : les forts Saint- Jean, Saint-Nicolas et Notre-Dame-de-la-Garde. 4. Ces ouvrages sont : le fort Saint-Louis, le fort Saint-Pierre, le fort Richelieu, la fort Butte-Ronde, les redoutes et le retranchement des Salins et le retranchement de la Peyrade. 5. Les forts de Port- Vendres sont les redoutes de Presqu'île, de Béar et de Mailly, et le fort du Fanal.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — M 49. L,a France militaire. 927 D1V. milit. DÉPARTEMENTS. l re SÉRIE. Places. II e SÉRIE. Places. Tostes. DÉSIGNATION des ouvrages détachés. Charente- 1 Inférieure. (Suite). Gironde. < 1 Loire- ( Inférieure. 1 Vendée. Maine-et-Loire. ( . . Finistère. Saint-Martin (île de lié). Forts de l'île de Ré : le chateau de l'ile d'Olèron. les forts Laprée, du Martray, de Sa- blanceau, des Por- tes. Fort Chapus. Fort des Saumo- nards et de Boyar- ville (île d'Olèron). Fort Boyard. 12 e . (Suite)/ Bourg, fort La Rade, fort Liédot (île d'Aïs). Batteries de Coup-de- Pont et de Fougè- res (île d'Aix). Fort d'Enet. Forts de la Charente, Redoute du Treuil. Rochefort. fort Fowas, les forts du Vergeroux, Lupin,Vasou ou de la Pointe, Fouras, l'Aiguille, de l'île Madame. Fort Royan. Citadelle de Blaye. Fort Pâté. Fort Médoc. Pointe de Grave. Château de Nantes. Fortin et batterie de l'île Dumet. Batterie de Minden. Batterie de Saint- 14e. < Nazaire. Fort Saint-Nicolas- des-Sables. Fort de Vile d'Yeu. Château de Noir- mouliers. Fortin de l'île du Pilier. Château d'Angers. Château de Saumur. Brest (ville et château seulement). /Fort Porlzic. iFort Montbarrey. Ouvrages détachés dejRedoute de Keranroux. Brest. Redoute de Guesteibras. /Fort Penfeld. ( Redoute de Keroriou. Brest,forts du goulet et delà rade '. Lignes et réduit de la 15 e . presqu'île de Qué- lern. Fort Bertheaume. Batterie de Toulin- guet. La batterie de Saint- Mathieu, celle des Quinze, et les trois redoutes de l'anse des Sablons, Fort Céson. Château du Taureau- CONCARNEAU. Fort Cigogne (île de 1 '" Glénans). 1. Ce sont les forts : Portzic, classé comme ouvrage détaché de la place, Dellec, Maingant, Minou^ Toulbroch, de >rnouailes et sa tour, de la pointe des Espagnols, de l'île Longue, de Lanvéoc de IV Cornouail.._ fort du Corbeau l'Armorique ou de Plancastel, et le__PAGESEPARATOR__928 GÉOGRAPHIE. EXPLICATION DES CARTES. DIV. milit. DEPARTEMENTS, l re SÉRIE. Places. Belle-Isle (la ville et la citadelle seule ment). Lorient (la place). Places. Morbihan. 15' (Suite) ,Côtes-du-Nord. Postes. DÉSIGNATION des ouvrages détachés. chel. Port-louis (ville etci- ladelle seulement >Ille-et-Vilaine. Fort de Vile d'Houal. Fort de l'île d'Hcrdic. Fort Penthièvre. Lorient ( Forl <* e Pennemané. (ouvrages détachés). r^if^ de 1>îlot Saint-Mi- Redoute du Pouldu. Fort de Loch. ÏFort du Talut. ^Batterie de Gavres. Batterie deLoqueltas. Batterie de Quernevel. Fort Lacroix et batte- rie de l'île de Croix. Château et batteries de l'île aux Moines. 'Cherbourg (port mi litaire seulement). Mancbe. Calvados. Saint-Malo (ville, château et ou- vrages détachés). Fort des Rimains. /Fort la Latte. Fort de Ney. (Fort de la Cité. IFort d'Harbour. IFort du Petit -Bay. /Fort du GrandBay. Fort de la Conchée. IFort National. JFort Lavarde. [Redoute du Sillon. I Lunette de Rocabey. IFort de Châteauneuf. Granyille (y compris les ouvrages déta chésj. Calvi (la place). Corse. Fort de Querquerille. Redoute de Querqueville. Redoute des Couplets. Batterie des Couplets. Cherbourg (Redoute du Tôt. (ouvrages détachés.). JRedoute des Fourches. Redoute d'Octoville. Fort du Roule. .Redoute de Tourlaville. Cherbourg (ouvrages de la rade). - !Fort de la Roche-Gautier. Redoute de l'esplanade du Roc. BONIFACCIO. Mont-Saint-Michel. Fort la Hougue. Forts d-) Tatihou. Iles Saint-Marcouf. Château de Caen. Citadelle d'Ajaccio. Fort Vizzanova. Calvi (ouvrages déta- Fort Mouzello. chés) Fort de la Tonetta. Tour de Girolata. Poste de l'île Rousse. Saint-Florent (la cita- delle seulement). " Citadelle de Bastiafè^liicroix. (y compris les ou- vrages détachés). Citadelle de Corté. Ponte JS'uovo. Château d' Alerta. Porto-Vecchw. Fort Montserrato JFortGaëtano. iFortStraforello. Ces ouvrages sont : les trois forts de la digue, le fort National ou de l'île Pelée, et le fort des Flamands.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. N° 49. La France militaire. 929 DE LA ZONE FRONTIERE. Il existe en deçà des frontières un espace dit zone frontière dans l'étendue duquel il n'est permis d'entreprendre aucun ouvrage sans l'assentiment du génie, tout travail de ponts, chaussées, canaux, mo- difications de cours d'eau, etc., pouvant entraîner des inconvénients pour le système de la défense. Cette obligation constitue ce qu'on appelle les servitudes militaires 1 . Le zone militaire a été déterminée à nouveau par décret impérial du 16 août 1853. Nous l'avons inscrite sur notre carte et nous en donnons ci-dessous la description : N° 1. — État descriptif, par départements, des limites de la zone frontière. La limite extérieure s'étend jusqu'aux États voisins ou jusqu'à la mer et embrasse la Corse et les autres lies du littoral. La limite intérieure suit les voies de terre et d'eau ci-dessous indiquées. Nota. Les routes et les chemins servant à cette délimitation sont laissés en dehors de la zone; les cours d'eau et les canaux en font au contraire partie. 1° FRONTIÈRE DU NORD. (Sur la frontière du Nord, la zone militaire comprend en totalité les départements du Pas-de-Calais, du Nord, des Ardennes, de la Meuse, de la Moselle et de la Meurthè.) DEPARTEMENTS. YOIES DE TERRE ET D'EAU servant de limites. PRINCIPAUX LIEUX par lesquels passent ces voies. Somme. Aisne. Marne. Haute-Marne. La route impériale n° 15 bis (de Parip au Gamaches, Blangy. TréportV La route impériale n° 28 (de Rouen à Saint- Blangy, Translay, Huppy, Abbeville. Omer). La partie la plus au sud, soit du cours naturel Abbeville, Amiens, Corbie, Ham. de la Somme, soit de la Somme canalisée. ' Le canal de la Somme. Sommette. Le canal Crozat. Saint-Simon, Jussy. La route impériale n° 38 (de Noyon à la La Fère. La Fère). La route impériale n° 37 (de Château-Thierry Chauny, Pierremande , Coucy-le-Château à Béthune.) Terny, Soissons. L'Aisne. Soissons, Venizel. , La Vesle. Braine. La Vesle. Fismes, Breuil, Muison, Reims. La route impériale n° 44 (de Châlons à Cam- Reims, Sillery, les Petites-Loges, les Grandes- brai). Loges, Châlons. La route impériale n° 3 (de Paris à Mayence Châlons. par Sarrebruck.) La Marne. Châlons, Vitry-le- François, Ambrières. La Marne. Saint-Dizier, Roche, Joinville, Rouvroy, Vraincourt, Chaumont, Vesaignes, Humes. La route impériale n° 74 (de Châlon-sur- Langres. Saône à Sarreguemines et vers Deux- Ponts.) La route impériale n° 19 (de Paris à Bâle). Langres. La route impériale n° 67 (de Saint-Dizier à Langres, Longeau, Chassigny. Lausanne par Ponlarlier). 2° FRONTIÈRE DE L'EST. (Sur la frontière de l'Est, la zone militaire renferme en totalité les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, des Vosges, du Doubs, du Jura, de l'Ain, de l'Isère, des Hautes- Alpes, des Basses-Alpes et du Var.) Champlitte, Chargey, Gray. Gray, Apremont. Heuilley,Pontailler, Auxonne, Saint- Jean-de- Losnes, Seurres. Verdun, Chalon-sur-Saône, Tournus. Haute- Saône. Côte-d'Or. Saône-et-Loire. Ain. Rhône. Isère. Drôme. Haules-Alpes. Basses-Alpes. La route impériale n° 67. La Saône La Saône. La Saône. La Saône. La Saône. Le Rhône. Le Rhône. La limite occidentale du département. La crête qui forme le partage des eaux entre le Lunel et la Bès. La limite occidentale du département. La limite occidentale du département. Mâcon, Trévoux. Neuville, Couzon, Lyon. Lyon. Vienne, SaintAlban, Sablons. Saint-Lattier, Pont-en-Royans. Le Val-Sainte-Marie. 1. Indépendamment des servitudes applicables à toute la superficie de la zone, il existe une autre genre de servitude qui pèse sur les terrains avoisinant les places fortes, terrains pour lesquels il existe 3 zones distinctes, ce qui n'a aucun rapport &vec la zone frontière. 59__PAGESEPARATOR__930 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. 3° FRONTIÈRE DU SUD. (Sur la frontière du Sud, la zone militaire embrasse en totalité les départements des Bouches-du-Rhône et des Pyrénées^Orientales.) DÉPARTEMENTS. VOIES DE TERRE ET D EAU servant de limites. PRINCIPAUX LIEUX p"aï lesquels passent ces voies. Bouches-du- Rhône. Gard. La Durance. Le Rhône. Le petit Rhône. La limite septentrionale du canton d'Aigues- Mortes. La Vidourle. La Toute impériale n° 87 (de Lyon à Béziers). Hérault, Aude. Ariêge. Haute-Garonne. Hautes-Pyrénées. Basses-Pyrénées. La route impériale n° 9 (de Paris à Perpignan et en Espagne). La route départementale n° 9 (de Béziers à Carcassonne'. Le canal du Midi. Le canal du Midi. L'Aude. La route impériale n° 117 (de Perpignan à Bayonne). La même route n° 117. La route impériale n° 20 (de Paris à Toulouse et en Espagne). La route précitée n° 117. La même route n° 1 17. La même route n° 117. La même route n° 1 17. Le Gave de Pau. La route départementale n° 1 (de Navareins à Dax.) *i° FRONTIÈRE DE L'OUEST. Saint-Paul, St-Christophe, Mallemort, Orgon. Tarascon, Arles. La Trésorerie, le Baron. Marsillargues. Lunel, Montpellier, Saint-Jean, Fabrègues, Giji€an, Mèze, Montagnac, la Gremge-des- Prés. Pezénas, Saint-Adrien, béziers. Montadi, le pont de Trézille. Le pont de Trézille, Capestang. Orgelliers, Argens, Homps, Carcassonne. Carcassonne, Limoux, Couiza, Quillan. Quillan, Nébias, le Pont. Bélestat, Lavelanet, Celles. Montgajllard, Foix. Foix, Cadarcet, la Bastide-de-Séron, Rimont, Saint-Girons, Caumont, Prat. Castagnède, Mane, Saint-Martory, Saint-Gau- dens, Montrejeau. Pinas, Lannemezan, Lanespède, Tournay, Tarbes. Ger-sur-Lande, Bordes-d'Espoey, Lée, Pu- cheux, Pau. Pau, Abidos, Maslac, Orthez. Orthez, Saint-Boès. (Sur la frontière de l'Ouest la zone militaire ne s'étend que sur des parties de départements.) Landes. Gironde. Gironde. Charente-Inférieure. La route départementale n° 6 (de Dax à Na- varreins). La route départementale n° 2 (de Saint-Paul- lez-Dax à Sordes). La route impériale n° 10 (de Paris à Bayonne et en Espagne). Un chemin vicinal. La Palue. Des chemins vicinaux passant par les lieux désignés ci-contre. Des chemins vicinaux. La route départementale u° 14 (de Bordeaux au Verdun). Des chemins vicinaux. La route départementale n° 18 (de Bordeaux à LespaT-e). Des chemins vicinaux. La route départementale n° 12 (de Bourg à Mon tendre;. / La route impériale n° 137 (de Bordeaux à Saint-Malo par Rochefort, la Rochelle et l Nantes). Des chemins vicinaux. La route précitée n° 137. La route impériale n° 137. Des chemins vicinaux. La route départementale n° 1 (de Rochefort à' Royan). Le canal de Brouage. La Charente. La route précitée n° 137. La route impériale n° 11 (de Paris à Roche- fort). Un chemin vicinal. La route impériale n° 139 (de Périgueux à la Rochelle). Des chemins vicinaux. La route précitée n° 137. Thil, Estibeaux, Saugnau, Dax. Dax, Saint-Paul-lès-Dax. Saint-Paul-lès-Dax. Saint-Paul-lès-Dax, Castets. Castets, Saint-Michel, Léon. Léon, Lincé, Saint-Girons, Mixe, Lit, Saint- Julien, Mimizan, Saint-Paul, Sainte-Eulalie, Gastes, Parentis, Biscarosse, Sanguinet. Mios, Lamotte, Audenge, Lauthon, le Temple, Saumos, la Canau, Carcans, Hourtin, Cha- pelle de Naujae, Lesparre. Lesparre, Fereyres, Saint-Laurent, Listrac, Castelnau. Castelnau, Margaux. Margaux, Cantenac. Macau, Bourg. Bourg, Graviers. Graviers-la-Fosse. Saint-Girons, Générac. Etauliers, Saint-Aubin, Pleineselve. Mirambeau. Mirambeau, Semilhac, Saint Ciers, Lorignac, Bris, Cozes, Saujon. Saujon, le Gua, Saint-Fort, Saint-Agnant. Tonnay-Charente. Tonnay-Charente. Saint-Louis, Muron. Muron, le Cher. Le Cher, Puy-Drouard, Croix-Chapeau. Croix Chapeau, La Jarrie, Usseau. Usseau, Marans.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE.  49. La France militaire. 931 DEPARTEMENTS. Vendée. Loire -Inférieure. Morbihan. Finistère. Côtes -du -Nord. Ule-et-Vilaine. Manche. Calvados. Eure. Seine-Inférieure. VOIES DE TERRE ET D EAU servant de limites. / La même route n° 137. 