Catalogue de tableaux modernes de premier ordre

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Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France Catalogue de tableaux modernes de premier ordre, pastels, aquarelles, dessins, sculptures : collection H. V.... vente... [...] Catalogue de tableaux modernes de premier ordre, pastels, aquarelles, dessins, sculptures : collection H. V.... vente... Paris... 1-2 février 1897.... 1897. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF. Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : - La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. - La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service. CLIQUER ICI POUR ACCÉDER AUX TARIFS ET À LA LICENCE 2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes publiques. 3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation particulier. Il s'agit : - des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés, sauf dans le cadre de la copie privée, sans l'autorisation préalable du titulaire des droits. - des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la mention Source gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces bibliothèques de leurs conditions de réutilisation. 4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est le producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code de la propriété intellectuelle. 5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue dans un autre pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de son projet avec le droit de ce pays. 6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions, il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet 1978. 7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter utilisationcommerciale@bnf.fr. Collection H. Y. r4B MODERNES Sculptures [texte_manquant] [texte_manquant] PARIS 12, RUE GODOT-DE -MAUROI, 12 COLLECTION H. V. Tableaux Modernes PASTELS, AQUARELLES, DESSINS Sculptures On TROUVE CE CATALOGUE :

A PARIS .... Chez Me PAUL CHEVALLIER, commissaire-priseur, 10, rue Grange-Batelière.

— Chez M. GEORGES PETIT, expert, 12, rue Godot-de- Mauroi.

A LONDRES.. Chez MM. BOUSSOD, VALADON ET Cie, 5, Regent Street.

— Chez MM. TOOTH AND SONS, 5 et 6, Haymarket.

— Chez MM. HOLLENDER AND CREMETTI, 47, New Bond Street.

A BRUXELLES Chez MM. J. ET A. LE Roy FRÈRES, 12, place du Musée.

A BERLIN ... Chez M. SCHULTE, Unter den Linden.

A NEW-YORK. Chez MM. BOUSSOD, VALADON ET Cie, 303, Fifth Avenue.

— Chez M. SCHAUS, 204, Fifth Avenue.

— Chez M. KNŒDLER, 355, Fifth Avenue.

— Chez M. DURAND-RUEL, 389, Fifth Avenue. COLLECTION H. V. CATALOGUE DE DONT LA VENTE AURA LIEU GALERIE GEORGES PETIT 8—RUEDESÈZE — 8 Les Lundi icr et Mardi 2 Février i8gj A 2 HEURES PRÉCISES COMMISSAIRE-PRISEUR: M* PAUL HE VALLIE R 10, rue Grange-Batelière. EXPERT : M. GEORGES PETIT 12, rue Godot-de-Mauroi. EXPOSITIONS PARTICULIÈRE : le Samedi 30 Janvier 1897, de i h. à 5 h. PUBLIQUE : le Dimanche 3i Janvier 1897, de 10 h. à 5 h. CONDITIONS DE LA VENTE Elle sera faite au comptant. Les acquéreurs paieront cinq pour cent en sus des adjudi- cations. UNE COLLECTION

La collection, dont voici le catalogue, et dont les rares morceaux vont être dispersés aux enchères, mérite mieux que les quelques lignes de préface consacrées généralement à ces sortes d'événements. Ce n'est pas seulement un adieu qu'il faut lui dire ; ce sont les souvenirs qu'il faut évoquer à cause d'elle.

Et, tout d'abord, cette vente se présente sans le cortège habituel des deuils et des tristesses. Elle est l'acte réfléchi d'une volonté bien arrêtée. La collection avait été constituée avec un goût extra-ordinaire, une intelligence lumineuse des bonnes sélections, en vue d'une étude spéciale, d'une pénétration d'homme, qui s'arrête longtemps aux choses, et ne s'en détache qu'après en avoir déchiffré complètement les caractères. L'étude est achevée ; une autre sollicite la curiosité du collectionneur ; il lui faut faire de la place : il vend.

Ce n'est pas seulement sans un regret qu'il laisse partir tous ses chefs-d'œuvre) qui ont été des compagnons pour lui pendant nombre d'années, je dois même reconnaître qu'il a fallu le solliciter chaudement pour qu'il présentât à la vente l'ensemble de sa collection, sans en distraire quoi que ce soit ; pour qu'il déménageât le grenier où il avait entassé tant de merveilles, en jaloux d'art auquel nul sacrifice ne répugne.

Un grenier ! oui, le grenier le plus hospitalier qui soit : on y venait causer, on y venait entendre causer de peinture et des peintres : c'était un grand atelier, en plein cœur de Paris. On y accédait par deux petites pièces, aux plafonds bas, aux murs garnis de dessins de maîtres et d'estampes précieuses de Rembrandt, Albert Durer et d'autres.

Puis, la porte s'ouvrait, et le régal commençait pour les yeux, régal d'autant plus sensible qu'il avait toute la portée d'une généreuse manifestation.

Là, en effet, à l'École glorieuse de 1830 se mêlaient les maîtres de l'école impressionniste. Sur un fond de vieilles tapisseries, aux tonalités endormies, avec comme pédales des meubles anciens, dressoirs et étagères aux rayons chargés de poteries et de sculptures, l'art du paysage figurait en morceaux d'une saveur intense, dont un arrangement heureux faisait valoir les harmonies diverses ; et l'on se sentait pris d'émotion, pris d'une égale tendresse pour ceux d'hier et ceux d'aujourd'hui, pour ceux chez qui on n'aurait jamais soupçonné un accord si parfait, si absolu, si l'audace d'un connaisseur comme le maître du lieu, n'avait tenu à en donner la démonstration évidente. Jamais on n'aurait cru que près des chauds printemps de Daubigny, des intimités de Bonvin, pourraient se tenir les notes éclatantes de Monet, les neiges accentuées de Sisley, et les mystérieux brouillards, ouatés de rose, de Lebourg ; et pourtant jamais vision ne fut plus agréable ; jamais ensemble ne fournit une sensation imprégnée de plus d'enchantement. On sait, désormais, qu'une figure de Corot a des regards amis pour une figure de Degas ou de Renoir ; on sait aussi que le Philosophe de Gémito n'a pas l'air de souffrir, en son platonisme réservé, d'être le voisin du Baiser de Rodin ou de l'Homme à la Grenouille de Carriès.

Ah ! quelles heures de contemplation et de recueillement on passait dans ce grenier, sous la calme splendeur du Ludus pro Patria, de Puvis de Chavannes, devant cette Vallée de Tiffauge, où Rousseau a imaginé le poëme angoissant des choses de la nature. Que de réflexions surgies en l'esprit, constamment, sans arrêt, à mesure qu'on suivait les cimaises ! Que de discussions utiles, que d'enseignements féconds échangés à propos de telle ou telle œuvre, de tel ou tel maître, dont l'aspect changeait suivant le jour, tombé de la haute verrière et se révélant chaque fois avec des qualités nouvelles et des séductions encore insoupçonnées.

Mais il arrive un temps où les murs refusent la place, où les meubles succombent sous une surcharge qui dure, où les sièges s effacent sous une pléthore envahissante ; il arrive un temps où rien de nouveau n'entre plus dans ce musée conçu avec une idée déterminée d'écoles : on a tout dit ; l'admiration s'immobilise ; le mot ne s'envole plus, il stagne sur les lèvres : c est l'instant de vendre.

On vendra.

D'ailleurs, si ce grenier se dégarnit, il en est un autre, tout voisin, qui déborde déjà ; les maîtres japonais en ont pris possession, avec leurs estampes et leurs peintures ; ils ont conquis petit à petit leur hôte ; ils sont l'invasion de l'Extrême-Orient en Occident. Et voilà que cet hôte a senti en lui palpiter une nouvelle passion : certes, il aime encore ses richesses numismatiques et ses Tanagra, où l'âge antique est éternellement vivant, et il les garde parce que cela ne tient guère de place; il aime encore les tableaux, parce qu'il les a fouillés en leurs profondeurs de concept et en leur sensibilité si tendrement effective ; mais le voilà courbé sur la synthèse stupéfiante de l'art lointain ; le voilà qui interroge cette vie grimaçante qui, pour être la grimace de la vie, n'en est pas moins la vie elle-même ; le voilà qui se laisse attirer par des horizons dont l'infini se précise dans le calcul conventionnel des signes, et son étude l'entraîne à des développements jaloux de l'ancien effort accompli.

Mais avant que s'opère la dispersion, celui, chez qui j'avais été admis à voir les maîtres que j'aime, a souhaité qu'en signe de deuil, un court salut au passé fût inscrit en tète de ces nomenclatures ; il a voulu, d'autre part, qu en même temps qu'on vendait les œuvres, on entendit un écho des causeries qui avaient pris leur vol autour d'elles. C'est ce qui justifie, en tête du grand catalogue illustré de cette collection, les notules où j'ai dit, sinon tout le génie des maîtres, au moins l'amour ardent et sincère qui m'incline devant leur œuvre.

D'ailleurs, tout le monde ira la visiter, cette collection si bien garnie, qui aura été, je le répète, une manifestation éclatante et utile, où beaucoup d'artistes auront puisé une dette de reconnaissance envers l'homme de goût qui avait voulu en faire ses élus.

