Escole Paroissiale, ou la Methode facile pour enseigner Chrestiennement les enfans dans les Petites Escoles

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L’ESCOLE

PAROISSIALE,

ov

LA MANIERE DE BIEN

INSTRVIRE LES ENFANS

DANS LES PETITES ESCOLES.

Par un Prestre d’une Paroisse de Paris.

A PARIS.

Chez Pierre Targa. Imprimeur de l’Archeuesché de Paris, & Libraire Iuré de l’Vniuersité, ruë S. Victor au Soleil d’Or.

M. DC. LIV.

AVEC PRIVILEGE DV ROY
PREFACE AV LECTEVR.


MOn cher Lecteur.

Vn des plus grands besoins que l’homme aye en sa vie, c’est d’estre formé de bonne heure à la vertu ; dautant que les premieres impressions qu’il reçoit en sa ieunesse, retiennent vne telle fermeté, que tous les emplois de la vie, quoy que difficiles, n’en peuvent tellement effacer les marques, qu’il n’en reste quelqu’vne, mesme dans l’aage le plus auancé. La nature nous enseigne cette leçon dans l’education, mesme des animaux, priués de raison, chacun dans son espece, ausquels elle donne vn instinct tout particulier d’engendrer & nourrir leurs semblables auec vn soin tout extraordinaire, iusques à ce qu’ils soient capables de la fin pour laquelle ils sont créés. Les Payens par la seule lumiere de la raison nous ont monstré cette necessité, notamment en la personne des Lacedemoniens, donc les enfans estoient dressés dés le berceau, à supporter les fatigues d’vn grand trauail, au mespris des richesses & à l’obseruation exacte des loix ciuiles. Aussi cette Republique a esté par ce moyen la plus florissante de toute la Grece, & a serui de prototype & de Maistresse aux plus experimentés des siecles suiuants. Mais laissant là ces exemples prophanes, la sagesse increée nous a enseigné de la part de son Pere eternel, que son Royaume estoit pour les enfans, talium est enim regnũ cœlorum ; aussi leur a-t-il témoigné tant d’amour durant sa vie, qu’il se diuertissoit volontiers de ses plus Saints employs, pour receuoir comme vn amoureux pasteur, ces petits agneaux ; il benissoit les enfans, il les embrassoit auec tant de tendresse, qu’il a mesme prononcé, que si nous ne deuenions petits comme ces enfans, nous n’entrerions iamais dans le Royaume des Cieux. Apres les tesmoignages de l’Espoux Sacré, suiuront les Saintes practiques de sa chaste Espouse l’Eglise, qui non contente de faire renaistre les enfans dans les Saints fonts du Baptesme, craignant trop l’abandon ordinaire qu’en font leurs parens, elle leur pouruoit de parein & mareine pour les instruire des Mysteres de la Foy, esperer en Dieu, & l’aymer en faisant ses Conmandements auec le bon vsage des Sacrements, & sur tout pour leur donner la pratique des vertus morales & Chrestiennes, en satisfaisant aux renonciations qu’ils ont fait au Baptesme, au Diable, à ses pompes & à ses œuures ; & neantmoins tous ces moyens demeurent quasi inutiles, puisque la pluspart des peres & meres les esleuent comme des bestes, se contentant de leur donner la nourriture & le vestement du corps seulement ; & bien souuent leur monstrant de tres mauuais exemples, sans aucune instruction, ny correction raisonnable. Les autres leur procurent quelque connoissance des lettres humaines, quelques vns, des enseignemens exterieurs de religion, comme se Confesser, Communier, aller à la Messe &c. mais de leur donner des Instructions des maximes Chrestiennes, il y en a peu, puisque ils ne les ont pas eux mesmes : veu que bien souuent s’estant iettés dans l’estat du Mariage, sans eslection ny preparation à vne condition si difficile, ils se sont rendus indignes de receuoir les graces necessaires pour viure sainctement dans cette vocation, & esleuer des enfans selon cet Esprit du Christianisme : & qui pis est, au lieu de pouruoir à leurs enfans, de vrais pareins & mareines, pour suppleer à leur defaut, n’ont point d’autre pretention en ce choix, que de faire des amis, en choisissant des grands qui ne les regarderont iamais, bien loing de veiller sur eux & les instruire par eux, ou par autres, & bien souuent ils prient des personnes qui ignorent mesme Les principes de la Doctrine Chrestienne. Il ne reste donc plus qu’vne voye, pour l’education spirituelle des enfans, à sçauoir celle des petites Escoles, desquelles le grand Gerson Chancelier de Paris auoit vn si grand soin en son temps, qu’il prenoit la peine luy mesme d’instruire les enfans, des choses necessaires à leur salut. C’est le dessein du present traitté, dans lequel vous verrés vne methode asses facile pour instruire Chrestiennement la ieunesse. Il est diuisé en trois Parties, en la premere vous y verrés les qualités d’vn bon Maistre d’Escole, les circonstances des lieux & ameublements necessaires, & les conditions des enfans qu’on doit receuoir. La seconde contient les enseignements de la Pieté ; en Theorie, dans les Catechismes de diuerses especes, & en Practique par l’assistance aux offices diuins, Processions & aux Prieres de l’Escole. La derniere contient la methode de la science, à sçauoir pour enseigner à lire, escrire, compter, getter, & les principes du Latin & du Grec, qui se concluera par deux Chapitres de la Pratique & iournal de l’Escole, Ce traitté pourra seruir aux Maistres des garçons & aux Maistresses des filles. Au reste, ie coniure tous ceux qui liront cette Preface, de considerer attentiuement l’estat present de la mauuaise education des enfans, qui est la cause de la corruption presque generale qui se voit en vous les estats ; or pour remedier à vn si grand mal, chacun auouëra qu’il n’y a point d’autre moyen que de dresser des petites Escoles, où les enfans soient esleués Chrestiennement. C’est pourquoy il seroit à souhaitter que tous Messieurs les Prelats, Chantres, Escolatres, Curés, Magistrats eussent le soin de pouruoir de bons Maistres & Maistresses d’Escole dans les lieux de leur dependance, lesquels estant bien choisis, obseruassent exactement les reiglements qui leur seroient donnés, sur lesquels Messieurs les Curés & Vicaires dans les Bourgs & Villages veillassent soigneusement : les visitant à cét effet au moins vne fois la semaine : & quant aux grandes Villes, il y faudroit establir autant d’Escoles de l’vn & l’autre sexe, en y mettant vn Maistre ou Maistresse auec chacun son ayde ; comme il en seroit besoin en chacune Paroisse, sans que les enfans d’vne Paroisse fussent obligés d’aller à l’Escole d’vne autre, composant vne Escole de cent ou six vingt enfanş, s’il s’en rencontre suffisamment pour remplir ce nombre, pour y employer vn Maistre ou Maistresse auec chacun leur ayde, ou bien cinquante ou soixante, pour chacun Maistre ou Maistresse sans ayde, quand le nombre ne sera suffisant. Car il est plus à propos de faire vne Escole nombreuse auec deux Maistres, que de les multiplier, ce qui ne cause souuent que de la jalousie parmy les Maistres & Escoliers : outre qu’il est bien plus facile de trouuer vn Maistre & vn Coadjuteur, qui se forme auec le principal Maistre pour succeder, que de trouuer plusieurs Maistres formés, qui tiennent les Escoles en chef. Or afin de garder l’ordre, il seroit à propos qu’il y eut vn prefect principal, destiné de Monsieur l’Euesque (comme à Paris Monsieur le Chantre, & ailleurs en beaucoup de Cathedrales & Collegiales l’Escolastre) qui visitassent au moins tous les mois, assistés de leur Promoteur & Secretaire, les Escoles, Maistres & Escoliers, & ensuitte de chaque visite, apres auoir deuëment remarqué les defauts d’vn chacun, assemblassent tous les Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/6 Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/7

TABLE CES CHAPITRES
ET
DES MATIERES

contenus en ce Volume.


PREMIERE PARTIE.


CHAPITRE I.

DES qualités du Maistre. page 1

De la foy du Maistre. p. 2

De la pratique de la foy du Maistre p. 2

De la foy des Enfans. P. 3

De l’Esperance. p. 5

De ce que c’est de l’Esperance en general. p. 5

Des actes en gros de l’Esperance. p. 6

Des actes de l’Esperance en particulier. p. 7

De la priere du Maistre avant le Catechisme. p. 7

De ce que c’est de l’Esperance à l’égard des Escoliers en general. p. 8

Des pratiques en particulier. p. 8

De la Charité du Maistre. p. 9

De ce qui est de cette Vertu en general. p. 9

De la pratique de la Charité à l’égard du Maistre. p. 9

De la division de la Charité envers le prochain en general. p. 10

De la Charité à l’égard des Enfans. p. 11

De la Charité du Maistre envers ses confreres & les pauvres. p. 12

Des pratiques de la Charité à l'égard des Escoliers entr’eux. p. 12

Punition des batteries mutuelles. p. 13

De la visite des compagnons malades. p. 13

De la Charité envers les pauvres. p. 14

Art. 4 De la Prudence.

Ce que c'est. p. 14

De la Prudence envers soy-mesme. p. 15 Il se doit contenter du possible des Enfans. p. 15

De la science du Maistre. p. 16

Da credit du Maistre. p. 17

Du bon exemple. p. 17

Exemples de ses Enfans devenus bons ou mauvais. p. 17

Exactitude à son devoir. p. 18

Rendre les Enfans respectueux. p. 19

Lire souvent son Reglement. p. 19

Coennoistre le naturel de ses Enfans. p. 19

Art. 5. De la Temperance.

De sa definition & division. p. 20

De la prudence à aller manger en ville. p. 21

Dissuader les Enfans de la gourmandise. p. 22

De la Chasteté. p. 23

Moyens de la conserver au Maistre & aux escoliers. p. 24

De la modestie. p. 27

De la modestie aux habits des Enfans. p. 28

Modestie à l'Escole. p. 28

De la modestie en la rue & en leur maison. p. 30

Art. 6. De la force du Maistre.

Sa definition & sa division. p. 31

De la Magnanimité. p. 31

De la Confiance. p. 32

De la Patience. p. 32

De la patience a l'endroit des Enfans. p. 34

De la Perseverance. p. 35

Art. 7. De la Iustice du Maistre.

De la Religion. p. 36

Des pechez contre la Religion. p. 38 � Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/10 Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/11 Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/12 Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/13 Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/14 Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/15 Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/16 Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/17 Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/18 Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/19 Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/20 Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/21 Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/22 Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/23 Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/24 Page:Jacques de Batencour - L'Escole paroissiale, 1654.pdf/25 Page:Jacques de Batencour - 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Texte non corrigé :

Maistres& Aydes en vne conference, & sesMaiftttf. ses & Aydes en vne autre, pour marquer & corriger les defauts contrauentions aux reiglçmentsordinasses reconnus enlaustie. Or pour faireeflection defdits Maistres &Maistreflcs, ÇoadjutcurouAydes, il feroie encore à prôpos>qu’ils suirent choisu par vne douzaine de personnes notables>tant Ecclefiaft iques que laïquesquéceluy, ou celle qui feroit arresté, fut têteu auec lettre gratis par Monsieur le Prélat, Chantre, ou autre par luy prepose a cet effet, apres ferment presté, de garderfidellement le seigleracne ordinaire du lieu, à peine de desticution. Il y auroit ericorc deux chosesià prendscgaçdé>doncla première feroiCjd’efripefcher quescs places des Maistres ne fiiffou ïamais vendues, ny refignecs, moyennant telle conuention, mais que l’on y poupuèur purement & Amplement sur la demi (lion, mort, ou desticution du dernier posfcflaur, La seconde est, qu’il feroit fore a propos que l’on eut egard à rous ces coureurs de Villes>tant hommcs, qüe femmes^ui sans aucune quatse ny capacité, vont moftrer aux enfans dans les maisons, sans hccessitéjd où il arrme qu’ils ne font iamais bien instruits, ny employante. plusquvn quartd’ileure pour les enseigner, cela ne devroie estre permis quépour les ieunes gcnsraisonables, & nonpour les enfans qui ont besoin de demeurer vn temps notable pour estre reiglés dans les mœurs & la Doctrine. Voyla, mon cher Letftcur, les causes qui montefmeu à vous présenter le fruit de dixhuidt années d’expérience, & attendant qu’vne meilleure plume releue ce petitouurage en vnautrestrie, scyous prie de Tagccer auec autant de Chariré, que iay de vous le présenter comme voftre affecttoanc en Noftrs Seigneur, I. de B. Prestre indigne.


APPROBATION.

I Ay leu les Hurés instrulés l’EfceJe Pwroifftale, ou U Méthode facile pour énftigner Chrcjhentement les enfutu dans Ils Petites Èfcoles. Et les instruÜsens familières en forme de Cateehismepour toutes iis Salem nites de Pannee. Fait ccz. lustrer 1654..

Signe, M. GRANDIN.

Extrait du VriuiUft du Roy.

▼ E RoyparfesLetrrtsdePriuilegedonnccsàPajLnsle 14. ieur de brillct 1654. Signées Tessier. Sellées du Grand Sceau, a permis à Pierre T a r c’a, Imprimeur ordinaire de l’Aicheucfche de Paris, & Libraire Iure de 1. Vniuerfite, d’impri. met, vendre & distribuer les Lîures inetrulés P Est oie PsrotssiêU you U Afethode facilepour enseignn Chre. fl te mie messe Ils Enfdris <L ns Ils Petites Efcôles : Et les fnftruRions familières en forme de Caitchtfme pour toutes les SoLemnises de l’année. Faifaiat descnces a tous Imprimeurs,. Libraires & autres, de quelque qualité Ec condition qu’ils soient ^imprimer lcfdics t, sures, en vendre ny dattribuer par le Royaume, païs terres de son obeïflance, sans le consentement dudit T a r g a, sur peine aux contreucnans de confiétation des exemplaires, & de trois mil liures d’arccnde, despens, dommages je intéresss : Nonobftintclameurde Haro, Chartre Normande, prise à partie & lettres a ce contraires. Comme il dï plus amplement porté par l’original des présentes.

Acheuc d’imprimer pour la première fois le 2°. Aoust 1654.

Les exemplaires ont efle fournis à la Bibliothèque du Roy, er registre au Unie de la Communauté.

TABLE CES CHAPITRES
ET
DES MATIERES

contenus en ce Volume.


PREMIERE PARTIE.


CHAPITRE I.

DES qualités du Maistre. page 1

De la foy du Maistre. p. 2

De la pratique de la foy du Maistre p. 2

De la foy des Enfans. P. 3

De l’Esperance. p. 5

De ce que c’est de l’Esperance en general. p. 5

Des actes en gros de l’Esperance. p. 6

Des actes de l’Esperance en particulier. p. 7

De la priere du Maistre avant le Catechisme. p. 7

De ce que c’est de l’Esperance à l’égard des Escoliers en general. p. 8

Des pratiques en particulier. p. 8

De la Charité du Maistre. p. 9

De ce qui est de cette Vertu en general. p. 9

De la pratique de la Charité à l’égard du Maistre. p. 9

De la division de la Charité envers le prochain en general. p. 10

De la Charité à l’égard des Enfans. p. 11

De la Charité du Maistre envers ses confreres & les pauvres. p. 12

Des pratiques de la Charité à l'égard des Escoliers entr’eux. p. 12

Punition des batteries mutuelles. p. 13

De la visite des compagnons malades. p.

De la Charité envers les pauvres. p. 14

Art. 4° De la Prudence.


Ce que c’est. p. 14

De U Prudence envers foy-niestne. p. 15

Jl se doit contenter du Voyezble des Enfans. p. je

De ld science du Matfire. p. \C

Du crédit du Maisire. p. 17

Du bon exemple. p. 17

Exemples de ses Enfans devenus bons oh mauvais, 17 Exactitude à son devoir. p. 18

Rendre les Enfans respectueux. p. 15)

Lire souvent son Reglement. p. 19

Connoistre le naturel de fis Enfans. p. ij>

Art. 5. De la Tempérance.

De fd définition est divtfion. p. 20

De la prudence daller manger en ville. p. ît

Diffndàer les Enfans de la gourmandise. p. 21 De U Chasiete\ p. 23

Moyens de la confiner du Mdistre &.hx Esco lier s. p. £ 4

De ld me dé fie. p. 27

De U modestie aux hdbits des Enfans. p.. 28

Aiodestie a f Essore. p. is


De ld modestie eu la me <£• e. leur mai son. Arc. De la force du Maistre.


définition & sa division.

De ld Magnanimité.

De la Confiance.

a

De Ia Patence.

De l’a p aiu’me a l’endroit des Enfin si,

De la Persoier Aace.

Art. 7. De si lustice du Maistre.

De Ia Relie ion.

Des péchez, antre U Religion,


p. st p. jt

P 3. p. jz

F— 34 P— 3î

p.

p. 3S


&C des Madères.


ld Pieté.

De là grâce çfr reconnoissance.

De la vtndtcation.

Maniéré de corriger en général,

☞ h a friment des Nouveaux, v

Maniéré de chastier en detail.

Correction des Enfans gaffe z.^

Observer les rapports.

De me de des O b fri nez..

Des sortes de Corrections d’Escole.

De l.Observance du ALaistre.

D. pratique de cette l’eau, çrc..

Ne rien donner aux Enfans, que U M aifrre. De la vérité du l’Aaifrre.

De la vérité aux Enfans.

De la ctistice commutative.

De la punition des Larrons.

Art. 8. De l’Homèreté.


p. 40 p. +

☞ 4L

p. 41

p. 4 X p. 44 P— 44 P— 45 P— 4y

p. 4 £

p. 4^

P— 48

P. 48

P— 45> p. jo

P. 5 1 P— S 1


CHAPITRE II.

D E ladisposition er des amcublemens de l’Eschofr le.’) Art. x. Du licudci’Escole,

Ses qualités. p # jj

Ses qualités en particulier, p. r 2

Desfenefrres. p.

Delaporte. P J4

la cheminée, des bancs à se chauffer, &e. jf

Art. a. Des amcublemens.

Des Images. p. jg

Des autres sujets de dévotion. p., j

An. 3. Des clous & chevilles.

Des Porte manteaux, Porttfacs. p. 58

pe Carmoire, > P «, 9

m •.

.. 1


Table des Chapitres, "

Des livres de l’Escole.

Des livres du M aittre.

D. cent cnn an trossiesme estage de l’armoire.

DuCcffrt det’EfcJe.

— — « -v’t » \ ; n_ j.


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P P


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Ce

6 l

Cl


.

Division du lieu.

p. 61

DesfiescsaEscrire.

p.$

De U deuxtejme partie de l’Escole.

p 6 j

Des Bancs des petits.

p..4

J) g ù place de, nouveaux.

p. 6+

De la place de l’Afne.

. P. Gf

Detarlpebe & l’eau bénite.

p. 6s

j)es tablettes à marquer.

p. 6s

Des cornets ge réglés.

p. 6f

D.panier, balays, &c.

p. 67

r ê

CHAPITRE au.


D> l’admission des enfant à F Efcele.

P— <7

Art. x. Des Admissibles.


TT% E S Enfant des Hérétiques.

p. 58

jLJ Des Enfant d’vne autre Escose.

p. 58

De ceux qui auront efléen cette Escole^

p..9

De ceux qui ont este chassez

p. 70

Des l nfans de la Paroisse actniffibles.

p. 7 1

Prudence sur le nombre des Enfant.

p. 71

Des enfant des panures honteux.

P72.

Des en sans des autres Paroisses.

p. 72.

Des filles.

P— 75.


Arc. 2 De la forme de rectuoir les Escoliers. Du registre de réception. p. 74.

F induregistre. p. 7 4,

Prudence à différer ceux qui demandent. p. 7 $.

Du temps. admettre les têteus • p.7 G.


& des Malicroîf

Les interrogations aux parent. f. 7 & »

Le deuoir du Maistre entendant les responses. p. 8. Art. 3. De la Conférence sur la response des parens : Conférer auec les parens. P 75.

Adttis à donner aux parens. p.8a.

Aduis sur la vocation. p.So.

Aduis furies talents des enfans. p.8i.

Des enfans Tonsuret. P. r.

Arc. 4. Actuertissement à donner aux Parens. Actuertir de l’heure de l’Escole. p.&2 »

Aduis des Hures des enfant, p. 8$.

eAduertir de l’ordre de C’encre t P.^5.

A duerti (fanent à T enfant présente. P.& 4.

Lu de jeûner & gonfler p.8j.

Aduts sur la propretédes habit l♦ p « 85.

Lie donner argent au# enfans. p.Stf.

A dut s des corressions.. p

LJ.esconter les plaintes des enfant. p. 87 #

De retraite des enfant. p.87.

tActuerrissement des visites. p. £ S m

Priere pour commencer. p.8<>.

Art 5. De la diuifîon des enfans.

Des dîners officiers. p

Manière de les eslire. p-90.

jugement de iEscriturepour les places. p.est.

Des dignités des Latins. p.^i.

Les dignités des Escriuains. p

Art. Officiers communs »

Intendant. \P.^4 Les Obseruateurs.

Des Admoniteurs. p.p

Les Répétiteurs. P-5>7.

Des Recitateurs des Prierai p.p

Dcslettcurs. p— 99.

Les officiers d.Escriture. p.ioo »


f.#


Table dei Chapitrai ^

D es steeueuYS de L’encre & poudre. P..°^î

Des bailleurs.. Pt lQI jiller a l’eau. _ P 102.

D. Portier. P. io 3 #

De (aumofnier. P, l0 3.

Des visiteurs. P. l °4.

Formastic àviftter. ^ P lo v

F faire les responses auxvisiteSt p.to6 «

Ff est on des visitcurs. p.au^.

uisinisfuries visites. P. l0 7.

Art, f. Du fous Maistre.

De ses qualités or deuoirs. p.107.

Faire exemples ç, efaire. p.108.

Faire lire. P

Faire çetter. P. 10 & ;

^ssifierà la feccndeÀjejp. P. 0 ^

Canne n.r de fies deuoirs. P— I0 5 >

fs.se......... «. 4’^ ^.^{^..4.......<6.

SECONDE

PARTIE.

f)cl. P te té.

’CH A P I T RE Z De (instruttton er C.itcchif ? ne.

Aït. t. Du Catechisme du dernier quart ;


D E lanecessite du Catcobstrue

☞ no.

De (heure. p.no.

De fit matière ordinaire.. p I it.

Change n. e r.t de matière. P. 111.

. ^ ^ ^ i

De U diunsité de cette matière. p.Il 1.

De la forme de ce C’atechtfne. p.Il2,

Ar :. 2. Da Catechisme ordinaire de Paris,

ou du D’ie ecfo.,

Du te : tr de ce Cattchisme., p. 113,


& des Matières.

Manière de faire apprendre aux en sans le Catechif.

me. P #II 4.

Ordre de Centrée du Maistre le tour du Catcchif.p.114,

Se préparer a ce Catechisme. P. : I 5.

Prières à cét effe fl. p. n

’De Centrée a l’Escole en ce tour, p.117.

De la 1. parue de ce Catechisme, p.117.

De la z, partie.’p’U8.

De la maniéré de Catechifer’. p.119.

De la $.partie. p.Ho.

Obseruer lesparesscttx. p-r^t.

Maniae de réciter le Catechisme du Dioçefe. p.au, Expltcationdu Catechisme p.lii.

De la fin dis Catechisme. p.izz.

De lapriereen ceieur. p.123.

Att. 3. Caccchisme des Myslercs.

Des ieurs de ce Catechisme. p. 124.

De la matière de ces infini si sons. p.i lî.

Méthode pour la faire apprendre » p.i 29.

Préparation à ce Catcchisme. p.130.

Entrée et Efcjole en ce ieur. p.

☞ Des demandes de C’abrégé à faire en ce Catechisme. ly. De la recitation des parties de ce Catechisme. p.131.

De la fin de ce Catechisme. p.

☞ Art. 4, Catechisme de la. Confirmation.

De la 1. leçon. p. ! $j.

Delai. Itçm. p.135.

De la 3. leçon. p.13..

De la 4. leçon. p.l ? 6.

De la 5. leçon. p.137.

Des dispositions extérieures. p. 137.

D uieur de la Confirmation, 9 pjjg.

Dcspraticjues durait le temps de la Confirmation. 13 <, # Arc, j. De la Pénitence.

Première leçon. ~ ’P i45 »

a 111)



Table des Chapitres,

Çessindelâfon. P.Ilt

suifiesme leçon. p.l4S.

Del. Conn mon. p.148.

Du ferme propos. P.14S.

De la Confession. p.149.

De lap/dtique a se confesser. p.150.

Rifluiton sur Ils mauuaises Conférions. p.151.

u 4’duts pour faire confesser les en sans. p.152.

•. a _ » ». •’’


Arc 6. De la Saincte Communion.


jfduispour les Ejcolitrs. P tT S 3.

Des Escoliers de dehors la Paressfe. p.154. s

De t txcrctçc de la communion. P. I i5.

Recommendation aux premiers Communiants, p.15^ duts particuliers a sceux. p.i)8."

Pratique des ceremonies pour la Communion, p.158. yîduispour ceux de U purjijjc. P. ï 59.

Exhoitation du Maistrea cet effet. p.uSo.

De ceux qui auroient Communié auant que de venir à rEscole.. p & b.

Meth. de pour infimité les premiers Communiants par tout. p.sol.


chapitre si.

De la pratique de la Pie te..

Att. ». De l’obligation au feruitecturii.

A Duisfuries Escoliers hors la Paroisse. p.té>£.

Maniéré de tenir a l’Egltfi Ils enfans. p.165.

Art. 1 Des Samcdys à vespres.

Du temps d’aller À vespres

☞ 167.

Ds, fri ers ? a l’Ec h se. p.i 6 & «

p.iV^ne durant le retardement de ïoffice.

]) : : commer.ccûun : d.t chan


& des Matières.

Jpu commencement des Pjatm es > P

Adut s sur la garde des enfans. p.170.

Aux compiles. P » 1 ? 1.

Du retour a l % Escole. P’. 7 I%

Des vessies des Fefies ordinaires. P. 17 5.

Obseruatùn durant le Carefine 4 faire au matin des Sanledys. P. l 74.

De Câpres midy en ces tours. pi7î.

Art. 1. Des veilles des grandes Festes.

Des pratiques entes veilles. P. I 7 S.

Desvesp, es ences ieurs. p.176.

Art. 4. Des Dimanches.

De l’heure de l’Escole aux Dimanches » P — 1 7 7.

De l’entre e à l’Eglise. P. 79.

De la Procession. — p. 179.

DuretourdelaProcession.’p.180.

Du commencement de l’office. p.iSl.

Dn déjeuner des Escoliers. p.iSi.

DurejtedeLtgrande Afejjl. p.i£$.

Annotation sur les enseignement des ceremonies de la Messe. p.184.

OlferuationpourTapres midy. p.iSy.

Obseruation des Dimanches de sermon. p. 185.

De Cafiissance desvejpres.’p.i %6.’

Obseruationpotir le Cathechisme des Dimanches. ity.

Art. j. Manière de monstrer a seruit à la Messe. De la préparation au seruice de la Messe. p.189.

Adui s generaux sur ce fait. p.190.

De la pratique defdites ceremonies. p.i<>r.

Depuis l’offerte iusques a orate frasses.

Depuis orate (sie. iusques à la fin. p. 19 4.

Dure fie de la messe. p.195.

Obseruation sur ce qui a efié dit. p.1 96.


Art. Des Festes Solemnelles & communes.


Du matin des Solemnelles. P « l 97.


Table des Chapitres,


JD. r apres midy defdites se fies. p A 9 3,

J)es F : fies communes au matin. p. ipi.

De Câpres midy. p.i£9#

Are. 7. Des ieurs tenant lieu. des Festes.

Des ieurs du C.rnAHaJ. p.i£ 3.

Du Samedy à vesprcs £r du Dirnanebe du Car naual. p.2GO.

DuLundy duCarAAnal. p.ioi.

Du Afardy du Car naual. p.202.

Du briscredy des Cendres. p. 203

Des jours de U Semaine Sainte. p. 205

Du nercredy Saint apres midy

☞ 20$

Du jeudy Saint. p. 20$

Du vendredy Saint m’p. 106

Du famedy Saint. p. 207

J># famedy ou veille de Trente ce fie. p. 208


CHAPITRE III.

Des P roccjjiôns. 205)

Arc. 1. De la façon de ranger les Enfans. 210’

D E ranger les Enfans aux Dimanches. p. 21 O U ordre de faire marcher. p. 212

Arc. 2. Remarques sur les Processionsordinasses.

— Du jour des Rois. p. Z13

Du jour de la Purification. p. 213

Du D. manche des Rameaux. p. 21^.

Du jour des morts.’p, z\6

De la Pro ce si : on des Saints du Saint’SAcrement. 116 Arc. 3. Des procclirons hors l’Eglise & Cernetiere. Des p. & r fions longues.

☞ 217

De la Ple si :, n de la Queinptagrjime. p » 118


& des Matières.

D ctcduSlion de Pans, 22 l\ars.

D « jour Saint M arc.

1)es Rogations & de 1°. 4 feenfion.

X.c jour du Saint Sacrement Q Slave, fies jours de S Assomption, & de sitint Roch.


p. 11$

P. 2X0 p. 220 p. 211 p. 212


G H A P 1 ? R E IV.

… i

Des Prières.

Àn. 1. De la Pritre avant & apres la leçon du

tnatin. p.Txaj

D jJ U Priere avant U leçon dit matin., p. 2^3 ^ Pour les Sefies & Dimanches.’p. 114 Arc. 2. De la Priere apres la leçon, p. zi$

Exception du l’Aercredyt Ieudy, & Samcdy. p. 11Ç

Art. 3. De la Prière avant la leçon apres midy. X2<> Observation des jours de Catcchifine. p. xi <5

Art. 4. De la Prière apres la leçon apres midy. Tour les ieurs de Catechisme. p.117.

Pour le ySameâys. P. 12, 7 #

Art. 5. Diuerfcs prières.

De celle de l’heure. p.128.

De la priere des Confessions çÿ Confirmations • p.228.

Prières durant le Care fine. P. 11 9 »

Du bénédteste. p.^9 Des grâces 9 p.îjo.

Art. Des prières extraordinaires.

De S adotation du Saint Sacrement. p.230.’

Pourlesmalades. p.xjo.

pour les morts. p.in.

Pourvu nouveau baptise, p. 13 2.

pour le tonnere. p..32 «


Table des Chapitres,


4 » « &’.& r$S 4Il $ » « $ » rî 5 »

TROISIESME

PARTIE.


pe U faence.


CHAPITRE I.


De la maniéré de monsirer à lire ;

A « i. De la façon denseigner les lettres.


P^S p.ziy.

p.2^7.

p.z 3 S.

PM2P.3P

D E la façon du premier Alphabet.

£)e la composition dudit hure.

De lafrme du syllabere,

2. Sorte dtliure pour espeler.

Z>k $. hure pour mon si er à lire en Latin.

Méthode 4 monstrer Ils lettres.

Art. 1,’Maniéré de monstrer à assembler.

Obse> nations sur ce point. P-14I.

JD. /4 maniéré d’enseignerà espeler. P. l 4J.

, Des abbreniasures. P. 2 43 Pratique dfcfpeler. P 2 4 4.

Art. 3. Maniéré de monstrer à lire en Latin. Commencement de cette pratique. p.246.’

De la prononétation, P.. 47 Obseruationfur la lesture Latine. P « 2 47.

Art. 4. De la ieclure Françoise. ’

De la dispotiondes enfans. P. 2 4^ Y) u commence ment de cette leEcure. p.249.

T>c la prononétation de Va >& de Le, P— 2 49.


T)ne y t, f 9 çrz.


p.150,


M événs de faire entendre les difficultés aux enfans.2 n. F dire garder les ponctuations. p.ij2 #

Ma m’ : se dhuancer les enfans en cette leClnrim p.2j2.


& des Matières, L cÛure des escritures À la main.

Le Hure des charasseres gothiques.


p.tji.

P— 2 f 3


P—.S4-’P.5ÏP-^SÎ P-256.

P-.Î7 PM8.


.

CHAPITRE II.

De la méthode pour monsirer à efeure Art. 1. Des lieux & places.

D E Ia censtitution désolaces.

Œs places des tables a escrire.

15 es Plumes & Canif des Escoliers.

Du papier pour escrire.

De l’encre des Enfants.

Composition de Fencre.

De la pond e.

Art i. De la diligence du MaiArc d’Escriture.

D es choses nécessaires un Adaistre d’EscriiHïe. p.160. Du Canif. p.2^o.

Ajanierc de tailler la plume p.lct.

Obseruatton sur la taille de la plume. P. 162.

Pour monstrer à tailleries plumes. p.2dj.

Arx. De la maniéré de monstrer a escrire. AÎduis aux commençants. • p.Zi +.

Bten tenir la plfrme. p.164.

Comme il faut tenir le corps. p.266.

Maniere de goutterner la plume. p.167.

Façon de mener la main de F e fer iturt. p.2.68.

Art. 4. Manière de corriger.

Obseruation pour corriger F e friture. p.2iï< ?.

stite des ef iriuains, p.ijo.

De la tafeheà. fer main. p.170 »

AIaniere d’apprendre Fortographe. p. l’y ; #

Rcconipenfe des diligent > & punition de pare feux

— P— 2 7 ^


. î.able des Chapitres,


D


CHAPITRE III.

D// G et à la main &. la plume.

Arc. 1. Du Cet aux Gérons.

È quels gênons faut se seruit. p. 274.’

tour dnget & de la 1. 1. çr 3. leçon. p.2.74,

De la quatriestne leçon. P ^ 75 Maniéré de placer lesgef tons. P, l 77.

Arc. 2. Manière de gester à la plume.

De la connotjjance des Carat}ères. p. 278.

jWejtn de la pratiquer., P.7$.

Maniéré d’adjoufler les fils çr deniers. p.t#o. j^djonfler les hures } fols ge deniers. p.281.

De la prenue. p.180.


CHAPITRE IV.

Méthode pour monstrer le Latin.

Art. 1. Qualités des enfans.


C Omme il les faut choisir. p.i83.

Commencement de cette méthode. p. ^8^,

Jinseignement des qualités des noms. p.l8, »

De Ai 1. leçon des noms. p. 85.

De Ai dithnelion des noms. p.287.

Des genres des noms. p. : 87. ’

Dijh ntl tons des dcchnaisons. p.289.

Des pronoms. p.290.

Art. 1. Des Vcrlies.

Maniéré défaire contuguer. p.29 \

Des meeufs, temps ç ? personnij. p.2p2.

De Ai connotffance des temps. P— 2 P 3 «

formaison des temps de tacitf. p., 04.


&c des Matières.

F crm ai [on des Verbes pafifs. p.25 ? tf.

Aioych de connoistre les comugaisions des Vtrbes.

☞ \^ m’Art. 3. De la Concordance.

De la fin de cette méthode.’p.199.

Manière de répéter les Concordances

☞ 199.

Municrede comparer. p$oo.

Formassin des comparatifs ; p

☞ 1.

Formaison du superlatif, p.301.

Explication des Concordances., P, 02.

Art. 4. Manière d. composer.

Commencement de cette maniéré. p

☞ y.

Monsirer à chercher dans le Dictionnaire. p.304,

Méthode pour commencer les enfans en la composi tion.

Reigles de la composi tion. p.zoT..

Maniéré de corriger les thèmes. p.307 De s leçons des compostant s. — PS°8.

Reiieue des genres. • p.3 09.

Leçon desdeclinaisions. p.^io.

Arc. 5. Manière de faire profiter les enfans. Des places honorables • p.31 r.

Des imagesy^nus., p.fin

Des points de diligence. p.312.

Punition des paressieux. p.3i$.


CHAPITRE V.

Du iournalier de C Esie oie.

Art. 1. De l’heure du matin.

D E Centrée de CEficole er heure de la Afejje.p.^x si

De la conduite a lafiainte Messie. P-3. f.

De Cassifiance de la Messe. P.3^ Du retour de CEgltsie. P. ^7.

P eCentrée dul’Hassissi


Table des Chapitres


De ceux qui viennent tard. P — ? 10 •

Obseruationjur le peu des Latins. P.ï 21,

De U façon du déjeuner. p.321.

Des grâces. pô 22.

jipres lesgrâces. P.î 2 3 Corrcüion de [es efer mains k fM 2 4.

De la dattributiori des enf ans entre les deux flLaisires.

Enuoyerseruità laMeJJ’c. P. 3 2 4.

De la prière [ortie de l’Escole au matin. P « ? 2 J. Art. 2. De la, leçon d’apres midy.

0)e l’heure de cette leçon. „ P if, De texercice suscjues ai’entrée du Maifre. p.$ 2 7. Det entrée du Mai(Ire s’apres midy. P. 5 2 7.

Restedel’employ du Matftre principal. P-3 2 ^.

De Cemploy du fous— Matstre en ce ne le ç on. p. 3 r $.

De la fin des’Escoleapres midy. p.3 2 P.

Art. 3. Plusieurs clnolcs à Obsejtuer.

De ceux qui vont dehors. P. 33 °.

Des ieurs de congé ordinaire. P.3î’•

Duseuenhiuer. P. ? 3 2.

De l’ordre à faire chauffer. p.j5’•


Art. 4. De Yj4genda de l’Escole.

fin d, la Table.


LESCOLE

PAROISSIALE, PREMIERE

PARTIE.

Cette première partie contient les qualités du Maistre^cCE fiole, le lieu & arneutilement, peur la bien exercer y dr enjuitte tes enfans ; Et leurs qualités pour y estre recrus y di{tribut ion d’Officiers pour bien venue mer cette

petite Famtllr C’biefitonne.

" _ l •.

CHAPITRE

PREMIER.

m

D £.l qualités du Aiaistre.

B O V T de mesme, que le cœur est le premier viuant & le dernier mourant en l’homme, & qu’il est le siège principal de l’ame., aihli le Maistre dans l’Ekole deuatu estre le cœur, animé de l’esprit de Dieu, qui donne la vie spirituelle à sous les membres de sa pente famille : Nous commencerons par les qualités donc il doit estre doiie, lesquelles nous pascagerons par articlcsdes trois Vertus Théologales » S, quatre Cardinales, xoncluanc par Tliurnilite qui est le fondement de toures : car aiufi quepourdonner l’esprit de larcigleaux Nouicesd’vn Ordre bien

A


. L’ESCOLE

réglé, son choi fit toujours quelqu’vn des plus z « ! hi pieux, doctes de la compagnie, de mesmepour donner l’esprit Chression à des enfans dans les Petites Efçoles, il faut choisir vn homme soit Ecclésiastique, soit Laïque, qui aye non seulement les Vertus Chrestiennes & communes, mais qui les ay.e tellement estudiccs, qu’il les sçachc enseigner auec facilité à tous ceux que son doit mettre fous sa conduite, ^ par préceptes & par exemples.-Non feusement il doit instruirelcs enfans a la vertu, mais encor routes ses actions doiuent tellement estre compaffces, qu’il soit comme vn miroir dans lequel les petits enfans se regardent, comme en vn liure viuant, où ils voyent Texemple de ce qu’ils doiuent. faire, pour estre bons Chrestiens. L’on compare ordinairement la façon d’enseigner a vn luire qui est bien long a Escrire, si on veut Tauoir à la main, mais qui estanc compose en vne planche d’imprimerie, on en tire tant de copies que son veut, & ce en vn moment. Ce sont les paralclles de l’exemple de des préceptes. Longnm ster per praceptarbreue per exewpla.

A R Tl C L E I

De la Foy dv Maistre.


L A Fov est vn don de Dieu, & vnclumiete, par laquelle nous croyons tout ce que Dieu a reuelé à son Eglise ; soit escrit ou tradition.

J)c la pratique de la F oy du Maijtre. §. 1.


L A Foy suppose vne instruction de toutes les choses nécessaires, à sçauoir pour sesalut. Car, <7.0modo crèdent eJJ’e quem non audterunt ? dit S. Paul > il faut donc que les Maistres soient bien instruits, non seulement dans les articles du Symbole, les fepe demandes du Pater, les Commandcmcns de Dieu $


P À R O I $

SIALE. 5

les sept Sacremens de l’Egide : mais mesmequ’il. les sçaehent cxpliquerril faut qu’ilsconnoissent encot lesmystères des principales Festes de l’année, la \ià des Saints Patrons du Diocèse, de la Paroisse, ou de la Villeiasin d’en donner vne lusfifanreconnoissance à leurs ehfanSj&comme vne bonne mère nourice, ils prennent la nourriture euxmesmes, pour la faire ruecer à leurs petit$, qui affectent d’eux le laidl de la Doctrine Chrestienne ; ^ ; ^yî modogeniti infantes : comme des petits enfants nouucaux nez en lefus-Christ, se pour cet ef est ils doiuent auoir des liures propres à cela, comme lcCaccchilmé du Diocèse, ccluy deTurlot, le PedagogueChression dernier imprimei Mons, ou àRouè’n, inquarto, & s’il entend le Latin, Hortus Paflortim çr Catecbismus Romanus, le Catechisme de Bellarmin se le petit Catechisme ou Instructions des Festes de l’année luy feront très vtiles. Ce n’est pas assez de croire, & auoir la Foy specul^tiuede tous les mystères, mais il la faut tosmoigner par les œuures, & par exemple, portant vn grand ses est à toutes les choses Saintes, ne parlant, ny sousfirant jamais parler qu’auec ses est de nostre S. Père le Pape, de Meilleurs les Prélats de l’Eglise, defes scremonsts, des Prestres, se de tous les Ecclésiastiques,

. De la pratique de la Foy à l’esgard des enfant. §. z m

L E Maistre aura soin de ne souffrir aucun liure aux enfans quincfoit Catholique, se bien approuué des Docteurs, leur recommandant fouucne de ne dire jamais ou parler contre les pratiques de rEguse, mais en honnorer toutes les ceremonies & Commandements^

S’il a des enfans des hérétiques dans son Escole, il leur tesmoignera vne grande affection, les gouuernant auec toute sorte de truisiléSc bien-YCillan


4 L’ES

COLE

ce, pour les gagner a lefus-Christ, Ce meflue à leurs

parens qui les leur présentCL’ont, ou qui les Tiendront

VlfitCf.

Ils ne feront pourtant têteus dans l’Escole qu’i condition, !. Qsyss n.y apporteront aucun liure qui ne soit Catholique, z. Pour y estre Catcchisés Ce instruits à la Foy Ce Religion Catholique, Apoftolique& Romaine, & 3. Pour estre menez à la Messe, Vespres, Catrchisme Ce autres instructions qui le fonc en la Parodie, comme les autres enfansde l’Escole.

Il ne doit iamaisfouffiit qu’ils parlent de leur hu Î jucnocene à aucun des autres enfans, ny en particuler, ny en publie, à quoy il fautauoir vne grandecirconspection : comme aussi que tous lesEscoliers ne hantent aucuns enfans des hcreciques, de peur qu’ils ncleperuestrilent : ce qui se taie aisement par ces petits tisons d’enfer : car les enfans citant.encor dociles } a leur aage, comme la cire molle, font prests à iectuoir telle forme ou cachet qu’on leur voudra imprimer y Ce ils peuuent facilementestre induits Ce persuades en leur aage à têteuoir des pratiques. d’hérésie, lesquelles peut— estre ils ne feront paroistre d’abord, mais qu’ils garderont pour luy faire produire au temps de leur liberté leur maudit effedt : dequoy nous ne voyons que trop de funestes exemprès, par U licence que les parens donnent à leurs enfans, Ce leur en montrent mesme l’exemple, en hantant les hérétiques par complaisance, lïmpatic, voisinage, parente & sans nécessité, qui mesme doit estre grande : a raison du péril euident, dottt son court risque auec telles gens, qui ne peuuent estre fidclles aux honpmes, n’ayant pas garde la fidelité ; Dieu, laquelle ils ont protestee solemnellement cnlcur Baptesme.Car coutainsi que les parents


PAROISSIALLE. 5

hantent les grands, les petits enfans des vm le des autres se familiarifcne & se perdent l’un auec l’au, tre.

☞ est ; ce que le Mai (Ire doit recommandera ses Escoliers exact : ement, sur tout, de ne hanter aucuns en sa ns heretiques, mesme parents : le en montrer l’importance à leur père ou mèreen cas de restftance, il leur rendra leurs cnfan$, de peur qu’estans gaftés par leur mauuaise conduittCjdsnVndomageaflent quelques-vns de (on petit troupeau.

Enfin le Maistredoit auoir grand soin de bien instruire dans ses Catechismes & ledures Spirituelles ses escolliers comme nous dirons cy-apres. Voylz ce qui regarde la Fpy.-paflons à rEsperance.

A RT 1 C L E II..

De l’Espe’r anci,

J)e ce qui appartient à l’stperance en général. $. u

L A Foy nous ayant affermy en la croyance de Dieu nous donne Esperancede recourir à luy en toutes nos nécessitcs spirituelles & corporelles en cette vie, & d’obtenir la recompense de nos bonnes œuures en l’autre, auec toute sorte de confiance. Or le Maistredoit estre muny de cette verni principalement : car l’humilite & pauureté de sa nature luy faisant reconnoistre son petit pouuoir ^d’ailleurs les grands besoinsqu’il a de toutes sortes de vertus, rant pour sa propreperfe<fEon, qticpour celles des enfans qu’il entreprendra d’enseigner : luy donnera confiance de recourir à Dieu, dont la puissance est infinie & qui (eu ! luy peut donner et dont il abesoinpourvn si faintouurage, duquel la bopté estant vn trefor inépuisable de mifiericordel l’endroit de ceux qui ont recours à luy auec reuerençc & confiance d’obtenir leurs nécessités ; il doit

A iij


6 L’ESCO LE

çonccuoir vne ferme csperance que Dieu ne luy.

déniera rien s’il luy demande comme il faut.

Des dîtes dcl’Esperance en gros à te fard du

Âlaijhe. §. 2.

L’Afte principal de l’Esperance, c’est la Prière.

laquelle doit estre familière au Maistre, puisqu’il rencontrera mille & mille occasions de s’en serùir.

Or la Prière doit estrefaicte premièrement, auec Lumilite> qui est vne humble rcconnôissance de son néant & dcfçspechez & imperfections, qui le metsent au dessous de routes les créatures. Secondement, en esprit & variec./si Spiritn & veritateopor jet adorare er Pater taies ejuarit qui adorent eum. C’est à dire qu’il faut adorer Dieu en esprit & en vérité le Père Eternel cherche des personnes de telle sorte qui l’adorent ; enseignoit nostre Seigneur à la.Samaritaine. Troisiesmement, il faut demander, au nom de nostre Seigneurrtout ce que vous dem^n. dercs à mon Père en mon nom, il yûus le donnera, quicquid petterifis Pattern in nomine meo y dabit vo tu. Qaatriosmement, auec ferueur.& assiduité, ne se contentant pas d’auoir demandé deux, quatre, six fois vne mesmecholeà Dieu : mais ildoitresterer, & continuer comme cette Veusue del’Euangile, qui obtint par imporennisé ce qu’elle demandoit à ce luge si méchant, ^ nec Denm timebat tue ho mines reucrcbatur, & mesme si la chos est de conscquence, ildoit y adjoufter le sensue d£l’aumofne pour l’obtenir : POraison du Inste continuée est bien force, dit S. Jacques, multumvaletdeprecatf suffi ajjidua. Bona est oratto cnm ieinnio er eleemojina, l’Oraisonest bonne, auec Iclcuùc & l’Aumofne A disoit Tobic à son fils.


PAROISSIALE ; 7


Des aUions de rEsperance en particulier. §, 3.

L Es allions specialles aulquelles il doit auoir recours à rOraison, c’est au commencement de la. leçon, demandant lumière à Dieu pour la bien faise ce ieur la, en représentant à sa bonté toutes les difficultés qui s’y rencontreront, & notamment s’il a preucu y en auoir ce ieur la quelqu’vne : com-. me quand il aaraàtraisser auec des parens difficiles des enfans fascheux, & incorrigibles.il pourra encor offrir cela durant la Messe qu’il entendra, ou être.. brera, durant sa prière du matin, ou d’apres midy, offrant de bon cœur toutes ces petites âmes a nostre Seigneur, àleurs Anges Gardiens & aux Saints l’atrons du Diocèse, se du Royaume, apres les Prières du soir & du matin, il doit semercier Dieu en général, & en particulier, du bon succez de sa leçon, de nander pardon à Dieu des defauss qu’il reconnoistra auo<ir comniis, faisant resolution d’agir mieux à l’aduenir, en preuoyant les moyens à cèc effet auec sa sainte grâce.


De laprière du Maistre auant les Cathechismes. §. 4..

I J, doit auoir recours à Dieu deuant que de commenccrfcs Catcchismes, tafchant mesme d’aller a l’Êglise deuant le S. Sacrement, pour demander ; nostre Seigneur l.cffe<ft de sa parole, qu’il anime son discours, & luy donne rintelligcncc de ce qu’il a à traisser à ses enfans pour les en bien instruire, il iftuoquera à Paris S. Denis comme l’Apostre de la France, qu’il luy plaise luy imperrer de Dieu vne portion de son Etf^cspôurrenc^iuciler en l’Esprit de ses enfant^laD^Btârin^gu’il a enseignée aux defpens de sa p^Kf^yic^^t : fleurs le Saint Patron du Piocefe.

A nij



I


L E & O L E


De U pratique de ïEjperance à Vesgard des estolicrt

en général. §. 5.

I L aura grand soin de bien enseigner & par pasoies de par exemples ; prier Dieu à fesenfans, prenant garde cxa&çment de se trouuer aux Prières, & regarder par roue si chacun des sien est dans la posrme decente, ne.badine point, notamment à LEgUle durant la Messe de les prières publiques de rF.icole, de nptes qu’il ne faut lamais pardonner telle. impies aux cnsonsjeur monstranc quex’est y ne cfacce de sacrilege que de badiner en priant Dieu, & que c’est se mocquer de luy, ce qui est le plus grand péché que l’on paille commettre.

Des pratiques des enfaus en particulier, $. 6.

I L leur recommandera souuent de faire la Prière ; genoax au soir de au matin, sans manquer vu leur soutanecgrandrespecl de reu.rence, & mesme chastiera ceux dont il aura aduis qu’ils y auront tnanque en avant esté par luy actuertis, il leur enseigne.- » ra à U bien faire, dans les Catechismes par des corn, paradons familières, de il aura loin de leur bien apprendre à prononcer le Pater, V line, le Credo > Cdn V : ’or en Latin, de on François, de ausir le Bénédicité K ser. Prières de l’Exercice du Chression : leur montrant pudque nous croyons qu’il y a vn Dieu, tout puisiant de rpue bon, qu’ri le faut honorer & auoie recours 1 luy en coures nos necelïxtcs, auec vne.grande confiance de humilité de c’est la, là véritable Jdperance d’vn bon Maistre d’Efçole : voyons la

tiuifferme Vertu.The,

• • :.. s. f. 1.


PAROISSIAL E.


ARTICLE III.

De la Charité’dv Maistre.

L A Charité est vne vertu par laquelle nous aymons Dieu sur toutes choses, le nostre prochain comme nous mesmcspourramour de Dieu.

Les Appartenances de la Charité. $. I.

C Etre Vertu estant la Reine de toutes les autres. aussi dou elle régner dans le cœur du Maistre par emrnence. Pour ce qui regarde Dieu : il le doit aymer en qualité de Chression par dessus toutes les phoses créées, & en qualitéde Maistre, comme il doit auoir toutes les Vertus ei\ plus grande perfection. que les autres, aussi la Chariré qui est la principale, doit esclaser en son ame d’auantageenuers Dieu, puisquesl ne doit point entreprendre cét office pour aucun respect humain ; autrement il n’y fera rien que s’y damner auec ceux qu’il conduira, mais pu-. renient le principalement pour Dieu ; le par ce moyen il supporccra facilement les difficultés qui s’y rencontreront, par le moyen des consolarions qu’il sticeura de son Créateur, qui l’a appelle à cét exercice, de qui luy fournira les moyens de s’y persectionner se en suitte têteuoir la récompense éternelle apres sa yie.

J)e la pratique de Charité à l’esgard du Aiaiftre. $ 2.

L A pratique de cette Vertu consiste dan, vnfi.

delle accomplissement de la volonté de Dieu, qui contient premièrement, les Commandemens de Dieu. a. Ceux de son^Eglise, 3. Tous les Edits & Ordonnances des Supérieurs Ecclésiastiques, laïques & domestiques, sçauoir de Nostre Saint Père le Pape, de Messieurs les Eucsques & Curez, les rc

, o L’E & O LE

glemens de Messieurs les Directeurs desEscoIesv des Communautés, où on rest de, car qui potestati refiflit y Dei ordennisoni refiftit & damnationem fibi dccjuirit ytjuia cjua à Dco funt ordtnatafunt. C’est à dire ^queceluyqui resiste auxpuissances, restfte a l’ordre de Dieu & s’acquiert Jiadamnation, parce que fout ce qui est de Dieu est selon l’Ordre. 4. fn se enfin la volonté de Dieu, consiste à s’acquitter de l’exercice de sa vatation. C’est à quoy doit bien prendre garde le Maistre, puisque sa vatation n estant pas seulement à lesgard des choses inanimées., comme les arts & mcfliers communs du ficelé, mais qui contient le gouuernement, bonne éducation & réparation des mœurs des enfans, qui font si précieux à Dieu, qu’il n’a pas cspargne la viedeson propre Fils pour lesjrachepter : c’est pourquoy cela luy doit donnervn grand soin des’y persoÂionner, puisqu’il ne peut espercrde salut, s’il ne s’en acquitte selon Ia.volonré de Dieu, voyla ce qui est proprement faire sa volonté.

. De ladiuifton de la Charité à F cfgard du prochain


engluerai, y 3.

O R la Charité ayant deux faces, apres en auoir rnpportcJes obligations à l’eigard de Dieu, il faut specifier quelque chose à l’cfgard du prochain : car il est à remarquer que Dieu nous commandant d’aimernôtre prochain, il ne nous a point dit de laymer comme vn père, comme le frère : sçaehant bien qu’il y a afles de mauuais enfans & de barbares frères ; mais il a dit, tu l’aymeras commetoy mefme : car ntmo carnem fuam vntjuam odio habutt : personne ne hait iamais sa propre chair, dit 1 Àpostre. De ce fondement il faut conclure, que dans les ad : ons particulières, le Maistre doit beaucoup sup. porter les infirmités de ses enfans, non pas desçi^


PAROISSIALE..

çlies pludott que des pauures, de ses amys pluslofl : que des autres : mais regardant Tes enfans efgalestient d’vn c’est Chrestiçn, corame tous ses petits frèses, enfans adoptifs de Dieu, de freres de nostre Seigneur Icfus Christ. Quand ie dis supporter, ce n’est pas qu’il ne les faille corriger auec la prudence « requise dans les occasions, mais non point par caprite, par vengçance, par colere, par indignation descursparens, à qui ils auraient fait quelque rapport, qui feroient venu crier & faire du bruit à l’Efcole, mais supporter tout cela en patience, se fouucnaot de ce que dit saint Pierre, nonreddentesmalum pro masc nec maledtftHm pro mascditto ne rendant point le mal Voyez mal, ny raalediction pour ; malediction : vous rendant semblables en tout à ccluy qui estant frappe, souffleté, n’a rien respondu, citant maudit & iniurié, l’a endure patiemment, & mosme a rendu le bien pour le mal offrant les douleurs de sa Passion à son Père Eternel, pour ceux piçsme qui le crucifioicnu

De la Charité’À l.esgard des enfans. $. 4.

Q V’il rasehe par cette mesme Charité d’ayder les ehfans grossiers doucement, tafehant de les polir auec le temps, & non pas dans l’impatience : que la mesme Charité luy doit faire supporter les m^scontentemensjlesplaintesjes iniuresdes parens (qui ne fcfont que trop fréquemment) rafchant de leur répondredoucement, amiablement : yVrwo molils frangit tram, la parole douce appaise lacol€te, dit le Sage, leur rempnftrant la vérité & faisantenten. dre le contraire de ce qu’ils croye « t, &s’ils perfeuerent, il doit prier Dieu pour eux, & netosmoigner iamais aucun mEscontentement, ny chastice leurs enfans (mesme quand ils auront failly) iuf


si l’MCOL E

que à ce que cette bourrasque foitpassée, Charitas ernnid suffn t, o//jwd sitfttnct. K » Charité souffre tout, ellefupportctout, dit $..Paul.

J)c I4 Chante du À lassire a l’esgard defis Confrères

☞ des panures< § 5.

L A Charité l’oblige à ne faire iamais tort aux autres Mai si ses : au contraire, par exemple, quand les parens présentent leurs enfans & qu’ils fonrdes plaintes du Maistre, où l’enfant a estéà l’Escole : il doit l’exeuser & rejetter la faute sur l’enfant plutost que sur le Maistre, il doit têteuoir les pauures auec autant de Charité comme les riches, & encor dauantage.-les regardant & leur faisant entendre qu.ils sont les membres de Dieu, pourueuqu’ils agréent leur pauureté (ce qui s’entend en tant que la commodité le puisse permettre) c’est pourquoy quand ils présenterontleurs enfans, il les récura auec honneur & sclpe<fl, regardant la présente île nostre Seigneur en eux plusloft que leur si finmré puisque le me.me Sauueur nous a donné pour marque, def4 venue d’cuangelder & instruire les pauures.

De la pratique de Chante a l’esgard des Escoliers

entie eux, $. éZ.

I L entretiendra de cette ver r u souuent les esco » liers.leur ensoienanc de ne s’accuser iamais l’un l’aurre, s’ils n’en ont la charge., de n’aiiQÎr aucune erme, salouJÏe. liaine, mauuaise volonré lvncontre l’autre : melme s’il apperceuoir quelques escoJ ; ci s’ie haut, il rnfehera auec adresse, soit en particulier ou en public de leur faire vuider leurs petits diffèrents, les réconcilier ensemble, les éaisane embrniTer l’un l’autre & demander pardon à Dieu, leur monstranc combien ce vice est dangereux, 6d


PAROISSIALE.

tju’il conduit en enfer la pluspart des Chrestions, qui le gardent en leur cœur ; il leur fera aussi rendre des petits seruices à cetuy de qui ils auront receil quelque tort, comme de demander pardon pour Iuy& s’ils demindent pardon deux-mesme. pour ccluy qui les a ofsence qu’ils en nrien r 1 ^ M iilLre il pardonnera à l’aggrefleur, luy Enfant faire fatufa. « stion ; la partie Idée, comme de luy demander pardon mesme à genoux, ainsi que la prudence luy didlera.

punition des batteries mutuelles. $. 7.

I Tcm s’il arriuoit que quelqu’vn eufl ; battu son compagnon, dit des injures, & que l’autre se lust reuangé, si les chasliera tous deux, 3 e en surrières fera reconcilier, s’il y en a vn des deux qui aye souffert d’estre batruou famile, il luy fera faire satisfaction par l’autre, luy demandant pourtant s’il ne luy pardonne point de bon cœur, & s’il rievoudroit pas subir la peine que son frcrc £.hiestien va souffrir pour l’auoir ofsence ; luy qui n ? est qu’vn petit ver de terre, & ncahtmoins que Dieu commande de le punir.

De la visitemutuelle des compagnons malades. $. î m

I Tcm il les doit ininter à s’entre aller voir en leurs maladies, pourueu qu’elles ne soient point dan gereuses, comme veroles, rougcolles, fièvres chaudes, pourpreuses &cc. car alors ils prieront Dieu pour le malade seulement ; de le Maistre mesme n’y doit aller qu’auec très.grande nécessne & précaution, allant le soir & faisant vn tour apres cela pour dissiper le mauuais air qu’il pourroit auoir contracté.


i + L’ESCOLE

Dt U Chanté cnucrs Ils panures. $.

I Tcm il les doit inuicer à faire l’aumofne d’vne partie de leur déjeuner, ou eoufter auxpauures de l’ElcoIe ou aux autres : melme si on leur donne • quelque double, il les inuitera de le donner aux pauures, enfin le Maisticentretiendra cette faintcVcrtu qui est l’ame du Christennisme, dans le cœur de ses —enfans, leur en faisant exercer des actes souueric dans les rencontres, aiKn de les est cuer en vrais Chrectiens— Enfin vn bon moyen encor défairepratU quer cette vertu, c’est de faire en sorte que quelque bon escolier qui aura bonne place, lacede a vn paresseux par amitié fraternelle pour l’exciter absori. faire.

Enfin il incircra ceux qui fonrparens àsentraimer l’un l’autre, Ce faisant du bien & s’entresurporrant pour Dieu les infirmités les vns des autres, aisin de gaignerle Ciel. Voila ce qui est des Vertus Théologales : partons maintcnanc aux quatres Cardinales ou Morales, & premièrement de si Prudence.


A RT

☞ L E IV.

De u Prvdence dv Maistre.

Ce que c’est que prudence ; $. 1.

L A Prudence est au dire de Saint Bernard, mn solumvi-stus^sed. aunga virtutum, non seulement vne des quatre Vertus Cardinales, mais la première & la principille : puisque c’est elle qui gouuerne roures les autres : c’est cette vertu qui tait rrouuer le milieu en toutes nosactions > Or s’il y a office dans lequel on ays besoin de prudence, c’est en celuy du Maistre d’Escole ; ayant à conduire tant tic sorte d’esprits, qui à peine septuuentreconnoi

PAROISSIALE. ij

stre, veu le bas aage où il font, les difficultés de traiter & gouuerner les parens, & enfin en toutes les actions de cette charge, en laquelle il faut que le Maistre d’Efoole soit vn fidelle & prudent fermteur, que Dieu a consticué sur sa petite famille pour la gouuerner.

De la Prudence enuersfoy-mesme S. r.

L E premier acte de Prudence que le Maistre doit exercer, c’est de voir s’il a les vertus & qualités nécessaires auant que d’entreprendre cet office ; (ie lçay bien que l’on ne peut pas dire parfait coût d’vncoup.) mais il doit voir s’il y a deladisposition, s’il y est appelle de Dieu, laquelle vocation doit estre reconnue par l’aptitude, affection & zele à vu office qui est réputé si bas parmy le monde, il doit prendre conféil sur cela de personnes prudentes, pieuses & doctes ; apres l’auoir souuent recommandé à Dieu : car s’il l’entreprend pour le gain temposel comme vn— mectier poury^gaigner fivie, c’est vn mercenaire & nori pas vn Pasteur, vn louprauiflant qui vient seulement pour tirer la laine & le laid de ces petites ouailles non pas pourlcsrcpaiflre& nourrir de l’Esprit du Chrcltien, qu’il n’a pas luy mestne : & partant il ne doit atttendre aucune porrion en l’heritage des vrais Maistres de nofhe Sei gneur, mais l’héritage des hypocrites (en la dmifion de son Ame d’auec le corps) qui est l’Enfer.

îl se doit contenter du fcssible des tnfans. 5. 3.

T Outainsi que le Maistreentescrituredoit donner vn exemple bien formé & auec perfection & Ce contenter de son Escolierqui n’escrira qu’imparfaitement en son commencement : de mesme le Maistre d’Escole doit estre parfait en tout ce qu’il


☞ L’ES CO LE

aura à enseigner à ses cfçoliers & se doit contenter d vn chacun de ceux, qu’il copnoistra faire leur petit pouuoir squoy qu’ils faftciu peu dcchose) si ce n’est qu’ils fussent tout à fait inepte.à apprendre. lire, ce qui se rerra aux ? n$ apres vn mois ou deux, aux autres apres quatre ou six, selon la peine & l’induftric qu’il y cmployra : & alors les ayant tente par route force de voyes, il en doit actuertir leurs parens, les priant d’auoir patience & leur donner csperance, que peut estre son esprit reuiendra & qu’il ayent pour agréable de le reprendre, iusques à quelque temps ; car bien souuent ils s’en prennent au Maistre en tel cas que l’enfant ne sçait rien & non à l’escolier, que si les parens estoient honnestes gens qu’ils puaflent de le garder pour l’cmpelcher de faise mal, n’ayant rien à l’occuper, il le retiendra encor vn peu ; & s’il est tout à fait inepte à lestude, il lu y apprendra les principes ckJa Foy & le r’enuoyra depemd « perdrcd’auancage le temps autour de luy.

De la science nécessaire an Âidistre. 4.

L E Maistre doit auoir non seulement les Vertus Théologales & Morales, mais il doit posteder les sciences qu’il à ienseigner en son Escole : non seulement pour s’en seruit, mais la méthode facile de les enseigner 1 les escoliers vrilement, comme par exemple dans les Escoles ordinaires on y doit enseigner (outre la pieté, ciuüire, bonnes mœurs) ilire, escrire, compter, jetter auxgctrons 8 : à la plume, 8 : les principes du Latin 8 : du Grec à ceux qui y seront propres, pour les rendre capables dentier en quelque bon Collège 2e y estredes meilleurs de leur Classe.


