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Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments/Fleurs (rue du Marché-aux-)

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Fleurs (rue du Marché-aux-).

Commence à la rue de la Pelleterie, nos 13 et 15 ; finit à la rue de la Vieille-Draperie, nos 20 et 26. Le dernier impair est 5 ; le dernier pair, 6. Sa longueur est de 47 m. — 9e arrondissement, quartier de la Cité.

Cette rue a été ouverte sur une partie de l’emplacement de l’église Saint-Pierre-des-Arcis, dont nous traçons ici l’origine. Elle fut fondée en 926, par Theudon, vicomte de Paris, sur le terrain d’une chapelle ruinée, qui portait aussi le nom de Saint-Pierre. L’origine de cette église est très peu connue, son surnom a exercé sans succès la sagacité des savants. Une bulle d’Innocent II la désigne ainsi : Ecclesia Sancti Petri de Arsionibus. Elle fut érigée en paroisse en 1130. On reconstruisit son bâtiment en 1424, et son portail en 1711, sur les dessins de Lachenu. Supprimée en 1790, l’église Saint-Pierre-des-Arcis devint propriété nationale, et servit quelque temps de dépôt de cloches destinées à la fabrication de la monnaie de cuivre. Les bâtiments furent vendus par l’État, le 13 ventôse an V, à la charge par l’acquéreur de démolir et de donner passage à la rue projetée la première réquisition de l’administration qui en sera chargée, le tout sans indemnité. — En vertu d’une décision ministérielle du 13 brumaire an X, signée Chaptal, la largeur de ce percement fut fixée à 10 m. Exécutée en 1812, cette voie publique a reçu le nom de rue du Marché-aux-Fleurs. Toutes les constructions riveraines sont alignées. — Conduite d’eau.