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Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments/Astorg (rue d’)

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Astorg (rue d’).

Commence à la rue de la Ville-l’Évêque, nos 26 et 28 ; finit à la rue Delaborde, nos 13 et 15. Le dernier impair est 55 ; le dernier pair, 54. Sa longueur est de 303 m. — 1er arrondissement, quartier du Roule.

Première partie, comprise entre les rues de la Ville-l’Évêque et de Roquepine. — « Louis, etc… Par arrêt rendu en notre conseil d’État aujourd’hui, nous y étant, sur la requête de nos chers et bien-amés Louis d’Astorg d’Aubarède, marquis de Roquepine, lieutenant général de nos armées, comme ayant des droits considérables de propriété sur un grand terrain contigu aux rues Verte et de la Ville-l’Évêque, appartenant, pour la majeure partie, aux héritiers Belloy, et se portant fort pour eux, Louis-Charles Froment et Marie-Anne-Élisabeth Louvet, sa femme, Chartes Lemaître, Jean Toray, François Drouet et Marie-Marthe Louvet, sa femme, et autres copropriétaires de différents terrains contigus auxdites rues, et ayant consenti d’abandonner gratuitement les portions nécessaires à la formation d’icelles, même de contribuer à la dépense du premier pavé et des terrasses, par acte passé devant notaire, à Paris, le 4 novembre 1773, etc ;… ordonnons que la rue Verte sera prolongée (voyez rue Roquepine). Comme aussi, ordonnons qu’il sera ouvert, sur le terrain de la succession de Belloy, une nouvelle rue sous le nom d’Astorg, qui commencera par embranchement à la rue de la Ville-l’Évêque, et qui finira à la continuation de la rue Verte ; voulons que la largeur de ladite rue d’Astorg soit fixée à 30 pieds, etc… Donné à Versailles, le 4 mars 1774. » (Extrait des lettres-patentes.) — Elles furent registrées en cour de parlement le 6 septembre 1775, et la rue fut ouverte en mai 1776.

Deuxième partie, comprise entre les rues de Roquepine et de la Pépinière. — « Louis, etc…, Nous étant fait représenter les plans du faubourg Saint-Honoré et des nouvelle rue d’Astorg et prolongation de la rue Verte, formées en conséquence des lettres-patentes du 4 mars 1774, nous aurions reconnu que, pour rendre ce quartier plus commode, donner les accès et débouchés qui y sont nécessaires, faciliter à nos gardes françaises, qui sont casernées rue Neuve-Saint-Charles (aujourd’hui de la Pépinière) et rue Verte, les moyens de se rendre aux exercices qui se font dans les Champs-Élysées et aux lieux où leur service peut les appeler, en évitant aux soldats l’occasion de passer et traverser les marais où, malgré toutes leurs précautions, ils ne peuvent s’empêcher d’occasionner beaucoup de dégâts ; il serait également utile, et dans l’intention desdites lettres-patentes, que ces deux rues fussent prolongées, la première pour avoir son ouverture dans la rue Neuve-Saint-Charles, près de ladite caserne, et la deuxième (voir rue de Roquepine), etc. ; ordonnons que la rue d’Astorg sera prolongée et ouverte à travers les terrains appartenant aux sieurs Louvet et Moreau, et sur celui appartenant à la compagnie des monnayeurs et ajusteurs de la Monnaie de Paris, etc… Donné à Versailles, le 24 juillet 1778. » (Extrait des lettres-patentes.)

Ces lettres-patentes, soumises aux trésoriers de France, donnèrent lieu à plusieurs observations consignées dans un rapport du 30 janvier 1779 et qui ne furent point accueillies. — Cette seconde partie de la rue d’Astorg fut pavée en vertu d’un arrêt du conseil d’État du 28 mars 1780. — Une décision ministérielle du 3 thermidor an IX, signée Chaptal, et une ordonnance royale à la date du 27 septembre 1836, ont fixé à 10 m. la largeur des deux parties dont il vient d’être parlé. — Aucune construction riveraine n’est soumise à retranchement ; celle no 2 est seule sujette à un léger redressement.

Troisième partie entre la rue de la Pépinière et celle Delaborde. Elle a été ouverte quelques années après la seconde partie ; elle reçut le nom de rue Maison-Neuve. — Une décision ministérielle du 3 thermidor an IX, signée Chaptal, a fixé sa largeur à 10 m. — En 1840, elle a pris le nom de rue d’Astorg. Les maisons nos 37 et 48 comprises dans cette partie de rue sont à l’alignement. — Égout et conduite d’eau depuis la rue de Roquepine jusqu’à celle Delaborde. — Éclairage au gaz depuis la rue de la Ville-l’Évêque jusqu’à celle de la Pépinière (compe Anglaise).