L. ROGER-MILÈS.

5 janvier l897. Désignation TABLEAUX BERTON (ARMAND) i — Cicilia. Elle est assise et vue à mi-corps, de trois quarts à droite. Une couronne de lauriers et de roses ceint ses cheveux bruns. Elle porte au col un double rang de perles de jais. La che- misette blanche émerge du corsage décolleté en étoffe de cou- leur grenat. Sa main gauche erre sur le manche d'une mandoline aux riches incrustations ; sa main droite en pince les cordes. Derrière elle, au fond, des verdures opaques. Signé en bas, à gauche, et daté : 1884. Toile. Haut., 64 cent.; larg., 5o cent. " BOUDIN (EUGÈNE) 2— Vaches dans la vallée de la Toucque. " A droite, le terrain herbeux et en pente ; à gauche, la rivière. Des vaches animent le paysage ; les unes sont couchées dans l'herbe ; d'autres sont entrées dans l'eau jusqu'à mi-jambes, et prennent le frais. Au ciel bleu, où se conçoit l'infini, les nuages amoncellent les vapeurs blanches. Signé en bas, à droite. Toile. Haut., 65 cent. ; larg., 88 cent. - BOUDIN (EUGÈNE) . 3— A Marée basse. A gauche, une rampe qui descend à la berge. Au bas de la rampe, un sloop de pêche échoué. Au fond, un pont, sur lequel passe un tombereau chargé de fourrage et attelé de trois che- vaux. v .. . A droite, sous les arbres, l'eau clapotante, ou le ciel bleu, ennuagé de blanc et de gris, met quelques clartés, tandis qu'à l'horizon se dessine la crète des collines. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 3i cent.; larg., 40 cent. BOUDIN (EUGÈNE) 4 — Port de Nice. Toute une ville semble installée le long des quais; les maisons blanches, coiffées de tuiles rouges, sont dominées par les collines. Dans le bassin, un vaisseau est à l'ancre, et toute une flottille y est également amarrée. Signé en bas, à gauche, et daté : Mars 1892. Toile. Haut., 39 cent.; larg., 53 cent. BOUDIN (EUGÈNE) 5 — Le Port de Fécanlp, A droite, des'bâtiments dressent leurs mâtures ; à gauche, les constructions de la douane. Au milieu, l'eau clapotante du bassin. Signé en bas, à droite, et daté : 1883. Toile. Haut., 32 cent.; larg., 40 cent. BON VIN (FRANÇOIS) 6 — La Servante du Peintre. Sur la table, couverte d'un tapis et portant divers objets, la servante en caraco rouge, tablier et bonnet blanc, vient de poser un cabaret à liqueurs ; contre la chaise, à gauche, une canne et des vêtements. Au fond, par la porte ouverte, on aper- çoit le peintre assis devant son chevalet, en pleine lumière et causant avec un visiteur. Signé au milieu, à droite, et daté : 1884. GRAVÉ PAR COURTRY. Exposition Bonvin. Toile. Haut., 36 cent. ; larg., 46 cent. BONVIN (FRANÇOIS) 7— Z/J.Z<?M/e. Elle est assise, la bonne vieille, de face, un grand bouquin ouvert sur les genoux, la main droite tenant les besicles et posée sur les feuillets, la main gauche appuyée à l'accoudoir du fau- teuil.. A gauche, une table porte une corbeille d ou s échappent des bas de laine tricotés. A droite, sur le sol, une chaufferette. La vieille sourit : sa figure ridée est heureuse, l'œil clair ; elle est coiffée d'un bonnet noir sur un béguin blanc, et vêtue d'une robe noire, cachée en partie par un tablier bleu à bavette. Signé au milieu, à droite, et daté : 1884. LITHOGRAPHIE PAR PIRODON Exposition Bonvin. Toile. Haut., 56 cent.; larg., 32 cent. BON VIN (FRANÇOIS) 8 — Nature morte. Sur une table, une orange dans sa pelure, une coupe à cham- pagne, et, dans une assiette, trois oranges et une grenade près d'un couteau. Signé à droite, en haut, et daté : 1883. Toile. Haut., 3i cent.; larg., 3g cent. BONVIN (FRANÇOIS) 9 — La Bouillabaisse. Sur une table de cuisine, une bassine de cuivre jaune ; à côté, sur une nappe, un rouget-barbet, une bouteille de grès ; une raie est accrochée au mur ; à droite, sur la table, quelques gousses d'ail. Signé en haut, à gauche, et daté : 1873. Panneau. Haut., I9 cent. ; larg., 25 cent. BONVIN (FRANÇOIS) 10 — La Palette. Sur une table, une palette, des pinceaux, des toiles, des couleurs, une fiole à vernis, un linge et un couteau à palette. Signé en haut, à droite, et daté : 1879. Cuivre. Haut., 25 cent. ; larg., 35 cent. BROWN (JOHN-LEWIS) ii— Avant la course. Signé à gauche, en bas, et daté : 188g. Panneau. Haut., 26 cent. ; larg., 21 cent. - CARRIÈRE (EUGÈNE) 12 — L'Enfant malade. Assise, de trois quarts à gauche, les paupières baissées. dolente et angoissée, la mère presse contre sa poitrine, de ses deux larges mains de plébéienne, l'enfant pâle, qui dort, les lèvres disjointes par une respiration saccadée et fiévreuse. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 72 cent. ; larg., 58 cent. CAZIN (JEAN-CHARLES) 13 — Lever de Lune au bord de la Mer. A gauche, passant devant la chaumière aux tuiles autrefois rouges, la femme marche, portant sur son dos son petit enfant. Derrière la chaumière, des barques noires sont à sec. Plus loin, la plage s'étend, le sable découvert marqué de place en place par des mares ; et, à l'horizon, sous le ciel où s'éteint le soleil, pour laisser à la lune l'éclat d'un clair lever, la mer calme et bleue, où se balancent des reflets d'en haut. Signé en bas, à droite. Toile. Haut., 46 cent.; larg., 55 cent. CAZIN (JEAN-CHARLES) 14 — Le Chemin perdu. La route passe au milieu, bordée à gauche par la plaine où se trouve une meule lointaine : elle s'enfuit à l 'horizon, et se perd dans une courbe, marquée par le sillon des roues des lourds fardiers. A droite, une habitation coiffée de tuiles rouges. Sur le seuil, une vieille femme en bonnet, appuyée au chambranle de la porte et les deux mains agrippées à des cannes à béquille, interroge l'espace... Au ciel, que ponctue un vol d'oiseaux, des lueurs incertaines essaient de douces mélancolies, vers les- quelles montent des vapeurs qui s'envolent comme l'encens de la terre. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 58 cent.; larg., 73 cent. CAZIN (JEAN-CHARLES) 15 —— Village de pêcheurs. En arrière d'un champ, que traverse un sentier, au bord duquel une paysanne est assise, sur un pli de terrain, les mai- sons s'alignent et s'étagent, toiturées de tuiles rouges ou brunes, en face' de la mer, et assistent au spectacle du soleil couchant. L'orbe de feu est à demi masqué dans la nuée, dont les couches successives sont bordées de clartés mourantes. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 40 cent.; larg., 3i cent. CHAPLIN (CHARLES) 16 — Innocence. Une jeune fille, vue de face, une gaze blanche autour du col, des roses dans les cheveux noirs; de ses épaules, une dra- perie a glissé, découvrant en partie la poitrine virginale et rosée. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 35 cent.; larg., 24 cent. CLARY (EUGÈNE) 17 — Prairie. Signé en bas, à droite. Toile. Haut., 33 cent.; larg., 55 cent. CLARY (EUGÈNE) 18 — Près Champigny. Signé en bas, à droite. Exposition universelle de Paris (1889). Mention honorable. Toile. Haut., 3I cent.; larg., 54 cent. CLARY (EUGÈNE) 19 — Bords de Rivière. Signé en bas, à droite. Toile. Haut., 3o cent.; larg., 60 cent. COROT (JEAN-BAPTISTE-CAMILLE) 20 — Eurydice blessée. En fuyant le long du fleuve les poursuites d'Aristée, fils d'Apollon, Eurydice vient d'être piquée au pied par un serpent caché dans l'herbe. Comprenant que les dieux l'abandonnent et que son heure est venue, au lendemain du jour où elle s'est donnée en justes noces à Orphée, elle s'est assise sur un tertre et elle attend la mort. Sa robe, d'un blanc gris, aux larges échancrures, laisse deviner la jeune et séduisante nudité qu'elle recèle. Eurydice a croisé sa jambe droite sur le genou gauche, et de ses mains elle comprime la blessure par où s'en va sa vie. Le visage est vu de profil à droite, la joue enveloppée d'ombre. A droite, une colline boisée dont le pied baigne dans le fleuve. A gauche, au sommet d'une pente douce, les colonnes d'un temple. Au fond, la vallée et le ciel où voltigent de chaudes blan- cheurs matinales. Cette œuvre est considérée comme une des plus belles figures du maître. La ligne en est aussi pure que l'expression en est vivante ; jamais les beaux vers d'Ovide et de Virgile, où l'épouse d'Orphée est immortalisée, n'ont rencontré d'inter- prétation à la fois plus élevée, plus poignante, plus poétique- ment réelle. "Signé'en bas, à gauche. Exposition Centennale ( 188g). Exposition du Centenaire de Corot (1895). Collection Doria. Toile. Haut., 60 cent.; larg., 45 cent. COROT (JEAN-BAPTISTE-CAMILLE) .21 — L'Abreuvoir. A gauche, à travers les frondaisons et les troncs d'arbres, on aperçoit la ferme ; à droite, et au premier plan, la mare, au miroir tacheté de larges feuilles de nénuphar, réfléchit la longue rangée d'arbres qui limitent l'espace conquis au ciel bleu. Dans l'eau, jusqu'à mi-jambes, deux vaches, l'une noire, au fond, l'autre brune et vue de profil à gauche, aux plans anté- rieurs, aspirent de leur mufle moite et fumant la fraîcheur qui monte autour d'elles. A gauche, les pieds dans l'herbe et debout, une paysanne. vue de profil à gauche, porte son enfant dans ses bras. Elle est vêtue d'un jupon jaune sous une jupe grise relevée, et d'un caraco noir, sur lequel un fichu dessine l'angle de ses pointes- rouges. Ce tableau, de la maturité du maître, a toutes les qualités. qui constituent un chef-d'œuvre. Signé à gauche, en bas. GRAVÉ PAR CHAUVEL. Collection Saint-Albin. Collection Leroux. Collection Heri. Exposition du Centenaire de Corot (I895). Toile. Haut., 33 cent. ; larg., 44 cent. COROT (JEAN-BAPTISTE-CAMILLE) 22 — Le Chemin montant. Au flanc de la colline, on a tracé le chemin montant, bordé à gauche par un talus verdoyant, hérissé d'arbres et peuplé de constructions ; limité à droite par un déblai, qui descend en pente douce et que marque de taches sombres, comme des carapaces géantes, la toiture des maisons du hameau. Vers le milieu et sur le côté droit, quelques arbres se dressent, comme pour surveiller le tournant du chemin. Deux femmes se sont arrêtées : l'une, accroupie et vue de profil à gauche, est vêtue de gris et de bleu, et ses cheveux sont retenus dans une coiffe blanche ; l'autre, vue de dos et debout, porte une longue besace qui lui pend aux reins ; elle est vêtue d'une robe brune et d'un corsage violacé. Signé à gauche, en bas. Collection Otlet. Exposition Centennale de l'Art français (188g). Exposition du Centenaire de Corot (1895). Panneau. Haut., 37 cent. ; larg., 46 cent. COROT (JEAN-BAPTISTE-CAMILLE) 23 — Nymphe couchée au bord de la mer. La mer expire ses vagues douces à quelques mètres d'elle. La nymphe, radieuse de nudité, s'est couchée sur une peau de tigre : elle est vue, la tête à gauche, reposée sur un tertre moussu dans l'ombre de son bras gauche relevé ; un massif d'arbustes est là, tout près ; la hanche gauche s'arrondit, la jambe croisée sur le genou droit ; le bras droit allongé naturel- lement le long du corps. Un ruban bleu est passé parmi ses cheveux noirs. Signé en bas, à droite, et daté : 1865. Exposition du Centenaire de Corot (1895J. Panneau. Haut., 39 cent. ; larg., 59 cent. COROT (JEAN-BAPTISTE-CAMILLE) 24—LeLac. Tout y est lumière, et les êtres eux-mêmes participent au rayonnement des choses. A droite, la berge où la nature s 'épa- nouit libre, ignore l'usure des sentiers ; les grands arbres se penchent au-dessus de l'eau, pour y réfléchir leurs branches. robustes et souples. Parmi les mousses, une paysanne est assise et tricote, tan- dis que ses bêtes ruminent ou se baignent. Un pêcheur a pris possession du bachot du passeur. Au loin, sur l'autre bord du lac, une petite ville, encadrée- de verdure, dessine ses toitures aux arêtes aiguës. Dans le ciel,. le soleil se dérobe derrière les nuages pour ne laisser en l'azur qu'une parfaite harmonie infiniment délicate de clarté blonde. Signé en bas, à droite. Collection Aubry. Toile. Haut., 3g cent., larg., 25 cent. COROT (JEAN-BAPTISTE-CAMILLE) 25 — Matinée. Dès l'aube, sous la blancheur du jour qui se lève, deux paysannes s'en sont allées par la vallée, ramasser les mousses endiamantées de rosée. Elles sont vues de dos : l'une est age- nouillée sur le sol, l'autre se tient debout. A leur droite, les bou- leaux dressent leur panache de verdure ; plus loin, du même .côté, un massif d'arbres. A gauche, au-dessus d'un pli de terrain, de l'autre côté de la vallée, on aperçoit l'entrée d'un petit bois. La lumière mati- nale baigne les verdures de clartés blondes. Dans le ciel bleu, s'élèvent lentement, comme des ailes oubliées, quelques flocon- nements blancs. Ce tableau, d'une sensation aiguë et d'une vérité précise, .est exquis d'art et de poésie. Signé en bas, à droite. Exposition du Centenaire de Corot (1895). Toile. Haut., 32 cent., larg., 44 cent. COROT (JEAN-BAPTISTE-CAMILLE) 26 — Route ensoleillée. A droite, un mur dont le pied est chaussé de verdure. A gauche, un bois, au bord duquel une paysanne est arrêtée et debout. Au milieu, le chemin empierré où le soleil secoue sa poudre d'or. Au fond, l'ombre du bois, et, dans l'échancrure des branches, l'écran du ciel bleu. Signé en bas, à gauche. Exposition du Centenaire de Corot (1895J. Collection Faure. Panneau. Haut., 37 cent., larg., 24 cent. COROT (JEAN-BAPTISTE-CAMILLE) 27— Vills-d jLpi Au temps où Ville-d'Avray avait des étangs : de l'autre côté d'un tempsbouquet d'arbres, un terrain montant dominé par les tab Adroite, aux premiers plans, un homme faisant baigner unchevalbai, dans l'eau frissonnante. Sur le devant, des bruyères piquées de place en p lace pc é de la berge, ^ bleu où s'en- volentTableauded'unenuages.trèsbelle qualité et de l'époque O-ll Corot aimait à vêtir ses verdures d'une transparence grise. Signé en bas, à gauche. Exposition du Centenaire de Corot(1895J. Collection Lyon, de Bruxelles. Collection P. Duché. Panneau. Haut., 43 cent.; larg., 61 cent. COROT (JEAN-BAPTISTE-CAMILLE) 28 — Le Pêcheur. Les arrière-plans sont occupés, à droite, par une entrée de bois, sur un pli de terrain. Entre les grands arbres, des bêtes paissent gravement. Du même côté, au premier plan, un pêcheur, le torse vêtu d'une chemise blanche, la tête coiffée d'un bonnet rouge, est en train d'amarrer sa barque. A gauche, des touffes fleuries, et, par delà le ruisseau, qui s irise de reflets d'argent, la campagne apparaît, puis le hameau, deviné à l'horizon, sous un ciel où menace l'orage encore lointain. La lumière, crue parfois, accentue la profondeur des parties ombreuses. Signé en bas, à gauche. Exposition du Centenaire de Corot (1895). Collection Lêvy- Ci-éiii ieux. Toile. Haut., 23 cent.; larg., 33 cent. COROT (JEAN-BAPTISTE-CAMILLE) 29 - Effet de Matin. A gauche et au fond, de grands arbres se profilent sur le ciel Au-devantlumineuxetdesvaste.arbres, un berger, debout, garde ses bêtes, qui paissent à droite des hautes herbes. Les premiers plans sont enveloppésAd'ombre.que marqueune colline, le jour se lève, lim- - pide, promenant un regard argenté à la surface de la petite mare, aperçue à droite. Signé en bas, à droite. Exposition du Centenaire de Corot (1895). Collection Lévy-Crémieux. Toile. Haut., 22 cent.; larg., 35 cent. COROT (JEAN-BAPTISTE-CAMILLE) 3o — La jeune Mère. A l'entrée du bois, sur un pli de terrain, la jeune femme s'est assise commodément. Elle a ouvert son corsage, livrant aux lèvres goulues de son enfant sa gorge féconde. Elle regarde le nourrisson, grave et calme, avec une tendresse où palpite tout le poëme auguste de la maternité. La jeune mère est vêtue d'une jupe rouge, d'un corsage noir à manches bleues ; elle est coiffée d'un foulard clair sur ses cheveux noirs. L'enfant, la tête prise dans un petit bonnet blanc bordé d'une ruche tuyautée, porte une longue robe brune. A droite, le peintre a placé un bouquet d'arbres où doivent palpiter des nids. Au fond, les collines arrondissent leur épaule boisée, sous un ciel gris ennragé de blanc.

