Correspondance de Voltaire/1749/Lettre 1962

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Correspondance : année 1749
Texte établi par Condorcet, Garnier (Œuvres complètes de Voltaire, tome 37p. 7-8).

1962. — À M. LE MARQUIS D’ARGENSON.
À Paris, le 18 mars.

Je vous envoie donc, monsieur, la copie de la lettre d’un prince[1] qui a autant d’esprit que vous, et dont je souhaite que le cœur vaille le vôtre. Je vous demande en grâce de me la renvoyer et de n’en laisser prendre aucune copie. Recommandez surtout le secret à M. de Valori ; il ne faut publier ni les faveurs des femmes ni celles des rois.

Permettez-moi seulement de me vanter des vôtres, et de m’honorer toute ma vie de vos bontés.

Les personnes[2] qui vous ont ôté le ministère protègent Catilina, cela est juste.

Brûlez ma lettre, et daignez continuer à m’aimer.

  1. Frédéric II.
  2. La Pompadour en était.