Dictionnaire liégeois-français (Forir)/Ress
Ress, s. Reste, ce qui demeure d’un tout partagé, séparé ; surplus, reliquat, résidu. — Magnî lè ress : manger les restes, les rogatons, les bribes. — Li ress d’inn dîvizion : le reste d’une division. — Päîm inn akontt, ji v’donret dè tin po l’ress : payez-moi un à-compte, je vous donnerai du temps pour le reste. — Jowé di s’ress : jouer de son reste, employer ses dernières ressources. — Enn n’alé sin dmandé s’ress : s’en aller comme un nigaud, sans demander son reste. — Fé bin, è s’lèî l’Bondiu fé l’ress : faites bien, et laissez Dieu faire le reste. — Â-ress : au reste, du reste, au demeurant, au surplus.
Ress, adj. Vigoureux, dispos, fort. — On-z-è pu ress kwan on-z-a magnî del châr ki dè stokfess : l’usage de la viande rend l’homme plus vigoureux que l’usage du stockfíche.
Ress, v. (Ji rso, no restan ; ji rsèret). Etre de nouveau — Ji kminss a m’rimett so pî, a ress a m’iâh : je commence à me remettre sur pied, à ravoir mes forces, mes aises.