Ce tableau de figure est d'une tonalité exceptionnellement vigoureuse, et d'une belle exécution large. Signé en bas, à gauche. Expositiond.it Centenaire de Corot (1895). Toile. Haut., 44 cent., larg., 34 cent. COROT (JEAN-BAPTISTE-CAMILLE) 31— Souvenir d'Italie (Effet du matin). Des arbres, de place en place, semblent de leurs troncs nerveux, arrêter l'éboulement des roches ; et, entre les déchi- rures, usées par le temps qui y laisse verdir les mousses, on aperçoit une prairie que domine, sur le front d'une colline, une construction de pierres blanches. Aux premiers plans, gardées par un berger assis non loin d'une mare, des chèvres blanches broutent le thym et le serpolet. -— - - Signé à droite. Collection Chamouillet. Collection André. Toile de forme ovale. Haut., 36 cent.; larg., 52 cent. COROT (JEAN-BAPTISTE-CAMILLE) 32 — Souvenir d'Italie (Effet du soleil couchant). Au milieu, un sol dont la verdure cache les pierres ; à droite, un escarpement de roches, derrière un rideau de branches touffues. A gauche, quelques bouquets d'arbres, au- devant desquels paissent des vaches. Au fond, de l'autre côté d'un lac, des collines boisées, vêtues d'ombres, sous le ciel embrasé. Signé en bas. Collection Chamouillet. Collection André. Toile de forme ovale. Haut., 36 cent. ; larg., 52 cent. COROT (JEAN-BAPTISTE-CAMILLE) 33 — Cascade de Terni. Au fond, la montagne dessine ses dômes sous le ciel bleu ; puis, entre deux escarpements dissimulés sous des frondaisons touffues, la cascade descend de roche en roche, roulant son écume bruyante au milieu des verdures. Très belle étude du maître. Au dos de ce tableau, on lit cette mention : «  Cette étude de mon maître Corot, m'a été donnée par lui, vers 1846. Elle a été peinte en 1840; elle représente la cascade de Terni, près Papigno. — Signé : FRANÇAIS. » Collection du peintre Français. Exposition du Centenaire de Corot ( 1895). Toile. Haut., 26 cent. ; larg., 35 cent. DAUBIGNY (CHARLES-FRANÇOIS) 34 — Les Bords de l'Oise. Au bord de l'eau où s'égrènent de clairs reflets, une pay- sanne, assise sur les talons, est en train de laver son linge ; autour d'elle, des buissons font un cadre de verdure ; une barque, amarrée près de là, met dans le paysage sa note pré- cise et sombre. Plus loin, à droite, un village dessine ses mai- sonnettes à toitures de tuiles rouges, qui émergent des fron- daisons ; et, dans le fond, au pied des collines grisées d'am- biances claires, la rivière continue sa course, toute pailletée d'ondulations de lumière. Ce tableau Jest généralement considéré comme le chef- d'œuvre du maître. Signé à gauche, en bas. GRAVÉ PAR GROUX ET PAR GAREN Collection Duncall. Exposition Centennale de l'Art français ( 1889). Exposition des Cent Chefs-d'Œuvre (Juin 1892). Panneau. Haut., 38 cent. ; larg., 67 cent. DIAZ DE LA PENA (NARCISSE-VIRGILE) 35 — La Châtelaine. La châtelaine est vue debout, en costume d'autrefois : tunique rose, s'écartant sur une jupe blanche ; corsage décol- leté garni d'un col rigide ; des perles se mêlent avec art à ses cheveux. D'une main nonchalante, elle caresse un lévrier à longs poils ; près d'elle, de chaque côté, ses deux enfants vêtus de bleu et de marron, le col enserré dans une fraise tuyautée, se pressent, attentifs, et les regards tout remplis de tendresse. Signé en bas, à gauche. Collection du prince d'Hénin. Exposition des Cent Chefs-d'Œuvre (Juin 1892). Toile. Haut., 28 cent. ; larg., 18 cent. i FANTIN-LATOUR (HENRI) 36 — Fleurs. Nature morte. Dans une jardinière de cristal, une gerbe de zinias de toutes couleurs. Signé en haut, à droite. Toile. Haut., 38 cent.; larg., 5o cent. FRANÇAIS- (FRANÇOIS-LOUIS) 37 — La Moisson. L'orage menace au ciel chargé de nuages. A droite, deux paysans sont en train de faucher le blé et de faire des gerbes. Au milieu, suivant un sentier tortueux, un paysan s'avance, monté sur un cheval blanc. A gauche et au fond, un bois et de hautes futaies. L'horizon pèse sur les collines. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 27 cent.; larg., 40 cent. DE GROUX (HENRI) 38 — Le Chambardement. C'est le grand choc de la société contre la société, le grand soir, l'explosion de toutes les forces comprimées, au nom d'im- mortels principes, — d'éternelles chimères ! — la marée haute de toutes les révoltes, qui veulent le nivellement universel. La vie se prépare aux ruines, les êtres marchent vers une fin, quelle qu'elle soit. Les étoiles sont remplacées par des flammèches ; des maisons, sort la voie hurlante de l'incendie, et par les places publiques, c'est le cortège dément et effroyable de toutes les revendications, de toutes les hontes, de tous les crimes, et peut- être de tous les apostolats et de tous les héroïsmes ! Malheur à ceux qui sont tombés : ils ne se relèveront pas : le torrent qui roule, furieux, sous le regard béat des martyrs portant la palme verte, les entraînera dans sa boue, déchirera leurs entrailles à tous les obstacles surgis... Leur sang fécondera peut-être les sillons de l'avenir. Toile. Haut., 53 cent. ; larg., 65 cent. HARPIGNIES (HENRI) 3g — Le Crépuscule. De grands arbres, des roches moussues, une mare d 'où émergent les tiges de roseaux ; sur le bord, deux hérons, et, dans le ciel, au-dessus des branches, les ardeurs longuement attardées du soleil couchant. Signé en bas, à gauche, et daté : 189o. Salon de 18go. Toile. Haut., 90 cent.; larg., i m. 5o. HARPIGNIES (HENRI) 40 — La Sarthe à Saint-Cénéry. Un tournant de la rivière. A droite, un arbre au tronc pen- ché. A gauche, des buissons, d'autres arbres et des collines verdoyantes. — -- Au-ciel, une lumière chaude, qui met dans le miroir de l'eau des reflets pleins d'éclat. Signé en bas, à droite, et daté : 1891. Toile. Haut., 54 cent.; larg., 37 cent. HARPIGNIES (HENRI) 41 - Les Ruines. Signé en bas, à droite. Toile. Haut., 3ocent.; larg., 24 cent. HARPIGNIES (HENRI) 42 — Bords de Rivière. Signé en bas, à gauche, et daté : 1 885. Panneau. Haut., 35 cent.; larg., 21 cent. HARPIGNIES (HENRI) 43 — Saint-Rive. Signé en bas, à gauche, et daté : 1882. Toile. Haut., 23 cent.; larg., 3i cent. HARPIGNIES (HENRI) 44- L'Étang. Signé en bas, à gauche, et daté : 1863. Panneau. Haut., I4 cent. ; larg., 3i cent. HEILBUTH (FERDINAND) 45 — La Seine à Bougival. Jolie étude d'une tonalité grise. Signé au bas, à droite, du cachet de fa vente. Panneau. Haut., 19 cent.; larg., 3o cent. ISABEY (EUGÈNE) 46 — Le Sermon. C'est un jour d'autrefois : au pied de la chaire, oil tonne l'éloquence d'un prédicateur, la main tendue dans un geste violent, la foule des fidèles se presse attentive et recueillie. A droite, çependant, un gentilhomme semble expliquer à une jeune femme vêtue d'une cape rouge, une casuistique qui n'a peut-être rien d'évangélique. Signé à gauche, et daté : 1863. Panneau. Haut., 28 cent.; larg., 22 cent. JACQUE (CHARLES) 47 — Poules. Des poules blanches et brunes sur un tas de paille. Signé en bas, àgauche. Panneau. Haut., 12 cent.; larg., 20 cent. JONGKIND (JOHANN-BARTHOLD) 48 — Le Fiacre. Dans une voie suburbaine, un fiacre arrêté : le cocher, vêtu de bleu, cause avec un individu debout à droite. Signé en bas, à droite, et daté : 1864. Panneau. Haut., 14 cent.; larg., 19 cent. JONGKIND (JOHANN-BARTHOLD) 49 — Le Coup de l'étrier. Un cavalier en blouse bleue, vu de dos, sur un cheval brun : un marchand de vin, en gilet et bras de chemise, vient de lui verser une rasade. Autour d'eux, la campagne découverte sous un ciel nuageux. Signé en bas, à droite, et daté : 864. Panneau. Haut., 14 cent.; larg., 19 cent. LEBOURG (ALBERT) 5o — Soleil couchant sur un Canal (Rotterdam). A gauche, les sloops apparaissent encore embrumés, comme de grands oiseaux immobiles sur l'eau frissonnante de mille reflets. A droite, de l'autre côté du canal, les moulins tendent vers le ciel, irradiant des rayons du jour, leurs bras qui semblent lutter contre le brouillard diaphane et rose. Signé. Toile. Haut., 37 cent.; larg., 65 cent. LEBOURG (ALBERT) 51 — Le Village de la Frette (Vue des hauteurs, effet de neige. 1894-1895). __ Une pente ; quelques arbres : des bruyères roussies, et plus bas, vers la plaine, les maisons du hameau. Au fond, à l'horizon, le ciel s'allume de clartés fauves. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 34 cent.; larg., 74 cent. LEBOURG (ALBERT) 52 — Le Port de Rouen. A gauche, un bâtiment est amarré. A droite, un bateau à vapeur s'éloigne. Au fond, les quais. Ciel enveloppé de brume. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 45 cent.; larg., 72 cent. LEBOURG (ALBERT) 53 — Place de la Concorde. L'hiver; la neige ; le matin, un matin embrumé, où le soleil fait s'envelopper les choses de brouillard rose. Les gens et les chevaux vont sur la chaussée, les pas silencieux et ouatés de la neige tassée ; les fontaines envoient dans leurs vasques de bronze leurs gerbes arrondies que guette la congélation pro- chaine. Signé en bas, à gauche. Exposition Internationale (1893). Toile. Haut., 40 cent.; larg., 65 cent. LEBOURG (ALBERT) 54 — La Seine à Rouen. A gauche, un bateau à vapeur, qui fend les eaux lumi- neuses où le ciel mouvementé se réfléchit. Au fond, la côte, où les bois et les champs alternent. De-ci de-là, sur le fleuve aux vagues basses et multiples, des barques et des chalands. Signé en bas, à droite : -Roue;:. Toile. Haut., 46 cent. ; larg., 65 cent. LEBOURG (ALBERT) 55 — L'Ile Lacroix et la Côte Sainte-Catherine. A droite, l'île sombre, au milieu du fleuve plein de clarté. A gauche, la côte embrumée, au pied de laquelle la ville s'étend. Sur l'horizon, le ciel fait peser son irradiement qui cache l'azur. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 40 cent. ; larg., 65 cent. LEBOURG (ALBERT) 56— Effet de neige. La campagne est couverte de neige. A gauche, quelques peupliers : au fond, la ville sur une hauteur aperçue à travers la brume. Au ciel, de grands nuages gris, où le soleil jaune met de claires déchirures. Signé en bas, à droite, et daté : 1892. Toile. Haut., 46 cent. ; larg., 61 cent. LEBOURG (ALBERT) 57 — Rotterdam. C'est un matin froid de janvier. L'aurore traîne au ciel sa gaze obstinément rose, qui enveloppe de transparence les mai- sons et les moulins de la côte et du canal, et en dématérialise presque la réalité. Une barque traverse le courant qui vient se heurter contre des chalands amarrés à gauche ; du même côté, sur le bord, deux débardeurs arrêtés et travaillant. Signé en bas, à gauche : 1895. Toile. Haut., 45 cent. ; larg., 65 cent. LEBOURG (ALBERT) 58 — Canal, à Schidam (Hollande). Un ciel d'automne en fète, sur la profondeur lumineuse duquel se dessinent en masses diversement harmonisées, à gauche, les arbres aux panaches roussis ; au milieu, le canal, au cours encombré de chalands ; à droite, d'autres arbres et des maisons, et un moulin perché sur un faîte, et tendant vers la splendeur d'en haut ses larges bras de crucifié. Signé en bas, à droite, et daté : 1895. Toile. Haut., 46 cent.; larg., 61 cent. LEBOURG (ALBERT) 5 g— Un Canal, à Rotterdam (Matinée d'Automne, 1895). C'est le temps des féeries du soleil : toutes les choses qui reçoivent ses caresses en prennent de la gaîté et de réclat. Les maisons rouges, les arbres aux branches vertes, qui croissent le long du canal, le canal lui-même, où toutes les constructions du quai apparaissent renversées et frissonnantes dans le courant, comme de radieuses fleurs marines ; les lourds bateaux aux mâts veufs de leur pavois, tout cela vit, clair et rosé, sous le ciel où la lumière s'euchromatise. Signé en bas, à droite, et daté : Rotterdam, 1895. Toile. Haut., 40 cent.; larg., 65 cent. LEBOURG (ALBERT) 60 - Uiz Quai de déchargement à Rouen. Au tournant du fleuve, les chalands et d'autres bateaux à vapeur sont amarrés. A gauche, sur le quai, un charriot attelé de deux chevaux en flèche est arrêté. Des collines, qui encadrent le cours de l'eau plein de reflets, le ciel verse sur tout le paysage la lumière à la fois ambrée et diffuse du soleil, encore enveloppé de nuages. C'est l'éclaircie après l'orage ; sur la berge, au premier plan, on devine un sol détrempé. