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Confession galante d’une femme du monde/03

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A. Christiaens (p. 59-87).

TROISIÈME PARTIE.


La belle saison arrivait ; je devais aller aux eaux de *** à très-peu de distance de notre résidence ; je redoutais ce moment qui devait me séparer momentanément de F. Mon amant était désespéré, mais ce voyage était nécessaire et mon mari l’exigeait ; il ne pouvait m’accompagner, ses occupations le retenant absolument à *** ; mais il devait me faire de fréquentes visites et me rejoindre aussitôt que ce serait possible : Quant à F., il aurait été trop imprudent de le recevoir seul.

Je partis bien chagrine et passai dans la retraite la plus absolue les premiers moments de mon installation. Mon mari vint me voir au bout de huit jours et m’annonça que bientôt il amènerait avec lui F. et deux autres de ses amis passer une journée avec moi. Cet espoir me soutint ; j’attendis ce moment avec une fiévreuse impatience.

Enfin ! dix jours après, je reçus une lettre qui m’annonçait que ce voyage était fixé au lendemain.

Partis la veille au soir, ces messieurs arrivèrent à quatre heures du matin ; mon mari vint de suite me trouver et se coucha à mes côtés ; l’absence avait réveillé ses rares désirs ; je m’en aperçus promptement et, quoique je comptasse bien être largement fêtée par mon adoré F., je dois avouer ici que je me prêtais volontiers aux dispositions de Charles. Je le serrai dans mes bras, glissai ma main sous sa chemise et, prenant son instrument, je le branlai doucement pendant quelques instants : puis, l’ayant mis ainsi dans son plus bel état d’érection, je l’introduisis moi-même dans mon réduit. Charles me le fit mieux que d’habitude et m’avoua que la caresse de ma main lui avait fait éprouver une vive sensation de plaisir. Je m’en suis souvent servie depuis avec lui et sur sa demande. Nous nous endormîmes ensuite jusqu’à neuf heures.

Nous allâmes déjeuner à l’hôtel avec ces messieurs ; le déjeuner fut excellent et gai ; mon cher F. était étincelant de verve et d’esprit. Nous ne pouvions nous parler que des yeux, mais ce langage nous était bien connu ! il voulait dire : À quelle heure pourrons-nous nous voir ! Ce fut mon mari qui, sans s’en douter, nous l’indiqua.

En effet, il proposa une grande partie dans les bois, quand la grande chaleur serait passée, et déclara qu’après m’avoir reconduite chez moi, il reviendrait se coucher à l’hôtel et se reposer de la nuit qu’il avait passée en voiture. F. dit qu’il emploierait ce temps à faire quelques visites à d’anciens camarades, les autres à visiter l’établissement des bains. Un coup d’œil échangé avec mon amant suffit pour nous entendre ; à midi, en effet, mon mari était couché à l’hôtel et F. se glissait dans ma chambre ! Connaissant ses goûts, j’étais coiffée avec soin, j’avais des bas de soie rosée et de fins souliers découverts ; je n’étais vêtue que d’un léger peignoir, ce que mon amant appelait un foutoir ; j’attendais avec impatience, avec délire ; dès qu’il entra, je me suspendis à son cou et le mangeai de caresses.

« Ah ! te voilà enfin, cher ange, cher amour ! Oh ! que je t’ai désiré ! viens que je te dévore ! » Je fermai la porte et l’entraînai vers mon lit. « Oh ! viens dans mes bras ; quinze jours sans te voir ! j’en mourrais… Que j’ai souffert !…

— Et moi, ma chérie, je ne vivais T. 2P. 65
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plus ! nous avons peu de temps, profitons-en vite… Si on venait nous déranger ! — Oh ! oui, je suis toute à toi ! fais-moi tout ce que tu voudras. »

