Discussion:Vingt et neuf sonnets (français moderne)

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Infoédit[modifier]


Informations sur l’édition de Vingt et neuf sonnets (français moderne)

Édition : Scans découpés et recollés par Zephyrus


Source : http://artfl.uchicago.edu/cgi-bin/philologic/getobject.pl?c.0:2:29.montaigne


Contributeur(s) : Zephyrus, Yann, ThomasV, Grondin, Enmerkar, BigonL


Niveau d’avancement : Relu et corrigé


Remarques : Voir discussion


Relu et corrigé par : Zephyrus, Enmerkar, BigonL


Discussion[modifier]

Bonjour, j'ai également trouvé cette version : Vers françois de feu Estienne de La Boëtie ; [Publiés par Montaigne]BNF —Ce commentaire non signé a été déposé par ‎ Chat de la Fontaine (d) 7 décembre 2017 à 11:03


En double avec Vingt et neuf sonnets. Yann 25 août 2007 à 20:39 (UTC)

En évidence ici les erreurs des versions Internet des Sonnets quand on les confronte au scan du texte original.

La respiration, le rythme, c'est ce qui compte le plus -- d'où notre respect pour la ponctuation. Elle est aussi importante à nos yeux quer les erreurs grossières voire les contresens qui handicapent l'accès au texte.

Pour l'orthographe, nous avons adopté la position inverse : plus elle est familière au lecteur et lui est contemporaine, moins elle fait obstacle à la communication. C'est pourquoi nous avons choisi de la moderniser.

Voici donc un exemple de relevé des différences constatées (sonnet 2), bien visibles malgré la modernisation de l'orthographe :

Corrections
Texte internet Manuscrit modernisé[1]
C'est amour, c'est amour, c'est lui seul, je le sens,

Mais le plus vif amour, le poison le plus fort,

A qui donc pauvre coeur ait ouverte la porte:

Ce cruel n'a pas mis un de ses traits perçants,


Mais arc, traits et carquois, et lui tout dans mes sens.

Encore un mois n'a pas que ma franchise est morte,

Que ce venin mortel dans mes veines je porte;

Et déjà j'ai perdu et le coeur et le sens.


Et quoi ? Si cet amour à mesure croissoit,

Oui en si grand tourment dedans moi se conçoit ?

O crois, si tu peux croître, et amende en croissant :


Tu te nourris de pleurs, des pleurs je te promets,

Et pour te rafraîchir, des soupirs pour jamais ;

Mais que le plus grand mal soit au moins en naissant !

C'est amour, c'est amour, c'est lui seul, je le sens:

Mais le plus vif amour, la poison la plus forte,

À qui onq pauvre cœur ait ouverte la porte.

Ce cruel n'a pas mis un de ses traits perçants,


Mais arc, traits et carquois, et lui tout dans mes sens.

Encore un mois n'a pas, que ma franchise est morte,

Que ce venin mortel dans mes veines je porte,

Et déjà j'ai perdu, et le cœur et le sens.


Et quoi ? Si cet amour à mesure croissoit,

Qui en si grand tourment dedans moi se conçoit ?

Ô crois, si tu peux croître, et amende en croissant.


Tu te nourris de pleurs, des pleurs je te promets,

Et pour te rafraîchir, des soupirs pour jamais.

Mais que le plus grand mal soit au moins en naissant.

Notes[modifier]

  1. Modernisation Wikisource