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 40 cent.; larg., 65 cent. LEBOURG- (ALBERT) 61 — La Seine à Rouen (Pont Boïeldieu). Sous le pont, dont le large tablier conduit à la ville, tout un grouillement humain ; le remorqueur descend le cours du fleuve, traînant des chalands : dans l'eau, le ciel réfléchit ses clartés chaudes. Au fond, les maisons et les rues groupées en bordure du quai. Signé en bas, à droite. Toile. Haut., 49 cent.; larg., 65 cent. LEBOURG (ALBERT) 62 — L Ile Lacroix" à Rouen. A droite, baignée par la Seine qui s'éclaire du soleil cou- chant, l'île aux constructions serrées; puis, au fond, sur l'autre rive du fleuve, la ville, les collines et l'écran du ciel où s'allume l'incendie radieux du jour qui décline. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 46 cent.; larg., 65 cent. LEBOURG (ALBERT) 63 La Cathédrale de Dordrecht (Après-nzidi d'Automne, Octobre i8g5').. Le long du canal, des chalands amarrés dressent leurs mâts luisants, comme des cierges lumineux, au-devant de la cathédrale dont la masse d'ombre surgit, au fond, masquant l'éclat d'un soleil embrasé. A droite et à gauche, des arbres aux frondaisons encore vertes ou se mèlent des feuillages mordorés. Et, sur le canal dont l'eau clapote, de larges taches de lumière où s'inscrit l'image du ciel irradiant. Signé en bas, à droite, et daté : Dordrecht, 1895. Toile. Haut., 46 cent.; larg., 65 cent. LEBOURG (ALBERT) 64 — Bords de canal (Environs de Rotterdam). A gauche, parmi des verdures et des arbres, des habitations au crépit jaune, persiennes vertes et toitures rouges. A droite, sur un chemin de hâlage, tracé dans l 'herbe, une femme, debout, s'avance, un fichu rouge sur les épaules. Entre les rives, le canal est enserré, déroulant son long ruban mouvant de reflets argentés. Dans le ciel blanc, le jour calme allume des nuées roses, comme des sourires de paix. Signé en bas, à droite : 1895. Toile. Haut., 46 cent.; larg., 65 cent. LEBOURG (ALBERT) 65 — Effet de neige. C'est en quelque coin de banlieue ; au delà de la route large, où des sillons ont été tracés dans la neige, les bâtiments d'usines s'indiquent avec leurs toitures de tuiles rouges ; quelques arbres assez rapprochés semblent veiller de chaque côté de la route. A droite, aux premiers plans, quelques bancs de pierre. A gaùche, un mur, au-devant duquel passe un homme en blouse bleue, menant par la bride un cheval blanc. Au fond, des collines grises sous le ciel gris. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 40 cent.; larg., 65_cent. LEBOURG (ALBERT) 66 — Bas-Meudon, l'hiver. A droite de la berge en pente et couverte de neige émergent les arbres alignés, au tronc desquels le givre a mis des brode- ries diamantées ; le fleuve n'est pas enore pris : près de la berge, une barque, montée par deux mariniers, va s'en détacher, sans doute, pour aller gagner les chalands, dont le train remorqué est déjà engagé sous l'arche vaste du pont. ? A gauche, des buissons d'arbres sont indiqués, dans l'éther diaphane, ainsi qu'à l'horizon ; de l'autre côté du hameau aux toitures poudrées à blanc, les collines boisées qui montent vers le ciel, où le soleil d'hiver s'épanouit, le soleil des roses de Noël ! Signé en bas, à gauche, et daté : 189 Salon de 1893. Toile. Haut., 46 cent.; larg., 73 cent. LEBOURG (ALBERT) 67 — Elbeuf. L'hiver silencieux comme la tombe; les eaux prises et, sur la glace, un manteau de neige, dont nul pas n'a souillé la blan- cheur immaculée. Les montagnes sont enveloppées d'une brume transparente où s'engourdissentles choses. A gauche, une haie à claire-voie; au fond, un pont dont la ligne sombre marque l'œuvre des hommes, dans l'œuvre radieuse de la nature; et sur la neige qui parle d'ensevelissement, il tombe du ciel une large traînée de soleil, le soleil qui res- suscite ! Signé en bas, à gauche, et daté : Elbeuf, 1893. Toile. Haut., 46 cent.; larg., 76 cent. LEBOURG (ALBERT) 68 — Notre-Dame. Au premier plan, le chemin de halage, au bas duquel sont amarrés des chalands. Sur l'autre rive, un bateau-lavoir : des arbres, le long de la berge, croissent entre les pavés. Au fond, le pont de pierres, puis Notre-Dame élevant ses tours, roses des lueurs du soleil couchant. A droite, les maisons du quai, dans une ombre lucide. Le ciel est paré de tous les tons du prisme. Signé en bas, à droite. Toile. Haut., 3f) cent.; larg., 54cent. LEBOURG (ALBERT) 69—LeLac. Un lac. Des bateaux amarrés ; au fond, des collines boisées : tout le paysage est enveloppé de brumes roses, à travers les- quelles apparaît le ciel d'azur. Signé en bas, à droite. Toile. Haut., 45 cent.; larg., 73 cent. LEBOURG (ALBERT) 70 — Falaise de Dieppe. A gauche, la falaise qui se nimbe de bleu sous le matin naissant. Au premier plan, la plage. A droite, la mer, qui semble verte sous le ciel où se révèlent d'indécises clartés. Signé en bas, à gauche et daté : 1893. Toile. Haut., 3g cent.; larg., 64 cent. LE BOURG (ALBERT) 71— Bords de la Schie (Environs de Rotterdam. Octobre 1895). A droite, un chaland suit le cours de la rivière. A gauche, et s'enfonçant en perspective jusqu'à droite, les rives ne cessent d'ètre fleuries, que pour se hérisser de moulins aux ailes palpi- tantes, séparés les uns des autres par des habitations aux toi- tures de tuiles rouges. Le ciel bleu est mouvementé de nuages où s'allument des fluorescences rousses, dont le reflet chante à la surface frisson- nante de l'eau. Signé en bas, à gauche, et daté : / 8g5. Toile. Haut., 45 cent.; larg., 64 cent. LEBOURG (ALBERT) 72 — La Seine à Rouen (La côte Sainte-Catherine. La Seine court autour de l'île, où se dressent les cheminées des usines. Sur une des rives, à droite, des chalands sont amarrés. A gauche, de l'autre côté des terres couvertes de neige, au fond, des collines dressent leurs masses sombres au-dessus des- quelles le ciel embrumé s'éclaire de réserves tendres. Signé en bas, à gauche : 1893. Toile. Haut., 5o cent. ;-larg., 73 cent. LÉPINE (STANISLAS-VICTOR-ÉDOUARD) 73 — Montmartre, l'hiver. C'est une rue du vieux Montmartre : les maisons qui en limitent la largeur, maisons étroites et pet. élevées, semblent se caler les unes sur les autres, dans une irrégularité chancelante. Les murs noirs paraissent plus noirs encore, au-dessus du tapis de neige où une vieille femme s'efforce de dessiner un chemin à grands coups de balai. Au fond, sur le ciel gris, les arbres dressent leurs branches désolées. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 44 cent.; larg., 45 cent. LESSORE (HENRI-ÉMILE) 74 — Vue de Paris, Quai Henri IV. La Seine, avec ses bateaux-lavoirs et ses chalands à l'attache ; puis un pont de pierre ; à droite et à gauche, le chemin pavé des berges et des quais ; de l'autre côté du parapet, le ruban des rues et des hautes vieilles maisons. Au fond, sur l'écran du ciel où monte une brume grise et enfumée, des silhouettes de monu- ments. Signé en bas, à droite, et daté : 1888. Salon de 188g. Toile. Haut., 46 cent.; larg., 55 cent. LÉVY (ÉMILE) 75 — Jeune Baigneuse. Debout, vue de dos, la tête tournée de profil, vers l'épaule droite ; les deux bras relevés et fixant un nœud de ruban rose dans l'ébène des cheveux. Au fond, à droite, dans l'ombre du bois, une autre nymphe à mi-corps plongée dans le cristal d'une source. Signé en bas, à gauche, et daté : 1879. Toile. Haut., 53 cent. ; larg., 28 cent. MEISSONIER (Jean-Louis-Ernest) 76 — Le Déjeuner. Le peintre nous fait vivre, pour un instant, pendant le siècle dernier, à l'époque des Encyclopédistes, La table est placée à gauche, tout près de la fenêtre, dont un croisillon est ouvert. Maintenant que son appétit est rassasié, le jeune homme pèle lentement une pomme, tandis que ses regards demeurent attachés à un livre ouvert, auquel le pain tient lieu de pupitre. De l'autre côté de la table, une bouteille et une carafe marquent leur relief sur la nappe blanche, où une douce lumière promène son éclat caressant. Par delà la fenêtre, on aperçoit la campagne aux verdures printanières et la silhouette des habitations voi- sines. Signé en bas, à gauche, et daté : 1852. 1. Collection du duc de Alorny ( i865). Collection de M. Silt'{er. Collection Van Praet. Exposition Aleissollier (1884). Exposition des Cent Chefs-d'(Euvre ( (1892). Exposition Meissonier ( 1893). Panneau. Haut., 16 cent.; larg., 12 cent. MEISSONIER (JEAN-LOUIS-ERNEST) 77 — Officier d'état-major en observation. Sur un tertre qui domine la plaine, un officier du temps du premier Empire est descendu de cheval et, son carnet à la main, examine à la lorgnette ce qui se passe au loin ; derrière lui, à droite, son ordonnance, un soldat des guides, est resté en selle et tient par la bride le cheval de son chef. Signé en bas, à gauche. Exposition des Cent Chefs-d'Œuvre (Juin 1892). Exposition Meissonier (Mars 1893). Panneau. Haut., 37 cent. ; larg., 47 cent. MONET (CLAUDE) — 78 — Le Pont d'Argenteuil. Au milieu de cette lumière, dans ce grand mouvement d'air libre, le pont d'Argenteuil trace sa ligne sombre : pourtant, .sous les arches, le long des piles de pierre, des clartés rampent, forçant l'ombre. A gauche, au-devant des arbres dont les branches tendent comme un rideau de feuilles vertes, sous le ciel qui chante son cantique d'azur, la berge reçoit le cla- potis du fleuve. Ici et là des barques de plaisance et des bateaux de pêche : deux mâts dressent même leur ligne rigide et jaune, dans cette gaîté rutilante où tout est frisson, renouveau, soleil, printemps ! Signé en bas, à droite. Toile. Haut., 60 cent.; larg., 80 cent. MONET (CLAUDE) 79 — Sainte-Adresse. Le village sur la hauteur : aux pieds de celle-ci, la plage aux galets heurtés. Des voiliers prennent le large, tandis que des barques à louer attendent à sec sur la plage. Signé en bas, à droite, et daté : l8GÍ' Exposition Monet ( 188g)- Collection Faure. Toile. Haut., 75 cent.; larg., i mètre. MONET (CLAUDE) 80— L'Église de Vernon. Le ciel est extraordinairement pur et bleu ; au fond, au- dessus de la berge, plantée de quelques arbres, l'église de Vernon dresse sa masse de pierres, coiffée de tuiles rouges, et domine toutes les maisons de la ville, enchâssées parfois dans des