. D : ; crédit


. 7


paroissiale.

s

Du crédit du Maistre. S. j.

I L doit se mettre & conferuer en grand crédit non seulement parmi ses cofans, mais encore estre estime des parens : de sorte que ce qu’il aura dit ou fait, puisse estre de tel poids. qu’il ne puisse estre reuoque en doute qu’il n’a eu raison de dire, ou défaire ainsi : ce qui luy doit donner vne grande prudence & discrétion en toutes ses paroles & a<3ions, notamment quand il a à conucrfer & conférer auecles pasens, & à enseigner ses enfans.


, Du bqu’exemple cju il doit donner. §. C.

I L est la forme & le patron, sur qui ses ckoliers doiuent mouler toutes leurs aAions, & partant il luy importe grandement en conscience d’estrcafforty de btaucobp de perfectiont, & estre ciloigne de toute sorte de vices. Chr les enfans prendront sur (luy le ply qu’ih garderont route leur vie, soit au bien ou au manque s’ils prennct de luy vn bon exemple voila de grandes recompenfes pour luy en l’eternité : mais s’ils tirent de luy quelque exemple virieux, en voyant quelque tienne imperfetftion, ce sont autant de torturer se de Supplices qu’il se prépare en l’autre vie.


Exemple des enfans deuenus bons ou ntauuais selon les Maistre qui les ont enje ignés. §. 7.

L’ Exactience nous apprend que les enfans retiennent facilement ce qui leur cltproposé, aussitost le mal que le bien, estans comme des tables rases qui n’ont ny connoissance ny expérience : d’où vient qu’on remarque que plusieurs font demeures tels qu’ils ont esté efleués en leur séancffe : l’on eu voit qui estoient bien droits. & qui fentdeucnus

B


tg X’E S C O L E

boiteux ayant demeure auec vn Maistre boiteux : son en voit d’humeur douce, ayant vefeu auecvn Maistre de douce humeur.son remarque des esprits querosseux se accariastres, parce qu’ils ont elle conduits par des Maistresqui auoient ce vice là. Saint Thomas d’Aquin, Saint Maur, Saine Placide, S. Oüen & ses frères, ayant esté est cués des leur icunèfle par des Maiflies fàges prudents & vertueux, sont paruenus à vne grande Sain< 5 soie : au contraire Intron l’Apostat ayant est c enseignepar vn Maistre idolâtre, nourrit en son cœur cette perfidie. se quoy qu’il euft plusieurs Vertus Morales &e en apparence Chcdliennes 5 auant qu’il fufl : Empereur, neantmoins eflant deuenu libre de ses avions, il descouurir le masque de son impiété, se semanifesta idolâtre. se vn de< plus cruels persecuteurs de l’Eglise de ïefusChrill. Alexandre le Grand qui asubiugué toute la terre à son Empire, n’a pas peu s’exempter des vices qu’il auoit apris de son Maistre Leonides. Voylale bien & le mal que pcuuent causer les mauuais Maistres à l’endroit des enfans.

ExAÜinide à fondenoir, §.8.

L A prudence du Maistre consiste àeflre exact à se contenir en son deuoir, il doit estre doux se graue aux enfans, non comme vne niauuassemère les gaflant en les flattant} mais comme vn père raisonnable le gardant bien defamiliariser auec ses escoliers, qui le puisse faire mcfpnfer : s’abslcnant sur toutes choses de les baisorter, mignarder o^faire autres choses semblables, se ce pour plusieurs bonnes raisonsril doit nuoirla patience pour supporter leurs dessaurs, la prudence clgles conduire & la metîiode pour les instruire vtilement. Ce n’est pas pourtant que cette réglé soit absolument nécessàue se


PAROISSIALE. 19

generasse, car quand on voit de bons escoliers, on peut quelquefois leur tesmoigner quelque petite bien-veillance de la veuë ou de parolle,

☞ anmié pour les encourager dauanrage à bien faire, en. particulier de rarement en public > de peur dcialoufie, de notamment aux plus petits pour les attirer doucement.


s

Qu’ilrende respeÜueux ses enfans. §. p.

I L doit faire en force par sa prudence qu’il puisse rendre ses escoliers respectueux, obeïisans à son endroit, de ^u.ds puissene auoir vne bonpe volonté de bien faire profit de ses instructions, & mesme à tous ceux desquels il se seruira pour les instruire.

Qu’il lise son Reglement. $. io.

I L s doit sçauoir son Reglement sur le doigt pour le bien, pratiquer en temps de lieu : c’dt pourquoy il le doit lire souuent, comrac tous les deux mois, & notamment toutes les fcpmaines l’agenda, que nous aupns mis à la fin, à ce qu’il ne puisi’e obmettre aucune des petites pratiques 5e oosieruations ordonnées en iccluy, pour le profit des enfans tant au Spirituel qu’au temporel, il y aura. aussi recours dans les occasions où il doutera de quelque chose par le moyen de la table.

De la connoissance du naturel descnfins, §. n,

C E qui seruira beaucoup à la conduite des enfans, c’est que la prudence du Maistre doit se monstrer à bien ^econnoissie leur naturel : à quoy seruiroht les conférences q Ch l’aura auec leurs paren$, quand ils feront, présents, comme nous dirons cy-apres : à cét effecfl il Obsesucra soigneusement les nouueaux reçois à l’£scole pour rccon \ D’ij


2 ô L’ESCOLE

noistre quel est leur naturel, s’ils font d humeut douce te tranquille : ce qu’il reconnoistra a la première correction, qu’il leur fera : s’ils s humilient te appréhendent le fouet, ou ferule Sec. s’ils ferebutent en se réuanchant, s’ils grondent ne voulant obéir, il les domptera doucement pour le commencement, te notamment s’ils ont elle endurcis au foücc > ou aux coups par leurs parens, ou Maistre d’Escole.precedent : te alors il irauaillcra auec grand soin à les corriger, cafchant de les gaigners il peut par amitié, carcflcs, promesses> que s’ils font oirgueilleux, il les faut punir par quelque confusion, cafchant de les conuaincre toujours de leur faute, auant que d’en venir à ce remede, parce qu’alors s’ils s’humilient, on leur pourra pardonner pour la i. te 2. fois, mais non pas toujours, de peur qulils n’en abufcne. Voila à peu prés quelques pratiques de Prudcnce. % Non$ en dirons dauantagé en parlant des autres Vertus. Mais à présent parlons de la Tempérance féconde Vertu Cardinale.

~ aiTtTcl e v.

De LA

TEMPERANCE.

Defd définition & diuifîon. §. ï.

L À Tempérance est vne vertu qui modéré, tous les appétits lenhrifs de l’homme, te tait voir sa différence naturelle te essentiellcd’auec les belles. Dieu luy ayant donne la radon pour cet effet. Or comme les apperits ont esté bien déréglés, par la rébellion d’Adam entiers Dieu, Icfus Christ nous a donné en nostre Baptesme la grâce qu’il nous a acquise par son sang, pour modérer les mauuaises inclinations de nostre nature corrompue.

Les espèces de la Tempérance, font trois princi


PAROISSIALE. 21

pales : à sçauoir, la Sobrieccj qui modéré l’appetit du boire fie du manger, car l’homme naturellement ayant vn grand soin de conferuer (on indiuisin en foy mesme, pourrait excéder au trop manger & boire, par la gourmandise & iuro£nerie, ou trop peu par vn sensue inconsideré & indiserer : c’est pourquoy le Maistre doit auoir grand’Esgard à cette affaire, cax vn homme qui est addonne à l’excès du boire & du manger, outre qu’il dcch erra de (abonde réputation deuant les hommes, outre cela, dif-ie, il donnera vn très mauuais exemple à ses enfans & s’emportera à des actionsde rage, de colere, d’unpatience, (caudaleuse$& dommageables ; l’endroit de sa famille, & enfin se fera charter & déposseder bonteusement de son office, deuenant infâme dans le lieu où il fera, & qui pis est, il se damnera en damnant les autres : 5 coutre qu’il est incapable de rien enseigner aux enfans : car s’il y a vice qui ofte la présencc de l’esprit & rende vnepersonne inconsiderée & imprudente j’stupide & hébétée ; c’est J’iurogneric fie la gourmandise,

Ve U Prudence du Afaistre> à aller boire ou manger

en ville. $, t.

S’il est inuité souuent d’aller boite ou manger en ville, il doit semercier fie s’excuier honnestement & n’y aller que le moins qu’il pourra : notamment s’il est Ecclcuastique, car quand on Ya si iouuent en ville boire fie manger ; cela fait mef-estimer : outre que eontradant familiarité insensiblement auec les parens fie les enfans, ils en deuiennent plus hardis, moins respectueux & se départent petit à petit de leur deuoir. le sçay bien qu’il ne faut pas absolument toujours^reFu fer : mais au moins y aller rarement & ce auec ces conditions : i. Quand ilpreuoira

B iij


xx VE S C OLE

☞ u’il y aura du fruiél à faire en ces rencontres pftut’lesparens & leurs enfans, c’est pourquoy il ne se doit ïa mais trouuer aux grandes assemblces de ban ; quers., de oopres &c. 2. à la charge que Tosyneluy donnera que ; ordinaire 3 C’point de superfluité. 3. qu’il y soit libre de boire & mander tant & si peu qu.il voudra, tafchanc que cette visite 3 c’entretien flruent pour vue plus grande connoissance des mœurs de l’enfant, de sa conduite à lamasson & des moyens que ses parens gardent pour le bien efleuer,

Jl dois diffuader çr retirer en $as de b > soin Ils enfans de sa goArniandise. $.3.

L’Excès du boire & du manger est non seulement dommageable aux Maistres, mais encor plus aux enfans, à quav le Malitretafcheraderemedict les consideranc durant leur déjeuner &goutter. & leur recommandant de manger seulement pour la nécessité : les enfans de Paris mangent ordinaire-^ ment beaucoup de pain, à quoy il doit prendre gar-. de, parce que cette nourriture leur abestit l’esprit 3 C’les rend ineptes bien souuent à l’aage de neuf : a dix ans à apprendre : outre que, commedi » ent les Messe. cin s.. Ùlams repletio mala\ p^nis veso ptssulia. Tou.. te septetion est mauuaise, mais particulièrement celle du pain est tics dommageable à l’estomach ; Ils font de plus friands & délicats : cVit pourquoy il doit recommander aux païens de leur donner leur déjeuner pour le manger à rEscole, & non a la maison, & du pain seul, & en suitte attendre lo difner ; puis goutter à l’Escole, 3 chon pasà lamai. fomen sui ne louper modestement 3 c’médiocrement.

il faut les faire sensuer quelquefois par pénitence de quelque faute. leur ollant leur déjeuner pour


PAROISSIALE. 1, le leur rendre apres l’Escolle. U leur faut dessendre estroitemeiu de ne rien prendre à la maison pour friander, Gnon %c qui leur fera donné, & leur enjoindre d’y manger modestement, & non point deuorer comme les pourceaux. Il peut & doit leur recommander le sensue, notamment aux veilles 1 des Festes principales de Tannée, les ieurs de leur Baptesme & Confirmation, quelquefois durant le Careime, a quoy neanemoins il ne les obligera jamais par contrainte, mais il les y inuitera par douceur & persuasion, ieur monstrant le mérite du sensue par les exemples des plus grands Saints qui ont esté les plus sobres’, comme S. Iean Baptiste S. Nicolas, s. Antoine, & vncinsinité d’autres.

r

Ds la Cbafleté 1. espect de Tempérance. $. 4..


. T A 2. espèce deTempesantejc’est lachaileté)qL’i JLlregardo le toucher : car comme l’homme a vn desir violent de continuer son espèce, il faut vne vertu pour ; 1 « modems que 1.0° nowme la escaftcté, vne Vertu Angélique, qui consiste à se tenir & mortifier tous les sens extérieurs, comme Ia veue en la destournant de tous objets dangereux, & des personnes de l’autre (exej/nelme des peintures, rableaux prophancs, statue^îués5, car les yeux font les fenestres de l’ame, par lesquelles la mort fait (on entre t.)Ators intratper fenestras. La mort entre par l’es fenestres : & le bon & le mauuais objcél qui esmeut là puissance sobicBummoitct potentiam. t\. le toucher des mains ou du visage des enfans est grandement contraire à cette vertu ; c’est pourquoy vn grand 6 ç Saint Personnage de ce siècle le Père de Matincour iyprë apri speine de faire vn Institut de Religieux & de Religieuses pour exercer les fonctions des petites Escoles en l’un & l’autre sexe, estoit

B iiij


34 L.ES C O LE »

fi circonfpest en cecy, qu’il reprit vn tour aigrement vn de Tes frètes, qui touchoit U main d’vn enfant à qui il faisoit dire sa leçon, pour luy monitrer ses lettres.)e dessensite roy le meflangedes garçons auec le. filles, tasse aux Maistres qu’aux Maistrestes, apres tant de dessences de Monseigneur rArcheuesque de Paris, de fyîonfîeur le Chantre, Directeur & Collascur des petites Escoles, çc fe-. soit vne chose riDieuse fie superflue, car sectoy, quo ceux qui voudront entreprendre de faire çcc exercice dans les prit de Dieu, n.y penserontpasseulement i & il n.y a que les mercenaires, qui en vfent ainsi ordinairemer.r, quelques exeuses que l’anpuisse apporter pour se purgerde ces reproches>ledanger en est trop grand & pour les Maistres fie pour les Maiftrefles engagées à monstrer aux enfans, pour les enfans mesmes a cause de la conuerfation familière que peuuentauoir leçEfçoliers fie les Escolieres Messes ensemble’en sorte qu’à moins qued’estre aucugle do la passion de gagner, fie de la crainte de perdre, cello fie telle chalandise, il faut estre stupide au malicieux pour l’entreprendre, senegliger entieremée son salitt : fie non seulement lesteni mais aussi ccluydVn grand nombre denfans, à qui relies coquet fanon s dans les Escoles, font des précipices, plustost que des, moyens pour se fauuer. le n’aduance rien sans estre bien informé fie par exemple se par expérience do ces vérités^)

Des moyens de conferuer la chasttte du Àiatflre &

des enfans # §. y.

L E Maistre pour conferuer sa pureté, doit auoir vn grand’Esgard à ne parler iamais seul à sent, en lieu fecret, auec fille ou femme, quoy que sous prétexte de pieté on nécessitérnuù s’il est necossaire.


PAROISSIALE. 7 f

que ce soir, 1. Dans vn lieu d’où on lepuisse voir, 2.

QiC’l s’escarte de la personne à qui il parlera de deux ou trois pas, de qu’il ne la regarde iamais en véuë, ny permette qu’elle luy touche les mains pour faire quelques gdles, 4.Qust parole de s’entretienne le moins de temps quesancecflîte le pourra permettre auec des femmes ou filles. Si saint Paul a crié misericorde, tout Sain# qu’il estoit, contre les tentations de ce pechc : si Loth s’est prophanc auec ses propres filles. & saint Martinian. est tombé dans la volonté du péché dans le descrt ; il ne faut pas se fier à ses propres forces. En cecy j’en tends aussi bien parler aux Ecc ! estastiques, qu’aux mariés, qui doiucne viure auec leurs femmes, comme s’ils n’en auoient point, dit saint Paul..

Le Maistre aura vn grand loin, de ne parler iamais des vices contraires à cette Vertu en présence des enfanSjfï ce n’est en général., de peur de leur apprendre ce qu’ils ne sçauroient pas encor, il pourra neantmoins ^e-doftleurdeffendre cxa<stement, 1.De ne iamais faire leur vrine deuant les autres, de ne coucher iamais auec leur fœurfcÿ’è contra y (\ c’est vne Maistrefle } ny mesme auec leur père de mère, si ce n’est en cas de grandistime nécessne, auquel cas il enjoindra aux parens de les coucher aux piedx de leur si<ft, en telle sorte qu’ils ne puissent iamais appestructr, ny se douter de ce qui n’est permis qu’aux mariés : que si les parens ne vouloientoster leurs enfans de coucher auec lem s feruantes, leurs sœurs ou eux mesmesje Maistre en ce cas apres leur en auoir rcmonstre l’importance, les renuoyera. sans différer..

Il prendra garde a ceux qui mètrent leurs mains dans leurs chauffes, car il y en a qui commettent quelquefois des impuretés à l’Escole, ou en la corn


%6 ■ L f ryeo l’e

f ugnie de. autres, ce qu’arriuant il doit examiner c’fait en particulier & en cas que le coupable l’aduouë, il luy imposera vne pénitencesceretre, l’enuqyra d’confcfle, & le recommandera au Confesseur, tafchant de voir la source de son peché, pour le, retirer desoccassons qui l’y ont porté, & le mettre en la voyc de salue., Tcnuoyant à confesse de temps en temps & ce à vn mesme Confessour. Mais fï le coupable de ce crime ne veut s’amender, il en actuertira les paren$, puis le r’cnuoyra & le mettra dehors, s’ils n’y donnent bon ordre, de peur qu’il ne gafte les autres. C’est pourquoy mesme ils nedoiucne iamais aller aux lieux deux ensemble. Ec on leur doit encharger de ne iamais le descouuric ny femonstrer à nud deuant leurs fernantes ou sœurs, & encor moins de s’amuler à soifer dans le lift auec leurs frcres, ou domestiques, auec qui ils coucheroiey. Le péril est encor à craindre quand ils couchent auec des feruiteursifurquoy il lesinterro. géra actioittement pour y donnei ordre.

£ Il doit leur dessendre de iamais ioüer auec les péri. reshlles^ncor queccfuflént leurs fccurs, 5 cle plustost qu’ils pourront s’habiller tous seuls, il leur recommandera de ne point se laisserhabiller, assister, ajuster par leur scruantes ny leurs sœurs, ny se laissev iamais baiser : toutes ces astions estant trèsdangereuses.

~Le Maistre Ce doit recommander à la fainste Vierge & à S. Iofeph, luy & toute sa petite famille, pour nbrenir de Dieu, ceue vertu Angélique, disant à la un de toutes les pnetes qui se font en l’ElcoJe Aÿli/, Jlidïu, ïofrpu juccunite r.sols, à cette imention.


27


PAROISSIAL e.


\

’IDou Modrstic troisiesme sspece. §. 6.

A troisidme. espèce de la Tempesante, c’est la. JLaModestiey qui est vne Vertu qui règle nos actions & nos paroles. Elle est très nécessaire à vn Maistre d’EscoIe, qui doit estre comme l’originaMc le modelé sur lequel se doiuent former cane de petites copies.

yC Or donc cette Vertu tempéré les avions qui regardent la veue fouyc, & le toucher. C’est pourquoy le Maistre doit estregrandement circoYifpcéfe. à ne point auoir vne veue cfgarée, mais modeste : de ne point rouiller les yeux & faire des gestes de


taureau, à l’encontre de ses enfans me les iamais frapper de son chapeau, ou bonnet, mais seulement auec la verge, sa feruie, ou baguette sur les doigts & iamais sur la teste.

v U ne doit point tenir les pieds couibés, ou faire des gestes riDieuses ; mais tout son matation & ses habics doiuent tellement estre réglés, qu’il n’y aie rien qui soit contre la modestie Chrestienne, & encor d’auantage, s’il est Ecclésiastique ; parce que la Modestie doit seruit à cette profdTion, comme de marque extérieure, pour distinguer ceux qui en sont honorés, d’entre les Laïques, qui sont quasi vertus de mesme fatj’on que les P tertres. D’où vient qu’il est mesme indécent à vn Maistre d’Escole encor qu’il soie Laïque jd’estre ajusté, poudré, gauffré se mesme d’estre habille, tant en la forme qu’en la matière, de vestemens qui soient au dçflus de sa condition, mais il est bien plus à propos que ses habits soient mesme plus médiocres que ceux qu’il pourroit porter sans blasme & sans scandale : se souuenant qu’il exerce vne fonction Ecclésiastique, & qu’il se doit comp orter modestement en


il L’£SCOLE

ces choses extérieures pour estre plus libre de reprendre les abus qui se rrouucrroient en Tes enfans. Il doit de plus estre fort retenu en ses paroles, ne proférant iamais aucune raillerie, sainte ou bouffonnerie deuant ses Escoliers.

Afodestie des en fan s’aux habits. §. 7.

Q Vant aux enfans, il doit extrêmement leur recommander cette modestie dans leurs habits, où la vanité regne d’auantage, par où on leur accouftume a renoncera la pro messe & àTespritdu Bapresme, & s’entretenir dans l’orgueil & la vanité qui font vices opposés entièrement à l’esprit dVn Chrestien

C’est pourquoy il blasmera prudemment en general & en particulier, tant de galants, de plumes, de frifures & de poudres sur les cheueux, tafehant de leur donner du dégouft de ces estofcs yi affin que ses enfans en quittent Taffeiftion : à quoy ils se porsent facilement à l’exemple de leurs parens, notamment à ParisSc autres Villes tantgrandes que petites. Il fe pourra seruit de l’exemple de nostre Sci# gneur a cet cffect, de ceux des Saints & Saintes, comme de la Sainte Vierge, saint lofeph, Saint Jean Baptiste, les plus grands de paradis, & de tant de Saints Religieux qui ont abhorré toutes ces vanités ; estant chose indigne de faite gloito des mar-. que. de nostre péché.

ASode fie des enfant à l’Escole. $.

I L fera garder la Modestieaux enfans en leur faisant obseruer exactement le silence cnl Escole, Jioramment durant la leçon : ne permettant iamais qu’ils si fient du brui&, soit parlant haue, en estufiiant leur leçon, soit en causant ensemble, ny mçf


PAROISSIALE. 1.

me qüe d’autres personnes luy parlent en I’Escole, sinon en cas de nécessité, ny auec luy mesme, n, auec les Escoliers ; de peur que par ce moyen il ne soit destourne de l’attention & obligation qu’il à d’enseigner ses enfans.

Il pourra honnestement s’exeuser entiers les perfonnes qui le viendront voirdurant la leçon, les remettant à vn autre temps : ou bien s’il y a peu de choses à dire, il aura soin de se dépêcher, & se remettre en finste à f$ç office : car il est bien difficile aux enfans de faire lbur deuoir, quand le Maistre ne fait pas le sien luy mesme. Pour faire garder ce (lien—. ce & modestie, il employra tous les moyens nécessaires & convenables : d’autant plus que c’est vne des choses des plus importances, pour lebongouuernement de l’EscoIe, pour la conferuation du Maistre, & pour l’auancemcne de cous ses Escoliers. Et pour y l’actionir, il se pourra seruit de deux moyens principaux.

Le premier, ce fera de faire garder vne grande modestie aux Escoliers, depuis qu’ils seront entrés dans l’Escole, mesme en son absence, donnant ordre a ses poseruateurs de marquer exa<stement ceux qui causoient, badineront & feront des postures extrauagâtes en l’Escole, en quelque temps que ce foie. U pourra permettre qu’ils puissent parler d’vn ion de voix médiocre, pour faire reciter leurs gers en son absence, ou bien pour demander l vn à l’autre leurs nécessitcs, sans sortir de leur place, sinon pour faire leur deuoir : mais neiamais courir, soifer, ou fauter dans l’Escole, mesme les ieurs de conge, en sorte que ces fautes soient chastiées exemplairement.

Le second moyen, est de mettre durant la leçon à chaque coin, vn des plus modestes de ses Escoliers, pour Obseruer ceux qui causerent, en foire qu’ds


☞ L’ESCOLE

les nomment touthaulr : & à mesme temps les faise mettre à genoux au milieu de l’Escole, puis ayant examine leur faute les chaltier ou les r’cnuôyer à leur place.

Alodestie des enfant en la mat fin er en U rué. §. 9.

I L.donnera ordre que ses Escoliers forcent modestement tasse pour aller à la rue, qu’al’Eglise. CcH pourquoy ils se garderont bien de faire auonne chose indécente dans les §jc.ité « s, d.ns la cour, ou dans la rue : comme de f&pper, oilpoulTer les autres, crier, tempester, courir : mais qu’ils s’en retournent en leurs maisons tout droiét, sans s’arrcüei^nv badiner en chemin, falüants honestement tous leshonestes gens, qu’ils r’cncontreronrdeconnoissance, faisane voir par cette modcflic exee. heure, tant dans la rue que dans leurs maisons, le prostr qu’ils font en l’Escoie. V.’ :..

Pour celle qu’ds doiuent Obseruer en l’Egide, nous en parlerons dans le titre de la Pieté ; sufsie de dire roy qu’ils n.y doiucne jamais parler, pour quelque cause que ce foie, mais qu’ils s’ydoiuent con> porter auec tout le respect se la renocence deue a vn lieu si Saindt, comme la Sainéte Eglise : dequoy ie Maistre leur monstrera vn très fidel exemple, & à quoy il tiendra la main très exacte, en chastianc rigoureusement les prophanateurs de la Saincte nruison de Dieu.

Voila la Vertu se les pratiques de la Tempérance, voyons maintenant la Force.


PA RO

☞ S I ALE.


ARTICLE VI.

De là Force dv Maistre.

La définition. §. X.

L A Force est ; vne Vertu qui consiste à ne rien craindre que Dieu, & le péché : & fiipporter courageusement toutes les actuersités & prosperitcs du inonde. Cette Vertu consiste à auoir les passions mortifiées, & à ne rien craindre : de telle façon qu’on ne se fasche de rien>& que l’on ne délire rien qui ne soit honeste.

Cette Vertu doit estre bien’familière à vn Maistre d’Escole, qui entreprend auec la grâce de Dieu, sa conduite h difficile de la icunelTe, où il se rencontre tant de mEsconteotement, & quifi jamais de faristaction, ny de la part des parens, ny de celle des en sans.

Or comme cette Vertu a quatre espèces, nous les marquerons, chacupe exi particulier, auec leur pra. tique, & leurs dfcf&uts...


De la Magnanimité, première espèce de la Ktrtu

& la Force. §. 2.

L A première espèce c’est la Magnanimité > qui consiste à entreprendre & exercer des choses de grande consequence auec courage & auec ardeur. S’il y a chose d’importance au régime du Christennisme (comme nous auons monsité en la préface de cét œuure) c’est le bon gouuernement des petites Escoles : il faut vn grand courage pour s’ingérer & faire son dévoir cri cette charge, non pas à l’estourdy comme beaucoup font \ mais auec l’intension & les talentsnecossaires & requis pour s’acquitter dignement d’vn cmploy si saint & si Ytile, &


5 1 L t 5 L U L ; :

qui est d’ailleurs si difficile, si rauallé, & si mesprisé de la plus grande partie du monde, maisncancmoins fort rclcucdcuant Dieu, & les gens de bien.

De U Confiance, féconde espèce, $. 3.

L A féconde espèce de la Force, seruira à fortifier ce grand cour « ige, & fera que ccluy qui se reconnoiitra comme dit nostre Seigneur, vn feruitcur mutile, entreprendra ncantmoins pour Dieu cét exercice, non pas en se confiant en ses propres forces, & qu’il en viendra bien about rousseul : mais bien, auec l.ayde & assistance de Dieu, qui ne mari. que ïamais à ceux qui estant appelles & inspirés à vn cxcrciced’entreprennent premièrement pour lui ; Prispe est Dominas omnibus inuocantibus ilium en tu. jtftia er veritdte. Il est proche de tous ceux qui le réclament en instice & en vérité. Car c’est beau. coup dans ce ficelé dorgueil, de préemption, de d hypocrifie où nous fbmmes f à vn homme de bien & à vn bon Ecclésiastique squid.aillcurs peutauoir des employs plus’relcues) de septésenter à vouloir faite les pentes Escoles. C’est pourquoy tafehant de s’instruire de la bonne méthode pour en venir à boutai peut sans difficulté l’entreprendre : & auec Payde de Dieu sans doute il y zc\liTuâ, dessfupetbis refiftit : humilibus ausem dat gratiam, Dieu resiste aux superbes, il donne grâce aux humbles.

, De U P atience en général, îroifiesme espèce. §. 4.

L A rroifiefine espèce de la Force, c’est la Patience qui consiste à souffrit courageusement & volontairement pour Dieu, les astrons, les saintes & les autres difficultés. S’il y a Vertu nécessaireà vn Maistre d’Escole, c’est celle-cy : car véritablement il en a besoin à toute heure, & à tout moment,

tatuofl


paroissiale.. ? î

tantost du code des parens, les vns qui viendront Ce plaindre de ce que leurs enfans « ’apprennent rien (encor que le Maistre fade tout son possible pour leur monstrer) ncantmoins eux qui n ont que Jeur l’action en teste, & bien souuent aucune raison, picquent vn pauure Maistre squ’ils devroient honorer) iusques au vif. Il faut les escouter patiemment, les contenter, leur monstrer le dessaut, qui vient toûjours ou de la lourdise, sardincte ou de la paresse de l’enfant, & leur promettre encor ? n plus grand soin & vigilance ; Ci pourtant telles personnes ne pouuoient se satisf^ire apres que l’on aura fait ce qu’ou aura peu, il faut leur rendre leur enfant, leur disane qu’il pourra peut estre mieux faire ailleurs, de ce auec uanquiliié d’esprit : efleuant son cœur vers le Crucifix à cét effed. Il aura d’autres plus rudes secousses, quand les parens, foubs ombre de quelque chastiment qu’on aura fait ; leurs enfans, soit qu’il y paroisse ou non, viendront chanter injqres au Maistre, ou bien en diront pire que pendre en derrière., il faut aualler tout cela doux comme miçl, comme cét Agneau de bonté se de douceur, qui se laissa mener par les perfides suffs à la boucherie, sans ouurir la bouche : sinon pour prier pour eux : en quoy le Maistre le doit imiter. Toutefois C\ telles personnes estoient défi mauuaise humeur, de tellement amoureux de leurs enfans, qu’ils fiflent deux ou trois fois tels feandales, il leur rendra tout doucement leurs enfans, de peur d’vn plus grand mal, & fcâdale qui en pourreit arriuéfrjoint que les enfans en telles occasions, viennent à mcspriler Ici Maistres & deuicnnent pires., ^


34


L’E S CO LE’

J)c lu Putience à i.endroit des enf ans.

A Patience consiste encor, à supporter les dessauts des enfans 2c ne le mettre jamais en celère contre eux, mais les corriger auecvne grande rranquilué d’esprit, & jamais dans la colère, ny l’impatience, de peur de l’imprudence, comme nous dirons dans l’article de la Instice.

Il y a quelquefois des Escoisers qui ne feruent qu’à exercer la piticncc du Maistre : le$ vnsàcause de leur stupidué, & il les faut supporter, quand il n’y a point de malice ; les autres à raison de leurparcisé de il les faut chaitier —, les autres à raison de leurs mauuaises habitudes à cajoller, à badiner ; & il les faut gagner auec grande patience : & enfin les faire Ibnir^’ils ne s’amendent ; les autres par malif e, & il faut trauailler auprès d’eux « & leschastier auecaractcncc se discrétion, se faisane tour à tous^pour ceJuy qui s’est liure pour nous tous. Mais la Paricncà est bien nécessaire, principalement pour souffrirles reproches des pauures, qui font telles algarades, car estanc d’ailleurs allés fafehes & importunésde leur nccdîne, croyent que quand le Maistre les fait artendre pour rectuoir leurs cnfuns ; ce n’est qu’à cause de leur pauureté : si l’on chastie leurs ensuis £.est à cause qu’ils ne sont pas Monsieur ou Madame : s’ils les mecdehorsdes injures, opprobres, reproches, proclament par tout contre le Maistre. Enfin d faut faire estae de n’auoir jamais d’autre satisfaction de telles çens. Et ordinairement ils s’en vont au bout de deuxou trois ans, sans dire adieu, sinon qu’ils bactent, ou tout quelques injure aux autres escoliers, en despic du Maistre. Et pour conJ ciuitDu bien souuent & quasi toujours, tous les enfans que l’on retire de l’Escole, c’est sans dire adieu.


PAROISSIALE. 35

te bien souuent sans payer ce qu’ils doiuent dereste, sinon à la rme force : & enfin les parens de les enfans se mocquent de mesprisent par tout’, de le Maistre, & L’Escole. Voyla-il pas beau sujet d’exercer cette Sainte Vertu, & cependant ce feront là les satisfactions ordinaires de l’Escole, auec toute la peine du corps de souey d’esprit, qui est continuel pour la bien faire. Il faut donc faire bonne prouiiïon de cette Vertu pour estre bon Maistre d’Escole.


De U Perseuerance. $. 6.

L A quatriesme partie de la Force, c’est la Petfcl ueranC’e > qui est vne Habilite dans le bien cetnmencé. Cette Vertu est grandement necdl’aire ail Maistre, car ce n’est rien de commencer à trauaisser en cétœuurecn général, si on vient à se d’Escourager pour les difficultés iournaliercs, qui sy rencontrent qu’en suitte on quitte tout là., ce ne feroit rien faire, mais il faut perfeuerer iusques à la fin, pour obtenir la couronnera. perfcuer.ueritvfcjtte in.finem hit f.luus rrlf, eeluy là ferafauue qui perfeuercra iusques à la fin, dit Nostre Seigneur, de mesme la perfcuerance doit est te dans le particulier. Exemple : quand vn Maistre a entrepris denféigner vn Escolier, mais il y rencontre tant de peine, d’attention d’esprit, d’opposition, que cela luÿ fait perdre courage & l’esperance d’en venir about : il faut perseuerer, il doit sur monter toutes ces difficultés, de encourager son disciple, qui quelquefois à raison de la rigueur, de la colere. de fantaisies de son Maistre, se décourage de quitte tout la. Or c’est là où le Maistre doit monstrei sa Vertu de Focroy dans la perfeuerance paisible du bon ouurage encommencé, tant pour le corps de l’Escole, qu’au regard de quelque escolier qui fera peut C’i,


j.

L’ESCOLE

estre dur d’esprit pour l’estude, ou bien inueterc dans les manuaises mœurs, à raison des mauuaises compagnies, ou du peu d’instru&ton qu’il a eu par le passe. Il faut qu’vnbon Maistrenefe laffe point de renseigner, de luy parler, de l’instruïrc : iusques a tant qu’il Paye mis dans le bon chemin de la Vcrru., ou bien dans la voyes d’apprendre quelque choft : & Dieu le recompensera de ses trauaux. Voylà ce que i.auois à dire de la Vertu de Force & de ses parités : voyons à présent la Vertu de Instice.

ARTICLE VI.

Di la Ivstice dv Maistre.

L A Instice c’est rendre à vn chacun céquiluÿ apparrient.il y en a de deux sortes : vne qui s’appelle distriburme, par laquelle on recompense chacun selon ses mérites. Et l’autre que l’on nomme commutarme, par laquelle on rend tant pour tant. Vous auez emprunté vn fol, il faut rendre vn fol, Quant à la Instice distriburme, elle a six parties ; la Religion, la Pieté, la Grâce, la Vengeance, rObseruance& la Vérité.

0

De Ia Religion. $. 1.

L A Religion est vne Vertu qui nous commande de rendre à Dieu le cuire que nous luy deuons : Je Maîistre d’EscoIe doit auoir cette Vertu en grande recommandation > puisque non seulement il y doit exceller en tant que Chrestien, mais l’auoir si familière, qu’il la puisse enseigner à ses enfans, & par ses exemples & par ses paroles. Les pratiques de ce culte font, 1. intérieures, comme l’Oraison mentale, l’adotation de cœur, les aspirations, les offrandes qu’il doit rendrei Dieu auec ferueur ; car il doit estre vn homme d’Oraison t ayant besoin de


PAROISSIALE. 37

tant de grâces se de perfections, pour bien instru’se ses disciples. Elles font aussi extérieures, comm c’les génuflexions, les prières du soir de du matin. l’assistance à la Sainte Messe, soit qu’il l’entende, ou qu’il y férue, ou qu’il la célèbre (s’il est Prestre) assissant au seruice ctiuin les Festes & Dimanches ; recitant ses heures de prières auec vne grande attention d’esprit& modestie extérieure, j. Il doit enseigner à ses enfans à bien pratiquer cette Vertu à l’cfgard de Dieu, leur recommanda nt de faire leurs prières du soir, du matin. se de l’Eglise : d-assister à toat le seruice diuitx, auec vn grand respect, leur enseignant que Dieu s’est reserue les ieurs des Festes de Dimanches, affin que nous le reconnoissions au moins en ces ieurs, en nous abstenant de toutes # aniures seruiles de manuelles : de les employant en des allions Sainctes de de pieté Chrestienne. De plus il leur monstrera à bien seruit à la Sainte Messe ; leur disant, combien il font indignes de faire cét office, qui appartient aux Anges aux Clercs, de que ce n’est que par nécessité qu’ils y pcuuent seruit : de par consequent combien ils doiuent garder le respectl de la modestie, bien faire les génuflexions, adotations, inclinations de autres renocences, se gardant bien de regarder dvn autre collé : les actuertiflant que ceux qui feront trouues en telles fautes, ils feront ehastics" de Dieu en l’autre vie très— rigoureusement, tï en l’Escole selon la gstructe de leur faute.

©ex péchés.contre U Religion. §. 2.

Ï X doit encor scuiter toute sorte de superitation,.n’adjouftant foy ny auxfonges, ny aux pressiges, qui n’ont aucun rapport auec la cause à qui on les rapporte ; & mesme il doit beaucoup desabuser

C.11


)S L’ES CO LE

les enfans Je leurs parens, mesme dans les occasions. de relies réuerics ; leur montrant que c’est vn étés grand péché, & que mesme il y a dccertaincs maladies ou actuenruies, qui airment par forccleric. ou magie, ou par quelque pa<ft du diable fait il y a long-temps, ou bien c’est pour mespri 1er les Saints ; comme quand ils tournent crois tours au cour du feu de saine lean parsuperétation, s’il crovencquil ne faut point Tonner à midy la Veille du mesmes. de peur (difent ces pauures abusé$)quele$ sorciers ne cueillent leurs sortireges durant ce temps, s’ils disent que les tisons tirés du feu de saine lean, conferuent du tonnerre en les y remettant quand il tonne, Je quantité d’autres pareilles sociétés inuentccs par le démon, pour rernir l’honneur deu à Dieu, Je à ses Saints : à quoy.il doit prendre soigneusement garde, pour bien Obseruer cette Vertu de


Religion.


. Dc U Pieté. §. $.


L A 2. partie de la lustice, c’est la Pieté, qui est vne vertu qui monlire à rendre à nos parens Je amis l’amour, la renocence, Je la bien-vestiance que nous leur deuons. Cette vertu doit estre bien auant d-ns le cœur du Maistre, Je il la doit pratiquer diligemment à l’endroit de ses supérieurs, rantEeclefiafriques (comme à Noffeigneurs les Eucsques) à Meilleurs les Curés Je Prestres.Comme aussi aux Laïques, sçauoir, au Roy, en parlant auecrespect de sa personne, aux luges Politiques, Magjftrats, Gouucrncurs des Prouinces Je des Villes ; Je notamment a ses père Je mère.

Il la doit extrêmement recommander aux enfans, s’enquerant de temps en tçmp^s, dcl honneur, amour Je ûbeissance qu’ils percent à leurs Père Je Mère,


PAROISSIALE. sp

Oncles & Tantes, Tuteurs & Tociétés ; Pareins & Mareines, ne leur souffrant iamais les dcl-obeifiances & murmures, comme de parler a eux sans les saluer, mais auec respedt : c’est ce que le saine soncile de Trente recommande aux Maistres denseigner aux enfans entre autres choses, dans leurs Carechismes, c’est pourquoy le Maistre chastiera exemplairement ceux qui feront accufcs & conuain, eus de relies fautes. & mesme les enuoyra auec vn de ses plus fidèles, demander pardon à genoux à la. personne offcncée, si c’est vn de se païens : comme aussi il doit les porter à reucrer, obcïr & honorer les Ecclésiastiques, leurs Confesseurs : &Messieurs les Cures, specialement de prier Dieu pour eux, en rcconnoissance de la peine qu’ils ont pour leur salut. Il ne doit encor iamais permettre qu’ils parlent quauec resped de leurs anciens Maiscres d’hfcole, les chastier s’ils font autrement, comme d’vn vice d’ingratitude, mesme les enuoyer demander— pardon, s’ils leurs assoient dit ou fait quelque injure. Il ne doit iamais souffrir qu’ils parlent mal, ou racontent ; ce qu’ils auront entendu dire, contre le Roy, sa Reine, les Princes & autres Potentats de l’Ellars mais il les reprendra aigrement, mesme leschastiera si la faueca est cdicte malicieusemer & auec mespris, leur remonsi : rant, cossibien il faut honorer ceux que Pieu a ordonnes pour nous conduire, encor nu ; finie qu’ils fussent meschans, & qu’ils abufafrent de la puissance que Dieu leurs a donnée sur nous, & qu’il ne faut pas croire tout cela, mais qu’il faut prier Dieu pour eux, qu’il luy plaise leur donner vn bon Colifçil. Voyla en gros ce que contient U Pieté.


IlE S C O L E


4P

De la grâce & reconnoissance. $. 4,

L A 3. partie de U lustice, c’est la grâce & reconnoissance des bien — faits rectus C’est à quoy le Maistre doit auoir grandement cfgard, semerciant pour cet effaft ceux qui luy feront du bien, tant spirituel que corporel, ce qui doit paroistre quand les Escholierx luy apporteront quelque petit présent ; se contentant autant du petit comme du grand, prenant d’aussi bon’cœurlepecisquele pauure luy donne, comme le grand que le riche luy offre.

Il doit pareillement enseigner à ses enfans dereconnoistre ceux qui leur donnent, & denciamais prendre rien de la main de leurs pareils ou d’autres personnes, sinon en bassant la main, & faïfant la renocence, ce qui l leur doit faire pratiquer en son endroit, quand il leur donne quelque présent, ou qu’ils reçoiuent quelque chose de la main pour le porter ou donner à d’autre ; leur disant que la grâce est vne Vertu de bien-séance& mesme, dobligation Chrestienne, notamment aux enfans qui n’ont rien à eux, & qui reçoiuent toutçc qu’ils ont befoln.

De la vindication. §. j.

L A 4. partie de la lustice, c’est la vindication 1 qui punit les fautes faites parles moyens modérés d’vne peine, proportionné# à la faute commise. En ce pbint le Maistre doit estre exact à chaftier prudemment en temps & lieu, les fautes de ses Escoliers,

☞ modéré aux chasticmens & corre 1. <stions qu’il leur fera. Il ne les frappera iamais par la teste ny auecles verges, ny auec les mains, mefme ne leur tirera les oreilles ou le nés, ou les ioucs.


PAROISSIALE. 4 r

polir cuiter de grands inconuenicns qui cnpeuuent arrmer. Il ne se laissera aussi emporuer pour quoy que ce fûkji laeastre, de peurqueeela pintïecauser de l’excès au chastiment, & ne se seruit. ïamais contre eux de paroles aspres, en les rutoyant ou frappant & injuriant les enfans sans raison&sans çonfideraripry


Maniéré de corriger les enfans. $. 6 L’Ors que pour quelque faute il chastiera vn enfant dans l’Escole publiquement, & exemplaisement, il déclarera auec la prudence & circonfpeestion conuennbl., lacause de ce chastiment : afin que d’vne part tôus les autres voient la justice & correction, que l’on egige pour la faute de leur compagnon, & daucre parc que cela leur donne vne crainte de tomber dans la mesme faute, de peur de subir semblables peines., se gardant bien toutefois de reueler aucunement les larcins, impuretés & autres >péchés qui fcafldalisent leofant ^sinon que telles fautes furtentdé’jâ-cogneuës.

Chastiment des nouveaux,. §. 7.

L E s nouutaux feront plus doucement chastic. au commencement, afin de reconnoistre plu s facilement leur naturel : principalement s’ils ton c’durs ou tendres au chastiment ; afin que s’il s’ap. perçoit qu’ils soient durs au soifet, il les punisse vne autrefois d’vne autre peine, qui les puisse détourner du vice & porter à la Vertu, & à la diligence. Ceux au contraire, qu.il connoistra tendres a la correeston, il’pourra vfer des punitions suiuantes au lieu du soifet ; comme 1. leur faire quelque confusion ou vergogne’en particulier ou en <n public. 2. leur faire perdre leur place. 5. les faire mettre à genou.


4 » L’ES CO LE

& les y faire tenir yn temps notable, au milieu de l, Escole l’on debout sur vn banc, teste descouucrte. 4. les faire conduire en la place de l’afine. 5. leur faire attacher l’afne au col, & autres instrumens d’afnene, les faifam mpequer par les autres &c. Pour ceux qui font si durs & dVn si mauuais naturel, que ne se souciant point des verges, ils ne pleurent point du tout, ou plustost il ne paroi si aucune larme sortir de leurs yeux,.y durant, ny apres, ny déhaut Iç chastiment : il faut les chastier vn peu plus fort auec des verges nenues & vertes, mais coûte- ? fois sans extrémité, crainte qu’ils nés endurcistent aux coups, & ne deuiennent enfin incorrigibles, & mesme il faudroit rechercher tels enfans tantofl par amour, tantost par crainte, les emprisonnant, ses faire sensuer pour les osmouuoir au bien, plustost que de lesYudoyer dauantage. Et en cas que tout cela ne feruift de rien, apres les auoir recommandés a

☞ u inflamment, leur auoir parlé en particulier

f >eur voir s’il n.y a point quelque péché caché, qui es retient dans ce mauuais chemin (auquel cas il ses doit faire confesser) & enfin tout cela n’opesant pas, il en doit actuertir lesparensd’y donner ordre, & enfin leur rendre, en cas qu’ils ny apportafient les remedes nécessaires.

La manière à carder pour la correüion en

JetaiL §. 8.

%

L E Maistre pour chastier ses enfans fort du foqet ou d’autre façon, il doit 1. cxamincrlefait donc ils sont accusés & ne croire jamais’de léger, mesme aux parens des enfans, qui bien souuent animes de pjiflion plustost que de instice, font des plaintes de leurs enfans au Maistre, ausquels il doit respondre en ce cas, que son en ferainstice, puis examiner


PAROISSIALE. 41

le fait diligemment, & rendre la indice, ou en punissant, ou en pardonnant : leur donnant néantmoins toujours à. entendre, qu’ils ont le tort de non iamais leurs paren$, de peur qu’issue ^ ^

vne haine contre leurs parens & contre leur Mai (Ire. pour ces fausses accu Tarions.

2, II faut leur faire reconnoidre &r auoüer leur faute, & mesme (s’il y auoit moyen) leur faire auciier qu’ils mentent correction, car le plus grand mal qui puissearrmer à vn Escolier, & au Maîdre, c’est de chastier vn enfant sans raison, ce qu’ils retiennent toute leur vie & n’en font aucun profit, j. Il les faut empescher de crier durant>. ou auatrt, ou apres le châtiment, les faire détacher, ou trousser & tenir eux mesmes, & s’ils crient, ou diffèrent a se détacher, ou trousser : il les faut chastier dauantage, & alors ils en feront plus souples. Que si quelqu’vn resistoit au Maistre quand il le veut corriger & quai demeurast obfhne’, il luy faut laisser refroidie— le feu de sa <k>soie, ne faisant pas semblant de rien : puis vne heure ou vne leçon apres, on sur doit faire entendre sa faute, « & le chastier exemplairement deuant tous les autres, & puis luy • faire demander pardon à genoux à Dieu, au Maistre, & a tous les Escoliers qu’il a scandalizés, & en suitte, pour toutes les fautes quoy que petites qu’il fera, il le faut faire détacher & humilier, pour abaisser ce courage durant t). ieurs rauques cas il ne faut pas les faire tenir par aucun des Escoliers, de peur de querelle. Que si ceux là ou autres en les fouettant ou apres le fouet, accusoiçnt quelqu’vn de quelque faute, il fautchastier cét accusateur encor, & luy montrer combien cela est méchaEt^d’causer son compagnon, & pardonner à l’accusé iusques à vn autrefois, si la faute n’est pas de confeaucncc.


44 L’E S C O L E

De U CQYrection de enfans g a fie s, §. ç\

IL y a de certains enfans, qui ont este nouris en leur maison dans toutes sortes de douceurs, & de caresses \ comme les garçons vniques : pour ceux Cilles faut mortifier tout doucement, notamment quand ils sont d’vne humeur superbe & accariastre f se Ce icruit de ce moyen pour les fouetter., c’est de les reseruer à les chastier auec plusieurs autres, par ce que la confection des affliges, est d’auoir de » semblables, cela les resoud à la correction plultost que si on les chastioit seuls, à raison que la honte & la confusion en seroit plus grande & leur est pltn sons ible à cause de leur superbe.

QbferudUom sur Ils rapports. §. au.

I L faut principalement Obseruer de ne chastier umais vn enfant sur des simples conjectures, ou sur le tesmoignage d’vn seul, mesme des-interessé :

î’O.. k

mais le Maistre doit bien s’informer de ceux qui les accuseront, si ce n’est qu’eux mesme confcflent leur faute’, & alors il leur faut vn peu relascher de ce qu’ils méritent, leur faisant entendre que c’est à caafe qu’il eut dit la vérité mesme en les faisant préparer à la correction, il faut bien méditer & ruminer la faute, & les chastier toujours moins qu’ils n’ont mérite. On doit aussi leur assemblet les fautes passées, « & les punir tout ensemble v, leur en faisant resouuenir & aucüer. Or pour ceux qui se vont plaindre à la maison ou les conteurs de nouuelle d’Escole, il les faut encor chastier sans remission.


PAROISSIALE.

TLcwcàe pour les obstines. §. il.

IL y en a quelques vns qui ont des telles obstmecS, de fonc si glorieux qu’ils murmurent apres le chastiment : il faut pour y remédier, au bout de quelque temps apres la corre< 5 tion, les obliger a q^l, que chose, à quoy on connoislra qu’ils ont de l’affection, sans qu’il leur semble qu’on les recherche : comme les enuoyant seruit a la Messe, leur donnant vne place, qu’il semble qu’ils auront gaignee. de puis quand on verra leur visage vn petit accoise, il faudra leur faire entendre leur faute de promettre que s’ils lotit bien dorefiiauatit, de ne les splus chastier & leur monstrer que ce sont eux qui en sont la cause.

Des sortes de corrections £ Escole. $. a.

LA diuersité des chastimens ordinaires font i. De donner de la baguette sur les doigts pour faire estudier sr le champ.

2 „ Sont Lc& verges (itf les ravins.

^ Sur le derrière tantost plÿs, tantost moins selon la grieueté de la faute.

4. C’est la prison dans laquelle on les enferme l’espace de 1. 5.4. J. oufix heures : de cette punition est pour les endurcis > ou bien pour des fautes grieues, comme larcin, impuretés des-obeïssance notable aux parens.

c. C’est la place de l’asne > les ccuestir des habits de l’asne qui foQt : vn vieux haillon, vn balay en main, vn vieux carton fait en forme de telle d’afne à la telle, de vn placar d’vn aine attaché au dos, auec la risée des Escoliers qui crieront à l’asne, de racsme les mener à l’entrée de l’Escole : cette punition s’applique aux paresseux, qui ne veulent rien apprendre de qui souuent ne sçauent point leurs leçons.


I L’ES C O L E

Les cajolleurs de l’Escole on les faita mettre à genoux, ceux de l’Eg’.ife doiuent efhe fouettés sans rémission, & demander pardon a Dieu à genoux & les menteurs aussi. Les des-obeissans sont punis de la mesme façon, ceux qui manquent au seruice souuent, ceux qui font l’Escole buissonniere, il faut les chastier exemplairement i & les emprisonner à la z. ou 3. fois, puis en actuerrir a la 4. fois leurs parens, & s’ils n’y donnent ordre, ou qu’ils y retournent, fréquemment on les mctdchorsi


De l’Obseruance du Afaisirr^ $ 13.

L A 5. partie de la Instice distriburme, c’est l’obseruance, par laquelle on reconnoist ceux qui 1. méritent, à raison de leur qualité, ou de leur Vertu rc’est qu’il faut auoir esgard à certains en sans en l’EscoIe, à raison de la pietc, sincérité & vertu de leurs parens, joint à la qualité qu’ils possèdent : estant tien raisonnable d’employer plus de peine & de trauail à l’endroit de ceux, qui doiuent auoir le maniement des charges de la république, on d’vne nombreuse famille, pour les stifier d’autant plué à la Vertu & Pietc Chrestienne. Il doit aussi pareillement craisser les parens, auec le rcfpcest & honneur que la Caussité C.hrectienne oblige parmy les hommes, à vfer à l’endroit de personnes de consideration —, non à cause de leur personne, mais à cause de la charge & vertu, en laquelle ils pourroient exceller pardessais les autres de la Ville ou du Village, où ils sont.


Pratique, de cette Vertu à l’endroit des Escoliers. §. 14.

LA Vertu d’Obseruance, doit aussi inciter le Maistre à recompenser les enfans selon leur me

PAROISSIALE. 47

rite, & pour cet effest il pourra se seruit des moyens suiudats pour les encourager à mieux faire à Iaducnir, & inciter les paresseux à les imiter.. j. Il faut distribuer & placer les Escoliers chacun selon son mérite & science, ce qui se fait à leur entrée, & se renouuelle tous les quinze ieurs, par les exemples ou thèmes, mesme encor plus souuent par les disputes iournàlieres, pour gaigner les places des vns des autres : cia quoy il doit bien prendre garde de donner à vn chacun la place qui luy appartient, se gardant bien de faybisser personne à cause de sa condition ne ses biens ou de si parente. Il pourra pourtant, c<f tocata.ribns, preferer quelquefois & sous main quelques enfans paresseux. Pour les encourager à bien faire.

i. il faut soifer les diligens publiquement, pourrueu que cela ne puisse pas enfler de Vanité, celuy que l’on veut encourager à la Vertu, ce qui dépend de l’industrie du Maistre.

3. Il doit leur donner quelques recompenses honoraires ; comm « l’images, grandes, petites, médiocres, enluminées, ensoliuées de papier marbre, chacun selon son mérite : lesdites images pourront estre signées de luy, pour leyr fauuer lefoiiet, vne, deux Ou trois fois : excepté pourtant pour les fautes d’Eglise, des obeissance à la maison, larçin, impuretés qui font des cas irrenvfibles. Et d\iutam que les choses qui ne sont estimées qu’à proportion de ce qu’on les fait valoir ; le Maiïlrc les doit donner auec appareil : relouant sa marchandée, si c’est des Agnus, des Chapelets, liurets, selon son petit pouuoir, uni tant en cefa vn petit mercier, qui reloue beaucoup sa marchandise, quidcfoy n’est pas grand chose.


Vt S CO L E

Desence à aucun Ecclésiastique de rien donner aux enfans. §. 15,

ET afin que personne ne puisse faisse tort à cette industrie du Maistre, à distribuer ces petits prix. il ne doit estre permis a aucun Prestre ou Ecclésiastique de la Paroisse, de donner rien auxElcgistri de ces choses, comme quélque image, médaille si agnus » chappelets : mais si quelqu’vn désire faire cette largesse, il la donnera au Maistre d’Escole, qui sent peut distribuer, comrtic ceIuy qui connoist le mérite d’vn chacun, pour le donner aux diligens auec honneur & en prince honteuse faent es indignes.

De la vérité à l’esgard du Maistre. $. 16.

LA vérité dernière partie de salustice, qui est vne vertu # comme dit saint Augustin, par laquelle on monstre ou manifeste ce qui est, ou on dit les choses comme clics sont. Cette vertu doit estre grandement recommandable à vn Maistre, dont les paroles doiuent estre la vérité mesme. test pourquoÿ il ne doit iamais rien auancer à la volée, mais seulement ce dequoy il soit bien asseuré, principalement en la DcxStnne Chrestienne, & pour les histoires, par ce que il se met en hazard de perdre son crédit enuers les parens, & les enfans qui reconnoistroient cela, aussi il ne doit iamais rien promettre à personne qu’il ne tienne, principalement si c’est quelque chose stauorable, & s’il promet quelqâe correction auec actuestance, & sans restriébon à vn Escolier pour faute qu’il auroit faite, il doit l’exécurer sans remission : afin que ses parolles soient de plus grand poids & ses menaces plus appréhendées par les siens : car s’il promet légèrement & qu’il ne tienne


Paroissiale. 1 m

pas quelque punition, pour quelque chose qu’il auroît dessenduë, & qu’il n’exécute pas : routée qu’il dira sera mesprise en apres, comme les enfans ordinairement tout leurs parens, qui ont bien louuent plus de passion, que de raison.

Leçon du Maistre aux enfans de dire toujours la Vcrttt. § 17.

QVànt à ses enfans, il doit extrêmement leur recommander de dire toû’ours la Verité, & de ne mentir jamais pour quoy que ce foie, exigeant toujours dans les causes douteuses (quand ils sont accusés sta vérité de leur bouche, & quand ils la disent’librement (pourueu que la faute ne soit grieue ou malicieuic) il leur pardonnera, ou il leur remettra vne partie de la peine. ce qu’il fera valoir afin que les autres y prennent exemple. Au contraire, il doit punir les menteurs au double, & pour la faute commise (quand ils en feront dcuëment conuaincus, & pour la menrerie : &.tous ceux qui feront quelqüe mensonge. seront punis (quelque leger qu’il puisse estre) du fouet, & en suitte on leur faita demander pardon à Dieu à genoux & baiser la terre. Comme il a esté dit cy dessus.

Il doit leur rcmorîftrer souuent l’horreur de ce vice, disant par exemple, que les menteurs sont les enfans du diable, qu’il y a eu des Saints qui ont ayme mieux mourir cruellement, que de mentir légèrement, ou mesme permettre que l’on commift vu petit mensonge pour les cacher ; ’comme aiser’apporte d’vn bon Euesque, qui estant cherché par des farellitcs, qui estoient enuoyés pôUr le prendre & l’amener pour estre fait mourir auec de grand tourmens pour la Fdy de Noftre Seigneur, lesquels ayant ^cccu & traite, & s’est auedonne à connoistre ieux

D ilE 5 G O L E’

il ne voulut pas qu’ils memiflent, disant qu’ils ne l’atoroieitt pas trouué ; mais alla souffrir le Martyre courageusement. Il faut enfin estre fort exact à déraciner ce vice de mensonge, auquel sont fort en. clins les enfans. Voyla les six parties de la stistice distriburme.

De U lu si ic$ commutatine. 5. 18.

QVant a la Instice commutarme, qui est de rendit ; vn chacun ce qui Iuy appartient, tant pourtant : Le Maistre pour la bien pratiquer doit,., ne iamàûrfen demander aux Escoliers, que la pétri te sottibution-laquelle on aura coustume de donner, selon la feienec, les personnes & les lieux, à qui il aura affaire. Il ne doit ïamais permettre qu’ils apportent rien il’Escole, de chez eux ; ny qu’ils changent leur pain, leur liures, leurs escritoires, images Sec. car il leur doit remonstrer qu’ils n’ont rien à eux, que ce qu’on leur donne, se qu’ils n’en peuuent point disposen c’est pourquoy, quand il apperccura tels petits marchands, il faut les foüetter auec l’achepteur, l’un pour auoir reccu se recelé. se le vendeur pour auoir donne., leur dessondam ccIa très-expressement. Comme aussi il ne doit iamais permettre que les Decurions & Obseruateurs, demandent ou reçoiuent iamais rien, pour ne pas marquer ou rapporter les particuliers ; se en ce cas il déposera les Decurions Sec. de leurs charges se les fouettera auce celuy qui aura baille. Et il doit actuerrir Ici Decurions Obseruateurs, ou Intendans, que si quelqu’vn luy offre quelque chose pour le corrompre, il luy apporte, se alors ce corrupteur fera chastic ipres auoir est c enquis où il a pris ce qu’il vouloir donner. Il actuertira aussi les enfans de luy rapporter fidcllcmcne, ceux des Obseruateurs, Décorions,


PAROISSIALE. si

Ou Intendans, qui leur auront demands’quelque chose, qui seront chastiés exemplairement, estans conuaincus, & déposes comme il a estédit, & fetout obligés de rendre ce qu’ils auroient reccu, & les donneurs de le reporter où ils l’auront dérobé.

De la punition des larrons, $. l£.

POur ce qui est des larrons, qui seront apperceus auoir desrobé quelque chose dans l’Escole, ils seront chastiés & chastes, comme indignes de l’Escole, notamment si la faute est connue publiquement, par ce que apres cela, on les soupçonncioit toujours d’auoir pris tout ce qui auroit esté perdu.’S’ils ont Fait ce ïarçin en leur maison, ils seront examinés en particulier sur le fait & prestes de nommer leurs complices, puis chastiés en public, sans dire la calise, si elle n’estoit connue, puis mis en prison, & durant vn ieur ne manger qu’à midy leur déjeuner, qui fera reserué à cét effed, & ce sous le bon plaisirdesparens^uec lesquels le Maistre conuitndr, prudemment de cesse punition. Que s’il y airoie quelque complice qui euft dé-ja fait cela, ou qui eust pousse cét Escolier à dérober pour fiiponer, il sera chastié & chassé de l’Escole, de peur qu’il n’en gafte d’autres. Voyla ce qui regarde la Instice commutarme, & enfin ce qui est des Vertus Cardinales, que le Maistre doit auoir & pratiquer auec l’ayde de la grâce de Dieu. Mais auant que de finit ce Chapitre des Vertus du Maistre, se dit ay encor vn mot du fondement de toutes les Vertus, qui est l’Homèreté.

ARTICLE VIII.

%

De l’Hvmilite dv Maistre.

CEtte vertu auec la douceur, que Nostre Seigneur a laissée pour Testament à ses Apostres,


c D’I T n L’ISCOLE r

est comme vn racouroy de toutes ses merueilles, qui seruira pour mettre^c sceau a ce petit traité des Vertus du Maistre d’Escole, qui consiste à ne s’estimer rien & vouloir eflre pense & réputé tel des autres, par vne connoissance de sa propre fbibleste, comme dit saint Bernard. Les pratiques de cette Vertu Chrestionne, inconnue aux Payens, fera denes’estimer pas plus que les enfant, mais en leur feruant de Maistre, les croire en son cœurbeaucoup meilleurs & plus releucs deuant Dieu que luy, &se tenir au milieu deux comme Noftre Seigneur auec ses Aooflres ysicxt qui mintftrat, non pas se faire seruit a baguette, par superbei mais s’il a besoin d’eux hors leur deuoir de l’Escole, il les doit prier. Il se doit bien garder de ne iamais mesprifer les autres Maistres d’Escole, ny foufstir le faire à ses enfans, estimam en son cœur qu’vn chacun fait le mieux qu’il pour, & il ne doit iamais otiir se louanges de personne, réjettant toûieurs le bien qu’il pourroit auoir opéré à l’endroit des enfans, ou bien sur la Misericorde de Dieu, ou sur le bon ordre de Messieurs les Superieurs, soit Curés ou autres, donc il n’est que le chétif instrument, ou sur la diligence des enfans en son absence. Enfin il doit penserqu’apres qu’il aura fait tout son pouuoir 9 il obmet encor beaucoup de choses 5 & quand il auroit tout fait il n’est qu’vn feruiteur inutile, qae la grace de Dieu a mis en ouurage.pour operer dans les enfans, ce peu de bien qui s’y rencontrc^wM omti’squift hu. milidt cxaltdbitur y çfr q.i se cxaltdt humiliabitnt. Car tout homme, dit Noftre Seigneur, qui s’humilie fera exalté, & celuy qui se relcue fera humilié.


PAROISSIAL t. Î3


CHAPITRE II.

DE LA

DISPOSITION ET ameublement de l’Escole.


ARTICLE I.

DV lIEV DE l’EscoIe.

De ses qualités engeneral. ÿ. 1.

APRES auoir parle d’vn Maistred’Escole, & remarqué les talents & vertus qu’il doit auoir, il faut maintenant parler d’vn lieu de l’Escole. Ce lieu doit estrcle plus à l’escart du voisinage que l’on pourra, non point sur la rue, mais plustost sur vn derrière, neanemoins le pl us proche de l’Eglise Paroissule^qu’il fera possible, afin. que les « nson^^uiflent estre conduits plus facilement "au seruice diuin, 5e Paroissial aux Festcs & Dimanches comme nous dironscy-apres, dans la seconde partie de ce liure, parlant de la Pieté Chrestienne,



4

, pe la Chambre ou Salle d’Escole en particulier. §. 2.

LA Chambre ou Salle, où se fera l’Escole, doit estre grande & spacieuse, à proportion des enfans que l’on y doit rectuoii, comme par exemple, il faut yne Chambre de vingt six pieds en longueur, dix sept à dix huissi de largeur, & douze de hauteur pour cent enfans > de peur que les chaleurs ne eaufent quelque puanteur, & en suitte vne maladie, & au Maistre & aux enfans, notamment dans sa P "i J..4 rÆ’SCOüE

, ris, où l’air est fore grossier : & ainsi sur cette mesure on peut refier le reste a proportion : elle doit estre bien percée de fenestres à vitres, ou au moins à chartïs de papier bien clairs. Et s’il estoit portable qu’elle fust percée des trois costés, & mesme des quatre, ce feroit le mieux, car en esté que le temps est chaud, on ne peut auoir trop d’air, pour euaporer toutes les mauuaises odeurs des enfans. Il faut pourtant s’accommoder comme l’on pourra.