1 La route impériale n° 149 (de Fontenay aux Sables-d'Olonne). Le Lay. Des chemins vicinaux. La route impériale n« 178 (de Caen aux Sables- d'Olonne par Nantes). La route impériale n» 178. La route impériale n° 137 (de Bordeaux à Saint-Mal o par Rochefurt, la Rochelle et Nanies). La route impériale n° 23(de Paris à Nantes et Paimbeuf). La route impériale n e 165 (de Nantes à Au- dierne, avec embranchement sur Douarne- nez). La même route, n" 165. La route impériale n° 24(de Paris à Lorient). La route impériale n° 169 (de Lorient à Saint- Pol et Roscoff). La route départementale n° 1 (d'Hennebout à Lauvéac). La route départementale n° 1 (de Lorient à Brest). La route précitée n° 165. La route impériale n° 170 (de Quimperà Les- neven et à la mer près Plounéour). La route impériale n°i2 (de Paris à Brest). La route impériale n° 12. La route impériale n° 168 (de Quiberon à Saint-Malo par Pontivy). La route départementale n° 17 (de Dinan au Port-à-la-Duc). La route impériale n° 176 (de Caen à Lamballe et à Brest). | La même route n° 176. La même route n° 176. La route départementale n° 8 (de Coutances à Avranches). Des chemins vicinaux. La route impériale n° 171 (de Granville à Ca- rentan). Les chemins vicinaux. La route départementale n° 13 (de Valognes à Coutances). La route départementale n°lO (de Périers à Bayeux). La Tante. La route impériale n° 13 (de Paris à Cher- bourg et au fort de Querqueville). La route impériale n° 13. La route départementale n° 3 (de Rouen à Caen). Des chemins vicinaux. La même rou'.e départementale n° 3 (de Rouen à Caen). La route départementale n° 14 (de Rouen à Caen). La route impériale n° 180 (d'Honfleur à Rouen). Des chemins vicinaux. Le ruisseau de Lillebonne. Des chemins vicinaux. La route départementale n e 32 (de Bolbec à Biville). |Des chemins vicinaux. PRINCIPAUX LIEUX par lesquels passent ces voies. Chaillé-les-Marais, Moreille. Luçon, Pont-sur-le Laye. Pont-sur-le-Laye, le Claye. La Claye, la Boissière-des-Landes, Sainte- Flaive-des-Loups, la Mothe-Achard. La Mothe-Achard, Beaulieu, Aizenay, Palluau. Legé, Saint-Étienne-de-Corcoué, Villeneuve. Pont Rousseau. Pont-Rousseau, Nantes. Nantes, Soutron, le Temple, la Moire, Pont- Château. La Roche-Bernard, Muzillac, la Trinité, Theix, Vannes, Auray, Kéridan, Landevant, Branderion, Hennebont. Heunebont. Pont-Scorff, Lesbein. Quimperlé, Bannalec, Rosporden, Saint-Vvi, Quimper. Quimper, Guergélégan, Châteaulin, le Faou, l'Hôpital, Daoulas, Landerneau. Landerneau, Landivisiau, Saint-Thégonnec, Morlaix, le Ponthou. Plounerin, Plounevez, Belle-Ile, Louargat, Guingamp, Plouagat, Cbàtelaudren, Saint Brieuc, Lamballe. Lamballe, Plancoët. Plancoët, Corseul. Dinan, les Croix. Vieux-Bourg, Dol, Saints. Pontorson , Prècy, Pont-aux-Baux , Avran- ches. La Haye-Pesnel. La Haye-Pesnel, Cérences, Hyeuville. Hyeuville, Coutances. Coutances, Montsurvent, Lessay. Lessay, Périers. Périers. Près de Carentan, Auville. Isigny, Formisny, Bayeux, Bretteville-1'Or- gueilleuse, Caen. Caen, la Madeleine. La Madeleine , Sainte-Honorine , Hérouvil- lette, Varaville, Grangues, Branville, An- nebanlt. Annebault, PonU'Evêque, Saint-Benoît. Beuzeville, Saint-Maclou. Saint-Maclou, Toutainville, Pont-Audemer. Pont-Audemer, Quillebeuf. Lillebonne. Lillebonne, Fauville. Fauville, Doudeville, Bacqueville, Longue- Ville, Grand-Torey, Alihermont-saint-Nieo- las, Envermeu, lsailly. Bailly, Sainl-Aignan, Sept-Meules, Guenille, jusque vers Gamaches__PAGESEPARATOR__932 GÉOGRAPHIE. EXPLICATION DES CARTES. 5° ILES DU LITTORAL. La Corse et les autres îles du littoral de la France font partie de la zone frontière militaire. En résumé la zone frontière intéresse en tout quarante-huit départements, dont dix-neuf y sont com- pris en entier, et vingt-neuf en partie seulement, savoir : - - En total' té ' les départements du Pas-de-Calais, du Nord, des Ardennes , de la Meuse, de la Moselle, de la Meurthe du Bas-Rhin, des Vosges, du Haut-Rhin, du Doubs, du Jura, de l'Ain, de l'Isère, des Hautes-Alpes, des Basses-Alpes, du Var, des Bouches-du- Rhône , des Pyrénées-Orientales et de la En partie : les départements de la Somme, de l'Aisne, de la Marne , de la Haute-Marne, de la Haute- Saône de laCôte-d'Or, de Saône-et-Loire , du Rhône, de la Drôme, du Gard, de l'Hérault, de l'Aude, de l'Arié^e de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées, des Basses-Pyrénées, des Landes, de la Gironde, de la Charente-Inférieure , de la Vendée, de la Loire-Inférieure, du Morbihan, du Finistère, des Côtes- du-Nord de l'Ile-et-Vilaine, de la Manche, du Calvados, de l'Eure et de la Seine-Inférieure. Effectif de l'Armée. Pied de paix : 404 000 h. Pied de guerre : 757 000 h. CARTE I° nO, FRANCE ECCLESIASTIQUE. 1° Culte Catholique. Les archevêques et évêques sont nommés par l'Empereur ; ils reçoivent du pape l'institution ca- nonique ; leurs bulles sont vérifiées et enregistrées au Conseil d'État avant qu'ils prennent possession de leurs sièges. Les évoques nomment leurs vicaires généraux ainsi que les chanoines et les curés; ces nomina- tions sont soumises à l'agrément de l'Empereur. Cet agrément n'est pas exigé par la loi pour les desservants des succursales et les vicaires. Archevêchés : PARIS. CAMBRAI. LYON ET VIENNE. ROUEN. SENS ET AUXERRE. REIMS. TOURS. TABLEAU DES ARCHEVÊCHÉS ET ÉVÊCHÉS DE FRANCE. N. B. On verra sur la carte, figurer les grands séminaires, les petits séminaires ou écoles secondaires ecclésiastiques, et le nombre des cures ainsi que celui des succursales pour chaque diocèse. Il a donc paru inutile de répéter ces in- dications sur le tableau ci-dessous. Diocèses et départements dépendants des Évêchés suffragants. Chartres (Eure-et-Loir) ; — Meaux (Seine-et-Marne) ; — Orléans (Loiret) ; — Blois (Loir-et-Cher) ; — Versailles (Seine-et-Oise) . Ârras (Pas-de-Calais). Autun (Saône-et-Loire); — Langres (Haute-Marne); — Dijon (Côte-d'Or). — Saint- Claude (Jura) ; — Grenoble (Isère) . Bayeux (Calvados) ; — Évreux (Eure) ; — Sées (Orne) ; — Coûtantes (Manche) . Troyes (Aube) ; — Nevers (Nièvre); — Moulins (Allier). Soissons (Aisne); — Châlons (Marne, l'arrond. de Reims excepté); — Beau- vais (Oise); — Amiens (Somme). Le Mans (Sarthe); — Angers (Maine-et-Loire); — Nantes) (Loire-Inférieure;) — Laval (Mayenne). Clei-mont (Puy-de-Dôme); — Limoges (Haute-Vienne et Creuse); — Le Puy (Haute-Loire); — Tulle (Corrèze); — Saint-Flour (Cantal). Rodes (Aveyron); — Cahors (Lot ; — Mende (Lozère ; — Perpignan (Pyrénées- Orientale*s). Agen (Lot-et-Garonne); — Angoulémc (Charente); — Poitiers (Deux Sèvres et Vienne); — Périgueux (Dordogne); — La Rochelle (Charente-Inférieure); — Luçon (Vendée). Afrique. Saint-Denis (La Réunion); — Amérique. La Basse-Terre (Guadeloupe); Saint-Pierre et Fort-de-France (Martinique). Aire (Landes); — Tarbes (Hautes-Pyrénées); — Bayonne (Basses-Pyrénées). Montauban (Tarn-et-Garonne); — Pamiers (Ariége); — Carcassonne (Aude). Marseille (Bouches-du Rhône, arrond. de Marseille); — Fréjus et Toulon (Var); Digne (Basses-Alpes); — Gap (Hautes-Alpes); — Ajaccio (Corse). Alger (Afrique). Strasbourg (Bas-Rhin et Haut-Rhin) ; — Mets (Moselle); — Verdun (Meuse);— Belley (Ain); — Saint-Dié (Vosges); — Nancy (Meurthe). Nîmes (Gard); Valence (Drôme); Viviers (Ardèche); Montpellier (Hérault). Quimper (Finistère;) — Vannes (Morbihan); Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord). Annecy (Haute-Savoie); — Tarentaise (Savoie);— St-Jean-de-Maurienne (Savoie) (Suffragant de Gênes). Les colonies. AUCH. TOULOUSE ET NARBONNE . AIX, ARLES ET EMBRUN. Évéché d'ALGER. BESANÇON AVIGNON. RENNES. CHAMBÉRY. Évéché de Nice.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — N° 50. La France ecclésiastique. 933 CHAPITRE IMPÉRIAL DE SAINT-DENIS. Vicaire général capitulaire. — Chanoines du premier ordre, honoraires du second ordre. — Prêtres attachés au chapitre. Chanoine du second ordre. — Chanoines 2° Cultes non Catholiques. iV. B. La carte ne renferme aucune indication pour les cultes étrangers au catholicisme. Les divisions de ces églises ne pouvant s'accorder avec celles des provinces et des diocèses ecclésiastiques. CULTES CHRÉTIENS PROTESTANTS. RELIGION RÉFORMÉE, OU CALVINISTE. Les Églises réformées sont régies par la loi du 18 germinal an X et par le décret du 26 mars 1852. — Elles ont des pasteurs, des conseils presbytéraux, des consistoires, des synodes et un conseil central. — Les conseils presbytéraux administrent les pa- roisses sous l'autorité des consistoires. — Les con- sistoires veillent au maintien de la discipline , à l'administration des biens de l'Église et à celle des deniers provenant des aumônes. Tous les trois ans les anciens ou membres laïques sont renouvelés par moitié. Les pasteurs sont élus par les consistoires, sur une liste présentée par les conseils presbyté- raux, et confirmés par le Gouvernement. — Les synodes sont chargés de veiller sur tout ce qui con- cerne la célébration du culte, l'enseignement de la doctrine, et la conduite des affaires ecclésiastiques. Leurs décisions sont soumises à l'approbation du gouvernement. Cinq églises consistoriales forment l'arrondissement d'un synode. Chaque synode est composé du pasteur ou d'un des pasteurs et d'un ancien de chaque église; il ne peut s'assembler sans la permission du gouvernement, ni durer plus de six jours. — Il est établi, à Paris, un conseil central des Églises réformées de France. Ce conseil, com- posé pour la première fois de notables protestants et des deux plus anciens pasteurs de Paris, repré- sente les Églises auprès du gouvernement et de l'Empereur. Il est appelé à s'occuper des questions d'intérêt général dont il est chargé par l'Adminis- tration ou par les Églises, et notamment à concou- rir à l'exécution du décret du 26 mars 1852, qui l'a institué. — Les Églises réformées ont une faculté de théologie (à Montauban) et une chaire de dogme à celle de Strasbourg. Lorsqu'une chaire de profes- seur de la communion réformée vient à vaquer dans les facultés de théologie, le conseil central recueille les votes des consistoires et les transmet, avec son avis, au ministre. Conseil central des églises réformées. — Église consistoriale à Paris. Églises consistoriales ou oratoriales des départe- ments et de l'Algérie. Ain, Ferney. — Aisne, St-Quentin. — Alpes Hautes), Orpierre. — Ardèche, La Mastre, La- Voulte, Les Ollières, Privas, St-Àgrève, St-Péray, St-Pierreville, Vallon, Vernoux. — Ardennes, Sedan. — Ariége, Le Mas-d'Asil, Saverdun. — Aube, Iroyes. — Aveyron, St-Affrique. — Bouches-du- Rhône, Marseille. — Calvados, Caen. — Charente, Jarnac. — Charente-Inférieure , La Rochelle , La Tremblade, Marennes, Pons, Royan. — Cher, Bour- ges, Sancerre — Côte-d'Or, Dijon. — Dordogne, Bergerac, Montcarret. — Doubs, Besançon, — Drôme, Crest, Die, Dieulefit, La Motte- Chalançon , Valence. — Eure-et-Loir, Marsauceux. — Finistère, Brest. — Gard, Aiguesvives, Alais, Anduse, Calvisson, La Salle, Nîmes, St-Ymbroix, St-Chaptes, St-Hippo- lyte, St-Jean-du-Gard, St-Mamert, Sauve, Som- mières, Usés, Valleraugue, Vauvert, Vasenobres, Le Vigan. — Garonne (Haute), Toulouse. — Gers, Mau- vesin. — Gironde, Bordeaux, Geusac, Ste-Foy. — Hérault, Bé darieux, Ganges, Marsillargues , Monta- gnac, Montpellier. — Indre-et-Loire, Tours. — Isère, Mens. — Loire, St-Étienne.— Loire (Haute), St-Voy. — Loire-Inférieure, Nantes. — Loiret, Orléans. — Loir-et-Cher, Aulnay (com. de Mer), Josnes. — Lot- et-Garonne, Castel-Moron, Clairac, Laffile, Nérac, Tonneins. — Lozère, Barre, Florac, Meyrueys, St- Germain-de-Calberte , Vialas. — Maine-et-Loire, Saumur, Angers. — Manche, Cherbourg, Chefresne.— Marne, Reims. — Meurthe, Nancy. — Meuse, Bar- le-Duc— Moselle, Mets , Courcelles-Chuany . — Nord, Lille. — Oise, Les Ajeux. — Orne, Athis, Montilly. —Pas-de-Calais, Arras,Wanquetin. — Puy-de-Dôme, Clermont-Ferrand. — Pyrénées (Basses), Orthes. — Rhin (Bas) , Bischwiller, Strasbourg. — Rhin (Haut) , Mulhouse, Ste-Marie-aux-Mines. — Rhône , Lyon. — Seine. — Seine-et-Marne, Meaux. — Seine- et-Oise, St-Germain, Versailles. — Seine-Inférieure, Bolbec, Dieppe, Le Havre, Rouen. — Sèvres(Deux), Lamothe-St-Héraye, Lesay, M 'elle, Niort, St-Maixent. — Somme, Amiens, Templeux-le-Guérard, Conlay. — Tarn, Castres, Masamet, Vabre, Viane. — Tarn-et-Garonne, Montauban, Nègrepelisse. — Var, Toulon. — Vaucluse, Loumarin. — Vendée, Pou- sauges. — Vienne, Lusignan. — Vosges, St-Dié. — Algérie, Alger. COMMUNION DE LA CONFESSION D'AUGSBOURG, OU LUTHÉRIENNE. L'Église de la confession d'Augsbourg est régie par le décret du 26 mars 1852 et parles dispositions non contraires de la loi du 18 germinal an X. — Elle a des pasteurs, des conseils presbytéraux, des consistoires, des inspections, un directoire et un consistoire supérieur. — Les conseils presbytéraux administrent les paroisses sous l'autorité des con- sistoires. — Aucun acte d'administration des conseils presbytéraux et des consistoires n'est valable sans la ratification du directoire. — Les consistoires sont chargés de veiller à la discipline, à l'adminis- tration des biens de l'Église et à celle' des deniers provenant des aumônes. — Tous les trois ans les conseils presbytéraux, les consistoires, le consis- toire supérieur et les députés de ce corps au direc- toire sont renouvelés par moitié. — Les pasteurs sont nommés par le directoire. — L'inspection se compose d'un inspecteur ecclésiastique , nommé par le gouvernement, sur la proposition du directoire, et de deux inspecteurs laïques élus par l'assemblée d'inspection, qui, elle-même, se compose de tous les pasteurs de la circonscription électorale, et de laïques, membres de consistoires, pris dans chaque paroisse en nombre égal à celui des pasteurs. L'é- lection des inspecteurs laïques est soumise à la confirmation du gouvernement. — Le consistoire supérieur est convoqué par le gouvernement, soit sur la demande du directoire, soit d'office. Il se réunit au moins une fois par an. A l'ouverture de la session, le directoire présente le rapport de sa gestion. Le consistoire supérieur veille au maintien de la constitution et de la discipline de l'Église. — Le directoire est composé du président , d'un membre laïque et d'un inspecteur ecclésiastique, nommés__PAGESEPARATOR__934 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. par le Gouvernement; de deux députés nommés par le consistoire supérieur. 