En achevant ces mots, mon peignoir était déjà par terre ; mon amant se déshabillait, m’asseyait sur le bord de mon lit et plaçait deux oreillers derrière moi ; il mit à découvert mes tétons, qu’il caressa et suça longtemps, puis, relevant ma chemise, il se mit à genoux et appliqua ses lèvres brûlantes sur le réduit en feu qui accueillit cette caresse avec un spasme de bonheur ! « Ah ! mon chéri, disais-je… Ah !… je jouis déjà… ça part… encore… Ah ! quelles délices !… assez… tu me tues… donne ton beau vit maintenant ! j’ai besoin de le sentir… viens m’enconner, viens me foutre !!! » F., se relevant alors, m’éleva les jambes sur ses bras et commença à m’enfiler. Pour moi, mollement couchée, je suivais d’un œil langoureux cette douce intromission… « Fais… doucement, disais-je, bien longtemps… Ah ! comme c’est bon !… il me pénètre… me remplit… Ah !… ah !… je meurs… arrête un peu… ah !… je… jouis… je le fais… je décharge… — Moi aussi… ah !… je ne puis… me retenir, ma chérie… ma… fouteuse… je… pars… je te donne… mon… mon… foutre !… »

Je restai pâmée, mais non assouvie ; mon amant s’était affaissé sur moi ; j’avais entouré sa tête de mes deux bras et collé ma bouche sur la sienne. « Ah ! lui dis-je tout bas, tu l’as fait trop vite. — Je n’ai pu m’arrêter ; mais ne bouge pas. — Que veux-tu donc faire ? — Tu vois, je reste dedans. — Mais je suis inondée ! — Qu’importe, je veux te foutre encore sans te quitter ! — Mais est-ce possible ? — Tu verras. Que tes tétons sont adorables, ma chérie ; donne-moi bien ta langue… Ah ! comme ça… remue doucement ce cher T. 2P. 66
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cul… Il se réveille… le sens-tu ?… — Oui… il revient… ah ! je n’en puis plus ; je le fais encore !… Recommence… plus vite… Ah !… je suis hors de moi ; je meurs… je deviens folle !… je le fais… encore… je fais… je fous… je fais toujours… es-tu prêt ? — Ça vient… il monte… m’y voilà… ah !… »

Une seconde décharge vint se mêler à la première ; nous restâmes tous deux anéantis pendant un grand moment ; puis F., rabaissant mes jambes, se retira, et un véritable déluge de liqueur amoureuse tomba sur le plancher.

Je me relevai alors, je serrai mon amant dans mes bras… « Ah ! mon adoré, lui dis-je, quel exploit tu viens de faire ! Ah ! que j’ai été heureuse, j’ai joui comme cela ne m’était jamais arrivé !… presque sans une seconde d’interruption !!… »

Il fallait faire disparaître les traces de nos prodigieux ébats ; mes cuisses, mon ventre étaient littéralement couverts de la douce liqueur ; je n’avais pas de cabinet de toilette et ne pouvais cependant rester ainsi… Je pris ma cuvette, et, recommandant à F. de se retourner, je fis mes ablutions. T. 2P. 75
Mon amant, loin de m’obéir, n’avait pas perdu un coup d’œil ; il me reprit toute troussée dans ses bras, me mangea de caresses en me disant : « Je veux te foutre encore ! — Oh ! non, je t’en prie, tu vas te rendre malade ! — Tiens, regarde, le voilà encore dressé !… » Cette vue acheva de me rendre folle ; je me précipitai à genoux, je saisis entre mes lèvres cette belle tête rubiconde, je l’engloutis dans ma bouche je la suçai avec délire, avec rage… Tout à coup, j’entendis du bruit dans le corridor… je me relevai d’un bond, me précipitai à la porte et regardai par le trou de la serrure… Nous étions perdus si c’était mon mari ! T. 2 P.68
Heureusement je m’étais trompée !… je fis signe à F. que ce n’était rien… Dans cette position, l’œil fixé à la serrure, j’avais les fesses en l’air ; ma chemise n’était pas retombée ! En une seconde mon amant était derrière moi et, avant que j’aie eu le temps de penser, j’étais de nouveau pénétrée, enfilée par cet adorable instrument qui paraissait ne pas connaître le repos ! Ah ! comme je le secondai en ouvrant et en fermant les fesses… en me tordant, en me pâmant…

Le temps avait passé comme un éclair ; je renvoyai à la hâte mon amant, je refis mon lit et fis une toilette de promenade. J’achevais à peine que la voiture était à la porte et que mon mari montait me prendre ; il me trouva rouge et animée ; je lui répondis que je m’étais laissée accabler par la chaleur, et que je m’étais endormie.

