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Confession galante d’une femme du monde/Texte entier

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A. Christiaens (p. 5-87).

PREMIÈRE PARTIE.


Le château de ma grand’mère était situé près de la ville de ***, dans une délicieuse contrée ; le parc, ombragé d’arbres séculaires, était d’une grande étendue et enclos de murs. Toute la partie voisine du château était cultivée en parterres garnis des plus belles fleurs et arrosée par une petite rivière qui traversait une magnifique pièce d’eau et allait se perdre dans la campagne par des méandres capricieux.

Ma vieille grand’mère, très-peu ingambe, ne pénétrait jamais plus loin que la pièce d’eau ; quant à moi, mon plus grand bonheur était de m’égarer seule dans les endroits les plus sauvages et les plus retirés du parc et d’y porter mes rêveries de seize ans ; ces rêveries, je dois l’avouer, étaient toutes de même nature ; un vague étrange envahissait mon âme ; mon imagination s’envolait dans des régions inconnues et présentait devant mes yeux des images de tendresse et de dévouement dont un beau jeune homme était toujours le héros ; quoique profondément ignorante sur la différence des sexes, mes sens déjà éveillés agissaient sur tout mon organisme, un feu secret circulait dans mes veines ; souvent un voile passait sur mes yeux, mes jambes fléchissaient et j’étais obligée de m’asseoir, en proie à un énervement qui tenait de la souffrance et du plaisir.

Nous étions au mois de juin, le temps était magnifique ; mes promenades fréquentes, surtout le matin où j’étais sûre d’être seule.

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Nous reçûmes une lettre de Mme T…, ma tante, qui, répondant à une invitation de ma grand’mère, nous annonçait sa prochaine arrivée.

Mme T… pouvait avoir de 24 à 25 ans ; elle s’était mariée à 20 ans avec un vieillard qui l’avait laissée veuve depuis deux ans, maîtresse d’une grande fortune et sans enfants. C’était une délicieuse personne ; sa chevelure, d’un noir d’ébène, faisait ressortir la blancheur de son teint qu’illuminaient deux yeux du plus bel azur. Sa bouche, petite et gracieuse, était garnie de dents adorables, un imperceptible duvet noir ombrait légèrement le dessus de sa lèvre supérieure et lui donnait un cachet particulier, qui, cependant, n’avait rien de dur ni de viril. Sa taille moyenne était souple et fine ; ses mains et ses pieds, d’une petitesse et d’un galbe admirables ; elle se mettait avec goût et élégance.

Je l’aimais beaucoup. Son caractère vif et enjoué m’avait depuis longtemps captivée. Habituée à vivre constamment avec ma grand’mère, dont l’âge ne pouvait me procurer aucune distraction, privée de compagnes, j’étais bien heureuse de l’arrivée d’une parente, qui, pour moi, était une amie.

On avait parlé d’un projet de mariage entre ma tante et M. B. Ma grand’mère, qui approuvait ce projet, écrivit à ce dernier en l’invitant à venir passer quelque temps au château. En effet, quelques jours après l’installation de ma tante, M. B. nous arriva.

Ce que j’ai à raconter maintenant est bien délicat et bien difficile ! J’ai hésité longtemps ! mais après tout, personne ne lira, je l’espère, ces lignes tracées pour moi seule. Les tableaux que je vais peindre sont bien vifs, mais ils sont vrais. Quels sont les amants, amants réels qui, dans les bras l’un de l’autre, n’ont pas épuisé la même coupe ? Ajouterai-je que maintenant, que je n’y puis plus tremper mes lèvres, j’éprouve encore une véritable jouissance à me rappeler sa douce saveur.

Un matin de très-bonne heure, suivant mon habitude, je m’étais enfoncée au loin dans le parc ; je m’assis au pied d’un arbre, plongée dans mes rêveries accoutumées.

J’aperçus de loin ma tante, que je croyais couchée, se dirigeant du côté où j’étais ; elle était vêtue d’un frais peignoir bleu et blanc. M. B. l’accompagnait, habillé en nankin et la tête couverte d’un chapeau de paille ; ils semblaient se parler vivement.

Je ne sais quel instinct secret me porta à éviter leur présence ; je me cachai derrière un massif épais qui me déroba complétement à leurs yeux.

Ils arrivèrent bientôt tous deux à l’endroit que je venais de quitter, et, s’arrêtant un moment, M. B., après avoir bien regardé autour de lui, convaincu qu’à cette heure personne ne pouvait les voir, entoura de ses bras la taille de ma tante et, l’attirant à lui, la pressa sur son cœur ; leurs lèvres se confondirent et j’entendis un long baiser qui vint retentir au fond de mon cœur. « Ma chère Berthe (c’était le nom de ma tante), disait-il, mon ange ! ma douce chérie ! je t’aime, je t’adore ; quel affreux temps j’ai passé sans toi ! mais bientôt nous ne nous quitterons plus ! tiens ! que je t’embrasse encore ! donne tes beaux yeux ! tes jolies dents ! ton cou divin ! que je les mange !!! »

Ma tante, loin de résister, s’abandonnait à lui, rendait baiser pour baiser, caresses pour caresses ; son teint s’animait, ses beaux yeux se voilaient. « Mon Alfred, disait-elle, je t’aime autant que toi, je suis toute à toi ! »

Qu’on juge de l’effet que durent produire sur moi de semblables caresses ! Mon tempérament s’alluma comme frappé d’une étincelle électrique ; je fus un moment comme paralysée et je perdis presque l’usage de mes sens. Je revins cependant promptement à moi et je continuai à être tout yeux et tout oreilles. M. Alfred demandait quelque chose que je ne comprenais pas et paraissait insister. « Non, mon ami, répondait Berthe, oh non ! pas ici, je t’en prie, jamais je n’oserais, mon Dieu ! si quelqu’un nous surprenait, j’en mourrais !

— Ma chérie, qui peut nous voir, à cette heure ?

— Je ne sais, mais j’ai peur ! tiens, vois-tu, je ne le pourrais pas, je n’aurais aucun plaisir ; nous chercherons un moyen de nous réunir, je m’en occupe depuis hier, un peu de patience, je t’en prie. — Comment peux-tu me parler de patience dans l’état où je suis ! donne ta menotte, sens-le toi-même ! »

Il prit alors la main de ma tante et la plaça dans un endroit si singulier qu’il me fut impossible de m’en expliquer la cause ; mais ce fut bien pis, quand je vis cette main disparaître dans certaine fente qu’elle avait prestement déboutonnée ; elle y saisit un objet que je ne pouvais voir. « Cher Mimi, disait-elle, oh, je vois bien que vous avez une grosse envie ! comme vous êtes beau ! moi aussi je voudrais bien ! si nous avions seulement un abri quelconque, je vous mettrais bien vite à la raison ! » Et la petite main s’agitait doucement au grand plaisir apparent de M. B., qui, immobile, recueilli, les jambes un peu écartées, avait l’air d’éprouver un profond plaisir : un instant de silence se fit :

« Ah ! s’écria tout à coup ma tante, quelle idée ! viens, je me rappelle ! il y a près d’ici un pavillon… nécessaire, T. 1P. 14
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tu sais… c’est un singulier endroit pour notre amour, mais on ne nous verra pas et je pourrai être toute à toi, viens ! »

Le pavillon dont parlait ma tante était, il faut le dire, destiné aux nécessités de notre pauvre humanité ; il était construit en forme de chaumière et tenu proprement à l’intérieur.

Je pouvais, sans crainte d’être vue, et protégée par de hautes broussailles, m’en approcher, ce que je fis avec des précautions infinies, et j’arrivai derrière le pavillon au moment où Berthe était déjà rentrée et où M. B., après avoir bien regardé aux alentours, entrait lui-même et mettait le verrou. Je cherchai un observatoire commode, il fut bientôt trouvé ; les planches et les troncs d’arbres, assez mal joints, me présentèrent une ouverture assez grande pour bien voir. J’y appliquai mon œil, retins mon haleine et fus témoin de ce que je vais raconter.

Berthe, suspendue au cou de M. B., le dévorait de baisers : « Va, disait-elle, mon chéri, j’étais bien malheureuse de te refuser, mais j’avais si peur ! ici, du moins, je suis rassurée. Ce beau Mimi, quelle fêle je vais lui faire ! tiens, je jouis déjà en y pensant ! Mais comment allons-nous nous mettre ? — Sois tranquille ! mais avant laisse-moi revoir mon cher Bibi, il y a si longtemps que je le désire ! »

Quelles étaient mes réflexions en ce moment, je le laisse à penser !… Mais qu’allaient-ils donc faire ? Je ne fus pas longtemps sans le savoir.

M. B. mit un genou en terre et releva les jupes et la chemise de Berthe. Que de beautés apparurent au jour ! Sous une fine chemise de batiste se montrèrent deux jambes dignes de Vénus, couvertes de bas de soie attachés au-dessus du genou par des jarretières T. 1P. 16
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couleur de feu ! puis deux cuisses adorables, blanches, rondes, fermes, qui se rejoignaient en haut, surmontées par une toison de poils noirs et luisants dont l’abondance et la longueur me causèrent une véritable surprise, comparés surtout à la légère mousse châtain clair qui commençait à recouvrir chez moi cette même partie. « Que je l’aime ! disait Alfred, qu’il est beau et frais ! écarte-toi un peu, mon ange, que j’embrasse ses adorables lèvres !! »

Berthe fit ce qu’il demandait : ses cuisses, en s’écartant, firent voir une petite fente rosée sur laquelle son amant colla ses lèvres ! Berthe paraissait en extase ! fermait les yeux, articulait des mots sans suite en se prêtant par un léger mouvement en avant à cette singulière caresse qui la transportait. « Ah ! tu me tues… encore !… fais ! ça vient… je… je… fais… Ah ! ah !… »

Que faisait-elle ? bon Dieu ! je n’avais jamais supposé que cet endroit pût procurer un plaisir quelconque, et cependant je commençais à sentir chez moi au même lieu quelques chatouillements particuliers qui me le faisaient comprendre.

Alfred se releva en soutenant Berthe qui paraissait ne pouvoir se tenir debout ; mais bientôt elle reprit ses sens et l’embrassa avec ardeur. « Viens maintenant me le mettre, dit-elle, mais comment allons-nous faire ? — Tourne-toi, ma chérie, et incline-toi sur ce siége indigne : laisse-moi faire. »

Alors, à ma grande stupéfaction, Berthe, par des mouvements rapides et fiévreux, défit elle-même le pantalon d’Alfred et releva sa chemise sous son gilet ; elle découvrit ainsi à ma vue un objet tellement extraordinaire pour moi que je fus sur le point de jeter un cri ! Quel pouvait être ce membre inconnu, T. 1P. 18
dont la tête rose et altière, dont la longueur et la grosseur me donnaient des vertiges ?… Berthe, évidemment, ne partageait pas mes craintes, car elle prit dans sa main cet instrument effrayant, le caressa un moment et dit : « Allons ! Monsieur Mimi, venez chez votre petit compagnon et surtout n’allez pas trop vite. Là-dessus elle se troussa par derrière et mit au jour deux globes d’une blancheur éblouissante, séparés par un ravin dont je ne voyais qu’une légère trace : elle s’inclina ensuite et, plaçant ses mains sur le siége en bois, elle présenta à son amant son adorable croupe.

Alfred, debout derrière elle, prit en main son énorme instrument, l’humecta d’un peu de salive et commença à l’introduire entre les deux lèvres que j’avais aperçues. Berthe ne bougeait pas et écartait le plus possible la partie qu’elle présentait, qui semblait s’ouvrir et enfin absorba cette longue et grosse machine qui me paraissait monstrueuse et qui cependant pénétra si bien qu’elle disparut entièrement et que le ventre de son heureux possesseur vint se coller contre les fesses de ma tante.

Ce fut alors une réunion de mouvements combinés, de propos sans suite, de paroles entrecoupées !!! « Ah !… je le sens… il me pénètre… disait Berthe ; donne-moi bien tout… va doucement… laisse-moi jouir seule d’abord… ah ! je sens ! ça vient !… plus vite !… je le fais… tiens… à toi ! je meurs… je… je… ah ! »

Quant à Alfred, les yeux à demi-fermés, les mains appuyées sur les hanches de ma tante, il paraissait dans une béatitude inexprimable. « Tiens, disait-il, mon ange, mon tout, ah ! que c’est bon ! jouis bien ! fais-le !… cela te vient, n’est-ce pas ? va… va… je sens que tu le fais… jouis bien, ma chérie. » T. 1P. 20

Tous deux s’arrêtèrent un moment. Ma tante paraissait anéantie, mais ne changeait pas de position : elle tourna enfin légèrement la tête, envoya un baiser à son amant et lui dit : « Maintenant, tous deux ensemble ; tu me préviendras quand tu seras prêt. » La scène recommença.

Au bout de quelques instants, Alfred, à son tour, s’écria :« Ah !… je sens que ça vient… es-tu prête, ma chérie ? — Oui… oui… m’y voilà… enfonce… encore, va… pars… je te suis… je… je… Ah ! je jouis… je… dé… je… décharge !! »

Un assez long silence suivit ; Alfred paraissait affaissé et prêt à tomber sur Berthe qui eut besoin de se raidir sur ses poignets pour lui résister. Alfred se recula alors un peu et je revis, sortant du réduit qu’il avait si bien fêté, cet instrument si merveilleux ! mais combien il était changé !… sa taille avait diminué de moitié, il était rouge et humide et je vis comme une perle blanche et visqueuse en sortir et tomber à terre.

Alfred se rajusta ; pendant ce temps, ma tante s’était relevée et, les bras passés autour du cou de son amant, le couvrait de baisers.

Qu’avais-je fait pendant ce temps ? Mon imagination, exaltée au dernier degré, me faisait ressentir une partie des plaisirs qui transportaient mes acteurs.

Dans le plus beau moment, je relevai jupe et chemise et ma main inexpérimentée se contenta d’explorer cette tendre partie. Je m’assurai ainsi que j’étais faite comme Berthe, mais je ne savais pas encore à quel usage et à quel soulagement cette main pouvait servir. Cette même matinée devait me l’apprendre.