Des fenestres.,


LEs fenestres doutent estre bien choses de peu.. du froid, durant l’hyuer, à quoy les enfans qui ne sortent point d’vne place, & ne remuent point, sont fort sensiblesmeant moins le Maistre donnera ordre 1 quelqu’vn de les ouurir aussi-tost qu’ils seront hors de l’EscoIe, afin de faire sortir le mauuais air, ^5e en reprendre du nouueau, puis les refermer vn peuauaqf que les enfansr entrent, & durant le temps doux, il les fera ouurir pendant la leçon, & durant la nuidl elles seront fermées a barres par derrière, notamment à Paris.


De la porte. $. 4..

LA porte de l’EscoIe sera fermée à clef durant que 1 rs enfans n’y feront point, si ce n’est qu<^ ladite chambre ferue de demeure, ou de partage au Maistre, qui doit auoir vne estude ou cabinet au moins, dans la dite chambre (sinon qu’il fut loge dessus) pour voir ses Elcoliers ; or a ce queparfa présenceil les tienne toujours dans serespest & modestie raisonnable, il pourra auoir vne petite jalousie ou au plancher de sa chambre, s’il est dessus 9 ou à la porte de son estude ou cabinet, d’où il puisse remarquer leurs allions hors le temps de la le


PAROI S SI ALE. fs

çon : ce qui est fort nécessaire ; car c’est par là que l’on connoist les bonnes & mauuaises mœurs d’vn chacun, dans lequel cabinet ou chambre, s’il se peut quelquefois glisser, & demeurer en relie sorte que les Escoliers ne le puissent sçauoir, qu’il y peut eistre : ce fera bien aduisé pour les recoonoistre encor mieux : & mesme de là il les pourra actuertir & donner ordre aux immodesties.

De la cheminée & des bans pour, ? chauffer. § 5.

IL y aura dans l’Escole vne cheminée large & spacieuse de douze pieds au moins y $c s’il se peut faire, sans iambages, afin que plusieurs se puissent chauffer à la fois également, les vns apres les autres (comme nous dirons cy-apres) estans assis sur trois bans, dont l’un tiendra la largeur de la cheminée à Vn pied prés de chaque codé, long de six pieds seulement, & les trois feront hauts de quatorze pouces seulement, par ce que son séchausse mieux de prés que dcloing, & estant assis bas, que haut, ce qui est aussi en’faueur des petits.Xefdit. bans ne seruiront qu’à cet usage seulement, & quand l’on n’en aura plus besoin, ils feront ferres en quelque endroit, d’où ils ne puissent point estre esgarés. Lesdits bans se joindront l’un à l’autre, & pour ce faire, ils ne seront carrés par les bouts,

. mais feront eschancres en triangle afin qu’vn chacun des Escoliers soir assis commodement ; Le foyer sera fourny de pincettes, pelle à feu, de deux landics de fer \ & d’vn foufïlct pour seruit au feu ; lesquels vftencilles feront ferres en c’fié, à ce qu’ils ne se perdent.


U VE S

COLÉ


ARTICLE II Des Ameublements de l’Escole.

Images. 5., 1.

D’Ans ladite Escole il y aura vne grande image du Crucifix en taille douce de papier, collée sur de la toille, ou depeinte sur de la toisse, ou du bois : laquelle sera placée au lieu le plus honorable, A : qui neantraoins regardera le lieu du Tabernacle de l’Eglise de la Paroisse, afin que de la les enfans puissent en priant Dieu, adorer le Saint Sacrement : cette image pourra estre choisie de celles qui se vendent à Paris, sur du papier en taille douce, qui ont deux pieds & demy de hauteur, il la faut coller bien proprement sur de la roille & orner tout au tour d’vne bordure de deux pouçes de large de papier noircy^puis l’attacher sur vxi chassis de bois tout simprésenx qui voudront & auront commodité d’y apporter plus d’artifice & de frais. il leur fera loisible de le faire.

Outre cette image du Crucifix il y aura vne image de la Vierge, & vne de Saint loseph, qui pourront estre placées ifcx deux codés du Crucifix, & aussi vne du Patron du Diocèse, comme de S. Denis 2 Pans, & du Patron des Escoliers, S. Nicolas, & de saincte Catherine pour les filles, & vne du Patron &. titulaire de la Paroisse de mesme grandeur que celle de la Vierge. qui pourront estre placées à l’escart les vns des autres., lesquelles seront collées bien proprement sur de la carre, afin de durer dauantage, pour estre honorées parles enfans.

Outre ces images, il seroit encor bon d’auoir vne grande image, de deux pieds en quatre, en taille douce, qui se vend à Paris, qui représente le

PAROISSIALE. J7

lugement général, 1 c Paradis, de l’enfer : laquelle sera collée aussi sur de la toille, ÂrenchasTcccomme l’image du Crucifix pour estre mise sur la cheminée, & scruit souuent pour donner de la terreur aux enfans, en leur monstrant l’image de l’enfer, quand ils auront fait quelque faute comme de mentir ou dire des paroles sales & mauuaises &c. Et les encourager a la vertu en leur monstrant le Paradis. Ces images seront espoudrées deux fois la semaine, auec vne queue de renard, ou vn balay de plume de chapon, ou vn linge.

Des Autres Çujets de deuôtion. $, z.

A V dessous du Crucifix, personnedes Escoliers ne fera placé par honneur de resped, au Saint Sacrement, Ôe à l’image du Crucifix ; le Maistre se placera dans vne chaire à bras qui aura le siège haut de deux pieds, en vn lieu, d’où il puisse voir tous ses enfans : il pourra mesme esleuer sa chaire de <teuif, pièd&{aï vn marche-pied, ce qui est asses commode.

Outre cet images on pourroit placer en druers endroits derffeele, plusieurs placarts colés sur des cartons bien proprement, qui puissent seruit de bon motif aux Escoliers, pour les, retirer du vice de les entretenir en la Vertu. De plus il restera vne place vuide pour placer l’image du Mystère, dont l’on se seruira, ^comme nous dirons cv-apres, au Carechisme & Instruction des Pertes ScSoIcmnités principales de l’année. Il y aura mesme vn chassis de bois bien fait dans lequel on enchassera chaque image en sort temps, quand on en aura besoin, lequel sera resserre de peur d’esgarement.


5. L’E S C O L E

A R T I CLE I ÏL Dis Cioyx it Chev 11, 111,

Des attaches ou sorte-manie aux, porte. sacs & tablettes. §. I.

IL y aura au lieu le plus commode de l’EscoIe des barreaux de bois, arrachés contre la muraille, où il y aura des cheuilles de bois, pour attacher les ûcs des enfans, en aussi grande quantité ^ peu prés, comme peuuent monter les deux tiers du nombre des Escoliers, qu’il y aura en l’Escole : comme par exemple, pour cent Escoliers, il faut auoir trois barreaux portant chacun vingt quatre cheuilles. si y aura encor des autres barreaux portant cheuilles, pour attacher les manteaux, à proportion de ceux qui ont coustume d’en apporter ordinairement i

ÏEIctle, afin que rien n’y rraisne& que toutes choses soient en ordre. Il y aura encor quelques ais, ou tablettes posées sur des cheuilles, au dessus desdits barreaux, deux ou trois seulement, pour mettre les liures ou papiers sur le champ, ou estre resserrés en temps & lieu.

De l’armoire. $. 2.

IL y aura dans la dite Escole vne armoire, ou seront resserrées exactement tant les choses cy dessus specifiées, que les autres, dont nous allons parler. Cette armoire aura trois estages, & deux huistets seulement, fermant à clef, ou trois selon la commodité d’vn chacun. Dans le premier estage d’en-haut ferort resserrés vn calice^ & patine d’estain ou de bois, vne pâlie de carte, auec quelque mouchoir ou voile, vu plat d’estain, ou de fayence, deux burettes destain, deux chandeliers de bois auec deux


PAROISSIALE. J 9

cierges, vn esteignoir, quelque vieux Missel, vn coussin, vne eloebette pour monstrer à seruit à la messe. Lesquelles choses seront resserrées exactement aussi-tost que l’on s’en fera feruy de peur que rien ne se gaste, ou ne se perde.

Des Hures de l’Eseule §. 3.

D’Ans le 2 estage il y aura les liures seruans à faire la lecture spirituelle, comme la vie des Saints, du Père Ribadeneyra, in quarto, ou en petit volume, de Lion, qui est en deux tomes qui couste vn efeu^ou en plus grand volume. Ce liure est très nécessaire aux enfans de l’Escole, pour leur apprendre la vie des Saints. Item le Maistre pourra encor resserrer, s’il veût en x mesme estage, les deux tomes de la Fleur des Exemples, pour en tirer des Histoires pour ses Catechismes : le Catechisme du Diocèse, quelque petits abrèges des Mystères de la Foy » de la Confirmation, de la Confession, du Baptesme, de la Communion pour s’en seruit au besoin, & mesme pour en donner aux enfans, quand il le iugera à propos pourayder à les instruire. Ces abrégés se vendent à Paris, chés Maistre Pierre Targa, rue Saint Victor, au Soleil d’QïiParAdifnspucrorum. imprimé à Doue est encor excellent pour les. Histoires, dont le Maistre doit faire bonne prouision, en ayant besoin à toutes sortes de rencontres, car les enfans retiennent plustost les exemples de leurs semblables, que les préceptes : il y aura encor le petit liuret des Méditations de saint^onauenture pour faire lire durant la semaine Saindtclcomme nous dirons cy-apres : le Pédagogue Chrestien en petit volume, ou in octaire imprimé de nouueau a Mons, ou à Rouen, qui se vend à Paris, lequel est tres-excellent, &ç pour la Doctrine, & pour les


VE & O LE

Histoires belles, & bien à propos qu’il contienfjLe liure de l’enfant Catechisé du père Bonncfons est encor excellent. La grande Guide des pécheurs de Grenade, le Catechisme Paroissial des Festes & celuy de la première Communion > qui se vendent ; Parisjchcs ledit Maistre Pierre Targa.

Des Hures du Maistre & autres choses contenues en f armoire susdite. §. 4.

OVtre ces liures de pieté, & d’instruction, il pourra mettre danscét estagevn Despautaire, vn Donaits, vne petite Grammaire Grecque, pour s’en feruit, s’il a des enfans qui apprennent le Latin. Dans ce mesme estage il doit mettre trois liures blancs, l’un pour escrire les noms, demeure & aage des Escoliers de la Ÿ.£soiffe, qui feront admis dans l’ElcoIc, comme nous dirons cy-apres. Lez.pour mettre ceux des autres Paroisses. si on en admet : ou bien il les pourra mettre derrière le mesmeliure, s’il est allés gros pour cela. Lcj.lera pour marquer les receptes des rétributions des Escoliers, mettant k nom du mois à capite, à la marge vn chiffre du quamiesme, en suitte le surnom de l’EscoIier qui aura apporté, ^ à costé le nombre de l’argent qu’il aura donné, & derrière ce mesme liure il pourra mettre les mises & dépenses qu’il auroit faitpoùr les particuliers, & pour l’Escole s’il estresponsable de ce quai reçoit, de peur que se confiant trop à sa mémoire en la chargeant de ces choses, il n’en arrrue des incennentcn. pour le mesconte, & des querelles en suitte. Tous ces liures seront resserrés exactcment quand on s’en fera feruy, de peur d’ac-r cident. Il pourra encor auoir dans ce mesme estages des petites & grandes images de plusieurs sortes, lgnus. Chapelets pour rccompenfci les diligcQu


PAROISSIAL E. 6i

rrt temps & lieu : par exemple, il aura des feuilles contenantes \ 6. petites images, des fcüilles de 25. qui ! coupera & distribuëra aux petits, il auri des images à trois fols ou trois fols & demy la douzaine, ou il y en aura deux ; chaqueseüilie à couper ; il en aura de mesme grandeur ou il ny en aura quVne, des enluminées s’il a la commodité, il pourra encor auoir du carton pour en accommoder dessus, bien proprement auec du papier marbre, tafehant de faire prouifion de routes ces choses, afin de s’en seruit en temps & liou, n espargnantricn pour

animer ses Escoliers à la Vertu. <

1

s

T>€ ce qui est dans le troisiesme estâge de l’étrmoire. §. 5.

D’Ans le troisiesme estage il y mettra les images des mystères, qui doiuent estre de papier, au moins de taille douce, grand d’vn pied & demy en bordure, & en image colee sur de la carte bien proprement : il en pourra coler deux sur chasque carte, yne ! dtrriere & l’autre deuant : ces images pourtout couftct deux soli ou six blancs en papier, de chacune desquelles il rognera la bordure à proportion de la grandir esci chasïïs, qui seruira à toutes les images, pour les exposer, lequel fera haut de quinze pouces, & large dVn pied, portant tout au tour deux pouçcs de nerueures pour tenir les images dans le vuide & fera noircy sur le bord. Il y aura encor dans ce mesme estage des autres moindres imagesscomaie dVn fol la picce) collées sur des canons des deux costés, représentants les images des Saints & Saintes moins solemnelle$, desquels on faissested obligation durant Tannée, afin d’enexposer brieuemem la vie & les avions aux enfans quand elles escherront. Comme aussi vaste images représentant lcsmyste


L’ES CO LE

ses de la Passion de Noftre Seigneur. Il y auta aussi vn marteau, désoloux, tenailles, plumes, canif, pour s^nseruit dans lebesoin, dansccmesmeeflage.

Du Coffre de l’Escole. §. 6.

I L y aura dans la rnesmeEscole vn coffre fermant à clef, pour renfermer tous les papierscTescriture, restaures, & escritoiresdes abscns, afin que rien ne se perde ; on pourra encor dans le mesme coffre mettre tous les liures qui se trouuerront apres la leçon du soir, ou du matin > quand il y aura congé, solemnisé, ou Catechisme apres midy : il seruiraencor pour l’enfermer les papiers, dans lesquelsil ne fera besoin de faire des exemples pour le lendemain, comme aussi les officiers d’Escriture & bailleurs, ramasseront tous les liures, sacs^Se autres choses que les EScoliers auront lassiecs, & des mettront dans ledit coffre, pour leur donner le lcndenfàin.

~

ARTICLE IV..

l

Des Tables et des Ban, de l’Escole.

Diutfio. de rEscole. 1 k

L’EscoIe est diuifee en trois parties, la première de la plus honorable fera pour ceux qui apprennent le Latin, ou qui sont disposés pour l’appren ire : il y doit auoir en cette partie trois ou quatre tables à Escrire, dont les deux premières qui seront rangées le long des fenestres aubout de l’Escole, qui feront hautes, l’une de trois pieds pour les plus grands, & l’autre de deux picds, de demy pour les petits., qui seront empierés de bon pied de chefne, ou posées sur des traitcaux, lesquelles tables feront larges de quinze pouçes. Il y aura des laictres tout le long pour mettre leurs l’ures, lesquelle.. feront


PAROISSIALE. 6 J

faitcs, si son veut, auec des douues de rauids, ou bien auec desais esccfapin : la 3.& 4. s.1 en est besoin, feront de mesme hauteur que la douxiosme.


Des fuges des mesmes tables. $. 1.

I L y aura vn siège a chacune derdites tables, pour afTeoir les enfans qui cferiront, qui feront ordinairement ceux qui estudient au Latin. S’ilny en au où pas afles pour les remplir, on y pourra faire sterire de ceux qui s y disposent, afin de remplir les places vuides : on pourra encor ranger des tables le long d : la paroy où font les fcnestres, auec. des sièges pour faire escrire les autres Escoliers selon le nortibrc, & le long defdites tables on mettra deux sièges, poür aflèoir ceux qui nclisentpas encor des plus apparents, tafehant par cette petite séparation de contenter tout le monde, les personnes de condisson n’estant pas bien ayfcs que son messe leurs enfans (& ce auec raison) auec les pauures, qui font ordinairement pleins de vermines êe defaïetés en leurs habits, aussi bien qu’en leurs paroles se postures. Il y a des lieux oùle nombre des enfans estant de plus de cent, on pourra séparer si on a lieu » les pauures en vne autre chambre.


De la féconde partie de FEscole. S. 3.


D Àns la fécondé partie de l’Escole, il y aura des tables larges de trois pieds, ou les plus grands escriront dès deux coftcs auec des sièges à proportion de sorte que l’on puisse trouuer en vncEscole de cent Escoliers, place pour faire escrire pour le moins soixante Escoliers ensemble, que s’il s’en rencontroit dauantage, il faudroit faire commencer quelques vns de ceux qui « ferment seulement A > B, C’> des fepe heures trois quarts afin de


4 V v L’ES C OLE. finte drnte en suitte à neuf heures, les autres quf resteroient, que l’on tafehera estre de ceux qui v escriucne À, B, C, seulement ou les mors. Afin que tous ayent fait à 1 heure de la correction, & en ce cas cent qui auroient ainsi commence tard à escrire, attendront apres tous les autres à corri^cL

Des bans des petits de cette partie. $. 4.

D E l’autre code le long de la muraille au deuant de ces tables la, il y aura trois bancs de chaque costé, où feront assis ceux qui liront seule. ment, sans escrire ; mettant ceux de médiocre con disson ensemble de les pauures ensemble. Ces bancs feront longs de dix pieds chacun ou moins selon la longueur du lieu. Le premier de chaque costé fera haut de quinze pouçes, & on y mettra ceux qui üfent en François. Le second d Vn pied, de on y mettra ceux qui lisent bien au Latin ; ^commencent a lire au François. Au troisiesme haut de neuf pou » çes de chaque costé ceux qui font à A, B, C, ceux

qui espcllent, de commencent à assembler leurs fstlabes.

De U place des nouueaux venus. $ c.

TL y aura outre ces bancs, vn petit siège enuiron X de six pieds en quelque lieu commode à la veuë du Maistre, pour mettre les nouueaux venus pour quelque temps, cinq ou six ieurs pour les reconuoistre, de les faire instruire des deuoirs de couftiï. mes de l’Escole, de en suitte de cela on leur do fi. nera place selon leur Capacité, quand le Maistre l’aura reconnue suffisamment, en les faisant reciter attentiuement les donnant en charge à quelquVn des plus zélés Escoliers à cét effet, afin de Ici bien stiler aux petites pratiques de l’Escole, ! ce qu’ils ne puissent pécher par ignorance.


De


PAROISSIALE.


ï>e la place de ts 4 fne §. t.

I L y aura vne place derrière la porte ou au lieu le plus sordide de l’Escole, où son mettra vn petit râtelier auec du soin, vn vieux morceau de bride icheual, où l’on mettra les paresteux : & mesme il y doit auoir attachés au deüus, vn vieux bonnet de carte auec desgrandes oreilles d’afne faites de carte, qui y seront attachées, qu’il faut mettre furlareste du paresseux, vn petit ais d’vn pied en quarte, ou fera peinte ou attachée U signie d’vn aste, & vne petite attache pour le pendre., il y aura quelque vieux haillon de tapis de droguet, pour seruit de houf]Te, oü de manteau fut le dos de l’afne, 5 cccluy qui se ra mis en cette place fera reuestu de ces beaux habirs d’afne, & promené p.tr I.Escole, auec vn balay a la main, & attache par le bras au râtelier en la place de l’asne, rant que le Maistre le trouuerra à propos, & le fera huer de tous les Escoliers,



De là Clochette & Cau béni fié.


I L y aura vne petite clochette attachée au plancher, grosse comme vn œuf, que l’on Tonnera pour actuertir les Escoliers, tant pour les Prières que pour le Catechisme, sortie —& enrrce 5 ce. & mesmepourra seruit pour monstrer la façon de sonner quand on sert à la Messe, l’é L’uation de la Sainte Hostic-. quand le Maistre en fera l’cxercice. il y aura vne caubenistier à la porte, dans lequel vn chacun prendra de l’eau beniste auec resped, en entrant & forçant de l’Escole.


Des tablettes à marquer. $.8.

quelque lieu commode de l’estole, >1, aura deux tablettes de bois, larges de hui<ft pouces


L’ES C O L Ê

& longues de deux ou trois pieds (s’il y a cent Ef. coliers,) enrvncdesquellesil y au la de chaque costé 5j. languetes de fer blanc, longues & largescomme ie petit doigt, & efehancrées par vn bout, qui seront attachées sur la tablette auec des çfguillettes de cuir & distinguées auec des petits doux, en sorte qu’elles ne se puissent tirer facilement, fut lesquelles languetes, feront escrits les noms de tous Escoliers qui se tireront vn peu, pour marquer les absens de l’Efcole. L’autre table sera cqmposée de mesure façon, auec autant de languettes comme il y aurad’Officrers en rEscole, qui seront marqués sur.ladite la. blette, chaque mois ou quinzaine qu’ils feront nommés. Or ann que cela soit plus facile, les noms des Offices feront escrits par ordre, en grosics lettres sur du papier collé dans le milieu de la table, 3 c Les languettes fetonc posecs en suitre, IaifTant J’espace dVn dôigt entre la dérnicrê languette de chaque Office.au titre de l’office suiuapt. Cette méthode est très excellence, veu que l’on peut escrire facilement auec la plume sur le fer blanc, 3 c’l’cffacer auec de l’eau, sans rien rompre ny gafter.


Des corruts à Concre^çfr ^i^le £Escritnte. §.

I L v aura des cornets de plomb, ou de corne enchasics dans du plastre, pour mettre l’encre est commun des escriuains, qui feront poses 3 c’affectcs sur la tableau nombre de quinze ou seize pouf cent escoliers. Item septouhuidboüettesdebois, pour mettre la poudre. Deux réglés qui feront faites d’vn morceau de bois dechefne plat, long de quin « ze pouces, & large dchui&, où seront attachés des lignes de cordes à violon, ou a boyau, dans l’espace d vrt quart de pouçcs, oa enuiron, au nombre de vingt quatre ou trente, bien proportionnées ;


PAROISSIALE. é-j

pour seruit à seigler les papiers en mettant sereglèt dessous la soifüle sur laquelle on a àEscrire : bien droit & ccnans la main gauche dessus, de peur qu’il nfe branfle, il faudra presser du pouçc de 1. droite suc les ligne. de corde, à trauers du papier. Cêtre înuention est très excelle’rtte : ce. douxteigles feront attachées à chacun boutdel’Escole.

t

Des pétnicrs) bdUis, & ratissotres • $. io.

I L y aura aussi vn petitpanic^pour rcccüillir les aumbfnes Scies jrestes des EscolierSj quand ils autout dcjcunc, ougouflé, pour les pauures. Il y aura aussi deux où trois ballets & trois ratiflbirespour balleyer & ratifier l’Escole (selon le temps que nous

r >rescrironscy-apres.)stem vn pannier pourrcceüilir les ordures & lès porter hors. Il y aura aussi Vn sceau pour mettre descausVnanousoirtiétoffe ou d’airrain pour arrouter l’Escole, auant que de balayer. Vost’a 1 pwprés les meubles nécessaires de l’Escote, qu’îl taire tafelier d’auoir, & construer exactement.





chapitre III.

DE L’A DM

☞ SI

ONDES

enfans à l’Escole.

PRÈS auoir parlé du lieu siècle fesammeublements, il faut voir les qualités des ______ énfant qui doiuent’est te admis, & les conditions nécessaires des adrrüisibles.



«. L’ES C O L E

ARTICLE I.

Dis Admissibles et non Admissibles

a l’Escole.

Des enfans des hérétiques. $. l’é

L E s’enfans de ceux de la Religion prétendu# ig. formée, doiuent estre admis auec les conditions ponces dans les Reglements & Ordonnances de Moniteur le Chantre de Paris, Dire<steur& instkutcur en chef de toutes les petites Escoles de la Ville Faux bourgs, & Banlieue de ladite Ville, à raison de sa qualité de Chantre de Noftrc-Darne de Paris, donnée le de May, en l’assemblée des Maistres ordinaires 1.33. en ces termes, Et d’autant qu’il r est fer mis À ceux de : la Religion fretendue reformée de tenir Escoles publiques, çr qu’efiantpour ce nécessat te ; envoyer leurs enfant en nofdites Escoles, & que plusieurs Matf ses & Maiflresset refusent de les ad. mettre : Nous leurs auo ns enjoint &enjoignons de les y admettre têteuoir. à la charge qu’ils ne leurfouf.

friront apporter aucun mauvais Catechisme, ou autre. Hures suspects dhereste, leurs ordonnant au contraire leurs faire apprendre le Catechisme ordinaire, les prières & les lettrés comme aux enfans Catholijues, çjr de les traîner auec pareille humanité <$• douceur % à peine de destitution. Cette règle parle füffifahv ment pour estre mise en exécution.

Des enfans étvne autre Escole. $. t.


mis iusques à ce que son soit certain, qu’ils l’auront contenté raisonnablement, ce qui se reconnoistra par l’interrogation que le Maistre en fera aux pa


PAROISSIALE. 6 ?

sens, quand ils les présenteront > & s’il se trouuott ayant interrogé les parens de l’enfant auec adresse & prudence de la cause de la Sortie de l’autre Efcole, qu’il peut reconnoistre en examinant exactement, que cette.cause n’est raisonnable & que l’en fant pourroit autant faire de profit en l’Escole, qu’il à quittée, comme en celle cy, pour le Spirituel & les Sciences : il ne fera point reccu : Que si le Maistre en examinant reconnoist que l’enfant fort de l’hfcole pour quelque friponnerie, ou pour auoir esté chasticjil ne fera têteu : si la chose est douteuse. Je Maistre son enquestera, & entre temps il ne fera reccu, iusques apres que la vérité fera reconnuo. & alors s’il le iuge à propos, il Le rectura.

J)e ceux qui dur ont efle admis en son Ef ■ tôle autrefois. $. j. 1

C Eux qui auroient dé-ja este rçccus en cette Efcole, & qui en feroient sortisj. de leur liberté, par le consentcmettt de leurs parens ; apres qu’ils en auroient estés actuertispar le Maistre (c’est à dise sans dire adieu) ce que le Maistre aura soin d’examinet cjtactement, ils ne feront têteus qu’auec grande prudence, par ce que telles personnes qui font ainsi sujetes au changement, ne peuuent durer en vne Escole, & bien souuent ils font si idolâtres de leurs enfans, qu’aequie fiant. trop librement à leurs volontés defrcglées (ne sçachantsce qu’ils demandent) les changent ainsi facilement d’Escole en Escole, & n’apprennent rien. Or il faut respondre a telles personnes, que si leur enfant estoir bien en cesse Escole cy-dcuant, ils ne l’en deuoient retirer ; que s’il estoit mal ; ils ne peuuent pas csperer qu’il soir mieuxàTaducnir. Et partant il vaut mieux qu’ils le laissent là, d’où ils le veulent retirer. Ce

. E wj


7 e> V E S C O L E

qui donne vne grande retenue aux parens, de ne changer d’vne Escole où leurs enfans font bien, pour les mettre en vne autre, dequoy mesmeil les faut actuertir en admettant quelqu’vn la première fois. Ledit reglement aura lieu aussi, quand tels parens présenteront quelqu’vn de leurs autres Cüfans, & neantmoins on laisse cette pratique à la discrétion du Maistre, de laquelle il ne faudra fescruit dans les petits lieux, quauec grande prudence.

De ceux qui dur ont este ch.fles autrefois. $. 4.

S I l’enfant que l’on présente a de-ja cslé têteu en l’Escole, & qu’il en aye elle chasic ; le Maistre voyra sur le registre pour quoy., de s’il y a esperance probable d’amendement, apres leur auoir exposé la cause de l’importance de son cxpulsion, notamment si ç’a esté danse des parens ; il les fera vn peu attendre.Qu, s’ils continuent à demander >il le poura têteuoir, a condition de le renuoyer, s’il donne la mesme peine quauparauant, de denelcplusrcceaoir iamais. Que s’il n’y a point d’esperance d’amendement f ce qui arrme ordinairement) il ne fera pas rcccu, qu’apres vne très longue esprenue de en. questede sesaeportemens, en le faisant venir sur les bancs de l’Eglise tous les Dimanches, de au Catechisme. il faudra néanmoins auoir plus de Cornpassion f>eur les pauures, quand ils tesmoigneroht quelque bonne volonté actuenir, que pour les autres ; ? c’mesme pour les enfans qui n’estans paspauuires, feroient abandonnés de leurs parens, soit qu’ils fussent morts, soit qu’ils en eussent peu de soin.


7 r


PAROISSIALE.


tes enfant de la Paroisse admissiblet. §. ç.


L Es enfans de la Paroisse tant pauures que riches feront admis, y ayant place ; lespauuresferont’enseignes gratuitement, le ceux qui auront moyen de donner quelque chose, on rectura ce qui ls donnccont. Il faut pourtant (celuy qui est de l’Autel, deuant viure de l’Autel) donner liberté au Maistre de demander le salaire suste ? & raisonnable, pour la peine qu’il employé au tour de l’enfant, aux vns plus, aux autres moins ; ce qui se doit régler selon ce que les enfans apprennent, selon la faculté des parens, & selon les couftumcs raisonnables des lieux. Cette recommandation n’aura point de lieu a l’endroit des. honnestes gens, qui estans doiies de raison, & faisant profession de s’en seruit ; sçauent allés rccorapenfer vn si digne seruice, qu’on leur rend en la personne de I : urs enfans ; en quoy Maistre yfera de prudençc.


Prudence jïir si nomffré dès enfant,


E T d’autant que la Chambre d’vne E(c®se nestant pas suffisante, pour contenir tous les enfans de la Paroisse, & que si le Maistre auec son Coadjuteur ne pouvant pas suffire à tous les enfans, qui luy feront présentéstioint qu’il y a d’autres Mai stres d’Escoles en la Paroisse, qui doiuent aussi estre employés ; le Maistre d’Escole vfera de prudence en sommission des enfans, afin de ne s’en charger outre mesure, & pardeflfus ses forces, ce qui apporX crotté vn grand préjudice auxenfans, & causeroit do mm âge. le mEscontentemem aux autres Maistres d’Escole, tant de sa Paroisse que des quartiers voisinSjd’où vient que le nombre des enfans peut estre réglé à cent pour le son Coadjuteur, u

b mj


7 ». L’E S CO L E

soixante en^PEscole des pauures, où ; ! yautoit peu auôir Vn troisiestne Maistre, cecy est vn exemple qui peut feruîr en tel cas ; Paris > & aux grandes P aroisses des champs.

. \

Des enfans des pauses honteux. $. 5.

L Es enfans des ^tauures honteux, estant têteus dans l’Escole ordinaire de ceux qui donnent, lesquels font des personnes qui estans incommodées, fontdemeurées dans l’indigence inconnue, qui ncantraoins par honte ou autrement K n.oseroien » manquer de présenter quelque largeste ou rétribution ordinaire au Maistre d’Escoïc, craignants que faute de cela leurs enfans feroient négligés, & perderoient leur temps ; en tel cas on ne doit têteuoir telle largcUc ; ce que son ne reuelcra à personne, le Maistre raféhasft de les rendre capables de sa bon^. ne’MKentfon, 6 C’tesmoignera en lui etc toute sorte’d’affection, & de vigilance à leurs enfans. Cette réglé peut estre Obseruée par les Maistres, qui en autout le pouuoir & la deuotion, laquelle se garde comme les autres inuiolablement par les gens de biort, & non de biens.


l

Des enfans des Autres ïarrisscs M $. 8.


L Es enfans des autres Paroisses, pourront estre admis autant que la commodité, le temps & les forces du Maistre & de son ayde, se pourront estendre, qui ne se chargera d’enfans de dehors, qui puissent apporter préjudice à ceux de la Paroisse, & fera en sorte que enfans se règlent les

Festes & Dimanches à l’Eglise, & à l’Escole, comme les enfans de la Paroisse. il leur fera entendre la Messe les Festes du Patron, Dédicacé ou Titulaise de leur propre P ; arQilTc, &apressosenuoyraau


PAROISSIALE. 75

feruife te recommandera d’y assister exactemcne auec leurs parens, leur en demandant conte le lendemain. Pour les pauures des autres Paroisscs ils ne feront rectus gratuitement, tant qu’il s’en présentera suffisamrnent de la Paroisse, pour remplir le nombre déterminé, nestant pas suste de donner aux estrangers le pain des enfans.Pour les autres on rcc^ura te obligera d’apporter les rétributions ordinaires comme aux autres Escoles de Palis, te ailleurs du pays, où on fera.


Des filles, : §. 5 >.


L E s filles ne peuuent iâmais estrereceusenlEfcole des garçons, ny les garçons, en celle des filles cenuës. par les Maistresses \ selon lercgiemcne de —Monsieur le Chantre cy-dessus datte, & plusieurs cen fores fol mi nées par Monseignent l’Archeuesque de Paris, contre les Maistres, te Maistresses, tant des petites Escoles, que les Maistres Escriuains mesme, defncérans dansr toute l’est cndu^ë de son Diocèse, par vne Ordonnance donnée en Panier, a l’occasion d’vn grand malheur, qui estoit arriué, & des inconuenicns qui arrment journellement, te en peuuent arrmer par la communication des douxtcxes : à quoy le Maistre doit grandement tenir la main, par vne genereuse resolution, te ne, se relascherpar aucune promesse ou crainte de perte d’amitié, de fortune, ou demain, telle qu’elle pourxoit estre. Dcquoy iamais on ne s’est départy en

3 uantité d’Escoles bien réglées, tant de l’un, que c l’autre sexe à Paris, & ailleurs.


L’ESCOtE


74


i » m


V i


ARTICLE IL

la Forme à garder Réception des En sans.


EN LA


Du registrc de l’Escole. $. 1.

P Our faire tout dans l’ordre, il y aura vn régistre de papier blanc, dont nous auons parlé dans Tamçublement de Tarmoire de l’Escole ; dans lequel chaque Escolier de la Vroiffe fera escrit, dans vn article particulier, qui fera largedequatre pouces ou enuiton : où feront escrites les respenfcs des parens, comme nous dirons cy apres.Il y en aura ▼n autres pareil pour les enfans des autres Paroisses f neantmoim si l’autre estoit allés gros pour le petit nombre des Escoliers, on pourroit se seruitdu re-. gistre de la Paroisse.mettant les vps audeuant &ç lésants #.$u derrière., wrv.h’î.’

~.. — 4 ■’9 •.

’E)i U fin du régi flre. §. 1,

L E registre sert pour y auoir recours en temps le lieuytantpourconnoistre les mœurs des enfans. leurs auancernent a lapietc, au Catechilme, aux lettres &c, selon le temps d’EscoIe, leul’esprit & iqgement, qu’il rrouuerra marqué depuis sa réception. Item il seruira pour reconnoistre comme nous auoo$ dit cy-dessus ; les ~causes tant de lafortiede ceux qui auront esté chiffes pouçJcur indocilité,, & mauuais exemple ; que de ceux qui feront, forris, ou ^ pour aller demeurer iüleur$ » ou pour quitter cette Escole sans raison, py sans dire adieu, pour allcp â vne autre.


PAROISSIALE.


7.

Prudence à ne têteuoir aussi te si les de. mandans. $. 3.

I L faut remarquer que dans Paris, se dans les grandes Villes, il ne faut têteuoir les enfansen l\Escole, aussi tofLqu’ils le demandent, quand on ne connoistpas bien leurs parens. se il est bondclcs différer en tel cas, & » enquérir entre temps, par personnes du quartier, pour en apprendre, d’où ils font, leur condition, mœurs, cmploy, se sujetpour lequel il veulent enuoyer leurs enfans en cette Efcole. se ainsi des autres choses : & en la première ycue il leur monstrera ateentiuement, les principales obligations de l’Escole, à ce qu^ls ne s.y engagent pas à la légère, se puis ne les pouuant pas exécuter se subir, ils suiïdat contraints d’en sortir, ou d’en estre repousses. Cette enqueste fera dautant plus exécutée, que les personnes feront inconnues. & c’est le meilleur de ne point têteuoir aucun enfant de dehors la Paroisse, s’ils ne sont addrefles, ou recommandes de la part de quelque personne do connoissance : par ce queon nesçait quelquefois à qui l’on a affaire, dans les occasions qui arrment de traisser auec les parens des enfans. Poire ceux de sa Paroisse, on’les peut connoistre facilement, se en cas qu’ils mettent leurs enfans à la prudence, & discrétion du Maistre, ils doiuent estre têteus facilement ; notamment les pauures, quand il y aura place. Quand vne Escole commence. se mesme dans les Villages se Bourgs f cette réglé n’aura point de lieu, mais seulement, on assujettir, toujours les pasens à les présenter eux mesmes.


16


VE S C O L E


Du temps pour admettre vn enfant d tEscole. §. 4.

QVand on présentera vn enfant à l’Escole, le Maistre fera son possible de luy donner vn temps, auquel il puisse auoir le loisir d’interroger les parens, & Tenfant sur les choses que nous descrirons cy-apres ; par ce que quand ils viennent durant le temps de la leçon, outre que cela diuerdr, fait perdre le temps aux Escoliers, il ne peut pas entretenir les parens, & leur donner auec prudence les actuesticiemens nécessaires ; c’est pousquôy il pourra les remettre apres l’Escole du matin ou de Tapres midy ; ou bien apres Vespres en quelque Feste, ou bien apres le Catechisme des Dimanches ; faisant entrer dans l’Escole ccluy ou celle qui se présentera auec’son enfant, & ayant sa réglé de se, ceptton en mata, il obsèruert durant ses interro 7 garions, toutes les postures de l’enfant » les refponfes des parens.


Les interrogations à faire aux parent qui présentent vn enfant. $. J.


O R les interrogations à faire aux parens à la réception des enfans, sur lesquelles ils feront leu rs responses, qui sera dattée en Tarrière de^ct enfant, seront ce ! les qui cnsument, 1. le Maistre demandera le nom & surnom de Tenfant, ccluy de son père, & le nom de celuy qui Ta en charge, sa condirion, demeure, ruer, en feigne, Paroisse ; 1. Taage de Tenfant.,’3. s’il a de sa este à l’Escole : chez qui ; si les Maiflrcs ont este satisfaits ; pour quelle cause il eu fort, fiirquoy le Maistre Obseruera ce que nous auons dit cy dessus, a : 1.1. n. z. car si l’enfant estant dVne autre Paioaire, n’a cause raisonnable dcn’aj


PAROISSIALE. 77

1 er à l’Escole sur la Paroisse, si c’est au mcsprison détriment des Escoles de l’a Paroisse, ausquelles il pourroit autant profiter qu’en celle la, il ne fera rectultat autrement l’Escole seruiroir àdestruire, le bien que son feroit ailleurs. q.. à quel exercice il est designé ou qu’il fcporrc : parexemple, à l’Eglise, aux Armes, au Barreau, à la Médecine, Marchandée &c, J. la capaciréqu’il a à lire, ou escrire, ou au Latin, le faisant lire & csposer dans ses heures en quelque endroit qui n’est pascommun : dépenr qu’il ne lise par routine., dans, vn liure Françoissettre à la main, truisité &c. (s’il y a leu dé ja) en quoy il prendra garde de ne iamais Escouter de blasme des Maistres, mais comrac la Charité est industrieuse, il couurira les dessauts des Maistres&en. rejettera la faute ou sur les enfans, ou sur la négligence des parens, sur le peu de profit qu’ilrcconnoistra en l’enfant, comme il a esté de sa dit. ^.quelles font les humeurs, ou mœurs bonnes ou mauuaises de l’enfant, priant Les parens de dire la vérité, sur ce point, se que cela ne portera, aucun preiudice à leur enfant 5 au contraire que c’est pour fomenter le bien & corriger le mal, auec prudence & douceur, lent disant que comme il est impossible au Médecin de bien guérir son malade, si le malade ne descouure bien sa maladie., ainsi qu’il fera difficile au Maistre de bien corriger leur enfant, s’il ne reconnoist par eux-mesmes les mœurs ou inclinations : & en cas que l’enfant eut peur de quelque chastitnent futur, à raison de ccrte déclaration de leur vie paflec faite p.r ses parens, s’il aubir esté meschant ; il luy fera ? demander sur le champ pardon à Dieu à genoux, puis à ses parens présens : luy promettant en fintre toute Forte de gratification, s’il est bon garçon dorelhauant. 7, s’il a quelque


7# L’E S C O L E

incommodité ou infirmité corporelles, qui lepuisscat destourner tant de latfiduité à l’Escole, que aux Festcs & Dimanches du feruitecturn de l’Eglise ; furquoy si l’incommodité estoit notable, il né feroit reccu, dant^nt que le manque d’affiduite porte grand préjudice à l’enfant, & aux autres Elcolier$, qui y prennent mauuais exemple, & il faut mieux que on le face enseignerà la maison ; 8. S’il sçait son Catcchismeusur quoy il l’interrogera féson le petit abrégé des principaux mystères. 9. S’il est Confirmé ou Tonsisté, ous’il a dé-ja communié, ce qui ne se doit pas demander 1 tous indifféremment. Combien il y a de temps qu’il n’a este àcon. fesse. 10. S’ilestparain de quelque enfant.


Du de noir du Maistre entendant Ils rejponfes des pare ns. §. 6.

A Mestire que le Maistrescraccsinterrogations aux parens auec route sorte d’honneur, & dé truisité, les faisant couurir te afieoir, il escrira. en cette sorte dans son registre ce qui ensuit.Le

du Mois de 16 aestéprésen té&têteuN S fils de

estant en la charge de demeurant

rue de à l’en feigne d

Parodie de à la recommandation

de Aapé de


ans Confirmé ouy ou non

son «

fefle à

Inclination


a l’Eglise, au

Mœurs


bonnes

petulan.

esprit

bon

çroflier. Subtil.


Cath.

médiocre, rien, suffisamment

capac. lit François, Latin

’cspe.

ou bien escric

Escole chez M



PAROISSIALE. 1 9

qui a esté satisfaie aux pau ures le p. qui signifie paye se mettra

à ceux qui donnent rétribution : & aux pauures il adjouftera pauures. Puis il laisseravn pousse de papier au.bas de chaque article, afin de mettre quand l’enfant fera malade long-temps, ou qu’il sortira, Je temps & lacausedeson abscnce, ou de sa sortie. Le Maistre à quelque heure de loisir, pourroit préparer les articles susdits pour plusieurs Èfcoliers, laiisane les noms & les qualités en blanc, comme les noms des mois, & des ieurs, des rues & des Paroisses.

article III.

Apres cive ie Maistre aysa essait la réception de l’enfant présencé, il conférera en la manière qui suie auec les parens.

De la Conférence sur U response des parens. §., ;

S Va la response des parens, le Maistre conférera auec eux de ce^ju’il fera à faire pour se plu, grand profit de l’enfant, tant pour son instruction en la Dôdtrine Chrestienne, que pour ses bonnes mœurs & avions, selon la vatation à laquelle il est désigné : comme par exemple, si cet enfant auoit esté gafte par la négligence des parens, en la compagnie de quelque mauuais enfant, ou qu.il couchast auec sa f<rur, il les priera de le retirer de ces mauuaises occasions & qu’ils prennent vn grand soin de le bien gouucrner’dorefnauant ila maison. S’il auoit este mil enseigne, comme si on luy auoit monstré escrire auant que de lire, ou le Latin deuant la le<sture & escriture : il fera entendre^aur pasens ces defauts, à quoy il faut remédier en monstrant seulement à Jire pour vh temps ; l’enfant, puis cf\ le faifam bien escrire, & puis le Latin. Leur


8 o ^ VE SCO LE

v faifànt entendre auec grande prudence l’importance démette méthode, sans laquelle l’enfant ne peut rien apprendre., puis les parens & le Maistre exécutetout de leur part, ce qui aura elle arresté.,

Aduis À donner aux parens. §. z.

E N cette conférence le Maistre aduisera à deux choses, 1. que les parens tiennent leurs enfans en deuoir, à ce qu’estans mal appris ou vicieux. ils ne nuisent aux autres de l’EfcpIç. Il reprefçntcra prudemment a ceux qu’il connoistroit, ou douteroit estre des personnes sujetes à dire des mascdi<stions à leurs enfans, (comme font ordinairement les pauures,) que les enfans comme ils nomment le leu du feu, le pain du pain, pour l’auoir ouy dire, ainsi ils iurent, querellent, disent des paroles falcs pour les auoirouy dire ; partant qu’ils fartent en forte que chez eux, leurs enfans ne voyant aiicun exemple, de znal, non plus quen l’Escole : autrement la peine du Maistre à instruire l’enfant ü£soit inutile. :

Dm z. aduis aux parens de disposer leur enfant ; quelque vatation doucement.

☞ I L leur rcmonstrera, que c’est vne chosenecestaire, & bien-séante aux parens, de disposer (non pas forcer) doucement leurs enfans, à embrasser vne vatation morassement fortable, la condition de leur maison paternelle, en quoy 1’vtiliré de cette demande seruira principalemcnuà ce, que les enfans qui feront désignes à estre maunns, boulangers, charpentiers ou à quelque autre mectier : ou que l’on voudra mettre incontinent dans quelque bourique de Marchand, ne feront point amusésà per-. dre le temps à la leçon du Latin, qui leur feroit inutile } mais


PAROISSIALE. Si

tile, mais comme ils sont tous obligés deeviure Chrétiennement estant baptisés, ils doiuent bien être.Catechisés, se morigénés en toutes sortes de Vertus Chrétiennes, comme aussi enseignés à bien lire, escrire, à gestet ; à la main, 5e à la plume, l’A, tithmetique. se bien seruit à lafainte Mcte,

sîduts sur Ils talcns extraordinaires des •. enfans. $. 4.

S I dans te cours & temps de l’Escole, on rcconnoissoit qu’vn enfant détrué à vn métier ou à Vue boutique, aye l’esprit se le iugement bon, & qu’il eut l’inclination à Tetudejon pourra s’il et encor sentie » quand il sçauroitbicn lire &errière, luy apprendre le Latin car bien louuent les enfans qui sourcomme des tables raies, ne sçachant à quoy ils se doiuent appiiquer, ne peimentsouuent décerner à quoy Dieu les a détrués, à cause de la foiblesse de leur aagej& font seulement ce que leurs pasens leur disent, & nemtmoins il s’en trouijeiqui Dieu a dofine des talens pour l’Etat Ecclefiatique, que l’on détruoit à apprendre vn metier, & qui étant mis ilctude ont très-bien reülïï. C’est pourquoy en ce cas le Maître consultera auec les parens de l’enfant sur ce fait, puis il exécutera fidellement, ce qui aura été arrosé auec eux.


$


5

S I l’enfant. et Tonfuré, il ne fera reccu en ccrre EscoIe, sinon en habit décent à vnEccîefiatique, à sçauoir étant reuctu d’vne Soutane trouffée, & vn cour manteau noir pour les ioursde leçon, & vn surplis qui demeurera à l’Escole, pour aller à l’Eglise, & pour seruit à la Messe tous les ieurs d’Escole, & au feruitc Paroissul des Festes se

p


. 2 L’ESCO LE

Dimanches, apres aaoir demandé licence à Mort. fieux le Cure de porter le surplis dans son Eglise. Dequoy il fera entendre l’importance aux parens & l’obligation qu’eux & leurs enfans ont contracée de soire cela, & quelaTonfureconsiste principalement à mener vné vie séparée des autres, portant l’habit, la Tonsiste, Couronne, & la Souftanne de Clerc. Et si les enfarxs qûi auront estétonfurcî, n ont aucun dessein d’estre Ecclésiastiques, les parens de les y auancer. alors ils feront rectus en habit laïque, & traités comme les autres : ceux à qui on donnera l’habit Ecclésiastique, désirants perfcucrer, le Maistre aura vn soin special de ce^ensons, leur donnant à l’Escole.vne place honnorable, fie séparce des autres, leur parlant souuent de la vie Cle. ricale, & soifant en sorte qu’ils ne ioüent point auec les autres & mesmeil leur pourra monstrer le Pleinchant, & les attirer pour se promener & feforceet auec sur.

j

ARTIC LL~ÏV.

Les Advertissements à oonmer a\x Parens.

A Près que les parens auront fait leur response, le Maistre auec prudence leur donnera tous les actuerrissemcns suiuans, ou partie d’iceux, selon qu’il iugera à propos.

yfdustrissement de l’heure de la leçon. $. T.

I L leur dira. 1. A quelle hettre l’cnsont doit partir de la maison, & y estre retourné tant allant midr que le soir ; qu’il doit estre à 7. heures du matin \ l’Escole, & apres midy vn quart deuant deux heuses en est c, ou deuant vn heures demie en Hiuer, fie de là ils iugeront l’heure qu’il doit partir de la


PAROISSIALE. S ?

stuifom, & que son le doit tenir prest, tant es ieurs des Festes & Dimanches, qu’es ieurs d’Escole. 2. Si l’enfant est petit, de qu’il n’escrme point encor, il ne fera obligé cTestreà l’Hfcole le matin qu’vn peu deuant situâ : heures. $. QjVils forcent spü jours ; vnze heures le matin, si ce n’est qu’ils n’culTent entendu la Messe, &.alors ils la doiuent entendre apres rEscole, il sortcne apres midy à cinq heures en Esté & à quatre ou à quatre & demye en Hiuer, comme il fera dit cy-apres.

i

Des littres £ Eglise & £Escoit four Ils enfartf.’§. 2.

I L actuettira que. les Festes & Dimanches, il doit garder la mesmeaffiduité à venir à l’Escole, que les ioursGUuri£r$, & que pour ce, il d’ir auoir vn chapelet & vn liure propre pour chanter auec les autres, s’il sçaie lire, & faire les prières accouftumées durant le feruitc. Comme aussi vn Catechisme du Diocefé cotnriieà Paris le dernier imprime, vn Catcchifrac des Festes, vn Exercice du Chrestien en

y

feuille, & enfin les liures, lettres, & papiers, qui leur feront nécessaires tant pour l’Eglise que pour ^Escole selon l’our capacité : rasehant de les faire fournir au plustost, & sur le champ de ces choses, & vn sac pour mettre toutes leurs nécessltcs dedans auec leur déjeuner ou goutter.

, saints pour la distrîbution de l’encre. $. 3.

I L actuertira les parens, s’ils escrment ou quand on aura trouué bon qu’ils escrment, que l’on a trouué a propos, que les enfansayant couftume de prendre fencre les vns des autres, comme aussi gafter en ce faisant leurs papiers. s. m. es &c. ce qui cause vn grand désordre d’iEscole, par ce que les


8 + L’ESC O LE

enfans à qui on donnoit double à double, déniée à denier, pour se fournir d’encre, tan tort n’apportoient rien qui raille, tantofl la respandoient, ou oublioicne d’en demander ou en apporter quelque • fois mangoient l’argent : c’est pourquoy pour obuier à tout cela, l’encre des enfans doit élire commune, pour à quoy fournir ils (ontobligés de donner par auance vne pièce de trois blancs chaque mois, à deux Estoliers fideles députes à cet effedt, & par ce qu’ils effacent leurs escriture la portant toure traifehe, monstrer au Malitre, ou bien la gaflent en y mettant de la vieille poullîerc, on leur fournit aussi de la poudre.

jiduerrissemens à P enfant présente\ §. 4.

I L actuertira les enfans que c’est la couflume a cette Escole que les Escoliers soient bien sages, & obeïfïans 2 leurs parent ; & qu’il, ne leur parlent jamais que telle descouuerte (s’ilsontvn chapeau) te qu’ils ne sortent jamais sans demander congé, qu’ils ne doiuent estre gourmans, malicieux, dictioiles, qu’ils doiuent prier Dieu soir & marin à deux genoux deuantvn image (sans qu’on leur disc)bien modestement, & pour leur faire garder cela exactement, il les actuertira que l’on enuoyradeux Escoliers des plus sages a leurmaison tous les mois, pour fçmoir de leurs parens s’ils s’acquittent des choses susdites, qui escriront tour ce qui leur fera dit, & qu’ils le rapporteront au Maiflrc ; furquoy le Maistre priera les parens de dire la vérité à ces Escoliers, s’ils veulent que leurs enfans profitent en cette Escole.


paroissiale.


f 5


Aduis aux parens pour le de jeûner çfr

goujter. §. 5.

I L actuertira que c’est la couftume de leur donner leur déjeuner & goutter pour manger à LEScole, & non ailleurs, parce que le Maiflrc leur fait dire le Bénédicité & les Grâces > afin de leur monstrer à le bien dire à la maison quand ils y font, auant le difner & le fouper : & que si ils ne le faisoient point,. ils en actuertiront les Escoliers qui iront enquester chez eux, ou bien les chastieront eux-mesmesauec

les conditions requises à des personnes raisonnables.

A dut s sur Ia propriété des habits des. en sans. §.

L E Malitre doit donner aduis aux parens, que leurs enfans foier\tpropres en leurs habits, non pas auec vanité ou affectation, furquoy Je Maiûrc leur fera voir à propos le grand mal que les parens font, quand ils accouftument leurs enfans à la vantté, leur donnant des habits trop foraptueux, & au dessus de leur condition. Le Malitre tafehera de ne permettre qu’ils apportent des plumes à leurs chapeaux ou aux bonnets, mais qu’ils soient blanchement, & proprement vestus, que les cheueux soient peignés, & non pas poudrés ny frites iamais, les ongles ferons rognées, qu’ils soient nets de vermines, se que leurs visages & mains ne foientiamais barboiiilles. C’est pousquoy il recommandera aux enfins, qu’ils ayentle soin de les laucrle maun & deuant le difner & fouper, quelque pauures qu’ils puissènt estre, la truisité & honnettetc citant aussi bien requifo aux pauures, qu’aux riches.


. L’ES C O L E


Adnis de ne donner urgent aux enfant. $„ y,

I L priera les parais de faire en force qu’ils n’ayent aucun argent en maniement ; pour peu quec « soirj, s’ils demandent des liures, papier, plumes, encre, & choses semblables, qu’ils s’informent du Maistre s’il en a besoin, afin qu’ils ne fafient de faux-fraix & ne baillent de l’argent sur de faux prétextes. Le Miistre pourra dire en passant, à ceux qu’il iugera le pouuoir reconnoistre, la petite rétribution ordi-. nasse, ou bien il attendra apres le premier. mois qu’ils auront enuoyc par autre que leur en faut, ce qui est le plus a proposées actuertiflant qu’il s’est veu afics souuent des posliquerics, ieux, friandises, mensonges ; Ste. ensuitte de ce que les Escoliersreceuoient par fois tour, ou en partie de ce que leur. parens leur donnoient pour le salaire de leur Maistre, afin que de la ils prennent garde, que telles maluerfations n’arrment à leurs cnfkns.

A dut s sur la correElion à dire aux parent • §. $.

I L leur dira qu’en la conduire des enfans de cette Escole, tant pour les fautes de leurs leçons. que pour lesmauuaises mœurs, l’on n’y vfe décorrégion violente, estant meilleur de les exciter pluftost par amour, émulation & douceur, que par crainte.rudessermais que apres la deuxiesme ou tîoisiesme correction faite, pour la mesme faute notable, qui n’auroit profité : les parens en font actuertis, afin qu’il y tiennent la main de leur part, & y apporter la correction conuenable : te au cas qu’ils négligea fient ces actuerriflémens, on leur rendra plustest leurs enfans que de les rudoyer dauanrage, par ce qu’enfin il ne scosusuroit aucun profit de les traiter plus rigoureusement.


PAROISSIALE. S7

jiduis de nescouter les plaintes de leurs enfant de

leur Maistre. S. y

I L les actuertira qu’il arrme bien souuent que les cnf.ms ayant este cbastics en l’Escole, pour des fautes qui meritoient par de la lechastiment, qu’o. leur à fait, se vont plaindre a leurs parens : c’est pourquoy, il les prie de ne point Escouter leurs enfans en cela, pour ce que s’ils les escontent. ils les gafteront., mesme que si les enfi-s voient :, qu’ils en veulent faire reprimende au M.dflre, cela les rendroit plus hardis & insupportables, & enfin il les fatidroit chasler d «. l’Escole’, que si au contraire ils estiment ltr Müstre aflcs sage, & prudent pour conduire leurs enfans, il luy en doiuent laisser la conduite toute entiere : s.il ne le croient passuffifamment’prudent, pour cela, il ne doiuent pas hiettre ny laisser leur enfant à son Escole : & que quand leurs enFans leur tesmoigneront quelque rnefcontentement, le vray moyen que la corression leur profite.c’est de se mocquer d’eux ; & leur demander s’ils en vcullent têteuoir encor autant, & les menacer que s’il leur aduient faire jamais de telles plaintes de leur Maistre, ils les chaîneront encor vne fois dauantage. Il dira aussi à l’enfant, que ceux qui vont dire les nouuelles de rEFcole > soit deux mesme, soit des autres, feront chastics du fjiier, sans remission, aussi roft qu’on le sçait.

jiduis de prier les parens eTadnertir de la retraite eu abscnce de leurs enfans. 5. io.

I L priera les parens de l’actionir quand leurs ensans cefleront d’aller à l’Escole, pour cause légitimé telle quelle soit, soirpourvn iourpourvu mois vne semaine, ou autre temps, mesme pour n’y plus


■ L’ESCOLE retourner, afin qu’il n’en soit en peine >p af ce qu’il Hosr soigner auec vne telle vigilance sur tous fcsEPcoliers, qu’il ne Ce passerieur son desceu : & que les enfans ne puissent faire l’Escole buissonnicrc, ny commettre telles autres friponneries qu’au cas que l’enfant ayant este absent, il ne se trouue de leur part vne personne, qui apporte relmoignage certain comme l’enfant a esté.légitimement occur pe, il fera tenu comme coupable, & chastié pour cette faute. Sur quoy le Maistredira que quand ils auront besoin de les mener quelque part, soit les ieurs des Festes ou d’Escole(ce qui doit arrmer rasement, comme vne fois en deux mois, au plus J ils sont obligés de demander congé, autrement. ils seront chastiés : & qu’il le donnera volontiers, pourucu que la cause soit raÜonnable, & que ce ne soir point pour aller promener les Festes durant le feruice diuin, ce qui seruiroit \ les destournerde. bons enseignements que l’on donne encette Esco, le, sur ce point principalement.

jidHcrtissement sur U visite du Mdistu x par tes pdreni des enfant. §. n.

I L les actuertira priera tout ensemble, qu’ils le voyent ou si fient voir de leur part de temps à autre, par exemple, en deux ou trois mois vne fois, afin de conférer par ensemble, sur le progrès que fera l’enfant tant en l’Escole, quen leur maison, & rechercher les meilleurs moyens de ledestourner du mal, & de le porter à ce qui fera pour son plus grand auancement, tant à la Vertil’Chrestienne qu’aux lettres. l


PAROISSIALE.


. 2


friere pour commencer à venir à C Escole, & eslre confcssé. §. 12.

A Ce qu’il plaise à. Dieu bénir cet enfant des I’entrce à l’EscoIe, & luy donner son saint Esprit, le Maistre luy fera faire à genoux la prière du, pater yAm, & Credo, tout haut douant le Crucisix, & faire produire vn A<5te de conétation en la luy faisant dire mot à mot, comme elle est dans l’exercice du Chreslicnasin d’obtenir de Dieu vne bonne volonté d’obcïr à ses parens, & au Maistre, d’estre bien diligent à faire son deuoir, à l’Escole, & bien deuot à l’Eglise. Il fera instruitcn suitte pour • estre confesse, incontinent apres sa réception (s’il ne l’auoit esté depuis peu, ou bien, si on est proche de quelque solemnisé en laquelle les en sans de l’Efcole le doiuent confesser, on le pourra différer, le mettant à cét effeest entre les mnin$ d’vn bon ConsolTour, qui aye talent & affection pour les enfans, notamment si l’enfant est dé-ja aagé, & qu’il aye esté inefehant, ou qu’il soit enclin au mal.

"

ARTICLE V.

Des divers Officiers de l’E s c’o ; e.

De la fin des officiers, §. 1.

P Our bien conduire vn Royaume, vne armer, vne Ville, vne famille ; il faut qu’il y ays de l’ordre. Et ccluy qui est le chef, doit se seruit de druers officiers qui se rapportent l’un à l’autre, parsubordination. C’est ce qui se doit pratiquer exactement dans vne Escole, où le Maistre qui en est le chef doit se seruit de ses Escoliers (comme nous voyons pratiquer dans les Collèges, Escoles les mieux ordonnées) non seulement en luy aydant à conduire leurs


L’ESCOLE


compagnons mais encor pour les portereux-mefmes dans la perfection deta Vertu, & de la sciencc, par émulation, & par affection, tant à leur propre bien, qu’a ccluy de leurs compagnons, car c’est yn excellent moyen pour apprendre, d’Eseouter, encor plus destudier, & beaucoup dauantage en enseignant les autres C’est ledcflein que le Maistredoit auoir auec les enfan$, pour construe, : vn ordre dans l’Eicolejd’establtr des officiers, ce qui seruiraà les porter par émulation les vns des autres à bien faise, puisque ces offices ne seront donnés qu’à ceux qui les auront mérités par leur trauail, ou parleur Vertu, & qui se changeront de temps en temps, afin de donner courage à vn chacun d’y aspirçr, par leur pièce & diligence.


«


Aid nier e d’estire les officiers. $, a. v

ÇVppoft qufe l’Escole est difpôfëe comme.nous Oauons dit cy dessus, à proportion dcccritEscoliers, parmy lesquels il y en a quelques vns’qui apprennent le Latin ion fera au i. ieur d’Escole de chaque mois, on leur donnera vn thème, ou quelques noms ou verbes à composer (comme nous expliquerons plus amplement dans la methode denseigner les principes du Latin) à faire dans !.Escole, ce qui pourtant ne deuroit point empefcher de dire leur leçon à l’ordinaire, mais au lieu


d’escrire leur exemple entière, ils pourront composer pour les places, & le Maistre rccüeillcra fîdellement tous les thèmes, & iugera par leur industrie, escriture, ortographe, celuy qui devra estre le plus haut, & en suitte. S’il y a deux bancs de Latins com. me des actuances, & des non actuancés, il pourra donner aux vns vn thème de François à faire en Latin, & aux autres quelque nom ou parties de ver


PAROISSIALE. 9 i

bequi ne soit pas dans le Rudiment à escrire, & former tout ensemble comme il a esté dit. La fécond. quinzaine de chaque mois, afin de les auancer autant à bien profiter en l’Escriture, comme au Latin, il fera iwger par le Maistre Escriuain de leurs dernièses exemples quelles places ils doiuent auoir, & les en actuertira àcét effet, vn ieur ou deux aupara.

uant, afin de les incitcribicn escrire.

.

Du iugement de l’Escriture pour les places. $. 3.

P Üur ce qui est des autres qui n’estudient point au Latin, chaque quinzaine du mois il leur assignera le iou. que son doit iuger de leur escriture pour les places, en suitte ayant fait ranger apres l’Escole les papiers sur chaque table, le Maistre Escriuain en iugera fidcllement. Et les ayant ranges il les escrira par nom, & surnom en vn petit papier, qu’il donnera au Maistre principal, (si le Maistre principal ne le faisoit luy mesme.) Cela ainsi dispose, le Maistre ayant pris tour durant le déjeuner de. quelque matinée, commencera à les exhorter a bien faire, leur reprochera les defauts de ceux de la precedente quinzaine, & en suitte afïïgnera les places dVn chacun auec appareil, notamment de ceux qui auront bien fait., & pour marque de leur diligence, il donnera vne image au premier des Latins, laquelle il lignera, & vne au fécond sans ligner, qui pourra ncantmoins estre signée à la première diligence., il fera la mesme choses au trois premiers des Efctiuains.


Des dignités de ceux ejui cjtudient au Latin, §. 4.


L E premier officier des Latins, fera l’Empereur : son office consiste à faire reciter la leçon à tous


9t vÈ rtf à se

ceux de son banc, exiger leurs thèmes, marquer les abscns, te le second luy aydera par indiuis, & récitera à luy qui s’appellera Censeur, te il auia charge de marquer quand les enfans s’attacqueront à la leçon, te quand il dira luy niesme sa leçon, l’Empereur marquera à la place. S il y a vn second banc des moins nuancés > le premier du banc fera appelle Consul. Et le i. Decurion, & auront soin tous deux de faire reciter, donner les thèmes te faise le reste comme l’Empereur, te le Censeur, a l cf. gard du premier banc, or le Maistre donnera à ces deux chacun Vneperite image te lignera seulement celle du. premier, afin de recompenset chacun

☞ ? son son mérite, & que tous se portent a bien faire plustost par émulation que par crainte, te par force.

J) es dignités des Efer tu ai ns » ç.