11 exerce le pouvoir admi- nistratif. Il nomme les pasteurs et soumet leur nomination au gouvernement. Il exerce la haute surveillance sur l'enseignement et la discipline du séminaire et du gymnase protestants. Le consistoire supérieur de Strasbourg est repré- senté dans la capitale, auprès du Gouvernement et de l'Empereur, dans les circonstances officielles, par le consistoire de Paris. — Le directoire peut désigner spécialement un notable laïque, résidant à Paris, pour le représenter conjointement avec le consistoire. Consistoire supérieur siégeant à Strasbourg. 1 Membre nommé par le gouvernement. 8 Inspecteurs ecclésiastiques. 16 députés des inspections. 1 délégué du séminaire. 1 membre honoraire. Directoire : 5 membres. Les protestants de la confession d'Augsbourg ont une académie ou séminaire à Strasbourg pour l'in- struction des ministres. Ils y ont aussi une faculté de théologie. On y professe la théologie, la philoso- phie, les belles-lettres, les langues anciennes, mo- dernes et orientales. Une chaire de dogme pour les églises réformées a été créée près cette faculté. Le président du consistoire supérieur est direc- teur-né de cette Académie, en vertu de l'article 6 du décret organique du 30 floréal an ix. Inspection. Circonscription. Inspect. du Temple-Neuf, à- ï Bas-Rhin Strasbourg. — deSaint-Thomas, à i -., .,, . ir Strasbourg. j Bas-Rhin, Vosges. Inspection. Inspect. de Bouxwiller. — de Weissembourg. — de la Petite-Pierre. — de Paris. .— de Colmar. — de Montbéliard. Circonscription. Bas-Rhin. Bas-Rhin. Bas-Rhin, Meurthe, Moselle. ) Seine, etc., Rhône, I Alpes Maritimes et ( Algérie. Haut-Rhin, i Haut-Rhin , Doubs, I Haute-Saône. Églises consistoriales et oratoriales de la communion d'Augsbourg. Église consistoriale de Paris. Églises consistoriales et oratoriales de départe- ments : Alpes-Maritimes, Nice (Consistoire de Paris) . — Doubs, Audincourt, Blamont, Montbéliard, St- Julien. — Meurthe, Fénétrange, Wiberswiller. — Moselle , Baerhental (consistoire de Niederbronn, Bas-Rhin), Sarreguemines (consistoire de Saarunion, Bas-Rhin). — Rhin (Bas), Bar, Bischwiller, Boux- iviller, Brumath, Dettiviller, Diemeringen, Dorlis- heim, Drulingen, Gerstheim, LLatten, Ingwiller, Itten- heim, La Petite-Pierre, Niederbronn, Oberbronn, Affaffenhoffen, Saar-Union, St-Pierre-le-Jeune , St-Guillaume, St-Pierre-le-Vieux, Ste-Aurélie , St- Thomas ? St-Nicolas , Schivindratsheim , Soultz- sous-Forêts , Sundhausen, le Temple-Neuf, Venden- heim, Wasselonne, Weissembourg, Woerth, Fouday (consistoire de Rothau, Vosges). — Rhin (Haut), Andolsheim, Colmar, Munster, Riquewihr, Ste-Ma- rie-aux-Mines. — Rhône, Lyon (consistoire de Paris). — Saône (Haute), Héricourt, Trémoins (consistoire de St-Julien (Doubs), Champey. — Vosges, Rothau. — Algérie, Alger. CULTE ISRAÉLITE. Le culte israélite a un consistoire central , des consistoires départementaux, des grands rabbins, des rabbins communaux, et des ministres offi- ciants. L'autorité du consistoire central et de son grand- rabbin s'étend sur toutes les communautés israélites de France. Chaque consistoire départemental a l'administra- tion et la police des temples de sa circonscription. Les grands rabbins des consistoires départementaux ont droit de surveillance sur les rabbins commu- naux et sur les ministres officiants de leurs ressorts respectifs. Les rabins communaux sont chargés de la prédi- cation, de l'enseignement religieux et de la béné- diction des mariages dans les synagogues confiées à leurs soins. En général , les ministres officiants sont des chantres chargés de la célébration des offices. Consistoire central des Israélites , le grand rabbin séant à Paris. 9 membres laïques. Synagogue consistoriale de Paris. Synagogues consistoriales dans les déparlements. Strasbourg, Colmar, Metz, Nancy, Bordeaux, Marseille, Bayonne, Lyon. Algérie, consistoire cen- tral à Alger, consistoire provincial à Oran, consis- toire provincial à Constantine. CULTE MUSULMAN. (Voy. V Algérie, tabl. 59.) CARTE N° Si. LA FRANCE JUDICIAIRE. Il y a pour tout l'Empire une seule cour de cas- sation, à Paris. Elle a droit de censure et de disci- pline sur tous les magistrats de l'Empire. Elle pro- nonce sur les demandes en cassation contre les arrêts et les jugements en dernier ressort rendus par les cours et tribunaux. Elle est composée d'un premier président, de 3 présidents, de hb conseillers inamovibles, répartis en 3 chambres : chambre des requêtes, chambre de cassation civile, chambre de cassation criminelle. Près la cour suprême sont un procureur géndr'al , 6 avocats généraux. cour des comptes. La cour juge les comptes des recettes et des dépenses publiques. 1 premier président , 3 présidents , 18 conseillers-maîtres, 24 conseillers référendaires de 2 e classe, 10 audi- teurs de V e classe, 10 auditeurs de 2 e classe. — Près de cette cour il y a 1 procureur général. — 3 chambres.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — N° 51. La France judiciaire. &35 cours impériales. Il y a 28 cours impériales dans la France proprement dite. Chaque cour a 1 pre- mier président et autant de présidents qu'il y a de chambres. Une ou plusieurs chambres civiles, une chambre d'appel de police correctionnelle et une chambre des mises en accusation. Les chambres civiles connaissent des jugements des tribunaux de l re instance et de commerce. Les chambres d'appel de police correctionnelle connaissent des jugements des tribunaux correctionnels. Les chambres d'accu- sation statuent sur le renvoi à la cour d'assises des accusés de crimes et délits politiques. Le ministère public près les cours impériales se compose d'un procureur général, d'avocats généraux et de substi- tuts du procureur général. A chaque cour impériale ressortissent plusieurs départements. Dans chaque département est un tri- bunal criminel tenant ses assises quatre fois par an et composé 1° d'un délégué de la cour impé- riale présidant les débats ; 2° de 2 assesseurs con- seillers dans les résidences de cour , juges de tribunaux de première instance dans les sièges ordinaires, et de 12 jurés. Dans chaque arrondissement est un tribunal de première instance, sauf à Saint-Denis et à Sceaux. Dans les villes de commerce sont des tribunaux de commerce l et dans les villes industrielles des conseils de prud'hommes. Un juge de paix dans chaque canton. (Voy. la liste des cantons dans le tableau delà France administrative, n 05 45-48.) Tableau des cours impériales et des tribunaux de première instance. Cours inip. 1 PARIS. 7 dép. 2 ROUEN. 2 dép Départements. Seine. Seine- et-Oise. Seine-et-Marne. Eure-et-Loir. Marne Aube Yonne. Seine-Inférieure. Eure. Tribunaux dp tiremière instance Tribunaux de commerce I ribunaux ae première instance. e[ conseils de prud'hommes. "Paris 1 . r * Paris 3 . Versailles * , Corbeil 2 , Étampes, Versailles. Pontoise, Rambouillet. Melun*, Coulommiers, Meaux, Meaux, Montereau, Provins. Fontainebleau, Provins. Chartres*, Châteaudun, Dreux, Chartres, Dreux. • Nogent-le-Rotrou. Reims*, Châlons , Épernai , * Châlons-sur-Marne , Epernai, Sainte-Ménéhould, Vitry-le- * Reims. Français. Troyes*°, Arcis-sur-Aube, Bar- * Troyes. sur- Aube, Bar-sur-Seine, No- gent-sur-Seine. Auxerre*; Avallon, Joigny, Auxerre, Joigny, Sens. Sens, Tonnerre. Rouen*, Dieppe, Le Havre, Neufchâtel, Yvetot. Dieppe, Eu et Tréport, Fécainp, Gournay, Le Havre, Neufchâ- tel, * Rouen, (*Bolbec), Saint- Valéry-en-Caux, Yvetot. *Bernay, *Elbeuf, *Évreux, *Louviers, Pont-Audemer. 3 AMIENS. 3 dép. Somme. Oise. Aisne. 4 DOUAI. 2 dép. Nord. Pas-de-Calais. 5 METZ. 2 dép. Moselle. Ardennes. fa NANCY. 3 dép. Meurthe. Meuse. Vosges. *Abbeville, * Amiens, Saint- Va- lery-sur-Somme, (*Péronne). Evreux*, Bernay , Les Andelys, Louviers , Pont-Audemer. Amiens*, Abbeville,, Doullens, Monldidier, Péronne. Beauvais*, Clermont, Compiè- Beauvais, Compiègne. gne, Senlis. Laon* , Château-Thierry, Saint- Chauny, * Saint-Quentin , Sois- Quentin, Soissons, Veryins. sons, Vervins. Douai*, Dunkerque, Haze- * Cambrai, * Dunkerque. * Lille, brouck, Lille, Valenciennes , * Valenciennes, (* Douai), (*Le Cambrai, Avesnes. Cateau), (* Roubaix), (* Tour- coing), (*Armentières). Saint-Omer*, Arras, Béthune, Arras, Boulogne, * Calais, Saint- Boulogne, Montreuil, Saint- Orner, (*Bapaunie). Pol. Metz*, Briey, Sarreguemines, Thionville. (Mézières*) 4 , Charleville , Re- thel, Rocroy, Sedan, Vou- ziers. Nancy *, Luncville,Sarrebourg , *Nancy. Toul, Vie. Saint-Mihiel*, Verdun, Bar-le- * Bar-le-Duc, Verdun. Duc, Montmédy. ÉpinaV, Mirecourt, Neufchâ- Mirecourt. teau, Remiremont, Saint- Dié. 1. Les noms des tribunaux de première instance marqués d'une astérisque sont sièges d'assises criminelles. 2. Dans les villes où. le commerce est peu important, les tribunaux de première instance font fonctions de tribu- naux de commerce. Les noms en italiques sont ceux des tribunaux de première instance faisant fonctions de tribu- naux de commerce. 3. Lorsque les tribunaux de commerce ont leurs noms accompagnés d'un astérisque, ce signe indique que, dans la même ville, existe un conseil de prud'hommes. Les villes inscrites entre parenthèses et accompagnées d'un as- térisque, dans la colonne des tribunaux de commerce, n'ont pas de tribunal de commerce, mais ont simplement un conseil de prud'hommes. 4. N'a pas de tribunal de première instance, mais seulement le siège des assises. * Metz. Charleville, * Sedan, (*Rethel).__PAGESEPARATOR__936 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Cours imp. Départements. 7 COLMAR. 2 dép. Haut-Rhin. Bas-Rhin. 8 BESANÇON. 3 dép. Doubs. Jura. Haute-Saône 9 LYON. 3 dép. Rhône. Loire. Ain. 10 CHAMBÉRY. 2 dép. Savoie . Haute-Savoie. 11 GRENOBLE. 3 dép. Isère. Hautes-Alpes. Drôme. 12 AIX. 4 dép. Bouches-du-Rhône. Var. Basses- Alpes. Alpes-Maritimes. 13 NÎMES. 3 dép. Gard. Ardèche. Vaucluse. 14 MONTPELLIER 4 dép. . Hérault. Aude. Aveyron. Pyrénées-Orientales 15 TOULOUSE. 4 dép. Haute-Garonne. Tarn. Tarn-et-Garonne. Ariége. 16 PAU. 3 dép. Basses-Pyrénées. Hautes- Pyrénées. Landes. 17 BORDEAUX. 3 dép. Gironde. Dordogne. Charente. 18 POITIERS. 