Après bien des baisers, Berthe dit à M. B. : « Écoute, mon chéri, j’ai réfléchi ; tu sais que mon appartement ici est assez isolé ; sans ma femme de chambre, qui couche dans mon salon, personne ne pourrait se douter de nos rendez-vous, et nous pourrions passer d’adorables nuits ensemble. »

Sous un prétexte de toilette, j’enverrai Julie à Paris après-demain matin. Après-demain soir donc nous pourrons nous réunir. Sois aux aguets, un signe te préviendra dans la journée de l’heure où tu pourras te glisser chez moi. Je me fie à toi pour prendre les plus minutieuses précautions. »

Il fut ensuite décidé que M. B. sortirait le premier, irait faire un tour hors du parc et que pendant ce temps ma tante regagnerait sa chambre par un escalier de service. M. B. sortit et je restai blottie dans mes broussailles jusqu’à ce qu’il fut assez loin pour n’avoir pas la crainte d’être aperçue de lui. Voyant que ma tante ne sortait pas encore, je restai et je regardai de nouveau. Il y avait dans le pavillon un pot et une cuvette ; je vis Berthe remplir cette dernière, relever ses jupes et s’accroupir dessus ; elle était placée juste en face de moi et rien ne pouvait échapper à ma vue ; dans le mouvement qu’elle fit sa jolie fente s’ouvrit, elle me parut d’un incarnat plus vif ; les bords, l’intérieur et jusqu’à l’épais taillis qui l’environnait me semblaient inondés de la même liqueur que j’avais vu répandre à M. B. Berthe commença une ample ablution ; je me préparais à quitter sans bruit ma place lorsque je restai clouée, immobile ! la main de ma tante rafraîchissait avec soins toutes les parties qui venaient de si bien travailler. Tout à coup je la vis s’arrêter et se fixer, puis un doigt appuyer sur une légère éminence qui se montrait tout en haut ; ce doigt frotta légèrement T. 1P. 24
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d’abord, puis avec une espèce de furie… enfin Berthe donna les mêmes symptômes de plaisir qu’un instant avant.

J’en avais assez vu !… j’avais compris ! je m’éclipsai et me hâtai de prendre une longue allée tortueuse qui me ramena au château ; la tête en feu, le sein palpitant, la démarche chancelante, mais bien décidée à jouer de suite le dernier acte que je venais de voir et qui n’avait pas besoin de partner.

J’arrivai dans ma chambre dans un véritable état de folie ; je jetai mon chapeau par terre, je fermai ma porte à double tour, je me mis sur mon lit, je me troussai jusqu’à la ceinture et, me rappelant jusqu’aux moindres détails l’usage que Berthe avait fait de sa main, je plaçai la mienne entre mes jambes… Quelques essais furent d’abord infructueux, mais je réussis à trouver enfin le point que je cherchais : le reste était facile et j’avais trop bien observé pour me tromper… une sensation délirante me saisit, je continuai avec rage et bientôt je tombai dans une extase telle que je perdis connaissance…

Quand je revins à moi, j’étais dans la même position, la main toute mouillée d’une rosée inconnue…

Je m’assis toute bouleversée et ce ne fut qu’après un temps assez long que je pus me remettre tout à fait.

L’heure du déjeuner approchait ; je fis promptement ma toilette et je descendis.

Ma tante était déjà au salon avec ma grand’mère ; je l’examinai en entrant : elle était belle et fraîche, son teint reposé, ses yeux brillants auraient fait jurer qu’elle venait de se lever après une excellente matinée de sommeil ; sa toilette, d’un goût exquis, quoique simple, faisait valoir ses formes charmantes. Quant à moi, je devais avoir les yeux battus et je sentais le rouge me monter au visage. Ma grand’mère me trouva agitée et me le dit : je lui répondis que j’avais trop dormi et que, contre mon habitude, je n’avais pas fait ma promenade du matin. Ma tante m’embrassa, on parla de choses et d’autres et je me remis complétement.

M. B. arriva bientôt ; il nous parla d’une excursion faite dans le village voisin : nous nous mîmes à table.

J’observais avec soin, sans en avoir l’air, tout ce qui se passait entre M. B. et ma tante : je dois avouer que je fus désappointée et bien surprise ; pas un geste, pas un regard ne décela une entente quelconque.

Vers le milieu du repas, ma tante dit négligemment à ma grand’mère : « Chère bonne mère, j’ai été si étourdie en quittant Paris, que j’ai oublié des objets indispensables à ma toilette. Je vous demande la permission d’envoyer demain ma femme de chambre pour les rapporter. Ne dérangez personne ; du reste, je suis habituée à me servir seule : ce ne sera d’ailleurs qu’une courte absence[1].

La journée se passa tranquillement, M. B. monta à cheval et fut faire une longue promenade ; nous allâmes nous installer près de la pièce d’eau et nous nous occupâmes de travaux d’aiguille. Quelques personnes du voisinage vinrent en visite et ma grand’mère les retint à dîner.

Le soir nous fîmes de la musique. Je chantai un duo avec ma tante. Quoique déjà bonne musicienne et ayant une jolie voix, je n’étais pas à la hauteur de Berthe qui me donnait d’excellentes leçons de goût et de sentiment.

M. B. fit le whist de ma grand’mère et fut avec nous d’une réserve complète.

Je me retirai vers onze heures. J’attendis avec une vive impatience le moment d’être seule pour me livrer à mes pensées ; je me couchai donc promptement et renvoyai ma femme de chambre. Je ne doutais pas que le lendemain soir fût l’instant d’un rendez-vous sérieux entre M. B. et ma tante ; je brûlais d’assister aux scènes délirantes qui devaient en être la conséquence ; il fallait donc en trouver le moyen.

Connaissant à fond les aîtres de la maison, je commençai par tracer dans mon esprit le plan du petit appartement occupé par ma tante. Cet appartement était situé au deuxième étage, comme le mien, mais à l’extrémité opposée. Un corridor faisait communiquer toutes les chambres de cet étage. M. B. était également logé au second, mais dans une aile sur le retour.

Ma tante avait à sa disposition un petit salon dans lequel on dressait un lit pour sa femme de chambre, une jolie chambre à coucher et un cabinet de toilette. Je me rappelai que ce cabinet, qui n’occupait en espace que le tiers du grand côté de la chambre, avait été autrefois contigu à une alcôve qui avait été condamnée par une forte cloison ; un œil de bœuf, pratiqué dans le haut de l’alcôve, avait été seulement bouché par un trumeau représentant une bergerade, assez mauvaise composition à l’huile.

Je me rappelai également qu’une porte, ouvrant dans une chambre inoccupée, donnait accès dans cette espèce de cabinet noir.

C’est sur ces souvenirs que j’arrêtai mon plan ; puis je m’endormis pleine de résolution et d’espoir pour le jour suivant.

Mlle Julie partit comme il avait été convenu. M. B. et ma tante étaient plus que jamais sur la réserve. Je surpris cependant ce que je désirais le plus savoir, l’heure arrêtée pour le soir.

Après déjeuner, M. B. s’appuya nonchalamment sur la cheminée et, en faisant admirer les beautés de la pendule, superbe meuble de boule, il arrêta un moment son doigt sur le chiffre XI, puis sur le chiffre VI : il me fut facile de comprendre que cela voulait dire : onze heures et demie. Ma tante répondit par un léger mouvement des yeux. Je savais donc tout ce que je voulais : restait à faire mes préparatifs.

Quand nous fûmes assises dans le jardin, M. B., qui n’était pas sorti, nous offrit de nous faire une lecture, ce qui fut accepté.

Je m’esquivai bientôt sous un prétexte quelconque et, sûre d’être seule au deuxième étage, je me rendis par la petite porte dont j’ai parlé dans le cabinet noir.

Tout était bien comme je me l’étais rappelé ; seulement il me fallait une échelle ; mais cela ne m’embarrassait pas, je savais en trouver une dans une galerie à côté où on étendait du linge.

Cette échelle double était fort lourde ; mais la curiosité, le feu qui m’animait, doublaient mes forces. Je l’apportai dans l’alcôve, je la plaçai et montai résolument jusqu’en haut ; je trouvai l’œil de bœuf et la toile qui le bouchait ; avec des ciseaux je fis un trou à cette toile et j’eus la satisfaction d’apercevoir la chambre entière et surtout le lit. Je descendis alors promptement, je fermai la porte dont je pris la clef et je revins au jardin. Tout cela fut fait si rapidement que personne ne trouva mon absence étrange. La journée et la soirée me parurent mortelles.

Enfin, vers dix heures et demie, ma grand’mère se retira et nous la suivîmes.

M. B. nous souhaita le bonsoir et s’en fut chez lui ; ma tante resta encore un instant et me reconduisit dans ma chambre. Je l’embrassai et lui dis adieu.

Je me déshabillai promptement et renvoyai Mariette. Je remis mes bas, des pantoufles de velours, un peignoir sombre et j’attendis.

Vers onze heures un quart, je me glissai comme une ombre dans le corridor ; j’arrivai heureusement à la petite porte que j’ouvris et fermai sans difficulté et sans bruit, puis je montai sur mon échelle, où je m’établis le moins mal que je pus et je regardai.

J’avais complétement réussi : je voyais très-distinctement ; le lit blanc et frais me semblait un autel paré pour le sacrifice ; une lampe carcel placée sur la table de nuit l’inondait d’une lumière intense. Berthe était dans un cabinet de toilette où je l’entendais faire des ablutions qui durèrent longtemps et qui me parurent de plus d’un genre, si j’en juge au moins par le bruit de certain instrument qu’on remontait.

Elle sortit enfin et entra dans sa chambre n’ayant sur elle qu’un peignoir ; elle alla vers le lit, le découvrit, arrangea les oreillers, plaça la lampe de manière à éclairer encore davantage ; elle prit une chemise de fine batiste garnie de dentelles et s’avança vers l’armoire à glace, se mira un bon moment, puis, par un gracieux mouvement d’épaules, elle fit glisser sa chemise qui, un instant retenue par les hanches, vint ensuite s’enrouler à ses pieds. Comme elle s’était d’abord débarrassée de son peignoir, elle apparut complétement nue à mes yeux éblouis.

Certes, on ne pouvait rien rêver de plus beau ! Ses seins, fermes et relevés, un peu saillants, étaient surmontés de deux fraises d’un rose vif ; sa chute de reins et ses fesses étaient admirables.

Au bas de son ventre blanc et poli T. 1P. 34
comme de l’ivoire tranchait cette luxuriante toison d’ébène dont la longueur et l’épaisseur étaient une véritable rareté. Le contraste de cette énorme tache noire sur un corps si blanc donnait à Berthe un cachet tout particulier d’étrangeté lascive.

Elle passa sa chemise, remit son peignoir dont elle noua négligemment la ceinture, puis se dirigea vers son salon dont elle entr’ouvrit la porte. Un moment après, j’entendis marcher avec précaution : la porte fut fermée à clef. Berthe et M. B. parurent dans la chambre. Ce dernier avait les pieds nus dans des pantoufles ; il était vêtu d’une robe de chambre d’été sous laquelle il n’avait que sa chemise. Berthe le fit asseoir sur une causeuse et s’assit elle-même sur son genou gauche ; leurs bouches se réunirent dans un long baiser, puis ils parlèrent de leur mariage, qu’un obstacle non encore surmonté avait retardé, mais qui, au dire de M. B., devait être prochainement conclu. « Que je te remercie, mon cher ange, dit-il en terminant, d’avoir eu assez de confiance en moi pour ne pas m’avoir fait attendre tes précieuses faveurs ! c’est à ton époux que tu les prodigues, c’est lui qui t’en récompensera par un amour éternel. »

En disant ces mots, il avait ouvert le haut du peignoir de Berthe et embrassait alternativement les deux globes si purs dont j’ai parlé ; ma tante, renversée en arrière, frémissait sous cette caresse qui paraissait faire courir en elle un frisson voluptueux. Alfred, mettant ce moment à profit, écarta de nouveau le peignoir, mais cette fois par le bas, et, relevant la chemise, il joua un instant avec les beaux poils noirs qui paraissaient faire ses délices, puis, entr’ouvrant le réduit qu’ils cachaient, je vis son doigt remonter un peu et renouveler ce que j’avais vu faire à ma tante sur elle-même et dont l’imitation m’avait procuré à moi-même une si grande jouissance.

Berthe, de son côté, avait pris et mis au jour le beau membre dont je ne détachai plus les yeux. Il me parut encore plus long et plus gros que la première fois ; il avait bien huit ou neuf pouces et sa grosseur était celle de mon poignet.

Ma tante avait écarté ses cuisses et ouvert, par ce mouvement, sa petite fente, qui ne paraissait pas plus longue que mon petit doigt. Comment, me disais-je, serait-il possible qu’un instrument de cette taille pût pénétrer en entier dans un si petit endroit ? J’en vins à conclure que, la première fois, ma tante, dans la position où elle était, avait sans doute reçu cette grosse machine non en elle, mais entre ses cuisses et que c’était son frottement qui l’avait rendue si heureuse ; mon erreur n’allait pas durer longtemps. Pendant mes réflexions, les deux amants avaient continué en silence leurs douces caresses… « Ah ! dit Berthe… mon époux !… mon chéri !… continue !… ah ! je suis heureuse… Comme Mimi est beau !… comme je vais jouir !… ça vient !… oh ! fais encore un peu !… ah ! je meurs… » Long moment de silence… Berthe paraissait anéantie, le corps renversé, la tête cachée dans l’épaule de son amant, les cuisses écartées… M. B. la contemplait avec ravissement !… « Viens maintenant, dit Berthe en se relevant, viens me le mettre… j’ai besoin de le sentir tout entier… viens, je suis en feu… je brûle. Monsieur Mimi, venez m’arroser de votre bonne liqueur !… »

Berthe dénoua son peignoir et le jeta par terre, puis s’étendit sur le lit. Alfred en fit autant de sa robe de chambre, mais, avant de se placer près de Berthe, il releva sa chemise qu’il roula sous ses aisselles. Qu’il était beau ainsi ! taillé en Hercule et en Apollon ! son fier instrument s’élevait avec raideur d’un taillis épais qui le faisait valoir ; il monta alors sur le lit.

Berthe était restée couchée sur le dos, les jambes écartées et un peu relevées ; Alfred se plaça entre elles à genou et releva lui-même la chemise de son amie jusqu’à son cou, l’exposant ainsi nue à mes regards ; je m’attendais à la voir se relever et se tourner, comme la première fois, le derrière à son amant ; je croyais que cela ne pouvait se faire autrement, mais, à mon grand étonnement, il n’en fut rien. M. B. s’étendit sur elle : Berthe releva ses jambes et les lui plaça sur les reins de manière que rien ne pouvait échapper à ma vue !