verdures. Au premier plan, la Seine coule, moirée de reflets : c'est toute une harmonie de choses irréelles qu'elle semble bercer dans sa profondeur : c'est le caprice de la vérité, montré-à-l'envers, et vibrant, sous la lumière vive, avec un frisson d'ironie. Signé en bas, à gauche : 1883. Exposition Centennale de l'Art Français (1889)' Toile. Haut., 65 cent.; larg., 80 cent. MONET (CLAUDE) 81— L'Église de V ai@angei,ille. Au sommet de la falaise, l'église dresse son clocher, dont les ardoises grises brillent au soleil. Le versant de la falaise vient se heurter contre un pli de terrain, embroussaillé de ronces et d'églantiers, d'où surgissent deux pins aux panaches feuillus. A droite, dans une brume faite d'azur et de lumière, la mer semble bercer le ciel où le soleil se lève. Signé en bas, à droite, et daté : 1882. Exposition Claude Monet ( 188g). Toile. Haut., G5 cent. ; larg., 81 cent. MONET (CLAUDE) 82 — Les Glaçons. Frileuse sous la brise glaciale qui souffle, la nature refuse de se découvrir nettement; les choses sont enveloppées d'une brume diaphane, où la lumière se décompose, et fait jouer ses rayons comme des gemmes précieuses sur le tissu chatoyant d'un satin. L 'eau, qui s était immobilisée, vient de briser sa cuirasse. De place en place, la neige a laissé des floconnements ; le cours d eau qui charrie des glaçons désunis a reconquis les images qu'il avait oubliées : les nuages légers, les branches des arbres aux feuilles rouillées, les fougères poudrées à blanc, les bois, les collines même que l'on dirait envolées jusqu'au ciel ; et c'est un grand silence dans une saisissante mélancolie, que le soleil ne parvient pas à dissiper. Signé en bas, à droite, et daté : 1893. Toile. Haut., 65 cent.; larg., 1 mètre. MONET (CLAUDE) 83 — La Berge, à Lavacourt. A gauche, au-devant d'une habitation, un large chemin montant, au tournant duquel trois personnages sont debout et arrêtés, à l'ombre de trois grands peupliers. Sur la pente, qui descend jusqu'aux premiers plans, à droite, des oies blanches promènent leur gravité coutumière. Au fond, de l'autre côté du fleuve, dont un remorqueur suit le cours, la colline étale sur son large versant ses moissons et ses pampres, recueillis pour la bénédiction du soleil. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 65 cent., larg., 80 cent. MONET (CLAUDE) 84 — La Débâcle de la Seine. Dans toute la largeur du fleuve, les glaçons, disloqués et rompus,_brillants comme des miroirs aux pâleurs violettes, se précipitent et se heurtent dans le courant, sous le regard silen- cieux et impassible des collines. Signé en bas, à droite, et daté : I893. Toile. Haut., 59 cent., larg., 1 mètre. MONET (CLAUDE) 85 — Paysage d'hiver. - Le long des maisons, qui, aux arrière-plans, mainsdressentleurs toitures capitonnées de neige, les gens, les mains dans les poches, et grelottant, suivent un sentier tracé dans la neige. Les arbres, s,' veufs de feuillage, tendent, sous le ciel ensoleillé, leurs branches mélancoliques. Glace au premier plan. Signé en bas, à gauche, et daté : 1875. Toile. Haut., 60 cent., larg., 81 cent. MONET (CLAUDE) 86 — Faisans. Sur une table de cuisine, en partie couverte d'une nappe blanche, des faisans et autres pièces de gibier. Signé en haut, à droite. Toile. Haut., 68 cent., larg., go cent. DE NITTIS :(JOSEPH) 87 — Le vieux Jardin. Exposition triennale (1882). Toile. Haut., 46 cent. ; larg., 65 cent. DE NITTIS (JOSEPH) 88 — La Charmille. Exposition triennale (1882). Toile. Haut., 46 cent. ; larg., 65 cent. PETITJEAN (EDMOND) 89 — Joinville (Haute-Marne). Signé à gauche, en bas, et daté : 1889. Toile. Haut., 49 cent. ; larg., 69 cent. PISSARRO (CAMILLE) 90 — Vue de Ba\incourt (Eure)* Une prairie, quelques rares arbustes, et, plus loin, quelques maisons du village, étagées sur le flanc d'une colline. Verdures et demeures sont drapées dans un linceuil de neige. Au premier plan, les pas ont tracé un sentier dans cette blancheur. Au ciel, quelques lueurs pâles. Signé à droite, en bas : 1884. Toile. Haut., 46 cent. ; larg., 59 cent. PISSARRO (CAMILLE); gi — Ferme près Pontoise. Sur un pli de terrain boisé, la ferme dresse ses construc- tions aux toitures de tuiles rouges. Signé à gauche, en bas. Toile. Haut., 54 cent. ; larg., 45 cent. PUVIS DE CHAVANNES (PIERRE) g2 — Ludiis pro Patria. C'est en un pays lointain d'àge de fer et d antique Hel- lade ; le bonheur semble encore habiter la terre. - -- A gauche, un groupe de jeunes hommes se préparent à jeter des javelines, contre un arbre qui leur sert de but. A droite, assis sur un banc, un vieillard à majesté d 'ancêtre, est juge de leur adresse. La tète contre ses genoux, un bel enfant, trop jeune pour prendre part au jeu, dort souriant. Au fond, à droite, des moissonneurs rentrent dans une grange les gerbes d'or moissonnées, et plus loin, vers la gauche, une bergère mène son troupeau de moutons, au-devant des meules encore debout. Cette œuvre d'expression sereine et d'admirable inspira- tion a été exécutée par le maître, d'après sa grande composition d'Amiens, dont elle diffère par plusieurs points. Signé à gauche, en bas : i883. - Toile. Haut., 1 m. 14.; larg., 1 m. 98. RAFFAELLI (JEAN-FRANÇOIS) g3 — Le Balayeur. C'est un de ces coins de la mélancolie suburbaine, chers au maître ; des arbres maigres et rabougris ; une haie indi- gente ; une terre où l'herbe est avare, parmi les tessons de bou- teilles et les scories de toute sorte. Debout, le vieux balayeur s'est arrêté, le balai dans les bras. Il va allumer sa pipe, -pipe est un euphémisme, — qu'il tient de la main gauche. Son pantalon, de teinte indéfinie, met la frange de son ourlet vaincu sur l'ampleur malade des souliers aux sourires humides. Le torse est engoncé de plusieurs vête- ments, sans être cependant chaudement vêtu : blouse bleue, tricot de laine jadis blanche, et veston de velours marron ; la barbe, poivre et sel, s'arrondit, drue, sous le bonnet en poil de lapin. L'homme est vu de face. Au fond, à gauche, un âne, aux appétits philosophiques, aux côtes apparentes, est attaché à un piquet perdu parmi les herbes ; le ciel est bleu, au-dessus de cette nature grise, et parfois il s'y accroche un pan d'azur. Signé en bas, à droite : 1880. Panneau. Haut., 21 cent. 1/2 ; larg., 8 cent. 1/2. RENOIR (PIERRE-AUGUSTE) 94 — Baigneuse. Dans un bois, au bord d'une source, une jeune baigneuse, assise sur un banc de feuilles rousses. Elle est vue de trois quarts à gauche, les joues roses, les yeux noirs, les cheveux blonds. De ses deux mains, elle retient une draperie blanche, dont elle se... découvre coquettement. Signé en bas, à droite. Toile. Haut., 51 cent. ; larg., 34 cent. RENOIR (PIERRE-AUGUSTE) 95 — Deux Baigneuses. Elles sont sorties de l'eau aux reflets bleus, qu 'on aperçoit à gauche, encadrée de verdures, et sur l'herbe, qu'elles ont tapissée de leurs peignoirs, elles se reposent. L'une, à droite, est couchée, nue, sur le côté droit, et accoudée, le bras gauche allongé le long du corps. L 'autre, à gauche, est assise et se coiffe, à demi enveloppée d'une dra- perie rouge. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 33 cent. ; larg., 41 cent. RENOIR (PIERRE-AUGUSTE) 96 — Femme nue au bord de la mer. Elle est là, au bord de la mer, de profil à gauche, la tête vue de trois quarts, les jambes drapées de blanc, le corps nu, les cheveux blond ardent. L'attitude est naturelle, les chairs vivantes et souples ; la lumière joue sur l'épiderme, avec une caresse sensuelle. Très remarquable morceau de dessin et de couleur. Signé en haut, à droite : 1881. Toile. Haut., 80 cent.; larg., 65 cent. RENOIR (PIERRE-AUGUSTE) 97 — Tète d'étude. De profil à gauche : nue jusqu'à la poitrine, les cheveux blonds, tombant sur les épaules, et retenus par un nœud de ruban rouge, une jeune fille vêtue d'une robe rose, avec une fleur au corsage. Signé en bas, à droite. Toile. Haut., 40 cent.; larg., 32 cent. RIBOT (AUGUSTIN-THÉODULE) 98 — Deux têtes de femmes (Étude). L'une, à gauche, est jeune ; l'autre, à droite, est àgée. Toutes les deux sont vues presque de face. Signé en bas, à droite. Exposition Théodule Ribot (1890): Toile. Haut., 21 cent.; larg., 31 cent. ROUSSEAU (THÉODORE) 99 — La Vallée de Tiffauge. C'est un marais de Vendée au bord d'une prairie ; un ma- rais d'une flore étrange, « aux végétations humides, et verdures aquatiques, qui poussent dans une communauté de mystère et de profusion ». Censier dit encore, à propos de cette toile admirable du maître : «  Le Marais en Vendée est une œuvre longuement tra- vaillée et peut-être plus longuement méditée. Rousseau s'y montra réaliste dans la plus large acception du mot ; sa contem- plation fit épanouir en lui des multitudes de pensées qui le jetèrent dans les mondes des créations occultes... Son marais, admirable morceau de peinture par la puissance des tons, la transparence des harmonies et le nerf du dessin, fait jaillir en nous une pensée plus profonde ; il s'v montre alchimiste, calcu- lateur et magicien. Tout dans ce marais sans voix devient un concert d'agitations insondables. Il a si fortement accumulé, dans une realité cristalline, ces genèses étranges où le peuple coassant n'est que le premier chaînon de la tamille des liqui- dités stagnantes, et où, derrière lui, se montrent des généalogies sans fin qui se détruisent pour se reconstituer, que j'y vois, bien plus réels que dans un froid et transparent aquarium, la vie intérieure des tourbières et des marécages. Je vois et je touche à ces myriades d'infusoires, moitié plante, moitié animal, à ces frontières de la vie que la main peut atteindre, mais où l'esprit descend comme dans les profondeurs des origines. » Ce tableau est une des œuvres les plus remarquables du maître. Signé en bas, à gauche : 1838. Toile. Haut. G5 cent. ; larg., i m. o3 cent. - — Exposé dans l'atelier de Jules Dupré. Vendu par lui à Baroilhet ( 1844). Collection Papeleu ( 1856). Collection du lieutenant-général Gœthals. Collection Peyrot ( 188 ). Collection Frédéric Ames, de Boston. Vente Laurent Richard. ROUSSEAU (THÉODORE) ioo — Coucher de soleil. La fète n'est plus sur la terre, qui s'engourdit avec le soir venu ; dans le ciel, 'à travers les branches aux feuilles rouillées, les nuages semblent s'entre-déchirer à coups de lumière : c'est la tragédie de l'irréel passant, en des formes fugitives, sur le foyer toujours vivant. Signé en bas, à gauche. Panneau. Haut., 21 cent.; larg., 25 cent. SISLEY (ALFRED) 101 — L'Inondation. Le ciel est gris, continuant ses promesses de pluies torren- tielles, qui ont fait déborder la rivière ; les berges sont cou- vertes ; les plis de terrain ne sont plus que des îlots ; sur l'un d'eux, un acharné pêcheur se tient debout, interrogeant le flot tumultueux de sa ligne obstinément muette. Les arbres, sans feuilles, dressent leurs branches tordues, comme pour l'appel des angoisses vaines. Au fond, la ville avec sa haute église, ses toits de tuiles rouges et brunes, et le pont, dont les arches de pierre sont diminuées de la hauteur de la crue croissante. Signé en bas, à droite. Toile. Haut., 54 cent. ; larg., 73 cent. SILSEY (ALFRED)

