Dictionnaire liégeois-français (Forir)/Koitt
Koitt, s. Corde, tortis fait de chanvre, de laine, de crin, etc. ; câble, très-grosse corde pour élever des fardeaux ; grelin, corde moins grosse que le câble. — Koitt è treû dob : corde à trois cordons. — Koitt di nèçal : cordelle, câbleau ou câblet, petit câble pour amarrer, corde de moyenne grosseur pour le halage des petits bateaux. — Lè koitt d’on batai : amarre, cordage d’un bateau, d’un vaisseau ; aussière, câble, funin, filin. — Koitt di boïai : corde de boyau, à boyau. — Koitt di violon, di bass, di harp : corde de violon, de basse, de harpe. — Fé del koitt ; toirchî pluzieûr koitt èçonl : filer, corder, câbler, tordre une corde, ou plusieurs cordes ensemble. — Löî avou n’koitt : attacher, serrer avec une corde. — Pintt a n’koitt : pendre à une corde. — Pintt dè dra a n’koitt : étendre du linge sur une corde. — Koitt di puss : corde à puits. — Solé d’koitt : soulier de corde. — Hâl di koitt : échelle de cordes. — Koitt po pintt : hart. — Si mett li koitt è hatrai : se mettre la corde au cou, être soi-même la cause de sa ruine, de sa perte. — I n’fâ nin touchî ciss koitt la : il ne faut pas toucher cette corde. — Ni d’vizé nin d’koitt è l’mohonn d’on pindou : il ne faut pas parler de corde dans la maison d’un pendu. — Dè gin k’on mérité l’koitt : gens qui ont mérité la corde, la hart ; gens de sac et de corde ; filous, voleurs, scélérats. — Avu del koitt di pindou è s’poch : avoir de la corde de pendu dans sa poche, être heureux au jeu ou dans des entreprises hasardeuses. — Sèchî a l’minm koitt : tirer sur la même corde, s’entendre, agir de concert. — Dansé so l’koitt : danser sur la corde. — Danceû d’koitt : danseur de corde, funambule.
Koitt, s. Corde, certaine quantité de bois à brûler, qui est aujourd’hui remplacée par le stère ou mètre cube. — I falév deû koitt po n’vôïe di boi : il fallait deux cordes pour une voie de bois.