Nous descendîmes : je fus saluée d’une joyeuse acclamation par ces messieurs qui me firent des compliments sur la fraîcheur et le bon goût de ma toilette ; je regardais F. à la dérobée : rien n’annonçait, heureusement, en lui, qu’il se fût passé quelque chose d’extraordinaire… Nous partîmes.

Les bois où nous nous rendions étaient délicieux de fraîcheur et de pittoresque ; nous gagnâmes une maison de garde où un goûter nous avait été préparé ; notre léger repas fut d’une gaieté folle ; on me fit boire du champagne dont je n’avais pas besoin pour me monter encore la tête. Après le goûter, nous nous remîmes en promenade ; mon mari causait avec F., j’étais avec eux ; les deux autres personnes avaient pris un autre chemin ; nous arrivâmes dans un endroit sauvage, rempli de rochers et ombragé par de grands arbres ; en ce moment, un de ces messieurs, assez loin de nous, appela mon T. 2P. 71
mari ; « Venez vite, venez voir ! » Charles nous quitta en courant. Aussitôt qu’il eut disparu à nos yeux, F. colla sa bouche sur la mienne. « Cher ange, dit-il, il faut encore profiter de ce moment !… — Es-tu fou ? — Non, je t’aime, laisse-moi faire ! — Mon Dieu, on va nous surprendre, je suis perdue !!! — Non, si tu ne perds pas de temps. Baisse-toi… — Y es-tu ? — M’y voilà. Il entre. — Ah ! fais vite, je tremble… — Tiens, ma chérie, jouis… jouis… encore !… Ah !… c’est fait, retire-toi vite. — Ah mon Dieu !… » Il était temps ! Mes jupes, levées par derrière, étaient à peine abaissées, que j’entendis ces messieurs qui revenaient. Je fus à leur rencontre ; on venait nous chercher pour voir prendre un essaim d’abeilles qui tourbillonnaient au sommet d’un arbre.

Nous remontâmes en voiture et revînmes à ***. On dansa le soir au salon de l’établissement ; nous nous dîmes adieu… Ces messieurs partaient le lendemain de grand matin, mon mari restait.

On pensera aisément quelles furent mes réflexions, lorsque, rentrée chez moi, je me disposai à me mettre au lit. Je me coiffais devant une glace ; mon mari, enchanté de sa journée, était fort gai et fort tendre. J’étais en chemise qui dessinait par derrière les formes très-séduisantes de ma croupe. Je m’aperçus dans la glace que Charles les regardait et que ses yeux s’allumaient. Tiens, dis-je en moi-même, serait-il possible qu’il fût capable de me le faire, par hasard, deux fois dans le même jour ?

Je voulus m’en assurer et, coquettement, je pris une pose qui faisait encore valoir ce que je savais être une de mes beautés ; puis, mettant nonchalamment un pied sur une chaise, en ayant soin que ma chemise fut plus retroussée qu’il n’était nécessaire, je défis ma jarretière.

Ce manège réussit. Charles se leva, en chemise lui-même, et venant à moi, il m’embrassa sur le cou et me mit la main entre les fesses. — « Tiens, lui dis-je, en me retournant et en lui rendant son baiser, que te prend-il donc ce soir ? — Ma chère amie, je te trouve bien belle ! — Ne le suis-je donc pas tous les jours ? — Si, mais ce soir plus que toujours. — Eh bien, que veux-tu, voyons ? » En disant cela, je portai la main à son instrument qui se dressait un peu, mais était loin d’être en état : « Tu vois, tu ne peux rien faire. — Oh ! si, je t’en prie, caresse-le un peu. — Qu’est-ce donc qui l’excite ainsi ? — Ah ! c’est… — Qui donc ? — Ton beau derrière. — Eh bien, monsieur, vous ne le verrez plus. » En disant cela, d’un mouvement de chatte, je me retroussai d’une main, de manière que tout mon postérieur fût à découvert, pendant que le devant était reflété par la glace ; en même temps, mon autre main n’avait pas quitté ce qu’elle tenait et l’excitait savamment. J’eus bientôt la satisfaction de le sentir durcir. Voulant profiter du moment, je fis asseoir Charles et me mis à cheval sur lui ; mais je m’aperçus bientôt qu’il faiblissait et que la position que j’avais prise en m’élargissant, ne pouvait convenir à son mince outil.

