Correspondance de Voltaire/1765/Lettre 6175

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Correspondance : année 1765
Garnier (Œuvres complètes de Voltaire, tome 44p. 130-131).

6175. — À M. DAMILAVILLE[1].
2 décembre.

Je ne puis cette fois-ci, mon cher frère, vous dire autre chose, sinon que je suis fort languissant, que je vous souhaite la santé la plus ferme, et à Bigex[2] la main la plus prompte. Mon capucin nous seconde. Protégez-moi toujours auprès de Briasson[3].

Voici une petite lettre pour frère Protagoras. Je suis toujours en peine du paquet du sieur Boursier.

Si j’avais l’amour-propre d’un auteur, je serais un peu fâché que Lekain ait fait imprimer Adélaïde avec quelques vers qui n’ont pas le sens commun, et qu’on a jugé à propos d’y insérer pour faire ce que les comédiens appellent des coupures.

Buvez avec les sages à la santé du solitaire, qui vous aimera jusqu’au dernier moment de sa vie.

  1. Éditeurs, de Cayrol et François.
  2. Il fut secrétaire de Voltaire.
  3. Qui devait lui envoyer les derniers volumes de l’Encyclopédie.