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Dictionnaire liégeois-français (Forir)/Kô

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, s. Coup, choc, heurt, atteinte, blessure ; percussion. — Kô d’bordon, di hep, di fiermin, di mârtai, di fizik, di kanon : coup de bâton, de hache, de serpe, de marteau, de fusil, de canon. — Kô d’tonîr : coup de tonnerre, coup de foudre. — Mèchan kô : blessure grave, coup dangereux, horion. — Kô del moir : coup de la mort, coup mortel. — Paré on kô : parer, détourner, esquiver un coup. — Diné on kô d’pî : donner, desserrer un coup de pied. — Sin tiré on seû kô : sans coup férir. — Kô d’bech, kô d’din, kô d’linw, kô d’patt : coup de bec, coup de dent, coup de langue, coup de patte, raillerie piquante, lardon, médisance. — Kô d’chapai : coup de chapeau, saluade. — Kô d’havroûl : coup de carrelet de pêcheur. — Si batt a kô d’pogn : se battre à coups de poing, faire le coup de poing. — On l’a fai to neûr di kô : il est tout couvert, tout percé de coups, il est mis en capilotade. — On kô n’ratindéf nin l’ôtt : un coup n’attendait pas l’autre, c’était une grêle de coups. — Kô d’min : coup de main, attaque subite et imprévue. — Kô d’Jarnak : coup de Jarnac, mauvais coup, coup fatal. — Kô dè Bondiu : coup du Ciel, coup d’en haut, coup de la Providence. — Kô d’maiss : coup de maître. — Li kô d’Eta dè deûss di décinb : le coup d’Etat du deux décembre. — Fé sè kô è cachett : agir sourdement, clandestinement. — Diné l’kô d’grâss : donner le coup de grâce, achever de perdre, de ruiner quelqu’un. — C’ess-t-on kô d’èpèie è l’aiw : c’est un coup d’épée dans l’eau, c’est un effort inutile, une tentative qui n’a point de suite. — Avu on kô d’mârtai, on kô d’hep : avoir un coup de marteau, un coup de hache, être un peu fou. — Dîné l’kô d’pî d-l’âgn : donner le coup de pied de l’âne ; insulte d’un lâche à celui dont il n’a plus à redouter le pouvoir. — Fé kô po kô : faire un coup fourré, se dit de deux hommes qui se battent, quand chacun donne un coup et en reçoit un autre en même temps ; mauvais service que deux personnes se rendent mutuellement. — Kô-d’oûïe : coup d’œil. — Kô d’solo : coup de soleil. — Mâké s’cô : manquer son coup, donner du nez en terre. — Avu on kô d’bon : avoir un coup franc. — So l’kô d’maie-nutt : au coup de minuit. — Beûr a pti kô : siroter, buvoter, boire à petits coups. — J’a vèiou soula dè prumî kô : j’ai jugé de cela à la première vue, au premier coup, d’emblée. — Il a s’kô : il est atterré, il est flambé, perdu, c’est fait de lui. — Kô d’aiw : courant d’eau, canal ou ruisseau qui coule. — Apret kô : après coup, postérieurement. — So l’kô : tout à coup, aussitôt, soudain, sur le champ, soudainement. — To d’on kô : tout d’un coup, en même temps, de prime-saut. — Kô so kô : coup sur coup. — To kô : à tous coups, fréquemment, à tout bout de champ, à tous propos. — Vocial li kô â gèie : voici le coup décisif. — Tini kô : soutenir, sustenter, protéger. — Kwan si vna â kô a fèri : quand il s’agit de l’exécution, quand on en fut, quand ce vint au fait et au prendre. — On n’sé wiss ki l’dial fîr sè kô : on ne sait ce qu’il peut arriver. — Abatt deû gèie d’on cô d’warokai : faire d’une pierre deux coups. — O ! po s’kô la, no-z-estan dvin dè bai dra ! Oh ! pour le coup, pour ce coup-là, nous sommes dans de beaux draps ! — C’ess-t-â treûzinm kô k’on veû lè maiss : c’est le troisième coup, c’est la troisième épreuve qui décide.

, s. Cou, col, partie du corps qui joint la tête aux épaules. — Si cacé l’kô : se casser, se rompre le cou, se blesser en tombant, se ruiner par imprudence, par mauvaise conduite. Voy. Hatrai.

, s. Chou d’hiver. — Ripiké dè kô : replanter des choux d’hiver.