Discours d’investiture de François Fillon le 17 mai 2007 en tant que Premier ministre

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Discours de M. François Fillon en tant que Premier ministre lors de la passation de pouvoirs le 17 mai 2007 à Matignon.



Discours de M. François Fillon, investi Premier ministre, le 17 mai 2007


François Fillon


17 mai 2007


Mon cher Dominique [répondant à Dominique de Villepin], à l'instant où le Président de la République [Nicolas Sarkozy] me confie la direction du gouvernement de la France, je veux vous exprimer la gratitude de la nation. Pendant plus de deux ans [du 31 mai 2005 au 15 mai 2007], vous avez dirigé le gouvernement de notre pays avec un style, une passion et un engagement qui ont marqués les Français. La France aujourd'hui est plus solide qu'elle ne l'était il y a cinq ans. Les élections présidentielles ont amenées nos concitoyens à choisir une politique nouvelle. C'est mon devoir, c'est mon mandat, je respecterai tous les engagements que nous avons pris parce que la rénovation de la vie politique est à ce prix. Et je serai à l'écoute de tous, parce que la France en mouvement a besoin de tous. L'histoire avance, mais il y a une permanence à laquelle je nous sait tous les deux [Dominique de Villepin et François Fillon] très attachés, c'est le service de la France. Servir la France, c'est prolonger son héritage et défendre son identité au cœur il y a les valeurs républicaines pour lesquelles nos anciens se sont battus. Servir la France, c'est agir pour l'interêt genéral en rassemblent la nation; dans un monde de six milliards d'êtres humains, les 60 millions de français doivent rester unis. C'est l'esprit de l'ouverture, voulue par le Président de la République. Servir la France, c'est inviter nos concitoyens à donner à leur pays autant qu'il lui donnent parce que la plus grande force de la France, ce sont les français eux-mêmes. Servir la France, c'est enfin lui assurer une place éminente dans un nouveau siècle, traversé par des défis dont certains sont angoissants. Mais que nous avons tous les moyens de relever pour peu que nous retrouvions la passion, la confiance dans l'avenir qui nous a si souvent permit d'être aux avants-postes du progret de la condition humaine. Je suis sûr [en s'adressant à Dominique de Villepin] mon cher Dominique que là où vous serez, le service du pays vous animera toujours.

Fin du discours. Remerciments de Dominique de Villepin et applaudissemments des invités de la passation de pouvoirs.