Je me relevai ; tout était à refaire… J’étais trop surexcitée pour ne pas en venir à mes fins ! Je recommençai les caresses de ma main ; j’y mis de l’amour-propre et, lui aidant, j’eus enfin la satisfaction de le voir de nouveau dans son plus bel état ! Alors, approchant une chaise de la glace, je posai un pied dessus et l’autre sur le parquet, et me l’introduisis par derrière.

Charles, entraîné et hors de lui, me T. 2P. 74
le fit de façon à me faire jouir encore trois fois ; quant à lui, il fut bien long, et finit cependant par décharger, grâce aux mouvements habiles de mes fesses et au talent que j’avais acquis de serrer son piètre instrument.

Nous nous couchâmes, fatigués tous deux.

Ainsi, dans cette mémorable journée, j’avais été baisée six fois ! Quant à moi, je n’exagère pas en disant que j’avais joui plus de vingt fois !!! Mais telle était la force de mon tempérament, et son aptitude aux combats amoureux, que je me levai, le lendemain, fraîche et bien portante, comme si rien ne m’était arrivé.

Je revins à ***, et nous reprîmes, avec mon cher F., nos douces habitudes, hélas ! trop souvent interrompues, mais plus ardentes après chaque privation.

Mon mari s’absentait rarement pour plus d’une journée ; nos plaisirs ne duraient donc que pendant de courts instants saisis pendant la journée ; cependant quelques voyages indispensables eurent lieu, et nous en profitâmes.

Un soir, heureux de quelques heures de sécurité, nous voulûmes profiter complétement de notre bonheur ; mon amant me proposa de nous déshabiller et de nous mettre sur mon lit, ce que j’acceptai avec ardeur. Il fut bientôt en chemise et couché sur le dos, tandis que je me délaçais ; je le rejoignis, n’ayant également que ma chemise et mes bas. Il me saisit dans ses bras, nous nous enlaçâmes avec rage ! Bientôt mon amant fut jaloux du léger tissu qui me couvrait encore, et me l’enleva malgré une légère résistance de ma part !… Il me contempla d’abord entièrement nue avec extase, puis couvrit mon corps entier de baisers brûlants, sans en excepter une seule place ! Je délirais, j’étais folle !

Je voulus à mon tour lui rendre le bonheur que je venais d’éprouver ; j’embrassai avec ardeur toutes les parties de ce corps si beau et si mâle ! Arrivée à certain endroit, à ce bijou chéri qui se dressait fièrement, je m’arrêtai, je le baisai, je le suçai, j’aurais voulu le manger tout entier !

Dans cette posture, je tournais presque les fesses du côté de mon amant ; je sentis qu’il me prenait la cuisse gauche et cherchait à la faire passer par-dessus lui. — « Que veux-tu faire, lui dis-je en détournant un peu la tête. — Enjambe-moi. — Mais comment ? Pourquoi faire ? — Tu le sauras. Là, comme cela. »

Et je me trouvai à cheval sur sa poitrine, la tête toujours au même endroit ! « Maintenant, dit-il, baisse-toi, avance un peu ton beau cul, là… place maintenant ton petit con sur ma bouche. — J’y suis. — Maintenant, faisons tous deux minette ; tu me préviendras pour que nous partions tous deux ensemble. »