Je vis distinctement la main de Berthe se saisir de l’instrument dont elle dirigea la tête au centre de sa petite fente qui s’entr’ouvrit pour la recevoir. M. B. donna un vigoureux coup de reins, Berthe y répondit de même et la moitié au moins de la machine pénétra dans le petit réduit qui se dilatait pour l’engloutir ; quelques autres mouvements achevèrent l’introduction et je vis bientôt leurs deux toisons se confondre : pour le coup, je savais à quoi m’en tenir. T. 1P. 40
Ce ne fut plus alors qu’une réunion de mouvements, de soupirs, de paroles inarticulées, de frémissements à devenir folle !… « Donne-moi bien tout… ah ! que c’est bon… va doucement… jouissons longtemps… serre-moi bien… — Ma chérie !… lève encore tes cuisses qu’il entre mieux… tiens… le sens-tu ! Ah ! quelles délices !… — Je meurs… es-tu prêt ?… mon Alfred, je vais faire… je… je… dépêche-toi !… — J’y suis, ça vient… il… monte… va… pars… je le fais… ah !… je… décharge. »

Tous deux restèrent un moment immobiles, puis Alfred se releva et je vis sortir le cher instrument comme la première fois, petit, rouge et versant des larmes.

Berthe resta plus longtemps sans donner signe de vie, puis se relevant, elle couvrit Alfred de baisers et passa un instant dans son cabinet de toilette.

Je croyais tout fini et je pensais déjà à la retraite ; cependant un secret pressentiment me fit rester.

Berthe se recoucha, enlaça son amant et une douce conversation s’engagea entre eux : « Mon ami, combien j’ai été heureuse ! comme c’est bien meilleur quand on est tout à fait à son aise ! comme tu le fais bien ! — Ma chérie, il n’existe pas au monde une femme plus parfaite que toi ! je veux te manger tout entière ! » Et, relevant de nouveau la chemise de Berthe, Alfred couvrit de baisers tout le beau corps qui tressaillait sous ses caresses ; arrivé au centre de la volupté, il l’entr’ouvrit, le mordit doucement et le baisa avec passion.

« Arrête, mon ami, disait Berthe, arrête, tu vas te fatiguer, repose-toi. — Non, ma chérie, regarde… vois-le, il demande encore la permission d’entrer chez son petit compagnon, tu ne la lui refuseras pas. — Voyons cela, Monsieur Mimi, vous voilà déjà revenu à votre bel état ! oui, vous êtes bien beau ! allons, je veux bien vous emprisonner encore une fois ! là, placez-vous comme cela et ne bougez plus. — Que vas-tu faire ? — Tu sais, mon ami, que j’aime à changer ; reste sur le dos, c’est moi qui vais te le faire. »

En disant cela, ma tante enjamba Alfred et, prenant en main M. Mimi, elle se l’enfonça jusqu’à la garde, puis réglant elle-même ses mouvements, elle s’accroupit le corps droit et resta ainsi enfilée par l’énorme pivot. Elle agaçait Alfred, lui envoyait des baisers, lui montrait ses adorables tétons en faisant des mines. « C’est moi qui te baise, disait-elle, tu es ma petite femme… vois comme je le fais bien… » Au bout d’un instant, il fut facile de voir que le moment suprême arrivait ; elle se coucha sur son amant, qui la reçut dans ses bras et la pressa sur lui en prenant de chaque main ses blanches fesses… La volupté les saisit tous deux ensemble… puis Berthe se dégagea et s’étendit encore une fois mollement à côté de son amant. T. 1P. 43
Il était tard, j’étais écrasée de fatigue et par l’émotion et par la position forcée que j’occupais ; je ne voulus cependant pas partir avant de savoir si le couple amoureux prenait un autre rendez-vous. J’eus la satisfaction de les entendre fixer le lendemain soir à la même heure.

Je regagnai alors ma chambre et me mis au lit brisée ; je n’en dormis pas moins profondément. Je me réveillai vers sept heures, parfaitement reposée ; je repassai avec soin dans mon esprit tout ce que j’avais vu et entendu la veille ; mon imagination s’enflamma, mon sein se soulevait ; un feu actif circulait dans mes veines ; je pris naturellement la position qu’avait ma tante sur le dos, puis je relevai ma chemise comme le lui avait fait M. B. Je touchai alternativement mes seins dont les bouts se gonflèrent ; puis en caressant mon corps, j’arrivai à l’endroit délicat que je parcourus avec curiosité. Il me sembla qu’un léger changement s’y était opéré : Je trouvai les lèvres de ce petit réduit plus rebondies ; je cherchai l’endroit qui avait englouti chez ma tante l’énorme machine, je ne trouvai qu’un petit trou où mon doigt ne pouvait pénétrer sans douleur. Je remontai alors un peu ce doigt… une sensation indescriptible m’envahit tout entière, je frottai doucement d’abord, puis plus vite, puis je ralentis, puis j’activai en répétant les mots de ma tante : Je jouis… ah !… je le fais… ah !… enfin un spasme nerveux me saisit ; je fus transportée d’un bonheur immense dont j’eus toute la conscience, car je ne perdis pas connaissance comme la première fois. Lorsque je fus un peu remise, je retirai ma main toute mouillée, puis je me levai, m’habillai et descendis fraîche et heureuse d’une si bonne matinée.

Je ne raconterai pas la journée qui, du reste, n’eut rien d’intéressant. J’ai hâte d’en venir à la scène du soir. Je pris les mêmes précautions et j’étais arrivée sans accident à mon observatoire lorsque Berthe et son amant se réunirent.

Les préliminaires furent à peu près les mêmes que la veille, mais au lieu d’aller ensuite sur le lit, Berthe dit :« Mon ami, j’ai un caprice : faisons-le comme l’autre matin dans le pavillon : nous sommes bien mieux ici, ce sera encore meilleur ! » En disant cela elle enleva son peignoir, se troussa par derrière et plaçant un grand pouf près de l’armoire à glace, elle s’y posa, la tête et les bras bien plus bas que les fesses qui, relevées et développées par cette ravissante position, présentaient bien apparent et bien ouvert le sentier du plaisir.

Alfred, de son côté, faisait ses préparatifs ; il avait ôté sa robe de chambre et avait placé la lampe par terre, de façon à éclairer parfaitement le délicieux tableau que l’armoire à glace réfléchissait dans toutes ses parties, puis il se plaça et commença son introduction. « Ah ! te me vois trop ! disait T. 1P. 47
ma tante. — Puis-je donc trop voir tant de beautés ! Regarde dans la glace. — Oh non ! c’est trop !… Ah !… il entre… arrête-toi un peu… Comme tu es beau ainsi ! — Mon adorée, comme tu es belle ! quelles hanches admirables !… quel adorable… cul. — Ah ! Alfred, quel vilain mot avez-vous dit ? — Ne t’effarouche pas, ma chérie ! tout est permis en amour ; ces mots déplacés ailleurs, donnent du piquant au doux mystère ! tu les diras aussi et tu comprendras leur charme. » Tout en parlant ainsi, il continuait son mouvement. Berthe, recueillie, immobile, ne parlait plus, mais dévorait la glace des yeux. Je fus stupéfaite de lui entendre dire un instant après : « Tu l’aimes donc bien ? — Qui ? — Eh bien… mon… — Ton quoi ? — Eh bien… mon… mon cul ?… — Ah ! Berthe, que tu es gentille ! Oh ! oui, je l’aime, ton beau cul, je l’adore ! — Eh bien, caresse-le, il est tout à toi, mon… cul… cul !… ah ! mon… mon… cul… cul !… »

En finissant ces mots entrecoupés, elle se laissa aller dans une jouissance complète ; Alfred, qui arrivait aussi au souverain plaisir, l’atteignit et se pâma sur elle…

Leur entrevue se borna ce soir-là à cette délicieuse caresse ; ils ne purent prendre de nouveau rendez-vous, craignant le retour de la femme de chambre ; ils convinrent de certains signaux et, au pis aller, du pavillon du parc. Je regagnai ma chambre. Julie revint le lendemain ; les réunions nocturnes ne pouvaient plus avoir lieu ; je m’appliquai à saisir tous les signaux qui seraient échangés entre les deux amants, mais je fus fort désappointée, je ne surpris rien.

Quatre jours se passèrent ainsi ; j’étais désolée ; j’avais repris mes promenades du matin et je les dirigeais toujours du côté du pavillon. T. 1P. 49

Dans l’après-midi du quatrième jour, j’étais entrée dans ce pavillon pour y satisfaire un léger besoin ; je fus surprise d’y voir une chaise de jardin qui avait été évidemment apportée des environs de la maison ; j’en conclus avec raison que le lendemain il s’y passerait quelque chose et je fus à mon poste bien avant l’arrivée des acteurs.

Ils vinrent l’un après l’autre avec précaution et s’enfermèrent. Berthe s’assit sur la chaise en disant : « Vraiment, tu as bien fait de penser à ce meuble, mon attitude de l’autre jour n’était pas agréable ; mais qu’est-ce que tu veux faire à genoux ? — Tu sais bien qu’il faut que je dise bonjour à mon petit compagnon, — Eh bien ! donne-lui vite un baiser et faisons ça, car il est tard ! tu te mettras sur la chaise et moi à cheval sur toi. »

Au bout d’un instant, en effet, M. B. abaissa son pantalon et s’assit sur la chaise. Berthe se troussa complétement et enjamba son amant ; elle saisit ensuite son vigoureux instrument, et commença à l’introduire en abaissant ses fesses à mesure qu’il entrait. J’étais placée de manière à jouir de ce spectacle par derrière, et par conséquent à ne pas perdre un détail. Bientôt l’énorme outil disparut complétement. Berthe releva ses deux jambes, plaça ses talons sur les barreaux de la chaise et commença à se baisser et à se lever alternativement.

Bientôt les soupirs, les mots accoutumés arrivèrent ; leurs âmes se fondirent dans une jouissance mutuelle ! Je m’étais bien promis, cette fois, de ne pas me borner au rôle de spectatrice, j’avais pris mes dispositions en conséquence, choisissant la position la plus commode possible.

Je commençai à me le faire au moment précis où Berthe s’introduisait T. 1P. 50
M. Mimi, puis, réglant mes mouvements sur les siens, ralentissant ou activant mon opération, j’arrivai si juste, que mes soupirs de jouissance se confondirent avec les leurs.

Lorsque tout fut terminé, Berthe se releva et quitta son poste ; je vis, dans le mouvement qu’elle fit, la tête de M. Mimi sortir de son réduit et une assez grande quantité de cette liqueur, dont je ne m’expliquais pas encore la cause, coula le long de ses cuisses et tomba à terre ; les deux amants se rajustèrent.

M. B. communiqua à Berthe deux lettres qu’il venait de recevoir ; le principal obstacle de leur mariage n’existait plus. Il fut convenu que dans trois jours M. B. ferait la demande officielle et partirait pour faire les préparatifs. Ils convinrent encore de se réunir une dernière fois dans le pavillon le surlendemain matin. Je rentrai bien triste, tout allait donc retomber pour moi dans le calme maussade de ma vie précédente ! pourtant, l’espoir de me marier bientôt et de goûter à mon tour ces divins plaisirs dont j’avais été témoin, me soutint.

Le surlendemain, j’étais dans ma cachette ; M. B. arriva le premier, Berthe vint un instant après ; il me sembla voir un léger nuage sur son beau front ; cependant elle se jeta dans les bras de son amant ; celui-ci, après quelques caresses, voulut mettre la main sous ses jupes, mais elle l’arrêta. « Non, mon ami, c’est impossible aujourd’hui ! j’en suis bien affligée, je t’assure, mais tu sais… un obstacle… remettons à ton retour. — Ah ! que je suis malheureux ! — Et moi, donc ! — Tiens, prends-le, regarde comme il en a envie ! » M. B. sortait de son pantalon un instrument resplendissant. Berthe le prit en disant : « Non, pas T. 1P. 53
sans moi ! — Je t’en supplie. — Tu le veux ; allons, il ne faut pas être égoïste ; mais je t’assure que cela me peine de voir perdre une si bonne chose. Allons ! M. Mimi, mais ne vous y habituez pas sans votre compagnon ! » En disant ces mots, Berthe avait retroussé la manche de son peignoir ; M. B… avait mis bas son pantalon et relevé sa chemise ; il se tenait sur ses jambes. « Non, dit Berthe, ôte tout à fait ton pantalon, puisqu’il n’y a rien pour moi, je veux au moins jouir par les yeux. » Alfred fit ce qu’elle désirait et s’abandonna à elle. Alors elle se plaça un peu en arrière, plaça le bras gauche autour des reins de son amant et commença de la droite un doux mouvement de poignet qui, découvrant et recouvrant alternativement la tête de Mimi, semblait procurer à M. B. un plaisir inouï. « Ah ! comme tu le fais bien ! disait-il, mon ange… va doucement… découvre-le bien… un peu plus vite maintenant… arrête-toi… recommence… ah ! il monte… plus vite… je… jouis… je… pars ! » Il donna alors deux ou trois coups de reins. Berthe, qui suivait avec soin ses indications, serra plus fort l’instrument dans sa main et, à mon grand ébahissement, je vis jaillir par saccades, à trois pas au moins, un jet de liqueur blanche dont l’émission semblait rendre M. B. fou de bonheur.

Au bout de quelques instants, Berthe essuya elle-même l’instrument avec son mouchoir brodé et le remit en place en disant : « Vous êtes un vilain, vous avez joui sans moi, je vous en veux et je vous ferai payer cela la première fois. »

Je les laissai tous deux se retirer et, lorsqu’ils furent assez loin, j’entrai dans le pavillon et j’examinai de près les traces toutes fraîches de l’éjaculation que je venais de voir. Cette vue T. 1P. 55
enflamma mon imagination, je me troussai et me mettant à cheval, je plaçai ma main sur la chaise, le doigt du milieu en l’air, je me baissai dessus, trouvai la petite ouverture, puis imitant les mouvements de Berthe en m’écartant le plus possible et en haussant et baissant le derrière, je me figurai recevoir l’instrument désiré.