4 dép. Vienne. Deux-Sèvres. Tribunaux de première instance, Cohnar*, Belfort, Mulhouse. Strasbourg", Schelestadt, Sa- rerne, Weissembourg . Besançon*, Baume-les-Dames, Montbéliard, Pontarlier. _ Lons - le - Saulnier * , Arbois , Dôle, Saint- Claude. Vesoul*, Gray, Lure. Lyon*, Villefranche. Montbrison *, Saint - Etienne , Roanne. Bourg*, Belley, Gex, Nantua, Trévoux. Chambéry*, Albertville, Mou- Chambéry. tiers, Saint -Jean- de - Mau- rienne. Annecy 1 ', Bonneville , Saint- Julien, Thonon. Tribunaax de commerce et conseils de prud'hommes. Belfort, Colmar, * Mulhouse, (*Thann), (* Sainte-Mari e-aux- Mines). * Strasbourg. Besançon, Saint-Hippolyte. Dôle, Lons-le-Saulnier, Salins. Gray. * Lyon, Villefranche, (* Tarare), (* Amplepuis) . * Roanne, * Saint-Étienne, (*Saint- Chamond) . Grenoble*, Bourgoin, Saint- Marcellin, Vienne. Gap *, Briançon, Embrun. Valence*, Die, Montélimart, Nyons. Aix *, Marseille , Tarascon. Draguignan*, Brignole, Tou- lon. Digne*, Barcelonnette , Cas- tellane , Forcalquier , Sis- teron. Nice*, Grasse. Nîmes*, Alais, Uzès, Le Vigan. Privas *, Largentière, Tour- non. Carpentras *, Avignon, Orange, Apt. Montpellier*, Saint-Pons , Lo- dève, Béziers. Carcassonne *, Castelnaudary , Limoux, Narbonne. Rodez*, Espalion , Milhau, Sainte-Affrique, Villefranche. Perpignan*, Prades, Céret. Toulouse*, Muret, Saint-Gau- dens, Villefranche. Alby% Castres, Gaillac , La- vaur. Montauban*, Castel-Sarrazin , Moissac. Foix*, Pamiers, Saint-Girons. . Pau*, Bayonne, Oloron, Or- thcz, Saint-Palais. Tarbes*, Lourdes, Bagnères. Mont-de-Marsan*, Dax, Saint- Sever. Bordeaux*, Basas, Blaye, La Réole, Lesparre, Liboume. Périgueux* , Bergerac , Non- tron, Ribérac, Sarlat. Angoulême*, Barbezieux , Co- gnac, Confolens, Ruffec. Poitiers* , Châtellerault , Ci- vray,Loudun,Montmorillon. Niort*, Bressuire, Melle, Par- thenay. Grenoble, * Vienne. Romans. Aix , Arles , * Marseille , Ta- rascon. Brignoles, Draguignan, Fréjus, Saint-Tropez, Toulon. Manosque. Antibes, Grasse, Nice. *Alais, Anduze, * Nîmes. Annonay, Aubenas, (* Privas). * Avignon, (* Orange). Adge, Béziers, Cette, *Clermont, * Lodève , Montpellier, Pézénas, (*Bédarieux). * Carcassonne , Castelnaudary , * Limoux, Narbonne. Milhau, Rodez, Sainte-Affrique, Saint-Geniès. Perpignan. Saint-Gaudens , Toulouse. Alby, * Castres. Moissac, Montauban. Bayonne, Oloron, Pau. Bagnères, Tarbes. Blaye, Bordeaux, Libourne. Bergerac, Périgueux, Sarlat. Angoulême, Cognac. Châtellerault, Poitiers. * Niort.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. I° SI. La France judiciaire. 937 Cours imp. Départements. Tribunaux de première instance. Vendée. Napoléon- Vendée * , Fontenay- te- Comte , Les Sables-d'O- lonne. Charente-Inférieure. Saintes*, Jonzac, La Rochelle, Marennes, Rochefort, Saint- Jean-d'Angély. Rennes*, Fougères, Montfort, Redon, Saint-Malo, Vitré. Saint-Rrieuc * , Dinan, Guin- gamp , Lannion, Loudéac. Quimper*, Brest, Châteaulin, Morlaix, Quimperlé. Vannes*, Lorient, Napoléon- ville, Ploërmel. Nantes*, Ancenis, Chateau- briant, Paimbœuf, Savenay. Caen*, Pont-l'Évêque, Lisieux, Falaise, Vire, Bayeux. Alençon*, Argentan, Domfront, Mortagne. Coutances*, Avr 'anches, Mor- tain , Saint-Lô , Valognes , Cherbourg. Angers*, Beaugé, Cholet, Sau- mur, Segré. Laval * , Château - Gontier , Mayenne. Le Mans*, La Flèche, Mamers, Saint- Calais. Orléans *, Gien, Montargis, Pi- thiviers. Blois*, Romorantin, Vendôme. Tours*, Loches, Chinon. Bourges*, Saint-Amand, San- cerre. Nevers*, Cosne , Clamecy , Château-Chinon. Châteauroux * , Issoudun , La Châtre, Le Blanc. Dijon*, Semur , Châtillon-sur- Seine, Beaune. Chaumont*, Langres, Vassy. Chalon-sur-Saône*, Autun, Charolles, Màcon, Louhans. Riom*, Clermont, Ambert, Issoire, Thiers. Moulins*, Montluçon, Gannat, Cusset. Saint-Flour *, Aurillac , Mau- riac, Murât. Le Puy *, Brioude, Yssengeaux. Limoges * , Bellac , Boche - chouart, Saint-Yrieix. Guéret *, Aubusson , Bourga- neuf, Chambon. Tulle*, Brives, Ussel. Agen * , Marmande , Nérac , Villeneuve. Cahors*, Figeac, Gourdon. Auch*, Condom, Lectoure, Lom- bez, Mirande. Ajaccio, Bastia*, Calvi, Corte, Sartène. 19 RENNES. Ille-et-Vilaine. 5 dép. Côtes-du-Nord. Finistère. Morbihan. Loire-Inférieure 20 CAEN. Calvados. 3 dép. Orne. Manche. 21 ANGERS. Maine-et-Loire. 3 dép. Mayenne. Sarthe. 22 ORLÉANS. Loiret. 3 dép. Loir-et-Cher. Indre-et-Loire. 23 BOURGES. Cher. 3 dép. Nièvre. Indre. 24 DIJON. Côte-d'Or. 3 dép Haute-Marne. Saône-et-Loire. 25 RIOM. Puy-de-Dôme. 4 dép. Allier. Cantal. Haute-Loire. 26 LIMOGES, Haute- Vienne. 3 dép. Creuse. Corrèze. 27 AGEN. Lot-et-Garonne. 3 dép. Lot. Ger?.. 28 BA.STIA. Corse. 1 dép. ALGER (Voy. la carte et le tab Tribunaux de commerce et conseils de prud'hommes. La Rochelle, Marennes, Roche- fort, St-Jean-d'Angély, St-Mar- tin-de-Ré, St-Pierre-d'Oléron , Saintes. Rennes, Saint-Malo. Paimpol, Quintin, Saint-Brieuc. Brest, Morlaix, Quimper. Lorient, Vannes. * Nantes. Bayeux , * Caen , * Condé-sur- Noireau, Falaise, Honneur, Isigny, Lisieux, *Vire. * Alençon, Argentan, Laigle, Tinchlebray, Vimoutiers. Cherbourg, Coutances, Granville, Saint-Lô. Angers, Saumur, (* Cholet). * Laval, * Mayenne. Le Mans, * Mamers. Montargis, * Orléans. Blois, Romorantin. * Tours. Bourges. Clamecy, Nevers. Châteauroux, Issoudun. Auxonne, Beaune, Châtillon-sur- Seine, Dijon, Nuits, Saint- Jean de-Losne. Chaumont, Langres, St-Diziers. Autun, Chalon-sur-Saône, Charol- les, Louhans, Màcon, Tournus. Ambert, Billom, Clermont -Fer- rand, Issoire, Riom, * Thiers. Moulins . Aurillac, Saint-Flour. Brioude, (*Le Puy). * Limoges. (* Aubusson). Brives, Tulle. Agen, Marmande, Nérac, Ville- neuve. Cahors, Souillac. Auch. Ajaccio, B asti a, Ile-Rousse. (Pour les colonies, voyez les cartes et les tableaux relatifs à nos établissements.__PAGESEPARATOR__938 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. CARTE N° 52. LA FRANCE UNIVERSITAIRE. ministère et Conseil impérial de l'Instruction publique, à Paris. — Inspection générale : ensei- gnement supérieur. Lettres: 3 inspect.; — sciences : 3 inspect. ; — droit: 1 ; — médecine, 1. Institut. 5 Académies, à Paris : Acad. française, Acad. des inscriptions et belles-lettres, Acad. des sciences, Acad. des beaux-arts, Acad. des sciences morales et politiques. Etablissements scientifiques de Paris placés sous l'administration du ministère de l'Instruction pu- blique : Collège de France, Muséum d'histoire natu- relle, École impériale des Chartes, École des langues orientales vivantes, Observatoire impérial, Bureau des Longitudes, Académie impériale de médecine. École normale supérieure, à Paris, pour former les professeurs de l'enseignement secondaire. École française d'Athènes , à Atbènes. Les Bibliothèques. La France est divisée administrativement, au point de vue universitaire, en 18 académies, ayant cha- cune à leur tête un recteur pour les 3 ordres d'en- seignement , supérieur, secondaire et primaire , plusieurs inspecteurs d'académies (enseignement secondaire), et un conseil académique. Un inspec- teur d'académie est délégué dans chaque départe- ment, plusieurs inspecteurs de l'enseignement pri- maire. 1° Académie de Paris (9 dép. : Seine, Oise, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Marne, Loiret, Eure- et-Loire, Loir-et-Cher, Cher). Vice-recteur et 9 in- specteurs de l'enseignement secondaire en résidence à Paris ; — département de la Seine : Facultés : Paris, théologie, droit, médecine, sciences, lettres; — École supérieure de pharmacie : Paris. — Lycées : Paris: Louis-le-Grand, Napoléon (ancien Henri IV), Saint-Louis, Charlemagne, Bonaparte; lycée du Prince impérial, à Yanves; — Collège municipal : Rollin (Paris); — collège particulier : Stanislas (Pa- ris); de nombreux établissements libres d'enseigne- ment secondaire dans le dép. ; — écoles profession- nelles: collège municipal Chaptal; — école Turgot (à Paris); — école normale primaire protestante : Courbevoie. Dans les autres départements du ressort : Lycées : Bourges, Vendôme, Orléans, Reims, Versailles; en tout 11 lycées dans l'académie, dont 10 de plein exercice. — Collèges communaux : Saint-Amand, Sancerre (Cher), Chartres, Châteaudun, Nogent-le- Rotrou (Eure-et-Loir) ; Blois, Romorantin (Loir-et- Cher); Montargis (Loiret); Châlons-sur-Marne, Éper- nay, Sainte-Ménéhould, Sézanne, Vitry-le-Français (Marne) ; Beauvais , Clermont-Oise , Compiègne (Oise) ; Melun, Meaux, Provins (Seine 7 et-Marne) ; Ëtampes, Pontoise (Seine-et-Oise). — Écoles nor- males primaires : Bourges, Chartres (et institutri- ces), Blois, Orléans (et institutrices), Châlons-sur- Marne, institutrices à Reims, Beauvais (et institu- trices), Melun, Versailles, institutrices protestantes à Boissy-S.-Léger. — Écoles professionnelles : Bour- ges, Ménars (Loir-et-Cher), Orléans, Melun. 2° Acad, de nouai. (5 dép. : Nord, Pas-de-Ca- lais, Ardennes, Aisne, Somme). Facultés : Douai: droit (décret du 28 avril 1865), lettres; Lille, scien- ces. — Écoles préparatoires de médecine et de pharmacie : Lille, Arras, Amiens. — Lycées : Lille, Douai , Saint-Quentin , Saint-Omer, Amiens. — Col- lèges communaux : Armentières, Avesnes, Bailleul, Cambrai, Cassel, Condé, Dunkerque , Estaires, Ha- zebrouck, le Cateau, le Quesnoy, Maubeuge, Saint- Amand, Turcoing, Valenciennes (Nord); Château- Thierry, Laon, Soissons (Aisne); Charleville, Sedan (Ardennes) ; Arras, Béthune, Boulogne-sur-Mer, Saint-Pol (Pas-de-Calais) ; Abbeville ; Péronne (Somme). — Écoles normales primaires : Douai (et institutrices), Laon (et institutrices), Charleville, institutrices à Mézières, Dohem (et institutrices) , dans le Pas-de-Calais : Amiens (et institutrices). — École professionnelle : Lille. 3° Aca^l-.de Nancy. (4 dép. : Meurthe, Moselle, Meuse, Vosges). Facultés : Nancy: droit, sciences, lettres. — École prép. de méd. et de pharm. : Nancy. — Lycées : Nancy, Bar-le-Duc, Meta. —Col- lèges communaux : Dieuze, Lunéville, Phalsbourg, Pont-à- Mousson, Toul (Meurthe); Commercy, Étain, Saint-Mihiel, Verdun (Meuse) ;Sarreguemines, Thion- ville (Moselle) ; Épinal, Mirecourt, Neufchâteau, Re- miremont, Saint-Dié (Vosges) .—Écoles norm. prim. : Nancy, Commercy, Metz (et institutrices). — Écoles profess. : Metz, Nancy,, 4° Acad. de Strasbourg;. (2 dép. : Haut-Rhin, Bas-Rhin). Facultés : Strasbourg (la seule ville de France, avec Paris, qui ait les 5 facultés) : théologie protest., droit, médecine, sciences, lettres. — École sup. de pharm. : Strasbourg. — Lycées : Strasbourg Colmar. — École des sciences et des lettres : Mulhouse. — Collèges communaux: Bouxwiller,Ha- guenau, Obernay, Saverne, Schelestadt, Weissem- bourg (Bas-Rhin); Altkirch, Belfort, Guebwiller, Mulhouse, Rouffach, Thann. — Écoles norm. prim. : Strasbourg (et institutrices), Colmar. — École pro- fess. : Mulhouse. 5" Acad. «Se ucsançon. (3 dép..: Doubs, Haute- Saône, Jura) . Facultés : 'Besançon : sciences, lettres. — École prép. de méd. et de pharm. : Besançon. — Lycées : Besançon, Vesoul. — Collèges communaux: Beaume, Montbéliard, Pontarlier (Doubs) ; Lons-le- Saunier, Arbois, Poligny, Saint-Amour, Saint- Claude, Salins (Jura) ; Gray, Lure, Luxeuil (Haute- Saône). — Écoles norm. prim. : Besançon (et insti- tutrices), Montbéliard (protestante), Lons-le-Saunier (et institutrices), Vesoul. 6° Aead. de jLyon (4 dép. : Rhône, Saône-et- Loire, Loire, Ain). Facultés : Lyon : théol., scien- ces, lettres. — École prép. de méd. et de pharm. : Lyon. — Lycées : Lyon, Bourg, Saint-É tienne, M4- con. — Collèges communaux : Nantua (Ain) , Autun, Chalon-sur-Saône; Charolles, Cluny, Louhans (Saône -et-Loire) — Écoles norm. prim. : Villefran- che, institutrices à Lyon, Bourg, Montbrison, Ma- çon (et institutrices). —École profess. : École de la Martinière à Lyon. 7° Acad. de Chambéry (2 dép. : Savoie, Haute- Savoie) : Lycée : Chambéry. — Écoles des sciences et lettres : Chambéry. — Collèges communaux : Annecy, Bonneville (Haute-Savoie). — École norm. prim. : Albertville (Savoie) ; institutrices à Rumilly. 8° Acad. de Grenoble (4 dép. : Isère, Hautes- Alpes, Drôme, Ardèche) . — Facultés : Grenoble : droit, sciences, lettres. — École prép. de méd. et de pharm. : Grenoble. — Lycées : Grenoble, Tour- non. — Collèges communaux : Bourgoin, Saint-Mar- cellin, Vienne (Isère) ; Gap, Briançon, Embrun (Hautes-Alpes) ; Valence, Romans (Drôme). — Éco- les norm. prim. : Grenoble, protestante à Mens, in- stitutrices à Saint-Egrève (Isère) , Gap (et institu- trices), Privas. — École profess. : Grenoble. 9° Acad. d'Aix (6 dép. : Bouches-du-Rhône, Al- pes-Maritimes, Basses-Alpes, Var, Vaucluse, Corse) . — Facultés : Aix: théologie, droit, lettres, — Mar- seille, sciences. — École prép. de méd. et de pharm.: Marseille. — Lycées : Marseille, Nice, Avignon, Bas- tia (lycée Napoléon III). — Collèges communaux : Aix, Arles, Tarascon (Bouches-du-Rhône) ; Antibes, Grasse, Menton (Alpes-Maritimes) ; Digne, Barce-__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. ]° 53. La France universitaire. 939 lonnette, Manosque, Sisteron (Basses-Alpes); Dra- guignan, Toulon (Var); Apt, Carpentras, Orange, Pertuis (Vaucluse); Ajaccio (collège Fesch) , Calvi, Corte (école Paoli) . — Écoles norm. prim. : Aix et institutrices, Nice, Barcelonnette, institutrices à Di- gne, Draguignan et institutrices, Avignon, Ajaccio. 10° Acad. de Montpellier (5 dép. : Hérault, Aude, Gard, Lozère, Pyrénées orientales). Facul- tés : Montpellier : médecine, sciences, lettres. — École prép. de méd. et de pharm. : Montpellier. — Lycées : Montpellier, Careassonne, Nîmes. — Col- lèges communaux : Agde> Bédarieux, Béziers, Cette, Clerrnont-rHérault, Lodève, Lunel, Pézénas (Hé- rault) ; Castelnaudary (Aude) ; Alais, Bagnols, le Vigan,Uzès (Gard); Mende, Marvejols (Lozère); Per- pignan. — Écoles norm. prim. : Montpellier, Car- eassonne, Nîmes (et institutr. protest.) , Mende . (et institutr.), Perpignan (et institutr.). 