102 — Le Pont de Moret.

La rivière tourne : à gauche, au delà de la rive, tout un coin ensoleillé d'arbres et de verdure ; à droite, une berge en pente douce, que quelques grands arbres au branches étendues protègent de leur ombre ; plus loin, la ville ; et, plus loin encore, le pont de pierre, aux arches ramassées, dont la ligne grise se dessine sous le ciel bleu, un ciel chaud d'été, qui promène de clairs reflets papillonnant à la surface de l'eau.

Signé en bas, à droite.

Toile. Haut., 49 cent. ; larg., 65 cent.

SISLEY (ALFRED)

103 — Route de Louveciennes (Effet de neige).

Au fond, au-devant d'un bois, dont les feuillages rouillés se balancent mélancoliquement sous le ciel bleu légèrement ennuagé de blanc, une vigne aux ceps plantés en amphithéâtre est à demi ensevelie sous la neige.

A gauche, aux arrière-plans, des arbres disséminés dans un champ.

Au premier plan, une route montante, dont le sillon est indiqué par une barrière de bois. La route tourne, et deux paysans en blouse bleue y sont vus de dos, et s'éloignent d'un pas lent. Sur la neige maculée de pas, le soleil verse de larges gouttes de lumière.

Signé en bas, à droite, et daté : 1874.

Toile. Haut., 65 cent.; larg., 90 cent. SISLEY (ALFRED) 104 — Sous bois. Le bois ; des branches enchevêtrées comme un inextricable tissu, que seuls peuvent percer les rayons diffus du soleil. Des troncs, au pied desquels s'attachent les lierres grimpants ; des herbes folles, des bruyères, des fleurs et des épines. Et parfois, entre les rameaux balancés, un coin de ciel bleu. Au milieu, un étroit sentier qui, avant de s'enfoncer dans la profondeur du bois, réclame sa part de lumière. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 54 cent.; larg., 73 cent. SISLEY (ALFRED) io5 — La première Neige. A gauche, la voie ferrée, avec sa haie intermittente de po- teaux télégraphiques ; à droite, au bout d'un pli de terrain, dont le versant est partagé par une haie, les maisons du hameau, dont une partie est aperçue entre l'écartement des branches désolées. Tout est couvert de neige, et le ciel est gris et opaque des nuées dont la chute est menaçante. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 49 cent. ; larg., 65 cent. SISLEY (ALFRED)

106 — Entre Moret et Saint-Mammès.

A gauche, la rivière où sont arrêtés des chalands ; le long de la berge, une rangée d'arbres ; puis, vers la droite, un sol herbeux, des maisons et une colline, dont quelques bouquets d'arbres masquent en partie l'exposition.

Le ciel bleu est nimbé à l'horizon de vapeurs chaudes et diaphanes.

Signé en bas, à gauche.

Toile. Haut., 5o cent.; larg., 65 cent.

SISLEY (ALFRED)

107 — Pommiers en fleurs.

Sur le sol, les mottes de terre foulée apparaissent parmi les herbes, avec des tonalités de vieux rouge brique : les pommiers dressent leurs branches aux torsions capricieuses et dolentes, chargées de fleurs, sous le ciel bleu où s'effacent lentement des nuages gris.

A gauche, une paysanne debout, vue de dos, en train de causer avec un cultivateur, debout également, mais plus loin, sur un tertre.

Signé en bas, à gauche.

Toile. Haut., 64 cent., larg., 80 cent. SISLEY (ALFRED)

108 — Le Bois en Avril.

A droite, au fond, dans un nid de verdure, les maisons du hameau dont on voit les toitures de tuiles, brunies par le temps.

A gauche, le bois aux frondaisons parfois rosées, le bois auquel la colline sert d'amphithéâtre.

Au milieu, au bas de la pente, un sentier étroit, tracé seulement par l'habitude des pas.

Signé en bas, à gauche, et daté : 1895.

Toile. Haut., 53 cent., larg., 73 cent.

SISLEY (ALFRED)

109 — Noyer dans la prairie de Thomery

(Après-midi d'Août).

Au-devant de l'horizon, que limite une ligne de bois touffus, les villages sur le bord de l'eau groupent leurs maisons blanches aux toits aigus.

Le long de la rivière, quelques pêcheurs : dans F herbe, deux enfants en train de jouer, et près d'eux, à gauche, un grand noyer, aux branches lourdes, qui dresse vers le ciel bleu ses frondaisons où le soleil met déjà des rouilles chaudes. Sur le tronc de l'arbre et sur le sol de la berge, courent de belles stries de lumière d'or.

Signé en bas, à gauche.

Toile. Haut., 57 cent.; larg., 71 cent. SISLEY (ALFRED)

110 — Le Champ.

A gauche, des noyers; au milieu et à droite, un champ en pleine culture, où les moissons fauchées attendent d'être mises en gerbe. Au ciel, des nuages blancs parmi la profondeur bleue de l'air.

Signé en bas, à droite.

Toile. Haut., 44 cent.; larg., 60 cent.

SISLEY (ALFRED)

111 — Environs de Paris.

En automne. Une pente aux herbes roussies, une haie, puis des maisons aux toitures aiguës. Quelques arbres aux branches rares, sous un ciel dont l'ardeur à peine éteinte s'enveloppe de gris.

Signé en bas, à gauche.

Toile. Haut., 45 cent.; larg., 39 cent.

SISLEY (ALFRED)

112 — Effet de Neige.

Un champ au-devant d'un mur; la neige sur le sol et sur les crêtes; au fond, une bonne femme debout, vue de dos, et, de l'autre côté du mur, des arbres et des maisons, sous un ciel gris.

Signé en bas, à gauche, et daté : 1872.