Une assez vive douleur ne m’arrêta pas ; je redoublais d’efforts et j’en fis entrer près de la moitié.

Je répétai alors les mots de Berthe : Je fonds… je le fais… mon cul… enfin un spasme me saisit et je me tordis de plaisir…

Ma main et la chaise portaient des marques de ma jouissance ; je me hâtai de les faire disparaître et je revins au château.

Dans la journée, M. B. eut un entretien avec ma grand’mère et demanda officiellement la main de ma tante : on convint de tout et il partit pour Paris, afin de presser les préliminaires.

Il fut convenu que Berthe resterait avec nous encore quelques jours : je devais assister à son mariage en qualité de demoiselle d’honneur ; elle m’emmena avec elle.

Le mariage fut célébré avec éclat et j’assistai pour la première fois de ma vie à un grand bal où je puis dire sans vanité que j’obtins un véritable succès. J’aurais bien voulu assister au coucher des mariés, mais mon observatoire n’était plus là et je dus me résigner à m’associer solitairement à leurs plaisirs.

Trois jours après, M. B. me ramena chez ma grand’mère et partit avec sa femme pour l’Italie.

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE ET DU PREMIER VOLUME.



CONFESSION GALANTE
D’UNE
FEMME DU MONDE












FRONTISPICE
T. 2P. 7

CONFESSION GALANTE
D’UNE
FEMME DU MONDE
ILLUSTRÉE
DE 60 GRAVURES.

TOME II.
Séparateur
AU TEMPLE DE VOLUPTÉ
L’AN DES PLAISIRS.

DEUXIÈME PARTIE.


Me voilà donc retombée dans la monotonie et le marasme de ma première existence, ayant de plus les sens éveillés et la connaissance de plaisirs que mon tempérament ardent me rendait plus nécessaires peut-être qu’à d’autres ; je ne rêvais que mariage et M. B. était le beau idéal que je me représentais comme époux.

Je faisais souvent des visites au pavillon du parc, qui renfermait pour moi des souvenirs ineffaçables ; j’y avais laissé la chaise qui servit souvent de trône à mes plaisirs solitaires.

Ce moyen de soulagement m’était non-seulement nécessaire, mais je dirai même indispensable, car il me prenait quelquefois de véritables fureurs amoureuses ; mes yeux se voilaient, mes oreilles tintaient, mes jambes se dérobaient sous moi ; rien qu’en serrant mes cuisses l’une contre l’autre, je sentais cette partie charmante qui nous fait femme se mouiller et se contracter.

Dans ces moments-là aucune résistance n’était possible ; il fallait céder ! Mon doigt était passé maître ; lorsque j’avais joui une bonne fois, je sentais un calme bienfaisant ; une fraîcheur délicieuse circulait en moi. Je suis convaincue que sans cela j’aurais fait quelque maladie grave ; heureusement je n’en abusai pas et ma santé ne fit que s’en bien trouver.

J’atteignis ainsi mes dix-huit ans ; j’étais vraiment belle ; sans fausse honte et sans amour-propre ridicule, je vais tracer ici de moi un portrait sans chemise aussi exact que ressemblant.

J’étais d’une taille au-dessus de la moyenne ; mes cheveux étaient abondants et d’une belle teinte châtain foncé ; mes yeux, pourvus de longs cils, étaient bruns, brillants et noyés d’un fluide voluptueux ; ma bouche, un peu grande et très-sensuelle, était garnie de belles dents ; un signe noir, placé au côté droit de la lèvre supérieure, relevait le piquant de ma physionomie. J’avais d’admirables épaules, les seins séparés, fermes et admirablement placés ; la taille souple et fine, les fesses volumineuses et parfaitement belles ; le mont de Vénus, très-saillant, surmontait un réduit qui, paraît-il, était un modèle rare de pureté de formes et de qualités voluptueuses hors ligne. Sans avoir la rare toison de ma tante, j’étais bien pourvue de ce côté, et par une particularité singulière, cette jolie fourrure se continuait, en bas, par une mousse soyeuse et très-courte qui ombrait d’une ligne foncée le sillon qui séparait les deux globes voisins.

Combien de fois, cher Jules, m’as-tu fait placer de manière à bien jouir de ce coup d’œil ! que de caresses ! que de baisers ! mais n’anticipons pas.

Ajoutons, pour terminer ce portrait, que j’avais les mains belles, quoiqu’un peu fortes, et les pieds fins et cambrés. Avec le tempérament qui me dévorait, n’étais-je pas un vrai morceau de roi ?

Ma grand’mère, qui se sentait près de sa fin et s’effrayait de mon avenir, s’occupait, sans m’en prévenir, de trouver un mari ; un vieil ami à elle vint un jour lui faire une proposition qui semblait combler ses espérances et mes plus chers désirs.

M. de C. nous fut présenté ; il avait vingt-huit ans, était de taille moyenne, très-distingué de manières, avait une jolie tournure et une figure fort régulière ; sa famille était excellente et sa fortune très-convenable ; il n’avait pas l’air aussi mâle que M. B., mais, tel qu’il était, il me plut beaucoup, et, en secret, je lui donnai mon cœur dès le premier jour. Quant à lui, il fut ébloui et décidé, dès qu’il m’eut aperçue ; nous étions donc tous d’accord ; aussi le mariage fût-il convenu et deux mois après nous fûmes mariés dans la petite ville de… Nous devions encore passer quelque temps avec ma grand’mère et partir ensuite pour… où mon mari occupait l’emploi de…

Berthe vint assister avec son mari à ma noce ; elle était toujours aussi jolie et aussi heureuse ; je lui fis mes petites confidences ; je lui dis que j’étais disposée à aimer mon mari de toute mon âme ; qu’une seule chose me chagrinait : je le trouvais un peu froid et réservé, quoique toujours affectueux et galant. Berthe se mit à rire et m’assura que cela changerait bientôt.

Le grand jour arriva ! elle me servit de mère et m’habilla elle-même.

Je voyais arriver le soir avec un sentiment de désir et de crainte inexprimable ; l’acte que j’allais accomplir, quoiqu’en théorie bien connu de moi, me donnait de terribles appréhensions.

Cette soirée finit enfin ! et Berthe m’emmena dans la chambre nuptiale. C’était la sienne ! c’était sur ce lit où je l’avais vue si bien fêtée que je devais devenir femme.

Berthe me coucha et s’assit à côté de mon lit pour m’instruire de ce que, dans sa conviction, je devais profondément ignorer : elle le fit avec adresse et tact, mais de manière pourtant à m’expliquer, très-clairement le tout : puis elle m’embrassa, me recommanda de la complaisance et du courage et se retira. T. 2P. 13

Un instant après, M. de C. entra, il n’avait qu’une robe de chambre. Il vint à moi, m’embrassa avec ardeur, me dit des choses très-affectueuses, ôta son vêtement et entra dans le lit.

Charles, c’était son nom, me serra dans ses bras ; le contact des parties nues contre les miennes me fit tressaillir ! il m’embrassa doucement, en me disant de ne pas craindre, se rapprocha de moi encore. J’étais toute tremblante, je n’osais parler et cependant je désirais ! Il me dit bien bas : « Voudriez-vous avoir un petit enfant ? » puis, en même temps, son genou droit s’insinuait entre mes cuisses et les séparait. Je résistai d’abord, puis je cédai petit à petit : bientôt Charles fut sur moi et je sentis la pointe de l’objet tant désiré.

Ce premier contact fit sur moi l’effet du feu sur la poudre ; toute la chaleur de mon tempérament se porta à l’endroit attaqué, je jouissais presque ! Charles s’y prenait mal, ou trop haut ou trop bas ; je n’osais pas bouger, je ne pouvais le seconder ! j’étais en feu et haletante ! enfin, je le sentis au véritable endroit. Il poussa vigoureusement ; une vive douleur me saisit, je fis un soubresaut et me reculai, je fus sur le point de jeter un cri.

Charles, désorienté, me demanda pardon, me supplia d’avoir un peu de courage et reprit sa place. Je ne bougeai plus, j’eus même l’adresse de prendre une meilleure position, bien décidée à tout souffrir ; il poussa de nouveau et la douleur revint, mais je résistai, j’avançai même au devant du coup pour en finir plus vite. Il me semblait que Charles n’agissait pas bien vigoureusement et qu’il y avait une grande différence de taille entre l’instrument qui me perforait et celui de M. B. ; de plus, il ne me parlait pas, il ne me disait aucun de ces mots que j’avais entendus T. 2P. 14
et que je ne croyais pouvoir se séparer de l’opération que nous faisions.

Enfin ! Charles parut reprendre un peu plus de forces ; il donna un solide coup de reins, j’en fis autant de mon côté, en me raidissant ; la douleur fut si vive que je jetai un cri, mais j’eus la satisfaction de me sentir pénétrée, car l’instrument tout entier était en moi ! mon mari continua un moment son mouvement de va et vient, puis il tressaillit, poussa quelques soupirs et resta immobile… Je sentis alors une liqueur chaude m’inonder et diminuer un peu la cuisson qui me dévorait.

Charles se retira et s’étendit à côté de moi visiblement fatigué.

Quant à moi, malgré mes désirs et mon imagination, je n’avais éprouvé aucun plaisir ; je ne m’en étonnai pas d’ailleurs, instruite par Berthe que cela devait être ainsi.

Charles m’embrassa et, me souhaitant le bonsoir, il me tourna le dos et s’endormit.

Je restai très-étonné et assez embarrassée ; je m’attendais bien à recommencer et j’étais, malgré la douleur, toute prête à le faire. Enfin j’en pris mon parti et m’endormis à mon tour.

Je me réveillai tard le lendemain : j’étais seule ! À un mouvement brusque que je fis pour me mettre sur mon séant, Charles sortit de la chambre à côté et vint à moi. Il était déjà complétement habillé ; il m’embrassa sur le front, me dit quelques mots affectueux, s’informa si j’avais bien dormi ; tout cela était froid. Mon cœur, prêt à voler vers lui, s’arrêta ; il me semblait qu’il aurait dû attendre mon réveil, me serrer dans ses bras, me parler amour et bonheur, enfin recommencer ses caresses de la veille. Je comprenais qu’alors j’aurais répondu à ses transports et qu’aucune appréhension de douleur ne m’aurait empêché de le recevoir de nouveau ! Enfin un doute sur mon avenir me serra la poitrine ! ce n’était pas ce que j’avais rêvé ! Charles me quitta en me disant qu’il me laissait m’habiller ; je n’y pensais même pas, et je m’enfonçai dans des réflexions assez tristes. Une voix aimée m’appela et Berthe accourut m’embrasser.

Je la saisis par le cou, l’enlaçai et me mis à pleurer.

« Qu’as-tu donc, bon Dieu ! cher enfant ! » me dit-elle. J’aurais été bien embarrassée, en effet, de répondre ; je n’avais aucun grief à exprimer, je sentais seulement que je ne serais pas aimée comme je l’avais espéré et que l’ardent foyer qui brûlait en moi ne trouverait pas à s’épancher.

Berthe pensa que j’avais éprouvé un simple mouvement nerveux et s’occupa de me calmer en me plaisantant doucement ; la gaieté de mon caractère reprit bientôt le dessus, je me levai et allai me mettre dans un bain que ma bonne m’avait fait préparer.

La journée se passa doucement ; tout le monde était heureux autour de moi ; mon mari paraissait enchanté ; il fut galant et tendre autant que sa nature le comportait ; j’en fus bien heureuse et lui rendis timidement les caresses réservées qu’il me faisait. Le soir arriva, il m’emmena de bonne heure et nous nous mîmes au lit ; moins timide que la veille, il m’enlaça dans ses bras, me dit qu’il m’aimait et m’embrassa très-tendrement ; je me hasardai à lui dire que je l’aimais aussi et lui donnai un baiser qui l’électrisa ; je sentis déjà sur ma cuisse nue quelque chose de dur qui me promettait beaucoup.

Comme la veille, il se pencha à mon oreille et me dit : « Voulez-vous que nous fassions encore comme hier soir ? » Je ne répondis pas, mais je ne pus T. 2P. 18
m’empêcher d’ouvrir les cuisses, et, furtivement, de relever ma chemise ; il se mit sur moi, je l’enlaçai dans mes bras, attendant, désirant avec impatience le moment suprême ! Je sentis bientôt la tête de l’instrument ! j’eus un frémissement dont je profitai pour l’introduire aussi avant que possible ; j’éprouvai encore une douleur assez vive, mais je ne m’y arrêtai pas ; le bonheur, le feu qui circulait dans mes veines me faisait tout supporter ! j’éprouvais déjà les avant-coureurs de la jouissance, je me retenais pour ne pas parler. J’éprouvais le besoin de dire ce que je ressentais ; je comprenais parfaitement maintenant les mots de ma tante, mais le silence de Charles, qui paraissait, au contraire, concentré en lui-même, m’empêchait de m’épancher.

Charles continuait son mouvement, m’embrassait, mais ne paraissait pas hors de lui-même comme je l’aurais voulu. Cependant, j’étais bien heureuse ! il me semblait que tout mon être se fondait. Je ne pus m’empêcher de donner un coup de reins et de faire une exclamation ! et je restai immobile… je jouissais… à perdre connaissance… Charles s’arrêta un moment et parut étonné de mes transports. Je me contins, il continua… que dirai-je de plus ? Il fut longtemps dans cette douce affaire et quatre fois je répandis la rosée céleste ! enfin je le sentis frémir, soupirer et un jet de flamme vint m’inonder intérieurement !… Nous restâmes tous deux immobiles, moi exaltée, enfiévrée, mais prête à recommencer ; lui, abattu et n’ayant besoin que de repos… Nous nous endormîmes.

Le lendemain, en me réveillant, je me trouvai encore seule. Je n’en fus pas fâchée ; je retraçai dans ma tête toute la scène de la veille, puis j’eus la curiosité de me visiter. Je m’assis sur T. 2P. 20
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les oreillers, les jambes bien écartées, et j’ouvris, avec les mains, les lèvres de mon réduit ; j’y trouvai un grand changement ; l’intérieur en était d’un rose plus vif, l’ouverture était faite, et mon doigt tout entier y pénétrait facilement… Cette visite m’amusait et aurait eu certainement une certaine suite, mais un coup discret, frappé à ma porte, me fit recouvrir à la hâte et prendre une position naturelle dans mon lit.