11° Acad. de Toulouse. (8 dép. : Haute-Ga- ronne, Ariége, Aveyron, Gers, Lot, Hautes-Pyrénées, Tarn-et-Garonne) . Facultés : Toulouse : théologie, droit, sciences, lettres ; Montauban : théolog. pro- test.. — École prép. de méd. et de pharm. : Tou- louse. — Lycées : Toulouse, Bodez, Auch, Cahors, Twbes. — Collèges communaux : Revel, Saint-Gau- dens (Haute-Garonne); Foix, Pamiers, Saint-Girons (Ariége) ; Milhau, Villefranche (Aveyron); Condom (Gers); Figeac (Lot) ; Vic-en-Bigorre (Hautes-Pyré- nées) ; Alby, Castres, Gaillac (Tarn) ; Montauban, Castel-Sarrasin (Tarn-et-Garonne). — Ecoles norm. prim. : Toulouse, Foix, Rodez (et institutr.), Auch, Tarbes, institutr. à Bagnères-de-Bigorre, Alby (et institutr.) , Montauban. 12° Acad. de oordeaux (5 dép. : Gironde, Dor- dogne, Landes, Lot-et-Garonne, Basses-Pyrénées).— Facultés : Bordeaux : théologie, sciences, lettres. — ÉCOLE PRÉP. DE MÉD. ET DE PHARM. : Bordeaux. — Lycées : Bordeaux (avec le collège annexe de Ta- lence), Périgueux, Agen, Pau. — Collèges commu- naux : la Réole, Libourne (Gironde); Bergerac, Sarlat (Dordogne); Mont- de-Marsan, Saint-Sever (Landes) ; Marmande, Mezin (Lot-et-Garonne) . — École norm. ppim. : Grande-Sauve (près Bordeaux), institutr. à Bordeaux, Périgueux, institutr. à Ter- rasson, Agen, Lescar, institutr. à Pau. 13° Acad. de Poitiers .(8 dép. : Vienne, Cha- rente, Charente-Inf., Indre, Indre-et-Loire, Deux- Sèvres, Vendée, Haute-Vienne). — Facultés : Poi- tiers : droit, sciences, lettres. — Écoles de méd. et de pharm. : Poitiers, Tours, Limoges. — Lycées : Poitiers, Angoulême, la Rochelle, Châteauroux, Tours, Niort (lycée Fontanes), Napoléon-Vendée, Limoges. — Collèges communaux : Chàtelleraut , Loudun (Vienne) , Confolens, la Rochefoucauld (Cha- rente) ; Rochefort, Saintes (Char-Infér.) ; Issoudun, la Châtre (Indre) ; Chinon (Indre-et-Loire) ; Melle (Deux-Sèvres) ; Fontenay-le-Comte, Luçon (Vendée); Èymoutiers, Magnac-Laval, Saint-Junien, Saint- Yrieix (Haute-Vienne) . — Écoles norm. ppim. : Poi- tiers, institutr. à Angoulême, Lagord (près la Ro- chelle), institutr. au Chàteau-d'Oléron, Châteauroux, Loches, institutr. à Sainte-Maure, Parthenay, Na- poléon-Vendée (et institutr.). 14° Acatl. de Eeniies (7 dép. : Ille-et-Vilaine, Côtes-du-Nord, Finistère, Loire-Inférieure, Maine-et- Loire, Mayenne, Morbihan) . — Facultés : Rennes : droit, sciences, lettres. — Écoles prép. de méd. et de pharm. : Rennes, Nantes, Angers. — Lycées ■■ Ren- nes, Saint-Brieuc, Brest, Nantes, Angers, Laval, Na- poléonville. — Ecoles des sciences et des lettres: Nantes, Angers. — Collèges communaux : Dol, Fougères, St-Servan (Ille-et-Vilaine); Dinan, Lam- balle, Lannion (Côtes-du-Nord) ;• Landerneau, Les- neven, Morlaix, Quimper, Saint-Pol-de-Léon (Finis- tère) ; Paimbœuf (Loire-Infér ) ; Cholet, Saumur (Maine-et-Loire); Ernée, Evron, (Mayenne); Auray, Josselin, Lorient, Vannes (Morbihan). — Écolesnorm. prim. : Rennes et institutr., Lamballe, institutr. à Lannion (Côtes-du-Nord), institutr. à Cambon (Loire- Infér.), Angers et institutr. , Laval et institutr. — École profess. : Nantes. 15° Acad. deCaen (6dép. : Calvados, Eure, Man- che, Orne, Sarthe, Seine-Infér.). — Facultés: Caen: droit, sciences, lettres; Rouen, théologie. — Écoles prép. de méd. et de pharm. : Caen, Rouen. — Ly- cées : Caen, Évreux, Coutances, Alençon, le Mans, Rouen. — École des sciences et des lettres : Rouen. — Collèges communaux : Bayeux, Falaise, Honneur, Lisieux, Vire (Calvados) ; Bernay (Eure) ; Avran- ches, Cherbourg, Mortain, Saint-Hilaire-du-Harcourt (Manche) ; Argentan, Domfront, Sées (Orne) ; Cour- demanche, Sablé (Sarthe) ; Dieppe, Eu, le Havre (Seine-Infér.). — Écoles norm. prim. ; Caen, insti- tutr. à Blon et à Lisieux (Calvados), Évreux, Saint- Lô, institutr. à Avranches et à Coutances, Alençon, institutr. à Argentan, le Mans (et institutr.), Rouen. — Écoles profess. : Rouen, le Havre, Montivilliers (Seine-Infér.) 16° Acad. de Dijon (5 dép. : Côte-d'Or, Aube, Haute-Marne, Nièvre, Yonne). — Facultés : Dijon: droit, sciences, lettres. — École prép. de méd. et de pharm : Dijon. — Lycées : Dijon, Troyes, Chau- mont, Nevers, Sens. — Collèges communaux : Ar- nay-le-Duc, Auxonne, Beaune, Châtillon-sur-Seine, Saulieu, Sernur (Côte-d'Or) ; Bar-sur-Aube (Aube) ; Langres, Vassy (Haute-Marne) ; Clamecy, Cosne, (Nièvre); Auxerre, Avallon, Joigny, Tonnerre (Yonne). — Écoles norm. prim. : Dijon, Troyes et institutr., Chaumont, Varzy (Nièvre), institutr. à Nevers, Auxerre et institutr. 17° Acad. deClesniont (6 dép. : Puy-de-Dôme, Allier, Cantal, Corrèze, Creuse, Haute-Loire). — Fa- cultés : C 1er mont: sciences, lettres. — École prép. de méd. et de pharm. : Clermoiit. — Lycées : Cler- mont, Moulins, le Puy. — École des sciences et des lettres : Moulins. — Collèges communaux : Arn- bert, Issoire-, Thiers (Puy-de-Dôme) ; Cusset, Mont- luçon (Allier) ; Aurillac, Mauriac, Saint-Flour (Can- tal); Tulle, Brives, Treignac (Corrèze); Guéret, Au- busson (Creuse); — École norm prim. : Germon l et institutr., Moulins et institutr., Aurillac, Tulle, Guéret (et institutr.), le Puy (et institutr.). 18° Acad. d'Alger (voy. l'Algérie) , n° 59. N. B- Pour les établissements d'instruction qui ressor- tissent au ministère de l'agriculture, du commerce et des trav. publ. Voy. le tabl. et la carte de la France agricole, n° s 54 et 55, — Pour ceux qui ressortissant au ministère de la guerre. Voy. le tabl. et la carte de la France militaire, n° 49. — Pour ceux qui ressortissent au ministère de la marine. Voy. la France maritime, n° 53, etc. CARTE W o5. LA FRANCE MARITIME. I. ÉCOLES. École d'application du génie maritime ou des con- structions navales : Paris. — École navale im- périale : Brest. — Écoles de dessin de la marine ; Brest, Toulon. Les Écoles d'hydrographie sont à : Bordeaux , Marseille, Saint-Malo, le Havre, Brest, Rouen, Rochefort, Granville, Agde, la Ciotat, Vannes, Les Sables-d'Olonne , Douarnenez, la Rochelle,__PAGESEPARATOR__940 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Hon fleur, Saint-Jean-de-Luz , Saint-Tropez, Fé- camp, Arles, Antibes, Martigues, Toulon, Saint- Valery- sur-Somme , Narbonne , Morlaix , Caen , Boulogne, Paimpol, Saint-Brieuc, Lorient, Saint- Nazaire, le Croisic, Bayonne, Cherbourg, Nantes, Bastia, Blaye, Dunkerque, Dieppe, Nice. II. ARRONDISSEMENTS MARITIMES. l c >- Arrondissement. — Cherbourg: préfect. ma- ritime, avec un état-major du port, direction des constructions navales, direction des mouvements du port, division des équipages de la flotte, di- rection de l'artillerie, commissariat de la marine, service administratif des directions de travaux , comptabilité des matières, service des subsis- tances, inspection, conseil de santé, direction des travaux hydrauliques. — Sous-arrondissements : Cherbourg, — Dunkerque, avec un chef du ser- vice de la marine et un commissariat. — Le Havre, un chef du service de la marine, une direction des mouvements du port, un ingénieur du génie maritime , un commissariat de la marine, une comptabilité des matières, une inspection. 2 e Arrondissement. — Brest : préfect. mariti- me, avec un état-major du port, une réserve de la flotte, une direction des constructions navales, une direction des mouvements du port, une di- vision des équipages de la flotte, une direction de l'artillerie, un commissariat de la marine, un service administratif des directions de travaux, une comptabilité des matières, une inspection, un conseil de santé, des officiers de santé pro- fesseurs, une direction des travaux hydrauliques. — Sous-arrondissements : Brest. — Saint-Servan: avec un chef du service, une direction des mou- vements du port et un commissariat. 3 e Arrondissement. — Lorient : préfect. mariti- me, avec un état-major du port, une réserve de la flotte, une direction des constructions navales, une direction des mouvements du port, une di- vision des équipages de la flotte, une direction de l'artillerie, un commissariat de la marine, un service administratif des directions de travaux, une comptabilité des matières, une inspection, un conseil de santé, une direction des travaux hydrauliques, une école d'artillerie. — Sous- arrondissements : Lorient, — Nantes, avec un chef de service , une direction des mouvements du port, un ingénieur du génie maritime, un commissariat de la marine, une comptabilité des matières , une inspection. 4 e Arrondissement. — Roghefort : préfect. maritime, avec un état-major du port, une ré- serve de la flotte, une direction des constructions navales, une direction des mouvements du port , une_ division des équipages de la flotte, une di- rection de l'artillerie, un commissariat de la ma- rine, un service administratif des directions de travaux, une comptabilité des matières , une in- spection, un conseil de santé, des officiers de santé professeurs, une direction des travaux hy- drauliques. — Sous-arrondissements : Rochefort, — Bordeaux, avec un chef du service, une di- rection des mouvements du port, un génie ma- ritime, un commissariat, une comptabilité des matières, une inspection. 5 e Arrondissement. — Toulon : préfect. mariti- me, avec un état-major du port, une réserve de la flotte, une direction des constructions navales, une direction des mouvements du port, une divi- sion des équipages de la flotte, une direction de l'artillerie, un commissariat de la marine, un service administratif des directions de travaux, une comptabilité des matières, des subsistances, une inspection, un conseil de santé, des officiers de santé professeurs, une direction des travaux hydrauliques. — Sous-arrondissements : Tou- lon, — Marseille, avec une direction des mouve- ments du port, un génie maritime, un commis- sariat, une inspection. — Nice, avec un chef de service, un commissariat. — Corse, avec un chef du service de la marine, à Bastia. Établissements impériaux du service de l'artillerie de la marine et des colonies : — fonderie de Ruelle; — fonderie de Saint-Gervais : — fonderie de Nevers ; — fabrications des projectiles : Mé- zières, Nevers; — forges de la Villeneuve. Etablissements impériaux du service du génie ma- ritime ; — atelier de construction de machines, à Indret ; — forges de la Chaussade , à Guéri- gny; — surveillance de constructions de ma- chines et de coques par l'industrie : Bordeaux, le Havre, Nantes, le Creuzot, Marseille, Rive- de-Gier. III. INSCRIPTION MARITIME. Pour l'inscription maritime , les arrondissements sont subdivisés en sous-arrondissements; ceux-ci en quartiers et sous-quartiers et ces derniers en syndicats. Nous avons porté sur notre carte maritime toutes ces divisions. En voici le tableau. DIVISION DES ARRONDISSEMENTS EN SOUS-ARRONDISSEMENTS , QUARTIERS, SOUS-QUARTIERS ET SYNDICATS DE L'INSCRIPTION MARITIME. Arrondissements. Sous-arrondis- sements. Dunkerque. 1 cr CHERBOURG. Quartiers. 'Dunkerque. Calais. ! Boulogne. Saint- Valery- sur-Somme. | Dieppe, i I FÉCAX'P. Sous-quartiers. Gravelines. Tréport. St -Valéry -en- Caux. Syndicats. Dunkerque, Gravelines. Marck et Oye, Calais, Wissant. Andreselles, Boulogne, Le Portel, Étaples . Berck, le Crotoy, Abbeville, St- Volery-sur-Somme, Cayeux. Tréport, Berneval, Dieppe. ' Saint-Valery-en-Caux, Saint-Pierre- 1 en-Port, Fécamp, Criquebeuf-en- {■ Caux, Étretat.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. ] T0 53. La France maritime. 941 Arrondissements. sous-arronais sements. Quartiers. Sous-quartiers fis. Havre. [ Le Havre. ( Rouen. Jer CHERBOURG. 1 Honfleur. (Suite.) /Caen. Cherbourg. ) La Hougue. ic_. Isigny. Syndicats. | Octeville, le Havre, Harfleur, Tan- | carville. fCaudebec, Duclair, Canteleu, ( Rouen, Elbeuf, la Bouille. J Vieux-Port, Quillebeuf, Pont-Au- ( demer, Honneur, Trouville. Sallenelles, Caen, Ouistreham,Ber- nières-sur-Mer, Port-en-Bessin. Grand-Camd, Isigny, Carentan, la Hougue, Barfleur. Fernianville , Cherbourg, Onion- ville-la-Rogue, Les Pieux, Car- teret. -St-SERVAN. 