Toile. Haut., 49 cent.; larg., 71 cent. SISLEY (ALFRED) ii3 — L'Automne. Les bois ont dépouillé leur parure ; àdroite, un tronc est abattu et scié; les branches en sont déjà débitées. A gauche, une femme est en train de nouer un fagot. Au fond, coule une rivière; puis, au-dessus de l'horizon, très loin, très haut, le ciel gris, où courent encore des reflets fauves. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 54 cent.; larg., 73 cent. SISLEY (ALFRED) 114 — Un Chantier, à Saint-Mammès. Le ciel est bleu : des nuages blancs y roulent de place en place leurs masses légères. Sur le versant de la colline, qui regarde la rivière, les villages, les champs, les bois s'étagent en amphithéâtre. Au premier plan, sur la rive opposée, un chaland, à droite, est en travail, au chantier; à gauche se trouve la petite cabane des ouvriers. Signé en bas, à gauche, et daté : i885....

v

Toile/Haut., 5z cent.; larg., 72 cent. SISLEY (ALFRED) i15 — Après-Midi d'Août (Village de Champagne). Sous un ciel bleu, qui se refléchit dans l'eau, des maisons au pied de collines boisées. A gauche, quelques arbres. Signé en bas, à gauche. Toile. Haut., 55 cent.; larg., 65 cent. SISLEY (ALFRED) I16 —- Le Port de Moret. Le Loing tout miroitant de reflets ; à gauche, des peupliers, aux panaches blonds balancés sous le ciel bleu et ensoleillé. Sur l'autre rive, en partie et abrité par un massif d'arbres, un chaland amarré, et, le long de la berge, des maisons aux toitures de tuiles rouges. Au fond, le pont de Moret, aux arches de pierre, dessinant sa ligne définie, au-devant d'un rideau de verdure. Signé en bas, à droite. Toile. Haut., 5o cent.; larg., 65 cent. SISLEY (ALFRED) 117 — Le Pont de Moret. Au milieu du cours d'eau qui sert de miroir au ciel bleu,_ amplement masqué de nuages blancs, se dresse la maison, qui partage en deux le pont aux arches nombreuses. A gauche, une rangée d'arbres, qui s'arrêtent à l'entrée de la ville. Au fond, un bois et quelques constructions ; à droite, d'autres maisons, et encore des arbres. Signé en bas, à gauche, et daté : 1886. Toile. Haut., 54 cent.; larg., 73 cent. SISLEY (ALFRED) 118 Garage de bateaux, à Saint-Mammès. Le long du canal, les chalands sont garés : l'eau, enserrée entre les rives ondoyantes, clapote autour des poupes bariolées. Au fond, marquant le tournant du canal, une ligne de peupliers .sous le ciel où se dessinent des nuages gris. Signé en bas, à droite. Toile.Haut., 52 cent.; larg., 72 cent. PASTELS BESNARD (PAUL-ALBERT) 119 — Le Réveil. Une jeune femme, vue jusqu'à mi-corps, de face, en sa dé- licieuse nudité : tout dans son attitude exprime l'engourdisse- ment voluptueux d'un repos prolongé : sur sa gorge, la lumière crue promène de clairs baisers, grâce à l'écartement des bras ployés, les coudes élevés. De la main gauche elle tient la tresse de ses cheveux fauves. Un bracelet de métal encercle le poignet droit. Pastel. Signé en haut et à droite, daté : 1891 Exposition des Pastellistes (1891). Haut., 55 cent. ; larg., 46 cent. BESNARD (PAUL-ALBERT) 120 __ Tète de Femme. Pastel. Exposition des Pastellistes ( 1886). Haut., 34 cent. ; larg., 26 cent. BOUDIN (EUGÈI,-E) 121 — Marée basse. La plage olt, de place en place, la marée en se retirant a laissé des flaques d'eau ; puis, au loin, une petite barque à voile, sous un ciel où courent de grands nuages en-ibrasés. Pastel. Signé en bas, à gauche. Haut., 14 cent. ; larg., 21 cent. BOUDIN (EUGÈNE) 122 - Bateau en partance. Sur la plage, à gauche, une barque à sec ; à droite, un bateau avec toute sa voilure ; ciel bleu profond. Pastel. Signé en bas, à gauche. Haut., i5 cent. 1/2 ; larg., 20 cent. 1/2. BOUDIN (EUGÊNE) 123 — Soleil couchant. Une plage mouillée ; la mer, puis le ciel où, parmi les nuages, le ciel s'embrase d'une féerie solaire. Pastel. Signé en bas, à gauche. Haut., 21 cent. ; larg., 14 cent. BOUDIN (EUGÈNE) 124 — Marine. Pastel. Signé. Haut., 10 cent.; larg., 14cent. 1/2. BOUDIN (EUGÈNE) 125 — Marine. Pastel. Signé. Haut., 10 cent. ; larg., 14 cent. BOUDIN (EUGÈNE) 126 — Bateaux de Pêche. Dans le bassin du port, près de l'entrée, des bateaux de pêche, aux voiles brunes. Au fond, le ciel bleu, où le matin met des vapeurs rosées. Signé en bas, à droite. Pastel. Haut., 21 cent. ; larg. 39 cent. CHÉRET (JOSEPH) t 2y — Folie et Gaîté (Panneau décoratif). L'affiche de la folie et de la gaîté : un pierrot grand batteur de rire et de cymbale, une ballerine, dont les chairs appar- tiennent plus F.u rêve que les fleurs éclatantes qui vont mourir sur son épaule ; un clown noir et macabre, dont la large bouche s'ouvre pour la rigolade; un polichinelle qui chevauche un aliboron de bonne composition, puis d'autres encore, puis un moulin ; et tout cela dans la fantaisie lumineuse des tons de l'arc-en-ciel. Signé en bas, à gauche. Pastel. Haut., 63 cent. ; larg., 43 cent. CHÉRET (JOSEPH) 128 — La Danse. Au rythme d'une sérénade que lui chante un personnage aperçu en bas, dans l'ombre, l'étoile s'envole dans un entrechat caractéristique, agitant d'un bras nerveux son tambour de basque aux crotales de cuivre; elle est vêtue de gaze jaune et coiffée d'un large chapeau de même couleur. Derrière elle, un pierrot noir lui murmure un madrigal. Pastel. Signé en bas, à gauche. Haut., 95 cent. 1/2 ; larg. 46 cent. DEGAS (EDGAR) 129 — La Toilette. Nue, vue de dos, assise sur des draperies, tenant de sa main gauche levée sa chevelure châtain clair, aux souplesses extraordinaires, la jeune femme passe dans les tresses, au-des- sus de la nuque, le peigne qu'elle manie de la main droite. Elle croise sa jambe gauche ployée sous la cuisse droite. La gorge a une stabilité que commande l'attitude des bras relevés, et les membres sont d'une gracilité toute parisienne : le peintre a donné en cette œuvre maîtresse la synthèse la plus vraie et la plus exquise du nu moderne. A droite, une brosse sur la toilette garnie d'étoffe bleutée; - au fond, une tenture orangée. Pastel. Signé en haut, à droite. Haut., 53 cent. ; larg., i5 cent. GILBERT 130 — Le Vieux Grognard. La même tête sous trois angles différents : de trois quarts à gauche, coiffé d'un bonnet de police ; de face et de profil à droite, les cheveux découverts. Pastel. Signé en haut, à droite, et daté : 1885. Haut., 54 cent.; larg., 42 cent. LHERMITTE (LÉON-AUGUSTIN) 131 — La Moisson. Pastel. - Signé en bas, à gauche. Exposition des Pastellistes (1891).

Haut., 3i cent.; larg., 47 cent. MILLET (JEAN-FRANÇOIS) 132 — La Femme au Puits. C'est là une de ces scènes rustiques où le génie de Millet a surpris, avec une acuité étrangement réelle, l'intimité de la vie à la ferme. La femme vient de puiser à l'aide d'un seau en forme de barillet ; elle est vêtue d'une robe rouge qui dépasse son tablier bleu, et d'une sorte de gilet jaune, qui laisse, aux épaules, passer la chemise blanche ; ses cheveux sont pris en partie dans une coiffe de foulard gris. Pastel. Signé en bas, à droite. A ÉTÉ GRAVÉ SUR VERRE PAR MILLET LUI-MÊME. Ce pastel a été exécuté en 1866 pour M. Ch. Rolliil. Exposition Millet, à l'École des Beaux-Arts ( 1887). Haut., 29 cent.; larg., 23 cent. MILLET (JEAN-FRANÇOIS) i 33 — La Plaine, De place en place, le sol, aux herbes courtes, est masqué par des bruyères aux feuilles rouillées. La plaine monte, monte, et semble à l'horizon toucher le ciel où le soleil allume len- tement, derrière l'écran des nuages heurtés, sa féerie encore indécise. Dans l'état nimbé des choses, au loin, à gauche, un berger conduit son troupeau de moutons, dont la ligne flottante se hausse en un relief sommaire ; il est la vision de la vie dans cette sérénité ; au-dessus de lui, en plein azur, une troupe d'oiseaux évolue, rapide et ordonnée. - Pastel. Signé en bas, à droite. Collection E. May. Exposition de Millet, à l'École des Beaux-Arts (1887), no 110. Exposition Centennale ( 188g). Haut., 59 cent.; larg., 61 cent. MILI^ET (JEAN-FRANÇOIS) 1 34 — Les Puiseuses d'eau. Sous la clarté diffuse et pâle de la lune, dont l'orbe lumi- neux émerge d'un bouquet d'arbres, des hommes font passer le gué à leurs chevaux, dont quelques-uns ont des hésitations récalcitrantes. Au premier plan, sur le bord de l'eau, une paysanne accrou- pie, de profil à gauche, ayant le haut du corps au-dessus du miroir humide, où elle plonge sa cruche. Derrière elle, dressant dans la pénombre lucide du soir sa robuste silhouette, une autre paysanne attend, les mains aux hanches, l'instant de rem- plir ses deux cruches. Fusain et crayon noir rehaussé. Signé en bas, à droite. GRAVÉ PAR BRACQUEMOND. I Exposition Millet, à l'École des Beaux-Arts ( 1887), no 7 9 Exposition Centennale ( 188g). Haut., 44 cent.; larg., 32 cent. MILLET (JEAN-FRANÇOIS) i35 — La Méridienne. Le lourd midi d'août pèse sur la campagne engourdie : à droite, à l'ombre d'une meule, 'deux moissonneurs sont cou- chés : l'homme, sur le dos, les bras relevés derrière la tête, que cache en partie le feutre déformé, repose les jambes allongées, les pieds délivrés des lourds sabots, placés près de lui : la femme est endormie sur le côté gauche, dans une attitude soumise et tendre, comme prête à s'éveiller au premier appel d'un berceau. Près de l'homme, deux faucilles, parmi la paille. Au fond, près d'une autre meule, un charriot vide et deux bœufs dételés. Sur l'infini de la plaine, marquée de place en place par les gerbes fauchées, le soleil met sa lumière unie et chaude. — Dessin rehaussé de couleurs. Signé en bas, à droite. Collection E. May. Exposition Millet, à l'École des Beaux-Arts (188-), no 100. Exposition Centennale (188g). Haut., 26 cent. ; larg., 39 cent. AQUARELLES BINET (ADOLPHE) 136 — Alcazar de Séville. Aquarelle Signé en bas, à gauche. Haut., 47 cent.; larg., 28 cent. DAUMIER (HONORÉ) 137 — Le Défenseur. Aquarelle. Signé en bas, à gauche. Collection Heilbuth. Exposition Centennale (188g). Haut., 20 cent.; larg., 3o cent. DAUMIER (HONORÉ). i 38 - Le Plaidoyer. Dessin à la plume et au lavis. Signé en bas, au milieu. Collection Arosa. - Haut., 18 cent.; larg., 23 cent. GRASSET (EUGÈNE) 139 — Le Comte de kIcHlgrignon. L'intérieur d'un palais féodal. Sur un lit, deux enfants assassinés. A droite, un homme épouvanté, en remarquant, entre lui, le bourreau et les victimes, une vision protectrice ou vengeresse. Très curieuse reconstitution de décoration romane. Aquarelle. Signé en bas, à droite. Haut., 46 cent.; larg., 3o cent. GRASSET (EUGÈNE) 140 — Damoiselle à atourner. Dans une pièce au décor moyenâgeux, une jeune femme assise devant sa toilette : elle est vue de profil à gauche, en train de coiffer sa chevelure rousse ; devant elle, sur un pied, la- «  damoiselle à atourner ». Aquarelle. Signé en bas, à droite. Haut., 17 cent.; larg., 12 cent. GRASSET (EUGÈNE) 141 — Orage imminent. Au mois d'ac àt, au-dessus de la ville, les nuages s'amon- cellent, encore éclairés par la splendeur du soleil couchant. Aquarelle. Signé en bas, à g uche. Haut., 17 cent. ; larg., 25 cent. GRASSET (EUGÈNE) 142 — Ronde d'Anges. Signé en bas, à droite. Aquarelle. Haut., 26 cent.; larg., 18 cent. GRASSET (EUGÈNE) 143 — Le Miroir de la Source. Dans le soir qui descend, l'ingénue, aux tresses dénouées, se mire dans la source, au bord de laquelle elle est assise. Aquarelle. Signé en bas, à gauche. Haut., 29 cent.; larg., 21 cent. HARPIGNIES (HENRI) 144 — Lever de Lune. De grands arbres, un lac où l'orbe de la lune se mire;- puis des collines, puis le ciel gris avec des stries fauves, aperçu entre les branches. Aquarelle. Signé en bas, à gauche : 1889. Haut., 54 cent. ; larg., 28 cent. MILLET (JEAN-FRANÇOIS) 145 — Vichy. ... Un chemin montant le long de la colline. A droite, une vallée plantée d'arbres. Aquarelle. Monogramme de la vente de Mme Millet. Exposition Millet, à l'École des Beaux-Arts (1887). Haut., II cent. ; larg., 16 cent. RIVIÈRE (HENRI) _ 146 — Terres labourées (Automne). Aquarelle. Signé en bas, à droite, du monogramme. — Haut., 22 cent. ; larg., 54 cent. RIVIÈRE (HENRI) 147 — Les Arbres. Aquarelle. Signé en bas, à gauche, nom et monogramme. Haut., 22 cent. ; larg., 34 cent. RIVIÈRE (HENRI) 148 — L'Averse. Aquarelle. Signé en bas, à droite. A gauche, le monogramme. Haut., ,22 cent. ; larg., 34 cent. RIVIÈRE (HENRI) 149 — Côtes de Bretagne. Aquarelle. Signé en bas, à gauche, du monogramme. Haut., 22 cent.; larg., 33 cent. 1/2. DESSINS BAUDRY (PAUL) I5o — Étude pour la décoration de l'Opéra. Dessin au crayon. Haut., 48 cent. ; larg., 28 cent. DEGAS (EDGARD) 151 — Danseuse. Vue de dos, la jeune ballerine est en train de s'assouplir : ___. elle tient de sa main droite sa jambe droite levée et appuyée sur la barre. Dessin. Signé en bas, à gauche. Haut., 32 cent. 1/2 ; larg., 28 cent. 1/2. DEGAS (EDGARD) 1 52 — Danseuse. Une jeune danseuse, vue de face, les bras écartés, faisant, de la jambe droite, un exercice d'assouplissement. Dessin rehaussé de quelques tons. Signé en bas, à droite. Haut., 3o cent.; larg., 24 cent. DUPRÉ (JULES) 153 — En plaine. Près d'une petite mare, des arbres aux branches feuillues ; à droite, des meules. Dessin au crayon, avec quelques touches de craie sur papier chamois. Signé à gauche, du monogramme de la vente : J. D. Haut., 22 cent.; larg., 43 cent. FORAIN (JEAN-Louis) 154 — V'ià l'pantalon d'un lapin ! Dessin à la plume, rehaussé d'aquarelle. Signé en bas, à droite. Haut., 32 cent.; larg., 24 cent. 1/2. FORAIN (JEAN-Louis) 155 — C' qui me plaît dans ta bande, c'est que vous êtes polis avec les femmes. Dessin à la plume, rehaussé d'aquarelle. Signé en bas, à gauche. Haut., 3o cent.; larg., 24 cent. 1/2. FORAIN (JEAN-Louis) 156 Dis donc, tu devrais dire à ta patronne que tonpanier-- 'est trop lourd : tu viendrais avec la petite rousse ! Dessin à la plume, rehaussé d'aquarelle. Signé en bas, à gauche. Haut., 34 cent.; larg., 25 cent. FORAIN (JEAN-LOUIS) 157 — Qui qu'a encore dit qu't'étais un'sa.'ope ! Dessin à la plume, rehaussé de crayon de couleurs. Signé en bas, à droite. Haut., 36 cent.; larg., 26 cent. FORAIN (JEAN-Louis) 158 — Vous aurieï. peut-être aimé mieux ma mère ! Dessin à la plume, rehaussé de crayon de couleurs. Signé en bas, à droite. Haut., 39 cent. 1/2; larg., 23 cent. FORAIN (JEAN-Louis) 159 —= Quand ça n'vient que pour les chanteuses, comme un homme a l'air moule !... Dessin à la plume. Signé en bas, à droite. . Haut., 28 cent.; larg., 21 cent. FORAIN (JEAN-Louis) 160 — L'boade ta femme pour mes étrennes ! Tu t fou- trais d' moi ! Dessin au crayon et à la plume. Signé en bas, à droite. Haut., 33 cent. i/2 ; larg., 24 cent. 1/2. FORAIN (JEAN-Louis) 161 — Paul ! mon enfant, il faut renvoyer ta petite amie. Il estons heures! (Les Satisfaits.) Dessin au crayon. Signé en bas, à droite. & Haut., 35 cent.; larg., 26 cent. FORAIN (JEAN-Louis) 162 Que j' vous fasse rigoler. V'là sa perruque que j'y ai pris pendant qu'y dort ! (Les Satisfaits.) Dessin à la plume, rehaussé de crayon de couleurs. Signé en bas, à droite. __