L E premier des officiers des Escriuains, fera appelle Prêteur, te aura loin de faire reciter te marquer les abscns de sa table, & fielle est petite des deux premières. Le second s’appellera Prince des Decurions, qui aura charge de faire reciter. marqueriez absents des Decurions. Le 5, s’appellera ! Maistre des Piodecurions, aura soin de faire reciter te marquer les absents des Prédécurtons, te ces officiers seront placés en suitcc du prêteur le long de la première table. Le Maistre donnera auec applaudissement au Prêteur, vne image lignée, au Princes des Decurions, vne moindre lignée, te au Maistre des Decurions, vne moindre sans ligner, les’fignatuits du Maistre feront mention de leur ddïgcncc, auec la datte du ieur, mois, te an, te le signe du Maistre (celles des Latins feront escrite. en Latin, te pour les autres en François, apres.cc.


PÀROISSÎALE.

trois, il nommera, ensuitte les trois premiers Sénateurs desquels le premier aydera au Prcteucà faire son office. Le z. au Prince des Dçcurions, & le 5. au Maistre des Prédéentions. Ensuitte de ces trois il nommera six autres Sénateurs, qui feront places cri la table suiuante selon la commodité du lieu. Apres ceux-là il nommera six ou hui<ft Décimons se. son le nombre des decuries qui seront placées à l’autre table ensuitte, & apres il nommera autant de Prédécurions qui seront placés aux autres tables, selon la disposition de l’ËfcoIe. S’il^ne s’yrencon. troit pas tant d’Escriuains pour remplir toutes ces places, il pourra diminuer ou augmenter le nom bre des officiers à proportion des Escoliers qu’il aura à l’Escriture. Les Decurions & Prédécurions feront reciter chacun leur banc, deuanc que le Maistre entre à l’Escole & apres qu’ils auront escrit leur exemple, & ils marqueront les absents : & le huiest ou neufiesme qui n’aura pas de décurie assignée tant de. Dccuriooi que des Prédécurion., seront destinés pour faire se « iter ceux qui viennent tard, quand ils auront fait la priete : & le Maistre leur assignera place pour faire leur office durant la première demie heure seulement. Pour ce qui est tant d’s Prêteurs> Princes des Decurions, que du Maistre des Prédécurions, ils feront seulement bien réciter leurs gens, deuant que le Maistre entre a l.Escole, & non point, apres auoirescrit.

A R T

☞ LE VL

Des Officiers Commvns.

♦ L E Maistre aura outre les officiers de l’EftoIe susdits, d’autres Escoliers qu’il mettra en charge tous les mois, qu’il nommera, & marquera aussi


-+m î-xtjc O w L E sur la table des officiers. afin de les reconnoistre dé temps en temps : ces offices ne se donneront pas tir le iugcmcne des thèmes, ny des cfentures, mais selon la capacité qu’il reconnoistra en vn chacun d’eux. à bien exercer la fonction qu’il destrcra leur assigner, lesquels feront en plus grand ou petit nombre selon le nombre des Escoliers qu’il aura à enseigner.

Les lntenddns. $. 1.

L Es premiers de ces officiers feront appelles saccadans, qui feront deux des plus grands, des plus zélés & affectionnes à l’EscoIe, 5e aux bonnes pratiques d’icclle : leur soin fera de veiller aue : le Maillrc sur tous les autres officiers, instruire les nouucaux officiers de leur deuoir, & dcTaduertir de temps en temps des defauts d’vn chacun. or ces deux officiers font de grande conscquence, c’est pourquoy apres les auoir bien ehoisis, il aura vne actention particulière sur eux, il leur parlera fouuent en particulier, les encouragera à bien faire les continuera le plus ou moins qu’il verra en auoir bestun, & qu’ils s’acquiseront dignement de leurs charges, c’est pourquoy il commandera à tous les autres officiers tant ceux que nous anousdé-ja nommés, qu’aux autres que nous allons désigner, de leur obcïri en faite qu’ils puissént quand ils verront quelque officier absent, prendre vn autre pour faire ion office, en attendant que le Maistre vienne : à ce que rien ne manque (pour l.absence de quelqu’vn) du bon ordre de l’Escole. Dequoy le Maistre les instruira, leur assignant ceux dont il se pour. soient ferüir en tel cas. Il marqueront lesabsents £ la fin de la leçon sur la table susdice.


Des Obfiruateurs. §. x.

I L choisira deux des plus fidèles &aduiscs, pour prendre garde au désordre & immodesties de fEscole, & de r£glise, auec les susdits Intendans : qui pourront exercer aussi ccla>& les marquer fi- » dcllement en yne table de carte ou feront tous les noms des Escoliers auec’des petites fidclles>qu.ils tireront à cét effet : ou sur vn morceau de papier, ou vne tablette, pour les donner au Maistre : ces officiers seront nommés Obseruateurs. Leur office consiste. 1. À prendre garde, & marquer diligemment lescauseurs. de l’Escole, quand le Maistre n —y fera pas, cet}x qui forcent de leur place, & ceux qui en récitant leur leçon aux Decurions parlent trop haut. 2. Ils conduiront ; ous les iourslcsenfans à la Messe deux à deux, marqueront ceux qui causeront, demeurant à cét effet vn sur le dcuantàcostédou bande, & faune sur le derrière durant que les Intendans demeureront. Tvn à la montée ou à la sortie & faücrc danÿ fEscole ; pour les faire ranger, & marcher en ordre. 3. Ils Obserueront le mesme toutes & quanrefois que son doit aller à l’Eglise, en remarquant exassement ceux qui parlent, & qui poussent les autres, ceux quis.arrestent sur les montées ou en chemin, ou s’efeartent du rang ou demeurent derrière pour regarder quelque chose. 4. Ils remarqueront encor à la forrie de fEscole, se métrant IVn à la porte de fEscole & faune de la rue, pour rcmarquer, comme il a esté dit, ceux qui feront quelque immodestie, causerie, ou clameur dans la rue, dans l’allée, ou sur les montées, ç. Le Maistre leur recommandera exactement à la Messe iournalicre, de faire ranger les Escoliers dans la Chappele, où


9. LES CO LE.

©n la dira. Et de les faire retourner a l’EscosecteuA ; deux les conduifant & remarquant leurs defauts. 6. Epurant la Messe ils demeureront au milieu des rangs vn à vn bout l’autre au milieu : & les deux Inrendara qui doiuent retourner les premiers pour conduire, demeureront au bout d’en bas, & remarqueront tous ensemble, ceux qui ne prieur pas Dieu, ceux qui n’ont pas de liure, ou chapelet duirant la Messe ; ayant soin de leur en presterou

☞ ure prester par quelqu’vn des autres Escolicis : se Maistre garniera a cét effe& les Intendant de deux ou trois vieilles paires d’heures se dVne douzaine de chapelers de bois, pour en prester, & les scrésultir apres la Messe, à ceux qui n’en auront pas ; ne laissant pas pour cela de marquer ceux la, pour les de. ferer au Maiflrc : il actuertira sur tout tant lesintendans, que les Obseruareurs de nemarquerpersonne par vengeance, ou Iegercte (c’est à dire pour peu de chbfe) mais par charité, se gardant bien de faire à aucun de leurs compagnons, qui font leurs freres Chrestiens, ce qu’ils ne poudroient pas leur estre fait, s’ils dloient tombes en pareille faute. Le Maistre aura soin de parler aussi de fois à autre a ces deux officiers, & les continuera selon qu’il iugéra à propos, dessc>fant ceux qui auront commis quelque lafchetc, & recompenfant les fidelles de quelque prix digne de leur diligence, & affection au bon ordre dcl’Escole.


Des jidmonitturs é §. 3.


O Vtre ces Obseruateurs, il choisira en chaque coin de l’Escolevn des meilleurs, des plus modestes., qui durant la leçon ou Catechisme, autout charge de prendre garde à ceux qui parlcront, ou qui bourdonneront en estudiam leurs leçons,

ceux


..PAROISSIALE. >7 ceux qui nVscriront pas, ou qui badineront : te les nommeront tout haut, & alors le Maistre les fera fociété à genoUils Audi tost au millieu de l’Escole, s te les punira Ou renuoyra selon que leur faute le méritera, te que la prudence luy dictera. Ce moyen est rres-cxcellent pour tenir la modesbcdans l’’£scole, te aussi pour empefelier le, exeuses que ceux qui sont marqués ont couiïümed’ipporter, te mentir pour s’exeuser afin d’éuiter la corrcdbon, car èftant pris dans le flagrant dclid, ils n’om pas le loisir de pénfer à s’exeuser, te leur faute est reconhue plus facilement. Il pourra changer ou continuer ces officiers, de temps cri temps, comme il iugera à propos.

Des répétiteurs. §. 4.

P Ôur faire profiter les enfans, les vnsen montrant, les autres estans enseignésjil faudra se Seruit encor outre les Decurions, de douze dei plus sçauants, pour Faire réciter deux à deux, à chaque demie^heure (durant la leçon de l’Escole) le$ Decurics. Or ils feront cela en cétordre. Les deüx premiers Recitassotifs commenceront immédiatement apres la Prière à faire reciter, ail. ni à cet efset l’un d’vn cote te l’autre de l’mrre, coin mentant aux Decüries des plusactuancés te nnfi continuant iusques à la première demie escoulée.O : pour faire cela plus facilement, ils Obserueront ce qui suit. 1. Il forciront de leurs places modestement, te iront se mettre entre les deux premiers de la première Dccurie, de chaque code, te leur feront dire leur leçon. le fassaût esposer les mots qu’ils ne pourtout lire, prenant garde qu’ils prononcent bien. 1. Ils se garderont de regarder d’vn autre costé,

mais feront attentifs a celuy qui dit. 3. Ils parleront

G


pi ~ L’ES CO LE

Si bas, qu.il n’y ait que celuy qui fait réciter qui l’entende, & qu’il Ife reprenne aussi bas. 4. Il prendra garde de les faire arrester aux points, & virgules, & qu’ils disent autant com^ne ils ont accouftümé de dire au Maistre. 5. PourGeux qui auront déjà dit leur leçon au Maistre, ils leur faitont dire ▼ne autre suiuante, & non pas la mesme., si ce n’est qu’ils eussent esté renuoyes pour l’apprendre. 5. Les petits qui ne connoistroient pas encor leurs lettres, ils leur monstterontà l’Alphabet, & ne diront point ses mot. à ceux qui lisent, ny ne nommeront les lettres à ceux qui espellènt : & quand il y aura des mots difficiles, ils les leur faitont repeter trois, ou quatre fois, pour le moins, afin qu’ils les retiennent mieux. 7. La demie heure finie l’intendant fera aller les deux suiuan$, & ainsi de suitte chacun de son costé lesquels codes feront partages Acafsignesi vnchiouu paf le Maistre, J es suiuan.-tout\nuëront à,

faire dire, ou les autres ont quitte. Durant sodéjeu-.. net & le goutter, personnent fera dire, & les trois "quarts iusques à dix heures seront partagés entre les quatre suiuants de la 3. & 4. demie heure. Apres midy les deux premiers ne faitont point dire, parce qu’il ny a que cinq demies, à caulcdugoufter, & du Catcchisme Si le Maistre, apperçoit quelqu’vn des rrpetitcurs en faisant réciter, qui regarde d vn autre code, il le punira, afin qu’il soit vne autrefois

f dus attentif ; il tafehera aussi d’encourager tous es reperireurs à bien faire leur deuoir, car de là dépend l’auancement des petits enfans, pour se persectionner dans la lecture ; car certte méthode pou uant faire autant de Maiflres que d’Escoliers, le Maistre fera soigneux de leur monstrer la Méthode de bien faire dire les Escoliers, soit en les faisant approcher de luy quand il fait reciter la leçon, soit


paroi s s ; ale.



ktt les faisantexercer.en sa présencë de fois ; autres, quand il en aura la commodité.

• • k

. J V Des scristteurs des Prières ; $

I L choisira deux dès plus sages & pieux des Esco1 Ters, qui aÿent bonne voix, pour faire les Prièses tant deu’ant, que durant, & apres la leçon, féson l’ordre qui en fera prEscrit cy apres au Chapitre des Prières : il aura soin de lesbien instruise de I ordre qu’il faut garder aux Prières, afin de ne causer dudiuerrissementaux enfans, en vneaction si Sainte, & les nommera de mois en mois, les continuer a lOu changera, selon qu’il verra en auoir beioiri, Et il est bon, s’il en a plusieurs quipuissent bien Elire, de les y appliquer —, afin de voir comment ils la font en leur particulier de mesme pour les accouftuiner personnellement à la bien faire.

Ve. lesteurs. §. G.

1 » ^

I L nommera toutes les quinzaines, trois de ceux qui sçauront b » en lire, pour faire la lecture Spirituelle, tant aux Dimanches 6r Festes, qu’es veilles des Festes solemnelles & air ses terrps qui feront marques cy-apres, au traite de la Pic : c Chiestirnne. 11 les enseignera. 1. Les ieurs & les temps qu’ils doiuentlire. z. En lifant qu’ils Obseruent diligemment de parler haut., distip<stement, po rement gardant les points de virgules, s.ariestant vu peu à chaque virgule, & vn peu dauantage au point & aux deux points. 3. Àuant que.commencer la lecture, ils $’affieront dans vnèchaise de pàille.ou de bois, od il y aura au deuant vn petit pupitre, pour soufrenir leur l’iure. ils f.liront le fi. Y ne de la Croix, puis

diront le titre de la Ic&ure ; comme la vie d’vu tel

C si


loo’t’Ést crrè h.

Saint : discou » sur.rn tel Mystère, on s^il a dé si « fie commencé, ils Riront continuation de &c. y Il y aura vn des lcÆêuts qui fera auprès de celuy qui iîra, pour luy suggerer toutbas, tes mots qu’il mariquera, te pour se soulager, à lire l’un l’autre, ils pourront succc der en vne mcfrac le&ure (si elle est irn peu longue.)


Des officie fs ce E fer iturc..• § 7.

I L y aura deux officiers d’Escriture, qui feront chorfis chaque mois, desquels le deuoir fera ï. De tenir de bon matin, a.lept heures au moins le matin, te auant la leçon d’apres midy. 2. Ils aùront soin de ranger les papiers grands de petits à U place dVn chacun, dont ils doiuent trouuer vne partie dans l’estude du Maistre Escriuain, te l’autre dans le coffrede l’Escole : te pope ce ils auront chacun leur quartier qu’i leur fera assigne par le Mai stre.

lis mettront tous les cornets d’encre Communs à leur place, te lesboisectes à poudre. 4. Ils ressereront tous les soirs apres, ou le matin quand on n’escrira point apres midy, les papiers, cornets,

☞ boiiettes à poudre dans leur place.

3. Ils porteront les papiers selon l’ordre du Maistre Escriuain dans son estude, où il y aura besoin de faire exemple, te quand quelqu’vn auraefgarc son papier durant la leçon ils tafeheront desc trouuer, & quand quelquVn aura manqué d’auoir exemple, te qu’il n’eut rien ; faire, ils auront (din de le porter au Maistre Escriuain, pour y en soire.


Des recenents four l’encre & la foudre^ §. î.

I L—y aura deux autres officiers qui seront choisis des plus fidelles, & le Maistre pourroitprendre les Obseruateurs ou autres qui soient des plus grand.


PAROISSIALE. ioi

& ayent de l’esprit, lesquels i. Auront le soin par indiuis de reccüiljir & faire payer aux Elcriuains par chacun mois. quinze deniers pour l’encre pour la poudre : & pour ce ils auront vn billet de sous les noms des Efctiuains, auec la datte à la marge du ieur qu’il sont venus, en chiffre ; a ce qui ls leur puissent deniander, deux ou trois ieurs après que le mois fora cfolieu, ce qui se payera parauance, & les nouueaux en entrant le donneront. 2. Il auront soin d’achepter de l’encre, à chaque fois demiseptier auec la burette, laquelle il nettoieront tous les quinze ieurs, & d’achepter de la poudre tous les ieurs. 3. Ils auront soin dfo venir, de bonne heure, & dé mettre de l’ancre dans tous les cornets » de la poudreidans toutes les boüettcs, & à la fin de la leçon le soir, oule matin quand on n’escrira point apres midy ; il vuideront les corners dans la burette & la poudre dans vh sac de cuir, dans lequfl on la doit conferuer ; puis resserreront tout cela dans le coffre aux papiers y attachant la burette auec vn çloud. 4. A la fin du mois il rendront conte au Maistre de ce qu’ils auront têteu & dépencé. 6. Ils nommeront de temps en temps ceux qui négligetout de payer ; lesquels y feront contraints par le Maistre. Or il fo faut bien garder d’exempter personne de cette réglé, car elle est excellente pour conferuer la modestie de l’Escole, & le bon vsage de rEscriture, commenousanousditcy-douant.


D es balleyeurs. §.9.


L E Maistrechoisira de quinzaine en quinzaine, deux des plus forts pour balleyetja chambre de l’Escole, lesquels 1. aussi tosique les Escholiers fetout sortis, rangeront les bancs, ouuriront toutes le. fenestres, vnd’ouxarrouscralachamb r eseulement,

G iij


m


. Ils.crOlf


(d’ismais les montées) plus en esté, qu.en hiuer, puis balleyeront

2. Un d’eux ahernatiuement apres, que les autres, auront têteuilly les ordures, auec la pelle, dans le panier destiné à cela, les porten au lieu destiné.

. 5 Vtie fois si semainci fçiuoir. les Satnedys aiunt que commancer à balteyer, ils nettoieront le plan- ; cher auec vn grand balle., puishouflèront les images auec le petit ballet de plume.

4. Tous les ieurs de congés ils ; ratifieront la, chambre, & les montées, auant que. cdratmcnceri IbâHeyer. 5


5 Ils balleyeront deux fois l’Escole par imir, depuis Pasques iusqueà lafaint Rcmy, & depuis la faim Rcmy iusques à Pasques, apres la leçon du matin seulemem. !. \


— 4 ; Jjs.se balteyefonf pas les>Dimanches ; & Festes. fmux m’eû, qu’rty eufi aoû Festeedest « kte r 9 : & en ce cas ; ils balleyeront la faconde Feste aptes Vesptcs ;

7 LesLundy.& les lendemains des Festcs, ilsbaL leyeront durant la Messe des Escht>liers, $c en entendront vne autre durant ou apres la leçon, apres estoirballeyé. » •’ »

, S. Ils auront soin de resserrerles ballets & ratiftoires, remettre le$ banesen leurs places & mettre dans secoftre ce qu.ils auront trouué à terre.

Pour aller a l’eau. $. 10,

L Es balleyeurs Portant déchargé, feront pris poux.

aller quérir de leaudans lesceau, yne fois le ieur a quelque heure commode eh Esté, & en Hiuer.en deux ieurs vne fois, au puis, ou fontaine, qui leur fera, destiné, lequel ils porteront à deux auec vn baston, le « mûriront & le mettront derrière la porte ; il on en a besoin dauanrage, ils en iront quérir auecmadcflie 3 c’üns s’arrester en chemin.


PAROISSIALE.


ici


JD. portier, S. n.

C Haque quinzaine, il choisira deux portiers, quî feront prisde ceux qui feront assis le plus proche de la porte, lesquels auront alternatiuement se soin d’ouurir & fermer la porte. Il ne laissera entrer personne que les Escholiers, se quand on heurtera,

il demandera auecrespcâ : ce qu’ils défirent, & le dira en suitte au Maistre. Il aura le soin de fermer la porte au vertouil, auant que son commence toutes les prières, quand on fera prest de fouetter quelquVn fie il nomirira à personne, iusques à ce que ce soit fait. Il fatiendra à la prière deuât lalfcçon du matin, 9c’est ’apre^midy hor$ laporre, donnant charge a fou compagnon de la fermer fie n’ouurir à personne, afin de remarquer ceux qui viendront durant la pritte fie auertic le Maistre à quel point ils sont venus. Ce portiçr se changer, toutes sessemaincs,


. • i.


iÿtdtwfnier. $ n..

I L choisïra vridedeùx qui n’escrment point, qui s’appellera FAumofnier, pour recueillir apres le déjeuner fie le goutter, ce que les Escohcrs voudront volontairement donner pour les pauures., il ira reste descouucrte (s’il a vn chapeau) par les places de l’Efcole, présentant bien truisement le panier, qu’il prendra sous les pieds du Crucifix, où il fera attaché, a. Ayant fait la ceuillette, il la viendra présenter ai. Maistre auecrespe<ft que le Maistre distribuera aux pauwres, puis il reportera le panier en sa place.,

3 • Il aura soin ausst d’aller à dix heures trois quarts, demander à la Sacristie bien modestement, à Moniteur le Sarrissain, en quelle Chappelle on doit dire la dernière MdTc des Escoliers, fie le viendra dire au Maistre, afin qu’il y puisse faire marcher lesEf G inj


L’EISQ


Il


coliçrs qui nauroient entendu la Weffe. 4. Il se gatdera de badiner oas’arrester,., en allant ou en venant de l’Eglise à f Escole. Cet Officier demeurera viv mois seulement.


. Du nfitcaYs. §. 13.

L. Exactience du passe nous, âyant fait voir les grands désordre>, que ! c. en sans commettent ce\ leurs maisons, tant à lesgard de Djeu, que de leurs parents. Mai (1 ses & Maistrefics, Freres, Sœurs » Ser11 touts se Semantes, &c. desquels les parents n’aduer^Fleur que rarement le Maistre d’Escole, & n’y donnent aucun ordre de leur part : c’est pourquoy., pour remédier a vn si grand abus » & négligence des parents, on a trouué bon dechoisir 1 quelqu’vn des plusfidclles & modelies de l’Escole, duquel on se. peut fensir, pour aller de la part du Maistre aux maisons de ceux, desquels sts auront charge, pour s’en-} quérir tous les mois, de leur vie & dépostements : or. cette inuention avant assez bien reiissi, depuis trois ou quatre ans en ça en quelque E(cole ; dans l’ordre, qui y a este estably, on a rrouue a propos de le continuer, d’autant que les enfants redoutants les plaintes futures de leurs parents dans cette vi fite, se tien- ;. r.ent toufieurs sur leur garde, à ce qu’ils n’aycn, lien à se mEscontenrer d’eux.

Or pour bien faire reuflir cette vssite, il faut diligcTimency garder les circonstances^ne nous allons correr, dont la

1. Sera d’en informercaussement les parens, quand ils prçfenteront leurs enfants àFRfcole comme nous ayons def-ja dit, dans les actuertifiemens aux parens.

2. LeM. choisira les vifireurs au nombre de huiâ ; pour vneRfcole de cent Escoliers.

3. Il diuifera le nombre des Enfants en quatre


PAROISSIALE. l’aj

quartiers, égaux

☞ on la fimation des demeures de ces enfant assignam douxvisitturs à chaque quartier. Et a céteffeâ il donnera vne carte ou papier à chacun des visitcurs, où feront contenus les noms, surnoms y& demeures des enfans,’chacun selon leur quartiers, dans lequesjil y aura vnccfpace d’vn pouce, au dessous de chaque nom, pour marquer les ref. poufes des parens

4. Ils choisiront quelque iourdeconge, ou quelque Feste sur les quatre à cinq heures en Elle, au Commencement du mois, pour aller aux visites. Ils n’iront umais seuls, mais deux ensemble aux rnaisons de leur quartier. Ils porteront leur escritoire auèc du papjer, pour escrire ce que les parents Jeur diront.

Des formalités ÀgArJier en cette visite. §. 14.

L E Maistre ayant taschedechoisirdesplustronnestes, ils iront auec leur manteau s’ils en ont, heurteront A la porte des maisons, saluërqut ceux qui viendront parler, & ayant demande bien hônnestement à parler au pereoisà lamered’vn tel. &• si on les veut Escouter, i\s entreront, & ayant salue ; le plus apparent des deux dira qu’ils sont enuoyés de la part du Maistre pour fe.iuoir deux (si c’est leur bou plaisir de leur dire) quatre ou cinq choses de U conduite de leur enfant ; file peren’est à la maison, ils se retireront sans rien dire du sujet de leur venue. Il nefaut iamaisqu’ils demandent les dépostement. d’vn enfant à vne scruante, feruiteur, ou beaupère, Oy à la belle mère, à cause des petites salouûes ou peu d’amitié qu’ils ont pour les enfans de l’autre lidt, ny mesme aux frères ouaux sceurs ; si ce n’est qu’ils eussent les enfans en leur tutelle. F.c en ce cas on peut parler à l’oncle, & à la tance, en cas de tutelle ou fbC L’ESC O LE

de garde, desquelics choses le Maiflxedoit bien in.’. struire ses visiteurs, de ceux a qui ils doiucne demander à parler en chaque maison, pour sçauoir d’cuje les cinq’choses suiuantes.

x. Si vn tel prie Dieu soir & matin à deux genoux bien deuotemcne, deuantson oratoire squ’ils demanderont à voir pour cet cffest) sans qu’on luy dise, 5 ; s’il dit le Bénédicité & les Grâces deuant. & apres le repas.

a. S’il n’est point gourmand ou menteur à I4 maison.

3.’S’il est bien obeïflant sans gronder à tout ce <suen luy commande.

4. S’il ne bat ou querelle ses secret, Cœurs, feruiteürs ; ou feruances.

5. S’il ne fort point (sans demander congé) de la maison’, & s’il reuient à l’heure de l’Escole.

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•.’^ ^ 1.’.’^ I ^ ^

-.Ils Escrirevt les responsts deparens. §l. jy.


A Yant entendu la rcfponfe, l’un d’eux escrira ce qui leur ferajdit, sans àdjoufter, ny diminuer. Et si les parens font contents, ils mettront vne S. puis ayant salué les assissans, fouiront bien honnestement & iront à vne autre. Que s’il y auoit plusieurs enfans Escoliers, Freres, ou parens en me mci me famille —, il s’enquesteront l’un apres l’autre d’vn chacun d’eux, pour escrire ce qui leur en fera dit. A la fin de leur visite de chaque mois, ils présenteront leur papier au Maistre.


1

» Obseruation sur l. élection des visiteurs. §. ïéV

L e maistre prendra garde, de ne donner à personne : sa maison propre à visiter, ou celle de ses parens, de peur de fraude ; mais il donnera ordre 1 deux —autres d’rn autre quartier d’aller en telle


PAROISSIALE. — T07 ynaison, durant le temps qu’vn relvisitera ce quartier auec deux autres. Ces visitcurs seront continués le plus qu’il fera : possible tant qu’ils s^aquitteront bien de leur charge, car comme cette méthode est de grande importance, le Maistre endoitauoit grand soin. Et par la il tiendra tous les enfans ea bride, aussi bien en la maison qu’à l’EscoIe.


AÀuis & conduite pottr ces visites, $. 17.


t… »

QVand les parens viendront voir le Maistre, il pourra s’enquester adroitement, ce qu’ils ont dit à la visite de leurs enfans, pour voirfi les visiteurs ne fraudent point, & en tel cas les visiteur# feroient rejettes. de leur office, chastics selon si

geieueié de leur tromperie. Il faudra recompenser de temps en temps > ceux qui s’acquiseront bien de leur deuoir, les encourager en particulier, Zc en public, leur monstrant l’importance de le bien acquiser de cesse visite, & la recompense qu’ils en autout de pieu^tfft&nteaufe de beaucoup de bien qui se fera, par ce mrfttu


A RTI C L E VII.


Dv

SÎVBS M

AUTRE OV CoADIVTEVPw

de l’Escole.


Des qualité) in foubs Âfaistre. §. 1.

S’il y a cent Escoliers à l’Escole ou enuiron, il faut auoir vn fécond, ou Coadjuteur qui soit le Mfàftte d’Escriture. Les qualités de cette personsie, doiuent eflre 1. Pour faire cette fonction à Paris ÿ qu’il fou têteu de Monsieur le Chantre, ou que le Maistre à quist ayde, aye permission de prendre. & choisir telle personne àfadiscrétion. 1. Qif il aye les Vertus, & qualités finoti çoutes, au moins appro

☞ f L’ES CO LE’

chantes du Maiftte d’Escole que nous auons déduit » tes au premier Chapitre, s’estudiant de iouren jour à se perfectionner, notamment dans les Vertui Chrestionnes, dans tes sciences, méthode, &.induûric, auec laquelle il doit enseigner laieuncfle, puis qu’il doit trauailler auec le Maiftte à la bonne conduite des Escohcrs qu’on leur donnera en charge, ayant soin l’un pour l’autre, de tout ce qui se pafr se en I Escole, soit pour y donner ordre luy mefme, ou pour ch xduçrtir le Maistre principal et. temps & lieu.

// doit prepjtrge Ils exempUs d’escrityrt $. 2.

L E s fondions du SoufMaistre doiuent estre do faire auant la leçon, les exemples des Escolter$ qui Escrment, les corriger, tailler leurs plumes le matin, & l’apres midy, leur monstrer à les tailler, visitet leurs papiers, tsoirdefoi^iaiïtress’rlsticnnent bien leur, plume, s’ils prennent peine de s’auancet a l’Ererieure. N’r. v.• ■ :

Il doit soire lire, 3.

I L do it faire lire ceux que le Malitrf luy alignera, changeant à cét effet de temps en temps afin de reconnoistre tous deux ensemhîè le profit des en-r sans, gardant tous les moyens que nous marqueioas dans la méthode d’apprendre à lire.

. Dh gct. §.4.

I L doitmonsfrer à gester, & compter, ! la plume,

& aux lettons, les quatre règles principales de l’arirBrnetiqüe au moins à ceux qui en feront capables, selon l’ordre & méthode que nous dirons cy apres.’•’’

Il dfj’ifier a À U Messe tous Ils ieurs <ÿ.. tout Il y fnuice des Festcs. $. j.

I L aura soin à l’Eglise de prendre garde aux enfans, fai Tant entendre la Messe à ceux qui iront


Paroissiale. io 9

âprës t’Escolfe, leur montrera à prier Dieu, fie à se tenir en modestie 5 & dcuoiiün durant scelle, il les Conduira quand ils entrent fie Portent de l’Eglise, â ce qu’il ne se puisse rien commettre contre la retierence dVn lieu si Saint, aux Dimanches fie Festcs il se trouucrra à la grande Nfeste aube eux, demeu. tera à sa place ordinaire en les obseruant comme nous dirons cy-apres. Il aflsistera aussi aux Vesprex tant aux premières que aux secondes fie aydera 1 bien conduire le chant des enfans auecle Maistre principal.

// doit contenir auec le Marflre principal du reste de son denoir. §. 6.


E N fin il conuiendra auec le Maistre principal de toutes les autres choses en particulier, selon Je temps fie le lieu qu’il aura à faire. Quand le Maistre fera absent, ou wc fera encore s’arriué, il aura soin de faire comme s’il y estoit, fie s’il auoit liesoin de quel.

3 uVn pour ayder à faire la leçon, il se pourra seruit Vn des plussçauants Escoliers, sur lequel il aura l’œil, fie aura vne plus grande vigilance, que quand, le Mififtreprincipal y 4 (Vprésent, sur les actions des Escoliers. Quand il aura besoinde sortir à la ville, oi. iux champs, il en actuertira le principal Maistre, pour estre pourucu de quelqu’vn à sa place. Nous cotterons plus en particulier les obligations dudit fous-Maistre, lesqüeIles il doitlire souuent pours’ea bien acquitter, comme le deuoir de.fa corscience l’oblige, fie que le Maistre s’attend à luy : autrement qu’il (çache, qu’il respondra deuant Dieu, de toutes les fautes qu’il fait faire, ou fera la cause que J es enfahs commettront, faute d’y prendre garde fie de les chastier, ou faire chastier en temps fie lieu.


to » •’L’E S C’Ô LÊ

SECOND E

PARÏIE.

DE LA

PIETE’.

stpres auoir parlé en nofre première partie dd deuoir dr des qualite^du Maistre drdes Efctlitrs, il faut maintenant expliquer ce qu’ou leur doit enseigner, sçauoir. 1.La Pieté. 1.La Science : Nous parlerons en cette fécondé partie de la pieté des En sans.


CHAPITRE

PREMIER.

Des InstrHÛions & Catbcobstrues.

.

S Ous monstrerons premièrerrienrla façon » de bien enseigner la Pieté aux enfans > auant que d’en escrire la pratique, qu’on leur doit montrer tarit à.l’Eglise, qu’en rEscoie., ce qui le verra dans les Instructions & Cathecfaismes qui font de cinq sortes.

ARTICLE I. N

Dv Cathechismï dv dernier

quart-d’heure.

T)e U tûcessue du Cathechisme.

P Vis qu’il est imposllble de croire sans estre instruit, & que l’on ne peut operer sans sçauoir ; il faot-neceflairement, que si l’on veut que les enfans apprennent à seruit Dieu, & à viureen Chrestions, leur en montrer l’obligation & la pratique iourna


PAROISSIALE. ne

il est, qui se recite premièrement en ce CathechiU tne du dernier qu à se-d’heure, qui se fait iournellèment sinonaux Frites, Dimanches 3 c’aux ioursordinaires de Cathcchisme de la semainc.

0

T>e Chaire de ce Cathechisme. §. 1.

T Oiis les ieurs de leçon le dernier quart-d’hetire d’apres midy, rit employé en quelque instruction pieuse, soit de Catechisme, soit de lcëturc spirituelle.

De lu Mdtiere. 3.

L A Matière de cette instruction, durant les dix ieurs d’auparauant le temps de Confirmation, fera pris du Sacrement de Confirmation : à Paris ces temps de Confirmation font ordinairement les quatre temps de Caresme, le Vertdrcdv saint, les quatre-temps des Pesttccoftes, de la fainste Croix & de Noël.

Cette Mdtitre est de U Confession t en ftx temps

de CAnnée. §. 4. v

’4 ; 1 > # 1

Q Vinzc ioursaiiant les ieurs ordinaires de Confession, la Matière de ce Cathechisme fera di » Sacrement de Pœnitence, qui font ordinairement quinze ieurs auant Noël, le Carri’me, les Ramcatfx, la Pentecofte, TAfTomption % la Touffaints & tout le long du Caresme. Ce Cathcchisme n’est employé a. autre chose, qu’a bien instruire les Escoliers de ce Sacrement, iusques au Samedy des Rameaux, durant lequel temps, le Maistre tache de gagner vne demyc heure entière, pour cette Instruriion, prolongée iusques à cinq heures passés.. or comme le temps de la Confirmation & de laCoustriion se rencontre en mesmes ieurs, il faudra alors faire durant la quinzaine l’un apres sautre.


tu..LtSCULE

..

. —.

^fux Autres temps cette rryatiere est diuerfè. $. j.


H Or$ les temps de Confirmation ou dcConfession ordinnaire, il employera ce dernier quan d’heure, à leur bien expliquer (en interfogeancjles Prières & astes de l’Exercice du Chrétien, à leur expliquer la Sainte Messe, & comme il la faut bien entendre \ leur apprendre à bien dire leur chapelet : & de plus quand le temps ne luy aura pas permis d’expliquer & faire entendre rouce la leçon du Catechismedu Diocèse, le, ioürordinaise precedent ; il le pourra continuer au ioursuiuanc en ce petit Catcchisme, ou bien il pourra faire lire quelque Article du Reglement der£fçole, qui les regarde, & leur expliquer.


De U maniéré de faire ce Cutechisme. §. 6.

% e. » •

L A methode de faire ce Cascehifaae r c.est que aussi tost que.siècle rnicrquarrestfonnéjildoit Faire mettre les Escoliers en estat d’entendre. leur faisane promptement quitter leurs liures, plumes, papiers, & Escriture, faisant fonner la clochette pour en actuertir. Cela fait chacun estant en sa place, 1. Il fera le signe de la Croix que les Escoliers faitont ausst... Il leur proposeralcs questions qu’il a à leur demander, qui feront deux ou trois seulement : & s’il auoit dé sa commencé la mesme matière est quelque Catechisme precedent, il repérera succintement auant que de proposer les questions, ce qui en fut dit la première fois. j.-Il propolèra les que. fiions qu’il atira à demander, & repérera la première deux ou trois fois, fins changer les mors. 4. Il la demandera à quoiqu’vn qui en aye besoin, & qu’il sçache estre des plus attentifs., & ainsi Payant fait répéter à huist ou dix ; il saxopetcra luy mosmé

&


PAROISSIALE. 113

& leur proposera la féconde & troisiesme question, dé U mesme façon,, U répétera les trois question. CPisemble, & finira par vne petite Histoire propre au sujet. Or s’il veut s’acquitter dignement de ce dcuoir, il doit préparer les questions & THtftoire auanc l’entrée de F Escole. Voyla h matière & U forme. de cette ihstructioniournilicrc >excepte les souts que nous auons marqués, tous les Samedis veilles des Festes, & comme nous (jiirom cy apres, a cause des Vespres, sinon durant le L arosme. Cette petite instruction est fort vtile, estant comme le strate de pieté, que l’on appose à toutes les exercices des leçons du ieur, ce qui leur donne toujours de bons sentimerts de la Rcllgioi qu’ils ont cm b raflee.


article h

»

Dv Catéchisme Ordinaire db Paris, ou du Diocèse.

. s. f. • t

î)u ieur dt ce C.sechisme. 3. 1.


S Elon l’ordre de Monsieur le Chantre, Supérieur des petites Escoles de Paris, on doit en chaque septmine les ieurs de Mercredy & Saniedy, apres itïidy faire la leçon du Catechisme du Diocèse, en l’expliquant & faisant apprendre aux enfans. Or comme plusieurs se plaignoient que la plus part du temps de leurs enfans se paflbit dans l’exercice du Catcchisme, on a iuge à propos au lieu du Samedy de prendre les Dimanches, auquel ieur ils affilient & font instruits, la ht à l’Eglise apresVespres aux Catechismes publiques auec les autres enfans de la Paroisse, que raesme à l’Escoleauaftt Vcfprcs, durant leseruicercc qui mesme est supplce tous les ieurs par ce petit Catcchisme du dernier quart.

Il


. u.. t’ÉSCOtE

d.heure, dont nous venons de parler. Ilrestedont maintenant pour l’Escole le Mcrcrcdy, ou autre ieur quand il efehera quelque ’Festes durant la fcpmaine, auquel cas on pourra prendre la veille de la Feste pour faire ce Catechisme, diuifant la première partie d’auec la fécondé, pour la faire le ieur de la Feste durant le Sermon : Afin que les leçons ne puissentpas tant estre interrompues, ce qui pourroit bien souuent faire murmurer les parens, qui ne font pas trop spirituels.

Manière pour faire apprendre le Catechisme du Diocest. $, 2.

P Our obligct les Escoliers qui sçauront lire est François, à sçauoir la leçon du Câicchisme ordinaire du Diocèse, qui leur doit auoir esté marquée & indiquée le dernier ieur ordinaire de la precedente fepmaine, ccluy qui aura soin de les faise reciter, les obligera pareillement derepeterrn couplet du Catechisme par ccrur, chaque ieur apres leur leçon & le ieur du Catechisme apres midy, ils réciteront par cœur la leçon entière : à quoy le Maistre tiendra la main. Pourquoy faire les Dccurions marqueront ce ieur la en vn billet les paresseux, qu’ils luy donneront en entrant. Car bien souuent les paresseux attendent le dernier iouf. & n’ayant pas ailes de temps à l’apprendreils fie le sçauent pas quant il le faut reciter.


Ordre de et esui se doit faire auant T entrée du Maistre U tour du Catechismt, $, 3..

V N quart-d’heure auarrt l’entrée du Maistre f qui doit estre l’heure ordinaire de l’Escoit Am lapres midy, selon le temps que nous marqueront cy —apres : l’Intendant donnera ordre que quelquvn


PAROISSIALE. n f

des lecteurs iusques à ce que le Maistre fotr entre en l’Escole, lise quelque hure £pmruel ; comme le Pédagogue Chrestien, la vie des Saints, tafehant que ce soit toujours tant que faire se pourra quelque matière approchante du fu)Ce, à laquelle lectuse tous le rendront attentifs, & le Portier laissera la porte ouuerte, afin que le bruit d’icelle n’interrompe la lefihire. Ceux qui arnucront duranteerte lecture demeureront à genoux au milieu de l’Escole, de peur qu’en allant à leur place, ils empefehent les autres d’entendre fie faire profit de ce que son lit, à quoy les saccadans fie Obseruateursauront l’cril, marquant exacternent sans parler, les immodestes te cajolcurs. s. f. les donneront au Maistre en entrant. Cée ordre de lesturc, doit estre Obserue toutes & quinte fol s que on la fera dans l’Escole, en quelque temps que ce puisse estre. Or le frui& de cette soiflurcest qu’elle sert de préparation, & de recolle. dion aux en sans, pour sectisposer à entendre fie faise profites Instcuttions qu’ils vont têteuoirde la part du Maistre, lequel aura soin de punir les insolents qui icroni remarqués, en temps fie lieu selon sa prudence.

De U préparation du Afaisire À ce

Catecbisme. $ q_.

•..

L e maistre d’Éfcoïc qui doit faire le Catcchisme, doit ce ieur làouvn autre, lire attentiuement la leçon du Catechisme qu’il aura à traiter, mesme preuoir les demandes du petit abrégé de la.FoyVqu’il doit faire aux plus petits, comme aussi préparer vner Histoire pour confirmer ce qu’il leur aura.dit, laquelle il tirera des bures que r.ous auons marques cy-dessus (en parlant des amcublemens de l’Escole) en quoy il prendra garde de changer

H si


ri. TES CO LE

les Histoires & ne dire pas celles que les Escolier. auront de-ja entendu, si ce n’est depuis long temps, par ce que la plus part quand on leur repère la mefme —Histoire n’en font pas d’estat, retenant ordinairement plustest l’Histoire que llnstruction.

Prière que le Afaijhe doit sitire À Dieu vn peu audat le Catechismr. $. 5.

O Vtre cette préparation il est à propos qui ! recommande à Dieu ce ieur la, le bon succès de ce Catechisme en ses Prières & à la Messe ; demandant lumière à Noftre Seigneur pour respandre la semence de la Boctrine Chrestienne dans ces petites âmes, & qu’il dispose leurs petits cœurs pour la rectuoir dignement, & en faire le— fruidt qu’il desire. Le ieur du Catechisme, apres midy, il se retirera dans Il’Eglise ou dans son cabinet ^vn quartd’heure deuant le commencement de l’Escole, pour se neccüillir & penser attentiucmentà ce qu’il doit faire ; paur trouuer les moyens la metnode de les bien instruire : de ce qu’il a à leur proposerce tout la, en demander à Noftre Seigneur la grâce, deuant le Saint Sacrement (si c’est dans l’Eglise, ou se tournera au moins vers sceluy) il eniployra Tassistance de la sain&c Vierge, S. lofeph, ton bon An • ge, A : de tousceux des enfans ; principalement cetle du Saint Apoftte du Diocèse, comme de saint Denis à Paris, en rectrant quelque Prière à ton honneur ; le priant de luy obtenirTesprit & lezcle auec lequel il a instruiâ ce pays > a ce qu’il puisse continuer à planter la pieté & ferueur des premiers Chrestiens de cette Eglise, n’estant de luy qu’vn foible instrument, qui ne peut rien sans la grage de Dieu.


’PAROISSIALE— 117

Df Centrée du Maistre à l’Escole y & de l. Priere tuant le Cdttchisme. $. 6.

L’Heure Tonnée de l’Escole, le Maistre entrera ce ieur là auec plus de grauite, qu’en autre temps, puisqu’il va annoncer la Doctrine de salut, comme ministre députe de Dieu \Se alors la lecture cessora, & la clochette ayant actuerty, tous se mettans à genoux, & luy aussi la face tournée vers le Crucifix, mains iomtes en vne posturc honneste, mbdeste & deuoterà quoy il aura l’œil durant la Prière, a du erti fiant tous ceux qui badineront, rcfêr. uant touressoisàleschastierapres la Prière selon la qualité & malice de la faute.Les deux recitateurs des Prière. ayant fait le signe de la Croir commenceront & diront le premier couplet du Veni Creator 9 Scies Escoliers diront le second, & ainsi continueront alternatiuement, puis vn d’eux dira l’Oraison de la tres-fainéte Trinité, l’antienne, verset & Oraison du Patron, & ensuitre l’antienne de l’Apoflre du Diocèse, & le verset : qui est ; Isatis, O beate Dtonyfi grc. Qrapro nobis puis JefuSiMari., Iofephfuccurritenobir y à quoyles Escoliers rcfpondront comme à la Prière de la leçon d’apres midy, ainsi que ijous dirons cy apres.

De la dispofit ion extérieure des enfants à ce Cathccbisme er de U premièrepartie d’ceh’j, §. 7.

A Près la prière, les Escoliers estrant assis chacun en leur place, n’ayant aucun liure ny papier à la main : mais estants tous dans vne grande arten

Il

tion, la porte demeurera ouuerre, iusques apres la première demyc heure de la leçon : puis elle fera-fermec, & ne fera ouuerte à personne : si quelqu’vn demande le Maistre durant ce temps, le portier luy ref.


est "’fisc O LE

pondra à la’porte qu.il ne luy peut parler, (si ce, n’estoie quelque affaire de grande conséquence,) il commancera durant cesse première demye-heure, à montrer aux plus petits, à faire bien lé ligne de 1. Croix, leurs monstrant luy mesme & le faisant faire deuanc eux à quelqu’vn des Escoliers qui le fait le mieux, & notamment aux nouucaux venus, quelques grands qu’ils puissent estre, pour voir s’ils le font bien. Il fera dire en fiducie Pater, Aue & C>egb, àct$ mesmes petits, & à ceux qu.il doutera ne le ; pas bien sçatioir, ou ne le pas bien prononcer : leur faisant dire aux vnsla moitié du Pater> aux autres tour, aux autres l. Ane t aux autres le Santta, & faita ainsi dire les Commandant us de Dieu, les frpt Sacre. tntms de r Eglise, aux autres qui foor vn peu plus grands. Quand il auramonstre vne semainp le Pater, Ane 9 Créa. et> Latin : Il les faita dire en la foulante en François. Durant qu’il fait ainsi le Gachechifiroe, les Obseruareurs prendront garde tres- exactement furies causears & badins, & le Maistreàcét effect, pourra dattribuer les deux intendants & les deux obseruateurs aux quatrescoins dcl’Escole, d’où il puisse remarquer tous ceux qui nEscouteront pas, les nommant#tout haut, & le Maistre les taira mettre à genoux, & en punira quelqu’vn exemplairement sur le champ, afin de donner crainte aux autres.


De Ufécondé partie du Cathechisme & de U maniéré de U faire. $ S.


A Près la première demye-heure Importe fera fermée > & ne fera ouucrte que pour faire entrer ceux qui viendront rard, qui demeureront a genoux au millieu de l’Escole par penirence durant vne heuse (s’ils n’apportent excule raisonn. ble, de leur paresse, & alors le Maistre en fëpourmenanc le long


PAROISSIALE. iij

de l’Escole auec vne grauite aggieable, passera a U fccondepartie du Cathcchisme, & proposera vne par, tic des questions de l’Abrégé desprincipaux mystères, en interogera les petits & les médiocres, & leur expliquera, ce qu’il y aura de difficile a entendre., ou bien le demandera aux plus {çauants, puis le sera répétée aux autres. Il tafehera de parler clairement, & de ne point proposer des responses longues aux petits enfants à respondre, mais courtes, se succintes. Il aprendra & faita repeter souuent, ce qui est du mystère de la sain<fteTrinite, & de l’Incarnation, aux plus petits & aux nouueau. : iusques a ce qu’ils la fçichent bien. Il pourra diuifer la feuille de l’Abre— • gé des Mystercsde la Voyez quatrcparties, & ce fera pour quatre Cathechismes : auant que de commancer la secondé partie, il répétera succintement ce qu’on aura dit de la première, afin de leur bien inculquer ce qu’ils auront de-jaapris ; car les enfanu oublient facilement : or pour se rendre ces mystères faciles à expliquer, il pourra lire le petit Cathechisme de Bellarmain, ou de M. de Richelieu enson particulier, qui est très-x ! aire & net en cette matièse. Il prendra garde duriçt ces interogations, que personne ne souffle à celuy qui l’interrogera, cac ordinairement ils font manquer celuy > à qui ils veulent suggerer : c’est pourquoy il dessendra cela cxpressement & punira ceux qu’il y a estapera sans remission.

Continuation de U maniéré susdite. $. 5.

I L répétera toufieurs les questions proposées Iuy mesme distinctement, auant que depaffer àvne autre, & ainsi il côtinueradurant trois quans-d’heure, depuis la première demyc alors ayant répété

toutes les questions, il pourra adrousser quelque pe v H iiij


11 » rEÎCOLE

tir exemple, ou comparaison, pour leur faire en. tendrefes proportions, & ainsi terminera cesse fécondé partie du Cathechisme, recommandant à ses Escoliers de bien retenir cela, afin de n’estre pas refponsibles deuant Dieu de l’ignorance de Ces mystères, pour laquelle il feront damnez plus grieuement quelles autres, l’ayant peu apprendre si facilement, & ne Tayant voulu faire. Àuant que de commencer Iatroisiesme partie de son Gathechisme, il pourra punir les causeurs, souffleurs & immodestes, ou quelqu’vn d’iceux afin de tenir les autres attentifs.


De la troisiepne partie du Gathechisme <jui est la récitation de la leçon du Gathechisme Diœccfatn. $. 10.


P Our commencer l’explication du Cathechifmo du Diocèse, il fera en trois ou quatre périodes, vne récapitulation de la matière proposée sa dernièse fois, puis passant à celle qu’il doit expliquer. : il leur en dira {uccindfement le sens, durant trois quarts d’heure, il leur fera dire la leçon l’un contre l’autre pour les exciter à le bien apprendre pour gair gper U place, a cet cffe£UHes feri monter sur leur banc ou bien parterau milieu del’Escole, l’un àvn bout & l’autre ; l’autre, s’entredemanderont les


questions de la leçon, durant quoy vn Censeur marquera & rabatra les fautes de l’un & de l’autre, & quand il y aura huist pointspour les Sénateurs, 5 $ dignités, on gaignera la place, & six pour les De-. curions & Prédécurions, si ccluy qui attaque est vaincu, il fera obligé de dire à genoux vn Pater, & vn Aue Maria, car le champ, pour ccluy qu’il à



PAROISSIALE. III

f,

ObfiruAsien sur les paresseux de ce Ca sechisme. S. n.

A Mesure qu’ils diront, le Maistre pourra auoir les billets des noms de ceux qui n’auront apris leur Citechisme, lesquels billets luy doiuent auoir esté donnes par les DecuriousquL les auront fait réciter durant la fcpmainc, tous les deux ioursôu tous les ieurs vn couplet, selon qu’ils seront grands, ou petits ; & le ieur du Catechisme au matin, ils feront obliges de reciter la leçon toute entière, comme il a este dit cy-dessus. Il remarquera cependant ceux qui auront este marques, & les fera dire., s’ils disent bien, jil leur pardonnera : leur ench^rgeant à l’aduenir de le mieux réciter au Deeurion ; s’ils ne le sçauent pas, il les fera mettre à genoux le reste de l’Escole pour les punir (don leur paresseentemps & lieu.

De U méthode pour faire reciter U Catt chisme $. u.

C Eux qui diront le Catechisme, le prononcetout distinctement, posement, à voix haute, de force qu’ils puissent facilement estre entendus de tous les Escolier$, 1 ce qu’ils l’apprennent, 3 c’l’inculquent dauancage en leur esprit, en l’entendant repeter plusieurs fois, & mesme les autres qui ne sçauent pas lire, le’pourront apprendre en se rendant attentifs par ce moyen là., les trois quartsd’heure estant passes, depuis cette rroifiesme partie commencée, il fera vne rude reprimende à ceux qui n’auront pas appris leur Catechisme, les chistiera, soit par le foüet, soit en leur baillant les habits de l’afne, & les faisant mettre au râtelier, & çnfiûtte rçcompenfera ceux qui l’auront bien ap


iff VE S C O LE

pris, mirquant Injr-mesme dans vn luire cxntes, vn point de diligence à chacun de ceux que l’auront biou did, & quand il y aura trois points, il leur donnera me image, & au quatrième il la lignera, II pourra marquer des points de pareste à ceux qui ne le sçauroient point couramment, les >puni flanc de ferule à la première se fécondé fôis, & à laquatriesme de fouet, & s’ils continuent en leur pareste, il les fera demeurer le ieur de congé dans l’Efcole. pour l’apprendre ; si tour cela ne sert de rren, il en actuertira les parens, & les mettra dehors, s’ils n’y donnent ordre que leursenfans apprennent leur Citechisme, comme les autres Efcoliers.


Explication du Catechisme # §. ij.


L E reste du temps iusques au dernierquart-deuant lafindcl’Escole, il expliquera la leçon du Catechisme en interrogeant ceux qui ne [ auront pas dit en attaquant, soit en leur faisant dire vne partie de l’article, soit tout à vn chacun, puis l’ayant explique nettement, te distinstement, il en pourra interroger ceux qui ne lisent pas encor au François, leur faisantentendrepar des comparaisons familièses, répétée par des questions très courtes, la leçon proposéede ce Catechilme.


De la conclusion de ce Catechisme. $. 14,


L E dernier quart d’heure de la leçon estant fonné, il fera btieuement vne récapitulation de toute la leçon du Catechisme du Diocèse, & finira par vne Histoire à propos, exhortant les Escoliers par quelques paroles d’amour, a mieux faire.11 actuenir leur reprochant leurs fautes & péchés ordinaires, comme leurs immodesties ; l’Eghfcjà l’Escole, les


PAROISSIALE. 123

<&f-obcïfQmccs aux pirens qu’il reconnoistra. Il alignera ensuitte la leçon du prochain Catechisme, & finira se feruant de ces paroles ou autres, Orl./ mes chers enfansjemercioni Dieu de nous auoir donna’ù grâce d’cjïre in si mit s de telles & ttlUs choses Demandons luy p ardon de nos péchés & négligences du passe y & la grâce de bien retenir & pratiquer ce que le fatnt Esprit nous À appris anyourd’huy y fatfant vne ferme résolutionde mteux faire v <i l’adncnir s’afin qui vinant en sa crainte, & en son amour, nousputssions bien mourir » A cette intention nous dirons maintenant bien dénoté ment les Litanies du Saint nom de le fus «


De la Prière après le Catechisme. §. 15

A Près le Catechisme les detfKrecitatcursde la Priere ordinaire, diront les Litanies de Icfus, te les autres rcfpondrone, rftant tous à genoux la face tournée vers le Crucifix te les mains iomtes : puis son fera l’a Prière ordinaire d’apres la leçon, du soir.comme nous dirons cy-ares. Enfin le Maistre les exortera à semercier saint Denis, disant à la fin Orapro nobis fansie Dionysicum fociis tais : pour nous auoir apporte laFoy en Francf jee qui se pourra dire du S. Apostre du lieu où on est hors du Diocèse de Paris. Apres la Priere, le Maistre les exhortera briefuement de r’apporter ; leurs parens, ce qu’ils auront apprins au Catechisme, te mesme à leurs feruiteurs, frères te strurs : car l’intention de cette Escole est, que autant d’enfans qui feront en l’Escole, se soient autant d’exemples dans leurs maisons, pour porter leurs parens à suit le vice y te acquérir la Vertu, coopérant par ce moyen bien souuentau Cdut de leurs parens, qui se conucniflent a l’exemple de leurs eryllns.


L’ESCOLE


article III.

Dy

CATECHISME DES

MYSTERES DE ’l’année sur l’Image.

L’Ors que les Solemniscs des grandes Festes de l’année approchent, le Maistre en doit instruu se ses Escohers, comme estant vne chosedesplus nécessistes à la vie Chrestienne, & neantmoins qui est si siègligée par ceux qui sont chargés des en sans, comme leurs parens, & leurs Maistres. Aussiefl : ce vne chose pitoyable, de voir la pluspart des Chrcfiiens plus ignorants des Mystères de leur Religion, & des Saintes pratiques de l’Eglise, comme des sensues, des processions &c. que des Tures. C’est pourquoy ils n’assistent aux Solemnisés, que rrcs peu, ou s’ils sy trouuent, c’est sans esprit, ny deuotion : & tout cela vient faute de ce qu’ils n’en ont pas elle instruits ; notamment durant leur icunef. se. C’est dcqitoy ie pretens vous donner méthode présentement.

Des tours que cttte instruÜion se doit fdire, §. r,’

P Our précéder parordreen cette méthode d’instru<stion, il faut destiner premièrement les ieurs aufqtjels il faut proposer cette Doctrine auxenfans, qui fera Je ieur le plus proche de la Fefle l’apres mi dy route entière, vn ieur ou deux deuant, au lieu du Catechisme ordinaire du Diocèse, qui fera obmis en ce cas, pour estrelupplée auDimancbeou se de suiuante durant le Sermon, pourucu que les enfans ayent allés-de temps pour l’apprendre, & qtac si on ne pouuott acheuer toute la matière d<$ ce Caccchisme au ieur qui auroit estépns, comme


PAROISSIALE. ne

quand on prend quelque veille de Feste quel on va aux Vespres, on pourra acheuer le lourde la Feste durant le Sermon.

Les Solemnisés aufcfuelles on doit instruire les enfans au Diocèse de Paris font, 1.LcSamedyde. uant le premier Dimanche de l’Aduent, auquel on expose l’image de l’Annonétation, laquelle doit demeurer iulques au Catcchisme de Noël.

2. Un ieur ou deux auant la Feste de faiwt Nicolas d’Hyuer, auquel on expose l’image du Saint l’atron des Escoliers, au lieu de celle de l’Aduent, & demeure durant l’Oftaire.

Le ieur de saint Nicolas durant le Sermon, on fait le Catcchisme pour le ieur de la Conception de la sain&c Vierge, auec l’image de ladite Feste, qui fera mise à cofte de celle de saint Nicolas pour iusque au lendemain de la Conception scolement.

Deux ieurs auant Nocl, auec l’image de ce Mystère, qui demeurera durant l’Oëtaire.

La veille dela — Circoncision, auec l’image de ce Mystère, qui demeure iusques à celuy dei Koys.

La veille de l’Epiphanie, auec l’image de ce Mystère, qui demeurera exposée durant toute l’Octaire.

Deux ieurs auant la Chandeleur auec son image qui demeure iusques au lendemain de cette Feste seulement.,

Les Vendredis auant les Dimanches de la septuagefime & fexagefime : & où il ne se fait point loraison des quarante-heuresile Mercredy auant la quinquagefime se fera le Catcchisme assigné pour ce ieur auec l’image du iugement, & se diuifera à proporflon cri trois parties.’.

Le Mercredy auant le Dimanchc de la quinquagefime, ce Catechisme se fait sur l’image du lugement, pour destoumer les enfans des débauches du


tï 6 L’ESC OLE

Carnaual, tant par la veue des royes du Paradis, que des peines de l’enfer. Cette image doit estre toujours dans l’Escole, & cela s’entend pour les lieuxou son fait les Prières des quarante heures Le mardy de deuant les Cendres, on fait les deux

f >arties du CatcchismeduCaresme Tapies midy, & e mercredy matin, auant le féruice, & durant lé Sermon, on acheue’la troisiefn epartie, sur l’image ordinaire du^Crucifix de fEscole.

La. veille de l’Annonétation de nofyre Dame ; auec fim imagequiscxposeiusquesau lendemain, on fait le Cathechtlme de l’incarnation du Verbe Le Mercredy auant le Dimanche de Rameaux, se fait le Cathechisme de ce Mistère auec son image, qui demeure iusques au Lundy de la semainc Sainde.

Le Samcdy suiuant apres la leçon dit soit, le Maistre doit ranger les Images de la Pjflion sur vne planche, mettant celle du Crucifiement au dessus auec des petits clouds, selon l’ordre de la passion.. laquelle planche, se pend auec deux clouds contré la muraille au-dessous du Crucifix de l’Escole, & de meurera, iusques au foi. du Vendredy Saint : le Mercredy de la semaine Sainte auant les tenebres on enfei gne les deux premières parties du Cathechisme de la Passion, le matin du leudy S. la troiliesme auant le Sermice, la quatriesme se faisant l’apres midydu mesme ieur, & la cinquiesme partyc, le matin du grajtd vendredy auant le feruitc.

Le Vendredy S— se fait le Cathechisme de Pasques apres midy auant les tenebresance l’Image de là Feste, & cette Image demeure iusques au Casticehisme de l’Afcenfion.

Deuxieurs auine la Tranllarion des Reliques de S. Nicolas neufiesme May, c’est le Cathechisme de.


PAROISSIALE. Il7

il faudra garder outre ce que nous auons dit cy-dessus, l’ordre suiuant.’

Obsenuition pour Ils Procédions qui vont

loM£. §. I.

T 7 A ut que le Maistre prenne garde quand la Pro X cession va loing 5 e en quelque lieu difEcile, de n’y point conduire le. plus petits enfims, ny ceux qui fontfoibles, tant àraison de leur tempérament que de quelque maladie precedente 1 De 4 cs faite venir vne heure à l’EscoIe, au p.irnuant que la Procession sorte, leur faire apporter vn Chapelet, 5 e des heures pour ceux qui sçauent lire.& à dcieuner dans leurs poches. y 11 les faut ranger selon ce qu’auons dit, de les £aire conduire par quatre ou six, des plus grands, si le rang est long ; lesquels marcheront sur les deux extrémité z de fois à autre, chacun de fan cofte le long de la Procession, pour Obseruer de fière prier Djeu auec le Chapelet, ou bien mefine çhanter, s’ils sçauentpar cœur ce que les Ecclestastiques chantent. 4. Si c’est dans Paris, ou en quelque grande ville, où les Carofles, Charettes, de Cheuaux marchent sans aucune discrétion, durant ce temps, de au trauers des Procédions, il faut que le Maistre tafehe d l’en empefelier 1er partage auec prudence, ou bien faire efearter les rangs, autant qu’il fera nécessfaire, de en suitre les reioindre.5. Il faut qu’il preuoye en toutes les Eglises, où on va en Piocession, durant l’année, la porte par où les ordans doiuent en.trçr, qui est ordinairement la grande porte, le lieu où ils doiuent demeurer durant la Itation, ou la Messe, qui se fera ou dira en ce lieu, de en suitre le temps pour les faire sortir pour détruner, si laProcession va loing. G. Vers la fin de la Messe ou station il faudra faire ranger dans le milieu de la ncf, oià


Il. L’ES CO LE

ils demeureront à genoux, (s’il fepeut) iusquace que la Procession soit proste à sortir. 7.(Enfin, c’est vne règle générale, qu’ils doiuent marcher, deuanc la BanierCjfàfchant debicn instrutre ccluy qui la porrera, de n’aduancer, ny reculer qu’autant qu’f il fera Vcsoin, pour ne troubler le rang des Enfans, ncper-r mettant qu’aucun marche deuanc, à la débandade : fîle Maistre craignoit quelque attaque des Enfants dVn autreProrrission, quand elle approchera, il se tiendra au deuant des rangs, pour empefelier l’incurfion des mefehans, ckaftiant (rigoureusement auec il baguette, ceux qui oseroient commettre telles unpudences, pour estonner d’abord les autres, qui en auroient le mauuais detTein.


Dr U Procession du Dimanche de la Quinquagefîme, $. 2.

C’Est vne Ioüable couflumesqui a este mefmo pratiquée dans les premiers fiéeljrs de l’Eglise d’aller en Procession au ieur du Dimanche de la Quinquagefime, laquelle se fait à Paris, tant pour empefchçr les désordres du Carnaual, & appaiser la colere de Dieu, que pour aller demander permission oudifpenfed’vfer de Beure & laictage, durant le Caresme à Monseigneur rArcheucsque. C’est pour 2 uoy toutes les Parroifics, Chapitres & Religion. es Mandians, vont en ce ieur au matin en l’Eglise de nostre-Dame en Procession, dans laquelle il. s’arrêtent & chantent en Station l’Antienne, le Verset& l’Oraison de la Vierge, puis font le tour dit Chœur pour retourner chacun chez eux.


De lartdnUiondcla faille de Paris, §.


L A deuxieme Procession donc de Paris, est celle

qui se fait le iz. de Mars, auquel ieur fâ^t faire


PAROISSIALE. no

ÿVn. puissè seruit ; dioisant chaque Insttudlioit entrois ou quatre. partie, en donnant vne portion a vne patrie de leurs fcfcoli ers, qui sçauronrbien lire en’François ; 6 e-les 3. ou 4. austés, aux autres, rafchant de leur alïiglier leur leçon, quelque temps suffifalie auam les solemtiités, pour obliger chacun d’eux à bienséanoîT tte reciter par cœur Japai> tie qui luy aura cité aflTignée. Cette Méthode semblcra vn peu longue d’abord a quelqu’vn, mais^elle a esté composéé ainsi tout expies, d’autant qut — les enfans n’ayint pas encor le îugement forme » doiuent apprendre par mémoire, & 1 ’instruction fie l’explication des’fMystcresr, pour s’en icruit quand ds ferotu plus grands, ce qu’ils retiennent, toute leur vie, quand ils l’ont bien appris durant le temps de leurs Escoles. On pourra reseruer les fruits pour le ieur de la Feste, pour dire durant Iç Sermon, ou auant Vespres.