2 9 BREST. > Brest. S Granville. Saixt-malo. '• DlNAN. , Saint-Brieuc. Paimpol. MORLAIX. I Brest. .QUIMPER. Cancale. Binic. Tréguier. Lannion. Roscoff. Le Conquet. Camaret. Douarnenez. Audierne. iLessay, Blainville, Agon, Coutan- ces, Régneville, Bricqueville- sur-Mer , Granville - Campagne , Granville, Saint-Pair, Carolles, Genest, Avranches. r Le Vivier, Cancale, Saint-Malo , St- j Servan, Saint-Suliac, Pleurtuif, Saint-Énogat, Saint-Briac. ( Saint-Jaeut-Landou.rt, Plouer, St- i Samson, Pleudihen, Dinan. ( Plevenon, Erquy, Saint-Brieuc, le l Légué, Binic, Etables, Portrieux. r Paimpol, l'Isle de Bréhat, Pon- ( trieux, Tréguier. C Perros-Guirec , Lannion , Morlaix, J Plougasnou, Roscoff, Plonéour- v. Trèz, Plouguerneau. iLAberwrac'h, Porspoder, l'Isle d'Ouessant, le Conque r, Brest, Landerneau, le Faou, Por -Lau- nay, Camaret, Crozon. Douarnenez, Poulan, l'Isle de Seins, Audierne, Pont-lAbbé, Quimper. /Lorient. LORIENT. *> Nantes. v Nantes. Concarneau. J_iUH1ENT. Port-Lo AURAY. Vannes. Belle -Ile- en - Mer. Le Croisic. Redon. Paimbœuf. Pornic. Concarneau, Clohars-Carnoët, Plœ- meur, Lorient, Hennebont,Rian- tec, l'Isle de Groix. Erdeven, Quiberon, Carnac, Loc- mariaquer, Auray. [ LTsle aux moines, Vannes, Port- < Navalo, Sarzeau, Pénerf, Bil- liers. ( Port- Philippe, le Palais, Houat et Hœdic. ( Redon, IV j guen,i Monto: Redon, Mesquer, le Croisic, le Pouli- , Saint-Nazaire, Port-Méans, Montoir. Paimbœuf, Bourgneuf, Pornic. Basse-Indre, Nantes (rive droite), Nant-s (rive gauche) et Vertou, Rezé.__PAGESEPARATOR__942 Arrondissements. GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Quartiers. Sous-quartiers. Sous-arrondis- sements. ROCHEFORT. ROCHEFORT. ^Bordeaux. Toulon. 5 e TOULON. , Marseille. fNOIRMOUTIERS. Les Sables-d'O- LONNE. La Rochelle. L'Ile de Ré. LTle - d'Ole - RON. i rochefort. Marennes. Saintes. ,ROYAN. pauillac. Blaye. LlBOURNE. Bordeaux. La Teste -de- Buch. ILangon. Dax. Bayonne. Saint-Jean -de- Luz. Port- vendres. Narbonne. jAgde. Cette. Arles. Martigues. Marseille. L'Isle-Dieu. St- Gilles -sur Vie. Marans. Syndicats. Noirmoutiers, Bouin. t LTsle-Dieu, la Barre-de-Mont, St- -< Gilles-sur-Vie , les sables-d'O- ( lonne, la Chaume, Moricq. ( Luçon,l'Aiguillon-surMer, Marans, ( Charron, Esnandes, la ■Rochelle. t Ars-en-Ré, Loix, Saint- Martin-de- 1 Ré, la Flotte. (Saint-Denis, Saint-Pierre,. le Châ- ' teau, Saint-Trojan. ( L'Isle d'Aix,Fouras, Saint- Nazaire, Rochefort, Tonnay-Charente. j Marennes, la Tremhlade, l'Éguille, I Saujon. St-Savinien , Port-d'Envaux , Saintes. i Saint-Palais-sur-Mer, Royan, Mor- I tagne-sur-Gironde. ( Le Verdon, Dignac, Pauillac, La- i marque. Blaye, Plassac, Gauriac. / Saint-André-de-Cubzac, Libourne, ] Coutras, Branne, Lavagnac, Ber- ( gerac. ( Lormont, Bordeaux (Nord, centre, sud), Cambes. j Ares, Andenge, Gujan, la Teste-de- 1 Buch, Parentis. Podensac, Langon, la Réole, Mar- mande. t Lit, Mont-de-Masaan, Dax, ■ Sau- I busse, Peyrehorade, Bidache. j Capbreton, Saint-Esprit, Bayonne, 1 Urt. ( Bidart, Saint-Jean-de-Luz, Hen- { daye, Sare. St-Laurent-de- ( Banyuls-sur-Mer, Port-Vendres , St- la Salanque. ( Laurent-de-la-Salanque. ( Leucate, la Nouvelle, Gruissan, « BageSj Narbonne. Sérignan, Béziers, seillan. Mar- 1 Cette-Ville, Cette-Bordigue, Bouzi- gues, Mèze, Villeneuve lès-Ma- guelonne, Lunel, Aiguës-Mortes. Beaucaire, Arles, les Saintes- Mari es. Saint-Chamas, Berre, Martigues, Port de Bouc, la Couronne. Séon-Saint-Henri. (Extra-muros). Paroisses de Marseille (intra- muros), : la Major, St-Laurent, Si-Martin, St-Victor, Mazargues. (Extra-muros.)__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — N° 53. La France maritime. 943 Arrondissements. Sous-arrondis- sements. Toulon. TOULON. (Suite.) La Corse. Sous- quartiers. Syndicats. Cassis, la Ciotat, les Lecques. (La Seyne, Saint -Mandrier, Six- ( Fours, Saint- Nazaire, Bandol. Hvères J Toulon (est), Toulon (ouest), Hyè- J ' ( res, Lavandon. Fréius { Cogolin, Saint-Tropez, Sainte- J « Maxime, Saint-Raphaël. Cannes. Cannes, golfe Juan, Antibes,Cagnes. ( Centuri, Rogliano, Cagnano , Erba- Rogliano. longa, Bastia-Terra-Nova, Bastia- Bonifacio. / Terra-Vecchia, Bonifacio, Ajac- Ajaccio. ! cio, Calvi, l'Ile-Rousse, Saint- f' Florent, Canari. Effectif de la flotte impériale. La flotte se compose de 93 navires de grande vitesse (vapeurs), tels que: 6 frégates cuirassées, 13 vaisseaux de ligne, . 17 frégates, 57 vaisseaux de classe inférieure; effectif futur d'après le nouveau plan d'organi- sation : 40 vaisseaux de ligne et frégate cuiras- sées, 20 vaisseaux non-cuirassés pour les mis- sions lointaines, 90 navires de rang inférieur, dont un certain nombre cuirassés, ensemble 150 vaisseaux; il manque encore, pour complé- ter ce nombre : 57 navires, dont 22 sont en construction . 14 vaisseaux pour buts spéciaux (batteries flot- tantes pour la protection des ports et des rades); effectif futur : 30 nav.; il en manque encore 16, dont 8 sont en construction. 101 petits bâtiments de flottille, à vapeur; effectif futur : 125, il en manque encore 24. 43 navires de classes diverses ( flotte passagère , vaiss. d'une vitesse médiocre, qui seront sup- primés à l'avenir) . 79 vaisseaux de transport : 4 de plus que le nom- bre fixé par le nouveau règlement (75), capables de transporter 40 000 hommes et 12 000 cbe- vaux. 330 vapeurs; de plus 104 navires de l'ancienne flotte à voiles, de sorte que l'effectif actuel de la flotte est de 434 navires. Conformément au plan d'organisation, on devait encore construire, outre les navires sus-indiqués, 20 vaisseaux de 'transport à voiles, et 20 autres vais- seaux devaient être mis en chantier pour remplacer les navires usés ou perdus ; l'effectif réglementaire de la flottille, dite de l'avenir, sera ainsi de 420 na- vires. Personnel, en France : Pied de paix. Pied de guerre. 42 300 hommes. 74000 — Personnel pour les colonies : 25 000 hommes. Marine marchande. TABLEAU PRÉSENTANT L'EFFECTIF DE LA MARINE MARCHANDE DE CHACUN DES PORTS DE FRANCE. NAVIRES A VOILES. NAVIRES A VAPEUR. ENSEMBLE. Nombre. Effectif 14 794 Tonnage. 903 590 Nombre. 338 Tonnage. 78 981 Nombre. 15132 Tonnage. 982 571 Situation par port de la marine marchande. (Navires à voiles seulement.) Ce tableau fait connaître le nombre de uavires inscrits à leur port d'attache, et non pas le mouvement annuel de la navigation. -Les chiffres des navires qui accompagnent chaque nom de port ne donnent donc pas idée du mouvement commercial 4e -ces ports. De plus, les petits navires du cabotage, et même de la pèche, sont inscrits, c'est ce qui t'ait que le chiffre du tonnage importe plus que celui du nombre des navires; ainsi, les 385 navires, du petit port de Con- carneau donnent 2075 tonneaux, et les 331 du Havre donnent 98 226 tonneaux. OCÉAN. Ports. Nombre. Tonn. Ports. Nombre Tonn. Ports. Nombre Tonn. Gravelines. 117 5839 Dieppe. 180 9114 Toucques. 1 40 Dunkerque. 316 34 459 St-Valery-en-Caux 57 2268 Dives. 1 10 CaJais. 168 4815 Fécamp. 181 11245 Ouistreham. 11 218 Boulogne. 234 8041 Le Havre. 331 98 226 Caen. 126 10 790 Étaples. 55 1068 Harfleur. 2 33 Courseulles. 63 2202 Berck. 122 973 Caudebec. 9 257 Port-en-Bessin. 20 353 Abbeville. 12 1153 Du clair. 1 63 Isigny. 68 2674 Le Crotoy. 21 649 Rouen. 68 10319 Carentan. 100 1092 Saint-Valery-sur- La Mailleraye. 2 73 Omonville. 1 3 Somme. 17 1302 Quillebœuf. 2 42 Saint-Vaast. 204 15 935 Le Hourdel. 43 818 Pont-Audemer. 1 19 Bar fleur. 55 1189 Le Tréport. 82 2161 Honfleur. 158 4666 Cherbourg. 182 15 261 Eu. 1 112 Trouville, 93 2109 Diélette. 2__PAGESEPARATOR__944 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Ports. Nombre Tonn. Ports. Nombre . Tonn. Ports. Nombre . Tonn. Port-Bail. 12 71 Port-Navalo. 56 3568 Pauillac. 19 243 St-Germain-s.-Ay. 1 14 Ile-d'Arz. 27 1803 Gujan. 8 118 Regnéville. 44 635 Quatre-Vents. 1 12 La Teste. 24 676 Grauville. 318 23 529 Saint-Armel. 1 54 Bayonne. 166 16 364 La Houlle. 290 2194 Sarzeau. 51 3975 St-Jean-de-Luz. 39 429 Saint-Malo. . 260 40 678 Vannes. 94 4993 Saint-Servan. 112 15107 Ambon. 1 1 Dinan. 34 1801 Penerf. 7 119 MÉDITERRANÉE Plouer. 17 135 Billiers. 38 904 Saint-Brieuc 2 17 Tréhiguier. 1 78 Banyuls-sur-Mer. 45 206 Le Guildo. 35 341 Redon. 52 4457 Port-Vendres. 26 1 608 Plancoët. 8 48 Le Rosais. 23 1378 Collioure. 79 462 Dahouet. 17 1319 La Turballe. 72 306 Le Barcarès - de • Erquy. 12 126 Le Croisic. 70 1533 Saint-Laurent. 83 1603 Le Légué. 97 8568 Le Pouliguen. 31 1101 Leucate. 30 104 Binic. 60 5229 Port-Nicbet. I 4 La Nouvelle. 139 8 258 Portrieux. 31 2315 La Basse-Indre. 16 206 Agde. 127 9000 Paimpol. 154 4525 Nantes. 665 111260 Cette. 155 9045 Pontrieux. 31 839 Saint-Nazaire. 70 3300 Aiguës-Mortes. Arles. 37 431 Lézardrieux. 57 580 Pornic. 28 570 155 11407 Tréguir. Perros. 94 64 1451 420 Bourgneuf. Paimbœuf. 11 9 67 226 Martigues. Port-de-Bouc. 434 3 11 852 190 Lannion. 54 1077 Beauvoir. 10 53 Marseille. 724 103 379 Morlaix. 110 1553 Noirmoutiers. 112 2249 Cassis. 27 230 Ro coff. 45 1431 La Barre-de-Mont. 1 3 La Ciotat. 68 827 Plouescat. 8 60 Saint-Gilles. 55 561 Bandol. 43 1374 L'Abervrach. 2 5 Les Sables. 311 3659 Saint-Nazaire. 65 1260 Portzall. 2 101 L'Aiguillon. 2 37 Ambiers. 29 53 Le Conquet. 45 390 Moricq. 3 58 Gros-St-Georges. 58 652 Brest. 188 4558 Lucon. 14 433 La Seyne. 113 3 083 Landernau 9 424 Ile-d'Yeu. 20 345 TouIod. 279 5 629 Le Faou. 51 549 Loix. 12 387 Porquerolles. 1 1 Port-Launay. 10 409 Ars. 35 853 Les Perchiers. 3 17 Le Fret. 75 474 La Flotte. 41 622 LesSalins-d'Hyères. 18 42 Camaret. . 140 917 Saint-Martin. 40 1016 Lavandou. 25 62 Morgat. 57 286 Marans. 16 562 Saint-Tropez. 112 5 084 Douarnenez. 598 4817 La Rocbelle. 139 6269 Sainte-Maxime. 3 46 Tréboul. 64 357 Ile-d'Aix. 4 51 Saint-Raphaël. 40 336 Àudierne. 65 594 Fouras. 37 422 Cannes. 104 482 Pontcroix. 6 127 Moëze. 10 70 Antibes. 44 1224 Pont-1'Abbé. 76 635 Rochefort. 19 505 Cros-de-Cagnes. 23 52 Quiruper. 71 2563 Charente. 93 4964 Nice. 93 1 551 Concameau. 385 2076 Saint-Denis. 6 101 Menton. 36 527 Pontaven. 13 133 Saint-Pierre. 10 111 Villefranche. 50 158 Douélan. 20 101 Le Château. 34 690 Calvi. 15 65 Quimperlé. 5 133 Le Chapus. La Gua. 23 296 LTlle-Rousse. 17 507 Grûix. 201 2096 4 79 Saint-Florent. 33 524 Kernevel. 23 74 Marennes. 21 857 Canari. 8 17 Lorient. 58 2951 La Grande-Éguille 42 704 Centuri. 18 118 Hennebont. 8 83 Saujon. 9 98 Barcaggio. 12 94 Port-Louis. 235 1064 Mornac. 26 177 Macinaggio. 22 369 Etel. 149 1388 La Tremblade. 63 761 Porticciolo. 29 448 Palais. 142 2309 Roy an. 68 2186 Bastia. 112 3 360 Porthaliguen. 14 888 Meschers. 8 171 Solenzara. 4 23 Carnac. 27 2185 Mortagne. 4 114 Bonifacio. 13 183 La Trinité. 18 3 64 1367 12 3118 Blaye. Bourg. Plaigne. 8 1 3 251 2 97 Ajaccio. Océan. Méditerranée. 73 2 074 Rochdu. Auray. 11207 3 587 715 573 188017 Locmariaquer. 14 8 672 837 Libourne. Bordeaux. 53 420 2712 123 053 Totaux. Larmorbaâen. 14794 903 590 CARTE If- 54 et 55. LA FRANCE AGRICOLE ET INDUSTRIELLE. i> N : u Ce tableau est rédigé d'après les documents officiels tirés des ministères de la maison de l'Empereur, de î agriculture, au commerce et des travaux publics ; d'après les statistiques publiées et des renseignements locaux. I. AGRICULTURE. Sur les 540 000 Ml. carrés de superficie qui com- posent le territoire de la France, c'est-à-dire 54 mil- lions d'hectares, il n'y a que 25 millions d'hectares en terres labourables ; — prairies : 5 000 000 ; — pâ- turages : 9 000 000 ; —forêts : 9 000 000 ; —vignes : 2 000 000. Le reste en cultures diverses. La France a été divisée en 5 climats . Vosgien ou du N.-E., Séquanien ou du N. O., Girondin ou du__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — N° 54, 55. La France agricole. 945 S. 0., Rhodanien ou du S. E., et Méditerranéen ou Provençal. Les fleuves et les montagnes qui for- ment communément la limite de ces climats dans les cartes sont trop arbitraires pour devoir être re- suivis : ainsi la Loire n'est certainement pas une limite de climat. — Une autre division plus facile à justifier et à déterminer est celle des 5 zones: la li- mite méridionale de la zone du nord est celle où cesse la culture de la vigne; les grandes cultures plus particulières à cette zone sont les pommiers, le houblon, la betterave, le colza, etc. La limite de la 2 e zone, au sud, est celle où cesse la culture du maïs: celle de la 3 e expire où commence la cul- ture de l'olivier ; celle de la 4 e embrasse la culture de cet arbre et finit où commence celle de l'oran- ger ; la 5 e qui, ne comprend guère que 4 départe- ments, est déterminée par l'étendue même de cette culture. (Voy. la carte). La récolte du froment est, en moyenne, 80 000 000 d'hectol, ; seigle 30 000 000 h.; orge, 20 000 000 h. (Cette récolte est suffisante pour l'alimentation de toute la France pour 13 mois 1/2). Pommes déterre : 96 000 000 d'hectol.