Haut., 35 cent. 1/2 ; larg., 26 cent. 1/2. FORAIN (JEAN-Louis) i63 — ... Ave-t-vous fait attention au moins !... Et cette dédicace : «  A Monsieur le Maire de Toulon. » (Les Joies de l'Adultère.) Dessin à la plume, rehaussé de crayon bleu. Signé en bas, à droite. Haut., 37 cent.; larg., 25 cent. 1/2. FORAIN (JEAN-Louis) 164 — Tu vois ce monsieur là-bas, qui dîne en face d'une dame en rouge... eh bien, c'est ton père ! Dessin à la plume. Signé en bas, à droite.

Haut., 34 cent.; larg., 27 cent. FORAIN (JEAN-Louis) 165 «  Dernier jour de mansarde. » Dessin à la plume. Signé en bas, à droite. - Haut., 27 cent.; larg., 23 cent. FORAIN (JEAN-Louis) 1 66 — De quoi te plains-tu ; pour flirter avec lui, j'ai . _ attendu que vous soyq brouillés. Dessin à la plume. Signé en bas, à droite. Haut., 33 cent. 1/2; larg., 22 cent 1/2. FORAIN (JEAN-Louis) 167 ....--- Tu peux t'fouiller pour ta bague avec ta jalou- sie, tu m'as fait rater deux clients. Dessin à la plume. Signé en bas, à droite. Haut., 36 cent. ; larg., 27 cent. FORAIN (JEAN-Louis) 168 Très importante page de croquis, chacun ayant sa légende. Dessin à la plume rehaussé de crayon bleu. Haut., 42 cent. ; larg., 54 cent. FORAIN (JEAN-Louis) 169 — Tiens, dis donc, ta Rosa qui vient de se tuer pour Geoi-ges ; elle n'avaitjamais fait ca pour toi ! Dessin à la plume, rehaussé de crayon bleu. Signé en bas, à droite. Haut., 34 cent. ; larg., 2 5 cent. FORAIN (JEAN-Louis) 170 — J' monte en voiture avec lui; j'lui dis : je vous en veux !... N'empêche qu'aprèsj'étais enceinte ! Dessin à la plume, rehaussé de crayon de couleur. Signé en bas, à droite. Haut., 32 cent. 1/2; larg., 25 cent. HEIDBRINCK 171 — Au Mont-de-Piété. La'minute poignante où les pauvres gens attendent de connaître quelle prisée on fera de l'objet déposé. Dessin à la plume, avec des rehauts de crayon de couleurs. Signé en bas, à gauche. Haut., 35 cent. 1/2 ; larg., 5i cent. JACQUE (CHARLES) 172 — Petite Bergère. Tête de fillette, de profil à droite, les cheveux pris dans un petit bonnet. Dessin. En bas, à gauche, le monogramme de la vente, après décès de l'artiste (no 12 5). Haut., 14 cent.; larg., 10 cent. JACQUE (CHARLES) - iy3 — Intérieur rustique. La salle commune de la ferme. A gauche, près de l'escalier qui monte aux combles, le paysan, debout, coiffé de son feutre, se taille une longue tranche de pain. Derrière lui, sa femme, les épaules et la gorge nues, allaite son enfant. Au fond, près de l'âtre, l'aïeule, penchée en avant, attise le feu. Très beau dessin à la mine de plomb sur papier chamois. Signé en bas, à gauche. Collection Arosa. Haut., 16 cent.; larg., 22 cent. RENOUARD (PAUL) 174 — Dessin. Un bonhomme debout, de trois quarts à droite, la redin- gote déboutonnée, les mains dans les poches du pantalon, la jambe gauche portée en avant, le chapeau sur F oreille. Au bas, cette légende : «  Je vais cher le duc de Bassano. » Dessin au crayon. Signé en bas, à gauche, du monogramme : P. Rd • Haut., 32 cent. ; larg., 18 cent. RENOUARD (PAUL) — «  Vive la Grève!» Haut., 36 cent. ; larg., 26 cent. 1/2. RENOUARD (PAUL) 5 — A Saint-Pierre de Rome. Un groupe de touristes écoutant cette explication : «  Ici finit Saint-Paul de Londres. » Dessin au crayon. Signé en bas, à gauche. Haut., 29 cent. ; larg., 42 cent. RENOUARD (PAUL) 177 — Après la Leçon. De jeunes danseuses, quittant la leçon, frileusement emmi- toufflées, et se réchauffant... à coups de pieds. Dessin au crayon. En bas, à gauche, le monogramme : P. Rd. Haut., 3o cent. ; larg., 45 cent. SCULPTURES BARYE (ANTONIN-LOUIS) 178 — Hercule et le Sanglier. Cire originale. BARYE (ANTONIN-LOUIS) 179 — Le Lion à la patte levée. Bronze. Épreuve ancienne d'une très belle patine. CARRIÈS (JEAN) 180 — L'Homme à la grenouille. Un être, aux monstruosités antédiluviennes, corps à la fois d'homme et de crapaud, aux extrémités armées de longues griffes, en train d'étreindre, les yeux exorbités, les lèvres pin-- cées, une grenoùille stupéfaite. Grès. CARRIÈS (JEAN) 181 — Masque de face. Grès. CARRIÈS (JEAN) 182 — Pot de grès. DALOU (AiMÉ-JuLEs) 183 - Nymphe et Faune. Groupe bronze, cire perdue, épreuve unique. Hauteur, 40 cent. GÉMITO 184 — Vn Philosophe. Bronze, cire perdue. Hauteur, 52 cent. RODIN (AUGUSTE) 185 — Le Baiser. Lui se dresse, puissant et passionné ; elle, dans ses bras se ramasse, comme si elle voulait rassembler tout son être sur des lèvres. Ils sont là, bouche contre bouche, échangeant en un souffle, presque un spasme, tout ce que la vie a mis en eux d'ardeur sensuelle. On lit ces quatre vers de Théodore de Banville : Je suis belle, ô mortels, comme un rêve de pierre, Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour, Est fait pour inspirer au poëte un amour Éternel et muet ainsi que la matière. Groupe bronze d'une extraordinaire patine. Il n'en a été fait que quatre épreuves ; le tirage ne devra pas excéder dix épreuves. Hauteur, 70 cent. RODIN (AUGUSTE) 186 — Ève. Debout, les cuisses serrées l'une contre l'autre, la tête baissée, la femme étreint sa poitrine sous ses deux bras, haut croisés ; elle vient pour la première fois de sentir en son être le frisson de l'enfant à venir. Statue marbre. Hauteur, 74 cent. RODIN (AUGUSTE) 187 — La Fatigue. La vieillarde est tombée sur le sol, de fatigue et de lassi- tude; elle dort, la tête enfouie sous les mains en sa nudité maigre, les genoux ployés, comme luttant encore, dans le repos, contre la douleur de l'épuisement. Bronze, cire perdue, épreuve unique. RODIN (AUGUSTE) 188 - Les Damnées. ACHEVÉ D'IMPRIMER SUR LES PRESSES DE L'IMPRIMERIE GEORGES PETIT 12, RUE GODOT-DE-MAUROI, 12 PARIS LE 12 JANVIER 189ï