I t tafehera de donner l’apprendre de ce Ciathe.. chisme, à chacun selon la portée de sa mémoire, donnant le commencement de chaque instru<5tioa aut "plus petits de ceux qui lisent eltFrançois, les 1 & 3. parties aux rftcdiocrcs, 6 e la derniers aux plu 1 grands qui contient ordinairement les pratiques Morales des solemnisés, dont ils sont plus capables que les autres ; ceux néanmoins qui voudront apprendre route l’instruction enistre, ou la moitié d’iceil.pàftdilfgence. feront recompen ses amplement, les sollt4Cf^riwaaivd4S’f dluu : es ; afin de les animer ; faire de mefihe ; & afin de.tenir la main auxparesstux, il obligera vn chacun depuis le ieur qu’il aura assigne ces instructions, iusques au tour qu’on les

1


L


it » ’L^SCOLE

doit dite, de reciter chaque ieur vn couplet oü deux (selon qu’ils feront longs) à leur Dccurion ordinaire, & en cas qu’ils ne le sceuflent, il les y contraindra, ou en les chaAiant, ou en les faisant demeurer apres la leçon a l’Escole pour Tapprendrcv Immédiatement auant l’heure de ce Cathechismei ils répéteront leur partie entière.

De la préparation a cette instrurrière. $. 4.

E ieur destiné a ce Cathcchfsme, le Maistre ^exposefa apres la leçon du matin, l’image du MyAcre, &.ayant preueu exactement tour ce qu’il aura à dire far l’explication du Cathcchisme, auec l’Histoire qui doit estre du Mystère duquel il a ; rraitrer, la prenant dans la legende des Saints ou ailleurs> donnera ordre qu’vn quarc^d’heure auant Lt leçott^d’apres micîy, (carobaiefait iarmis de Ca. tbecbismèle matin, finôn aux ioursquettüusjaiiOQ.. marqués cy-dessus), d. faire lire par le Içfteùt ; ordinasse rHiÇoire du mesme Mystère, ou delaFeste, selon qu’il le trouucrra dans la fie des Saints, ou dafis Ift. méditations de S. Bonattenturepour le DU manche des Rameaux, & la fepmairic Satn&c, o » bien dans quelque autre since de pieté pour le Carnauasse Ctresme, les Rogation$.4a Dédicacé, à laquelle lesture ils se rendront très attentifs ace qu’ils se puissent disposer par cette lecture, à reco. uoir les in Armions qui leurs feront faites..Durant ce temps le^MaiAre pourra faire sa prière, & demander à Dieu les grâces nécessaires, à Toxercice qu’il va faire, comme nous aucms, dit cy-dessus en l’article du Cathcchisme ordinaire du mercrcdy.


PAROISSIALE.

»


V


De rentrée du Maistre > & maniéré de faire là première & fécondé partie de cette ’leçon $. j.

\


L E Maistre’entrera à l’EscoIe à l’heure ordinaise de la leçon d’apres rnidy^auec grauite, £e modestie faisant faire la Prière comme nousauons


marqué cy-ilestris ; à 1. Article 2. de ce Chapitre, y adjouftant l’insincmrion du 5a » nt ou de la àainste furquoy on faisoit le Caihechilnic ce ieur la, à la • fin de la Prière, disant Santte iW Orapro nobts.ll employra la première demie comme il aessecte, à faire réciter le Parer A ne & Credo. JEtlax. à inst mise des Mystères principaux dé UFôy, comme aux autres Cathcchismes, sinon que céCathechisme se fift en vne veille de Feste, auquel cas (à raison du peu de temps qu’il vaàcanfe des Vespres, où les Efcoliers doiuent affilier) il faudra reseruer ces deux petites parties, au lendemain. duranc le Sermon, ou,. dcuantsagfinÆc^efli^. 1 ’ » ru…..


☞ demandes de Y Abrégé, à faire aux Soient nites des Mysierts de la Voy. §. 6.


A V Carhechisme deshsyste ses de la Foy, comr me Noël, Pasques, les Rois, PAfcenfion, Peu, tècofte, $alustre Trinité, Saint Sacrement ; les demandes de l’Abrégé feront faites aux enfans, furies My Itérés que l’on aura à traiter, leur en expliquant les particularités, dont les plus petits feront capables ; ses cru a nt de comparaisons familières. A cet efset if faudra ncantmoins Toujours leur faire quelque questicindcla Sain&c Trinité, & de rincamation : afin qiuIj’tl’oublientiamaisccquMsfonrobligés de sçauoir & croire explicitement, pour leur fai ut, l




IlESCOLE.


Afdnitrt de commencer cette instrHclion.. $


L A première heure de la leçon pafTce, le Maistre s’afloira vis à vis de l’image exposée ; ou pour commencer son instruction, il rapportera briefuement fie clairement le sujet du Mystère qu’il a. 1 tramer, tafeham daccommoder son difeours aux particularités de &n image^afin de leur faire eonnoistre par quelque espèces visibles, la grandeur des Mystères de la Religion, il se pourra feruit d’vne longue baguette, afin qu’à mesure qu’il expliquera les particularités du Mystère, il en montre la figure & représentation dans son image. Ce qui est vne excellente MethodCîpour faite comprendre aux enfans (qui ont encorne iugement> & lesprit £rbffiet) les MysUtfô admîrabld, de nostre Saincte ReligftfrtVsie qui"peut ferait cônfae’d’a^mént l’Implication que les’Efcôliers en vW respondre, selon les parties qu’ils en auront apprisss. Durant ce temps ; es enfan s se tourneront modestenrent ver. l’image, 5e pourront mesme s’approcher auec refpé<5t, pour voir (sans s’incommoder t.vri l’autre) puis ils retourneront à leur places ordinaires sans bruit..’


.. — •.

Dr U récitation des parties de cette inflrhction. §. g.

A Près anoir monslré ainsi ce qu’il a à dire sur l’Image : Il fera leuerles enfants, qui ixïront appris vne mestne partie, & Ierinterrogefa ses vns apres les autres, sur les demandes, leur faiûttt reciteren frere à vn chacun : posement, à voix haute & drftîncte : prenant garde que chacun soit attentif ; puis ayant expliqué la demande, il passera à vne autre fie ensuitte, il pourra interogerles petits, qui ne ! apprennent point, leur faisant des petites questions


’PAROISSIALE. 135

courtes, sur ce qui aura esté dit, puis continuera à faire reciter tous ceux qui auront apris terre mef. me instru&son, demande à demande, fai Tant lesuer tous ceux d.vne partie ensemble, selon l’ordre qu’iU auront à dire : si quelqu’vnd’eux ne fçiit pas sa partie, il en rcfesucra le chastiment au lendemain » fins le menacer. Il prendra garde que durant que les vns recitent leur partie, que personne des autres n,’cftudient, où mesme regardent dans sentimre, celte qu’ils auront à dire apres \ mais qu’ils soient tous attentifs, les interrogeant mesme & faisant repérer ce que Ici autres auront dit : afin que ne pouuant apprendre toute l’instructfuction mot à mot, au moins ils en retiennent ? la substance, & ainsi a force d’entendre repetcrvfte demande plusieurs fois, ils la retiennent facilerçient. s. f. p&urraugunir les immodestes sur le champ, ou en les faisant meure à genoux, ou mesme en les fouettant publiquement, pour donnez terreur aux autres.


Dé U fin’drce Cçthtobstrue.’§. $>.


A Près que les enfans auront tous récité leur partie, bu que le dernier quart fera ionne : s’il n’auoit achéué, il en demeurera la, & rasehera de répéter succinctement en gros, le sens de ce qui auoit este élit ; les excitant par des paroles d’amour & de crainte, aux pratiques qu’ils viennent d’entendie dans l’instfuction., Confirmant son dire par l’histoire qu’il aura prépare, & finiflant ainsi en demandant pardon à Dieu, des fautes commises en la célébration, de la Feste, donton a miré, & mesme qu’ils ont fait au Catheçhisme, foitcn ne Tayant pas appris, ou ayant est ç immodestes durant iccluy, & enfin demandera la grâce à Dien, de bien faite à l’actionic te qui vient d’estre dit. Enfin on dira les Litanies du

I lil


1, 4. L’ESC 0 LE

nom detefus, te les prières ordinaires, du soir (com, me il a estédit cy-dessus ; & le Maistre leur recommandera de réciter cette instruction à leurs parents, & melme montrer dans leurs liures, ce qu’ils doiuenrfaire en la célébration de cette Feste, pour en pjofirer, comme vrays.Chrdtiens se Catholiques.

A RT I C L E — IV.

D v Cathéchisme d t la Confirmation. ordinaire se extraordinaire.


C’Est : vne chose des plus importantes à vn Chression de têteuoir

☞ acrement deConfirmation & non seulement de Ictectuoir comme beaucoup font, en approchant sput de mesme qu’ils feroient de quelque simpleceremonie, fan$ aucune préparation >cegpi<il : <îariW’bteii uin^c

pae^opne^appanc à la pl us— part Un^t^tout a trie, au Jien d’en augmenter la vie de la grâce, s’il s’y fusr sent bien disposes, auant que de s’en approcher, & qu’ils eussent cfbe bien instruiâs des choses nécesslucs à sçauoir > & à faire, pour têteuoir dignement vn CTgraodSacrement, afin den r’emporter lesafands fruits ie « stects qu’il produit intailsiblement dans les âmes bien disposées : pour cet effe<ft, nous auons mis roy vn Article exprès, pour bien instruire les enfants à ce Sacrement, qui seruira tant à ceux qui sauroientde sa têteu sans disposition, pour leur remettre ce qu’ils ontrcccu en mémoire ; que pour ceux qui le pourroient têteuoir, soit dans les visites de Mrffieurs les Eucsques, ou dans le temps qu’ilsordonneront pour le conférer.


P A R O l’S S I A L E. I#

De la premier f leson du Cathechisme de la, v Confirmation. §. 1.

A La premier. leçon de ce Cathechisme, le Mastice exhortera ses enfans à s’y bien disposesseur disant cinquufix périodes de U grandeur des effets de ce Sacrement, comme son y reçoit le S. Esprit mesme, la troisiesme personne de ; la très — Sainte Trinité, & que s’il s’y préparent bien, ils reçeuront le mesme saint Esprit que les Apoftres & les premiers Chrestiens recourent, le ieur de la Pentecoffe ; or tout de mesme que ce feroir vne chose indigne de Communier abec Jepeché, ainsi de rectuoir 1. Sacrement de Gmfifnfotion, {ans estrebfe, instruu & s’dtre purifié de tout sorte de péché ; ensuiteil leur proposera deux questions, ou a auanrage, s’il a plus de temps. La premier fera, que la Confirmation est vn Sacrement, qui donne la grâce de confesserla Foy de nostre Seigneur deuant tout le monde. La {ccondcquesces^têment donne la vertu defaircJ es a étions Chréftietutes fins crainte ny honte. Il leur. fera bien repeter ces deux questions, puis il finira par l’Histoire de la réception du S. Esprit, le ieur de la Pentccofle. aft.ap. cap. z f


i.


Dr U féconde Leçon. $

A La féconde leçon, il expliquera la définition de la Confirmation, par quelque comparaison disant, que comme ce n’est pas assez « ; vn soldat deflrc entoollé pour aller « a la guerre, mais il faut encor qu’il fôit armé : ainsi vn enfant Chression n. que l’aire irfaHnos v^’ayant rien à combatte, avant lVsage de la jaisoin ; mais aussi-rofl qu’il est capable de iuger le biend’auec le mal, il abesoinde la force de l’esprit de Dicg, pour se dessendre & terrasserle

I liij


i, < • L’IS C O L E..

Diable, le Monde, & la Chair, ses ennemis c’est pourquoy il l’autrectuoir ces armes en la fatnte sonfirmation, pour demeurer ferme en la foy, & en faire dignement les actions. llfairadeux ou tectis petitesquestions la dessus.puis finira par vne histoire « fée de la force de saint F.llionne à 1 q uffrir le Mac, tu », a fl, sipost. cup. 7.

De Ia trois îcsme leçon. §. 3.

•• •• r ".

A Laftoissesmeleçon, il faut expliquer en quoy consistent les avions Chrestiennes, sçauoircfk da prier Dieu foi rde marin, à genoux sans vergogne, Indurer doucement les iniures, & mesmed’estr. battu pour l’amour de Dieu. Assister au seruice bien dcuûtement sans repugnince.Festes de Dimanches, Donner l’autmonc, obéir aux parents, bien trauailIou & estudxer d’rEscole dur.ne ^iruncflà— An eoammr, iser raaHces, mansonges rgÉHirmandises. pàrçffcs, dcc.font des avions de démons & non pas d’enfants, qui ont têteu l’Esprit de nostre Seigneu » au Baptclme, & à la Confirmation. Il interrogera •k>£ par petites questions, en demandant rantost à iKautre, pour leur bien faire comprendre ce point, qui est le principal cffe& de laConfirmation : puis il finira par Thistoire des Machabées, qui aymrren : mieux mourir, que de manger de la chair quiesto : : dedenduepar laloy de Dieu. AfacbabJ.z.


Djf t. quAtriesme leçon, $. 4.


A La leçon suiffante, il leur enfwgnera qu’il sa deux force de dispositions necoflaire$, pour se. eeuoir ce Sacrement ; la première est, qu’ils doiuent sçattoir leur Puter y Aue, de Credo, en Latin de a% François, les Comirundemcns de Dieu, ceux de Ftglise, & les fepe Sacrements. La feço, nçle tes,


PAROISSIALE. ï 3 7

principaux’Miftem de laFov. En cette leçort. s. f. se contentera de l’air fai redire lb Pater ^ yjue^est tdû, en Latin & en François > & les Commademens de Dieu & de l’Eglise, & 1 la Luttante (si non qu’il y eutafiez dé’témps)il leurapprendra 5 e fêta repérer les questions-du périt abrège de la For, iusques £ la Communion : leur farfant bien entendre toutes, & il pourra continuer en vne autre leçon, la répétition des mesmes questions de l’Abrégé des principaux Mystères.


De U cinquiesme

☞ on. §. J.


A La leçot^faiuanwul stetî f.n.’quelqwe$qut. stion$. qui ferff dans t’X&rrgé de la sur firm.tionÿdequoy il U fennn à cét effet, & mesme s’il y en auoit quelqu’vn de ceux qui n’auroicne esté confirmés qui fccufient lire, il leur ordonnera d’en achçpter & apprendre par cœur les principaux points, & mefitoe les principaux Mystères, ou bien il leur en 4 onnet^, s.il en a luy-mesme. Pour les antres leçons, elles seront employées iusques au ieur de la Confirmation, à Ils bien in (fruit e à feconfesser, leur apprenant à bien s’examiner, auoir douleur de leurs pochés & xn ferme propos de n’y plus retourner, dire tous ses péchés au prestre, & enfin fai. se la Pénitence qtri aufaestéenjointe, comme nous dirons cy-apres auCathcchisme de la Confession.


Des disposttiom extérieurts à ce Sa■ » crement. §. 6,


L E-dernier ieur auant la Confirmation, le Maistre artltftera par nom, & surnom, ceux qui fetout désignes pour la Confirmation ; on a accoufiumé de leur récommander de sensuer le ieur de la


Confirmation 3 ou le ieur de deuant, pour se pta.


i$ « L’E S C O L E

parer à dignement têteuoir vn si grand Sacre. mène : (cela est de deuotion scolement.) Il faut leur dire.

i. Qu^ils ayent à préparer vn bandeau de toilic blanche, qui son double, & large de trois à quatre doigts, bien net & qu’il ayequatre cordons, pour rattacher, x. D’estee vertus de leurs habita des Dimanches, pour vn plus grand relpeéf. 3. II les fera confesser ce ieur là au soir, ou bien s’ils ne doiuent estre Confirmés que le lendemain apres midy, il lest fera confesser le messe ieur au matin, & entendre bien deuotement la faincte Messe, en laquelle ils reciteront leurs sept Pfalmes, 5e les heures du S. Esprit, & alors ils déjeuneront seulement à midy, donnant mesme quelque chose aux pauures 4. Le Maistre aura foi# de leur faire couper honnestement Jeur cheneux. notamment sur le front, qu’il leur fiera lauer auec leur mains, pour la reqerence du S. Cresme, qui doit estre appliqué dcfl’uj,

Q b formations du tour de la Confirmation. §. 7.

A Paris, il seroit à propos de faire Confirmer les e.sans, le famedy des quatre temps de Caresme, de la Pentccofte, de la faindre Croix, 5 e de Noël apres midy, à raison de.la grande prcflë qui se trouue le vendredy, ce qui ofte non seulement la Deuotion, mais mesme qui peut apporter dommage notable aux enfans, qui font bien souuenten danger d’estre eferafes dans la presse : c’est pourquoy le Maistre aura soin ce ieur la de prier quelqu’vn pour estre en sa place à l’Escote apres midy, pour disposer ses enfans comme nous auons dit, leur commanier d’estre tous à vne heure à l’Escole, &

à mesure qu’ils arriucront > il verra s’ils ont vn ban.

deau propre. estins tausassemblés 3 il les conduira


PAROISSIALE.. îî » par dedans I.Eglise Paroissiale deux a deux leur fai, fane dire quelque Pritée deuant le S. Sacrementa genoux, puis il les conduira ainsi deux à deux ce\ manteau, faisant porter fonfurplts, bonnet bu camail, iusque au lieu de la Confirmation, par quelque grand’Escolier. 11 prendra garde durant le chemari, qu’ils ne causent ny badinent mais marchent auec vue grande modestie. A cet effet il marchera, à colle de la bande, il les conduira dans l’Eglise pour y dire vn Pater, vn Aue, puis les fera marcher dans le lieu de la Confirmation, où ils demeureront modestement. H se vestira de fan surplis, baillera son manteau & chapeau, à garder. puis en attendant que 1-Qu’commencera, il les interrogera & instruira, de <e qu’ils auront de sa appris du Cathechisme, leur Recommandant la deuotion auec laquelle ils doiuenV ccccuoir ce Sacrement, à sçauoir qu’ils doiuent penser & croire fermement, qu’à mesme temps que Moniteur l’Euesque leur appliquera le S. Ocsmeje S. Esprit les animera à souffrir toutes force d’afflîélions pour^îoflrc Sci. gneur, < & faire les allions d’vn vray Chreshien, sans crainte ny vergogne, _


2)e <e verti doit faire au temps de la Confirmation.. 8.

QVand la Chapelle ou l’on doit Confirmer fera ouuerre, il les fera entrer & ranger à genoux bien modestement, tenant leur bandeau sur leur mains spintes, pour le présenter à ccluy qui les doit bander ; ce que le Mai (Ire fera le plus qu’il pourfa Itty mesme (s’il est datis les Ordres Sacrés) Quand Monsieur l’Euesque approchera pour appliquer le S. Cresme, il leur fera nommer leurs noms, f \ls ont quelque nom qui ne fou pas a.vn Saint


r 4 o rt s CO LE

duNouueau Testâment, il leur fera changer com.. me ToufTaindt, Noëh, Daniel £cc. en celuydclofeph, Denis > Nicolas, Pierre, Iean, Iacques &c. ou bien en quelque autre selon leur deuotion, ou celle de leurs parens. Et ensuitte les exhortera d’e. ftte deuots à ce Saint là, comme à leur Patron propre, en leur monstrant que ce n’est pas afles déposter (on nom, mais qu.il fautimiterses actions, leur. en marquant quelques vnes principasses de sa vie. Quand ils auront têteu la Confirmation, & qu’ils seront bindés, il les fera rangerensembleen quelque lieu, où ils ne puissent point estre troublés, ou presses ; en attendant qu’ils ayent têteu la bénédieston de Monsieur rËutsque. Durant ce temps là ceux qui sçauent lire diront les heures du S. Esprit, & les autres leur Chapelet. Apres la bénédiction Teceuëjc Mafftrcttftera son surplîs, & les conduira détf. a deux deuant quelque Auteldcl’Eglise, pour dire le Pater 9 l’Asie, le Crèdo, pour Monsieur Î.Euesque, £e ensuitte quelque autre priere pour se. rnercier D’Ensuitte il pourra retourner à l’Essore partant par l’Eglise de la Parôiffe, où il leur fera réciter leur leçon, & escrire ensuitte. A la fin de l’Escole, ! ! leur dira vn petirmot, pour les encourager a mieux faire d’orcfnauant, en reconnoissancedVn si grand bien qu’ils ont reccu ; lès actuerrissant qu.üs fi>nt maintenant soldats de Nostre Seigneur sesusChrffî, pour combattre genCreuseraent contre ses ennemis, & que ctmrme rn soldat poltron, & traistre est puny rigoureusement de son Prince, ainsi vn Confirmé qui confient au péché > ou bien qui ne veut pas souffeir pour Dieu, ou qui s’attache au Inonde & à ses vanités, qui font les ennemis de Nostre Seigneur, au lieu de les combattre \ même sans doute délire puny plus griefuement de Dieu


PAROISSIALE. 14X

que les Tures, il leur fera garder leur bandeau deux ou trois ieurs, puis il les débandera (s’iLesti.l.cris) leur frottera le front 7 & donna a leurs bandeaux à la Sarrissie. Enfin il leur fera fouucnir (ouuent des peomesses qu’ils ont faites à Dieu> & de la grâce qu’ils ont rcccu en ce Sacrement, leur recommandant de luyxn rendre grâces tous les ans, au ieur qu’ils l’ont— têteu par quelque prière, aumofne ou quelque autre ceuure de Pietc, pour refuseiter en.eux le S. Esprisqu’ils ont rcccu. Si l’on Confirmoit en d’autres temps, & aux autres lieux, le Maistre Obseruera selon la Pietc les choses susditcs, < & talchcra de bien instruire cous ceux qu’il voudra faire Confirmer. ■.

1. ’,.. •.

ARTICLE V.

Cathéchisme dv Sacrement de

Pénitence.

I L est tres ! l propos par tout, de faire Confesser tous les enfans de l’Escole, qui ont sept ans par chacun an six fois. auant les six principales solemnisés de l’année, 1. Le premier vendredy ou Samedy de •Caresme. 7. Le vendredy ou Samedy auanc le Dimanche des Rameaux. £y Le vendredy ou veille de la Pencetoste. 4. Le ieur de S. Laurens pour la Feste de l’Assomption de la Vierge. 5. Le ieur de S. Simon S. ludes pour la Feste de la Toussaindt 6. Le ieur de S. Thomas, pour le grand ieur de Noël, ton pourra encor les faire confesser aux Festes des Saints, desquels ils porteront le nom, comme à la S. lean ceux qui s’appelle Iean. Outre ces Confessions ordinaires, ceux qui ont l’aage de dix à douze ans & au dessus doutent estre exhortés de


«.ft • t’E S C O LE

se confèlTer plus souuent ; comme aux Festesdela Dédicacé, & des Patrons de leur Paroisse, aux Festes de Nostre Dame, de S. Denis, de laDedica-. ce de leur Eglise &c.& encor quand quelquVn en aura besoin, pour quelque pechc commis de nouueau. C’est pourquoy le Maistre prendra vn temps notable, spécialement auant ce s six çcncialles sonférons, pour les bien instruire à s’approcher dignement de ce Sacrement : car comme c’est vn Sacreruent de grande nécessité, aussiest il requis yne grande préparation pour en têteuoirles effets, qui ne se donnent qu’à ceux qui le reçoiuent auec la

F ►réparation & instruction nécessaire, ou les enfans a pluspart faute d’instruction, font autant de Sncxileges que de Confessions —, par airfï cette facice médecine du mérité du Sang de Nostre Seigneur, qui se donne à la Penitence, leur sert plustost de poisbn 7 pôut les faire mourir par en nOüueaii pèche, que d’Ansidote pour les faire reusure par la


Le Maistre doit remarquer que s’il à des enfans d’autres Paroisses, il les peut & doitinstruire, mais il ne les peut faire confesser à la Paroissc ou il est ; &ns la permission de Moniteur le Curé ou Vicaire de la Paroisse d’où ils font, ayant esté affectë dans le Sinode ordinaire de Moniteur l’Official tenu à Paris en 1^51. le lundy d’apres laquaflmodq qu’aucun Curé n’ayra susifdictionquesur les résidens de sa Paroisse.c’est pourquoy apres les auoir instruits il les fera confcrscra leur paroisse, s’il n’a peu obtenir permiflton par eux ou leiffs parvns. pour se confesser auec l’es Escoliers de l’Escole. Il faut ncanemoins se bien garder de contraindre aucun

☞ o. lie » d’aller à Confcflë, mais leur la » (1 er cela en leur liberté, racsme de prendre tel Gonfesseur qu’ils


Paroissiale. mj

voudront, pourucu que ce soit ou en sa paroifie, ou daps la Paroi fie de l’Escoïc seulement (auec permission s’il est d’vne autre) le Maistreremarquera neantmoins ceux qui s’en estoigneront » les prendra en particulier, & tafehera doucement & auec adresse, de sçauoir la caustpourquoy ils ne veullentpas aller àCofifdTc, & comme vn bon Médecin donnera l’ordre & le temede que sa prudence, ou le conseil qu’il prendra Iuy distera en tel cas, dispofant auec le temps cet enfant a se Confesser : car bien, souuent ce^ix qui contraignent les enfants à aller ; Confesse, font cause de plusieurs sacrileges qu’ils commettent, ne se confessant que par mine, & recelant vne partie do leurs pechez à leur éfeient. Pour les petits qui sont au-dessous de l’aage de sept ans > on les présentera aussi à confesse, » pour rcccnoir la bénédiction, (fi ce n’est que la malice suplecala. ge) deux fois par an, auant le Dimanche des Rameaux, & à la fesse de S, Thomas, pour les habituer à vn si saint deudit…

, JJe la première leçon du Cathechtfme, Q cjHc P<niténcc. §. 1.

P Oar bicnCathechifer sesEnfans & les préparer à la Cônfession, c’est que dix tours auant les ieurs cy. dessu5 specifiés > le Maiûre instruira comme nous allons dire prenait à cet effed le temps du Cathechisme du dernier quart — d’heure, ou bien les festes, ou Dimanches durant le Sermon, quand il y en aura., ou bien mesme le ieur du Cathechisme ordinaise du Mcroredy, ou autre ieur de la Semaine qu’il fera fait, au lieuideJLaJcCD^do parrie qui est des Mystères « de la FerlTapres U recitation du Pater,

& Credo, auant la recitation du Cathechisme du Diocèse, ou des instructions sur l’Image, enuiion


144 I. E S C G L E

durait Pefpace de trois quarts d’heure. Or pour faire tout instruction méthodiquement,-à la pic. micrc leçon il leux monstrera ^importance de üs bien edgoseiler : autrement qu’ils le damnerent $ les sauicanc de bien Escouter, apprendre & retenir les instructions qu’il prétend leur donner, pour les préparer à se bien confesser à vn tel ioUf, pour vne telle Fdre. il leur proposera que la Pénitence est vn Sacserpent, par lequel Dieu nous pardonne les pochés commis âpre. le Baptesme, répétant cette définition deux ou trois lois, & la faisant répéter a di Ilt ou douze, commençant par les plus anciens, & en suitte le faisant dire aux petits Æc aux nouueaux venus. 3. Il expliquera clairement cela par quel. que compaFaison, en disant \ quand le linge eitfale & le blanchit en le mettant à la lefïîue, qui est com. poscc d’eau, Je de cendreckauÆcc auçc du feu ; ain. üjooâreaisic estant blanchie au S. Rap résine, quand elle.dLsaisie par quelque tache du péché, il faut la reblanchir par le Sacrement de la Penitence, marque par la cendre ensulue la grâce nous est donnccpa>JLefaint Esprit, vray feuderarnourdiuin. il dira encor que nostre Seigneur nous a donné ce remede, en mourant pour nos pèches en la Croix, 3 C’que s’il ne fuft mort, nous ne pourrions iaraais estiC rachcpcés, & finira cette leçon, par vnepetite Histoi retirée de Hertus p^storum > ou de Hortuspuero r.m s’ou du PuUf9.H., qui fera propre à ce fu jet.

Ce qxt ce si que lepeche, §. 2,

A La fécondé leçon il expliquera ce que c’est que le péché, répétant la définition de la Penrence brièvement, monstrant combien lepechd est vne chose horrible deuanc Dieu. tant pour le dommage dont il est cause, que de lapcinedontii

punit


PAROISSIALE. 14J

les pécheurs, si gricfuementidans l’enfer pour le péché mortel, & dans le purgatoire pour le veniel, en difarit cela, il leur montrera auecvne baguette dans Icplatation jugement, les tourments des damnes. Il demandera ènsuitte à quelqu’vn ce que c’est que péché en général > GVft vne paroi.e, ou, enlée, ou cruure faide, ou omise contre la volonté de Dieu : laquelle rcfponce il fera répéter à douze ou treize. 2.il demandera à d’autres, Combien d v a de sortes ^ de pèche’, deux : Originel & Aducl. 5 Qu’est-ce que péché Originel se est ccluy que nous apportons en venant au monde, pour la def obeïdance d’Adam. 4. Si on ffe doitconsolTer de ce péché ? Non par ce qu’il est efface seulement par le Baptesme. Qualité que péché Aducl ? C’est vne parolle, pensecou cruure cormnife, ou obmise cotre la volonté dcDieu. 11 leur.expliquera bien cela, leur difint que tous les péchés mesmes véniels (enco, que petits à nos yeux, toutessois grands deuant Dieu) seront punis griefuement. catee font autant de fouets, qui tirent le stang de nostre Seigneur. Ensuitte il dira, qui d’entre vous voudroit irapper auec vn fouet, sur le dos de nostre Seigneur, comme ont fait les lui fs, ceux qui âuroient fait vn tel crime, quelle punition merittroient-ils ? & ai n si finira par vne histoire cette le. çon, ayant.’répété les questions proposées.

D.s vireotissances de U Pénitence. §.


A La troisiosme leçon, il leur apprendra les cinq circonstances nécessa’ses pour se bien ccmfester, àfcauoir, pçnfer à ses péché. \ —en conceuoir la douleur, faire vftferiiÆpropos de n’y plus retourner, les •dire tous atf Oonfessoue, & d’en Eure la Penitence qu’il nous ordballe. l’Il fera rebeter cela aux plus petits & ailx nquucauxvenus plusieurs fois, 2. Vil a

K


t 4 1 L’E S

COIS’~

durcmpsil expliquera les moyens de bien examiner sa cûîiscience, ou penser à ses péchés, dont septenuer est demander la grâce à Dieu, assissant àdafaimfte Messe, pouf obtenir de Dieu (comme nous apprend le saint Concile de Trente) le don de la Pénitence, c’est à dire la grâce de la bien faire, par le mérité de son fils qui est là offert en Sacrifice pour nos péchés. a fadiuine instice : il leur monstreta que le pecheur est corne vn homme tombe dans vn puis profond, où il y a de la bourbe, d’où il ne se peut retirer sans l’ayde de qudqu’vn ; ainsi vne personne tombée en péché mortel, n’en peut sortir que par la grâce de Dieu » laquelle il ne donne qu’à ceux qui la luy demandent auec affection, Le z. moyen ellde le retirer à part & veoir ce qu’on a fait contre Dieu, contre le prochain & cotre foy m’« fme : en pensées, parolles & œuures > par exemple contre Dieu, s’ils ont, fait leuw prières soir & marin à deux genoux, si ç’a esté en baidinant, regardant d’vn autre codé, ou par contrainte, s’ils n’ont point badiné > ny eaiole à la Sainte Messe, si ça esté les Dimanches & Festes ; s’ils n’ont entendu que cette Messe là., si cela a dure vn temps norable, (comme le tiers de la messe) s’ils ont prié D’ien, ou s’ils n’ont point fait causer leurs compagnons ; s’ils n’ont point fait semblant par hypocrifie de prier Dieu à l’Eglise, quand le Ma^stre les regardait ; si ç’a esté durant vn temps notable ; s’ils ont assisté auxVespres aux Festes ; s’ils ont prié Dieu, caiolé, &se. s’ils n’ont point commis d’irrCuerences dans l’Eglise, s’ils ne se font poisst arrestesà soute durant le Scruiee diuin dans les rues, ou ailleurs, entièrement, ou en partie, ou mesme durant le Ca^ifiechîsme : s’ils ont bien dit tous leurs péchés en confession, s’ils n’ont rien retenu, ou par honte, ou far crainte, ou par malice, s’ils ontfaitlapenitence


PAROI SS I ALE. 147

quiseur a est c donée.-s’ils n’ont point néglige de quitter le$ occasions du persie, comme quelque mauvais garçon, comme de coucher auer leur sœur ou ferüantecteurs menteric & parestes ordinaires, & c.

Le 2. chef d’examen, est des pechcs contre le prochain 5 comme s’ils ont dit des in ures à leurs compagnousishls ont frape, si ç’a esté outrageusemét, s’ils lesontemiie, si par vengeance ils les ont tait fouetter, ou accusé au Maistre fjuslement : s’ils ont defobei à leur père & mère, à leur oncle, cause, & autres parents, à leur Malitre d’Escole, s’ils les om fa. lue quand ils lesont rencontre, s’ils ne leur ont point désiré du mal quknd il les ont chastic, comme la mort } la perte, quelque grande maladie : s’ils n’ont rien defrobé, si ç’a eue grand chose si ç’n este dans l’Egife, s’ils l’ont rendu lepOuuant taire. s’ils n’ont point menti pour s’excuser me’me en surant, s’ils ne ie font point mocques ou railles de leurs compagnons ou d’autres persohnes.

Le 3. chef c’est contre foy mefime, qui font les péchés que l’on commet par orgueil comme s’ils ne fcfont point estimés plus que les autres. ou vante du bien, ou du mal qu’ils ont fait : s’ils n’ont pomt consenty à des mauuaises pensées, sur quoy il faut vfer dvne. grande discrétion, dépenr de dccouurir aux enfans ce qu’ils ife sçauent pas : s.i’s n’ont point fait leur deuoir, destudier, de lire, descrire, &c. ncgligeans d’Obseruer les règles qu’onsent donne, pour leur auancement. Il faut aussi qu’ils pensent, combien de fois ils ontfait ces péchés. S il faut finir, il finira toufieurs en répétant ce qu’il aura dirauec me histoire, Cette leçon lV pourra faire en plusieurs fois, si on n’a le temps suffisant.


n8 L’ES

COLE

la Conétation. }• 4.

A La leçon suiuante il monstrera comme ce n’est pas a

☞ es d’auoir pensé à ses péchés, & tafi chc de s’en bien fouucnir pour s’en confcfler, mais qu’il faut en auoir vn grand regret. Sur cela il leur dira, 1. Que la Conétation féconde partie de h Pénitence, dt vne grande douleur d’auoir offense Dieu, & leur fera répéter. 2. Il leur proposera les moyens de le faire, qui font, en considerant 1. Qusts ont Crucifié Noftte Seigneur, leurs péchés estanc cause de sa mort. î. Que Dieu damne dans ses feux éternels les mefehants. 3. QuiU perdent les royes du Paradis : & en 3. lieu il leur fera répéter ces raisons ou motifs, & dira ensuitte. Or fus qui de vous autres, qui ayant eu l’effronterie de Crucifier Nostre Seigneur, n’en feroit marry ? Quelle Pénitence ne voudriés vous pas faire plusïoft que d’Estrcictté dans vn chaudron d’huille boüillante, ou dans vn four chaud Sec. vous craignes tant d’estre soifettes, & qu’est-ce que cela au prix de l’enfer & mesme du Purgatoire, où l’on va pour des simplespéchés véniels > Et finira par vn Histoire apres auoir répété ce que dessus.

Du ferme propos troisiesme circonstance. $. 5.

I L leur montrera qu’d faut non seulement auoir regret de ses péchés passes, mais encor vn ferme propos de n y plus retourner, moyennant la grâce de Dieu. U leur fera bien entendre que cette circonstance de la Penitenee est fineceflaire, que d.icelle despend presque toute la bonté ou nullité de la ConfcflSon —, c’est pousqioy il leur fera deux ou rofs questions en cette leçon. 1. Questec que ferme propos. C’est vouloir puftofi mourir que


PAROISSIALE. uy

d’offenser iamais Dieu, 2. Que faut-il f~tre pour l’auoir > il faut en demander à Dieu la grâce, quitter toutes les occasions du pèche, comme par exemple U compagnie ou hantife des melchants garçons & & enfin c’est de commencer debonne heure à s’amender de Tes péchés ordinaires. 3. Il leur demandera ce qu’il faut faire pour conferuer ce ferme propos ? 1, Il le faut renouuester tous les fours de bon cœur, de pratiquer fidcllement le. aduis & Pénitences enjointes par lcConfesseur.il leur dira ensuitte, que son verra s’ils ont eu ce ferme propos, & s’ils ne se feront point mocquésde Dieu cette foislà qui ils ont tant de fois promis de s’amender de tel de de tel péché, Je cependant ils n’en ont rien fait encor. Et que si c’est vn si grand crime de se mocquer du Roy, apres qu’on luy a promis de ne luy pi us def obéir & qu’il a pardonné : ainsi & à plus sorte raison de def-obcïr à Dieu, & il finira par LHistoire de Antiochus, ou autre conuenable, aprei atloir repetc les questions, Ma~> thab. l t 1.

De la Confessiun ou maniéré de U faire. $,

A La leçon susuante, il faut leur montrer la façon de se bien accusesseur demandant, qu’est Ce que confesser tous ses péchés ? C’est les du e volontairement tous ail Prestre, pour en ellreabfous. Est-cc afics que de les dire tous ? Non il faut encor dire le nombre & les circonstances d’iceux.Il faut

0

expliquer ce nombre, disanteomrreco n’est ; pasafiés de dire, i\iy menty, suré &c. mais il faut dire combien de foî$ à peu près, ou bien dire le temps qinl y a que son y est habitué, en specifiant combien on y est tombé de fois, ou par ieur, ou w semaine, Il est bon mesme de les faire confesser de toutes

K iij


i,., L’ESGOLE

fpisci de pèches tant mortels que véniels : par ce q.ne comme ils ne peuuent pas les distinguer, ils pourroient prendre l’un pour lauste, & rendre, leur Confession inualide, en ne voulant confestée seulement que les péchés mortels. Il leur faut demander en fuute, $’il faut’attendre que les son-r fefleuts interrogent. Non : mais il faut s’accuser foymesme, en disane ie m’accuse &c. Si on dit ses péchés comme vne Histoire, ceuestpas bien fait, il les faut dire auec grand restentiment. Ceux qui S.aceusent en Confession y ainsi on mention suse, on parle mal : ou bien qui ddent, si l’ay menry, fii’ay : suse, si t’ay défense \ fen demande pardon à Dieu, est ce bien s’accusei } Non : il sur dire ie nwccule

d’auoir fait ou dit &ie. & concluera enfin cette le »

çon par vne Histoire.

Z)g U pratiqiu de si bitn ConfcJJer ; $. 7.

.. TL faut enseigner en cesse leçon en leur de JL mandant, ce qu’il faussair€, quaod on va à confefi ? il faut entendre la Messe, pour reccupii : lagtace desc bien Confesser. z. Que faut-il faire ensuitte ?, Il faut le mettre à genoux au pieddu Prestre & là faire quatre choses. u. Faire le signe de la Croix, & demander sa bénédiction, dflant Bomjjcs-moy mort PerCyCar i.Ay péché. ?. }1 faut dire son Cûnfiscor iusques à me a culpa. 1. Dire te ieur de la dernière Confeiïîoo, s’il n’y fut rien oublié & si on a fait la Pénitence enjointe. ^ S’accuser de tous ses pèches felorv l’ordre de l’Examen qu’on a fait. Quand on a dit ses péchés.> il faut dire, mon père voyîa tous les péchés que l’ay commis, & de cous ceux qui ne merefoument pas, l’en demande pardon à Dieu, & à vous, Pénitence & absolution. Apres cela que faut-il faise ? 1. Il faut dire wr. c#lpa, en frappant sa goictri♦


PAROISSIALE. issu

ne, & acheuer le Confiteor. 2. Il faut escouterhum-’blement la Pénitence les aduis ou questions du Prefi : se, & y respondre. 3. Il faut s’inclinerprôfoni » dçment pour rcçcuoir la Pénitence & l’Absolution 4. A pics la Confession il faut faire trois choses. 1. Aller rçmerou, : Dieu de la grâce têteuc. 1. Renouuciler la douleur de Tauoir offense, & le ferme propos detfy plus retourner. 3. Enfiu faire la Pénitence enjointe au plustost ; il finira cette leçon ainsi par vne Histoire & par vne bneue repention.

R.filmions sur Ils manuaisi sConfiffions, $ S.

A La dernière leçon. il leur fera cçtte question. Si tons ceux qui vont àconfesse, reçoiuent I4 rcmission de’leurs péchés ? Non. Il n’y a que ceux qui se Confessent auec les dispofmons requises > que nous auons rapportées cy-dcuant. Pourquoy \ parce que ceux qui ont retenu, ou par faute d’examen, ou par malice, ou par honte, quelque péché ntortel ; ceux>ijui, bÎoiu point de douleur ou de ferme propos d’auoir’offensé Dieu, leur Cpnfession ne.vaut rien,. Que faut-il faire îll faudroit faire vue Gonfcffipn Goncrasse. Et le Maiftte s’offrira a tou. ceux qui seront tombés en ce malheur de les instrui, se pour la bien faire, & bien purifier leur Confidence pour vne bonne fois : ou bien de leur donner va Gonfesteur xde pour cela > leur disant que ceux quiseront autrement, ; & qui continueront dans tel. désordres, se —daranetont infalliblement, loulant aux pieds le Sang de Nostre Seigneur Idus-Christ, duquel ils ferontiugés tomme des criminels en foa iugcnwne-esppuuanrable. Apres cela il leur enjoindra de se troiiuof exactement du matin pour le Confcflerjselon rheure> & la commodité des lieux des personnes : aux Fefl.es & ieurs désignes çy.def K inj


ïf. l’E SCO L E

fus. reeomrnar dant b en à Dieu, à la sain&O Vierge, 5 t à S.Iofeph pour ccla> en leurs Prières du fou comme ^ufTî au Saint à qui ils ont speciale deuorion, & finira par vne exemple apres auoir répété ce que diffus.

séduis pour faire Confesser les enfant,.5, 5 ?.

L E ieur de la Confession, le Maistre ayant prie des l’onfesseurs à ect effet selon le lieu & le temps, comme en quelques Paroiffcs, on a causeume des le soir de faire prier par Monsicurle Curé quelques Confesseurs pour se trouuerceieur là au Confcffîoml (car il ne faut pas quesamaisse Maistre entende luy mesme aucun d’eux) à cet effet, a mesure que les enfans arriucne à l’Escole, il leur fait entendre la Messe, & les dattribuer aux Confossionrauxi les rangeant de chaque costé, leur recommandant d’estre modestes & de prier Dieu pour k bien préparer Or afin qu’ils gardent exactement cette modesbe, il les vifirera de fois à autre, pour les actuertu & rcmasquer les immodestes. À mesure que les enfans seront confcfïés, il les ren. uovra ü’Escole ou bien les fera tenir en quelque pKee commode dans l’Egîife., comme dans leurs bancs ordinaires où ils puissent faire leur Peniten, ce auer tranquillisé. 3 pies que toutes les Confessions feront paracneuces à peu prés, il aura soin de faire en r endre la Messe a ceux qui ne sauroient entendu entière, notamment s’il est ieurdeFeste, & mesme apres la grande Messe (s’il effort fosse ce tour la) il les fera retourner à l’Escole, ou 1. llobfèruera ceux qui n’auroient esté à Confcffe, en examinera la cause H fera prudcmme it ce qu’il iugera à propos comme nous auo^—’v-dessus. 1. Il les exhortera bricfuement de ^omeruer la promesse faU


PAROISSIALE..1.3

te à Dieu, de bien s’acquitter de leur Pénitence de d. : s’amender de tous leurs péchés ordinaires. 3. On dira le 7VZ>w », pour aébon de grâces alternatiuement. 4. Il leur enjoindra de demander pardon tous ^ leurs parens, mesme à genoux eflant arrmes à leurs maisons. Voyla la manière de bien instruire les enfans auSacserpent de penitenccion se pourra feruie de ces questionSjtafchant de lesbiens faire répéter, de entédre aux petits enfans, à ce qu’estans bien instrusit ils s’en puissent acquitter dignement, & en têteuoir leQuidt. Que si c’est vn iourouurnble, ils pourront estre enuoyes bande à bande, cinq à cinq, selon le nombre des Confesseurs, qui voudront prendre la peine de les cotendre.

ARTICLE VI.

Dv Cathéchisme de la sainte

Communion.

P Our ccCathechictae, il faut considererce qui se fait en plusieurs paroisses de Paris bien réglées. de en sustte ce qui société de peut faire dans les autres lieux, pour la première communion en général de en particulier.pour ce qui est des Escoliers, il les faut diuifer en deux sortes : en ceux de la paroisse de en ceux qui n’en font pas,

ObseruationpoHrUf EfcelitrsdeUpArreiffe §. r.

S’ils font de la Parroisse, le Maistre aura soin de les faire têteuoir au Cathechisme de la première Communion, des le premier Dimanche des Actuents : s’ilsonc Paage, de les dispositions nécessaires, de s’ils sont Confirmés, de s’il ne le font les fera sonfirmer au plustost, L\iage est enuiron douze ans passes au moins, ou treize, ou quatorze, selon qu’il


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? 54 L’es CO LE

verra leur iugement ounert, il aura specialrmen » iusques à Pasques J’cet 1 sur eux, pour donner tosmoignage de leurs comportemens en temps & liou, siurant le Carosme, auquel temps on fait le Cachechifrue deux ou trois fois durant la semainc.> il aura soin ces jours là, de leur faire faire leur exemple, dire leurs leçons, ou deuant, ou apres selon l’heure du Cathcchime.. ice qu’ils ne perdent rien de l’infini- » <tion ny de la leçon del’Escole. Il les excitera à ieuf.er quelques ieur. de la semaine, durant le S. temps « ieCtrefine, & à faire deuotement l’abstinence des ▼ianefes dessendues par l’Eglise en ce temps, pour febien disposer à la Sainte Communion, à ce qu’il daise à Dieu les rendre clignes d’estre la demeure, & a tabernacle viuant de son fils. Il donnera ordre qu’ils ayent fait vncconfdTion générale de route leur vie, aiunt Je Catesme : s’ils en auoient de jafaitvne, ils Feront seulement vne reueuë de ce quMs auraient fait depuis scelle, à ce que la pénitence du Caresme, leur soit plus profitable, estans bien purifies de leurs pèches.

— rj.Dej^Essoriers de dehors U l’Aroisse. $. 2.

P Our ceux qui ne feront pas de JaParoisse, il les enuoira au Catcchisme de la communion auec les autres ; il fera demander par leurs parents, à Messieurs les Curez des paroi lies, où ils résident, s’ils défirent que l’on continue à les instruire, auec ceux de la parroiÏÏc de l’Escole, ou s’il leur plaid qu’on leur criuoye ; & selon leur rcfponce, on continuerai les instruire, s’ils le défirent : ou bien s’ils veulent les instruire eux mesmes ; il les enuoira ponctuellement aux lours, & aux heure’ ; ordonnées à Cet effet ; se gardant bien de rien entreprendre en cette-rafEarc. U les fera confcfler selon qu’il a


PAROIS $.l A L E..ss>

’esté dit, c’est à dire en leurs paaoisses, ou encclle-cy auec permi fiions il les exhortera aicutner comme les paroissiens.


D ç r exercice des ceremonies peur ceux de dehors

U parraifle. $.5.


H Vi&Qu’quinze ieurs.auant ! c’ieur destiné pour laj première Communion de ceux de dehors La. p^trois se, le Maistre fera présenter à & lonfieur leur Cure, ou autre députe, ceux qu’il ayroit instruit. pour les interroger & les rectuoir (s’il lctrouue bon) au nombre des premiers communiants, cette année en sa parroisse, par leurs parents, citant rectus, il leur dira défais 3 autre quelque bonne parolle. pour les embraser à J amour & respcél qu’ils do uent portera vne fi, SaindVc action, nomment quaçd l’occasion s’en préférera, > sert cffcét, tous les Cithechismesdurant le Carosme ne doiuent cflie faits, que. de laGonfdüoo & Communion (excepté ceux de l’Image) il (oui.nseignera easuitte la façon eu s’ap. procher de lafaiDÜe Communion, quand ils feront rectusjes exhortant à febicn réconcilier des laveille. demander pardon A leurs paren$, desc ieur de leur Communion leur demander à genoux leur bénédiction, auant que d’aller à l’Eglise, ensuitte il choisira. le Mcrcredy de la semainc Sainte aptes la leçon, pour leur faire exercer les ceremonies extérieures, de la première Communion.


Recommandation à ceux emi Communient la première fois §. 4.


C E iaqrladone, dans l’EscoIe, apres la lcçon., si préparera vne table auec vne boùette, où il yauravne douzaine ou deux de petits pains à sontmunier, vn banc & vne feruiette, pour est cndrefue


Tjr L’ESC O LE

les mains » vnetaflè auecvnpou d’eau, dequoy il si fournira auant rEscole, & ayant ferme la porte, il les fera aller à ce banc ou table basse, où estans il les exhortera i. Leur monstrant la grandeur & l’importance de ce qu’ils ont à faire, les moiens & les vertus à pratiquer pour Communier —.comme la pénitence, la toy, l’esperance, la Charité, & la patience, & leur fera entendre cette préparation, par ▼ne comparaison de ceux qui ont à rectuoir le Roy en leur maison, laquelle ils nettoient haut & bas, endistre la parent & meublent 4 c’rapisscrits, & ornements les plus exquis qu’ils peuuent rencontrer, ce qu’il appliquera à la préparation spirituelle de la Communion, z. Qu.il$ doinents’habiller honnestement & non pas auec supetflmté, & vanité comme allant aux nopces du Fils de Dieu. 3. Qustsfecouchentdebonneheure, leieur docteuantlascommunion &’qu’ils facent leurs prières plus longues qu’à l’ordinaire, disant les Litanies de la sain&c Vierge, oa du S. nom de Icfus, tafehant desc reposer dans la pensée& l’esperance de iouîr le ieur de leur sontmunion, du plus grand bon-heur du monde, ayant à têteuoirceluy qui rend les Angesbicn heureux dans le Ciel. 4.11e<l bon suffi de les actuertir de lauer leur bouche & leur visage des lesoir, auant secoucher, plustost que d’attendre au lendemain : dépenr que la voulant lauer leieur de la Communion, ils rlauallent quelque goutted’eau qui leur empefehe la lainte Communion 5. Il leur recommandera de sensuesce ieur là, ou de louper peu & sobrement, s’il n’est pas ieur de sensue. (5. Que le lendemain à leur teuci » ils s’escrientl Ab mon Sa theur Jcfus-Cbsisti \ est dette s$si « urd’h xy quete têteuray vessie Corps çrvofhrt Sang, A me & D’famile y & s’entrerenant en de bonnes-pensccs, ils se leucront, s’habilleront pro


PAROISSIALE. 157

prement, de honcflement ; puis ayant fait leurs prièses ordinaires du matin, auec plus de deuotion qu’. lordinaire, y actioutant mesme les Litanies des famts pour implorer leur secours ; ils demanderont la bénédiction à leurs parents à genoux, comme nous au o ns dit, lequel que argent selon la commodité d vn chacun, pour faire l’aumolne aux pauures —, puis s’en. iront ainsi en leur Te Parroifhale, s’entretenant de quelque bonne perdée le long du chemin, de non pas regarder deçà de de la ; ils prendront de l’eau bruifle à l’entrée, feront leur prières, se réconcilietout (s’ils en ont besoin encor) ils se rangeront dans J.£glise en quelque place retirée, ou auec les autres, pour attendre l’heure de la Communion, de enten. dre la grande Messe > durant laquelle ils reciteront les heures de nostre Dame, ou les sept Pseaumes de quelque oraison propre à la sainte Communion.

Suit te des aduis particuliers, $, J.

I L les adücrtirà d’aller à loffrande auec ni cierge à la main allumé (si c’est Iacouftume) de estant prés de Communier, d’Eseouter attenduement la remonstrance qui leur fera faiste par celuy qui les doit Communier, de la mettre en pratique, puisque c’est la voix de leur P a si eu r, qui a reccula charge de Dieu non seulement, de les nourrir de fou Sacre Corps, mais aussi de sa Sainste parole. Il les actuertira que quand l’heure de têteuoir laSaindre Communion^fera Ycnuë, ils s’approchent auec va grand respect de la table, mettant bas leur chapeau, gands, heures ou Chapelet, de s’estant mis à ge. nouxjils prennent la nappe des Corrmunianslur leurs mains, disant lttir Confiteor auec vn grand ressentiment de leurs péchés de vn ferme propos de s’amender. Quand le Prestre Domine non mmdi


t} « L’ÊSCOLE

gnus>i\s diront dans le fond de leur cœur, Ha Seigneur te fais indigne tout à fait que vins entriésen mon corps, & en mon cœur, mais dues vne seule parole & mon ame Çera guérie. Puis ouurant la bouche médiocrement, actuançant vn peu le bout de la. langue sur les leures, ils recturont la Sainte Hostie, le gardant L’en de la porter contre le Palais de leur bouche, mais Phumcdant vn peu tafcheront de l’v1 er, Oc regarderont bien de cracher aussi-tost. Apres auoir rcccu sa Bénédiction sans faire aucune Priè¬


se ; sinon de cœur, ils se retireront en quelque endroit commode de rEglise, où ils puissent 1. Rendre grâces à Dieu pour vn h grand bien-fait. 2 r Luy ceprésenter toutes leurs imperfections, 5 cluy demander la grâce de s’en corriger. 3. Faire quelques Prièses Oc Oraisonspropres acela, qui font dans les heuses, ou dire quelque partie du Chapelet. 4. Ils fetout laumosne, & s’en retourneront bien deuote

roent Oc modestement en leur maison > éuîrant ce


ieur 11 toutes sortes de compagnies, j. Ils assisteront du Sermon, aux Vespres ; Oc visiterom les Hospitaux Oc autres lieux de Picte.


De U pratique des ceremonies extérieures de U première Communion. §.6.


O R afin qu’ils puissent bien vfer la Sain&cHostie, leur ayant fait faire la renocence Oc mettre 1 genoux prés de la table, la teste droite, les yeux • baifles : il leur fera prendre le bord de la nappe fut leurs mains, qui ne feront pas iointes en pointe, mais tiendront de la main droiteconne la poidrine le bord de la nappe, Oc de l’autre par defluus, c’« stenckrc contre la table. Purs il leur mooftrera le


pain qui n’est pas oonfacré, les interrogeant ce que c.est, îï quand le prestre a dit les parole de la son


PA 3 U> 4 f I À LE. 1 5 p

fecration s’il y a du changement 1 quand il’rompe l’Hostie consacree.Vi ! y a autant fous vne petitequ’en vne grande^Si rompant le pain, nqstre Seigneur n’est pas rompu &c. A près cela il leur 1 craouusir la bouche médiocrement, & suffisamment pour pratiquer extérieurement, ce que nous auons dit cy-ddîus, leur faisant bien vfer l’Hostie > de en cas de dessaut, il en donnera plusieurs à vfer à vn mesme. U leur donnera mesme quelques gouttesd eau, pour ayder a Pvfcistcur montrant bien àauancer le bout de la langue sur les dents, & enfin il fera répéter vne partie de ce qu’il a dit aux vns, vne partie aux autres, puis les congédiera.,

jiduis pour les premiers Communiants de la

Paroisse. $ 7 P Our les enfans de la Paroisse, il s’en enquesrera à leurs parens, rendra le tesmoignage de ce qu’il connoistra, de conférera auec ccluy qui fera députe pour faire le Gathechisme de la première Communion de ce qui fera à faire pour sesrectuoir. lls’en.

, querera de luy durant de suant le Caresme.fi set steoliers qui font en son Cathechisme profitent, s’ils font •modedes, s’il apprennent bien leurs leçons &c. afin de les punir en temps de lieu. Il fera prier Dieu pour eux a l’EscoIe le tour de la première Communion, se apres scelle il les regardera d’orefnauant non plus comme 1 des enfans, mais comme des Disciples de Nofire Seigneur, qui doiuent. monstrer aux autres l’exemple de toutes les Vertus Chrestionnes, lesquelles il leur enseignera ; comme de pardonner les injures, faire l’aumosne, enseigner leurs compagnons pour l’amour de Dieu &c. leur disant souuent, queceluy qui mange véritablement le Corps de Noftre Seigneur, doit viure non plus


160 V E S C O L E

pour luy (c’est à dire en contentant lesdefirs de f\ chair) mais en pratiquant les Vertus & aDions de lefus Chnft.


Le Maistre doit exhorter les premiers Communiant. §. 8.


L E Maistre pourra voir quelques jours auant là première Communion tant ceux de la Paroisse, que ceux de dehors la Paroiffcen particulier, leur montrant Timportance de l’action si Sainde qu’ils prétendent faire \ les interrogeant mesme de fois ! autre > notamment ceux qui ne feront point au Cathcchisme de la Paroisse, pour voir s’ils profitent là où ils vont^& s’ils ne perdent point leur temp$ par leur faute ; à quoy il fiutbicn tenir la main : de peur qu’au lieu d’aller au Cathechisme, ils ne s’amusenta badiner, ou àioüer ailleurs.


jiiuu pour ceux qui auront Communie auant que de venir à t Escole. $. 9.


C Eux qui auront dé.au Communie, si ç’a elle auant le temps qu’ils vinflent à l’Escole, il les interrogera, & les instrmra de ce qu’ils doiuent faise, notamment si ç’aestéaux champs, ou en quelque Parodie en laquelle on ne fait point de Cachechisme, & mesme différera leur Communion iusques à ce qu’ils soient bien instruits, & qu’ils ayent fait vne bonne Confessioa Gencrasse. Aux grandes Festoc de l’année, & mesme les premiers Dimanches des mois, selon l’aduis de leurs Confesseurs, les Communiads feront disposes en particulier pour bien Communier, par le Maistre, qui les instruira de se préparer cinq ou six ieurs auparauant à vne il Sain De aDion, & de se souuenir d’apporter auranc de préparation, quand ils ne feront plus à l’Efforc,

pour


V d’R<yi S

SIALE. m

pour retirer le fruid, que cette si Sainte action apporte à ceux qui s’en approchent dignement Quand il se renieront, u leur encharçem Je se bien iouue. V.

nir de tomes les bonnes pratiques, qui leur auront elle en (ci gn ces à V estole, comme de puer Dieu, soit & maim agenoux, s’employer à quelque cxcrcice^ou à l’estude, suit les mauuaises compagnies, & lire quelque bon liure, comme le pédagogue Chreslieu, rincroduction a la vie Deuote, la vie des Saints 4 Grenade, entendre la Messe, les Vespres, les Sermons & Cathechismes k inouss qui se feront en leur Paroisse. llestà norerqueses Licoliers doiuent toûieurs estre entretenus, d’aller au Cachcchisme de la Communion, uotaimv.ent ceux de la parodie, deux trois ans suiuansap : c, leur première Communion. Et à cette fin ils dllfteront à toutes les ceremonies & exhoitations qui le feront pour les nouue « ux Communnns, ce qui les renoiiucilera dans leur bon propos, u les aflcçmira dauancage en la Vie Chreltienne. A quov sud,. mes il feront exhorte, par le Maistre, en lorrant de EEscole d’Obseruer cela à trous ou quatre ans, à ce qu’ils se renouuellent d’an eu an en la deuonon qu’ils auroient pratique, la première fois qu’ils

ont Communie..

»

Altihode four instruire les enfant à la première.

Communion en tour lieu. §. 10.

L A première Communion des enfans est de si grande conséquence, qu’il est nécessaire oue l’on fade en chaque Parodie vn CatheiLisme, pour les instruire à la première Communion, tous les Dimanches « & Festes, & ourse ce, deux fois la leiAaine durant le Caresme, Ce Carcchilnie durera au moins depuis le commencement de rint.ee, instrics âmes


Ilt V’E & OLE.

Pasques. La Matière tic l’instruction fera, 1.Dr. Principaux Mistères de la Foy, & de tout ce qui est dans le Cathechisme du Diocèse : or en cas qu’il n’y eut point de Cathechisme ordinaire dans la l’a. roisse pour les premiers Communiants ; le Maistre doit instruire dans son Escole les futurs Communians, selon la méthode ey dessus prescripte, tafchant de gagner enuers Monsieur le Curé de la l’aroi fTe, qui 1 s puissent au moins eflrc Communies à part, le Lundy ou Mardy de Pasques, leur faisant quelque exhoitation, les faisant mesme aller à la Procession derrière les autres enfans ce iourladeux v à deux, auec vn cicrgeenmainpourvne plus grande renocence à la Sain£le Communion. Voyla ce que son peut dire maintenant sur ce sujet iusques a ce que Dieu nous donnant son Saint Esprit, la fan te 9 se lelossir, nous pwifïïons donner vn liure au public, contenant la méthode, & la matière d’inflniction, 5e les ceremonies à garder, pour disposer les enfans à la première Communion, selon la méthode qui se garde maintenant depuis plusieurs annés en quantité de Paroisses célèbres du Royaume & notamment en celle de S. Nicolas du Chardonet ; S. Paul ; S. Seuerin ; S. Benoisl : ; S. Mederic ;

S Germain de Lauxerrois de Parts &c. Il y a maintenant vn Formulaire de Cathechisme à Paris, pour l’instrsistion des choses nécessaires à sçauoir aux premiers Communiants, qui a eflé imprimé par l’ordre de Monscignour l’Archeuesque de Paris, & se vendchcs Pierre Targa, son Imprimeur ordinaire.


PAROISSIALE. üj

û à à â & & à à ûààà âs à à à È

CHAPITRE II.

DE LA

PRATIQVE DE

la Pieté.


PRES auoir enseigné les maximes de la mm Roi igion, & des bonnes mœurs, il en faut taire exercer les pratiques aux enfans, ce qui se fait tant aux Festcs & Dimanches à l’Egide, qu’à l’EscoIe > aux saurs de levons, aux prières ordinaires.


ARTICLE I.


De l.obligation des e n f a k s’av

Seruitc Diuin.

T Olis les enfans de cette Escole, rant ceux de la Paroi

☞ e, que ceux des autres, doiuent assister au seruice diuin Paroissial de cette tgliie, car ceux de la P a roi

☞ e estant obligés par droit naturel de venir entcndie comme oisailles leur P.ftcur pour têteuoir la Palturc des Sacrements, & de la p 4 soie de Dieu, des Sacrifices & des Prières : ceux de dehors y feront afi’ujenis, non polir les destourner de leur Paru fie., mais pour leur enseigner la façon d’y bien assister quand ils ne (eront plus en cette Escole., car tout de mesme que on les y enuoye pour estre instruits de la Pieté, & de la science les tours ouuriersi ainsi il y a pareille & plus sorte radon de les obliger à venir pratiquer dans vne parodie, les dcuoirs paroissiaux, pour leur apprendre à en conti L, J,


1.4 • L’ESCOLE

nuer la pratique tout le reste de leur vie : par ce que ou leurs parens ne les meinent point auec euxato feruice Paroissial, ou bien s’ils y vont, ils vont cajoler aoec les autres enfam, & il s’en est rrouue taefme de grands, à qui on donnoit licence d’aller ; leur Paroisse en quelque Escole » les Dimanches par sépafle, qui bien souuent raesme n’entendoient • pa$ la Messe, ce qui a fait tenir la main à cette pratique ; veu que de deux préceptes qui concourent ensemble, & ne le peuuent accomplir, ! ! faut sustice celuy qui oblige leplus.ainsi le précepte d’entendre la Messe à la Paroisse estant moindre que celuy de la bien entendre y auec toutes les circonstances nécessaires, il s’enfuit que cesse inuention ne seruira pas ideferter les Paroiflbs en ce cas, mais à les peupler mieux dorefnauant, puisqu’ils ne voyront de n’entendront en me Eglise ParoissiaJe, que la pratiquedesdeuoirs ParoissiauX.Cette seigle n’aura lieu aux Paroisses, où les enfans feront conduits de gardes par quelque Prestre, ou par leurs parens durant les offices Paroissiaux.

Il faut enuoyer [es enfant les Autres Paroisscs 4 Pafqttes, aïs tourne Patron y & de Dédicacé à leur Paroisse. $. I.

