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Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments/Beaumarchais (boulevart de)

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Beaumarchais (boulevart de).

Commence à la rue Saint-Antoine, no 223, et au quai de Valmy, no 1 ; finit à la rue du Pont-aux-Choux, no 1. Le dernier impair est 85 ; le dernier pair, 22. Sa longueur est de 780 m. — 8e arrondissement ; les numéros impairs sont du quartier du Marais ; les numéros pairs, depuis le quai de Valmy jusqu’à la rue Daval, dépendent du quartier du Faubourg-Saint-Antoine ; le surplus est du quartier Popincourt.

La formation de ce boulevart a été ordonnée par un arrêt du conseil en date du 7 juin 1670. On lui donna le nom de boulevart Saint-Antoine, parce qu’il commençait à la porte ainsi appelée. — « Paris, le 22 janvier 1831. Monsieur le préfet, par votre lettre du 10 courant et d’après la demande que vous ont adressée plusieurs propriétaires, vous proposez de donner le nom de Beaumarchais au boulevart Saint-Antoine. Il résulte de l’enquête faite à ce sujet, par le maire du 8e arrondissement, que cette mesure n’a rencontré aucune opposition. D’après ces considérations, je vous autorise à substituer le nom de boulevart Beaumarchais à celui de boulevart Saint-Antoine. Recevez, etc. Le ministre secrétaire-d’État de l’intérieur, signé Montalivet. » Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, auteur du Barbier de Séville, du Mariage de Figaro et de la Mère coupable, naquit à Paris, le 24 janvier 1732. Il mourut le 19 mai 1799.

Beaumarchais s’était rendu propriétaire, suivant adjudication faite le 26 juin 1787, par le bureau de la Ville, d’une maison et dépendances contenant 4 000 m. environ de superficie. Cette propriété comprenait tout l’espace alors limité par la rue Daval, le boulevart, la rue Amelot et la place Saint-Antoine. Elle fut rachetée par la Ville, moyennant 508 300 fr., le 28 mai 1818, de M. Delarue, et d’Amélie-Eugénie Caron de Beaumarchais, son épouse, pour faciliter l’ouverture du canal Saint-Martin. Sur le terrain restant, on construisit un grenier à sel qui fut abattu en 1841. La ville de Paris a vendu en six lots, le 1er juillet 1842, les terrains sur lesquels s’élevait cet établissement remplacé aujourd’hui par les maisons portant les nos 10, 12, 14, 16, 18, 20 et une partie du no 22. L’emplacement non bâti devra recevoir les nos 6 et 8. — Une ordonnance royale du 8 juin 1834, a déterminé pour le boulevart Beaumarchais un alignement d’après lequel les maisons nos 1, 3 et 5 sont soumises à un fort retranchement ; les propriétés portant les nos 27, 31, 33, 37, 43, 47, 49, 51, ne devront subir qu’un léger redressement ; le surplus n’est pas soumis à retranchement. — Conduite d’eau. — Éclairage au gaz depuis la rue Saint-Antoine jusqu’à celle du Pas-de-la-Mule (compe Parisienne) ; pour le surplus (compe Lacarrière).

Au mois d’avril 1843, une enquête a été ouverte à la mairie du 8e arrondissement, sur le projet de suppression et d’aliénation des contr’allées des boulevarts de Beaumarchais et des Filles-du-Calvaire, depuis la rue Daval jusqu’à celle de Ménilmontant.