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Correspondance 1812-1876, 6/1872/DCCCXXXVIII

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Texte établi par Calmann-Lévy,  (Correspondance Tome 6 : 1870-1876p. 185-186).


DCCCXXXVIII

À MADAME LEBARBIER DE TINAN, À PARIS


Nohant, 2 janvier 1872.


Comment, ma pauvre amie, vous avez eu, par-dessus tant de chagrins, l’affreux ennui d’être malade ! Vous voilà revenue à la vie, ménagez-la pour vos enfants. Il n’y a que cela de bon et d’intéressant. Le reste est navrant, et ce devient un devoir de se plonger dans l’égoïsme de la famille pour échapper au désespoir. Vous voyez, mon filleul devient un jeune homme, il a l’intelligence et la volonté, c’est-à-dire l’avenir ; reprenons courage pour ces chers êtres qui répareront peut-être nos fautes et nos désastres. Dites bien à ce cher enfant que je suis heureuse de son bon travail et que je l’embrasse de tout mon cœur. Mes vœux à vos enfants, si aimables et si bons, et à toute cette charmante et superbe couvée. Ici, nous sommes en adoration devant nos deux filles. Elles nous donnent l’immense bonheur de pouvoir les gâter ; car elles n’abusent de rien et ne se font pas prier pour apprendre.

Donnez-moi bientôt de tout à fait bonnes nouvelles de vous, et croyez que je vous apprécie et vous aime d’autant.

G. SAND.


Non, mon ami Talma n’est point le héros de Tamaris. D’abord, il n’y a point eu de héros ailleurs que dans mon imaginative ; ensuite, Talma est moins brillant, mais d’un mérite plus solide que le susdit personnage.

Ne m’oubliez pas auprès des excellents Cointet.