— Chanvre, 70 000 000 kilogr.; lin, 37 000 000 kil. ; vin, 40 000 000 hectol. ; huile d'olive, 167 000 hectol.; huile de Colza et d'œil- lette, 2 000 000hect. Le capital de la propriété foncière estimé hypo- thétiquement : 55 milliards. Race bovine : 10 000 000 têtes; race ovine et por- cine, 37 000 000 têtes ; produit annuel de la laine 300 000 000 fr. — Chevaux, 2 800 000 individ. — vers à soie, 1 200 000 kil. de soiegrége. Conseil supérieur de l'agriculture du commerce et de l'industrie. Paris; — Conseil général d'agri- culture, à Paris, est formé, en grande partie , de membres nommées dans les chambres consultatives des départements. — Commission supérieure du Drainage, à Paris; — Chambre consultative dans chaque arrondissement. Ecoles impériales d'agriculture. — Grignon (près Versailles), — Grand-Jouen (Loire-Infér.), — La Saulsaie (Ain). — École imper, pratique d'irri- gation et de drainage. — Le Lézardeau (Finis- tère.) Etablissements agricoles de la couronne. — La Motte-Beuvron (Loir-et-Cher) : 3 fermes ; su- perf. : 3334 hect.; — La Motte ou Solférino (Lan- des) : superficie des 10 fermes : 7652 hect.; — Fouilleuse, près Saint-Cloud : 79 hect.; — Saint- Cucufa (Seine-et-Oise) : 20 hect. ; — Parc de la Malmaison; — Vincennes : 280 hect.; — Fermes du camp de Châlons, 8 fermes 2800 hect.; — Pom- padour (Corrèze), 4 fermes : 388 hect.; — Marais d'Orx (près Labenne, 20 killom. de Bayonne) , 30 métairies : 1164 hect. ; — Bergerie imp. de Ram- bouillet. Termes-écoles. — Ain : Pont-de-Yeyle, — Al- lier : Belleau, — Alpes-Marit. : La Paoûte, — Basses-Alpes : Paillerols, — Hautes-Alpes : Ber- thaud, — Ariége : Royat, — Aude : Besplas, — Bouches-du-Rhône : La Montaurone , — Cantal : L'Hôpital, — Charente-Inf. : Puilboreau , — Cher : Laumoy , — Corrèze : Les Plaines, — Côtes-du- Nord : Castellaouènan, — Creuse : La Villeneuve, — Dordogne : Lavallade, — Finistère : Trévarez , — Gers : Bazin, — llle-et- Vilaine : Les Trois-Croix, — Indre : Villechaise , — Indre-et-Loire : Les Huban- dières, — Isère : La Bâtie, — Landes : Beyrie, — Loir-et-Cher : La Charmoise, — Loire: La Corée, — Haute Loire : Nolhac, — Loire-inférieure : Grand- jouan et St-Gildas, — Loiret : Montberneaume, — Lot : Le Montât, — Lozère : Recoulettes , — Manche : Martinvast, — Mayenne : Le Camp, — Morbihan : Trécesson, — Nièvre: Poussery, — Orne : Saut-Gau- thier, — Basses-Pyrénées : Tolou, — Hautes-Py- rénées : Visens, — Pyrénées -Orientales : Germain- ville, — Haute-Saône : St-Remy, — Saône-et-Loire : Montceaux, — Sarthe : La Chauvinière, — Tarn : Mandoul, — Var : Salgues, — Vaucluse : St-Privat, — Vienne : Monts, — Haute- Vienne : Chavaignac , — Vosges : Lahayevaux , — Yonne : L'Orme-du- Pont. Chaires d'agriculture. — Rodes, Besançon, Quimper, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Béarnais, Rouen, Amiens. Bergeries et vacheries impériales. — Ber- gerie du Ht-Tingry (Pas-de-Calais) ; — de Gevrolles (Côte-d'Or). —Vacherie de Corbon (Calvados), — de StAugean (Cantal). Écoles impériales vétérinaires. — Alfort, Lyon, Toulouse. Distribution des richesses agricoles de la Trance. — Céréales : Basse-Normandie, Artois, Picardie , Ile-de-France , Champagne , Orléanais (Beauce), Lorraine, Alsace, Bourgogne, Franche- Comté, Berry , Bourbonnais , Poitou, Bretagne, Maine, Anjou, Vallée de la Garonne et de ses af- fluents, bassin de l'Aude, Corse. La culture du chanvre est répandue surtout en Champagne, en Bourgogne, en Picardie en Anjou, en Touraine, en Alsace, en Bretagne, en Norman- die, en Berry, en Languedoc, en Dauphiné, en Auvergne, en Bordelais, en Lorraine. — Le Lin, en Flandre, en Anjou, en Bretagne, en Maine, en Lan- guedoc, en Béarn, en Normandie, en Pircardie; — Betterave et Houblon, département du Nord; — Colza, Œillette, id. ; — Oliviers, Provence; — Mûrier, vallée du Rhône, Côte-d'Or, Ain, Jura, Haut-Rhin , Indre-et-Loire; — Orangers, Pista- chiers, Câpriers, Grenadiers, Chênes de liège, côtes de la Méditerranée; — Garance, Vaucluse , Bou- ches-du-Rhône, Hérault, Gard, Drôme. Bœufs: Normandie. Vendée, Anjou, Charolais, Morvan. — Moutons : Départements du Midi et Au- vergne; — Porcs ; Lorraine, Alsace, Béarn, etc. ; — Volailles: Maine, la Beauce, le Périgord, la Bresse, Strasbourg, Nérac. Chevaux : Limousin, Auvergne, Périgord, Pyré- nées , Normandie , Perche , Ardennes ; — Mulets : Ariége, Deux-Sèvres, Hautes-Pyrénées, Vienne, Haute-Vienne, Manche. Dépots d'étalons : Abbeville, Angers, Annecy , Aurillac, Besançon, Blois, Braisnc, Charleville, Cluny , Hennebon, Lamballe, Libourne, Moutier-en- Der, Napoléon-Vendée, Pau, Perpignan, Pin, Rodez, Rosières, Saintes, Saint-Lô , Saint-Maixent, Strasbourg, Tarbes, Villeneuve-s.-Lot. Tirographie ou géographie des fromages : fro- mages dits de Gruyères: Doubs, environs de Pon- tarlier et de Lons-le-Saulnier, Belley (la vallée de Gruyères est en Suisse, canton de Fribourg). — Brie, dans le pays de ce nom; — Neufchâtel (Seine-In- férieure); — Livarot et Pont-l'Évêque (Calvados) ; — Camembert (Orne) ; — Marolles (Nord) ; — Ro- quefort (Aveyron) ; — Saint-Marcellin et Sassenage (Isère) ; — Gex (Ain) ; — Mont-d'Or de Lyon; — Les Riceys (Aube); — Troye; — Chabichou (Poi- tiers); — Remiremont; — Geradmer (Vosges) ; — Bailleul (Nord) ; — Megrueis (Lozère); — Olivet (Loiret); — Champagnole (Jurd) ; — Septmoncel (id.). Beurres : Isigny (Calvados), Prévalais, ferme près de Rennes, La Guerche (Ille-et-Vilaine). Vignobles: 1. Gironde, 138 823 hectares, — 2. Charente-Inférieure, 111682, — 3- Hérault, 103 682, — 4. Charente, 99 493 , — 5. Dordogne, 89 894, —6. Gers, 87 772, — 7. Gard, 71306, — 8. Lot-et-Garonne, 69 349, — 9- Var, 67 657, — 10. Lot, 58 627, — 11. Aude, 51079, — 12. Haute- Garonne, 48 908, — 13. Loiret, 39 882, — 14. Bouches-du-Rhône, 39490, — 15. Pyrénées-Onen- 60__PAGESEPARATOR__946 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. taies, 38442, — 16. Maine-et-Loire, 38 260, — 17. Saône-et-Loire, 37 936, — 18. Yonne, 37 543, — 19. Tarn-et- Garonne, 37 703. — 20. Indre-et-Loire, 35 0C4. Viennent ensuite l'Aude, la Marne, la Côte- d'Or si vantée pour la qualité de ses produits, mais dont les vignobles n'occupent relativement qu'une faible superficie, l'Allier, la Nièvre, le Cher, le Loir- et-Cher et l'Indre. Crus renommés. — Côte-d'Or ', entre Dijon et Chagny : les Marcs d'or, les Arvelets, la Perrière, Clos-de-Crébillon, St-Jacques, Clos-de-Bèze, Cham- bertin 2 , Closde-Tard, les Bonnes-Mares, Cham- oolle, Clos- "Vougeot , les Musignys , les Echereaux, les Richebourg ,' la Romane 'e , La Romanée-Conti, Vosne, la Tache, Nuits , les Saint-Georges, aux Di- diers, aux Pagets, aux Corvées, aux Forêts, Corton, Charlemagne , Clos-du-Roi (blancs) , Reaune , les Grèves, les Fèves, Aux Crais (Savigny), Pommard,. Vollenay, en Cailler et, en Champans, Meurs ault (blancs), les Santenots, Perrièr es-Dessus, Perrières- Dessous , les Montrachets (blancs) . Les autres crus célèbres de Bourgogne, de Beaujolais et des pays voisins sont les Mâcon, Pouilly, Romanèche. Dans le Rhône : Reaujeu, Fleurie, Juliénas, les Thorins; Mercurey, en Saône-et-Loire; — Auxerre, Joigny, Migraine, Chablis (blancs), Coulanges-la-Vineuse, Avallon, Tonnerre, dans l'Yonne ; — Bordelais : Grave (blanc), Pauillac, les Médqc, St-Laurent-de- Médoc, St-julien, Castillon, St-Émilion, Chateau- Laffite , Ckateau-Larose , Langon, Sauterne (blanc), Léoville, Château- Margaux, St-Eslèphe, Rrane-Cantenac , Cos- Destournel , Château - La- grange. — Champagne : Épernay , Ay, Sillery, Av.ise. — Roussillon: Rivesaltes, Collioure (Gre-. nache et Rancio) . — Languedoc et côtes-du- Khône : Narbonne, Montpellier, Frontignan, Lu- nel, St-Gilles , Pont-St-Esprit, Roquemaure, Vil- leneuve-les- Avignon (vin du pape), Tournon, St-Pé- ray (Ardèche), Tain (Drôme), Ermitage (id.), Côte Saint-André (id.), Valence (id. ), Zh'e (id.) , Côte-Rôtie (id.), Château- Gr Met (id.) , St-Georges, Condrieu (Rhône). — Anjou et Touratne : La Coulée de Serrand (près d'Angers), Fay, Bonnes-eaux (Maine- et-Loire) ; Saumur, Rourgueil (Indre-et-Loire). — Autres crus renommés : Beaugency (Loiret), Bergerac (Dordogne). Champlitte (Haute-Saône) , Bastia (Corse), Arbois blanc (Jura), Pouilly blanc (Nièvre), Cassis (Bouches-du-Rhône), Venee (Var), Manosque (Basses-Alpes). Esprits, liqueurs, eaux-de-vie : Cognac, Sain- tes, Jonzac (Charente), Phalsbourg (Meurthe) , Val d'Ajol (Vosges), St-Jean-d'Angély, St-Savinien (Cha- rente-Inférieure), Auch en Armagnac, Vie (Gers), Condom, Lectoure, Montpellier, Cette, Béziers, Pezénas, Fougerolles (Haute-Saône), St-Loup (id.), Grenoble, Grande -Chartreuse, Hendaye (Basses- Pyrénées) . ïorêts. — Administration (dépendance du mi- nistère des finances) : École impériale des eaux et forêts de Nancy. — 35 arrondissements forestiers ou conservations (ils sont indiqués sur les cartes 54 et 55). 1° Conservation de Paris : Oise, Seine, Seine-et- Oise, Seine et-Marne. 2 Inspections : Beauvais, Paris. H° Rouen : Eure , Seine-Inférieure. 6 Inspect. : Louviers, Lyons, Rouen, St-Saens , Caudebec, Rlangy. 3° Dijon: Côte-d'Or. 6 Inspect. : Semur , Dijon, N., Dijon S., ChâtillonN., ChâtillonS., Beaune. 4° Nancy : Meurthe. 6 Insp., Nancy, Vie, Sarre- bourg, Abreschwiller, Lunéville, Toul. 5° Strasbourg : Bas-Rhin. 6 Insp. : Strasbourg, 1. Voy. la petite carte particulière des crus delà Côte- d'Or, n° 55. 2. Les noms des crus les plus estimés sont en petites capitales. Haguenau, Schlestadt, Weissembourg, Saveme, La-Petite-Pierre. 6° Colmar : Haut-Rhin. 5 Insp. : Colmar S., Col- mar N., Alkirch , Mulhouse, Belfort. 7° Douai : Aisne, Nord , Pas-de-Calais , Somme. 7 Insp. : Villers-Cotterets , Laon, Lille, Le Ques- noy, Boulogne, Abbeville. 8° Troyes : Aube, Yonne. 6 Insp. : Troyes, Bar-s.- Seine, Bar-s.-Aube, Sens, Auxerre, Avallon. 9°Epinal : Vosges. 8 Insp.: Epinal,Rambervillers, Neuf château, Mirecourt, Remiremont , St-Dié, Senones, Fraise. 10° Chalons : Ardennes, Marne. 5 Insp. : Mésières, Sedan, Rocroi, Épernay, Vitry-le-Français. 11° Metz : Moselle. 5 Insp. : Sarreguemines, Bitche, Briey , Thionville , Met%. 12° Besançon : Doubs. 4 Insp. : Besançon, Beaume- les-Dames, Pontarlier, Montbéliard." 13° Lons-le-Saulnier : Jura. 6 Insp. : Lons-le-Saul- nier, Dôle N., Dole S., Poligny, Arbois, Sainte- Claude. 14° Grenoble : Isère, Loire, Rhône. 4 Insp. : Gre- noble, Visille, S. Marcelin, Lyon. 15° Alençon : Calvados, Eure-et-Loire , Manche, Mayenne, Orne, Sarthe. 4 Insp. : Dreux, Alen- çon, Mortagne. Le Mans. 16° Bar-le-Duc : Meuse. 5 Insp.: Bar-le-Duc,Mont- médy, Commercy , S. Mihiel, Verdun. 17° Maçon : Ain, Saône-et-Loire. 6 Insp. : Bourg, Nautua, Bettey, Chalon-sur-Saône, Autun, Mâ- con. 18° Toulouse : Ariége, Haute-Garonne, Tarn, Tarn- et-Garonne. 4 Insp. : Foix, S. Girons, Toulouse] S. Gaudens. 19° Tours : Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loiret. 4 Insp. : Tours, Blois, Orléans, Lorris. 20° Bourges: Cher, Nièvre, Indre. 5 Insp.: Bour- ges, Cosne, Clamecy , Nevers, Châteauroux. 21° Moulins : Allier ; Creuse , Puy-de-Dôme. 3 Insp. : Moulins, Monlluçon, Clermont-Ferrand. 22° Pau : Gers, Ba"sses-Pyrénées, Hautes-Pyrénées. 4 Insp.: Pau, St-Palais, Tarbes, Bagnères-de-Bi- gorre. 23° Rennes : Côtes-du-Nord , Finistère, llle-et-Vi- laine, Loire-Inférieure, Morbihan, Maine-et-Loire. 3 Insp.: Lorient, Rennes, Nantes. 24° Niort : Charente, Charente-Inférieure, Deux- Sèvres, Vendée, Vienne. 3 Insp. : Angoulême, La Rochelle, Niort. 25° Carcassonne : Aude, Tarn, Pyrénées-Orien- tales. 3 Insp. : Limoux, Castres, Prades. 26° Aix : Basses-Alpes , Bouches-du-Rhône , Vau- cluse. 4 Insp.: Digne, Sisteron, Aix, Avignon. 27° Nîmes : Ardèche, Gard, Hérault, Lozère, 4 Insp. : Privas, Usés, Montpellier. 28° Aurillac : Cantal, Corrèze, Haute-Loire, Haute- Vienne, Aveyron. 2 Insp. : Aurillac, Rodes. 29° Bordeaux: Dordogne, Gironde, Landes, Lot- et-Garonne. 2 Insp. : Bordeaux, Mont-de-Marsan. 30° Ajaccio : Corse. 2 Insp.: Ajaccio, Corte. 31° Cuaumont : Haute-Marne. 4 Insp. : Chaumont- Est, Chaumont-Ouest , Langres, Vassy. 32° Vesoul : Haute-Saône. 4 Insp. : Gray, Lure, Luxeuil, Vesoul. 33° Chambéry : Savoie, Haute-Savoie. 7 Insp..: Chambéry, Mouthiers, Albertville, St-Jean-de- Maurienne, Annecy, Ronneville, Thonou. 34° Nice : Alpes-Maritimes, Var. 3 Insp.: Nice, Dar- guignan, Rrignolles. 35° Gap: Hautes-Alpes, Drôme. 4 Insp.: Embrun, , Gap, Die, Valence. Forêts et domaines de la Couronne : — Inspec- tions : Fontainebleau, Versailles, Compiègne (Fo- rêt de Laigue), St-Germain, Rambouillet , St-Cloud. On peut voir d'après la distributions des conser- vations et des inspections sur le sol de France (Voy. cartes 54 et 55) , que les parties les plus boi-__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. N os 54, 55. La France industrielle. 