L e m’aiftre cnuoyia ncantmoins, aux quarre ou six principales Festes de l’année, le ieur du Patron de de la Dédicacé, quelques-vns des ïctoliers de dehors la Paroisse à leur feruice, sçauoir ceux qui Communient, ceux mesme lesquels le Maistre sçaura que les parens ont soin de mener auec eux à tout le feru « ce Paroissial, & Sermon en ces tours. J c’ieur de Pasques il doit enuoyer tous les enfans de dehors la Paroifie, sous la conduite de leurs parens. Et pour les deux Festes suiuantes ils


PAROISSIALE. K.

se rrouucrront auec les autres Lfcoliers. Quand les l’elles des patrons de la Paroisse dcquelquvn des Escoliers viendront en vn ieur de leçon, ces EscoJ ici s feront obliges de venir enrendre la Messe ce ieur si en L’Eglise de l’Escole^puis le Maiflrelcur ayant fait quelque petite exhoitation sur les Venus de leur Patron, leur recommandant de le bien prier & honorer, il les enuoycra entendre la Messe, Ser mon, Vespres. & Salut, en leur Paroisse, leur donnant conge ce ieur, à cet effet seulement. Il pourra charger quelqu’vn d’entre eux qui soit le plus sage dcprendt

☞ gnrde, si chacun d’euxs’y trouuerra, y priera Dieu, à : le comportera modcflement, « & auec deuotion, pour en faire son rapport le lendemain au Maiflie, auquel cas, ceux qui se rrouucrront en Lutte, feront chaslics exemplairement.

Maniéré de tenir les enj.ms a l’Eçhfe. $. 1.

P Our bien tenir les enfans en respectl a l’Eglise, il faut que dans les Paroisses nombreuses, il y ait vn lieu, soit vne Chapelle ou autre place auec des bancs, ou les enfants puissent demeurer aux ieurs & veilles des festes, durant tout leseruice Paroissial, auec le Maiflrc : & dans les lieux moindres en peuple, comme dans les pentes villes, bourgs ou villages, où il y auroit commodité ou le nombre des enfants neferoit grand, on les pouroie ranger bien proprement, dans le Chœur, autour du lectrin ; metant les plus grands deuant, & les petite derrière, « & cette façon ou elle fepeut pratiquer clf excellente, car outre la presccc du Maistre qui cl\ aussiœur auec eux, le rcfpest du saint Sacrement de l’Autel, de onfieucle Cure, les tient d-ms vnegrande modestie : par ce moyen, on leur enseigne à bien chanter auec le Chœur, & à dçuenit bons Chrestiens, au lieu de.iouer, badiner, caioller, courir dans les Eglises

L ni


L’E S C O L E

durant le feruiee diuin ; comme il se fait ordinairement dans la p ? uf-part des Paroisses des Champs, se • de la ville. s. f. fau droit mdmr que les pères k mères, assuremfle » t leurs en sans, oui n noient pas à I. F (cale defe nouner ranges, 5e obéir en tour se partout auM t’strt, le. Fedes & Dimanches à l’rçlise 5e aux Procédions mlouc^ 3 l’aaçe de seizeans. Oi. ux Peine où il y auroir p’uftcurs Maistres en vne mesme Paroi

☞ e, ils doiueiv conucnir charitablement les vns auec les autres, d’.ir 1er eneomun se cri particulirait pratique, que » c’menvav déduire dubon ordre des enfants de S Nicolas du Chai do met, & autres Parioisse de paris (& ailleurs, uin F ». des & Dimanches, que l’on a comence à obseruer en séancoup d’autres lieux. Il faut ncantmnins au cas (üfdir, f orc entendre aux enfans, qu’ils ne doiuent jamais de, meurer dans le Chœur, quand iIsseront grands, & que ce n’ed, que par vne grande rrccrflrc, que l’on leur y permet l’entrée, puisque c’c’est le lieu des Pressi e$, & Clercs seulement, & non des Laïques de quelque condition qu’ils puident estre.


ARTIC L E IL

De CE Q^VI SE

DOIT

FAIRE LES SAMtDYS

aux Vespres.

L Es Dimanches & Fedes, selon l’inditution de la sain&c Eqlise, commençants des le Samedy, ou le ieur precedent aux premières Vespres ; à cét effee le M-iiftic tera venir ses Enfans à l’Escole tous les Samedvs, ou veilles des Fedesnon solemnelles, apres midv, vn qpart-d’heure auant l’ordinaire, à ce qu’ils puissent satisfaire « \ leur leçon & aux Vespres. On commercera la leçon par la prière ordinaire, se pour


PAROISSIALE. 167

faciliter cela, en cet apres midy, les Decurions ne feront réciter, de les Maistres ne feront dire aux enfans, que la moitié de leurs leçons ordinaires, afin qu’vn chiqu’vn p jifl’e auoir dit sa leçon auantja fin : & les escriuains escriront à l’ordinaire.

D « temps d’aller à f r espres, §. U

QVand son fonnera U dernier coup, le Maistre les actuertira des Pfalmes, de Hymnes que l’on doit chantera Vcfprcs, puis les ayant rangés deux à deux, il les fera aller à l’Eglise, auec grande modestie, mettant les Obseruateurs de intendants à cée effet,.rlcuant de à code du rang pour l’es conduire : pour luy, il marchera le premier pour leur faire prendre de l’eau beniste en entrant en l’Eglise, auec renocence, ij> f alueront en faisimr genufiedtion le S. Sacrement s’ils p a fient pnrdeuant, ou qu’ils entrent dans lcChœur, ou au moins (allieront l’Autel deuant lequel ils se crouuent ordinairement —, puis le rangetout chacun à leur place ordinaire à genoux, laquelle leur fera afiîgnee par le Maistre, metcant les petits à sa vcuëjpour les actuertir de leur deuoir. Estans places, ils diront Ofalatans, pour saluer le S. Sacrement, de vn Pater de y]ne, chercheront (sans parler l’un à l’autre pour quelque occasion que ce soit) ce que l’on doit chanter dans leur liure, de les petits qui ne sçauent encor lire, prieront Dieu auec leur Chapelet. Il est à remarquer que toutes de quantessois que les enfans entrent ou sortent de l’Eglise, vn ou deux qui doiuent estre les deux Obseruateurs pour arester la porte s’il est besoin : le Maistre ensuitte aura soin de voir ceux qui ont vn bure, 0.1 Chapelet, leur en fournirai les ayant remarque, les chastiera, afin > de les tondre plus diligens vn autre fois.

L iiij


L’E

SCOLE



Ecsfncresdtla Messe & des I r espres, $. 2,

P Chir les prières qu’ils doiuent faire à l’Eglise, les pare p « nts qui pe sçauent encor lire, doiuent dire toùioms leur chapelet, & les autres qui coir\~ mencent à lire, ieurs tepr Pseaumesou les Litanies des Saints. auec le chapelet durant tous les < stiers. Pour ceux qui sçauent bien lire en L.vin, ils doiuent ch inter aux Vespresauee le Chœur. Durant la Mc lie ils chanteront auec leChœui le

☞ yrîe y Gto y ; » t 9 Cresin, $AnEUis y O Sûlutuns^ & ils diront

l’Office de la S. Vierge, le reste du temps de la Messe : tout cela se peut pratiquer par tout selon la commodité des lieux. Si le lieu où sont tancés les enfans durant la\ ! f(Te, ne permer pas qu’ils chantent. uce le Chœur ; 11$ réciteront le mesme Office de U Vierge entier.


t


^ dut s sur le retltrdement de l’Office. $.

S T on rerardoie trop long-temps à commencer rOthcedoit les Vespres.soit la Messejapres qu’ils feront entres en l’EghfcJc Maistre les pourra faire ailcoir modestement, leur recommandant de prier Dieu durant ccrcmps, comme de dire les Litanies du S. Nom de le fus, ou de la signifie Vierge iusques à ce nue l’on commence à ch.mtcrrde toutes lesquelles cholo cv dessus le Maistre actuerrira foulent en ses Caiheclusmes, notamment les noixue-’iir & pourra niesme charger sesDçcurions de faise « nor iherhs heures & les Chapelets en ces ieurs a vn ch’.

☞ m de ceux, qui en doiuent apporter, auant la leçon en rectrant, selon que le Maistreles actuertira de temps en temps selon leur capacité \ 5e ainsi IcMailïrc pourra plusf ressementlcur en taire prestçr, auanc que daller en Ezghfe. Ceux qui viendront


PAROISSIALE. 1.9

tard ; rEglise demeureront à genoux deuant les banc$ suscjucs au flânai du Maiffre, & alors ils se leueront & iront modestement s’affeoir a leur place : ce qui s’Obsesucra en tous les offices de Parodie.


Du commencement du ch.nt, $, 4.


A V fïi-tvff que son commencera Deus wadistroriurn au Chœur, ils le leueront modestement & feront le ligne de la Croix, le Maistre cependant demeurera ait milieu du dotant tics bancs pour ce n dm c’les voix de ceux qui clnVent auec le Clicrut à ce qu’ds sument, n’allant ny plus doucement, ny plus promptement^ 2 cét effet il prestera l’oreille en mesme temps aux voix du Chœur, chantant 2 mesme ton A : mesure : Il poussera sa voix le plus qu’il pourra, a ce que personne n’aduance, <& qu’il serue de règle a tous les Escoliers qui chantent, notamment aux petits, pour cutter la cacophonie.


Dh commencement des P filmes de f r espres. §.

A Près le Gl^au du Deus in Adiutorium, il les.lY fera tous afleoir, luy’ccpendant demeurera debour au milieu, pour prester l’oreille au premier Choriste qui entonne le premier Pfilme, pour donner le ton, & il leur dessendra de commencer à chanter que au Verset des Ecclésiastiques qui font de leur code au Chœur, tant aux Pfalmcs, Hymnes, & Cantiques. Il actuertira ses Escoliers louuent à l’Escole, que personne ne commence iamais à chanter qu’apres luy, & leur avant bien fan prendre le tondu Chœur, il s’affbira à la place Pc se couurira ; laquelle place doit estre au douant des bancs des ensuis, a ce qu’il les puisse venir en face, de nduertir d’vn signe d’œil, ou de voix basse, ceux qui deronnent, ou qui causent, ouïes petits qui ne prieur pas D^u,


ï 7 o L’ES CO LE

en les menaçant tout bas : se gardant bien toutefois de les frapper Jamais dans l’Eglise, mais reseruant toujours à faire la correction de telles fautes. quand ils feront à l’Efcnle, de peur que les assissans voyant cela ne iugent qu’on les traite à l’Escole trop rudement (ainsi que l’experience a fait connoistre.) Quand il y aura des N eûmes à la fin des Antiennes ce qui se fait toujours les Festes se Dimanches à Paris, Ils les chanteront auec le cœur, (Et non pas les Antiennes ny Respons) sinon ceux de Compiles, Cela s’entend quant les enfans ne font au lectrin.

aidaisfar Lt garde des enfans À l.E(Jsse, §. 6.

QVand on touchera l’orgue, le Vf aiftrepoussa faire la ronde ou reueue pendant le temps que l’on touëra les Antiennes, pour remarquer ceux qui ne prieur pas Dieu, ou qui causent, & les actuertir doucement. Quand on ne touchera l’orgue, il ne Jailîëra de fane t e r se reucue vne fois durant les Psalmes des Vespres. Qirpdil y aura vn respons à Vespres, comme aux pi causeres de l’Office double à Pans ; il actuerrira ceux qui chantent, de lire les Litanies du S. Nom de sesus ou de la sainste Vierge, commençant des que son chantera le Capitule, dutant ce temps iusques à l’Hymne > & mesme ceux qui n’auro’ent point l’Hymne que l’on dira dans leur liure, iL pourron : dire les Heures du S. Esprit durant le temps des Hymnes, si toit que son commencera l’Hymne de Vespres, il les fera mettre tous a genouxîuy feu 1 demeurera debout com^ 111 c’le t hœur, estint obligé de s’v conformer toûjour f s’il est Fcclciïastique) en citant vn des membres, encor qu’il ne soit placé auec les autres > s’il est Laïque, il fera comme les en Lins. Durant qu’il faudra chanterai ! se tiendra au deuant des bancs


PAROISSIALE. 171

pour faire firme ceux qui chantent le ton, & le chant du Chœur à leur tour. Lors que l’on commencera le Afa^nificat, il les fera leuer & faire le signe de la Croix auec le pouce sur le front, sur la bouche, sur le cœur, comme à l’Euangile, faiftnt le mefhi® a N une dimittis, <& à B cnedtttus —, qui sont des Cantiques tirées du S. F.uangile. Apres le Magnificat, il les fera remettre à genoux iniques à Conucrte nos I. » chs de Complie, & s’il y a plusieurs mémoires aux Vespt es, U actuertira ceux qui chantent de lire les Litanies des Saints durant ce temps, de peur qu’ils

ne se diuemflent à qurlouc autre chose. Il faut au aï

• 1 1

prendic garde aux petits qui ne chantent pas, s’ils ne cajolent point, & s’ils prieur Dieu, & les en aducrtirde temps en temps.

induis pour Ils Compiles. §. 7.

S I tort que l’on commencera. Connerie nos des compiles, ils se leucront & faitont lefignede la Croix du poulee sur le cœur, liège de la volonté, à ce qu’it plaise à Dieu de la conucrtir à luy, & en fii ; t te sur le corps auec la main en chantant auec le Chœur, Dens m’adiutor^um : apres le Gloria, ils se raffbiront iusquea l’Hymne, chanteront modestement dans leur liure, de peur qu’ils ne dmaguent la veuc & que la mémoire ne le puisse tromper : le M aiftre demeurera de bout deuant eux, pour conduire leurs voix, de peur qu’ils ne dcuancent > ou retardent apres le Chœur, les fai fane en ce cas arrêter tout court, par vn signe de main ; puis s’ailoira nu premier P sa I me, ils se mettront a genoux à l’Hymne & y demeureront iusques à N une dtmttns, durant lequel ils (eront debout & apres, ils se remettront à genoux iulques à la fin de l’Antienne de noslie Dame, fiaonau temps de Pasques, que son dit


. 7 »


L’E

SCOLE


R(gin 4 c.si y qu’ils se tiennent de bou.” durant isole, se remettant à genoux au Verser 5 e durant l’Oraison. Il remarquera exactement les causeurs & imroodestes de l’se ghfe & les punira exemplairement.


JDu retour à l’Escole auresie de U feçon, 5. 8.

A Prcsl’Antienne denostre-Dame, 1 ! les fera retourner deux à deux à rEscole, comme ils sont venus, faisant la renocence ; noftee Seigneur & à la Sainte Vierge, les faisant conduire parle feu-Maistre. ’il y en a, les Intendants & Qbferuateurs qui prendront garde à U modestie, marcheront deuant, & leMüstre demeure le dernier, pour faire garder la renocence ; stiglise, & actuertir ceux qui manquetout, leur monstrant doucement s’ils font nouueaux, comme il faut faire, les renocences ordinaires Estant retourne à l’estole, 1 ! depoüillera son Surplis, s’il est Clerc, & continuera la leçon ordinaire îusques apres les trois quarts, lesquels estant fonnes on donnera le signai de la clochette, au son duquel chacun pliera ses nures & se nm r tra en deubir. pour entendre la petiteremonstrance. Tous les Samcdvs, ou au dernier ieur de la Seimine, ait lieu de C.uhechisme. Il les actuerura de produire trois a<fle5 de vertu, 1. Remercier Dieu de toutes les grâces tant de l’esprit que du corps qu’ils ont recrus cette semaine. les specifiant en particulier selon le temps qu’ils feront arrmes 2. Del uv demander pardon de tous les péchés quMs ont commis, comme les immodesties n l’Eglise, p irestes à l’Escole, mensonges, def obcïisan, ce a la maison, 5 ce. & icv il pourra reprocher les fautes particuliercs qui auroient este fores durant cette Semaine, canroft les intimidant rantost leur se.monstrant par amour leur deuoir, q\ il est si : y le à faire. 3. Demander la grâce à Dieu, par les pritre.


P A RO

☞ S T AL K. 17 ^ de la falustre Vierge sa mère, de bien commancer la semainc fumante par le S. Dimanche.les exhortant à se troiuitrdebonncheurci l’Escole le lendemain, pour assister au seruice diuin, quelque promenade ou exeuse qui se peur présenter, pour les en détourner ; puis il fera dire les Litanies de la fainesse Vierge à genoux, par les deux recitatcurs à cette intention, & les en sans respondtont, ora pro nobis, & ensuitre les prières ordinaires du soir, comme nous dirons cyapres au Chapitre des prières, à la fin desquelles le rccttareur lira raduercillemcne des Fettes qui commence,.// rft bien raisonnable ; çrc. pmslcs renuoira en la forme que dirons cy-apres en la pratique de l’Escole.

’Des vrilles des Ftftts non solemntUts. $, y.

L Es veilles des Pertes non Solemnelles on obsesucra tout ce qui a crte dit cy-dessusexcepte que x la fin au lieu de faire les trois a<rtcs susdrs de semeferment, decomrition & de pétition : le Malitre aura, soin auant la leçon d’apres rnidy, de même l’Image du Saint ou de la Sainte, duquel la Fertefe fera le lendemain à la place designee, & leur dira quelque chose de l’Histoirede la vie du mesme

Saint. s. m. flanc par quelque miracle, ou action remarquable de sa vie, implorant son secours & leur rccommandanc Lnflistance au seruice Diuin le lendemain. son ne dira point les Litanies de la Vierge, mais seulement les pneres ordinaires du soit, & ensuitre l’aducrtissement, Il rfr bun r.iisonvable. Puis ^près ils s’en iront, & les Obsemateurs prépareront sur la cable le Calice, luire, couflîn & burerret, pour monstrer les ceremonies de la Messe le lendemain, comme il fera dit cy apres.


L’ES C O LE


Quelques Obseruatinnspour les Sasnedys çfr veilles des Festes durant le Car efine. §. 10.


D Vrant le Caresme aux Samedys, & veilles de Festcs ordinaires, les enfans doi-sent demeurer à l’Escole au matin iusques à ce qu’il faille qu’ils aillent aux Vespres, & pour ce, la Messe ordinaire du Maistre ne commencera qu’à sept-heures & demie, le Maistreaura soin que la prière ordinaire d’apres la leçon soit faite, auantle dernier son de Vespres, lequel formant il conduira les Escoliers à l’Eglise à l’ordinaire fusses bancs, ou ils chanteront à l’ordinaire, comme il a este dit des Vcfprcs du Samcdy : ceux qui n.auroient encor entendu la messe, (cmetnont à genoux dans quelque Chapelle ou on la dira pour l’entendre, le Maistre y prenant garde exactement. Si la Messe est acheuce deuancles Vespies, ils se meciront dans les bancs à leur place ordinaire, pour entendre le reste. Apres Vespics ils s’en retourneront modellement chez eux.


De Cap ses midy des Samcdy s & veilles des Festes durant le Caremie % §. si,

A Près midy le Maistre & les Escoliers entretout a l’Escole, à l’heure ordinaire des autres ieurs de leçon & chacun lira > escrira & le Maistre fera reciter la leçon toute entière, ainsi qu’aux autres ieurs de leçon. Quand on sonnera Compiles, on les fera aller à l’Egide deux à deux, pour assister& chanter, & apres l’Antienne de nostre Dame, ils retourneront à l’Escole comme il a esté dit cy-dessusl les Maistres continueront à faire leur deuoir mfaueà quatreheures trois quarts, que le Maistre leur enfergnera comme aux Simedysdes autres temps les trois actes, & en suitte on dira les Litanies de la


PAROISSIALE. 17 s

Vierge & prière ordinaire du soir, <cc. comme nous auons dira l’article des Samedys. Aux veilles des Festes, s’il n y a Cathechisme ordinaire ce ieur la, on fera tour comme à l’ordinaire des autres ieurs de leçon, si non qu’ils iront aux compiles, on fera quelque instruction sur l’Image du Saine, à quatre heures trois quarcs, la prière ordinaire du soir ensuitte y apres laquelle on fera la remonstrance, Il ejb ht en raisonnable, < 3 ce.


article III.

»

Observation de ce q, 1 se doit faire les veilles des grandes Festes.

L E s veilles des grandes Festes Solemnelles de l’année, qui font ; Paris, la veille des— Nicolas qui se doit Obseruer par tout, citant le Parron de tous les Escoliers ; La veille de Nocl, de l’Epiphanie, de la Purification x le Samedy de Pasques, La veille de la Tranflation de S. Nicolas, La veille de la Pentecofies, du S. Sacrement, de l’Asiomption, & de la Natiuire de NoftrG-Dame, de S. Denis., de la Toufiainst, & de fainéte Catherine pour les Escolieres, auxquelles on obstructa ce que nous allons dire. Ces Vigiles se pourront seigler ailleurs, prenant les Patrons ou Patrones propres des lieux & Diocèses, fins iamais obmettres. Nicolas & faincte CaihcrinePatrons Yniucrfels des EIcol.crs.


. Dcs obseru Ati ont & mortifiions qui se doiuent faire en £ Escole, en tontes ces veilles. $. 1.

L E s Escoliers seront obligés de ferrouueri vne heure & demie apres midy à l’Escole en Esté en Hiuer en ces veilles ; ils Rapporteront aucun lac


. ? 6 V E s C O t E

ny Icttrei, ny papiers, ouliures, (ïnon leurs heures pour assister aux Vespres pour ceux qui Içauent lire, les petits leur chapelet. A vne heure trois quarts, le lesteur lira la vie du Saint, ou le difeours du Mistère (comme il est dans la légende des Saines) iusques à deux heures, & le Maistre tafehera de Ce trouuer à cette scesturc, pour tenir vn chacun atren. tif. Durant ce temps, les Obseruatcurs & Intendans prendront garde à ceux qui badineront, oucauserontsse cLftnbuanc aux quatres coins dcl’Escole, comme aux Gathcchismes ordinaires.A deux heures Maistre fera faire la priere ordinaire deuant la leçon d’apres midv, &Z en suitte leur proposera quel ques questions sur les parties du Mystère, qui aura este explique au Cathechisme de l’image de cette Feste le ieur precedent. & mesmele paracheuera s’il ne l’auoit este, tafehant de tirer (en interrogeant les vns les autres) quelque chose de pratique, pour en faire r emporter le fruid a ses auditeurs. Quand l’heure du dernier (on approchera, il les actuertira des Pfalmcs, & Hymnes de Vcfprès, leur recommandant la dcuocion, & lamodestic en tout le seruice diuin.


Aduis sur les P r esprcs de ces veilles. §.2.

QVand le dernier coup Tonnera, il les fera aller à l’Eglise assister 5 e chanter aux Vespres, comme auons dit cy-dessus : si ce n’est que l’on confessaft proche des bancs des Escosicrs, en ce cas, ü leur fera réciter les Litanies du Nom de lcfusou

ou des Saints, Je reste du temps des ^ espres, & à la fin durant l’oraison de l’antienne de Nostre-Dame, il leur indiquera de dire tout bas le Parer, Ane & Credo, puis les fera forcir par la porte ordinaire vn un, pour s’en aller modestement à

leur


PAROISSIALE. 177

leur maison, leur donnant le reste du temps de la leçon libre, afin de les rendre plus diligents les Festes fumantes, au seruice diuin.’


ARTICLE IV.


Dï CE QVl SE

DOIT

FAIRE LES

Dimanches.

0

L E S. Dimanche ayant este instiruc de Dieu,’pour estrecmployc en œuures Saindes, par les ’Chresfens ; pour donner vn bon enseignement de cette vericé aux erisans, il Icsfaut i.dcfloumer de loccasion du mal, auquel sont adonnés ordinairement ceux de leur aage en Ce S. ieur, & les cm { ►loyer au bien, par de pieux & Sairjds exercices,, esquels nous allons marquer. qui ont est cs institués des-le temps des Saints Apodres en la narflance de l’Eglise,’à sçauoir la Messe Paroiilsale, le Piofne, Sermon, Cathechisme & Vcfprcs. Caries premiers Chrestrens commèll est dit aux actes des Apostresi. erant perjenerantes tndolhtnn y-ipoltolorum y comvwntcatiune frastiquis pani. & oration : bns

☞ r pour détourner les enfins du mal. qu’ils pourroient counadrer les ieurs des Fedes se Dimanches (ausquels ils ne sont obligés à la leçon de l’Escole) par là lianrife des autres enfans du lieu de leur relui ence » il leur faut faire pratiquer exactement ce que nous allons d’Escrircw


. Dc —l’heure de venir à T Essore, & des pratiques des

Dimanches. §. 1.


I L feront obliges de venir les Dimanches à l’Efle à hmd heures, chacun à leur place ordinaire > où le Maistre vn quart-d heure apres, fera lire quel.

M


.’L’ES C OL E

que estose du Pédagogue, ou du Grenade, ou de 11 vie des Saints, iulques à hui<5t heures de demie y 1 laquelle on fera la pnere, c’est à dire la mesme qui se fait tous les ieurs au marin, excepte qu’on ne dira pointles Litanies des Saints, comme nous dirons cy~ apres. Apres la Pnere la porte demeurera ouuerte de ceux qui viendront apres, demeureront à genoux par pennence, rendront conte de leur pareste, & feront punis selon leurs démérites. Le Maistre fera vne petite instruction tantost du S Dimanche, tanroft de la maniéré de bien entendre la Messe Paroissiale, de l’obligation qu’ils y ont, selon la couftume ancienne de l’Egide- : il pourra sur ces matières dresser quelques instructions Cathcchistiques, pour s’en seruit en ce temps, proposant trois ou quatre questions à chaque fois, de mesme il pourra finit par l’Histoire de l’Euangile du Dimanche occurrem ; enfin il leur représentera les dessauts ordinaires qu’ils commettent, soit à la Procession, soit à la Messe dcc, afin qu’ih s’en fouuiennent, de continuera ainsi iusques à ce que le dernier coup de la Messe soit fonne, apres lequel il les fera ranger deux ; deux, fai fine marcher six des plus grands deuanc de tafehant de les apparier, mettant les petits a jacquette auec leurs semblables, de mesme la couleur des habits l’vre auec l’autre, à ce que ce soit vne petite armée bien rangée. Il méfiera au milieu du rang deux des mieux jduifes pour tenir l’ordre : au derrière marcheront les Obseruateurs, de à cosicles Intendans pour les eorduire en cét ordre à l’Eglise droit au milieu de la nef, marchant droit vers la porte de l’Eglise. S’ils pafirnt par deuant le S. Sacrement, ils feront i. génuflexion bien modestemcne, deux àdouxtVu apres l’autre. Or afin que cette petite troupe soit bien conduite dans ce bel ordre, le Maistre mar


I


PAROISSIAL E. \J 9 thera le premier, & le Sous mnislrcderricrf, lr5 exerçant à ccue génuflexion le Dimanche quelquefois, auant que sortir, & pour les bien faire marcher, il les rangera mut exprès dans I’Escole, ou dans U Cour (s’il en a) auant —qu’ils sortent.

De l’.rriu ; c’de T Eglise. ÿ..•

A Mesure qu’ils arriueront, ils se mettront à genoux queue à queue, citant tournés vers l’Autel : & si le long de la net depuis le Crucifix iusques 1 la porte, nefiffit pour contenir tous les steoliers, le Maistre fera ranger a genoux le reste dans quelne place commode : si on faisoit le petit Piofne du usel quand ils arnueront à l’Eglise » il les faudra faire attendre, pour les faire passer qu’il fou dit, s’il n estoir pas encor commencé, ils se rangeront & l’escourcront à genoux auec grande modestie Sitost que le P retire commencera iafpciger l’Aurel, ils se Ienerent de bout, chanteront auec le Clie ur & se Maistre tiendra la main à ce qu’ils n’auansent^xqr retardent le chant, soir en trainant trop, toit allant trop promptement : durant ce temps d leur fera préparer leurs heures ou leur chappdct, pour prier Dieu à la procession.

De l’ordre de la Procession. $. 9.

S I roft que les Chantres commenceront le rcfpons de la processionjc Madlrc les fera marcherou au Cimetière, ou au dedans de l’Egide, ce qu’il caschera de sçauoir au certain auant laProcession.il marchera auec eux deuant la Croix. tantost au commerce. ment du rang, tantost au milieu, untod à la fin, pour Obseruer & actuertir ceux qui ne prieront point Dieu, ou qui regarderont d’vn autre codé ; car il. doiuent dire leur Chapelet, ou bien lire les Litanies


iffo L’ESCOLE

des Saints dans leurs heures. Durant I. Procession, on fait la prucession hors de l’Eglise, ceux quiont des Chapeaux se couuriront & les pênes retroussefont leur laquete de peur de la gasler, & marcheront bien modestement, sans regarder ny deçà, ny dclqt, a quoy le Maistre doit prendre garde exactement iusques à leur place de I Egide : s’ils passent druant le S. Sacrement, ils feront la genuHexion deux à deux, comme ifs ont fait en cnirant, à quoy le Maisseedonnera ordre, demeurant en cette place durant qu’ils pnfleront. Ceux qui viendront apres la Procession, demeureront à genoux proche les bancs, iusques ; ce que le Maistre leur face signe de la main de le leuer & ils iront à leur place, ce qui leur seruiri de pénitence, laquelle sera prolongée autant de temps que le Maistre iugera à propos, ayant soin touressois de les faire p rier Dieu comme le autres..

A

Dh retourd.U Procejpon. 1.

S I la ProcefGon passe deuant les bancs, les Escoa liersy demeureront debout chacun en sa place ; iusquesà requetoiu le Clergé & les notables de Faroisse feront passes, & quand la Croix passera, ils feront la renocence, comme aussi ils (aluëront le Célébrant faisant vne inclination de la teste ; s’il se trouue quelque Prélat en la Procession, qui dpnnaft la bénédidîon au peuple, le Maissieaura soin de les en iduerrir auparauanc, les fera messe a.genoux & leur commandera de produire vn

☞ te de contrition, pour têteuoir la bénédiction Episcopale auec fruit S’il y auoit d’autres Enfans de la Paroisse, qui ne suffcne pas Escohers de cesse Escole, ils seront rangés à la Procession auec eux tous les derniers vers le Clergé, & au retour de la Ptocession, seront placés en quelque lieu commode, eu quelque Ec

PAROISSIALE. 18i

clossissique, ou le Maistre d’Escole, puisic auoir soin de leur bien faire entende la Messe, leur faisant pratiquer les mesmesceremonies quauxEscoliers de l’Escole.

, Du commencement de Ugetnde Afesfe. J. l.

S T — tort que son commencera Tlntroit de la Messe, le Maistre les fera tous mettre à genoux, faire le signe de la Croix & dire J’llier, 4°. e, Crsdo % bi Ccnjucor, pour se disposer à bien entendie la Messe Puis il verra h les petits disent leur Chapelet, ceux qui commencent à lire les sept pfcaumcs, 5 e ceux qui sçauent bien lired’Office de la Vierge comme nous auons dit, cy dessus. Il demeureront a genoux depuis Tlnrroit iusques au kyrie, durant les Oraisons, be d’epuis le SanElus iusques au dernier Euangile de la Messe. Ils feront debout durant les. deux Evénngiles la Préface, & le rcfle du temps, ils se pourront afTcoir madestement > s’agenouillant à ses paroles du Credo & lncarrutus est, & be durant seremps que les Elcobers feront nflîsje Maistre s’afsoira ai fli ; sa place sinon qu’d tuft besoinden sortir pour actuerrir quelqu’vn de son deuoîr, oir pour faire donner Chappelet ou heure ; quelqu’vn, qui n’en auroit po’int, prenant garde exactement à ceux qui feroient semblant de prier Dieu ; ce qu’il pourra reconnoistre en regardant dans leurs heures, comme ils auancent depuis qu’ils ont commencé. ]i pourra mesme aducitir de la place ceux quM verra oucaioler, ou regarder, ou pousser quelqu’vnde leurs compagnons : reseruant de les punir en Temps be lieu. Aux lieux où lesenfans ne pourront incommoder les Confesseurs en chantant, ils chanteront ^uee le Chœur, selon que le Maistre troutictraboi%

& on Obseruçra le mieux qu’il fera possible l’oidrc

M au


lû L’E SCÔIE

de la Procession & assistance de la Messe, comme il a esté de sa dit.

Q^i n’est on dira l’EuangiIe, il les actuerrira de faire, a son exemple, les trois signes de C’roix auec le pouce droit, sur le front, sur la bouche & sur le cœur ; montrant aux plus petits & aux nouueaux comme Ü faut faire on leur prenantla main.


D « de-soumer dit E[coïters m’$.

I L est apropos de mener dé — Tuner les er.sans hors de ! # Eglise, apres l’Offertoire en quelque lieu commode, s’ils ne peuuent attendre apres la M effe, ce qui n’est à propos de hazarder, dépenr qu’il n.en arrme quelque incommodité aux enfansv le Vlaissre donc les conduira en ce lieu, soit en (on Escole, G elle est toute proche dd’Eglise, où çftans cm. arriués, il fera dire le Rencdtest tour haut au recitoreurdelapritre, tous estans debout, les mains jointes, comme il se dit à l’Escole ordinairement, puis apres ils def-ieuneront durant vn pcit quarcd heure, apres lequel il fera dire les grâces ordinaires & ayant têteuilly les refies du pain pour les pauures, le Maistre le distribuëra, & conduira les plus grands au Profne, & mesme quelques vns des médiocres qui auront iugement pour retenir quelque chose ; à cée eff’ël il les Fera marcher d’ux à deux, sa fint la génuflexion en entrant aus Sacrement de rAurcI, & le Mustre demeurera peur prendre garde auximmo. destes, & les conduire aux bancs à la fin du Trofne, les faisant retourner auec pareille modestie ie reucreoce qu’ils sont venus. Cela se.doit Obseruer aux lieux où le Profne fr fait durant vne bonne demieheure, & aux lieux où on n’rn fait point, il faut faire retourner tous Ici enfanS, apies le de-jeuner a leur


PAROISSIALE. 1.5


De ce qui est à faire le reste de U grande Aiesse

des Dimanches. §. 7.


A Près le Profne tous estans retournes en leur place assis, ils continueront leurs Ptïeres com.

, me auparauant ; & s’il y en auoit quelques vns qui ne fartent pas venus au commencement de laMeffe » comme apres 1 c Kyrie, Gloria f l’Eptstre, SCc m’Il les fera forcir de leur place pour leur faire entendre vne Messe barte, qui se dit a en quelque Autel, & mesme s’il en auoit remarqué quelqu’vn des autres qui n’auroient esté suffisamment attentifs., soit en badinant ou ne priant Dieu durant quelque cspace de temps notable, il les fera pareillement sortit des bancs, pour entendre la Messe toute entière, les faisant mettre à genoux, & les actuertifiant d’estre attentifs, ayant l’œil sur eux pour les faire prier Dieu, reseruant le chastiement de telles fautes à la première occasionril se gardera néanmoins de les menacer, de peur que la crainte du chastiement, ne leur fift faire l’Escole buissonnicre le jour suiuant. Les autres Escoliers cependant, continuans d’entendre la grande Messe, se leucront durant la Préfacé, puis au Santtus ils se remettront à genoux iusques à la fin de la Messe, durant lequel temps, le Maistre aura grande attention sur eux, à ce qu’ils prieur Dieu dans leurs heures ou Chapelet, ou qu’ils chantent selon qu’il aestedit, notamment durant l’clennison, leur faisant adorer Noflrc Seigneur d’vne profonde humilité, joignans les mains, en quoy il leurs monstrera rcxcmple, se mettant a genoux & joignant les mains. Et mesme quand on fera 1’ci eu a tion à quelque Chapelle proche, dou les Escoliers partent veoir la Sainste Hostie, il leur fera prati. quçr U mestne adotation à genoux, en quelque

M iiij


1.4 L’ESCOLE

temps que ce puiJÎc dire. Or afin qu’il puisic de sa présence les tenir en respedt durant le resie de la Messe, il demeurera debout deuant le milieu des ba nes, depuis la Préface iusques à la fin pour remarquer exa<flerrent &aduerrir ceux qu’il verra badiner, où ne pas prier Di-u > ou regarder d’vn autre codé. Qund on aura dit le dernier Hüangile, & ensui : te s’estans mis à genoux, il les fera sortir pour aller au lieu destine, en faictiu les renocences ordinaires, 2c prenant de Icau Beniste, où eflant tous debout : le rectureur des Prières, lira tout haut A ojtre Père % le vous salue, Je crois en Diru, J r n seul L)ieu, les sept Sacremens, comme dans la feuille des Pneres, puis dira P Jn^elus, & les j’sue AJ. la o rdina ires du midy. Le Maistre fera marquer les absens, & chacun s’en retournera modcflement ebes foy. bi la Messe qu’il faisoit entendre au. paressènx & badins, n’estoit encore s dite, il laissera vn Obseryatcur auec eux pour les faire prier Dieu, & lestenuoyer ensuitte.

Annotât ion sur Pensei^nement des ceremonies de

U AJesse. § 8.

F Aur remarquer que pour ce qui est de l’Exercice des Ceremonies Je la Messe, aux lieux où le Profne ne le feroir pas au milieu de la grande Messe, il taudroit faite cet exercice deuant la grande Messe, dans l’EscoIe ordinaire, & mesme les enfans apres la grande Messe pourroicne sortir tour droit sans « s’arrosier pçur dire les susdites Prières ny P Angélus, si ce nettoie que l’Escole, où quelque lieu proche de l’Eglise fuft propre à cét{effet.


TAROISSIALE.



Qbferuanon, pour l’apres midy des Dimanches. §. 9.

QVand il n’y. aura point de Sermon, tous les Efcoliers se trouucrront a l’Escole à vne heure trois quarts, où estans il tcia lire quelque linsecte pieté y & estans tous assemblés, enuiion vn demy quart d’heure apres, il fera faire la Prière ordinaire de deuant la leçon d’aptes midy. Apres la Pritre chacun estant à la place, il cmployrace temps iutques aux Vcfprcsà demander compte à ceux qui autout este au Profne le matin, de ce qu’ils auraient entendu : par là il pourra reconoistre, ceux que

feront opables d’y prosicer, pour continuera les y en ; uoyer : ensuitte dequoy il leur fera vn petit rapport de ce qui auroit estédit au Profne, fai fan t quelque question tant à ceux qui y auraient niTiste qu’aux autres qui n’y « auroient pas este, à ce que chacun profite de cette petite conférence spirituelle. Il finira par quelque exemple où Histoire à propos. Aux lieux où on ne fait de Profne, le Maistre leur rapportera l’Histoire de l’Euangile du jour, & en tirera’quelque fruift..

O^feeuation des Dimanches aufcjttels il y a Sermon

A l’Egkfe. §. 10.

A Vx Dimanches qu’il y aura Sermon à l’Eglise, ils s’assembleront au son de la première cloche du Sermon en l’Escole.A : avifli-tost que l’on changera de cloche, le leifteur commencera ; lire ce que le Maistre Iuy aura assigné. Quand la dernière cio. chc aura cefié de causer, le Maistre fera taire la Prièse ordinaire, ^ apres leur fera repeter le Profne, comme il a esté dit cy —dessus : apres cela, h ces Dimanches font dans le temps des instructions de U


is<. L’ESC OLE

Confirmation ou de la Confession, il leur fera le Cathechisme de ce suct, commençant où il en feroit demeuré en l’ordre, que nous auons dit, des’Cathechismes de la Confirmation 3e de laConfef, fîon. Dans les autres temps, il pourra aflignerqtiosque partie du Cathcchisme du Diocèse, pour faire réciter & expliquer en la manière ordinaire des Cathechismes, ou bien mesme il pourroit employer ce temps iulquet aux Vespres, en certaines occasions, pour faire ou acheuer quelque partie de quelque instruéHon sur l’image, qu’il n’auroit peu acheuer où bien le commencer pour quelque empeschemcne fumant la méthode ordinaire, portée dans l’instru<stion sur l’image.

De Cassistétncc des Vespres. $, ir.

A Vflï-roft que la cloche Tonnera pour commencet Vespres, il fera comme dit est, aux Vespres du Samedy, les actuertifiantauparauant des Pseaumes & Hymnes que l’on y doit chanter, sinon qu’à la fin apres l’Antienne de nostre-Dame, il leur fera dire roue bas le Pater, Ane, Credo, puis les renuoyra ayant Obsemé & fait marquer les abscns. S’il y a. Cathcchisme à la fin des Vespres, quand l’on dira In ntannsy il les cnuoyra bande à bande (si le Cathcchisme le fjiit en drners endroits comme aux grandes Paroifies) les faisant marcher deux à deux, Reprendre leurs places modestement} à quoy il prendra garde.tafehant que chacun se range modestement demeurant à l’Eglise iusques à la fin des Cathechifmes, & à cet effet il fera la ronde de Chapelle en Chapelle durant ce temps, pour Obseruer les immodestics de ses Escoliers. Apres ! c Cathcchifruc, il les fera sortir de l’Eglise modestement.


ls 7


PAROISSIALE.

Obseruatton pour le Cathechisme du Dimanche., $ U.

D’Ans les lieux, où il ne Ce feroit point de Cathechisme, ie Maistre de l’Escole, s’il est Ecolefiaftiqur, fera obligé de le faire (sous le bon plaisic de Monsieur le Curé de la paroisse) publiquement dans l’Eglise, & mesme si le lieu est grand. son pourront diuifer ce Cathechilme en deux ou crois endroits de l’Eglise, ou Chappelles : mettant les garçons se filles les plus petits en la première Chapelle atier vn Ecclésiastique, qui leur enseigne, le Pater, A. : e, Credo, en Latin, & en François, ses Comrnan. démens de Dieit ; les Grâces ; 7 c Bruediate, Confiteor % & les principaux Articles de la Poy 3 comme de la S a mit c Trinité, de l’Incarnation, duSatnt Sacrement de P Autel, non tout à la fois, nuis seulement deux ou trois Arriclcs,

Au fécond Cathcchisme » OD mettra les médiocres auec vn Écclclulfcque, qui leur enseignera en plusieurs leçons, le petit abrège des principauxMyfleres, & les Prières qui font dans la soifille de l’Exercice du Chrestien. Er au troisiesme Cathechisme qui fera des plus grands de lVn se de l’autre sexe, edans d’vn costé les garçons bien sépares des filles, qui fetout d’vn autre codé, 1 ! y aura vn Maistre qui enseignera le Cathechisme du Diocèse, se les interrogera au premier qulirt d’heure des Articles des principaux Myderes. Il feroit bien à propos que ce Cachechisme fuft fait dans la nef, au dessous du Crucifix, à calise du peuple qui

☞ y rencontre. Pour la façon de bien faire çe G^thcchisme, non9 en donnerons vn petit traité cy apres \ se pour l’heure elle fera choisie routes les Fedes se Dimanches, ou deuant Vçfpres ou apres, ou à la fia de Compile, fclçit


in rEScoLE

P >rdredes lieux des temps & pratiques desDiocèses ; Aux beux où il y xuroie peu d’cnfms, ou bien où il r\.y auroie suffisamment d’EccIestafliquesqui voulusTent.où pufient entreprendre de faireie Gathe ? chisme, on n’en fera qu’vn, où tous les enfans dé la paroifie tant garçons que filles, feront jfiùjettie

f ur l’on r c’sorte de voyes deucs $c raisonnables, à a diligence des Maistres & Maistresses d’Escole, & des parents. En ce Cathcchisme au premier quarcd’heure, on enseignera aux plus petits ahernatiuement Pater, dm, crcd", aux mcdiOCies d’au^c

☞ d’esprit, T abrégé des Principaux Mystères. Aux plus grands le resie de l’heure du Carechisme. on enseignera le Catcch’fme du Diocèse. finifiant l’onjours par vne Histoire conuenable au sujet Voyla maintenant ce que nous pouuons.dire des Cathcchismes en attendant quelque oeçasion plus fauo.. Nble.

ARTICLE V.

Maniéré de bien monstru a

seruit à la Messe.

D Vrant le Profne, où il s’en fera, le Maistrede-. meurcra auec ses autres Escoliers ou il exercera comme nous allons-descrire à bien feriurà la Messe, & pour ce faire la table estant pr parée dans, le lieu d’efiïne (ce qui doit estre faitauant la grande Messe) auec toutes les vtenfisses propres à ce fu.lct, sçauoir le Calice, le Liure, le Plat, les Burettes. les Chandeliers, &c.


PAROISSIALE.. i$>

£>’1. préparation anscruitc de la Messe. $. I.

I L faut que les enfants soient si bien disposés, qu’ils puissent tous voir les ceremonies de la Messe. Il en cboisira deux de ceux qui feruent le mieux, donnant à IW les Burettes, qu’il porrera en p a fiant vil doit de la main droite dans les an ferres, & soufrenantle plat de la gauche par dessoiË., & a l’autre il donnera le Liure, monstrant comme il le taire porter toufieurs, en apuiant le bout d’enhaut sur la poitrine, A : soufrenant le bout d’en bas de la main droite. rouucrturc tournée vers la gauche : puis luy prenant le Calice, il désignera quelque coin qui seruira comme de Sarrissie, d’où il faut partir pour vfent^ à la table, qui est d’Autel. Il pourra nïefmè désigner quelque Image, deuant laquelle il leur montrera le$ mesmes ceremonies qu’il conuient faire, quand on pattepar deuant vu tabernacle.ou est le S.Sacrement est r’enfermé. Il sortira ainsi pour aller à l’Autellfaisant marcher ccluy qui a les Bu. rettes deuant, scluy qui porte le Liure apres, & luy cri sustte portant son Calice. Qua n’est ils feront deuant

☞ Image lefignée, pour représenter le S.Sacrc, nient, les deux feruans se sépareront l’un d’vn costé, l’autre de l’autre, sçauoir celuy qui porte les Burcttes au codé droit, & l’autre au codé gauche, & le Prestre au milieu : où e’séanc ils feront tous deux U génuflexion ensemble, puis marcheront iusques a la table préparée, ou estans ils se sépareront, sçauoir, celuy’qui porte les Burettes entrant le premier, & se rangeant au costé de l’Euangile, & l’autre au cofte de l’Epistre, qui rcçeura le bonet du prestre, & fetout ensemble l’inclination à la Croix de l’Autel Si x le S Sacrement est à l’Aurel, ils feronrla génuflexion, puis ccluy qui porte le Liure, le placera sur le


« S>o L’E S C O L E

coussin & attachera le bonnet du Prestre à quelque clou & jamais sur l’Autel, prendra le Cierge Tira allumer (fi cela n’auoit esté fait auant que de venir â. l’Autel) & ensuitte celuy qui porte les Bifrcttes, les placera au costéde l’Epitre au lieu défont, puis s’en retournera du code de l’Euangde ♦ h mettra à genoux au bas du dernier degré de l’Aureli l’autre feruant %yant allume le Cierge, du codé de l’Euangde, il se mettra a genoux de l’autre code où ils demeureront la face tournée vers l’aurel, sans ianais regarder deçà h y de la, tenans les deux mains jointes, si non quand il faudra fèruit, ou faire lefigne de la Croix, ou frapper la poitrine.

jAàttissent r..x pour bien seruit à la Aicjje t §.

I— Y séant remarquer que toutefois & quantesqu’il. JL faut parler par le milieu de l’Autel, il faut faire JaLgeuuflerioo : & quand il ny a quVneCroix, faut a’mdwer profondément.

z. Toutcsfiois & quantes qulls faut donner quelque ebose au Prestre, il le faut saluër deuant & apres par vne inclination de teste, basser ce qu’on luy donne auant que de luy. donner, & basser la main ensuitte, auant que de la reprendre.

3. il ne faut iamais que celuy qui sert seul, demeure du code du liure, mais quand le Liure change de codé, il faut qu’il change aussi.

4. Quand il n’yaqu’Vn feruant, il porte les Burette de la main gauche, flcJejJurt de la droite, s’il n’syme mieux porter les Burettes & allumer le cierge, auant que le Prestre sorte pour aller à l’Autel, ce qui c’est plus à propos : il se doit toufieurs tenir à la gauche du Prestre, sinon quand le Liure c’est du codé de l’Euangde.

j. Quand il y a deux féru ants, celuy qui est septin


PAROTSSIAI.F. i<.i

Cipal doit toufieurs estre du costé de l’Epitre, en. quelque temps que ce soit, & le second du costé de l’Euangile •> le feruant principal doit scrint à tout, & le second doit porter seulement A : r’apporrer les Burettes, A : reporter le Liure du cofle de l’£uang : ! c’au costéde 1. si pitre.

6. Il faut que les respondants en feruant, sument la voix du Prestre, qu’ils ne parlent # iamais, nv plus haut, ny plus bas, de mesme ny plus doucement, ny plusbricfuement, ce qu’ils ont à respondre, feconformant tout à la voix & à la façon du Prestre. y. Ils doiuent nuoir vne attention continuelle, sur les ceremonies que le Prestre pratiquera, afin de simiter en tout 9, comme quand

☞ apera sa poiôrine, fraper saleur ainsi du reste, hormis au Confîteorda Prestre qu’ils ne doiuent point s’incliner, ny frapper la poitrine \ car le Prestre en cette a<ft ion de 1^ M cffe ne représente point l’Eglise, mais sa personne particulière.

8. Quand le Prestre venant ou retournant de 1. Autel a la Sacristie, passera deuant vn Autel, où on fait l’est cuition du corps de nostre Seigneur, ilsfe sépareront comme nousauons dit, biffant le millieu au Prestre, se mettront à genoux, &celuydn costé droit prendra le bonnet du Prestre, demeureront ainsi pour adorer nostre Seigneur, iusque, apres feflennison du Calice : apres laquelle celuy qui a rcçeu le bonnet, le représenteraau Prestre, en faisant inclination de teste & bassant la corne : se louetout & poursusuront leur chemin.


Di U pratique des Ceremonies de U

Messe, $. 3.


T Out estant disposé, le Prestre descend en bas du dernier degré, & ayant tait inclination pro


pi. L’ESCOLE

fonderait se ligne de la Croix 5 : les a fïïftans font le mesme toujours à genoux, 5e les mains jointes, sinon quand il faut feruit. Toutcsfo » s & quantes qu’ils feruent de la main droite >00 font quelque. ceremonie, l’omnic IcJi^ne de la Croix, ils mettent

O

l’autre estendué sur le bas de la poitrine.

Quand le 1 J relire commence Introtbo.d altère. Dti, il respondfnt.d l)cnm &c. & ainsi du reste parlant intelligiblement sans hausser ny abaisser au dessous de la voix du Prestre, prononçant bien ser mots & les syliabes & quand ils disent le Mtfe. reatur ils inclinent la teste : en disant leur Cenfttcor ils s’inclinent profondément, &depuis qu’ils ont dit leur Confite or suscjues ; ce que le Prestre monte à l’Autel, ils demeureront la telle inclinée : en disant au Confiteor & se Pater, ttbt Pater ristournent vn. peu la telle vers Je Prestre.

Au Kyrie il suit respondre lia première fois Kyrie à la 2. & y Chrtsie, & à la q.. Kyrie. Quand le Pre, stre fera vne inflexion de voix à la fin de l’Epiftre » iis respondront Deo f lattas. & le feruant se préparera de porter le hure.ie tenant tout prest debout, (sinon quand il yaura Pro c) quand le Prestre quittera le cofte de l’Epistre il montera sur le marchepied de l’Autel les mains jointes, tirera le signet à codé 6 : le tenant par le bout. de la main gauche, sans mettre le pouce dans le liure.le fermera & le portera droit sur la poidrine de l’autre code, tenant le eouflïn par dessous. Il descendra au bas de l’Autel fera la renocence au milieu » puis remontant vers le codé de l’Euangife, posera le coussin non pas droit sur l’Aurel, mais vn peu tourné vci.s le Prestre » & puis mettra le liure ouucrt dessus : en suitte retournera du codé de l’Epillrc, rcfpondra au Prestro &festgoeraauecluy le tionc, la bouche, & lecœur

auec


PAROISSIALE. u » 5

auec le pduce droit ; demeurant les maint jointes & debout durant l’Euangile, apres laquelle il se tnettra à genoux & fera vne profonde inclination à ces parolles du Ùrede, bomo fâches est.

Depuis l’Offerte supjues À Ornte frasses, $. 4 !

A Yant respondu au l’.ominus vthijcum del’offerte, il se leuera se ira au codé de l’Epiflre.plsexa l’clTuie mains à petits plu’fronçez enuiron de la largeur d’vn poüce„ & le posera sur le Coin de l’Autel afvant pris la burette au vin de la main droite, & celle de beau de la gauche, se tournera

vers le Prestre, luy fera inclination, Payant basse

parlcbfs laburette à Vin, luy tournera sincinste ptiur luy donner Durant qut le Prestre versera du vin dans le Calice, il changera la burette l’eau en sa droite, bassera lagaitclie pour reprendre celle du vin, & en suitre présentant celle de l’eau, apres que le sprestre l’aura bruit. il luy donnera comme il a fait celle dd vitHpuiVbaüfîm la main drolec, l.reprendra. & ayant fait inclination au faestte, TC mettra la burette au vin à sa place. Il prendra le plat à Iauer qu’il tiendra par dessous de sa main gauche, & ayant ipose la burette à l’eau dans le milieu du plat, tenant lancette tournée vers luy, il demeurera au coin de l’Autel. Quand le Prestre approchera pour lauer ses doigts, il luy fera inclination, puis ayanteleué la burette erwiron de quatre doigts au dessus des hiains du Prestre, luy versera tour doucement de l’eau sur le bout des doigts, la faisant distilcccommévn file^iusques à ce qu’il sa

☞ e ligne que cVfla flcs t de il têteura Yc^vl atjec le plat, ou bten la laissera couler à est ^e, s’Uny a point de plat, ^yant fait Pinclination il se retournera, versera l’eau à lçcart de l’Autcl, ou plustostdon. la pistine, vil v « un, t (Bsî

N


î. 4 L’ES CO LE

tra en suittclcs deux’burettes dans le plat, estendra 1. Fermette pour la feicher, laquelle il replira à la fin, (fice. n’est qu’elle demeurait attachée au côitig de l’Autel, ce qui est Refendu par les rubriques) puis retournera à genoux du melme cofte.

Depuis Orate frttres influes à la fin de U

Messe. $. 5. „

QVand le Prestre dira, Oratefrasses, il attendra à rcfpondré Susctpiat, qu’il soir retourné vers rAdr<fr4juand il commencera Sanllus, il Tonnera, 4 clocherte en trois tirées seulement, p\iis allumera Te 3. ciergedu Sanüus qui doitestrjr au bas du cofte droit de l’Autel. Quand lePiestre feral’élennison, il ne leucra point le bord du Chasuble, mais il adorera en s’inclinantsprofondestient nostre Seigneur sesus-Œrift, êf fontTera trois rirécsfculcmcnf, duTint que le prestre l’adore, trois tirées ^ifàndifie monstrera au peuple, A : Fera le mesme quand le « Prestre adorera & éleuçra le Calice. Q^°d le Prestre frappera sa poitrine, il la frappera aussi, quand il fera la 2. élennison du Corps dtf Nostre Seigneur cfçuant le Pater, il d’adorcra sans fonner, ny dire Ariesalus y sinon tout bis sans estre entendu. Quand le Prestre dira sfgnus Dei >il Frappera sa poitrine, tafeliant de faire vn a<5h. de Conétation, & s’il ne fe’sent pas coupable de pèche morte ! % il se dit jaoscrapour rectuoir Spirituellement Nostre Seigneur auec le Prestre Je semerciant en suitte d’vn n grand bien fait. Quand il Verra que le •Prestre prendra le Calice pour se Communier, il ira prendre la burette à Vin la tenant par l’ancetre, Ac si le Prestre n’est encore prest de prendre la purification du Calice, il demeurera à genoux, sur la dernière marche de l’Autel, au cofti de l’Epiftre


PAROISSIALE. 1 9ï

estant tourné vers sceluy, & tenant la main gauche, estendue sur la pôictrine Quand le °restre présentera. le Calice’il se leucra, fera inclination se vcilcra du vin dans

☞ alier insques à ce que le Prestic haussane le Calice,’fasse signeque’c’est allés ; puis avant fait inclination reprendra la burette à eau passancette, & ayant fait inclination, versera modestemenC furies doigts du PrestiedcTyn &Tajutre, puis ayant fait l’inclination reportera les burettes dans le plat » te ira à l’autre cofte, pour r’apporrer le hure an code de i’Hpiftre, de la mesme façon qu’il Ta porté à l’scuangilo auec son coussin, lequel il poseva droit sur le coin derEpiflre cotnmeil y estoirauparauant. il laissera le liu’se bunept côme il l’a trouué au codé de 1.£uahgilei puis esteindra lej.cictge auec J’esteignoir & retournera à genoux du coftê del’Euangile au bas du îrupche-picd. S’il y âviott deux scruanis, le i. esteindroit l’édit cierge, durant que le second rapporterait le luire pounleposer comme di est, & demeure. iront à gcnoiix cnieur place.


Dh reste de Ia Afejjc » §. G

I Ls rcfpondront au Prestre quand il dira îte Mi JJ a rst ou BençdicAmas ^Dàmino ^ Deogratins, aux MdTcs des" morts à Requitfeant m’pace \ diront jrmen. Quand il donnera la^enedistion, ils s’indineront vn peu, puis, fe signeront commeau pre, mier Euângite, & quand ie Prestre IaifTëra le bure ouuert, ou ne l’ayanc pas laissé, fera ligne que son le porte de l’autre costé —, le principal f l’uant le portera de la incline façon qu’au premier buangile, le posant sauflî cernée auparavant ouuert Sut la ha du dernier’Eiiangile, il prendra le bonnrt dvne main te le liure ae l’autre, & ayrnt donné le bonnet au Prestro auec renocence, prendra les burettes,

N ij


ip. L’ESCOLE

•tfs’il y a rn autre feruant il les luy laissera prendres ^"avant fait inclination ou génuflexion,, comme il a.est cMit-p oür l’entrée il’Autel, ils retourneront à v sa Sacnftic, comme ils en font sortis ; oû estansili feront inclination au Crucifix auec le Prefltre, remettront les burettes, le plat & leliure, chacun en sa place, puis se mettanx àgenouxbaiferontle bas du deuant de la Chasuble du Frestre, luy demandetout sa bénédûftion : Payant têteuë, vn d’eux demandera au Prestre, (si le Sarrissain n’y est), s’il est besoin d’o$ctndre les cierges ; & s’il est neçeflaire, il les ka esteindre, pup ayant semercié Dieu de, honsieur qu’ils ont-têteu de Ci bonté en cette action, iU retourneront à l’Escole, ou à la maison selon l’heure qu’il fera,

. Oltfiruutlons sur et qui 4 efie. dit. 5. 7.

I L faut que lé Maistre en monstramlès cèreniônies de la Messe, farte remarquer les faute. qu’ils xommetTçr.t ordinairement, en feruant a 1. Xlerte # A cet effet, il exercera plusieurs en vne mesmefois à bien donner les burettes, à donner à huer, à portrt’se Hure, tant. de la Sacristie, que d’vn cofte’de l’Autel 1 l’autre l’il leur d#ir monstrer que quand ils prennent le liure au cofte Ac l’Euangile pour le teporter au cofte de l’Epistre, ils doiuent tourner doiiVement le liure, le prenant par le coin qui est vers eux, Relayant tourne en face le prendre & le reporter, comme auohx ditsse gardant bien de toucher au corporal, yiy à la patine qui est sur l’Autel.

Quand il y aura plusieurs Prophéties à la Messe, à sçauoir, à celles de Quatre Temps, ils doiuent se garder de porter le Liure iusques après l’Epistre de la Messe, qui le dit apres le Domsnns vobtscum > & i’Qruison, rcfpondant à chaque inflexion de.voix.


PAROISSIALE. D 7

« ânt à lasin des Orassons, Amtn, que des Prophéties

^. 4 1

JDeo grdt t as m’“ \

.

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. ■ —…..

. >, A RT I.CLE YI. î

De catu’isi doit faire avx Festes Ü osemnelles & Communes.

t 4 »

« j. i

’Du matin j. 1.

A Vx Festes Solemnelles, on fer^venir les enfant à la mesme heure des Dimanches, té la lecture fera faite dans, saltitude^ct.Saints, du discoujst de ces Festes, durant en quart — d heure. té en suitte la prière du matin, tomme au Dimanche r apres laquelle le Maistre monstrera les ceremonies de la Messe (comme nous auons prescrit cy dessus, iusqu’au dernier coup de la grande messe ; a lors le WAi%clts jfjofltdchoxté.U modestie, les fera aller a la Procession ♦ cpnamcil a elle dit, : apres laquelle ils entendront la grande Messe à leur place, té le rcfle.cornme il a esté ditàTarticle precedent du Dimanche. $.il y auoit Prolixe, on les pourroit durant iccluy faire sortir, pour les faire déieuner, cjiuoiant au Profne ceux qu’il en iugera capables.

SM n’y auoit point ae profne, il actuertira leieur precedent, que tous ceux qui ne pourroient pas attendre apres la grande Messe à détruner.eussent soin auant huiét heures. d’entendre vne basse Messe, <& Ceux qui sauroient fait, il l’our permettra dedéieuner dans fJEscole, té non ailleurs. d’ses la Messe on les fera.toaas entrer dans Le lieu destine, pour obser. yer Ici absçm fic-dilec l’Angçlus comme dessus.


N au



L. E S C OLE


•. » • •

tourttpresmidy des p rfter Sotemnelles, $. 2.


A prcsnvdy en ces festes son les set.à venir au son du Sermon, comme il a eflé dit cy dessfus aux D’imanches., le M.uflrc fera lire du sujet de la Feste en fume fera repecer le Profne, s’il y eçaeujou bien interrogera du Catccbisme de l’Image, qui âuroit est f tau au

☞ net de cette Feste, les interro¬


geant, & finiffint parvnchistoire conuenablcausuier tu squ’aux Vespres, ausquelles if les fera rousaf ; sister enla manière specifiée cy dessus est l’article des Dimanches : s’il y a Catechisme >il fera de mestne tju’d à efle d » t au mesme article.

C : s festes solemnelles ont esté mi r quées cy dessus, au commencement dcTarricle dvf Carechisme, sur T ; mige.excepré rAduentJaSepruagestmcJeCajdme^lesHamcaax. U Semaine Sainte. $ é : Mârc, les fco£itioos ; ausquels ieurs encore qu’il y bye Carçehisme, toutessoiscc font des iours>ou des Festes simples, ou de leçon.


. <î)espratiques à Obseruer aux fosses communes

éUi ntAtin. $. x.

I. »..’J

A Vx autres Festes de runrtee au marin, qui ne font Solemnelles, les Escolfers firrrouucront à huisse heures & demyc seulement à l’Escole. & on


commencera la levure a huiét heurs trois quarts, do laviedu Sarnt iusques a neuf heures, où le Maistre a’estant trouur, fera faire la prière du marin comme au Dimanche, sans Litanie. A neuf heures, il mon ; fltera Jcsceremonies de la Messe, iusques du dernier etmp de la Messe de Paroi fTc.en suittede quoy il dira quelque mot de la vie du Saint, duquel on fait la Feste sur l’Image expose des le ieur precedent ; & quatid on fortnera le dernier coup de la grande Mcf


PAROISSIALE. 199

It y il les fera ranger & marcher k l’Eglise, pour aller en Procession comme dit est des Dimanches ; ils errtendront la glande Messe ; à la fin de laquelle on fera comme il a elle dit du Dimanche.

JPoHrfdpresmidy des mesmes Festes. $. 4 ^

A Près midy ils viendront à l’EscoIe à deux heuses, on fera la prière ordinaire. on lira la vie du Saint, sur laquelle le Maistre les pourra entretenir, leur en faifànt quelques questions, puis finira par quelque exemple notable, ou miracle arriué ^ en la vie du Saint. Quand les Vespres fonnetont le dernier coup, il les y conduira desse ; deux., où ils aflîftcront, di r ont J. Akt\ & CWa f ila finde

TAnrionne de uostre Dame, & en suitte forment de l’Eglise modestement, pour Miller chez eux, s’il n y auoit Catcchisme ; auquel cas en Obseruera ce qui a esté dit aux Dimanches. Ailleurs on s’accommodera à Theure des Vespres ordinaires tachant d’obseruet< que sesxnfuîts s fojent assemblés vne demieheure auant se dernier cojtp des Vcfprcsà l’Escole, pour y pratiquer ce que dcuiisl


ARTICLE V1L

\


^)l

PLVSIEVRS O RS E K V ATI O NS faire en druers ioirts de l’année, qui 1 tiennent lieu deFestes.

m

Des inurs du CdY.naual, §. r.


A

L’is’vrr

CATHOi

LYO

BiBLIOTr


A Vx Pajoisses, où durant les trois ieurs du Carnaual { qui font le Dimanche de la Quinquagefime, IcLunçly & le Mardy suiuans) font eitablics les Prières des quarante heures ; ainsi que la louable

M liij


te » L’E S C O L E

coufhitH® a esté introdüitre, en quantité de l’a « ; rafles bt>n réglées, tant ; Parts quu’ail leurs, selon, mfutation^du grand S. Charles Borromcé, vray Apostre de

☞ on ficelé, & restaurascur de la di{cipli~’ne Chrestiehne, tam en sa ville Métropolitaine, qu’en son Diocèse de Milan. Afiri d’inciter les fcYcoliersi pratiquer route leur 1 vie cçtte Saint. denotion, à laquelle ils feront instruits par vn Catechisme pree^derttv à fijanoir, d’flïïler à roue le fermée, Serinons & tnftrti<5£sont de sa Paroi

☞ e en ces trois fours, au lieu de Abandonner aux’dcfbauchcs dè ce temps., eoçime les autres mondains. & pour fefbireauee ordre, nom marqueromicy quelques ’pratiques nécessaires àObseruer, tant a l’Escose qu’à l’Egtife, ausujetde cette deuotion extraordinaire.


m 4.