C’était Berthe. Elle me trouva fraîche et gaie et se mit à sourire en m’embrassant ; nous causâmes comme deux sœurs en faisant ma toilette. J’étais maintenant tout à fait femme, et ma jolie tante me traitait comme elle. Elle tira de moi quelques confidences qui parurent l’intéresser vivement ; elle me fit des questions et je lui racontai ce qui s’était passé… Elle parut très-étonnée quand je lui dis que j’avais senti quatre fois un grand plaisir pendant que Charles me le faisait une fois seulement. Il est évident que le peu de forces viriles de mon mari, comparé au sien, l’avait fort surprise. La journée se passa, mon mari était grand chasseur, il alla tuer quelques pièces de gibier. Je fus, de mon côté, faire une promenade avec Berthe. Le dîner nous réunit et nous fîmes de la musique le soir.

La nuit arriva et fut bien différente des deux précédentes ! Charles se coiffa d’un affreux foulard, me causa de notre prochain départ, de notre installation, mais ne me dit pas un mot d’amour, ne me fit aucune caresse ; il m’embrassa froidement et s’endormit.

Je me réveillai, le lendemain, avant lui ; je fus saisie d’une envie terrible de voir l’instrument que je n’avais senti que deux fois et qui, cependant, m’avait paru peu ressembler, en taille et en T. 2P. 23
vigueur, à celui de M. B. Une circonstance me favorisa. Il faisait chaud ; Charles avait rejeté son drap qui recouvrait tout au plus la partie en question ; par bonheur, sa chemise était relevée ; je fis descendre un peu le drap avec des précautions infinies et j’aperçus le triste outil qui devait être ma seule consolation. Quelle différence, en effet, avec celui de M. B. ! Petit, racorni, dans une peau ridée, à peine s’apercevait-on de la présence de sa tête flasque, reposant sur sa cuisse ; dès ce moment, je crois, notre destinée fut fixée !

Charles fit un mouvement : je me hâtai de me retourner et fis semblant de dormir ; il quitta le lit le premier, comme d’habitude.

Le temps de notre séjour chez ma grand’mère touchait à sa fin. Certes je n’étais pas malheureuse ; mon mari était bon, m’aimait autant que le comportait sa nature froide, était fier de ma beauté et ne me refusait rien de ce que je pouvais souhaiter ; mais tout cela ne me suffisait pas ; ce n’était pas ce que j’avais tant rêvé ! c’est-à-dire un amour ardent, voluptueux, lascif, pour lequel j’aurais tout donné, pour lequel j’étais capable de tous les dévouements ! Je voyais devant moi une vie douce, monotone, sans enfants probablement, mais trop difficile à un tempérament comme le mien.

Charles me le faisait une ou deux fois par semaine, toujours avec la même réserve désespérante ; il ne m’embrassait que sur les joues ou le front ; mes seins si frais, si fermes, ne recevaient aucune caresse ; sa main semblait fuir cet endroit charmant qui l’aurait si bien accueillie ! Quant à moi, je ne pouvais risquer aucun attouchement, qui, je le sentais, aurait été repoussé.

Nous étions déjà mariés depuis deux ans, j’avais vingt ans ! Mon tempérament, dans toute sa force, avait augmenté, loin de se calmer ! Mon mari me le faisait de moins en moins, et comme je l’avais craint, je n’avais pas eu d’enfant qui, en m’occupant, aurait changé le cours de mes idées.

Ma grand’mère était morte depuis un an ; nous habitions la ville de… où mon mari occupait l’emploi élevé de… qui l’obligeait à de fréquentes absences qui, du reste, s’accordaient avec son goût pour la chasse. Je restais donc souvent seule et, malgré la musique que je continuais à aimer et à cultiver avec succès, ma tête travaillait, mes sens surexcités ne me présentaient que des scènes d’amour et de délire ; que de nuits j’ai passées, lorsque j’étais seule, me tordant sur mon drap dans les positions les plus lascives que j’inventais d’instinct !

Mon doigt ne me suffisait plus ! je prenais mon traversin, je l’enlaçais dans mes jambes et dans mes bras, comme s’il eût pu me satisfaire ; je me frottais contre lui, j’arrivais à un degré de jouissance relative qui ne faisait encore que me surexciter ! Je changeai de posture, me mettant à cheval sur lui : je me frottais de nouveau jusqu’à ce que les sources du plaisir, gonflées par ce stimulant, s’ouvrissent et me procurassent quelque soulagement.

Ces excitations nerveuses me donnaient des hallucinations qui se traduisaient par un état magnétique inconcevable ; mon caractère doux et gai devenait inégal et capricieux ; je résistais cependant de mon mieux ; mais enfin je fus vaincue, je succombai ! Ai-je donc été bien coupable ?

Je voyais souvent Mme D., femme du premier magistrat de la ville ; c’était une petite blonde qui avait été très-jolie, mais qui était déjà sur le retour ; je crois qu’elle avait eu bien des aventures dans sa jeunesse.

Un jour, étant allée lui faire une visite, elle m’apprit que M. F. était venu prendre le commandement de la garnison ; c’était un jeune officier dont on avait beaucoup parlé, qui avait fait la guerre avec une grande distinction et qui avait gagné rapidement les épaulettes de lieutenant-colonel ; il pouvait avoir trente-six ans et n’était pas marié.

Mme D. nous dit qu’elle l’invitait à dîner et nous pria, mon mari et moi, pour ce jour-là. Était-ce pressentiment ? Je ne sais, mais je retournai chez moi toute pensive et sentant une pointe de jalousie contre Mme D.

Le dîner eut lieu trois jours après ; j’avais fait, je dois l’avouer, une ravissante toilette ; nous entrâmes dans le salon ; M. F. y était déjà ; en un instant je l’eus détaillé ; il était grand, vigoureux, bien découplé ; sa figure franche et ouverte, ses manières distinguées. Il me fut présenté ; sa voix douce et persuasive me charma ; je sentis un froid au cœur ; puis tout mon sang se reporta à ma tête. Oh ! j’étais prise, bien prise ! je ne cherchai même pas à combattre le sentiment qui envahissait tout mon être.

On servit le dîner qui fut très-gai, et dans lequel M. E. brilla par un esprit fin et cultivé ; il était à la droite de Mme D., qui coquetait avec lui… Je l’aurais tuée !

Après dîner, il s’approcha de moi et me demanda la permission d’aller me voir ; il causa avec mon mari, auquel il plut beaucoup. Mme D. se mit au piano et joua une jolie valse ; M. D. dit que je valsais bien et m’engagea à faire un tour avec lui ; mais il était âgé et fut vite fatigué. M. F. se présenta pour le remplacer.

Lorsque je sentis son bras entourer ma taille, je fus prise d’un mouvement nerveux, qui évidemment ne lui échappa pas.

Je me laissai entraîner aux charmes de la position. M. F. en profita hardiment, malgré la gêne de notre entourage ; dans un tournant, au coin du salon, il trouva moyen de me serrer si étroitement sur lui, que je sentis un instant, sur mon ventre, un objet tellement dur et tellement raide, que je pensai défaillir… Ah ! cette valse décida de ma défaite !

Cette heureuse soirée finit trop tôt. Rentrée chez moi, je me déshabillai promptement, dis bonsoir à mon mari, et, sous prétexte de fatigue, je me couchai, non pour dormir, mais pour rêver ! J’étais placée sur le côté gauche, tournant mes fesses vers Charles ; par hasard, un caprice le prit, je le sentis soulever doucement ma chemise, puis, se serrant contre moi, il chercha à me le mettre par derrière ; j’en fus d’abord contrariée, mais mon tempérament reprenant le dessus, je me prêtai à son désir ; mais il s’y prenait mal et n’arrivait pas ; je perdis patience et rejetant, d’un brusque mouvement, le drap au pied du lit, et passant ma main par derrière, je saisis le dard qui ne pouvait arriver seul, et me l’enfonçai jusqu’à la garde ! Je ne pensai plus alors qu’à F., je me figurai que c’était lui qui était derrière moi, et qui me le faisait ! Je lui adressais, en moi-même, tout ce que j’aurais voulu lui dire en pareil cas !

Trois fois, ma rosée amoureuse s’épancha pour lui, pour lui seul ! Mon mari, qui profitait, sans le savoir, du résultat de mes pensées, me le fit mieux que d’habitude et me rafraîchit par une abondante éjaculation. Lorsqu’il se retira, je craignis qu’avec sa ridicule réserve habituelle, il ne se formalisât du mouvement tout spontané qui m’avait T. 2P. 30
fait saisir et emprisonner moi-même son instrument, mais il parut au contraire m’en savoir gré… Je m’en souvins pour l’avenir !

Le lendemain, M. F. vint nous faire une visite, nous étions sortis ; j’eus un chagrin réel en trouvant sa carte. Le surlendemain, il revint ; cet empressement me plut beaucoup ; mon mari était avec moi ; nous le reçûmes de notre mieux et l’engageâmes à venir souvent.

Je crus m’apercevoir qu’il me regardait avec un sentiment tout particulier ; j’en fus heureuse au possible !

Une douce intimité ne tarda pas à s’établir entre nous ; mon amour grandissait de jour en jour ! et je savais déjà que mon adoré F. le partageait. Quoiqu’il ne m’eût encore rien dit, j’en étais sûre. Quelle femme se trompe à cela ?

Nous ne nous étions pas encore trouvés seuls ; je désirais ardemment, et cependant je redoutais ce moment ; je ne voulais pas me livrer tout entière à la première entrevue, et je sentais qu’il me serait impossible de résister un seul instant ! Je prenais la résolution de le connaître davantage, de l’éprouver… mais toute force, toute volonté disparaissaient aussitôt que je le voyais.

Comment aurais-je pu, dans un tel état, résister à son attaque ?

Cela me fut vite prouvé ! Un jour, il arriva vers trois heures ; mon mari était absent, mais j’avais, en visite, une ennuyeuse personne qui ne songeait pas à me quitter. Je voyais mon cher F. souffrir et attendre ; mais enfin, ne pouvant décemment rester plus longtemps, il prit congé en me lançant un regard suppliant auquel je ne pus résister.

Je lui dis : « Mon mari ne vous a-t-il pas promis tel livre ? — Oui, madame, et j’espérais l’emporter avec moi aujourd’hui. — Je vais vous le donner. Pardon, madame, dis-je à mon éternelle visiteuse, voulez-vous me permettre de vous laisser seule un instant ? » Nous étions alors dans un petit salon qui me servait de boudoir ; F., qui avait compris, sortit et alla m’attendre dans le grand salon où je le rejoignis avec un livre quelconque. En un instant il m’eut déclaré sa passion ! Que me dit-il ? que lui ai-je répondu ? je ne sais rien, je ne me souviens de rien !… Je le reconduisais vers la porte de sortie de crainte qu’on ne l’entendit. Il y avait une double porte entre le salon et une petite antichambre, où j’entendais un domestique. Arrivés là, M. F., hors de lui, me saisit dans ses bras, entr’ouvrit mes lèvres avec les siennes, et un long baiser, un baiser de feu, un baiser qui retentit dans tout mon être, vint arrêter un cri que j’aurais poussé malgré moi.

En même temps une main encore plus prompte avait relevé mes jupes et caressait savamment mon réduit brûlant qui, prompt comme l’éclair, lui laissa une marque palpable de la jouissance qui l’envahit.

« Partez !… Partez !… Allez-vous-en, dis-je d’une voix étouffée : partez !… demain… trois heures…, » et je m’enfuis dans un état que je ne puis décrire !

Heureusement que la dame qui m’attendait n’y voyait pas beaucoup et ne s’aperçut pas de mon désordre.

Je n’entreprendrai pas de raconter mes impressions jusqu’au lendemain ; ce que je me rappelle seulement, c’est que j’étais résolue.

Mon mari devait s’absenter ; je m’arrangeai de façon à envoyer mes domestiques en commissions ; je fis une fraîche toilette et j’attendis. Mon cher F. arriva ; T. 2P. 34
je lui ouvris moi-même et le menai dans mon boudoir.

Nous nous assîmes, assez embarrassés tous deux ; lui, fort respectueux, me demanda pardon de ce qu’il avait fait la veille, en me disant qu’il n’avait pas été maître du mouvement de délire qui l’avait saisi ; que son amour pour moi était tel, qu’il mourrait s’il ne m’obtenait pas.

Je ne savais que répondre ! Nos cœurs étaient trop pénétrés tous les deux ! il me prit la main et la baisa… je me levai en frémissant… nos bouches se rencontrèrent… Je dois l’avouer, je ne fis plus aucune résistance… je n’en avais pas la force… Je savourais ce bonheur inouï ! Je sentis qu’il m’entraînait, mais où ? Comment faire ? Il n’y avait dans mon boudoir qu’une causeuse assez incommode, des fauteuils et des chaises.

F., me tenant toujours dans ses bras, s’assit sur une chaise, de sorte que je me trouvai debout devant lui et penchée sur sa figure.

Je sentis qu’un de ses bras quittait ma taille… Bientôt je fus troussée par devant et F. chercha à passer les genoux entre mes jambes.

« Oh ! pas cela, dis-je entre deux spasmes… non… je vous en prie… ayez pitié. »

F., de son côté, faisait des efforts pour me faire baisser de manière à être à cheval sur lui ; par instinct, tout en désirant, je résistais encore en me raidissant ! nous nous épuisions !

Enfin, ayant baissé un peu les yeux, je vis un spectacle qui termina la lutte.

F. avait sorti son instrument tout prêt au combat… sa tête altière et rubiconde se dressait fièrement… sa longueur et sa grosseur, vraiment exceptionnelles, dépassaient notablement celui de M. B. À cette vue, je n’eus plus la force de résister ; mes cuisses T. 2P. 37
s’ouvrirent d’elles-mêmes… je me baissai en cachant ma tête sur l’épaule de mon amant et je m’abandonnai à lui ! m’ouvrant le plus possible, désirant et craignant l’entrée d’un si bel hôte !

J’en sentis bientôt la tête entre les lèvres de mon réduit, que le mince outil de mon mari n’avait pas habitué à pareille fête ; je fis un mouvement pour l’aider et j’en avais à peine introduit la pointe, que je me sentis inonder par un jet brûlant de liqueur amoureuse qui me couvrit les cuisses et le ventre !… L’attente prolongée, la passion avait fait jaillir trop vite pour moi cette précieuse rosée dont je n’avais pu jouir comme je l’espérais.

