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Dictionnaire liégeois-français (Forir)/Koir

Koirbâ  ►

Koir, s. Corps, toute substance simple ou composée. — Koir di l’om : corps de l’homme, corps humain. — Li koir d’inn biess : le corps d’un animal. — L’om a on koir è inn âm : l’homme a un corps et une âme. — Le minb dè koir : les membres du corps. — Li Bondiu n’a nou koir : Dieu n’a pas de corps, n’est pas corporel ; il est incorporel, il est doué d’incorporalité. — Gna dè-z-érètic ki prétindet ki lè-z-anch on dè koir : il y a des hérétiques qui corporifient les anges. — Koir moir : cadavre, corps mort. — Fé l’sierviss so s’koir : dire un service, le corps présent. — Pôf koir : pauvre corps, pauvre diable, qui n’a ni esprit ni vigueur. — C’ess-t-on drol di koir : c’est un drôle de corps, un plaisant corps, un rare corps. — Vo n’songî k’â plaizîr dè koir : vous ne songez qu’aux jouissances corporelles, qu’à jouir corporellement. — Vo n’esté nin chin a voss koir : vous n’êtes pas traître à votre corps, vous ne vous refusez rien. — N’avu keûr di s’koir : faire bon marché de son corps, exposer facilement sa vie aux dangers. — Fé di s’koir inn botic d’apoticâr : faire de son corps une boutique d’apothicaire, prendre beaucoup de médicaments. — Il a l’dial è koir ; i kwîr carel a to l’montt : il a le diable au corps, c’est un méchant, un furieux, un enragé. — Il a l’dial è koir : il a le diable au corps, c’est un homme prodigieux, étonnant. — Tourné so l’koir d’inn sakî : surprendre, prendre quelqu’un la main dans le sac, en flagrant délit ; accabler quelqu’un, en faire le bouc émissaire ; l’admonester sévèrement, le mener tambour battant. — Vo-z-âré çoula so l’koir : vous en aurez l’endosse, on vous l’endossera. — Koir di ponp : corps de pompe, partie dans laquelle joue le piston. — Inn ârmaie sin chéf, c’ess-t-on koir sin-z-âm : une armée sans chef est un corps sans âme. — Rilèvé koir sin : canoniser, béatifier.

Koir, s. Corps, partie de certains habillements depuis le cou jusqu’à la ceinture. — Koir di cott : corps de jupe.