ObfrnÊàftiéfu s pour. le SétmtJy {jr Dimanche

., a ; r.’Ufi.jC.rn4u.kz ~ ir.’5 v


, \ 1


f ;


■. • ■. »,,

TT "E Çàmedÿ de deuant le Dimanche de la Qmûd

JL^quagefime. on fera comme aux a ut tes Samcdys. de l’Année, & les F nfans feront actuertis dame tous à sept heures & demie au plus tard, à l’Escoïc le lendemain. Dimanche, parce que ce iour-Ia, toutes les E gli ses, tan t d « s Parosif. y q, ^ie d’es M o n a (le tes de Paris, sont obligées d’aller en Procession le matin, pour obtenirpermidion dvfer de heure dt’xtelai&, durant leCaresme., c’est pourquov ce Dimanchc-Ia, Les en sans estam assemblés, on fera à sept heures trois quarts la le<5lure de Grenade, touchant les peines d’enfer, & en suitte à hui<3 : heures on fera la pritre ordinaire du Dimanche, & le Maistre ayant fart entendre le fujçt de la Procession aux enfans, il leur recommandera la modestie, rant dans la rue. quedattsl’Eglise Au dernier coup, il ses fera ranger selongdcl’Escole, oude la cour, pour les con.


PAROISSIALE. 101

duitccn la nef de l’Eglise, où ils feront vne petit# paule, pour saluer à genoux le S. Sacrement & de il iront à la P rocession, en la maniéré que nous dirons cy apres au Chapitre des processions. Apres la Procession, en rYntratiCdans l’Eghfe ils iront droit 1 leurs baucj, où ils recturont l’eau beniste debout, & en fujtteentcndront la grande Messe, affilieront au Profne& autres choses marquées cy-dessus du Dimanche. L apres midy on fera corne il aestédit v autf Dimanches > quand il y a Sermon de Catcchisme. Aux lieux où cette Proçelïion n’est en usage, on fera en ce Dimanche le matin, comme —aux autres Dimanches de Tannée. r

. •..

Du Lunây À. Cnéutl. §.

L E Lundy ensuiuant on fera au matin a l’ordinaire la leçon. Apres midy ils viendront au son de la cloche du Sermon, à l’Escole, comme il a este dit aux veilles des grandes Festes : on lira dans le liure de Grenade lefulet de la pénitence ; qùa n’est onchan » géra de cloche, & la fcconde ayant cefft de tinterl le Maistre fera faire la prière comme aux ieurs du Catechisme. sçauoir, le sauf cretter, Ç) très fainst 7causer y T Antienne & oraison du patron de la l’arodie, auec l’Antienne de S. Denys : en fiïltte de

J pioy, il commencera le Catcchisme du Carosme, elon la méthode prescTiteàu Catcchisme de l’Image. t. Il fera recirerlclhiler, yfwe & Credo aux petits iusques apres le Sermon, apres lequel il les mènera à Y Eglise furies bancs ordinaires, pour entendre les Vespres, leur remonstrànt le bon heurqu’iU ont en comparaison de tant de miicrables Chrectiens, qui s’abandonnent à tant ^impiétés durant ces ieurs, durant lesquels ils ont le bien de tenir compagnie a nostre Seigneur, auec ses Anges & io#


102 L’E SCO LE

plnsfidelles feruiteurs. Estants à l’Eglise ils entend dront & chanteront aux Vespres, puis il les fera retournera l’Escole, oùil fera le Catcchisme de l’Abrege des principaux mystçrcs, comme il aesté dit au Lattchisme de l’Image. s. m.

☞ int par.^vne Hi. stoire & la Prière ordinaire du soir.


Pour le Aitrdy du CtrHAual. 5. 4.

L E Mardy enfumant, on fera le matin la leçon ; lordinaise, on actuersiraies enfans d’apporter des cierges, pourassisser à la Precession solemnelle du soir, & ils feront actuertis de s’assembler a I’Esco-. le au son de la première cloche du Sermon, en suitte de quoy, on commencera la lesturc, & la prière fera faite comme le ieur precedent ; apres laquelle h Maistre commencera le Catcchisme du sujet du C ; fre{rne, sur l’Image du Crucifix, Comme dit est en Jumelé du Carechisme de I’image, cette instruction estant sa continuation de celle du ieur precedent. Quand on fonnera les Vcspres, il les fera aller en l’E r glise pour y assister à l’ordinaire, à la fin desquelles, il les fera retourner à Y Escole, puis continuera son Capeehifine iusqu^u dernier coup du Salut, au son duquel, on fera la Prieie du soir à l’ordinaire, reconduira les enfans à l’Eglise, non pas Tuf les bancs, mais les Enfant marcher droit, pour aller se ranger selontrdel’aiflcgauche, faisantlla génuflexion paiunt deuant le saint Sacrement, qui est expose sur T Aurel, où citant bien ranges, sans se presser, fera allunfer les cierges au commencement du Salut : à la fiin duquel, quand le porte-Croix sortira de sa place pouf marcher à la ptocession, il les conduira prenant garde à la modestie \ apres laquelle ils rctournerot chez eux. Aux 1 ; eux où cette Sain te ceremonie ne fera Obserucepour les Quarante heures, {e-M&u


P A

ROIS

SIALE. toj

stre fera Venir les enfante

☞ Efirole exactement ces deux ieurs, & fera la leçon à l’ordinaire, sinon le Mardy apres midv, il fera dire les deux premières parties du Catcchisme, du Caresme, selon la méthode fufvlire.

.


Pour le Mercredy des Cendres. • $. f.

L E lendemain qui est leMercredy des Cendres, on ne fera point la leçon ordinaire, tous les enfans nctontmoios feront obliges de se rrouuer à hui# heures du marin, & on lira du mesme suitt de la pénitence, comme aux ieurs precedents, durant le i. quart-dheure, on fera la pritreordinaire du matin, apres laquelle il fera, Réciter la dernier. partie dtr Careobstrue du Caresme, expliquant les pratiqués de ceremonies de ce ieur, iulqu’à ce qu’il faille al 1er à l’Eglise, pour assisber en leur place ordinaire à la ceremonie des sept pseaumes & Absoute, durant laquelltal.leur, icpL rccirer Içs mermes Pseaumes,’à voix basse. r —Qband le PrSftre enjoindra au ftnt. pie de dire le Confiteor, Ils lediroirt tous, & s. il y a Sermon, il sp fera aller duratit sceluy, dans quelque lieu commode (ou à l’Escole si elle est proche, ayant fait préparer des bancs à cette effet stiffasament & apres le Sermon, il les fera marcher deux à deux à la Procession : & en suitre entendre la.grande Messe : il leur fera donnef des Cendres à leurplace, demeurants à genoux, par quelque Préfixe. Apres midy on fera lalcçon ordinaire > & nonpasle Catcchisme,

se le lendemain leudy, ils auront congés

..

. m

ObseYMAsien pour U Lundy & Mardy de la Semaine ^ainste-. $. 6.

EsIeSamedy des Rameaux, leMaiffreaura le soin d’atacher les Images de la paillon, survntf


D


104 ~ L’ES C OIE

de sapin de six pieds Jestinoc seulement à cet vfa-. ge, auec des petits clouds, non point à demeurer, mais qui (e, puissent retirer facilement ; faisant rcnir celle du Crucifix au milieu & au dessus des autres, auec vue petite larte par derrière de la. planche. Il placera les images ainsi attaches en quelque placccmincnu à la vcûc de la pluspart des Élcoliers, & d’où il leur en puisse faire remarquer les partitfttlaritis, durant la Sainâc (semame, tasse au Cacb&hisme de la Passion, que duranc laî’lt&ure, laquelle fera faite depuis le premier Dimanche des Rameaux, iusqu’au Samedy de Pasques, du petit liure des Méditations de S. Bonauenturc, sur les fcnystères de la Passion deNostre Seigneur ; c’est pourquoy leLundy, Mardyée Mcrcrcdy enfumant. Je Mai lire fera noursusure quelque chose dé ceo^/ànçftne le<5hiié£, vdcpuit À dix, hf ures » tro ; quatta, de’laje^on du matin, iulqu’a Vnze. heures & piestneT quelque peu dauantage, files Escoliêts. le demandoient. L’aptes midy du Lundy & Mardy, la dernière demie fera employées cette mefide Içâure ; au.lieu de Catcchisme, durant la-’quelle Je — MaiftEC tàfchfra d’en expliquer’quelque chose, en monsteant de sa baguette les Mystères desquels’on lira les particularités : afin que Legrand Mystère de nostre rédemption estantêten connu, des enfans, par l’instruction qui leur ensorafaiâc, ils, puissent conceuoir vn grand amour pou, Nostre Seigneur lefus-Christ’leur cher Sauyeur, & deuenir parfaits Chrestiens parce moyen, à Vexera, pic de tous les plus grands Saints.


PAROISSIALE. 205


OJbferHdtlon four le Merçredy dpres midy de Urnef. ? ne fe7 ? tasse S dinde. 7,


L E Merçredy des tenebres, ses enfans se trouluerront à rEscole vn peu auant deux heures, & le scoleur continuera a.ltfe dudit saute des Médiations de S. Bonauenture vn quart-d’lieute, auquel temps le Maistre fera faircla sucreordinaire, ^ en. suit te il commencera le Catcchilme deusemainc S.ind : e, qui se diuifera en 5. parties, selon la mernode prEscrite, cy dessus à l’article des Catcobstrues de l’image, faisant seulement reciter ce iour-sala

f >remiere & féconde panic dumesme Catccbisme, equel il fera bien entendre en l’expliquant clairement èc> monstrant dans les Images exposé » les particularités de ce qui aura esté dit, notamment au. plus petits, ausquels il sci a quelque eourte question, lrlon la portée de leur esprit, il finira par quelque Histoire propre au (met. Au dernier coup des tenebres, ils scront je^nduits à l’Eglise sur leurs bancs, pour 7 assister sans chanter, (s^fls est dien^proche. dos Confcrtcurs qu’ils purtcne interrompre) se contentant de dire les sept Pseaumes, PoslFÎcede la Croit ccluy des Trespafles, ou celify duChœur. (S’ils ont vn liure où ils soient dedans) apres quoy ils s’en iront en paix. S’ils font en lieu où ils ne puissent empefelier les Confesseurs, ils chanteront, pourucu qu’ils ayent des sautes propres.


Four le lexdy Sa tnt, § S.


L E Icudy S. au matin, ils se trouuerront à l^Escole à huist heures, & depuis hui& heures & vn quart iusques à la demie, on continuera à lire du mesme liure, apres laquelle on fera l’a prière ordinaire du matin, & en suitte on continuera à réciter la y par


o.x L’ES

COLE

tic du Catcchisme de la semaine Sain<fte, laquelle le Maistice expliquera klon la méthode du iourprecèdent, se finira par vne Histoire, iusques à ce qu’il faisseauct au seruice de ce ieur Ta, où ils assistesont à l’ordinaire bien deuotement, leur failatu retirer les sept Pseaumes auec le Chœur, le Conjueor pour rçccuoir l’absolucion qui se donne ce ieur la au peuple, pour marque de réconciliation auec Nostre Seigneur parla pefcitence de la SaincteQuarantaine’ ; delguelles ceremonies il leur, dira quelque chose, auanrque de les conduire à l’Egide, leur recommandant de faire vn a<ffe de Conétation en disant leur Censiteor, Ils entendront la grande Messe en suitte se dit ont l’office de Noftic-Dame.à l’oidinaire. Apres nùdy, tous se trouuerront comme le ieur precedent : a vne heure trois quarts, on fera ledure uriques à d’eu » heures, la prière de Exprès midy. apres Laquelle >1 continuera ledit Cateditfme de la fcmàiûeSaioâe, faisant rccircrla 4.particàcét effet à ceux qui l’auront aprinfe, qu’il expliquera iusqu’à ce qu’il faille aller à l’Eglise pour entendre le feruice, comme il a elle du en l’amcle precèdent.


. Pour Je Fend^dy Saint. $ ç.


L E Vendredy Saint au marin, tous lesenfansfe trouuerront à sept heures se demie à l’Escole, on continuera la lecturedu niosme liure : à sept heuses trois quarts le Maistre fera faire la Prière ordinasse du marin, « près laquelle, >1 continuera le Catechismrde la Semaine Saitite suffant réciter la j. partie T laquelle il expliquera auec le plus d’amour, deuotion & tendresse qu’il aura conceu cri sa méditation : afin d’exciter les enfans à vne’Sain

âc compassion & desir de louffnt pour l’amour de ccluy— qui a a pas cspargué là propre vie, ruais à


4


PAROISSIALE. 107.

stpandu itûqu’i U dernière goutte de son sang, pour rachepter leursamesdelacapnuité du démon, il continuera ce Gatcdnfme iulqu’à ce qu’il faille aller à l’tglise, & finira en’rccitant bnefuement toute l’Histoire de la Passion de Noftre Seigneur.

lis affûteront bien de note me ht au feruitc du ieur, il les fera aller vnà vn pour adorer la Sainâé Croix, au lieu qui fera-trouué le plus propre à cet effet, attendant que la plus grande foule soit passée : -ensuitte dequoy ils s’ên retourneront chez eux. Apres mi. dy ils se trouueront à l’Escole à deux heures au plus tard, on fera la lcdure du my sterc de laRefurrection, vn.quart apres on fera la Prière comme auxionts de Catechisme, & en suit te le Maistre fera leCa.


scchisme sur l’Image de la Résurrcctton, qui aura, esté exposée auant cét exercice, selon la méthode prescrite en l’article du Catechisme sur l’Image, exccpré qu’il ne fera point reciter aux petits le Pater, lue, Credo y mais employant seulement vn quart d’heure à faire quelques questions sur l’abrégé des Principaux Mystères, il commencera for^Carcchisme & le continuera par vne Histoire iüsqu’à ce qu’il faille aller à l’Eglise pour assister aux tenebres, selon qu’il a esté prescrit cy-dessus aux deux ieurs precedents.


Pour le Samedy Saint. $. 10.


L E Samedy Saint au matin, tous se rrouuerrofit à l’Escole à hui& heures, où on lira quelque chose de la fin dudit liure des Méditations de S. Bo f..,

na ienture, depuis le quart iusqu’à la demie, on fera la Prière, puis le Maistre, fera reperer la 5. parne ^u Catechisme de la termine Salustre, qui traite des ceremonies de ce ieur, lesquelles il leur expliquera iusqu’à ce qu’il soit temps d’aller austruite


sot L’E

SCOLH

de FEglise, où èftans sur leurs bancs, apres ailoir dit, à genoux Je Pétter, si ne

☞ rcdo lils se loueront du-. tant la bénédiction du cierge comme àFEuangile. Ils demeureront assis disant I offitecte Noltre Dame durant les prophéties, lefcjurises estansacheuées, il ses conduira deux à deux dans la nef pour la Procession des Fonds, les faisant retourner du codé dcfdtts Fonds se remonter dans Faille gauche de l’Eglise, le long des bancs des particuliers, demeureront de bourdurantla bénédiction des Fonds lafacetournccven les Fonds, & quand la fin de la mesmebcnodiction approchera, il les fera marcher se aller deuam la Processiompar le long de Faille droite de FE^lise, iis recturont l’eau bruille en Fai faut Finclmation en signe de renocence, se en suitte se rnctrront à genoux iulqu’au Kyrie de la MçficJaquelle ils qute !)dxoo « f ^j) la marder^e ordinaire, des F cites te Dimanebef Ap.çcslamçfle, le MaifLredonnera or-. dre à tous ceux qui auront des vaisseaux, pour cm f >orter de l’eau béni (le en leurs maisons, qu’ils en ail, ent, puiser auec respedt & reuiendront en leur place. Il Cçiidiscr’sin’chts à l’ordinaire, puis r’enpoira àJLa ma lion. II.recommandera aux externes de Ce rrouucret ieur chacun en leur Paroifie, quand ils entendront la cloche, se le lendemain ceux de la Parroisseassisseront au seruice se à FEscole, comme àFordinaire des autres Dimanches de l’année.

Dm Samedy de r Ptntccofle. $. n.

L E Samedy de la Pentecofte, le Maillre ayant recommandé le ieur precedent aux enfans de fetrouuer auantfepe heures du matin à FEscole, ri commencera à, faire dire les leçons des sept heures, Se la Priere du matin se fera à sept heures se demie seulement à ce que chacun s’y trouue, ceux qui vien ^ dront


PAROISSIALE.

’dront apres que le Mai lire aura commencé. de-, meurcront à-genoux > il le. actuertira tous qu’ils at, tendent ce ieur la à assister à latitude Messe.U continuera air.fi la leçon, iusqu’au dernier coup de l’office diuin auquel il conduira les enfans à l’Eglise <ur les bancs, où ay.susditvn Pater, & yiue, à genoux ils s’aiïieront durant les prophéties > comme u. ceront Fostice de Noftrc-Darac, pour ceux qui uent lire à l’ordinaire. Er quand on commencer. les, Litanies au Chœur, il Jhes —conduira dans la nef. pour aller à la Procession, assister à la bénédiction des Fonds > & Obseruer le relie qui a cite dit cy-dessus le Samedy de pasques, apres laquelle.ils çne « il # « iront la grande Me{se,.à la fin de laque lle- » il|. iront dire Y stngel.. lieu destiné, êe s’en iront. Apres midy on obsesucra ce qui a esté du en Partie cle des veilles des Festes Solcrrlnelles., si le Maistre est P relire, il rasehera de dire la Messe des iixbÇU^. ses du matin, afin d’estre plus libre.


CHAPITRE III.

DES

PROCESSIONS


ES Procédions estans ordonnées par l’Eglise, il est neeeflaire que les enfans foicne enseignes à y rississer dans l’ordre, & auec la deuonon nécessaire : parce que l’on voir en ce temps, que tout Je désordre, qui se rencontre dans les Procédions paroissiatcs, ne vient que des enfans, qui (au grand scandale de l’Eglise, &



. ra TE S CO LE

par Ix essaimaise couftume des autres enfant) sÿ comportent auec tant d’irrenocence, qu’il sembl<. à voir, qu’ils s’y trouuent plusloft pour se mocqüer de Dieu te de la Religion, que pour exciter le peuple à deuotion par leur exemple, te attirer la bénédiÆion du Ciel sur les peuples. Car nous voyons que ces enfans courent comme des afnes dcfbattcs deuant la Procession, tantofl quatre, six, dix, douze ensemble, crians, hurlans, se battans les vnsles autres, Pafoiffif contre Pareille, à coups de pierre, a coups de ballons, & autres instruments, ce qui arrme par la négligence te mauuaise conduite des parens te des Maistres d’Escole^ui n’apportent aucun ordre pour empefelier les grands désordres, au lieu de ranger les enfans à la Procession, ainsi qu’on a fait à S. Nicolas depuis six eu sept ans t te en d’asrres Paroiflcs de Paris, comme S. Paul, S. CÀûmne du Motn, ter, où les enfans ne faisoient pas mieux qu’aux autres Paroissès.

C’est pourquoy l’ay resolu de donner roy quelque méthode, pour conduire les enfans auec ordre aux Procédions tant intérieures qui se font dans l’Eglise ou Cimetière ; qu’cxtcrieuses, c’est à dire, en d’autres Eglises, ou lieux destinés, liors l’Eglise ou Cimetière.


ARTICLE I.

De LA

MANIERI D !

RANGER

☞ INFAN.

aux Procédions.

I L y a de deux sortes de Procédions, dont la première te plus ordinaire, est celle qui se fait chaque Feste te Dimanche de l’anncc au dedans de l’Eglise ou du Cimetière, la deuxiosme sorte, est


PAROIS Si AL E. ut

« ntlles, qui se font hors les limites de l’Eglise ou du Cimetière, soit qu’elles se fartent dans la circonférence de si Paroi ne, soit que.l’on aille à vne autre Eglise en Procession, pour célcbrer, ou pour y faire Station.


De U méthode de rutiler les enfans aux Processions des Festes er Dimanches. S. l.

P Our bien ordonner les en sans, aux Procédions ordinaires aux Festss & Dimanches, 1. Le Maistre doit auoir soin pour les accoufhimer à marcher deux à deux, de les faire aller en cét ordre, toui les iôurs à l’Église., pour entendre la Messe, ou les Vetpres. 2. Il doit faire en sorte que’ous les grands garçons depuis l’aage de quinze ou seize ans, ne se metsent point parmv les petits en la Pi ocession, mais il doit le seruit de Paufhorite de Muitlicuv le Curé d’ides Notables de la Paroisse, pour les faire marcher derrière le Clergé auec les hommes, par ce qu’autrcmcne ils ’cailleraient plus de conhifion, que roui lespetirs enfcnîble. }. On doit ranger à la Procession, non seulement les Elcoliers d’vne Fbole, mais de toutes celles qui se rencontrent dans la Parmfle, les Maistres svnifTim bien à cét effet, à ce qu’il ne se rencontre alicune diuilion > mais qu’estant conduits par plusieurs personnes, que ce soit néantmoins dans vn mesme Esprit de Charité. 4. Il haut aussi conduire les enfans de la Paroisseqmn iront point 0 L’EscoIe, car autrement ceux-laeltant ordinairement les plus libertins (efbns sans

☞ nduitte) pourroient causer du désordreparmv les Elcoliers : ccd pourquoy il les faut ranger quelque part que ce soit, tantost par amour, tantofl : par crainte, priant leurs pareils d’y tenir la main Et s’il pîaifoit à Monsieur le Cure cTapuyer eco ordre par son au

(>


1 •


1 U L’ESC O LE

thorite, en parlant a ses Profnes, cela aurojt va grand poids sur l’esprit des Paroissiens pour obliger

leurs enfans às’y sommettre.

.

«

De l’ordre à garder pour les faire nuitcher en

Procession. §. 2.

C Ela suppose, tous les enfans estant assemblé$ en leurs Lfe oies, les fosses te Dimanches, leJon les heures que nous auons piEscritcy-dcuant, au Chapitre des Festes te Dimanches : le Maistre aura soin de les ranger deux à deux, faisant mirester aux trois premiers rangs, six des plus grands te plus modestes pour conduire le reste. Si le nom bre des enfants estoit grand, il en faudroit encore mettre deux ou quatre des plus adroits au milieu, pour maintenir le rang. S’il y a plusieurs Escoles, les Maistres joindront chacun leur rang ensemble, pour les conduire à l’Eglise le long du milieu de la nef du Chœur ; où estam bien disposés, ils demeureront à gcnouxdusqu’i ce que la Procession soirpre, fie à fouir. Alors on les Fera marcher deuant la Croix immédiatement par le chemin ordinaire soit dedans l’E^lde, soit de dans le Cimenere, estants conduits parle Martre, ou s’il ne pouuoit, par deux des plus entendus te zclcs Escohcrs, qui marchetout sauroft au commencement, tantofl : des deux costés du rang ; pour ob fer lier te aducrtir ceux qui-ne prieroient pas Dieu, durant la Procession ; ou qui regarderoient d’autre coflé ; car le Maissic doit donner ordre qu’ils marchent toujours la vcuè bai Tfcc, la telle droitCjChacun ayant son Chapelet à la. main pour le dire. Ellant arrmes dans l’Eglise de la Procession, il les faut placer en quelque place commode, où ils publient demeurer auec eux vn ou deux Ecclclusliques, vn ou deux Maistres pour les garder.


PAROISSIAL E. m

Bc faire prier Dieu, durant la Messe ou Station. Puis on les fera rcflbstir sur la fin II fera bon de preuoir les lieux où son 1rs pourroit mettre, quelque. ieurs auant la Piocessionce qui seruira pour les autres années en messe, si la Procession est annuelle.

article II.

CLz. t Qjv IlS R t XC A R Q3 IlS SVR DIS

Procédions ordinaires de Tannée.


I L y a de certains ieurs en Tan, où il se rencontre quelque Chose de particulier à Obseruer à raison des ceremonies speciale^, attaches a la solemnise du ieur, dequoy nous ferons mention en cet article..


le tour des Koys. $. 1.


L E premier de ces ieurs ed la Fede de l’Epîphanie ou des Roys, en laquelle selon la coufiume de plusieurs Eglises, & notamment au Diocèse de l’aris ; on fait la Procession à rebours, dequoy les en sans doiuent estre actuerris & indroits auparauant questre conduits à l’Eglise.


De la Procession de la purification $. 1.


C E ieur, le Massif. aura soin de faire venir les Escoliers à. TEdole, à —sept hem es k demie au matin au plus tard, auec chacun vn cierge, ou chandelle de cire blanche, tant que faire se pourra, ou sauness’il ne se peut } dequoy il les doit auoir aducrtis le ieur precedent. Edant àjl’Escole, il fera-lire le difeouts du mystère en la vie des Saints, durant vn quarc-d"heure, k en 1 ni ne la Prière’ordinaire des selles : il pourra faire marquer à chacun le cierge ou chandelle, attachant leurs noms survn billet

n » ; «


t.4 L’E S C O LE

xuce vue espingle au tour du cierge ou chandelle. Si tort qu’on entendra le dernier coup de la Messe, H les fera ranger pour marcher en ordre à l’Eglilu dans le milieu de la nef à l’ordinaire, leur montrant comme il faut porrer le cierge, droit en dehors, leur recommandant sur-roue de le garder de brufler les cheueux & habits de 1cuî ; s compagnons. Estmt à l’Egide ils demeureront à genoux durant la bénédiction des chandelles. Et quand on commencera Lumen.y Iç Malitre leurscra allumer scors cierges en portant vn allume le long du rang, ils pourront respondre.. —twlutionem, chanta nt auec Chœur Si c’est la coutume comme à Paris, que Iç célébrant aille par l’kglifa pour asperger les chanddlesjils demeureront debout durant cette aiperf\on & durant Je reste de la ceremonie à genoux, iusqu’i cessuil faille partir, pour aller au lieu destine à la Erocession, a près laquelle, estaot retournes à leurs bancs, ils loutfleront leurs cierges. S’il le pouuoit faire sans coutation, ils le r’allumeroieqt à l’Etiangile. à la fin de laquelle ils feront esteins, iLs doiuende tenir allume encore depuis le ^.nftus iusqu’apres la Communion du Prestre. LcMaiflro pourra durant qu’il ne faut poisst tenir les ciçrges allumes, les faire mettre auprès d’eux, de peur qu’ils ne badinent, au lieu de prier Dieu durant la Messe^


Pour le Dinunchc À : s RumcAUx. $. 3.

L E Dimanche des Rameaux, les Erisans sottouueront à l’ECcole an plus tard a sept heures & demie, ou la leûure sera faitedu commencement du Liuit des Méditations de S. lionnauenturc, en srte la pritre : vn quart auant hujtlheuics, il leur difi ; îhucra du L>uïs préparé des le ieur precedent, anant que d’aller à l’Eglise. Àufitûfl : que l’on son


PAROISSIALE. 115

nera le dernier coup de la grande Messe, il les fera marchct l’au milieu de la nef, portant leur Buns les fouilles en bas, lequel ils dreflcront se porteront en dehors, apres la bénédiction qui en fera faite. Il » demeureront durant ce temps toujours debout. se quand la Procession fera presse à marcher, il les fera tenir le buis droit, les conduira au Cimetière, se au lieu de les faire t’entrer dans l’Egide par la porte ordinaire. il les fera ranger le long de U muraille durant lacercmonst de la Croix, aussi-tost que l’Euangile fera finie, le M listre les fera marcher, pour aller dans l’Eglise dans le milieu de la nef, pour s’y ranger toutdu long, iusqu’à la grandeporte, y demeurant de bout, la face tournée vers scelle : sitost queleClcrc aura rcfpodu aüColebrari

☞ Çhtis est est crexglon.} pour ladouxiosme fois, iU retournciont à leurs places ordinasses pour entendre la grande Messe. Durant que l’on dira la Passion, ceux qui ^auront lite, la pouront recirer en leur Liure, ou faire quelqu’autre Priereà ladiscrétion duMaifl-se. Cette règle pour ce qui est du retour de la Procession, pourra estre Obseruée selon la situation des lieux, le Mafstre prenant garde toujours (pourObserucrla ceremonse, des enfans qui allèrent ce ieur au deuant de nostre Seigneur, à l’entrée de la Ville de Hicrufalem) de les faire entrer dans l’Eglise auparauant, qu’elle soit fermée, soit par la grande porte, soit parvne autre, lesfaisant tenir debout tournas ver » la porte, où est la Procession t comme acucillans le Fils de Dieu, en la personne du Célébrant, durant la ceremonie de la porte, & en, suittfe retourner en leur place, au an t que la porte soit ouuerte.


£16


L’ES C O L E


De U Processiondu tour des Mors. $ 4.

S Elon la pienfecouftumcquasi de routes sesEglig Tes, la Procession du îeur des TrepaHez a couîhime de marcher par tous les l’ieux, tant de l’Eglise que du Cimericie, oùfont enterrez les corps JesTrepaE (£s pour les asperger par forme d’ihsolurion généraleiCTest : pourquovul faudra que le Maistre ddpose ses cnftns & les conduise par les routes ordinaires de la Pareille de si refidcnce : en suittede la Precession ib entendront U grande Messe ♦ durant laquelle ils scesteront l’OflSce des Trespaflez, ou chanrcront selon la situation de leurs places. Apres midy a Paris on fera comme aux Festes solemnelles. Hors le Diocèsede Paris, ou aux lieux que la Feste des défunts se célèbre seulement iusques à midy, les enfans viendront 1 l’Escole apres midy à l’ordinaire.


De U Procession des Saints du S. Sacrement.

☞ E N quelques ieurs de Tannée, on célèbre des Salues du S. Sacrement, où les enfans assistent auec leurs cierges allumés, & en suitte à la Procdlion, & en ces cas ils seront rangez deux à deux, à la maniete ordinaire, le long de Taille droitre de l’Eglise, pour les faire marchera la Proceflïôn, auec grande modeslic iusques à leurs places.


A RT 1 C L E VI.

Dis Processions de dehors sa Paroisse & Cimetière.

Q Vant aux Procédions qui vont hors le Cimcticie &r l’Eglise, (o & dans l’enclos de la Paroi lie, foi : en quelque Eglise voisine ou eiloignec.


PAROISSIALE. 117

la Vénétation des Reliques, auec l’Image du mesme S. Nicolas, qui demeure iusques au lendemain de laFeste. Parceque c’est le Patron vniuerfel de tous les Maistres d’hlcole & Escoliers de la Chrestienté.

Le cinquiesme. Dimanche d’apres Pasques : on faiîra le Cathechisme des Rogations.

La veille de 1. Afétation on fait le Cathechisme de ce Mistère auec (on Image, qui est exposée durant l’Oftaire.

Le Vcndiedy auant la Pentecofte, leCathcchisme du mistère auec son Image, qui demeure durant rOdlatte.

Le Vendredy d’apres la Pentecofte, le Cathechisme de la Sainte Trinité, auec son lmage, qui demeure iusques au Lundy d’apres.

Le Mardy, auarit la Feste Dieu, le Cathechisme du très Saint Sacrement auec son Image, qui défrieure durant l’Octaire.

La veille de S. Iean, le Cathechisme de sa Natiuire, auec son Tmage, qui demeure durant l’oâraue.

La veille de S. Pietre, & S 4 l ? aul, le Çatechisme fut les images des mesme Saints.

Deux ieurs auant l’Aflumption de Nostre-Dame, le Catcchi r m’e de la mesme Feste, auec son Image qui demeure durant l’Oftaire.

La veille de la Natiuité de la Vierge, le Caterh..me de la Feste auec son imatre, qui demeure durant l’OcAaue.

La veille de S. Denis, Patron du Diocèse de l’aris, le Çatechisme dudits. auec son image.

Trois.iotrre anant la l’on (Lundi le Çatechisme de ]a mesme Feste auec son image qui demeure durant l’Odtaire...

Le jour de la Toufïàincts durant le Sermon, ou auant Vcfprcs, le Çatechisme de la Commémora


128, L’ESCOLE

rion des Trcfpafles. Si on pouuoit auoir quelque image de la mort ou du Purgatoire, on j’enferuiroit pour faire cette Instruction.

La veille de S. Martin, le Catcchisme dudit S. auec son image.

Deux ÎQurs auant la Feste de sain&c Carherine qui est en beaucoup de lieux la Patrone des Escoliers & notamment des Escolieres, le Catcchisme de la Feste, surson image.

On peut adjoufter les Instructions dessestesdes propres patrons des Paroiflcs, ou Diocèses, ouIon demeure, que son fera à l’imitation dessatcchisme de S. Nicolas, de S. Denis, 3 c’de S. Catherine, sassunt ncantmoins le Catechismede S. Nicolas, < ? c S Carh d’Este & d’Hyuer en toute sorte de Paroissè$ cette Feste deuant estre célébrée des Escoliers, auec la permission de Meilleurs les Curés des lieux, puisque c’est leur propre Patron, & ils dament passer ces ieurs en reuerei\cc de ce grands), auec la pieté ordinaire des autres ieurs Solemnels de l’année. ce qui le fera par la diligence du Maistre, & la bonne volonté de Meilleurs les Cures, qui célébreront s’il leur plaiss le seruice diuin en ces Festes, à l’occasion des Escoliers, & Escolieres de leur Paroisse., afin de les mettre sous la protection de ce grand Saint, & de cette Sainéle Vierge, comme aussi de la Dédicace de la propre Eglise, au ieur qu’elle se célébrera, le ieur de deuant la veille.

De U mature de ces instructions. $. >

OR afin que ronpuisse plus facilement instruîrc les enfans de ces Mystères, nous auons corri. pôle vn Formulaire d’Instruction pour chacun des ieurs cy-dessus nommés, que nous auons fait imprimer à cée effet, à ce qu’vn chacun des Marftrci s’en


.


PAROISSIALE— îtü

venir les Escoliers auant sept heures, commencer la. leçon à sept hures, faire la Prière à sept heures te demie, pour paracheuer la leçon, apres qu’on sera retourné. Quand la Procession Tonnera le dernier coup, le Maistre actuertira ses Escoliers du de

☞ e in d’icelle, sçauoir, qu’elle fefair pour rendre grâces à Dieu, de ce qu’à tel ieur, la ville de Paris, fut réduire a l’obeissance du Roy, apres auoir fouffcrt de grandes calamités, les exhortera à la modestie & à porter seulement leur Chapelet à la Procession. Il les rangera te conduira à l’Eglise comme, nous auons dit, & en suittesortiror vn peu auant la Procession. Premièrement pour aller. nostre-Dame, ou ils pasicrontestane entres par la grande porte, par dcuantle Crucifix, pour aller Tourner au cour du Chœur, demeurant durant lactation de la nef, le long des murailles du Chœur, vis-a-vis des Confestlonnaux ; genoux te aussi-tost que l’on n père cura la Croix, il les fera marcher tout autour des murailles du mefime Chœur, pour aller gaigner la porte du bout de Paille gauche, & ensuitte aller à L’Eglise des Augustins, prenant le chemin de la rué nostre-Dame, du Marché neuf, du Pont S. Michel., & en suitte sur le Quay des Augustins gaigner la grande porte, Estant dans l’Eglise, le Maistre les fera ranger du costé gauche contre la muraille, demeurans à genoux, iusqu’i cet|u’il faille sortir, par la petite porre de la mesme Egide des Augustins. Quand la Croix sortira du Chœur, il commencera à les faire sortir hors l’Eglise. Quand on rencontrera quelque Procession par le chemin, soit en allant ou reuenant, il les faut faire tous descouurir, iusqu’à ce que le Clergé & les notables de la Paroifié foientpassos.Toutesces Obseiuances, hos fmis ce qui rega rde le dedans de l’Egîife des Augustins, doivent cilrc gardées tant à I.


I ? a L’E S C O L E

Procession de la Quinquagefime, qu’aux Procession. des lubilés ordinaires, extraordinaires, où on ordonne d’aller en Procession à nostre Dame.

De ld Procrssi’m du ieur de. 5 \ Aiarc, §. 4.

L’Eiourdes. Marc, les Enfans Ce doiuent trou-. uerà l’Escole auec scurLiure& Chapelet àfepe heures, ou on fera la letfhire & prière, des ieurs do leçon : cnluittcdcquoy quand le dernier coup de la, Procession Tonnera, le Maistre les ayant exhorré à la modestie Ce deuorion, il les rangera, pour les faire aller dans la nef de l’Eglise, ou ds demeureront à genoux, iusqu’apres l’Exwge : puis ils sortiront pour aller à l’Eglise, dù la procession doit aller, en laquelle ils feront places en quelque lieu commode, que le Maistre aura preucu, chanteront durant la Messe, & apres l’Offertoire, on les ferasortiren quelque endroit, où citant il fera dire le Bénédicité, les fera déjeuner, Ce en suitte dire Grâce, puis retourner pour assister aureste de la Messe, quand il entendra chanter la Préfacé. Apres la bénédiction du Pi estre il les conduira dans le milieu de la nef ; Ce quand la Croix sortira de sa place, il les fera marcher Ce retourner à I’£glife, & en suitte, sur leurs bancs, d’où apres les Litanies Ce le ils s.enretour¬

neront chez eux.

De ld Procession des Rogations & det AJconstun. $.5 »

C Es trois ieurs, les enfans doiuent se trouuer au plusrard à sept heures à rEscole, oùon fera dire la leçon aux enfans à movcit de l’ordinaire ; les ef. criuains efentont ce qu’ils pourront, estansreuenus de la °roccfhon, ils acheueront iusquà vnzçIvcd ses Ce demie, En la Procession le Maistre obfçr


PAROISSIALE. ut tiera ce qui vient d’estre dit, pourlcieurs Marc, sinon qu’ilsdeieufneront seulement apres la Procession estant retournes à l’EscoIe : U le Maistre est Prestre en ces quatre jours, il aura loin de dire la Messe à six heures du marin.

Apres midy on fait la leçon à l’ordinaire, le Lundy & le Mardy „ & le Mcrcrcdy le Catcchisme du mystère de l’Afcenfion.

scieur de l’Afcenfion ils’doiuent estre ; l’Escole ; huiheures precifcs, ou apres la lecture & les Prieuses des Festes, on les fera aller a J’Eglise, & à la Pfocession, & ; ensuitreà la grande Messe.

Aux lieux où on va loin" eu Procession, durant les trois ieurs des Rogations, on fera ce que son pourra de la leçon, & le Maistre aura soin de faire porter à déjeuner auxenfans, pour leur taire prendre apres la Messe, en quelque lieu commode.

De lu Procejfton du Saint Sacrement er de

l’Otlaue. §. 6.

L E ieur du S. Sacrement & dcll’Octaire les enfin. doiuentfe trouuer à fepe heures & demie prccU Tes à l’Escole, auec chacun leur cierge ou chandelle. On fera la séante & Prière des Festes, & a hui<ft heures ils feront rangez, & conduits ail milieu de la nef de l’Eglise, où ayant demeuré quelque temps ; genoux, le Maistre les fera sortir en la rue, pour les ranger le long de la muraille, & allumer leurs cierges. Quand la Procession fera preste desortir ils marcheront les premiers deuant les torches, toujours telle nue. Quand on reposera le Saint Sacrement durant le chemin, il les feraarrester, rourner vers le S. Sacrement, & mettre a genoux, pais les fera releuer & continuer leur chemin en ordre, faisanrporter le cierge allume en dehors.


L’ES C O L E


fwU, ioursileC AssomfUgn, des.Roch. §. jï

L’Eiourde l’Affoutation de nostre-Dame, sur la ■ fin des Complics, il fera sortir les enfans deux à deux à la rue, pour les ranger 3 c’ensuitee les conduire a la Processioni pour le vœu du Roy, & le lendemain le iourdcfamtRoch, il le rrouueront a l’Escole A sept heures & demie, où apres la le&ière 3 c Pr ; été ils iront à l’Eglise au dernier coup de la Procession, & sortiront vn peu auant <]ne l’on chante en larue, pour aller en ordre ! la procession de saine Roch suifiant la baniere.

Voila ce que l’on peut dire, des Processions locales de Paris, desquelles l’ay étoit t ce peu, pour seruit de modelé à ceux qui s.en voudront seruit, chacun selon l’usagcdclon Eglise, accommodants, retranchants, chacun_ selon le iour& le temps de la refidcncc de l’Escole, de quoy il fera bon en chaque lieu, de faire des remarques specialcs, de temps est temps, pour pratiquer toulïeurs ce qui feroit le plus à propoSi

&&&&&&& &&&&&&&&

CHAPITRE IV.

DES PR.IER.ES.

IM ES ieurs des fosses, Dimanches & de leçon, 1’on fait en commun certaines Prières, desquelles nousescrirons l’ordre & ]a qualité en ce Chapitre, & "■... afin que la méthode de les faire, foi : plus facile, ie dreficray roy deux cartes, où feront les prières distinguecs, lesquelles pourroieut estre atrachcês sur vne tablette de bois, ou yn fort carton, Cl « t



PAROISSIALE. ^ AZ 5 ft couurira d.yn linge, à et quelles ne Ce gafter, estant toujours à lair.CcsPriercsfontdistinguéesen quatre principales, celle du matin auant la leçon, & celle d’apres la mesme leçon, celles de lapres midy auanc & apres la leçon.

i

ARTICLE I.

£)I la Priere avant ET

APRES

la leçon du matin.

L’Heure de commencer la Prière, deuant & apres l’exercice du matin, oultu soir, çfennisonncele Maistre y —estant toujours prêtent., ceux qui font destines pour ces offices (qui s’appellent recitateurs de la Priere) se mettront à genoux sur vn petit banc deuant le Crucifix, où estant & tous les enfans actuertis par trois ou quatre coups de la clochette, se _ mettront à genoux teste dccouueste (pour ceux qui, ont vn Chappeau) les mains jointes & U face ver » l’image, & le Maistre veillera, à ce que chacun se tienne dans le respe& durant la Prière, se tiendra derrière, ou en lieu d’où il les puisse tous veoir, pour actuertir doucement ceux qui ne pritroient point Dieu, ou quibadineroient. Toutes lesquelles choses s’Obserocront toujours exactement durant les quatre Prières cy-dessus specifiées, êC autres qui se font a genoux’ou debout.

J)e U Priere du mAtin autnt sa leçon. r.

A L’heure de la leçon ^ le Maistre fera faire la Priere du matin en cette sorte, tous estans à genoux vn des recitareuts fera le signedela Croix, & les enfans ie feront auec luy, dtlant seul à voix intelligible In nomine Patris &£• puis au mesme


. 4 L’ESCOLE

ton. prononcera posement & distinctcment, Vehi Sanite Sp tri tu s’est. le verset Emitte &c. & les crtfans respondront, Et renonabts est. puis il dira forai son Deus qui corda fideltum (jrc. respondront Amen. Et en suitée dira les actes dcTcxertriccdu Chr#stion au marin selon la diuifion des paroles qui se rrouuera dans la carte des Prieres^es enfans repetans les mesmes mors apres luy : apres quoy les deux rccicasouxs^iront sesLitanics qui font composdesdcs Principaux Apostres, Martyrs, Confesseurs, Saints & Saindtes du Royaume, du propre Diocèse, ^ de la Paroisse. Le modellcqui est dans noftre carte, pourra seruit quafî par tout, adjoufl : ant les. Apostre duDiocèsejes Saints Patrons, ou Patrones de la ParoidejOU de la Ville, lansobmcttres. Nicolas S. Catherine,

qui font les Saints Patrons des Elcolseis, & les encans respondront AUseren ou Ora pro stobis. Apres les’Liunic. vn des redtatentsprononcejrale verset usurelnse tout entier, & les en sans diront Ane St ’ySantt. Mat la : puis Ecce ancilU\ & les enfans Ahcz pais Et verbum caro fattum est \ les enfans Aue\ & apres il dira foraison Grattam Cette Priere de l’An£ct.n dit debout depuis le midy du Samcdy de Pasques iusqu’au Lundy de la fainde Trinité & les Dimanches depuis le midy du Samedv : le restedu temps elle se dit à genoux. Puis la Prierefe terminera par Jefns y Maria > lofeph % succurrite nobis> que les enfans répéteront en deux fois apres le rccïtatcur.


Pour Ils Fefies. 1 $. a.


L Es Festes se Dimanches ainnt lVxcrcice du mafin on fera les Prières fu (dites, hormis que son ne dira point les Litanies des Saints.


PAR O

☞ SlALfe.


2 : 5


ARTICLE II.

ses LA

PRIERI A

TRES LA

EICON.

Aptes la leçon du’matin, $. I.

A Près si leçon, le Maistre donnera lefignede la Prière, par 4. ou 5. coups de la clochette, tous estans à genoux comme dessus, le rccitateur commencera par le ligne de la Croix, puis dira à voix intelligible ie potée le Pater, C’edo t

les Commandemens de Dieu & desfiglise des sept Sacremens ce que les enfans diront tout sens : & en suitte dira l’oraison du bon Ange, angère’Dei, puis l’Angelus : & la Prière finira par l’inuocatton de S ; Nicolas & du Patron de la l’aroisse spuissr/w., aïdria, lofeph, succwnte n » bts ;

Exception du Mcrcredy. IcHtly & SAmcdy. ç. 1 ;

l,

L Es ieurs de Catechisme, du Ieudy ou ieurs de conge, & du Samedy, quand dneferaFefle, aü lieu des Commandemens de Dieu, & de l’Eglise ScdesSacremens, les deux récitareurs efhn r debout reciteront distinctement & posèment les respenfcs de la Messe, l’un fai Tant le Ptestre, & l’autre le clerc : ecluy qui fera le Prestre, ne dira point le Çonsistor. Apres les responses on dira l’oraison du bon Ange, Angdxs la conclusion comme cy-dessus.


L’ES C O LE


article III.

DE LA

PRIERE

AVANT LA LEÇON d’apres midy.

De la Manière de la dire ordinairement, $. 1.

APres midy auant la leçon, tous estant à genoux Vndes recitareurs fera le signe de la Croix, difant. In nornine Patris y dre, puis saluant le S. Sacrement dira l’Antienne O salutaris bosti. y O très sainte Trinité y grc. & les enfans respondront, Lotte fait le très S, Sacrement de l.Autel. apres l’Antienne

’Ceviofà y le verfee ora pro nobis çrc. ils rcfpondront y~t digni ç^c. puis se dit a l’oraison Deus qui beatum. Au lieu de cette Antienne & Oraison>on dira aux autres Paroiflci, celle « qui est propre du Patron de la Piroissc auec le versettfr. pro nobis Beate N, ou orate pro nobis Beati, s’il y en a plusieurs de mesme sorte, & apres il conclura Sancta Catharina Ora pro nobis. Usus t Maria, lose, b ymcentrite nobis. Obsernation de la P ru se des tours de Catechis-

me ordinaire, §. 1,

LEs ieurs du Catechisme ordinaire, au lieu de Ojalntaris, les deux recitateurs diront l r eni creaur, alternatiuement auec les enfans. puis le terfet Emitte, & l’oraison Adsit nobisdre, O très famile Trinité y l’antienne, verset 3e oraison du Patron, apres laquelle on dira l’antienne de S. Denys O BeauDtenyfîy le verset Ora pro nobis. & puis il conclura Je fus y Maria, lofepberc, cette antienne & verset de S. Denys se dit a par tout dans les Diocèses de Paris 3 & de Meaux, au lieu de laquelle aux autres Diocèses, on dira celle de l’Apoftre propre de chaque Diocèse,


paroissiale.


article IV.

De la Prière d’aprhs la leçon

dénies nudy.

A Près le Catcchisme ou actuerrifliment, le signai de la prière donné &c.le rccuatcor fera Je figue de la Croix, uifr.nt, Au nom du Perces du Fils est. puis il récitera les Actes de 1 1 Prière du soir, selon la distinction taiste en la carte, que les enfin ; répéteront apres luy > faisane yiac pente pose d’vu Ane à l’examen, puis prononcera dilhuctement Nostre Père y le vous [alite, le croy en Ditn. Je me, l’onfeffe h Dieu, loraison du bon Ange en François, Anye de Dieu grc. Fiieltum ort. puis An^clui^C Sanlle Faitolfe, S an du Catlumn., Jems est.

ObseruAsien pour les tours de Cateibisme ah

fait. $. 1.

L Es ieurs de Catcchisme apresse signe de la Croix les deux rccirareurs diront les Litanies du S.nom de Icfus, & apres, se dit ont les Prières que nous vexions demarquerjapres lesquelles loMaistre dura Sande Dionyfi CH ? rip-ujt tri. ora pro tiobts)puis Forai feu de S. Denys, ailleurs celle de l’Apoftre Dicte esti in.

De U Prière des S « mcdys apres la L’een d’a— \

près nudy. $...

•V

L Es Samedys apres Texhorration quand il ne fera Feste denostre Seigneurie lendemain lesdeux vecitateurs diront les Litanies de Noftrc-Dame, de les enfansrcfpondront, <& ensuitte la Prière susditcdu son : >apres laquelle se fera la rccoirur.andace des fosses, il est bten raisonnable > esc.


L’ES C O LE


ïil

article V.

De diverses Prières ordinaires ? T)e U Prière de l’heure. §. 1.

QVand l’heure Tonnera, tous ser enfans se Ieueront, s’estant découuerts, & les mains jointes, tournés vers le Crucifix (ce qui s’Obserueracn l’ontes les Prières qui se dit ont debout) vn des recita scors des Prières fera le signe de la Croix, disane Jn nomine. que les enfans feront pareillement. Pui. dira, APon DicH 9 finte-moy U grâce est. selon la diuifïon de la cartes ce que les enfans répéteront, puis dira çsfi’c Marin, & Sancta Aiaria, tous fai sans inclination au nom de sesus & de Marie, ce qur s’obfèruera roûjours, durant quoy les enfans le ditout tout bas, qui est pour gaigner l’Indulgence concédée par Leon X. Pape, Cette Prière fiedoit faire toutes quantessois que l’heure (non pas la demie ou le quart) Tonnera, & le rccitateur Tonne. ra vn coup, au son duquel tous se leueront & Ce mottront en la posture susdite. Durant qu’on fera le Catechisme.on ne fera point cette Priere.

De In Priere four les Cou f :.ssi on s.Confirma tient, &

les Ordres, §. 1.

A Neuf heures, dix ieurs auant le Merci edy des Cendres, dix ieurs auant la Pentccofle, & huiél ieurs apres, dix ieurs auant la Fede des. Laurent : dix ieurs auant la se de S. Simon, S. Inde. & dix ieurs auant la se de S. Thomas ; les deux rccirateurs apres la Prière de l’heure, diront î r ensoréa le, altcrnariuement auec les enfans, pour obtenir la


PAROISSIALE.

Grâce du S. Esprit pour faire vue bonneConfession & rectuoir la Confirmation, & pour ceux quidoiucne estre ordonnes aux 4. temps. Apres midy auanc goutter, on dira durant les inclines temps. Tantienne de la Vierge à genoux, selon le temps du Hie. usaire, sinon au temps Paschal Rcgina c<xh>icA ira debout sans verset & oraison, pour le mesme fujec. La grâce d’vne vraye penitence est de si grande confcquçnce, qu’il la faut long-temps dcmrnderau S. Esprit, & à sa fainéte Espoute la faincte Vierge, pour l’obtenir par la faueur :

☞ le Maistre fera entendre le dessein de la mesme Prière, au commencement du temps quelle se fera.

Prières durant le C+rcfnie. S. 5.

D Vrant le Caresme, à neuf heures, apres la Prièse de l’heure, tous les ieurs, hors les Fedes & Dimanches chacun se mettra à genoux, & on dira chaqueieur vn des sept Pseaumes alternaiiuement, les rccitatcurs le commenceront, & les Elcoliers respondront. Le 5. qui cA (’Domine cxuudi) se diuifera en deux fois ; cette Prière se doit faire, ice qu’il plaise à Dieu donner la grâce a tous les pécheurs de faire vne véritable pénitence de leurs péchés.1 Pasques, notamment à ceux de la Paroisse.

Du Bénédicité. $. 4.

A Neuf heures, apres la Priere de l’heure tous les ieurs, & les iouus de FcAc à l’heure marquée cy-dessus, vn des rccitateurs, rous citant debour, dm^tyion Dieu benijjcs, ce que les enfans répéteront ; puis dira le Bénédicité hautement & distinctement, & les enfans le diront bas, faisant tous le ligne de la Croix à la fin. Apres midy on fera le mesme auanc le goutter. A sçauoir à trois heures en Hiuer, &i quatre heures en Esté.


L. E S C O L E


Des grâces. Ç. 5.


A Près If rîéjcunrt ou goûter, semesmerécitatcur ayant actuerty d’vn coup de cloche, te tous efbns debout, dira les grâces oi dinaires, comme dans la cartedes Prières : leserfans rcfpondront ce qui est porte il faut remarquer qu’aux ieurs da Catecbisme on ne gouttera point. de peur que cet, ne trouble.


ARTICLE VI.


P e s Prières extraordinaires.

l’Adotation du S. Sacrement enpassant, $. 1.


QVand le S. Sacrement paiera par la rue pour.

estre porre aux malades, on donnera vn coup decloche, & tous se mettront à çenoux/ctourncront vers la inesme rue, joignant les mains, le recirascur dira Ane faiits &c. tout seul. Puis Ason Dieu donnes à ce malitàc ce que les en fins répéteront ;

te en suitte tous diront ensemble Ane te Sanfla Atari. pour le malade : & quand il repasicradls fetout actuertis par vn coup de cloche, se mettront à genoux ; se recitarçur dira cette partie de l’oraison O très — [dinde Trinité, te crois encore fermement. Puis tous ensemble Loué fou &c.


Prières pour les malades. §. 2.


QVand Monscigneur l’Artheuesque, Monsieur le Cure. Monsieur le Chantre ; ou Prestrede la paroisse, quelque père ou m^se, oncle ou tante des Escoliers, fera maîaric, on dira vne fois ou deux à genoux vne Prière à son intention, sereckascur di


PAROISSIALE. yy

ra Mon Dieu donnes À ^ Malade efre. & en suitte tous ensemble vn Pater & A » t\ ce qui fefera a la fin des Prières d’apres la leçon du matin ou du soir. Et cette Prière se fera plus souueiït durant U maladie gricue de quelque

☞ colire.

Priere pour les morts, $. 3.

QVand on fonhera la première fois à la Raroifie, ou qu’il passora le corps d’vu TrcfpafTc, chacun se leucra, & le Maistre dira, Reytiefeat tnpace. Amen. Requiem aternam. les cnf.ins Et lux ci c.’Domine exaudt, Dominns yobifottm&c. l’oraison Incliun, arisem £rt, Fansisti tui y vel fatnuUtua\puis Rcquiefeat in pace. Si eest le corps d’vn enfant. son dira Gloria Patriy <ÿ. stho ç.se. deheur tous cnfennble pour rendre grâces à Dieu de l’auoir place en son Paradis.

Quand vn Escolier mourra, on dira De profondis pour luy huict ieurs durant, s’il auoit l’aage de discrétion., & les Escoliers feront conduits ; son enterrement par Iç Maistre deux à deux, s’il est de la Paroisse. Si c’est ; vn enfant au dessous de cette aage, on dira Laudate pueri Dominùm Qj~c. les Escoliers assisteront au Conuoy s’il est de la Paro’fle. Quand Monseignem rArcheuesque de Paris, ou ? ux autres liouxMonscigneur ri : iiosque, monsieur ! c Cuse de la Paroisse, Monsieur le Chantre de Paris, quelqisyn des Maiflrcs d’Escole ou Prestre de la Paroisse mourra., on fera les mesmes Petit esquepour vn Escolier. Le Maistre dira Poraison conwen able I la fin : ce qui s’Obsesucra à Paris seulement à Pesgard de Monsieur le Chantre, Promoteur,. & vicegerent des petites Escoles.


L’ESCOLE


Pour vn B avilie mmtCAH. §. 4.’


QVand on (onnera vn Baptosme à l’Eglise, tous se leueront, & le recitatcur dira Tinuocation du Parron $.ncle N. oa prg nob s : à ce qu’il plaisei D l’eu lu y Fii se î ; de con se ruer son innocence.

viuant en Chreihen iusqu’à la mort. Priant ce S. Parron de le prendre fous sa protection à cet effet.


Durant It tonnerre. $. f.


QVand le tonnerre s’entendra, le Maiffre aspergrra l’Escole S. les Escoliers. au ce de l’eau bruiste, difint Asperges (jrc. & tous les entuns se descouuriront, feront le signe de la Croix, palis se mettront ; genoux Les iccuatcurs & les Escoliers ditout le Pfalme Deux en aaïutortum, qui estilasin des Litanies des Saints, ou Domine ne in fnrorc tuo çrc. premier des fepe Pûlmcs, apres lequel se dit a suigurt & reniprftate trois fois, & ils rcfpondront Liber a nos Domine, &c. Deux ref : gium noftrumo. virtu, ^.Adiuroy en tribulationibus q&c imenerunt nos j[ ru mi s.

♦. De h s’in adiutorium me : trn mtendt. te Domine ad adiHUAndum me festint.

Domine exdttdi erc. Et cUmor.

Or émus.

n domo tua Domine.



PA R O I S S I A L K. 233


TROISIESME

PARTIE.

PE CE Q VI SE

DOIT

enseigner à l’Escole^qui est la Science.

stpres auoir Amplement explique la première partie, de ce qui doit efere en feigne aux Enfans, dans les petites Escolet y nous marquerons tey en trois Chapitres seulement, la secteur e qui leur doit estre enjoigne e ; or les petites Escoles estant les Séminaires du Christennisme dans lesquelles on doit doner prinetpalement fee fondement de la Doctrine & des vertus Chrestiennes, en se feert de la Science y au des principes de la Grammaire, Latine y & Françoise y comme des moyens y pour arriner plus facilement auec plus de perfection 5 à cette fen : Car il est bien plus facile d.in~ struire vn enfant qui sçait stre y çr le perfectionner dans la vertu y que ceux qui ne sçauent rien : datifant que les Liures seruent comme de Maistres perpétuels à ceux qui sçauent s’en sernir y & ils peuuent facilement % en feferuant des bons f. dr rejettant les mauuais, deuenirparfaits Cbre silens de ieur entour, pour t ouïr de F Eternelle Sion en l 3 autre vie : la première chose donc qui fetrouue dans les principes de U Grammasre y c’est de se auoir lire y la deuxieme escrire y la trot filme la connoissance intelligence des langues y U


,.J4 L’ESC OLE

quatriesme U méthode de s’en bien fernir, & la cinquième U maniere de la déclarer, dr l’enseigner aux autres : les deux premières appartenant specialement aux petites Escoles, & le comme#. cernent de la trois tsme y à l’esgard de quelques en sans seulement, qui se disposent aux Collèges y nous anouficyà traisser en nostre premier chapitre y de la maniere de bien montrer aux enfant à lire en Latin çfr en François t

\

CHAPITRE

PREMIER.

J)e la maniéré de bien monstrer à lire Latin

☞ t rançou.

Our bien montrer à lire, il se faut bien garder d’embrouiller les Enfans, en leur voulant enseigner tout a la fois, à assembler, lire en François & Latin : mais il faut se seruit de l’ordre, & ne point entreprendre de les faire voler dans la lecture, auant que de sçavoir espeler les lettres : car voulant les actuancer en leur apprenant tant de choses à la fois, on leur rend la lesturc si confuse, qu’outre qu’ils font long-temps à apprendre, ils ne sçauent iamais bien lire, ny Latin ny François : estans comme vne maison qui n’a iamais eûé bien fondée, à laquelle il y a toujours à craindre à refaire.’Pour procéder donc par ordre, il faut i. Enseigner aux petits enfans à connoistre les lettres. 2.>A les assembler pour en faire des syllabes. 3. A espeler les syllabes, pour en faire des mots ; & en faute, lire les mots, pour en faire des périodes Latines, puis bien lire en François.



PAR

OISSI ALt


257


ARTICLE I.

De la façon de monstrer les Lettres aux enfans. §. l’IL faut considerer quels enfans on doit enseigner : car s’ils sont petits, se qu’ils ayent l’esprit dur, ils seront plus tardifs, & par consequent, il y faut plus employer de temps, leur montrer moins de Lettres à la fois, leur faire répéter plus souuent qu’à ceux qui auroient vn bon esprit, bonne volonté, & le jugement fait : pour ceux qui auront l’esprit dur, & feiont auec cela paresteux, il faut auoir vne grande patience & industne, pour leur faire connoistre leurs lettres. Enfin plus rn enfant a d’Yfjuit & de jugement, plus il le faut pousser & inciter, s’il a bonne volonté ; & moins il en a, & plus il faut employer de temps, de soin, & le faire moins actuancer en vne autre leçon, puis qu’il oublie plus facilement, & apprend plus difficilement que les autres.

J)e la façon du premier Alphabet. §. 2.

P Our bièn monstrer aux enfans les lettres, il leur faut faire apporter au commencement, vn petit Liure de quatre oucçnq feuillets qui contienne. L Les Lettres communes, capitales, abremations, italiennes, grandes & petites. 2. Deux colomnes de syllabes, de toutes les lettres oui se peuuent assembler, tant auec les fimnlcs voielles, comme ba, pa, comme auec vne liquide & vne voielle comme bra, bla. Il y a vingt-deux lettres Latines, a, b, c, d, e, f, g, h, 1. s. m. n, o, p, q. s. f. s, t, u, v, y, r y & s 9, & deux grecques, k., & y : les lettres se diuisent en voielles $€ consonnes ; les voielles ainsi dites, à cause qu’elles


, L’ESC O LE

donnent le son à la syllabe, font cinq Latines, a, e. f, o, u, te vne grecque y. entreccs voielles il y en a 2, qui seruent quelques fois de colonnes, autres fois de voyelles, 1, u : quand elles seruent de voielles, elles sont marquées i, quand elles feiucne de consonnes, elles sont marques i, v. pour les bien distinguer au fou aussi-bien comme en la prononétation, au lieu de dire i, il faudroit dire ie, comme au lieu de dire i, io, il faudroit dire se, o, io, de mesme lv consonne, au lieu de dire u, o, vo, il faudroie faire prononcer ve, o, vo, y ayant pareille raison de les faire consoner comme be, pe, te. Des voyelles i) y en a de — doubles, qui s’appellent diphthongues, c’est à dire deux voielles iointes ensemble, te qui ne rendent qu’vn seul son, comme a., forme é ; a, u, te o, u, qui donnent le son au te ou.Voda ce qui est des voielles. Pour ce qui est des consonnes, il y en a dix sept Latines, sçauoir, b, c, d, f, g, h. s. m. n, p, q. s. f. r, x, z, te vne grecque k. De ces consonnes, il y en a treize, qui s’appellent mutes, c’est à dire, qui ne sonnent iamais qu’auec des voielles, à sçauoir b, c, d, f, g, h, m, n, p, q. s. f. quatre liquides qui se joignent entre vne voielle te vne consonne, pour faire vne syllabe, comme ble, bre, prat, mne, faut, quelquefois aussi f se joint auec vn p, t, comme spi, fti : or afin de bien faire connoistre aux enfans les lettres, il faut que le premier Liure d’Alphabet, soit composé de la sorte que nous allons dire.

g

De la composition de l’Alphabet. J. 3.

LE premier liure de l’Alphabet, doit estre composé seulement de quatre ou six fucillcts, la 1. Page doit contenir les vingt-quatre Lettres communes de l’Alphabet, a, b, c, d, e, f, g, h, 1, i, le. s. m. n, o, p, q, r, 5, i] t, u, v, x, y, z ; le mesme Alphabet fer 1 mis à


PAROISSIALE : i, ?

débours en suitte, commençant par la dernière z, & sitijflant par la première a. 2. Il doit auoir les vingt quatre lettres Capitales, qui seruent à marquer la première lettre des périodes, & des noms propres ; lequel Alphabet, fera mis en futtte à rebours comme dessus. y Les vingt-quatre lettres Italiennes, pour distinguer par Charactères, la diuersité des mots Latins & François méfiez ensemble, ou les titres des Chapitres iou des Articles. 4. Les Ligatures de quelques lettres, qui de plusieurs composent vn charactère, comme it, fl, ff, fl, ffi, lb, Il, & les Abreuiatures qui fondes cinq voielles qui ont au dessus vue petite marque en façon d’accent circonflexe grec, comme â, e, 1, 6, u, n, m, ou à codé comme p ? pour y. us. f. Deux Alphabets des anciens Charaefici es Gotiques, qui pour n’estre pas enseignés aux enfans > ne peuuent se seruit des Liures, qui se trouuent en grande quantité, escrits & imprimés en cette forme ; l’une des lettres communes auec ses abreuiatures & ligatures i & laustecn lettres Majustules, Capitales,

De U forme du sylUbaire. §. 4.