Je ne pus m’empêcher de laisser voir un peu de désappointement ; mais mon amant, en me couvrant de baisers, me dit que ce n’était qu’un instant de repos à attendre et que je serais bientôt plus contente de lui. Nous nous assîmes sur la causeuse, enlacés dans les bras l’un de l’autre, nous disant à satiété notre amour et notre bonheur ; nous nous étions aimés tous deux à première vue et tous deux nous avions cédé à une passion irrésistible.

Au bout de quelques instants, je vis que mon amant était prêt à recommencer et je me demandais à part moi comment nous allions faire ! je ne voulais plus essayer la posture qui m’avait si mal réussi ; je voyais bien que F. regardait aussi autour de lui ; alors j’eus une idée ; je me levai en lui souriant et l’agaçant ; il se leva aussi, je me reculai, il me poursuivit ; enfin je vins m’appuyer nonchalamment sur la tablette de la cheminée et je présentai ma croupe que je fis onduler par un mouvement de chatte, en même temps je tournai la tête et lui lançai un regard provocateur. Ah ! comme je fus comprise ! F. s’élança vers moi, me donna un baiser en me T. 2P. 39
disant : Merci ; puis, se plaçant derrière moi, il releva mes jupes sur mes reins. En apercevant ces formes que j’avais si belles, il jeta un cri d’admiration ; je m’y attendais, mais je ne m’attendais pas à l’hommage que je reçus ! F. se jeta à genoux ; puis, après avoir couvert mes fesses de baisers, il les écarta par le bas et je sentis des lèvres… une langue… À mon tour, je jetai un cri et restai pâmée…

F. se releva et commença à me le mettre ; son énorme instrument n’entrait pas facilement, malgré nos efforts communs ; il le retira, y mit un peu de salive et je me sentis bientôt pénétrée, remplie et dans un état d’extase inénarrable.

Mon amant, penché sur moi, avait collé sa bouche sur la mienne que je pouvais lui donner en tournant la tête ; sa langue caressait la mienne ; je ne me possédais plus, je devenais folle, le moment suprême arriva, je me tordis en exhalant des mots inachevés !…

F., qui s’était ménagé, était rayonnant de mon bonheur ; il me laissa me calmer, puis je sentis son doux mouvement recommencer. Ah ! comme il savait distiller le plaisir et le doubler par mille nuances délicates !… Oh ! cette première leçon… je la sens encore… là… « Cher ange, dit-il, dis-moi ce que tu ressens ; c’est si bon de se faire de ces douces confidences, lorsqu’on ne fait qu’un, comme en ce moment ! » Oh ! comme ces paroles me rendirent heureuse, moi qui avais toujours désiré entendre et dire ces mots qui m’avaient tant exaltée lorsqu’il s’agissait de ma tante ! Aussi, n’hésitai-je pas un instant.

« Je vais le faire encore, dis-je, ça vient… enfonce… encore… encore… achève-moi !… ah !… je me meurs… — Mon adorée… ça vient aussi… il monte… ah ! je pars. »

F. donna un coup de reins et s’affaissa sur moi… Je sentis son éjaculation sous laquelle je perdis presque connaissance.

Comment ne suis-je pas morte sous cette étreinte ? rien de ce que je m’étais imaginé à la vue des doux ébats de ma tante, n’approchait de cette réalité ! J’étais anéantie, la tête dans les mains, le sein palpitant, incapable de faire un mouvement…

F. se retira de moi… je jouissais encore… je jouissais toujours ! je restais, malgré moi, découverte jusqu’à la ceinture, frémissante, continuant machinalement un mouvement de fesses qui faisait tomber à terre le trop plein de liqueur.

F. eut pitié de moi ! Après s’être rapidement ajusté, il abaissa mes jupes, et me prenant dans ses bras, il m’assit à côté de lui sur la causeuse. J’eus un moment de divagation… Il me calma ; sa douce voix me remit un peu, je le suppliai de me laisser seule, il se retira.

Je repris enfin conscience de moi-même, j’étais dans un désordre incroyable ; je dus changer de linge ; ma chemise et mes bas étaient non-seulement maculés de liqueur amoureuse, mais tachés de nombreuses gouttes de sang. Ce n’était pas impunément que j’avais eu à faire à un membre de cette taille !

Quand j’eus remis un peu d’ordre, aussi bien dans mes idées que dans les détails de ma toilette, je me mis sur mon lit et m’endormis profondément ; mon mari ne devait rentrer que le soir assez tard ; je me réveillai vers sept heures, heureuse, fraîche, forte comme je ne m’étais pas sentie depuis longtemps.

Je fais grâce ici de toutes les réflexions qui m’assaillirent. Je l’ai dit, j’avais été entraînée par un sentiment irrésistible et surtout par une absolue nécessité naturelle de l’acte vénérien qui était aussi nécessaire à mon existence que la nourriture.

J’étais bien loin d’être vicieuse ! J’aimais mon mari comme un ami sûr, comme le compagnon de mon existence, et s’il avait eu les forces viriles qui m’étaient nécessaires ou même s’il avait su y suppléer par des caresses habiles, je n’eus jamais pensé à lui être infidèle ! Je pris la résolution de lui épargner au moins tout chagrin, et j’ai pleinement réussi : il n’a jamais eu aucun soupçon !

Cette résolution demandait beaucoup de soins, de peines et même de privations ; la ville que j’habitais était fort cancanière et il était très-difficile de cacher ma liaison ; je dus prendre des précautions infinies.

J’avais prévenu mon amant qui, désireux avant tout de sauver ma réputation, m’avait promis de tout faire pour ne pas exciter de soupçons, et je pouvais compter sur son honneur.

Quelques jours se passèrent sans nous voir ; j’en souffrais beaucoup et lui autant que moi ! un signe, un regard à la promenade étaient notre seule consolation… huit longs jours !

Enfin F. n’y tint plus et vint nous faire une visite ; mon mari était présent ; nous causâmes de bonne amitié ; une autre personne arriva, F. prit congé ; mon mari le reconduisit et rentra. Je ne sais quel instinct m’avertit que F. n’était pas sorti ! Je me levai, sous un prétexte d’autant plus acceptable que le visiteur parlait service avec mon mari, et allai dans mon antichambre ; je ne m’étais pas trompée ; F., ne voyant pas de domestique, se tenait en dedans de la porte de sortie.

Dès qu’il me vit, il se précipita sur moi, m’enlaça dans ses bras avec une violente passion. « Cher ange ! que je T. 2P. 45
souffre ! me dit-il. — Et moi !… »

Nous étions encore entre les deux portes dont j’ai parlé ; avant que j’aie eu le temps de me reconnaître, nos bouches se collaient l’une sur l’autre, j’étais troussée jusqu’à la ceinture… son doigt pénétrait dans mon brûlant réduit qui s’ouvrait sous sa pression… ma main s’était emparée de l’objet chéri !… Que dirai-je de plus ? quelques secondes s’écoulèrent… quelques mouvements de nos deux mains eurent lieu… je me pâmai… et retirai ma main entièrement baignée d’une chaude et abondante liqueur !…

Nous nous sauvâmes chacun de notre côté.

Quelques jours se passèrent encore sans pouvoir nous joindre ; enfin, un heureux moment de liberté arriva, nous avions une heure à nous !

Ah ! comme nous en profitâmes !… Mon amant parut dans mon petit salon ; je volai à sa rencontre, je le mangeai de caresses… « Faisons vite, » nous dîmes-nous en même temps !

Profitons de notre bonheur !…

Je m’arrachai de ses bras, me troussai par derrière et me mis à genoux sur la causeuse en lui présentant mes fesses ; il me le mit ainsi et bientôt je me pâmai sous sa décharge.

Nous nous assîmes ensuite ; mais mon amant ne voulut pas s’en tenir là, et, malgré mes craintes, je ne pus lui refuser : il se plaça à genoux entre mes jambes qu’il m’avait écartées ; je pris dans ma main son vigoureux brandon qui avait déjà repris toute sa dureté ; je le caressai un moment, puis je l’enfonçai moi-même graduellement en savourant ce ravissant plaisir ! Lorsque la flèche eut complétement disparu dans son carquois, F. se pencha sur moi, et élevant mes deux jambes sur ses bras, il me renversa en arrière, et travailla si T. 2P. 46
bien que bientôt une seconde éjaculation vint s’ajouter à la première dont j’étais déjà remplie.

Mon but n’est pas de raconter, jour par jour, toutes nos délicieuses entrevues ; je me bornerai seulement à décrire les faits les plus saillants de cette adorable liaison, que j’aurais tant désiré pouvoir durer toute ma vie ! Mon amant savait varier les plaisirs sans jamais en arriver à la satiété ; il trouvait une volupté singulière à m’instruire dans l’art de jouir et il avait en moi la plus docile et la mieux disposée des élèves.

Il m’apprit les noms réels de chaque chose, me les faisait dire quelquefois, mais seulement dans le paroxysme de la passion ; il ne les employait lui-même que dans les élans suprêmes ; il prétendait, avec raison, que c’était une épice de haut goût dont il ne fallait pas abuser, de peur d’en perdre la saveur ! Il m’arrivera sans doute de m’oublier quelquefois dans ces doux souvenirs, mais qu’importe ! après tout.

Que de caresses raffinées ! de positions lascives il savait m’enseigner !

Que de caprices, d’enfantillages, de raffinements de part et d’autre étaient réalisés aussitôt que désirés ! Je faisais de tels progrès, sous un si bon maître, que j’arrivais souvent à le surpasser. J’aimais beaucoup à changer de manière : Ainsi, quelquefois enfilée par derrière, ce qui était une de nos postures favorites, je désarçonnais mon cavalier, me retournais vivement, donnais un baiser à mon rouge vainqueur, tout humide de moi, puis me sauvais à l’extrémité de la chambre et me plaçais sur un fauteuil, les jambes en l’air et présentant tout ouvert mon minon auquel je donnais un mouvement provoquant ; à peine mon amant l’avait-il pénétré de nouveau, que, par un nouveau caprice, T. 2P. 48
je le retirais encore, le faisais asseoir sur une chaise, m’asseyais sur lui en lui tournant le dos et prenais son coursier que je m’enfonçais jusqu’à la garde et dont le jet brûlant venait finir notre douce opération.

Mon cher Minet, c’est ainsi que j’appelais ordinairement le splendide instrument de mon bonheur, était devenu pour moi une passion, un culte. Je ne pouvais me lasser d’en admirer la longueur, la grosseur, la raideur merveilleuses ; je le pelotais, le mangeais, le pompais, le caressais de mille manières ; je le frottais contre mes tétons entre lesquels je l’enfermais en le pressant avec mes deux mains ! souvent même, serré dans ce voluptueux canal, il y répandait sa rosée.

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Mon amant me rendait toutes mes caresses avec usure ; mon minon était son Dieu ! son idole ! il m’assurait que jamais femme n’en avait possédé un plus parfait ; il l’entr’ouvrait, le branlait de mille manières. Son bonheur le plus grand était d’y appliquer ses lèvres, de le sucer, d’en extraire pour ainsi dire la quintessence de la volupté par des titillations de langue qui me rendaient folle !

Je pris un tel goût à cette délicieuse jouissance, qu’il était bien rare qu’une de nos entrevues se passât sans que F. ne me la fît savourer. J’avais adopté pour cela une pose favorite : Je me renversais dans une grande chauffeuse que j’avais placée exprès dans mon boudoir, les jambes écartées et relevées sur les bras du meuble ; mon amant, à genoux devant moi, me faisait sa délirante minette ; c’est ainsi qu’il appelait cette façon, et lorsque je me tordais dans le paroxysme du plaisir, il m’enconnait, et, enlacés tous les deux, ne faisant qu’un corps, nous jouissions à en perdre la raison ! T. 2P. 51

Quelquefois, je me plaçais à genoux sur la causeuse et c’était par derrière que je recevais cette offrande ; mon amant collait sa figure entre mes fesses, et trouvait l’endroit délicat qui le recevait avec transport.

Un jour, après une assez longue séparation, mon cher F. put me trouver seule ; hélas ! un obstacle mensuel nous rendait impossibles nos plaisirs habituels ; je le voyais souffrir et regarder ma main en suppliant. Certes j’étais bien disposée à lui accorder ce moyen de soulagement, et déjà je l’y préparais, lorsqu’une idée folle me traversa le cerveau ! Je me rappelai la dernière scène entre M. B. et ma tante dans le pavillon du parc ; la position était identique, je voulus la reproduire dans tous ses détails ; j’y amenai facilement F. sous prétexte de caprice ; je le fis lever, le plaçai et procédai de la même façon qu’avait fait Berthe ; j’arrivai même, en distillant le plaisir, à faire dire à mon amant les mêmes mots qu’avait prononcés M. B. La jouissance arriva, il projeta au loin sa rosée dont je recueillis les dernières perles dans mon mouchoir.

Quand il eut fini, je ne pus m’empêcher de rire. Il me demanda la cause de ce rire. « Rien… répondis-je étourdiment… c’est un souvenir. » Je vis à ces mots sa figure s’assombrir et je compris vite la faute que je venais de commettre et les soupçons contre moi qui devaient s’élever dans la pensée de mon amant. Ne voulant à aucun prix lui faire même l’ombre d’un chagrin, je le fis asseoir près de moi et, sûre de sa discrétion, je lui racontai ce qui m’était arrivé avant mon mariage. Ce récit l’amusa beaucoup ; il me fit entrer dans les moindres détails… Quand je lui dis comment j’en étais arrivée à me procurer à moi-même de si doux plaisirs, il s’écria : — « Ah ! ma chérie ! que n’aurais-je pas donné pour te voir, à ton tour, branler ton délicieux petit con !… »

Il me fit encore une foule de questions sur mes habitudes solitaires et j’arrivai même à lui dire que le jour de notre entrevue chez Mme D., j’étais si pleine de son souvenir que, le soir, je l’avais fait pour lui et ne pensant qu’à lui.