947 sées sont les départements de l'Est, le Jura, les Vosges, les Ardennes, le plateau de Langres, la Côte-d'Or, les collines du Morvan, les Alpes et les Pyrénées. II. TRAVAUX PUBLICS ET INDUSTRIE. Mines. — Fer. — 3 classes de mines : 1° mine- rais d'alluvion, 2° minerais en couches réglées dans divers étages des terrains secondaires, 3° mine- rais en filons. Les premiers se rencontrent surtout dans les régions de l'E. et du N. E. ; les seconds sur la ceinture nord du bassin du Rhône et dans les Cévennes ; les troisièmes dans les Vosges, les Alpes Dauphinoises, les Pyrénées et la Bretagne. 500 hauts fourneaux sont employés à la fonte du fer ; 2000 foyers à l'affinage. Produit annuel : 600 millions dekilogr. de fonte, d'une valeur de 100 millions de fr.; 400 millions de kilogr. de fer fabriqué, d'une valeur de 150 millions ; 18 millions de kilogr. d'a- cier, val.: 15 millions fr. — Départements qui ont le plus de fer etd'usines : 1° Haute-Marne : Langres, Vassy; — 2° Nièvre : Imphy, Fourchambaut, De- cize, Lachaussade, Guérigny (ateliers de la marine impér.); —3° Côte-d'Or: Châtillon, Bèze; — 4° Dordogne ; — 5° Haute-Saône ; — 6° Ariége ; — 7° Meuse ; — 8° Ardennes ; — 9° Moselle ; — 10° Cher; — 11° Vosges; — 12° Doubs; — 13° Indre ; — 14° Isère : Vallevard; — 15° Jura; — 16° Loire; — 17° Eure; — 18° Orne; — 19° Pyrénées-Orientales ; — 20° Aude ; — 21° Aveyron ; — 22° Charente ; — 23° Haute-Vienne ; — 24° Landes. Houille. — Exploitation insuffisante, d'un tiers au-dessous des besoins. 397 mines concédées : pro- duit annuels millions détonnes (1 tonn. = 1000k.). Une quarantaine de bassins houillers sont répartis en 3 groupes : Nord, Centre, Midi. 1° Nord : bande carbonifère de Valenciënnes et Mons (Anzin, Fresne, Condé) ; près de là, sont, en Belgique, les gise- ments de Charleroi et de Charlemont ; 2° Centre : Creuzot, Ëpinal (Saône-et-Loire), Douze (id.) , Bras- sac (Puy-de-Dôme), Commentry (Allier), Ancenis et Montrelais (Loire-Inférieure) ; 3° Midi , Saint- Étienne, Rive-de-Gier (Loire), Grande-Combe (Gard), Aubin, Decazeville, Gransac (Aveyron) , Carmeaux (Tarn), Graissessac (Hérault), LeMonestier (Hautes- Alpes), Embrun (id.). Plomb. — 29 mines. Principales : Poullaouen et Huelgoat (Finistère) , Vialas (Lozère) , Pontgibaud (Puy-de-Dôme) ; Villefort (Lozère), Poule de Chene- lette (Rhône). Cuivre. — Saint-Bel et Chessy (Rhône), fournis- sant la quarantième partie de la consommation seulement (Puy-de-Dôme). Antimoine, Or et Argent. — Produits insigni- fiants. Nickel. — Allemond (Isère). Manganèse. — Romanèche (Saône-et-Loire), San- cerre (Cher), Vaux (Rhône); Allier et Dordogne. Produits suffisants à la consommation. 130 carrières de marbre, surtout dans les Pyré- nées; porphyre des Vosges; granits de Bretagne et de Franche-Comté ; pierres lithographiques de Belley et de Châteauroux ; pierres à meule de Seine-et- Marne et de Seine-et-Oise ; pierres de taille : 9 000 carrières : produits 20 000 000 fr. ; ardoises d'An- gers, de Fumay (Ardennes) , de la Meuse , de Châ- teaulin (Finistère), de la Manche et des Pyrénées : produits 4 500 000 fr. ; sel-gemme de Châteausalin (Meurthe) et de Salins (Jura) ; bitumes de l'Ain, des Landes, du Puy-de-Dôme, du Bas-Rhin, du Haut- Rhin, de Saône-et-Loire. Service des mines'. — 5. Divisions subdivisées en arrondissements et en sous-arrondissements. Départements. Seine, Seine-e.t-Oise, Loiret, Seine-et- Marne, Eure-et-Loir. Somme , ■ Oise , Aisne , Nord(arrt de Lille, Hazebrouck, Dunker- que , Douai , Avesne) . Nord (arrt de Valenciënnes, Cambrai). Pas-de-Calais. Seine-Inférieure, Eure. Manche, Calvados, Orne. Sarthe, Mayenne. Ille-et-Vilaine , Côtes-du-Nord, Morbihan, Finistère. Ardennes, Meuse. Marne, Aube, Yonne. Meurthe, Bas-Rhin. Haut-Rhin, Vosges. Moselle. Haute-Saône. Haute-Marne. Côte-d'Or. Saône-et-Loire, Ain. Doubs, Jura. Dordogne, Charente, Charente-Inférieure. Corrèze, Creuse, Haute-Vienne, Indre. Loire-inférieure. Maine-et-Loire, Vendée, Deux-Sèvres. Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Vienne. Loire (moins 3 cantons). Cantons de Rive-de-Gier, de St-Chamond et de Pelussin. Rhône. Cantal, Puy-de-Dôme, Haute-Loire. Allier. Cher, Nièvre. Voy. la petite carte particulière des divisions, arrondissements et sous-arrondissements du service des mines. Arrondissements. Sous-arrond. 1. DlV. DU NORD-OUEST. Paris, Paris : 4 arrondissements. Amiens : Valenciënnes, Lille : Valenciënnes Arras : Rouen , Rouen : Caen : Rennes, Le Mans : Rennes : Div. du Nord-Est. Troyes, Mézières : 4 arrts. Troyes : Strasbourg, Strasbourg : Mulhouse : Metz : Chaumont, Vesoul : Chaumont : Dijon : Chalon-s.-Saone , Châlon : Besançon : Div. du Centre. PÉR1GUEDX, Périgueux : 4 arrts. Limoges : Nantes, Nantes : Angers : Tours : St-Étienne, St-Étienne: Rive-de-Gier Lyon : Clermont, Clermont : Moulins : Bourges :__PAGESEPARATOR__948 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES. Div. du Sud-Est. 3 arrts. Div, du Sud-Ouest. 3 arrts. Arrondissements. Marseille, Chambéry, Alais, Bordeaux, Rodez, Toulouse, Sous-arrond. Départements. Marseille: Bouches-du-Rhône, Corse Nice: Alpes-Maritimes," Var. Avignon : Vaucluse, Basses-Alpes, Drôme. Chambéry : Savoie , Haute-Savoie. Grenoble: Isère, Hautes-Alpes. Alais r Gard. Privas : Ardèche, Lozère. Montpellier : Hérault. Bordeaux : Gironde, Lot-et-Garonne. Pau : Basses-Pyrénées, Landes , Gers. Rodez : Aveyron; moins les arrondissements de Milhau et de l'Afrique. Alby : Tarn, le reste du département de l'Avey- ron, Lot, Tarn-et-Garonne. Tarbes : Haute-Geronne, Hautes-Pyrénées. Carcassonne : Aude, Pyrénées-Orientales. Yic-Dessos : Ariége. École impériale des mines : Paris. École des mineurs : Saint-Étienne. École des maîtres ouvriers mineurs : Alais. ponts et chaussées. I. Service ordinaire : Routes, ponts, chemins de fer, canaux, surveillance. Routes impériales. — Malgré la création des voies ferrées, les routes de terre n'ont rien perdu de leur importance. Le nombre des routes impé- riales classées est de 230; longueur : 38262 kilo- mètres. Service : 18 inspections; un ingénieur en chef et des ingénieurs ordinaires dans chaque département. l re lnspect. : Seine, Seine-et-Oise, Eure, Seine-In- férieure. Nord, Somme, Pas-de-Calais, Oise. Ardennes, Aisne, Meuse, Marne, Haute- Marne. Moselle, Meurthe, Vosges, Bas-Rhin, Haut-Rhin. Côte-d'Or, Saône-et-Loire, Haute-Saône, Doubs, Jura. Ain. Isère, Hautes-Alpes, Savoie, Hau- te-Savoie. Bouches-du-Rhône, Var, Basses-Alpes, Alpes maritimes, Corse, Lozère, Ar- dèche, Gard, Drôme, Vaucluse. Haute-Garonne, Hérault, Ariége, Aude. Pyrénées-Orientales. Gironde, Landes , Gers, Basses-Pyrénées, Hautes-Pyrénées. Vendée, Charente- Inférieure, Cha- rente, Dordogne, Lot-et-Garonne. Finistère, Côtes-du-Nord, Morbihan Ille-et-Vilaine , Loire-Inférieure. Manche, Calvados, Orne, Mayenne, Sarthe. Eure-et-Loir, Loiret, Seine-et-Marne, Yonne, Aube. Maine-et-Loire , Indre-et-Loire , Loir- et-Cher, Deux-Sèvres. Nièvre, Cher, Indre, Creuse, Haute- Vienne. Allier, Puy-de-Dôme, Loire, Rhône, Haute-Loire. Corrèze, Cantal, Aveyron, Lot, Tarn- et-Garonne. 2 — 3 — 4 — 5 — 6 — 10 — 11 — 12 - 13 — 14 — 15 — 16 — 17 - 18 - IL Services spéciaux : hydraulique, rivières, canaux (voy. , pour les canaux, la carte administra- tive qui, étant à une échelle quadruple, peut con- tenir le détail de la topographie des canaux et l'in- dication des voies de navigation; voy. surtout le Tableau de tous les canaux et de toutes les voies navigables de France, tableau 45-48). III. Services divers : phares, inondations. IV. Chemins de fer (voy. la carte spéciale) ; ce service est divisé en deux sections : 1° chemins de fer de l'Etat; 2° contrôle des travaux exécutés par les compagnies. V. Services détachés : 1° Algérie (voy. la carte spéciale et le tableau 56). 2" Service municipal de la ville de Paris. Conservation des arts et métiers, à Paris. Écoles : école Polytechnique, école des Ponts et chaussées, école Centrale des arts et manufactures, à Paris. Écoles impériales d'arts et métiers : Aix, Angers, Châlons-sur-Marne. Chambres consultatives des arts et ma- nufactures. — Allier : Montluçon, Moulins* — Alpes Maritimes : Grasse; — Ardèche : Annonay; — Ardennes : Charleville, Givet, Rethel, Sedan; — Arriége : Foix; — Aude : Chalabre, Limoux; Aveyron : Milhau, Rhodes, Saint- Affrique, Saint- Geniez; — Bouches-du-Rhône : Aix ; — Calvados: Bayeux; Condé-sur-Noireau , Falaise, Lisieux , Vire; — Charente : Angoulême; — Côtes-du-Nord : L'oudéac, Quintin; — Creuse :Aubusson; — Doubs : Montbéliard ; — Drôme : Valence ; — Eure : Ber- nay, Évreux, Louviers, Pont-Audemer ; — Gard : Saint-Hippolyte, Sommières, Le Vigan; — Hérault: Bédarieux, Clermont, Ganges, Lodèves; — Indre : Châteauroux, Issoudun; — Isère : Grenoble, Vienne, Voiron; — Jura : Mores, Sainte- Claude; — Loir- et-Cher : Romorantin; — Loire : Rive-de-Gier- Saint-Chamond. — Haute-Loire : Le Puy ; — Lot, et-Garonne : Agen; — Lozère : Mende; — Maine- et-Loire : Cholet, Saumur ; — Manche : Saint-Lô ; — Marne : Châlons; — Haute-Marne : Joinville ; — Mayenne : Mayenne; — Nièvre : Nevers ; — Nord : Avesnes, Cambray, Douai, Roubaix, Tour- 'coing; — Oise : Beauvais ; — Orne : Alençon, Fiers, Laigle, La Ferté-Macé, Tinchebray, Vimoutiers ; —Pas-de-Calais : Saint-Pierre-lès-Calais; — Puy-de- Dôme : Ambert; — Basses-Pyrénées : Oloron, Pau; — Haut-Rhin: Sainte-Marie-axu- Mines; — Rhône: Tarare; — Seine-et Marne : Montereau; — Seine- Inférieure : Bolbec, Elbeuf, Yvetot; — Deux-Sèvres: Niort, Saint-Maixent ; — Tarn ; Castres, Mazamet; — Tarn-et-Garonne : Montauban; — Var : Bri- gnolles, Draguignan; — Vaucluse : Orange; — Vienne : Poitiers ; — Vosges : Saint-Diè; — Yonne: Sens. Tableau des diverses industries par localités : Fers, forges, fonderie, cuivre, zinc, laitons, fabriques d'armes » : — Mûtzig, Kligenthal (petites i. Les noms des localités les plus renommées pour leur industrie sont en italiques.__PAGESEPARATOR__GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — N os 54, 55. La France industrielle. 949 localités du Bas-Rhin), Niederbronn , Thionville , Commercy, Stenay, Épinal, Les Bains (Vosges), Ranibervillers (id.), Charmes (id.), Neuf château, Remiremont, Saint-Dié, Raon-1'Etape (Vosges), Marquise (Pas-de-Calais), Maubeuge (Nord), Denain (id.), Raisme (id.) , Montataire (Oise), Corbie (Somme), Escarbotin (Somme), Hirson (Aisne), Langres, Nogent-le-Roi (Haute-Marne), Vassy, Saint-Dizier (Haute-Marne), Joinville (id.) Mézières, Charleville , Rocroy, Sedan, Vouziers, Breteuil (Eure), Conches (id.),Verneuil (Eure) , Romilly (id.), Paimpont (llle-et-Vilaine) , Indret (Loire-Inférieure), Basse-Indre (id.), Commentry (Allier), Nevers, La Chaussade ou Guérigny, (Nièvre), Fourcham- bault (id.), Imphy (id.), Yandenesse (id.), La Cha- pelle-Saint-André (id.),Cosne (id.), La Charité (id.), Donzy (id.), Amboise (Indre-et-Loire), Vierzon (Cher), Dun-le-Roi (id.), La Guerche (id.), Jouy-le- Pré (id.) , Châteauroux, Le Blanc, Issoudun, Saint- Yrieix, Tulle, Treignac (Corrèze), Thiers, Pouancè (Maine-et-Loire), Châtellerault (Vienne), Ruelle (Charente) , Périgueux, Bergerac, Nontron, Jumilhac (Dordogne) Sarlat, Souillac (Dordogne) , Villefranche (Aveyron), Aubin (id. ), Decazeville (id.), Saint- Etienne de Baigorry (Basses-Pyrénées), Foix, Belesta (Ariége), Pamiers, Sayerdun (Ariége), Saint-Gisors, Toulouse, Saint-Juéry (Tarn), Limoux, Alais, Ro- biac, La Voulte (Ardèche), Saint-Étienne,Le Cham- bon (Loire), Firminy (id.) , Rive-de-Gier (id.), Saint-Julien (Loire) , Châtillon-sur-Seine, Ancy-le- Franc (Yonne), Autun.Ie Creuzot (Saône-et-Loire), Gray, Lure, La Chaudeau (Haute-Saône), Magnon- court (id.),Lons-le-Saulnier, Dôle, ^oligny, Morez, (Jura) , Champagnole (id.) , Allevard (Isère) , Rives (id.), Tullins (id.), Renages (id.), Saint-Laurent- de-Cerdans (Pyrénées-Orientales), Prades (id.). Coutellerie : Kligenthal (Bas-Rhin), Tinchebray (Orne), Moulins, Beaulieu (Corrèze), Thiers, Saint- Remy (Puy-de-Dôme), Châtelleraut (Vienne), Ba- gnères-de-Bigorre, Langres. Horlogerie : Saint-Nicolas d'Aliermont (Seine- Inférieure), Besançon, Montbéliard, Poligny, Mo- rez (Jura). Orfèvrerie : Strasbourg, Paris, Lyon. Instruments de musique : Paris, Mirecourt, La Couture-Boussey (Eure) . Quincallerie clouterie : Molsheim (Bas-Rhin), Beaucourt (Haut-Rhin) , Saverne , Boulay (Moselle) , Badonviller (Meurthe), Plombières, (Vosges) Mau- beuge (Nord), Melun, Breteuil (Eure) , Chanu (Orne), Tinchebray (id.), Laigle (id.), Plancher-les-Mines (Haute-Saône) . Épingles, a