Quoique fort intriguée de cette nouvelle façon, je m’y prêtai de bonne grâce ; bientôt je sentis une langue délicate et habile parcourir mon réduit. Je devins enragée ; je repris l’instrument que j’avais quitté un moment, j’en mis la tête entière dans ma bouche et je le pompai avec frénésie !!! Un courant électrique semblait parcourir mon corps ; chaque coup de langue de F. lui était rendu par ma bouche !… Quel délire ! j’avais déjà joui trois fois lorsque, sentant que la quatrième allait arriver et que mon amant, frémissant et palpitant, atteignait le moment suprême. — J’y suis… dis-je… pars… »

Qu’arriva-t-il ?… je ne le savais pas !… Je me pâmai en perdant presque connaissance sous un jet brûlant !!!… T. 2P. 78

Les adorables leçons de mon amant m’avaient rendue bien savante ; je croyais n’avoir plus rien à apprendre. Je me trompais, une suprême leçon me restait à recevoir.

J’ai souvent répété que mes fesses, ou plutôt mon cul, était d’une rare beauté ; le sillon qui en partageait l’ovale avait déjà reçu mille et mille baisers de mon amant, dont le grand bonheur était de me faire placer de manière à bien jouir de ce spectacle ; il entr’ouvrait alors les lèvres du réduit amoureux, le caressait, le baisait, le fêtait de toutes manières… quelquefois son doigt remontait un peu plus haut, et je sentais une titillation étrange à l’orifice d’un endroit secret placé au-dessus !… Quelquefois même lorsqu’enfilée jusqu’aux gardes, je me pâmais sous la rosée céleste qui était dardée en moi, j’avais senti ce doigt pénétrer très-avant dans cet étroit sentier !…

Cette caresse singulière m’avait donné une volupté toute particulière que je n’avais pas cherché à analyser.

Une des rares soirées où nous pûmes nous coucher ensemble, après nous être longtemps caressés, mon amant m’enleva ma chemise et se mit à me considérer nue avec amour.

Connaissant sa passion pour mon cul, je le lui présentai en baissant la tête et en m’écartant le plus possible ! F. se plaça derrière moi ; mais au lieu de m’enconner comme d’habitude, il se contenta de me caresser de la tête de son Priape. — « Mets-le moi donc ! dis-je ; tu me fais mourir à petit feu ! — Attends encore un peu. — Ah ! que fais-tu ? tu me fais mal… Ce n’est pas là… » En effet, je sentais sa pointe chercher à pénétrer dans le singulier orifice dont je viens de parler.

« Laisse-moi faire, mon adorée ! je t’en supplie ! Dans la femme aimée tout est con ; il ne faut pas qu’il reste un seul endroit de ton beau corps où je n’aie déposé une offrande ! — Mais ce n’est pas possible, jamais il n’entrera. — Oh ! si, il entrera même tout entier si tu me laisses faire. — Mais tu me tueras ! je vais souffrir ! je vais crier ! je ne jouirai pas ! — Oh ! que si ; et après, tu me diras toi-même, j’en suis sûr, que c’était bien bon ! je parie même que tu me le redemanderas plus d’une fois ! — Non, c’est impossible ; allons, mon chéri, mets-le plus bas, où tu seras aussi bien. — Je t’en supplie ! c’est la plus grande preuve d’amour qu’une femme puisse donner ! je la réclame ! — Ah ! mon Dieu ! je ne puis cependant pas le refuser ! Allons… fais. Mais c’est bien singulier. »

Je ne dis plus rien, et je restai passive, présentant de mon mieux ce qui m’était demandé… Mon amant alla à ma toilette et se lubréfia avec un cosmétique qu’il y prit, puis, reprenant sa place, il se présenta de nouveau à l’étroite entrée… Les premiers essais ne réussirent pas ; je souffrais, bien loin de ressentir aucun plaisir ! mais je l’aimais tant que j’aurais souffert bien davantage… de plus, la curiosité, le désir de l’inconnu me soutenaient. Mon amant arrêta un instant ses efforts et, passant sa main par devant entre mes cuisses, il se mit à me branler. Le plaisir s’alluma et je demandai moi-même un second essai ; mais la posture de mon amant, ainsi penché, était trop incommode ; il prit ma main et la plaça où était la sienne. Je compris et me le fis moi-même… Je sentis de nouveau la terrible pointe… le plaisir que je me donnais par devant neutralisait la douleur que mon pauvre cul ressentait encore… Enfin, je sentis comme un anneau qui se dilatait en moi, et d’un coup l’énorme cylindre entra tout entier… Je T. 2P. 83
redoublai le mouvement de ma main… une jouissance immense… double… âcre… extraordinaire, m’envahit… je perdis presque connaissance et tombai étendue en avant dans un spasme impossible à décrire.