« Ah ! par exemple, me répondit-il, voilà qui est vraiment curieux ! Confidence pour confidence, cher ange, ce même soir, et probablement à la même heure, nous échangions nos âmes dans une jouissance mutuelle ! — Comment ? — Écoute : je rentrai chez moi déjà plus qu’épris de toi ; je t’avais aimée en te voyant ; je ne croyais pas encore au bonheur de ta possession, mais je la regardais comme le but de tous mes efforts. Je me couchai et ne pensai qu’à toi ! j’étais dans un état… que tu sais… J’éteignis ma lumière et, couvrant ton image de baisers imaginaires, je me suis fait ce que tu te faisais et le plaisir a été tel que je suis convaincu que nos deux décharges ont dû se faire au même instant… — Comment, les hommes peuvent donc se… branler comme nous ? — Mais certainement. Pourquoi ce moyen naturel de soulagement nous serait-il refusé ? Ce que vient de me faire ta jolie main… la mienne… — Ah ! par exemple, je veux voir cela. — Comment ?… tu veux… — Oui, je veux que tu me montres comment tu fais… — Mais tu le sais bien… je fais comme toi… — Je t’en prie ! fais-moi ce plaisir ! » En disant cela, je découvrais son instrument qui, surexcité par notre conversation, avait repris sa belle forme ; je pris sa main que je plaçai dessus. « Ah ! ça, tu es folle ! — Non, Monsieur ! — Mais j’aime beaucoup mieux ta main ou tes beaux nénés, si tu veux me les prêter. — Pas de mais, je le veux ; faites vite et faites jusqu’au T. 2P. 55
bout ou je ne vous aime plus ! » Mon cher amant ne savait rien me refuser ; après quelques nouvelles hésitations, il me dit : « Oh ! bien, j’y consens ; mais c’est à condition qu’aussitôt que ce sera possible tu me donneras à ton tour une représentation de tes plaisirs de jeune fille. — Oh ! cela, volontiers ; mais fais. » Il le fit, et moi, penchée sur lui, je suivis ses mouvements avec un singulier sentiment de plaisir et de curiosité ! Bientôt, cependant, j’eus pitié de lui ; je défis mon corsage et, me mettant à genoux devant lui, je fis achever dans mes tétons.

Peu de temps après ce caprice, mon cher F. me rendit la pareille !… Il me rappela la promesse que je lui avais faite ; malgré une certaine honte qui me prit, je m’apprêtai à le satisfaire en m’étendant sur la causeuse… — « Non, pas comme cela, me dit-il, tu m’as fait placer comme tu as voulu, à mon tour !… — Mais que veux-tu ? — Tu vas voir ; mets-toi à cheval sur cette chaise… comme cela, très-bien… Maintenant découvre ton petit con et branle de ta main gauche. » J’obéis, quoique fort intriguée. Pendant ce temps, F. dégrafait mon corsage et me mettait nue jusqu’à la ceinture. Je commençais à désirer vivement ; mes instincts lascifs s’allumaient ; je commençais à prendre au sérieux l’opération que j’avais d’abord commencée par complaisance, lorsque je sentis que F., qui s’était placé debout derrière moi, culotte bas, et qui, dégrafant mon corsage, m’avait mise nue jusqu’à la ceinture, insinuait son engin sous mon bras droit ! L’originalité de cette fantaisie acheva de monter mon imagination ; je penchai la tête et contemplai avec avidité ce bel outil dont la tête paraissait et disparaissait à chaque mouvement de mon cher amant, qui, de son côté, avait les yeux fixés sur ma main gauche qui travaillait de son mieux.

Bientôt nos soupirs se confondirent ; nous nous avertîmes mutuellement, et nos deux décharges partirent en même temps !…

Quelques mois délicieux s’écoulèrent ainsi !

Loin de s’affaiblir ou de se blaser par la fréquence, le raffinement et le complet abandon de nos embrassements, notre amour n’avait fait que grandir ! Les précautions que nous avions prises avec tant de soin nous avaient assuré le secret. Une seule fois, nous faillîmes être surpris !

Nous nous croyions bien sûrs de ne pas être dérangés ; mon mari était absent, et j’avais envoyé mes domestiques au loin.

Après une causerie et quelques caresses, j’avais, par un signe habituel, fait comprendre à mon amant ce que je désirais ; il m’avait disposée à son gré, le corps renversé dans ma chauffeuse, les jambes bien écartées, et avait commencé son adorable lécherie habituelle… J’allais jouir ! les yeux fermés, recueillie en moi-même ; je savourais une à une chacune des délicieuses sensations que sa langue me faisait éprouver… lorsque, tout à coup, nous entendîmes des pas et des voix dans la pièce voisine… Prompts comme l’éclair, nous fûmes tous les deux debout, rajustés, assis à distance convenable… Ma femme de chambre, rentrée sans que je l’eusse su, ouvrit la porte et m’annonça une dame de la ville… J’eus un éblouissement terrible ; mais le sang-froid et la présence d’esprit de mon amant, qui connaissait la dame, me donnèrent le temps de me remettre… Nous étions sauvés !…

FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE.

TROISIÈME PARTIE.


La belle saison arrivait ; je devais aller aux eaux de *** à très-peu de distance de notre résidence ; je redoutais ce moment qui devait me séparer momentanément de F. Mon amant était désespéré, mais ce voyage était nécessaire et mon mari l’exigeait ; il ne pouvait m’accompagner, ses occupations le retenant absolument à *** ; mais il devait me faire de fréquentes visites et me rejoindre aussitôt que ce serait possible : Quant à F., il aurait été trop imprudent de le recevoir seul.

Je partis bien chagrine et passai dans la retraite la plus absolue les premiers moments de mon installation. Mon mari vint me voir au bout de huit jours et m’annonça que bientôt il amènerait avec lui F. et deux autres de ses amis passer une journée avec moi. Cet espoir me soutint ; j’attendis ce moment avec une fiévreuse impatience.

Enfin ! dix jours après, je reçus une lettre qui m’annonçait que ce voyage était fixé au lendemain.

Partis la veille au soir, ces messieurs arrivèrent à quatre heures du matin ; mon mari vint de suite me trouver et se coucha à mes côtés ; l’absence avait réveillé ses rares désirs ; je m’en aperçus promptement et, quoique je comptasse bien être largement fêtée par mon adoré F., je dois avouer ici que je me prêtais volontiers aux dispositions de Charles. Je le serrai dans mes bras, glissai ma main sous sa chemise et, prenant son instrument, je le branlai doucement pendant quelques instants : puis, l’ayant mis ainsi dans son plus bel état d’érection, je l’introduisis moi-même dans mon réduit. Charles me le fit mieux que d’habitude et m’avoua que la caresse de ma main lui avait fait éprouver une vive sensation de plaisir. Je m’en suis souvent servie depuis avec lui et sur sa demande. Nous nous endormîmes ensuite jusqu’à neuf heures.

Nous allâmes déjeuner à l’hôtel avec ces messieurs ; le déjeuner fut excellent et gai ; mon cher F. était étincelant de verve et d’esprit. Nous ne pouvions nous parler que des yeux, mais ce langage nous était bien connu ! il voulait dire : À quelle heure pourrons-nous nous voir ! Ce fut mon mari qui, sans s’en douter, nous l’indiqua.

En effet, il proposa une grande partie dans les bois, quand la grande chaleur serait passée, et déclara qu’après m’avoir reconduite chez moi, il reviendrait se coucher à l’hôtel et se reposer de la nuit qu’il avait passée en voiture. F. dit qu’il emploierait ce temps à faire quelques visites à d’anciens camarades, les autres à visiter l’établissement des bains. Un coup d’œil échangé avec mon amant suffit pour nous entendre ; à midi, en effet, mon mari était couché à l’hôtel et F. se glissait dans ma chambre ! Connaissant ses goûts, j’étais coiffée avec soin, j’avais des bas de soie rosée et de fins souliers découverts ; je n’étais vêtue que d’un léger peignoir, ce que mon amant appelait un foutoir ; j’attendais avec impatience, avec délire ; dès qu’il entra, je me suspendis à son cou et le mangeai de caresses.

« Ah ! te voilà enfin, cher ange, cher amour ! Oh ! que je t’ai désiré ! viens que je te dévore ! » Je fermai la porte et l’entraînai vers mon lit. « Oh ! viens dans mes bras ; quinze jours sans te voir ! j’en mourrais… Que j’ai souffert !…

— Et moi, ma chérie, je ne vivais T. 2P. 65
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plus ! nous avons peu de temps, profitons-en vite… Si on venait nous déranger ! — Oh ! oui, je suis toute à toi ! fais-moi tout ce que tu voudras. »

En achevant ces mots, mon peignoir était déjà par terre ; mon amant se déshabillait, m’asseyait sur le bord de mon lit et plaçait deux oreillers derrière moi ; il mit à découvert mes tétons, qu’il caressa et suça longtemps, puis, relevant ma chemise, il se mit à genoux et appliqua ses lèvres brûlantes sur le réduit en feu qui accueillit cette caresse avec un spasme de bonheur ! « Ah ! mon chéri, disais-je… Ah !… je jouis déjà… ça part… encore… Ah ! quelles délices !… assez… tu me tues… donne ton beau vit maintenant ! j’ai besoin de le sentir… viens m’enconner, viens me foutre !!! » F., se relevant alors, m’éleva les jambes sur ses bras et commença à m’enfiler. Pour moi, mollement couchée, je suivais d’un œil langoureux cette douce intromission… « Fais… doucement, disais-je, bien longtemps… Ah ! comme c’est bon !… il me pénètre… me remplit… Ah !… ah !… je meurs… arrête un peu… ah !… je… jouis… je le fais… je décharge… — Moi aussi… ah !… je ne puis… me retenir, ma chérie… ma… fouteuse… je… pars… je te donne… mon… mon… foutre !… »

Je restai pâmée, mais non assouvie ; mon amant s’était affaissé sur moi ; j’avais entouré sa tête de mes deux bras et collé ma bouche sur la sienne. « Ah ! lui dis-je tout bas, tu l’as fait trop vite. — Je n’ai pu m’arrêter ; mais ne bouge pas. — Que veux-tu donc faire ? — Tu vois, je reste dedans. — Mais je suis inondée ! — Qu’importe, je veux te foutre encore sans te quitter ! — Mais est-ce possible ? — Tu verras. Que tes tétons sont adorables, ma chérie ; donne-moi bien ta langue… Ah ! comme ça… remue doucement ce cher T. 2P. 66
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cul… Il se réveille… le sens-tu ?… — Oui… il revient… ah ! je n’en puis plus ; je le fais encore !… Recommence… plus vite… Ah !… je suis hors de moi ; je meurs… je deviens folle !… je le fais… encore… je fais… je fous… je fais toujours… es-tu prêt ? — Ça vient… il monte… m’y voilà… ah !… »

Une seconde décharge vint se mêler à la première ; nous restâmes tous deux anéantis pendant un grand moment ; puis F., rabaissant mes jambes, se retira, et un véritable déluge de liqueur amoureuse tomba sur le plancher.

Je me relevai alors, je serrai mon amant dans mes bras… « Ah ! mon adoré, lui dis-je, quel exploit tu viens de faire ! Ah ! que j’ai été heureuse, j’ai joui comme cela ne m’était jamais arrivé !… presque sans une seconde d’interruption !!… »

Il fallait faire disparaître les traces de nos prodigieux ébats ; mes cuisses, mon ventre étaient littéralement couverts de la douce liqueur ; je n’avais pas de cabinet de toilette et ne pouvais cependant rester ainsi… Je pris ma cuvette, et, recommandant à F. de se retourner, je fis mes ablutions. T. 2P. 75
Mon amant, loin de m’obéir, n’avait pas perdu un coup d’œil ; il me reprit toute troussée dans ses bras, me mangea de caresses en me disant : « Je veux te foutre encore ! — Oh ! non, je t’en prie, tu vas te rendre malade ! — Tiens, regarde, le voilà encore dressé !… » Cette vue acheva de me rendre folle ; je me précipitai à genoux, je saisis entre mes lèvres cette belle tête rubiconde, je l’engloutis dans ma bouche je la suçai avec délire, avec rage… Tout à coup, j’entendis du bruit dans le corridor… je me relevai d’un bond, me précipitai à la porte et regardai par le trou de la serrure… Nous étions perdus si c’était mon mari ! T. 2 P.68
Heureusement je m’étais trompée !… je fis signe à F. que ce n’était rien… Dans cette position, l’œil fixé à la serrure, j’avais les fesses en l’air ; ma chemise n’était pas retombée ! En une seconde mon amant était derrière moi et, avant que j’aie eu le temps de penser, j’étais de nouveau pénétrée, enfilée par cet adorable instrument qui paraissait ne pas connaître le repos ! Ah ! comme je le secondai en ouvrant et en fermant les fesses… en me tordant, en me pâmant…

Le temps avait passé comme un éclair ; je renvoyai à la hâte mon amant, je refis mon lit et fis une toilette de promenade. J’achevais à peine que la voiture était à la porte et que mon mari montait me prendre ; il me trouva rouge et animée ; je lui répondis que je m’étais laissée accabler par la chaleur, et que je m’étais endormie.

Nous descendîmes : je fus saluée d’une joyeuse acclamation par ces messieurs qui me firent des compliments sur la fraîcheur et le bon goût de ma toilette ; je regardais F. à la dérobée : rien n’annonçait, heureusement, en lui, qu’il se fût passé quelque chose d’extraordinaire… Nous partîmes.

Les bois où nous nous rendions étaient délicieux de fraîcheur et de pittoresque ; nous gagnâmes une maison de garde où un goûter nous avait été préparé ; notre léger repas fut d’une gaieté folle ; on me fit boire du champagne dont je n’avais pas besoin pour me monter encore la tête. Après le goûter, nous nous remîmes en promenade ; mon mari causait avec F., j’étais avec eux ; les deux autres personnes avaient pris un autre chemin ; nous arrivâmes dans un endroit sauvage, rempli de rochers et ombragé par de grands arbres ; en ce moment, un de ces messieurs, assez loin de nous, appela mon T. 2P. 71
mari ; « Venez vite, venez voir ! » Charles nous quitta en courant. Aussitôt qu’il eut disparu à nos yeux, F. colla sa bouche sur la mienne. « Cher ange, dit-il, il faut encore profiter de ce moment !… — Es-tu fou ? — Non, je t’aime, laisse-moi faire ! — Mon Dieu, on va nous surprendre, je suis perdue !!! — Non, si tu ne perds pas de temps. Baisse-toi… — Y es-tu ? — M’y voilà. Il entre. — Ah ! fais vite, je tremble… — Tiens, ma chérie, jouis… jouis… encore !… Ah !… c’est fait, retire-toi vite. — Ah mon Dieu !… » Il était temps ! Mes jupes, levées par derrière, étaient à peine abaissées, que j’entendis ces messieurs qui revenaient. Je fus à leur rencontre ; on venait nous chercher pour voir prendre un essaim d’abeilles qui tourbillonnaient au sommet d’un arbre.