Mon amant, heureusement, ne fut pas désarçonné ; il suivit le mouvement et se trouva étendu tout de son long sur moi… Il donna encore quelques coups et remplit son singulier gîte d’une chaude éjaculation qu’il darda avec force soupirs, témoins de sa vive jouissance…

Nous restâmes un bon moment étendus tous deux dans cette position sans nous rien dire… J’avais une certaine honte que je ne pouvais expliquer ! et m’en voulais presque d’avoir tant joui par cet endroit inusité !… D’un autre côté, je ne pouvais m’empêcher d’être enchantée de cette nouvelle source de jouissance.

F. m’embrassa et me dit tout bas : « Eh bien ! qu’en dis-tu ? — Je ne sais. — As-tu joui ? — Eh ! oui ! — Es-tu fâchée d’avoir cédé à mon caprice ? — Non. — Me le redemanderas-tu ? — Je crois que oui, mais pas souvent… c’est trop !… »

Pendant cette conversation, nous n’avions pas changé de position : la cheville de mon amant était toujours fichée dans mon trou mignon ; je la sentais devenir petite ; il essaya de se retirer… je serrai les fesses à tel point que je le maintins bon gré mal gré à son poste… — « Tu as voulu y entrer, lui dis-je à mon tour tout bas, eh bien ! tu y resteras ! »

Je comptais sur sa vigueur qui m’était bien connue et, en attendant qu’elle revint, je l’agaçais et me servais des mots qu’il m’avait appris. « Comment appelles-tu cette manière de foutre ? lui dis-je, ce n’est pas enconner, puisque T. 2P. 85
mon pauvre petit con n’a rien reçu ! — Cela s’appelle… mais non, nous appellerons cela mignonner ; c’est un joli mot, n’est-ce pas ? il va bien avec minette.Eh bien, mon chéri, mignonne-moi encore, je sens que j’y prends goût… Ah ! je sens ton bon vit qui renaît : fête encore ce cul que tu aimes tant… je t’en supplie, ne m’abandonne pas… je veux encore ton foutre !… »

En disant toutes ces petites cochonneries qui, je le savais, électrisaient mon amant, je resserrais graduellement les fesses pour lui donner toute liberté d’action…

Je commençais à ressentir de nouveau les avants-coureurs de cette jouissance double que j’avais éprouvée ; mon amant n’était pas encore prêt ; il me semblait même le sentir faiblir ; je lui dis de ne pas me quitter : nous nous redressâmes dans notre première position avec des soins infinis ! «  Maintenant, mon chéri, lui dis-je, ne bouge plus, laisse-moi tout faire… »

Je me mis à remuer savamment ma croupe d’avant en arrière… Mon amant, à genoux, immobile, contemplait avec passion ce lubrique spectacle… Il voyait, comme il me le dit après, sa flèche, serrée comme dans un étau, paraître presqu’entière et disparaître complétement dans son étroit carquois…

Après quelques instants de ce délicieux manège, mon amant avait repris toute sa vigueur… Je le sentais à la grosseur croissante et à la raideur du membre qui nous liait tous les deux… Je le sentis bientôt frémir : des mots inarticulés sortirent de ses lèvres… je l’avertis que j’étais prête… un nouveau jet de foutre vint nous faire pâmer tous les deux !…

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Mon bien-aimé F. avait eu raison ! J’y pris goût ! Que de fois en se penchant sur moi ne m’a-t-il pas dit de sa douce voix. « Où le veux-tu ? » et que de fois, en y mettant le doigt… n’ai-je pas répondu : « Là !… »

FIN DE LA TROISIÈME PARTIE ET SECOND VOLUME.