Nous remontâmes en voiture et revînmes à ***. On dansa le soir au salon de l’établissement ; nous nous dîmes adieu… Ces messieurs partaient le lendemain de grand matin, mon mari restait.

On pensera aisément quelles furent mes réflexions, lorsque, rentrée chez moi, je me disposai à me mettre au lit. Je me coiffais devant une glace ; mon mari, enchanté de sa journée, était fort gai et fort tendre. J’étais en chemise qui dessinait par derrière les formes très-séduisantes de ma croupe. Je m’aperçus dans la glace que Charles les regardait et que ses yeux s’allumaient. Tiens, dis-je en moi-même, serait-il possible qu’il fût capable de me le faire, par hasard, deux fois dans le même jour ?

Je voulus m’en assurer et, coquettement, je pris une pose qui faisait encore valoir ce que je savais être une de mes beautés ; puis, mettant nonchalamment un pied sur une chaise, en ayant soin que ma chemise fut plus retroussée qu’il n’était nécessaire, je défis ma jarretière.

Ce manège réussit. Charles se leva, en chemise lui-même, et venant à moi, il m’embrassa sur le cou et me mit la main entre les fesses. — « Tiens, lui dis-je, en me retournant et en lui rendant son baiser, que te prend-il donc ce soir ? — Ma chère amie, je te trouve bien belle ! — Ne le suis-je donc pas tous les jours ? — Si, mais ce soir plus que toujours. — Eh bien, que veux-tu, voyons ? » En disant cela, je portai la main à son instrument qui se dressait un peu, mais était loin d’être en état : « Tu vois, tu ne peux rien faire. — Oh ! si, je t’en prie, caresse-le un peu. — Qu’est-ce donc qui l’excite ainsi ? — Ah ! c’est… — Qui donc ? — Ton beau derrière. — Eh bien, monsieur, vous ne le verrez plus. » En disant cela, d’un mouvement de chatte, je me retroussai d’une main, de manière que tout mon postérieur fût à découvert, pendant que le devant était reflété par la glace ; en même temps, mon autre main n’avait pas quitté ce qu’elle tenait et l’excitait savamment. J’eus bientôt la satisfaction de le sentir durcir. Voulant profiter du moment, je fis asseoir Charles et me mis à cheval sur lui ; mais je m’aperçus bientôt qu’il faiblissait et que la position que j’avais prise en m’élargissant, ne pouvait convenir à son mince outil.

Je me relevai ; tout était à refaire… J’étais trop surexcitée pour ne pas en venir à mes fins ! Je recommençai les caresses de ma main ; j’y mis de l’amour-propre et, lui aidant, j’eus enfin la satisfaction de le voir de nouveau dans son plus bel état ! Alors, approchant une chaise de la glace, je posai un pied dessus et l’autre sur le parquet, et me l’introduisis par derrière.

Charles, entraîné et hors de lui, me T. 2P. 74
le fit de façon à me faire jouir encore trois fois ; quant à lui, il fut bien long, et finit cependant par décharger, grâce aux mouvements habiles de mes fesses et au talent que j’avais acquis de serrer son piètre instrument.

Nous nous couchâmes, fatigués tous deux.

Ainsi, dans cette mémorable journée, j’avais été baisée six fois ! Quant à moi, je n’exagère pas en disant que j’avais joui plus de vingt fois !!! Mais telle était la force de mon tempérament, et son aptitude aux combats amoureux, que je me levai, le lendemain, fraîche et bien portante, comme si rien ne m’était arrivé.

Je revins à ***, et nous reprîmes, avec mon cher F., nos douces habitudes, hélas ! trop souvent interrompues, mais plus ardentes après chaque privation.

Mon mari s’absentait rarement pour plus d’une journée ; nos plaisirs ne duraient donc que pendant de courts instants saisis pendant la journée ; cependant quelques voyages indispensables eurent lieu, et nous en profitâmes.

Un soir, heureux de quelques heures de sécurité, nous voulûmes profiter complétement de notre bonheur ; mon amant me proposa de nous déshabiller et de nous mettre sur mon lit, ce que j’acceptai avec ardeur. Il fut bientôt en chemise et couché sur le dos, tandis que je me délaçais ; je le rejoignis, n’ayant également que ma chemise et mes bas. Il me saisit dans ses bras, nous nous enlaçâmes avec rage ! Bientôt mon amant fut jaloux du léger tissu qui me couvrait encore, et me l’enleva malgré une légère résistance de ma part !… Il me contempla d’abord entièrement nue avec extase, puis couvrit mon corps entier de baisers brûlants, sans en excepter une seule place ! Je délirais, j’étais folle !

Je voulus à mon tour lui rendre le bonheur que je venais d’éprouver ; j’embrassai avec ardeur toutes les parties de ce corps si beau et si mâle ! Arrivée à certain endroit, à ce bijou chéri qui se dressait fièrement, je m’arrêtai, je le baisai, je le suçai, j’aurais voulu le manger tout entier !

Dans cette posture, je tournais presque les fesses du côté de mon amant ; je sentis qu’il me prenait la cuisse gauche et cherchait à la faire passer par-dessus lui. — « Que veux-tu faire, lui dis-je en détournant un peu la tête. — Enjambe-moi. — Mais comment ? Pourquoi faire ? — Tu le sauras. Là, comme cela. »

Et je me trouvai à cheval sur sa poitrine, la tête toujours au même endroit ! « Maintenant, dit-il, baisse-toi, avance un peu ton beau cul, là… place maintenant ton petit con sur ma bouche. — J’y suis. — Maintenant, faisons tous deux minette ; tu me préviendras pour que nous partions tous deux ensemble. »

Quoique fort intriguée de cette nouvelle façon, je m’y prêtai de bonne grâce ; bientôt je sentis une langue délicate et habile parcourir mon réduit. Je devins enragée ; je repris l’instrument que j’avais quitté un moment, j’en mis la tête entière dans ma bouche et je le pompai avec frénésie !!! Un courant électrique semblait parcourir mon corps ; chaque coup de langue de F. lui était rendu par ma bouche !… Quel délire ! j’avais déjà joui trois fois lorsque, sentant que la quatrième allait arriver et que mon amant, frémissant et palpitant, atteignait le moment suprême. — J’y suis… dis-je… pars… »

Qu’arriva-t-il ?… je ne le savais pas !… Je me pâmai en perdant presque connaissance sous un jet brûlant !!!… T. 2P. 78

Les adorables leçons de mon amant m’avaient rendue bien savante ; je croyais n’avoir plus rien à apprendre. Je me trompais, une suprême leçon me restait à recevoir.

J’ai souvent répété que mes fesses, ou plutôt mon cul, était d’une rare beauté ; le sillon qui en partageait l’ovale avait déjà reçu mille et mille baisers de mon amant, dont le grand bonheur était de me faire placer de manière à bien jouir de ce spectacle ; il entr’ouvrait alors les lèvres du réduit amoureux, le caressait, le baisait, le fêtait de toutes manières… quelquefois son doigt remontait un peu plus haut, et je sentais une titillation étrange à l’orifice d’un endroit secret placé au-dessus !… Quelquefois même lorsqu’enfilée jusqu’aux gardes, je me pâmais sous la rosée céleste qui était dardée en moi, j’avais senti ce doigt pénétrer très-avant dans cet étroit sentier !…

Cette caresse singulière m’avait donné une volupté toute particulière que je n’avais pas cherché à analyser.

Une des rares soirées où nous pûmes nous coucher ensemble, après nous être longtemps caressés, mon amant m’enleva ma chemise et se mit à me considérer nue avec amour.

Connaissant sa passion pour mon cul, je le lui présentai en baissant la tête et en m’écartant le plus possible ! F. se plaça derrière moi ; mais au lieu de m’enconner comme d’habitude, il se contenta de me caresser de la tête de son Priape. — « Mets-le moi donc ! dis-je ; tu me fais mourir à petit feu ! — Attends encore un peu. — Ah ! que fais-tu ? tu me fais mal… Ce n’est pas là… » En effet, je sentais sa pointe chercher à pénétrer dans le singulier orifice dont je viens de parler.

« Laisse-moi faire, mon adorée ! je t’en supplie ! Dans la femme aimée tout est con ; il ne faut pas qu’il reste un seul endroit de ton beau corps où je n’aie déposé une offrande ! — Mais ce n’est pas possible, jamais il n’entrera. — Oh ! si, il entrera même tout entier si tu me laisses faire. — Mais tu me tueras ! je vais souffrir ! je vais crier ! je ne jouirai pas ! — Oh ! que si ; et après, tu me diras toi-même, j’en suis sûr, que c’était bien bon ! je parie même que tu me le redemanderas plus d’une fois ! — Non, c’est impossible ; allons, mon chéri, mets-le plus bas, où tu seras aussi bien. — Je t’en supplie ! c’est la plus grande preuve d’amour qu’une femme puisse donner ! je la réclame ! — Ah ! mon Dieu ! je ne puis cependant pas le refuser ! Allons… fais. Mais c’est bien singulier. »

Je ne dis plus rien, et je restai passive, présentant de mon mieux ce qui m’était demandé… Mon amant alla à ma toilette et se lubréfia avec un cosmétique qu’il y prit, puis, reprenant sa place, il se présenta de nouveau à l’étroite entrée… Les premiers essais ne réussirent pas ; je souffrais, bien loin de ressentir aucun plaisir ! mais je l’aimais tant que j’aurais souffert bien davantage… de plus, la curiosité, le désir de l’inconnu me soutenaient. Mon amant arrêta un instant ses efforts et, passant sa main par devant entre mes cuisses, il se mit à me branler. Le plaisir s’alluma et je demandai moi-même un second essai ; mais la posture de mon amant, ainsi penché, était trop incommode ; il prit ma main et la plaça où était la sienne. Je compris et me le fis moi-même… Je sentis de nouveau la terrible pointe… le plaisir que je me donnais par devant neutralisait la douleur que mon pauvre cul ressentait encore… Enfin, je sentis comme un anneau qui se dilatait en moi, et d’un coup l’énorme cylindre entra tout entier… Je T. 2P. 83
redoublai le mouvement de ma main… une jouissance immense… double… âcre… extraordinaire, m’envahit… je perdis presque connaissance et tombai étendue en avant dans un spasme impossible à décrire.

Mon amant, heureusement, ne fut pas désarçonné ; il suivit le mouvement et se trouva étendu tout de son long sur moi… Il donna encore quelques coups et remplit son singulier gîte d’une chaude éjaculation qu’il darda avec force soupirs, témoins de sa vive jouissance…

Nous restâmes un bon moment étendus tous deux dans cette position sans nous rien dire… J’avais une certaine honte que je ne pouvais expliquer ! et m’en voulais presque d’avoir tant joui par cet endroit inusité !… D’un autre côté, je ne pouvais m’empêcher d’être enchantée de cette nouvelle source de jouissance.

F. m’embrassa et me dit tout bas : « Eh bien ! qu’en dis-tu ? — Je ne sais. — As-tu joui ? — Eh ! oui ! — Es-tu fâchée d’avoir cédé à mon caprice ? — Non. — Me le redemanderas-tu ? — Je crois que oui, mais pas souvent… c’est trop !… »

Pendant cette conversation, nous n’avions pas changé de position : la cheville de mon amant était toujours fichée dans mon trou mignon ; je la sentais devenir petite ; il essaya de se retirer… je serrai les fesses à tel point que je le maintins bon gré mal gré à son poste… — « Tu as voulu y entrer, lui dis-je à mon tour tout bas, eh bien ! tu y resteras ! »

Je comptais sur sa vigueur qui m’était bien connue et, en attendant qu’elle revint, je l’agaçais et me servais des mots qu’il m’avait appris. « Comment appelles-tu cette manière de foutre ? lui dis-je, ce n’est pas enconner, puisque T. 2P. 85
mon pauvre petit con n’a rien reçu ! — Cela s’appelle… mais non, nous appellerons cela mignonner ; c’est un joli mot, n’est-ce pas ? il va bien avec minette.Eh bien, mon chéri, mignonne-moi encore, je sens que j’y prends goût… Ah ! je sens ton bon vit qui renaît : fête encore ce cul que tu aimes tant… je t’en supplie, ne m’abandonne pas… je veux encore ton foutre !… »

En disant toutes ces petites cochonneries qui, je le savais, électrisaient mon amant, je resserrais graduellement les fesses pour lui donner toute liberté d’action…

Je commençais à ressentir de nouveau les avants-coureurs de cette jouissance double que j’avais éprouvée ; mon amant n’était pas encore prêt ; il me semblait même le sentir faiblir ; je lui dis de ne pas me quitter : nous nous redressâmes dans notre première position avec des soins infinis ! «  Maintenant, mon chéri, lui dis-je, ne bouge plus, laisse-moi tout faire… »

Je me mis à remuer savamment ma croupe d’avant en arrière… Mon amant, à genoux, immobile, contemplait avec passion ce lubrique spectacle… Il voyait, comme il me le dit après, sa flèche, serrée comme dans un étau, paraître presqu’entière et disparaître complétement dans son étroit carquois…

Après quelques instants de ce délicieux manège, mon amant avait repris toute sa vigueur… Je le sentais à la grosseur croissante et à la raideur du membre qui nous liait tous les deux… Je le sentis bientôt frémir : des mots inarticulés sortirent de ses lèvres… je l’avertis que j’étais prête… un nouveau jet de foutre vint nous faire pâmer tous les deux !…

. . . . . . . . . . . .

Mon bien-aimé F. avait eu raison ! J’y pris goût ! Que de fois en se penchant sur moi ne m’a-t-il pas dit de sa douce voix. « Où le veux-tu ? » et que de fois, en y mettant le doigt… n’ai-je pas répondu : « Là !… »

FIN DE LA TROISIÈME PARTIE ET SECOND VOLUME.
  1. Après quelques mots échangés à ce sujet, on convint que Julie serait conduite en voiture à la station de *** le lendemain ; puis on n’en parla plus.