A Près ces Alphabets, ce Liuret doit contenir le syllabaire, c’est à dire des syllabes séparées auec points, sur-tout, l’Alphabet, tant de deux, que de trois syllabes, en cette sorte.


ba. be. bi. bo. bu.

ca.

☞ ci. ce. eu.

da. de. di. do. du.

fa.

☞ fi. fo. fu.

ga. ge. gi. 9°. gu.

ha, lie. hi. ho. hu.


bta. brc. bri. bro. bru.

bla. ble. bli. ble. blu.

cra. été. cri. cro. cru.

cia. cle. cli. cio. clu.

dra. dre. dri. dro. dru.

fra. frc. fri. fro. fru.

Au.

gru «


ja. ie. n. 7°. ju. : fla. fie. fit. flo. ka. lcc. kû ko. ku. | gra. grc. gri. gro.


53.


1

TES c 0 L E la. le. la 1°. lu.

gll. fi le — S 1’ ; glo. O glu ; ma me. mi. mo. mu.

mna.mne,.mni. mno.i tnnui ni. ne. ni. no. nu.

pra. pic. pri. pro. pxu. P.. P.’P.— po. pu.

pla. pie. pli. plo. plu. qua. que. qui. quo. quu.

fia. fie. fti. flo. ftu. ra. se. ri. ro. ru.

fpa. Fpe. spi. spo. spu. il. le. fi. C 0. fu.

tra. tre. tri. tro. tru. la.

☞ si. to. tu.

va. ve. vi. vo. vu. xa. xe. xi. xo. xu.

au. ze. zi. 2°. au.


Et en suitte de ce syllahaire, il y doit auoir en ce mesme Liure, l< ? Pater, Aue, credo, Ai ifereattrt, confia Teo~, ileticdicne)Açimits y Et bcaia, & Article D’et A mpnnics en lettres communes, grosses ^A : bien distinguées, les sylhbes séparées, T vue de l’autre, enuirori dcTclpefleiir d’vn teston de France. Car quand on donne des Alphabets aux enfans % qui ont les lettres petites, brouïllées & mal imprimées, en ces petits commencements, on leur donne double peine, leur estant besoin d’vne double attention, l’une pour desbrouïlier les lettres, & l’autre pour les connoistre & les nommer. Il seroit donc fort à propos que les Alphabets fussene composés de la facoN susdite.


Deuxiesme sorte de liure pour espeler. §. 5,

QVand les Enfans commencent à espeler, il leur but donner vn Liure > qui soit compose du-d Hijuat : A 7 une dtmtti’.s : Salue regina, verset & Oraison, des sept PuimcSjSc des Litanies des Saints, du S. nom de se.js, <& de celle, de la Sainte Vierge, d\ne Liste des nombres des ch ; thés communs, 1. 3. 4.3. 6.7. S— 1°. 2.0. 30. 47°. 50. 60. 70. 80.3)0.


Paroissiale.

☞ Ô. xoo. 500. 1000 & des versets des responses de la Messe : car ayant dé-ja, vcule Pater, ^.0, Cyc~ do, Confiteor, dans le premier Alphabet auec L’Alphabet des lettres, G vous les remettes encore dans le deuxiesme liure, cela les desgouftcra, & mestpe apprendront plustost par mémoire les lettres & les syllabes de ces choses, que non pas par connoissance & iugement.


L


Du troisiesme liure pour lire en Latin. §. 6.

LE troisiesme liure doit estre imprimé en lettres médiocres & lïübles, contenant l’office de Nostre-Dame, celuy de la Sainte Croix, du Saint Esprit ; les sept Psalmes, l’office des Trespassés & les Vespres du long de la semaine auec les responses de la Sainéte Messe, les Hymnes du Diocèse. qui se disent à Vespres, & en suitee il leur faut donner des liures Latins, (mai imprimes comme des Pseautiers imprimer^Rouen à Troies, pour les rompre dauantage dans la retrait Latine, & en suitte. leur donner des liures François, 1. En grosses lettresj&’en suitre en petit volume, à ce que la grandeur des charnières les facilite a la connoissance des mots, & le changement frequent de volume les encourage à bien apprendre.

De la méthode à monstrer les lettres. §. 7.

P >Our bien monstrer les lettres, il faut les faire

’commencer à bien faire le fi^ne de la Croix,

»

puis auec vue petite couche dVn bout de plume & non pas de fer ou de cusure, ce qui gaffe & defehire les liurets, le Maistre leur fera tenir le liurer parle milieu, de la main droite, & la touche, de la gauche, puis les ayant encouragea bien apprendrejeur montrera Ici trois eu quatre premièreslcttresà la


i 4 o L’ES CO LE

première leçon, leur faisant repérer trois ou quatre fois, puis les prenant à rebours leur fera monstrer auec la touche, & nommer ces trois ou quatre lettres, se en suitte les donnera à leur Decurion pour auoir soin de leur faire repérer leur leçon, se leur apprendre les 3. ou 4°. suiuantes : à la fécondé.leçon, il leur doit faire répéter la première, Ôe s’ils la sçauent bien, c’est à dire qu’ils connoissent & nomment bien les lettres, il leur fera répéter quatre autres lettres enfumant, se ainsi les donnera à faire reciter la première se seconde leçon à leur Decurion, Se en suitte en apprendre vne autre pour le i©ur suiuant., faisant toujours répéter routes les tertres precedentes, auam que de leur en faire apprendre de nouuelles. Quand il leur aura bien hait comprendre,-connoiRre & nommer toutes les lettres de l’Alphabet, il leur fera dire à rebours, puis leur. fera toucher se nommer tantost vne lettre au milieu, tantostà la fin.tantost au commencement. Et quand ils sçauront bien ce premier Alphabet, il paierai leur faire apprédre les autres ’, se les abbreuiacions se ligatures, selon la mesme méthode.Le Maistre fcgardera bien d’espouuenrer les petits en sans dans ce commencement, les fouettant, menaçant, se dcfpirant contre.eux, se fouucnant au contraire de la raanfuetude auec laquelle noftie Seigneur rectuoit les enfansjlciir tesmoignant de Tamouissanon qu’il vit qu’il ne scruit de ricn, & qu’il y eut de la malice ou patelle : ce qui ne se peut voir qu’auec le temps., se en ce cas il y appliquera la correction tcmperce auec Piudence.


PAROISSIALE.


2ct


article II.

De la Maniéré de monstrer à assembler

les lettres. §. 1.

QVand les cufans conhoistront bien les lettres tant grandes qu’Italienn-cs, Gotiques, ligatures, abbremations, le M.uflro les fera pnfîer au syllabes, se gardant bien de les faire santer dVne leçon à vne autre, c’est adiré, leur voulant apprendre à aflem-. bstr les lettres auant que de les connoistre parfaitement > & en toutes sortes de charattcrcs, ny mesme leur faire assomhler ces lettres & fy.llnbes toutensemble, pour en faire des moy, mais al Lun par ordre de degré en degré, il leur apprendra à bien fairesonner& prononcer les syllabes pi emicrcs, qi.i for. t composecs de deux lettres seulement, puis cesses de trois, selon la méthode prescrire en f Alphabet au nombre 7. cy.dessus’de 1.Article premier, leur faisant repeter toujours la leçon precedente auantque leuren enseignervnenouucile>prenardeux, trois, omrrerangs de syliabes à la fois, selon la capacité de leur esprit & iugement, &mesme de la bonne voL>nte qu’ils ont, fe gardant bien de les surcharger d’abord, dépenr qu’ils ne se d’Escouragent,

Obseruatiorv pour assimbler. §. 2.

P Our bien faire prononcer aux enfans les syllabes, par exemple, 1. ba, faut qu’il scurfaffe dire b > a, ba, seulement, se gardant bien de leur faire dire tout en semble ba, be, bi, bo, bu.i. Quand c. se rencontre aûcc vn a, auec vn o, vn ujd leur ap. prendra qu’il se prononce comme Vh q ; te quand il ; c’rencontre auec vn e, Ôz vn ; > on le doit ponoucer

O


L’E S C O L E

comme vne

☞ Quand le g, se rencontre auecvn a>vn o, & vn u., il le faut faire Tonner comme vn gamma’grec qui s’appelle g dur. Quand il se trou. ne auec vn c>&c vni, il fonne comme vne, confonne ge, gi, qui s’appelle g mol. 4. Quand l’on trouue vne j. consonne joinâ auec vne autre voyelle (ce qu’on connoislra quand il fera auec queue) au lieu de dire j, a, ja, il faut dire je, a : sa : car ie. m’estonne comme dans la méthode ordinaire de plusieurs qui se sont méfies & se messent tous les ieurs de monstrerlaletfturc, ils mettent vne double difficulté à faire prononcer l’, consonne, parce qu’il y a bien plus de différence entre dire j, a, sa que de dire te, a, sa : parce que pour distmguer si voyelle d’auec si consonne jf^droit prononcer l’un ie, sans ’accent pour le distinguer du (on duge, estant bien, raisonnable de luy donner yn son particulier, puisqu’il est marqué autrement que si voyelle. Quand t, se rencontre auec vn i, & qu’il suit vne voyelle apres, comme en ce mot r.tio \ il le faut prononcer comme vn c, auec vn i. Quand l’u consonne se troune auec vne voyelle, pour faire vne syllabe, comme un, faut dire ué, a : un, au lieu de dire u, a., un, y ayant autant de raison de donner vn son particulier à l’u consonne sans le prononcer comme l’u voyelle, puisqu’il y a beaucoup plus de facilité pour les en. sans de dire ne, a, un, que de leur faiicdeuiner le son de Tu consonne, en leur faisant prononcer dans Tassemblage des lettres, comme l’u voyelle. Voyla ce qui est de plus remarquable pour bien monstrer à assembler, nous en toucherons encor quelque chose dans l’article de la leéhire Françoise. Cecy suffira pour la Latine, qui est le fondement des autres.


P


PAROISSIALE. 243

V

foe la maniéré d’enseigner à e[peler. §. 3.

Our bien monstrer àcfpclcrvoir affcfnbler les syllabes pour en faire des mots, en faisant fonner les mefimes syllibes, par la prononétation des lettres, supposé que l’enfant connoisse parfaitement tous les char a itérés, & qu’ils les fastent fonner ênsyllabes, car le Malitre doit faire son possible pour leur bien faire assemblcf les syllabes du syllabaire, tant de deux que de trois lettres, féson la méthode présenpte en l’article precedent, auant que de leur faire ciposer des mots entiers, car il leur donneroit vne double difficulté. Le Maiftre donc pour faire, esposer passam duivisabaire au l’ater, il leur fera dire P, a, PaTt, c, r, Pater. Etainsi de tous les mots tafehant de leur donner vne leçon plus longue, ou plus courte,’selon leur capacité ; les faisant par exemple les premiers ieurs qu’ils espelcront, dire trois ou quatre lignes de leur liure : hui& ou quinze ioürs apres, sept ou hui<singues, & quand ils commenceront à bien esposer, douze lignes.

• <

Obfiruations sur les abhrcHtatures. 4,

I L faut prendre garde, quand il se rencontre des abbreuiatures parmy les mots de leur leçon ; comme quand il sottouue vn titre sur les cinq voyelles, qui fait fonner la voyelle, comme si elle auoiem. Ou n, apres : dans ces rencontres le Maistre fera répéter plusieurs fois a l’enfant cette syllabcabbre. » gée, cm, ou in, ou un, ou om, ou um toutd’vn coup ; sans luy faire dire selon U méthode de plusieurs, qui par exemple, pour esposer Dtum disent D, e, De, ü, tiltre um 3 JDeum \ au lieu de faire dise d, c, de, um, deurn. Et ainsi ceux qui font dire

O : ■


244 r t’ESCOLE

&, é tranche &r, ce qui est superflu. Tout de mcfmtt à l’absreuiatioB d’us qui se marque par ce petit char ractère 9, par exemple., pour faire espeler Deus, au lieu de dire d, e > de, contrefure JDe » l}il faut dire d, c, de •us, le reste estant superflu. Ainsi

dans p.les croifesau de ! Tous, qui signifienr^rtfjOu enretraités qui signi fient per, de mesme ceux qui font dire à par foy à, ou cpar roy e &c, c’esti dire quand vne voyelle seule, sans confonne fait la première syllabe d’vn mot, comme amor. 3 rquus >iter yodor 9 vfus. il faut nommer absolument cette voyclle.fasse y adjoufter par foy.

Obseruatisn pour faire espeler, §. y.

I L faut remarquer en faisant esposer.j de monstrer que. quand il le rencontre deux conformes encre deux voyelles, au mot ; c’est à dire apres la premièse syllabe, il les faut séparer en nommant vneance la syllabe de deuant, & gardant l’autre pour la.syllabe d’apres. Exemple pour espeler conrattus, faut dire e, o, n A con.> t, a, e, contac, t, u, s, contatbis Si ces deux consonnes essorem jointes ensemble, ne faisant quvn characlere de deux lettres, comme si 3 il ne’ses faudra séparer. Quand f, se rencontre auec p, ou t, au commencement d’vn mot il les faut joindre ensemble auec la voyelle suiuante, comme Sptntus, il faut espeler f, p, 1, spi, r, 1, ri, Spin. £<ç m’fiatns{, r, a, lia. Sec,

Quand il se rencontre trois consonnes ensemble apres la première syllabe, faut prendre la première & la joindre auec la voyelle de deuant, & relcruer les deux autres pour, joindre à la voyelle suiuante : comme par exemple coristitutus, faut dire, c, o, n, con, f, r, 1, consti, t, u, &c. Exceptes de certe seigle que quand vne de ces deux consonnes qui fe


PAROISSIALE. 145

rencontrent ensemb]e, est liquide, à sçauoir vne de ces quatres lettres. s. m. n, r, il les faut joindie ensemble, specialement quand vne de ces quartes liquides est apres vne autre consonne, ou vne semblable lettre, comme en ce mot brackid il faut dire b, r, a, bra, &c. Car quinjJ la liquide ferencontre douant vne autre consonne ou liquide, comme en ce mo z.èdents y ou quand n se rencontre douant m’il les faut séparer, comme si c’estoie dcnxtimples zonsonnes, comme arnnis. Quand a la fin ci vn mot, se rencontre deux consonnes, soit liquides ou autres apres vpe voyelle ; il les faut joindre auec la voyelle., comme pour esposer tune, il faut dire t, Ju, n, c, tune. Quand il faut prononcer plusieurs consonnes en vn mot abbregé, faut le prononcer tour d vn coup ; comme Dns faut faire dire aux enfansDaminus & non pas dix titre s Jjo m’inus 9 ce qui est superflu> nous remarquerons encore quelque chofs. sur la manière d’espeler, en l’article de la strate Françoise.

A RT I C L E III.

De LA

MANIERE DE MON 5

TRER A lire les mots Latins.

P Our bien enseigner à lire en Latfn, faut^g^i enfant, sçachc parfaitement esposer toutes fortes de mots, foi : entiers ou abrèges, auant que de commencer à luy faire dire les mots entiers : car pensant (comme font plusieurs) auancer les Enfans à lire, en leur faisant marmoter les lettres tout bas auant que de dire le mot haut, on les recule & on leur fait perdre le temps ; imitant les mauuais Miistres du ^chant, qui pour faire paroistre leur

O au


. 4. L’ES CO LE,

fossifance dauantage, monstrent à folsie ; & chanter cour ensemble, adjouftnnt difficulté sur difficulté, en les faisant esposet & lire tout ensemble, ce qui est causequeles enfans n’estant pas bien fondés en la maniered’espcler leurs mots, oublient facilement à cspeler en apprenant à lire, ce qui-fait qu’ils ne peuuent trouuer yn mot, qu’ils ont oublié, ne lo pouuant cspeler.

Maniéré pour commencer à lire en Lutin. J., m

Q Vanddon, : l’Enfantsçaurabien esposer, faut pourlccommencer à taire lire donner sa leçon à quelque endroit qu’il ne sçache point par cœur, comme aux sept Pfalrnes, &c. & non pas au Pater,-due, Credo y Bénédicite y <y Rcfponce de U A 4 efje> parce que quand on leur fait lire ce qu’ils sçauent par cœur, il n apprennent rien pour la lecture ; c’est pourquoy pour les commencer il faut leur donner leur leçon, par exemple Domine ne infurore : pourquoy faire plus facilement, le Maistre doit mettre son doit sur le reste du mot, & ne faire paroistre. quVne syllabe à la fois, laquelle il fera prononcer a Tenfant, en luyfaifant marquer de sa touche, & ainsi de syllabe en syllabe, & quand il prononcera facilement les syllabes sans hefiter, illuy fera prononcer les mots, mettant son doit sur le mot suiuant, pour luy faire prononcer le precedent, en luy faisant monstrer de sa touche. Quand l’enfant manquera. s. f. ne luy faut pas dire le mot, mais il luy faut faire esposer, puisque ce qui est estudié, feretient mieux, que ce qui est fimplcmem prononcé & fu£gci é.


PAROISSIALE.


. 47


ObprnAsienpour la prononétation $, z.

I. TL faut toujours prendre garde quesEnfantpro. JLnoncebien toutes les syllabes, & quand il lira les mors, qu’il les prononce auec leurs acccns, faisant Obseruer exactement la quantité des verirables Launs, & non pas des Bretons, a. Quand ils liront les périodes entières, il leur fera Obseruer les virgules & les points —, les faisant anester vn peu à la virgule, & plus aux deux points, & £nte prendre leur haleine à chaque point. Quand il se rencontre vne parenthefe, faut faire vn peu abbaiflcrla voix : routes lesquelles choses, il doit faire Obseruer tant en la lesturc Latine que Françoise.

Obseruction sur U lettre Latine. j.


F Aut remarquer que quand le g. se rencontre auec vn n au comm encement du mot, soit au milieu, le faut prononcer tout entier te en g. dur, comme en ce mot Regn.s y sans feindre n. en Latin. Dcniesme faut encore remarquer que, qrue % que cjuod y cjuamejUam dre.’en quelque cas que le relatif se rencontre, il ne faut pas prononcer comme anciennement qi, sans faire fonner l.u, qui est entre Icq & la voiclle, mais qui. Voila ce que l’on peut remarquer sur la lecture Latine, nous dirons quelque chose déplus en F Article suiuant, qui est de la lesturc Françoise.



L. E S

COLE


ARTICLE IV.

De là LrcTVRE Françoise.

L A lecture Françoise cflant bien plus difficile à prononcer que la Latine, encore qu’elle s’escrme auec les mesmes lettres ou charactères difhnguez en voyelles, diphthongues, consonnes & liquides, cxccprés lek, qui ne sert qu’aux mors Grecs, escrits en charaâeres Latins, comme nous anousdit cy dessus aux Articles de la Iedure Latine., c’est pourquoy nous ferons quelques ob Terminons, pour en faciliter U bonne méthode aux Maistres & aux enfans.

De la di, r p.fi ! î’’h requise aux enfans pour lire

en François. §. I.

I L faut premièrement que les enfans auânt que

☞ eflrc mis à la lecture Françoise, sçaehehr bien lire en Latin en toutes sortes de hures, car cette lecture estant le fondement de la’Françoise, puis qutll econtient les mesmes charactères & syllabes, si on rnoustre à vn enfasit à lire en Latin & en l’eauçois tout ensemble. il donnera grande peine au Miiflre, n’apprendra la levure qu’à force auec longueur de temps, & mesme bien souuent n’estant pas bien fondé dans la ledhire Latine, quand il commence le François, il oublie la première en apprenant la deuxiesme ; ce qui n’arrme, quasiiamais quand il est bien habitue en la leâure Latine, stnnt que d’estre monste en la Françoise. Il faut donc que ! cs enfin s sçactioni bien lire en î.issu, pour leur donner vn petit lime François, premièrement, parce que changeant forment de luire, ils s’encouragent à mieux apprendre : faut encore que le premier


PAROISSIALE.. MJ

le deuxiesme liure François qui leur fera donne, soit de grottes lettres bien imprimées : parce quedonnant des lettres menues à vn enfant, on sur donne double difficulté à sur-monter ; à sçauoir la distin£1^6 des characteres, rassemblage, & la pronocentton des mots. Il faut aussi toujours que ce lime contienne quelque sujet de pieté, afin qu’apprenant à le lire, ils en puissent quana-&- quand successe fruit.

Dh commencement de l’en si igné ment de cette

le itre. §. 2.

Q Vandon commence à monstrer la lesture Françoiscà vn enfant, il luy en faut monstrer les difheultezpetitàpetit, & il est nécessaire qu’il ne quitte pas si ledhire Latine entièrement, mais qu’il en liseen suitte de chaque leçon Françoise, quatre ou cinq versets à la fois, iusqu’à ce qu’il commence à bien lire en François, & à lors il quittera entièrement la Latine.

, %

Des premières difficultés pottr U prononétation.

L a première remarque qu’il faut faire entendrez l’enfant, c’est que vn a, ioint à vn i, septononce comme c, exemple faire comme fere, gai comme gué, au comme vn o, exemple heaume, faut

f >rononcer heôme, paume comme pôure. Quand a voiclle se distingued’auec vne autre qui yestiointe, il y a ordinairement deux petits points sur la dernicre, comme haut est distingué de hainc, ce qui se voit plus ordinairement, quand il y en a troi ? jointes ensemble : comme polirIle : trois voielles ne feruant qu’à faire vn feu ! son : e féminin se prononce comme en Latin, & est marqué dj£n petit accent au dessus comme bonté, chastié ; e masculin se prononce fan. son, comme docte fable. E u, addoucitle


lire L’ESCOLE

son de Tu comme Douleur. Q, ind’Eserencontré lu commencement du mot.il le prononce comme en Lann. Comme élargir Quand c, est enlapre ; mierc syllabe du mot apies vne consonne, il doit fonner comme en Latin., comme renier, quand il est trouué au milieu & que le mot est tire du Latin, comme bénéfice, on le fait aussi fonner comme en Latin, & cet e aumilieuest marqued vn titre ; mais autrement quand il se rencontre au milieu, ilna point de son, comme cacheter. Quand r se rencontre apres vn e, elle se fait fonner > comme tafelier. Quand c’se trouue deuant m, il le faut prononcer cjuafi comme vn a 4 comme empoigner, encre, tourment, Quand vn e féminin est au bout d’vn mot, & que le mot suiuant commence par vncvoyelle ; Le qui est au bout du premier mot, ne 1est de rien, & de deux mot. il n’en faut faire qu’vn en le. prononçant : comme dire, belle ame. On prononce bru’ame. Quand ent se rencontre à la fin d.rn ▼erbe, il le faut prononcer comme s’il n’y auoit point nt, ils chantent, comme chante : le mclme •’Obserue quand apres la double voyelle, oi, se rencontrent n, t : comme ils partaient >, se prononce comme ils parloit, quand le mot suiuant se commence par vne consonne. De cette seigle font exceptes les mots finis en oient, quand apres oient suit vn mot qui se commence par vnevoyclle, comme les enfans chantoient apres luy.


De U frononcidtion du c, f, lC. §. 3.

C se prononce comme vne f, quand il y a au dessous vne petite Virgule, comme limaçon, g deuant n, se prononce doucement, comme mi Π; non, 1 deuant deux 11, les addoucit, comme vieil c’fille, f entre deux voyelles, fonne comme


PAROISSIALE..5i

ment, f au bout du mot, ne se prononce point quand le moi suiuant se commence par vne consonne, comme les bons Pères, mais quand le mot suiuant fo commence par vne voyelle, faut prononcer (comme vn z, exemple bonnes âmescon^mcbonnez’amesde t, se gouuerne de mesme, il parlait de Ican f faut dire comme s’il y auoir il parloy sans t, & s’il suit rne voyelle, comme il disoità Pierre, faut prononcer le t. Quand s’est au milieu du mot auant vne autre consonne, il ne la faut point prononcer ; comme telle faut dire tête : tideuant vne vo yellcfe prononce comme vne f, comme action, aefion. Le relatif François encore qu’il s’elcrme que, ou qui auec vn u, il se prononce comme sans u, quand suie la mesme seigle, se prononçant comme s’il y auoit qand. Quand n, t, se trouue à la fin du mot qui est nom ou nduerbe, il le faut prononcer, comme tourment, s’il suit vne voyelle on fait fonner le t ; s’il suit vne consonne on ne le prononce point. Quand esc trouue deuant vne m’ou n, seule, il ne IcFautprononcer comme a, mais comme e, combien, on ne dit pas combian. : mais ph se prononce comme f.

Moyen d. faire entendre ces difficultés ay$’,

enfans m’$. J.

L E Maistre doit auec discrétion, par ordre, & non tout à coup, à chacun selon la portée de son esprit faire entendre ces difficultés à ses Escoliers : par Ce que si tour au commancement de la lectuflo Françoise il vouloit faire exercer toutes ces seigles, if leur accableroit l’esprit, mais il doit commencer par les psincipalcs & ainsi auancer par ordre, à mesure qu’sts auanceront dans la lesturc Françoise.


L’E & O LE


55.

il faut faire garder les ponUttations. §. 6,

I L doit encore Obseruer que, quand son Escolier sçaura bien prononcer en lifant tous les mots François, h luy doit faire garder les points, virgules, te paranthefes, faisant poser vn peu à la virgule, plus aux deux points, te prendre haleine au point : abbaifler la voix à la paranthcfe.Faut encore prendre garde de lesbien faire prononcer, leur faisantouurirla bouche, déferrer les dents^, te parler dVne voix claire : rasehant de se rendre attentif de la veue te de l’oreille, pour les reprendre mieux, quand ils manquent, les faisant arrester quand il est bcfoln qu’il soigne à autre chose.


De la maniéré à. a ha ne er les en sans en cette

tellure. $, 7.


QVand les enfans aurônt leu leur premier liure, il leur en faut faire donnervn autre vn peu plus difficile à lire, te quand ils liront luen dans le François, il leur fera apporter vne truisite qui est vne liure contenant tous les deuoirs des enfans tant enuers Dieu & leurs parens, que la bienfetnee & conduitte des bonnes mœurs tant Chic


stiennes que truises., te ce Hure est imprimé en chi ractère diffèrent des aunes. C’est pourquoy il est plus difficile à lire, aussi contient-il vn Alphabet des mesmes charactères, & vn syllabere, lesquels il leur fera veoir auant que commencer la lecture de ce liure.


De la lesture des escrits à la main. § 8.

QVand ils sçauront bien lire dans la truisite, le Maistre doi : commencer à monstrer l’EScrirure, $x alors.1 leur doit faire lire en des papiers ou PAROISSIALE. syj

parchemins Escrits à la main, leur en donner de. mieux Escrits pour le commencement, ainsi auançant toujours de difficile en plus difficile escriturc à lire.

De U ïeEbste des cbartftcYcs Gothiques, ç.

Vrant qu’ils apprendront la truisite, & les 1ertres escrites à la main, le Maistre les Fera lire en quelque liure imprime en lettres Gothiques, leur faisant bien connoistre les charactère : ;, ligatures, abrégés & grandes lettres ; en cette espèce decharasserc, vne Fois le ieur fçulement. Voyla ce que nous auons pu remarquer, qui peut seruit à la bonne lecture Françoise, tant poussenseigner que pour l’apprendre. Nous ctiffions pu mettre quelques autres Obseruations. mais nous les lai lions ; l’induftric & capacité des Maistres, puis quelles dépendent plus de l’usage, que des seigles generales qu’on en pourroie former, à raison des grandes exceptions qui s y pourroient rencontrer.

CHAPITRE II.

DE LA

METHODE

POVR.

enseigner l’eltriture.

E n’est pns mon intention en ce Chapitre d’enseigner les moyens de mofllter la persossion de toute force d’Escritures comme financièse, baflnrde, Italienne, commune, minute, &c. Mais seulement de donner quelque méthode de pratique, pour monstrer l’escriture communc aux enfants, qui sont en



. f4 f t’ESCOLÉ

feignes dans les petites Escoles, leur donnant des le commen ce mot de bons charasftcrc$, & leur faisane prendre de bonnes habitudes & éuiter les mauuaises, tant au corps des lettres qu’en la façon de les bien former, & tenir le corps, la main & les doigts dans vne posture facile & dccente. Ceux qui voudront apprendre la perfection des escritures, se pouront seruit des méthodes, qui ont est c.mises en lumière depuis quelques années, par les plus habiles Maistres de Paris. Mon intention donc estant seulement roy, de donner quelque bon-ordre de monstreraux enfants à escrire, pours’en seruit communément, ie commenceray par les lieux.


ARTICLE I.

Dts LU vx ET P L A C Z S P O V R • faire escrire.

A Vant depasser aux particularités de fescriturc faut parler des lreux se places destinées peur leur monstrer.

Dr U [cituMtién& place pour faire escrire. $ i.

C Es places doiuent élire des tables larges, de quinze ou seize pour ces, & longues dclix ou neufpieds, selon la commodité du lieu, qui doiuent estre portées sur des tréteaux hauts de deux pieds, ou deux <5fdemy pour les plus grands, il doity auoir auffides siège^pourasseoir les Escriuains, d’autant qu.ils en efenuent plus a l.aise, les siègesdoiuent estre enuiron vn pied plus bas que la râble, & de mesme songueur, le Maistre doit auoir autant de tables pour faire escrire, qu’il se renconrre d’efenuains en foa Escole, ensemble ordinairement, comme auons d’ef.


PAROISSIALE. 25 }

crû cy-deflu$ au Chapitre de l’ameublement de rEscole, se gardant bien de le. faire escrire, les vns apres les autres en vne mesmeplace, si ce n’est par nccedïté : car de cela il arrme ordinairement deux inconucasens, le i. C’est que les enfans noyant pas chacun leur place, ne font que de la confusionÆc du bruit dans T Escole, ce qui arrme par le changement de places, a. C’est que n’ayant le temps suffisant pour faire leur exemple, & pratiquer les correestons, durant les heures de la leçon qui doiuent estre bien seiglecs ès bonnes Escoles \ bien (ouuent ou ils ne font que courir pour acheuer leur tafehe d’estriturc bien ou mal, ou bien en l’aidant vnepartie ne font bien souuent en deux leçons queccqiwls deuroient auoir fait en vne.


De la place des tables À escrire. $. z.

C Es tables doiuent estre placées au lieu le plus clair de l’Escole, en sorte qu’ils soient unmédiatement dcuantles fcnestres, & non à code, par ce que si le ieur venoit de codé, l’ombrage de la main leur empefeheroit de voir lasuitte de leur escriture sur ces tables. Chacun doie auoir quatorze pouces pour sa place, s’il ed de médiocre grandeur, si c’est vn petit, douze, si c’est vn grand, seize. Il est encore nécessaire, que les tables ne soient pas toutes de pareille hauteur, mais qu’il y en ait partie plue grande ou plus petite, afin de. pouuoir placer com~ modement les enfans pour bien escrire.

Des plumes & du canif des Escoliers. $. 3.

L E Maidre aura soin quêtons les Escriuainsapportent tous les ieurs exactement chacun deux plumes > à ce que s’ils en perdoient vne, ils le puissentseruit de l’autre, & ceux qui commencent à bien


2)^ L h 5 U U L E

escrire, doîuent apporter vn ganif pour apprenne a les railler, lesquelles plumes ils doiuent auoir soin de conferuer dans vne petite cafte d’clcritpiie, la resterrant tout autant de fois qu’ils cessent d’escrire, de peur qu’elle ne s’efgarc (ce qui cause du désordre à raison des plaintes dclaperte de leurs plumes.) Enfin U piendra garde que les plumes soient toujours bien nettes & non pas barbouillées d’encre rv rongées par le bout, ny rognées trop courtes. Qusts les faflent tailler à chaque exemple ou coppie qu’ils auront à faire} ils ne doiuent mettre leur plume à la bouche, ou la laisser traifner, mais la mettre a J’oreilIe, ou la resserrer dans la casse, comme noutf •auons dit.


Du Hure de pltpier pour escrire. §. 4.


L E faillie aura soin de faire apporter à chacun des EScriuains, vne maitr stepapier relie & couuert proprement d’vne carte., le papier ne fera point moite, mais bien sec, bien colé à ce qu’il rcçolue l’encre sans boire (comme on parle communément) ils tiendront toujours leur papier bien. propre, bien net, sans oreilles, ce que le Maistre

f iunira exactement. Ils auront soin de mettre tous es papiers en quelque endroit destiné chaque ieur, <sont lcsOificier d’Eferiture les puisse prendte6e porter au Maistre, pour y Liite des exemples, lesquels Officiers d’escriture auront soin par l’ordre du Maistre, de visiter chaque ieur les papiers, pour veoir si chacun a fait son exemple & coppie, s’il à corrige & pratiqué la correction, s’il n’a point de partes, d’oreilles, ou brouïlscries, pour en faire leur raport au Maistre, lequel punira telles négligences, afin d’y conseruer le bon ordre,

Ve

. «


. 57


PAROISSIAL

De l’ouest des enfans, $.



CHaque Escolier aura soin d’apporter de bonne encre pottr escrire à l’EscoIe, dans son cornet, laquelle ne soit ny bourbeuse, nv trop blanche., niais bien colorée, bien nette & coulante. L’ordre que l’on garde maintenant en plusieurs Eicoles bien seiglees, est très excellent, pins qinl eniprfche toutes les plaintes & immodesties que les ci sansont couftume de faire le. vns contre les autres., tantost de ce que ceux qui n’apportent point d’encre, prennent celle de leurs compagnons > tantost de te que la prenant furtiu6ment ; ils laissent tomber l’encre sur l’exemple, ou papier de leurs compagnons, ce qui cause bien souuent du désordre dans l’estole. Or pour remédier à cela & à qivnme de friponneries qui se commettent par les enfans, à qui on donne de l’argent pour auoirde l’enac, & lcmangent, on a estably quechacun des Escoliers qui Escriroientjdonneront par auance au commencement de leurs mois vn fol à quelqu’vn des plus fideles, qui fera choisy à cet effet pour auoir soin d’acheter & fournir de l’encre en commun » tous les en tan s, laquelle sera mise dans des corners de plomb ou de corne cnchasics dans du p ! astre, qui scient poics & arrtft< s sur les tables auec quatre petites cheuilles pu tour, de peur

3 u’ils ne renucrfent, & il faut efb e exacti faire garer cét est dre à tous lesenfinsqm escrment, en laifant veoir la conséquence aux p irens quiytrouueroient quelque difficulté Cette encre commune sera conferuée dans vne burette de trne bien nctte, & sera achetée souuent pour la renouueler, par ce que la prouifion de l’encre ne vaur rien, puisque plus elle est vieille, & moins dit est ne r te : il y a des Maistres affés industrieux qui en peuuent farreeux


i 5. L’ESC O LË

mcfracs, en voicy la composition.


Composition de l’encre. § » 6.

E Lle se compose otdinaircmenjtauecdu vin blanc ou de l’eau de pluie, ou de la bière, laquelle il faut mettre dans vn pot de terre tout neuf verny ou plombéj de grandeur à proportion de ce que l’on en veut faire, & il sa ut que ! r pot n’ait feruy qui cèt usage. Il faut messer dans le vin, cau, oubicre, par cxcmple pour auoir vne pinte d’encre mesure de Paris, vn demy quartron de noix de gale, de la plus noueuse & noirastre que l’on pourra trouuer, qui fera casse seulement en trois ou quatre morceaux, 3 chon pas broyé ; laquelle il faut laisser tremper dans la dite bicrc ifrotd, 24. heures ou bien mesme en Elle exposée au Soleil dans vn lieu le plus ardent. On Ce peut encore seruit pour faire de l’encre, d’eau de est lerne, ou de neige fondue, ou de pluie, mais il faut que cette eau foie exposée plus long-temps au Soleil, comme enuiron deux ioürs auec ladite noix de.>ale ; laquelle eau doit estre passée dans vn linge deflié auparauant que d’y messer la noix de gale. Quand cela aura trempé vn ieur ou deux selon qu’il est dit cy-ddlus, il faut mettre le pot au feu, & la fdre bouillir deux ou trois bouillons, & quand elle commencerai noircir, il y faut mettre vn demy quarrron de compioft broyé, puis enuiron vne once de vraye gomme d’Arabie, bien broyé, que l’on fera bouillir encore deux ou trois bouillons, que si elle estoit trop cspaifle., il faut y adrousser vn peu devin, de biere, ou d’eau de pluye ou de neige à proportion de ce qu’il luy en faudra : que si elle estoir trop claire, il faut la faire bouillir dauanrage, & si elle perçoit le papier dans l’estay, il y faudroit adrousser quelque peu de gomme, puis la laisser refroidir


P A R QI S S I A L E. 159

dans le mesme por, & en suitte à couler auec vn petit crible ou estamine dans la cruche, laquelle il tant bien boucher & resserrer en quelque lieu frai Tellement. Il est à remarquer qu’il faut mettre tics drogues, del eau, vin, ou biere > à prôportioo de ce que son veut faire d’encre.


De U poud y e, J. 7.

A fin que les enfins qui Escrment, ne puissent point effacer leur exemple fraifehement escrite, il faut feseruit de poudre de bois, ou de buis soit de fieure de peignes ou usures, ce qui se peut rencontrer dans les Villes. Soir de fable graueleux qui se tronne dans les ràuines, il dent dire bien feebe &’espluchc^ri le pnflam par vn peut crible àf’.rine, dequoy le Maistre fera faire prouifion ?.vix officiers d’Escriture, comme si défi de la poudte qu’il faille achcpter, il faut faite apporter trois deniers chaque mots à chaque escriuain pour en acheter, & sur en fournissaquelle fera mise à cet effet dans des boites ou coffrets de bois sur les tables d’E Ecriture, ceux qui n’auront que du fabIe, Obsesucront le mesme. On peut encore feseruit de gtes bien b^oyc^ebicn sechc nu Soleil, & paffr en suffie. Voyla ce qui regarde les choses nécessaires pour Textcrieur des ffcoliers de l’Escriture : voyons maintenant ce qui regarde Je Maistre.


ARTICLE II.

De LA DILIGENCE DV M

AlSTRf

d’Escriture.

L E Maistre doit auoir vn grand fb : n de ftr persectionner plus qu’il luy ferapossible.en l’art


1(0 L’ES CO LE

de bien Escrird, tasse en se feruant des exemplaires des meilleurs Maistres cy-dossiis cotés, que par l’habitude & estude qu’il employera à bien former les lettres 5e liaisons dans ses exemplaires, & correestons. Il doit auoir soin àcét effet de préparer tous les ieurs auant la leçon ordinaire de l’Escoie du ma. un les exemples nécessaires pour les Escoliei s, chacun selon qu’st fêta actuancé dans l’Escriture, soit qu’il les messe sur des petites fuéilles volantes, soit qu’il les escrme dans les papiers des enfans Ilseroit, à propos qu’il y eut en l’Escoie, vne planche en laquelle suff’ent escrits les noms des EScriuains, & au dessous de chaque nom, des cordons de cuir pour tenir les plumes, lesquelles seront taillées par le Maistre auant l’Escoie, & rcmilcs chacune à sa place.

Des choses nécessaires au Ai ai stre pour bien

esterire. $. 1.

t. T"\Es plumes, l’e Maistre Escriuain doit auoir JLltoutes ses nécessitcs pour bien escrire., premièrement ildoitauoir des plumes qui ne soient ny trop minces, ny trop espaisses., mais bien rondes, fermes, claires, sclésics, sans rides, ny tache, non pas de la première, mais de la fécondé poussec.


$ 2.


P Our bien tailler la plume, il faut auoir vn bon canif, bien choisi.. les meilleurs de Paris se prennent ordinairement en la rue de la Coustellcrieau piffolçt. Pour bien conferuer le canif il faut le passer quelquefois légèrement sur vne pierre douce, auec vne goûte d’huvie, quand il est vn peu rude à la taille ou emoufle. Ilnes’en faut seruit ny pour couper papier, ny ongles, ny percer aucunes choses, il on le veut conferuer sain & entier, ny mesmele


PAROISSIALE. zCr

laisser en quelque lieu, où d’autres que luy s’en puissent Teruit,

Manière de bien tailler la plume. §. y

P Our bien tailler la plume en lettre Françoise, apres Lauoir bien choisie, il la faut tenir auec le pouce de le premier doigt de la main gauche, l’appuyer sur ! c’troisiesme, en tenant le canif de lamain droite sur le cjuatriesme doigt de la gauche : il faut 1. Ouurir le bout du tuyau de la plume par le dos de par le ventre. 2. Au milieu instemen : de rouuerture du dos de la plumé, faut fendre la plume légèrement auec le canif, y II faut la tailler commençant par vne petite hoche sur le dos de la plume auec le canif, le tranchant tourne en bas, ou faire cette hoche par le dedans de la plume, le canify citant tourné en haut, les deux façons sont bonnes, il faut seulement prendre garde que le trenchant du canissoie posé bien droit, acheuant la fente commencée nettement en la faisant esclater auec le bout du manche du canif, ou auec vne autre plumé en mettant le pouce dessus, de peur que la fente de la plume ne s’esclatte trop. 4. Il faut faire le bec de la plume, qui doit estre aussi sont que letuviti est large, 3 c Ce t. v ît vuider autant d’vn codé comme de Fautre en dedans du cofle droit, & en dehors du cofte gauche. y II faut découurir le tuyau pardefÏÏis, sçauoir en longueur deux fois 3 c’demie la longueur de son bec, & de profondeur iusques au milieu de la grosseur. 6. Il faut rogner le bec de la plume ainsi (ce qui est 1 « principal ; il faut poser le bec de la plume furie pouce de la gauche, ou sur vne autre plume, où l’on fera le plus habitue, décharger le dessus de ce bec plus ou moins selon rcfpaifleur de la plume, & en suitte il faut couper le bout du bec, gros ou délie fe


☞ L’ESCOLE

son la lettre qu’on veu— escrire., mais il faut bien se garder en coupant le bec, de pancher ou baudet le canif, mais le tenir bien droit & ferme, 3 e l’appuier à plomo far le pouce pour trancher ce boutrout d’vn coup, puis adoucir vn peu les cornes du bcc en p.fl\nt le canif légèrement dessus. 7. Il faut remarquée que le principal de la radie de la plume despend de ces deux conditions, à sçauoir qu’elle soit fendue nettement, 3 e qu’elle soit bien coupée par le bopt du bec. 8. H faut quelecostédu pouce en efenuant soit vn peu plus Iong 3 e p ? us gro > que le codé des doigts 3 e cette longueur se fera facilement si en coupant le bcc de la plume on rient le canif vn peu en biaifant, mais ferme sur le pouce.

ObseruÂtion sur U taille de U plume. $. 4.’

I L y a trois principales façons de tenir la plume.

les plusvlîtécsi dont U 1. Ed celle qui se rient toute droite sans pancher ny d’vn codé ny d’autre, 3 C’pour ceux-la qui tiennent ainsi leur plume il faut couper le bec & la plume egalement, en sorte que les deux codés soient esçaux en longueur. La r. Ed de ceux qui panchent vn peu la main du code droit, qui est la plus ordinaire, 3 c’la meilleure, pour celle l ; il faut couper lcbec de la plume en relie sur 4 ? que le codé du pouce en Escriuant, soit vn peu plus long que l’autre. La 3. Est de ceux qui pançhent du codé gauche ; 3 e pour ceux la il faut que le codé gauche soit coupé plus court rc’est à quoy le Maistre doit bien prfndre garde en mondrant à tenir la plume à ses enfin., afin de leur donner vne bonne & facile méthode des le commencement le plus qu’il fera portable, tafehant pourtant de s’accommoder à leur infirmité > sciu. monstrans vue des trois façons.


PAR

OISSIALE.


zsy

Pour monstrtr À tailler le s plumes. $. l.

L E Maistre doit enseigner à ses enfans de bonne heure à tailler leurs plumes > car il arrme Ibuïient que négligeant ce deuoir, ils ont bien de la peine à le faire, quand dsfont forcis de l’EscoIe, & oublient ainsi rescriture qu’ils auroient apprise 4, c.est pourquoy il doit leur monstrer, les faisant tenir auprès de luy, quand ; ! les taillera, puis leur faire pratiquer en suitte, & visiter de fois à autre la taille de leur plume, pour leur en corriger les defauts.

Quand les plumes font molles, il faut que la fente soit plus courte que quand elles font dures & seiches, de mesme en Elle il est bon de ne pas laisser les plumes au Soleil, ny en Il ; lier laça

☞ e de l’Escritoire où elles font, auprès du feu, mais quand elles font trop sclésies & dures, il les faut soire tremper dans de l’eau autant de temps qu’il en fera besoin. A quoy frruira beaucoup ces petits cornets de plomb pleins d’eau auec quatre petits trous aux quatre coings, & vn petit verre au milieu pont. contenir l’ancre, car l’on peut mettre les plumes cassatchir& nettoyer dans l’eau, quand il en fera besoin, outre que l’eau tient l’encre fraifehement en est 6, qui ne se bourbe pas si tofl :, mais en Hyuer notamment quand il gelé, il se faut bien garder de mettre de l’eau dans le carré de plomb, car cela cafïè le cornet de plomb ou de verre ou est l’encre.



L’ESCOLE


ARTICLE III.

De la Maniere de monstrer l’escritvre aux enfans.


TOutes les choses cy.dessus bien disposées, le Maistre aura soin Ac préparer les exemple, des enfan^.i.Four les cornmençans, deslcttres, en fifre. des fyîlabes, des mon, des lignes &c. des le matin ou le soir auant la leçon.


saints à donner aux commençants À escrire. §, 1 #

QVand vn enfant sçait bien lire au François le M’iiflre luy doit faire apporter vn papiei pour etc » ne il luy fera i. Un exemplaire de la lettre ç, & o. Pais ayant r Jgle son papier, pour la première fois, il Je placera, aupresde luy tant qu’il fera posfibIc, & luy monslreraà bien tenir sa plume, luy recommandant de tenir fo<i papier net, de prendre-de l’encre ditectement en trempant seulement le bout de la plume. puis la secouant le^errme r dans le cornet & non jamais à ferre. 2. De^nepas faire d’oreilles au papier, ny de le laisser traifner, mais le mettre à la place destmée, apre$ qu.il aura escrit.


Pour bien tenir la plume. §. 2.

L A meilleure façon de tenir la plume, c’est de la tenir a trois doigts, qui font le pouce, le fécond, & celuy du milieu, notamment du pouce & du fécond doi^r, parce que le $. ne doit appuyer que fort peu sur la plume, le bout de ce troisiosme doit est xe pôle du colle droit, au ddïus de la couuerture du tuyau de la plume qui y doit dire appuyée : comme pareillement, elle doit dire appuyée par le haut


PAROISSIALE.

sur le premier doit, à l’endroit du milieu de Pinietualle qu’il y a entreles deux & rroifiesmeioincures dudit premier doigt, de sorte qu’il soit au milieu de 1 mrcrualle qu’il y a entre le bout de ce premier doiçt & la première jointure. Le mesme pouce fera vn peu plie en dehors, afin qu’il obeifie mieux pour le mouuement qu’il doit auoiraueclcs deux autres doigts qui tiennent la plume, qui sectoiuent plierensemble & f c’mouuoir tout d’vn temps. Qu’ ; si le pouce effort plié en dedans, il ne pourroit le mouuoir, & empclésieroit encore le mouuement des autres do’ge$, & sans ces mouuements on ne peut ny bien ny diligemment escrire, pour ce qu.on est constitut de mouuoir tout le bras, qui donne à mefme temps vn branfle à tout le resie du corps, line faut pas que le poignet de la main touche sur le papiétinais qu’il soir efleué, & que la main soiefouftenuë légèrement sur les quatre & cinquiesme doigts. Ces quatre & cinquiesme doigts se pcuuent toucher estre’vn peu retires en les pliant, au contraire des autres trois qui tiennent la pluine, lesquels doutent estre efiendus. Ces mesme 4. & 5. doigts ncdoiuent toucher sur le papier, que iusques au milieu de linterualle qu’il y a, depuis le bout d’iceux iusques 2 leur première jointure : mais il faut prendre garde que ce sons truement ne porte pas entierement le poids de la main, dont la pesanteur se doit plustost ietter du cofte du pouce qu’autre. ment ; parce que on ne sçauroit trop dégager ny rendre trop libre les deux doigts de dessous, & il faut que les trois autres qui tiennent la plume, ne touchent pas, mais qu’ils soient tantfoit peu estoignes de ces deux de dessous, sur qui la main est légèrement soufrenue, afin qu’ils demeurent libres pour faire les traits, paflintsdessus & dessous le corp s


m L’ESC O LE

de l’Escriture. Voyl. ce qui se peut dire de la méthode de bien tenir la plume, à quoy le Maillrcdoit auoir çrand’Escard de la bien faire Obsetuer à ses

O O

commençants ; car de-là despend la bonne maniése d’Escriie.


Comme il faut faire tenir le corps de l’enfant

en escriuant. §. 3.


A Près auoir monstré à tenir la plume, il faut faire tenir le corps de ccluy qui Escrit, de telle façon qu’il ne soit ny trop panebe sur le papier, ny trop droit, mais dans vne agréable médiocrité : à cét effet il Obseruera que le bras gauche soirpose à son ayfe sur la table, & que lapesanteurducorps y soit entièrement appuyée, afin de fouiager le bras droit, qui par ce moyen demeurera plus libre pour bien escrire & arresse. Il faut tenir le corps droit dctiant le papier, n’inclinant ny à droit ny a gauche, mais seulement baiflant médiocrement la tesse &


les espaules vers l’Escriture. Le bras droit ne doit porter sur la table que îusques au milieu de l’interuaise qu’il y a depuis le bout des doigts iusques an coude : queleresteducorps.notamment l’estomach, ne soit appuyé sur la rabic, sinon legerement, car outre que cela est de mauuaise grâce, cette posture pourroit eau fer de grandes douleurs a l’effomach, à quoy il faut prendre garde, car toutes ces choses font de grande conséquence, & quand l’enfant a pris vne mauuaise habitude, il n « la pert quasi ïamais.


PAROISSIALE. ~^7

De la manière de gonnerner la plume en estriuant. §. 4,

A Près ces instructions générales, IcMaistreluy donnera le c, & l’o, pour exemple, comme il 4 esté dit, & prendra garde de ne le pas r ant atra • cher les premiers ieurs a bien former Tes lettres, com me à le façonner a bien tenir son papierdroie, sa plume, & son corps, selon les seigles precedentes ; car vn enfant est afTes occupé à se maintenir dans ces postures au commencement : & il est à remarquer que cVft vne bonne méthode de ne pas donner d’autres lettres les 5. ou 4. premiers ieurs à vn enfant, afin qu’il s’occupe entièrement à garder les seigles precedentes, à quoy il s’habituera aysement, en luy tenant la main, puis le laissant faire feu 1 & produire fcnuçnt droit sur les lignes c, & o, à cause que pour les formerai faut mouuoir cfgalcmem les doigts qui tiennent laplume.

Le maniement de la plume doit estre reiglé de telle façon qu’elle ne soit, ny trop, ny trop peu ferrée entre les doits en Escriuant, dmtantque le trop, empesche d’escriselong temps efgalcmcnu S : de mesme force., U main deuenant bien-tost l’a fie & produt faut l’escrirure inégalé : & le trop peu h rendant spible & mal assource} qui font deux extrémités à éuiter.

La plume ne doit poser sur le papier que médiocrement, cesse mcdiocriré sera gardée, si (on bec n’est pas forcé en posatit trop dessus, mais qu’elle produise les traits naturellement à quoy contribue heuicoup la pesanteur réglée de la main, dont le poids ne doit pas estre tout à fait sur le papier, mais elle doit estre vn peu soulagée, afin de mieux couler & escrire plus légèrement.


L’ESCOLE

Le 4. & 5. doigts qui sont dessous jdoiuent couler ou glisser sur le papier à mesure quel. ! main auance en escriuant, car autrement cela arresteroit la main qu’il faudroit porter de temps en temps, au lieu qu’il faut qu’elle aille librement d’vn bout à l’antre bouc des lignes.

De U fit f on de conduire la main de l’enfant. §. 5.

L’Enfant citant bien affermy à bien tenir le corps & la plume, il faut luy donner des autres lettres en suitre de l’Alphabet, luy monstranc à les bien former, & par où il les faut commencer, quand il faut Icuer la plume, & quand il ne la faut pas leuer, se ce qu’il faut faire tout d’vn trait : apres les lettres communes, il luy faut donner les lettres majuscules qui se mettent au commencement des Articles ou des mots propres ; se apres on luy doit donner, les syllabes ou morsdVne syl ! abe, comme il, roft, morc, cour, vingt. Sec. l’exerçant à bien tirerses liaisons en fouficunnt vn peu la plume. Apres les exemples des syllabes il luy faut donner des exemples de mots entiers les plus courts, comme de deux syllabes les premiers ; puis les plus longs en suitte. Et quand on luy fera les mots, lettres Ôe syllabes, il faut luy faire faire autant de lignes de chaque lettres, mors, ou • syllabes, qu’il y aura dans son exemple, mesme les recommancer. Laquelle chose quand il l’aura bien exerce, il faut luy donner vne ligne, puis deux, se en suitte trois., dont la première fera de lettres majustules. Quand les enfans commencent à bien escrire aux deux lignes, on a accouflume de faire leurs exemprès dans de petits papiers à Paris, notamment quand le Maistreest expert en l’art d’Escriture, parce que l’Escolier peut garder ses exemplaires toute sa vie, & le Maistre luy en peut donner moins sou


PA R O I SS I A L t.

prenant plus de peine à les bien faire.



article IV,

De la Maniere de corriger et visiter les Escriuains.

LA Méthode de corriger les exemples des enfans, est de les faire venir le matin a la place du Maistre, qui doit auoir vne tablette pour cela dcuant foy auec vne plume & vn cornet d’encre, & à inclure que l’un fera corrigéj’aurre susura 5 il faut commencer par les plus grands, deux à la fois seulement.

Observation pour corriger 1. stait are. §. 1.

QVand les enfans viendront corriger, il les fera rendre attentifs aux corrections qu’il fera, leur marquant par vn petit traie ! de plume les principales fautes qu’ils ont faictcs. Il suffit quand ils commencent, de leur faire remarquer deux ou trois fautes seulement, car de leu ; : en donner dauantage, c’est les embrouiller, & que comme vn estomach à qui on donne trop de viandes, ne digère rien, ainsi leur chargeant trop l’esprit de préceptes ou corrélions, cela fait qu’ils oublient tour & ne retiennent rien. Le Maistre leur recommandera pour les fautes principales, prendre garde comme il fait ces mots ou lettres. se les ayant formes ou au haut ou à la marge de leur exemple, il les enuoiera pratiquer. Pour les plus petits, il les pourra tenir auprès de luy, afin de les veoir escrire & leur tenir la main, pour leur donner vn bon commencement. Le Maistre mesme rendra les deux qui feront deuant luy, attentifs tant a la correction de leur exemple, qu’a celle de leur compagnon.


. 7°


L’E S C’à L E

r

Obseruation seconde de la visite des Escrivains. J. 1.

OVtre cette correction du matin, le Maistre doit le marin visiter après les grâces ceux qu’il connoist les plus paresteux, afin de remarquer comme ils tiennent leur plume, s’ils prennent peine ; s’ils ne courent point la poste. Et apres difrier il doit visiter la plus grande partie de ses Escriuains pour lès redresser, corriger, tenir la main &cc. prenant garde que quand ils on r peine à faire quelque lettre, ou mot. ou liaison, de leur redonner ; l’ailtre cxcropleluiuante.



De ce rme les enfans doivent escrire.

«

I L faut que le Maistre fafTe escrire tous les ieurs à ses enfans vh exemple le matin, 9 c’vne redouble apres midi au moins : se pour ceux qui èn pourrotent faire dauantage, commè les plus adiiancés, if doit auoir vn nombre d’exemplaires en fucilles, afin que quand ils ont fait leur exemple, ils s’en puissent seruit pour les copier sur le derrière de leur papier, füsques à la fin de la leçon, prenant garde ; qu’ils ne gastent rien, mais qu’ils tiennent tout net sans mettre de l’encre dessus. Ces exemples volantes pourront estre de six eu sept lignes, donc la premièse fera en lettre majustule, afin de les y habituer, 9 t le Maistre mesme reuerra la pratique de ces redoubles, dont la matière fera de druers formulaires de quittances, obligations, baux à ferme &cc. parties de marchandises selon la vatation d vn chacun, afin de les fliler aux pratiques du trafsie & affaires du siècle, en apprenant rtferiture ; ce qui donne de la satisfaction aux parens. Les jours qu’il n’y aura qu’vne lcçon, comme les îeurs de Catcchisme, les l’eau


PAROISSIALE. 1 7 i

les de Festes Solemnelles., les ieurs de congé, si est ; propos qu’ils fartent au matin sans se prostesseur exemple & leur redouble.


Maniere d’apprendre l’orthographe. §, 4.

POur stiler les ertfans àEscrire& fcseruitde leur escriture <> c’est qu’il faut que quand ils commencent à escrire correctement & qu’ils vont droit sans regler, 1 quoy le Maistre les doit babituerinsensiblement, leur défendant de regler, sinon deux lignes pour dresser leu. escriture, il faut leur donner quelque Histoire, ou difeours à coppier dVn since François, leur recommandant de ne rien obmettre de ce qu’ils trouuerront marque, soirpoint, virgule, accent, lettres maiufcules &c. mesme de bien former leur escriture, c’est la la meilleure façon que l’on puisse donner. De disputer roy U meilleure orthographe, c’est vne si gfande controuerfe en ce temps, que l’ayme mieux n’en diremor, que d’en cotrer roy quelque chose, car ie vois que ceux qui se sont voulus metter de changer l’orthographe s’attachant trop à leur propre sentiment. l)nt trop corrigé d’orthographes de mot$, & ofte de lettres nécessaires à la prononétation générale du François ; c’est pourquoy voyant qu’ils ne font pas susurs, ny des comporttcurs de liures, ny des Imprimeurs ou correcteurs, ie conscrilcau lesteur de susure la plus commiîne, iusques à tant que quelque bonne plume denostre temps, y aye rnis la dernière main. Dabondant cette matière cfhne trop am pic pour la renfermer dans ce petit traité, l’ay iugcà propos de vous prier seulement de bien faire susure les sautes aux enfans, pour leur dellier la main à l’escriture & pour appi^idre l’orthographe, si ignorée meûne de quelques Maistres d’escritiy, qui n’om


L’E & O L É

point estudié au Latin, qu’ils y font quantité de fatixefJournd ! cmcdt, mesme dans leurs exemplaires publics. Ce qui seruira encore à l’orthographe, c’est de faire lire tous les ieurs aux enfans leur exemple auant que de la commencer, & leur corriger ces redoubles de liure de fois à autre, selon le loisir : ce qui peur estic fait par l’un & l’autre Maistre.


Comment il faut recompenftr les diligcns y ott punir les pare (feux de CEscriture. $. 5.


C Eafe’est pas allés au Maistre, d’employer tout le soin prescrit cy dessus pour faire profiter les enfans en l’Escriture, parce que les enfans n’estans encore raisonnables, & par consequent peu capables de reconnoistre le besoin qu’ils ont d’apprendre, il faut se seruit de quelque chose sensible pour leur faire embrasser la peine & letrauail qui s’y trouue,, proposant Jux vns des recompenses, afin de les animer à bien faire, & aux autres des punitions pour les nttimider.& retirer de leur pareste Ces manières de prix ont déjà este proposées pour la vifiredes quinzaines, en donnant les places à vn chacun selon son mérite & recompenfant les dignités. Mais outre cela le Maistre pourra auon vn liuret où seront escrits tous les noms des Escriuains à vn doigt ou deux l’un de rautre, pour marquer quand il mgera à propos autant de d, qu’il iugera à propos pour leur diligence, ^ quand ils en auront huitt, il leur donnera vne image, & à douze elle fera signéc

Pour 1 rs paresseux, il les faut punir de mesme façon, faisant escrire les noms de l’autre costé du saute de tous les Escriuains, pour marquer autant de p, comme il iugera à propos, & quand ils en auront douze, ils seront fouettés, prenant g.irde notamment à ceux qui ne pratiqueront leurs corrigés, ou qui ne


V À It O I S S I A t E. 1 7r

ijiti de t prennent point de peine, afin de les stiniulec par toutes sortes de voyes à bien faite. tîepapioe de diligence ficj de paresse fera vifué du Matftre toutes les semaines vue soirant pour recompenfer les diligents \ que pour punir exemplairement & pu. bliquesiVent les paressèui. Il pourra proposer à ceux qui auront des points de diligence & de pardle, de recompetsser l’un auec l’stitre.

Vgyia ce’que fay pu ramasser’de plus vtile de rescritute, afin de le donner A ceux qui trouucron. à proposée s’en feruîr, pour le profité bon or^so des enfans escriuains dans les petites Escoles, ceux qui desireront s’auancer dauânta^ccn cet rur, pourront aller chcs les fameux Malitres d’Escriture pour s’ÿ perfectionner. cela nestant que très louable aux jeunes enfans qui ne veulent pas apprendre le Latini de s’auancer dans l’art de bien écrire : si : mefraefe rendre capables de le monstrer vn ieur ; il seroit l propos que les Escoliers de Latin de fois à autres, (notamment durant les vacances) voulurent se perfectionner dans l’Escriture, en se faisant monstrer ou allant aux Escoles publiques des meilleurs Maistres Escriuains.

« £ » «.€ »


CHAPITRE II !.

D V G JE T A L A

MAIN ET

à la plume.


COMME il y a des enfans de toutes sortes de conditions dans vne Escoie, aussi leur faut-il enseigner les sciences pour commercer parmy le monde. Or il est ; propos que le Maistre monstre à ses enfans non seulement à lire fie à escrire, mais aussi à compter & à


, 74 L’ESC OLE

gester > une à la main que à la plume, dequoyié

vous veux donner roy vne petite methode.


ARTICLE I.

Dv CiT A V X

GETTOKS.

QVand les enfans commenceront à bien Escrire à deux lignes, ils seront exercés par le Maistre estràtain à gettcc premièrement à la main, en scirte à la plume : & pour faire cela auec ordre,

>. •

jQwls gestons il faut apporter. $.•

I L actuertira ceux qui doiuent gester, d’apporter vne petite bourse auec trente six pièces ou gestou, de cusure, qu’vieux deniers qui ne puissent plusferuit, parce que si on leur donnoie quelques pièces do^monnoïc qui peulfent feruit, cela lestentcroie à en acheptei quelque chose pour fripponner. Ils auront soin de les porter sur foy, de les assembler & reflérrer dans leur bourse, quand ils en auront fait, afin qu’il ne s’en esgare aucun.

. Du tour du

☞ çr de lu première & fécondé

leçon. $. 2.

L Es Lundvs & Samcdys apres midy le Maistre Efe tiuain fera assombler les enfans qui doiuent apprendre à gester en quelque coin des tables d’« fentute, leur monstrera i. à connoishe les cbarasseres ordinaires dent on se sert pour marquer les Tommes qui font,

vn, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, bui&, ï. H. III. IV. V. VI. VIL VIII.

neuf, dix, vnze, douze, treize, quatorze, quinze,

IX. X. XL XII. XIII. XIV^. XV.


PAROISSIALE. 7 TS

feixe, dîxsept, dixhuist, dixneuf, vingt, trente,

XVI. XV1L XVIIi. XIX. XX. XXX.

quarante, cinquante, soixante, septante, octante,

XL. L. LX. LXX. LXXX.

nonante, tout, deux cent, trois cent, quacre cent, XC. C. II c. III c. IV c.

cinq cent, six cent, sept cent, hui& cent, neuf cent, V c. Vie. Vile. Ville. IX c.

Apres ces chiffres on a ccuftume de mettre trois forces de marques pour signifier trois sortes demod. noyés, par lesquelles on compte le plus commu. nemcne, qui sont denier, fols, liure, cortfme en cét exemple, v, l.vi, f. vu, d. qui veut dire six 1 suscs, sept sols, hui& deniers le Maistrefe doit contenter pour la première leçonf de Sien faire connoistre vne partie des charactères, & les marquer sur vne tablette noircie, auec de la craie blanche, de laquelle il se doit fenpr : & en l’autre leçon il doit faire connoistre le reste, leur donnant mesme de ces charactères de somme dans leurs exemplaires, rant pour’leur apprendre à les bien connoistre, que a les bien marquer de fois à autre, iusques à ce qu’ils y soient bien formés.

De U quAtritfme leçon qui est de U nu { nie te de connoistre les valeurs des ch est aller es, $.3.

QVand les enfans connoissene bien les charaâeres des fomrnes & valeurs d’icclles, il faudra faire entendre la valeur des gestons poses en diuerses place., car vn gecton posé tout en bas tour sent vaut six deniers, s’il y en a plusieurs au-dessous^s valent autant de deniers, ceux de dessusvalenrautant de fols, s’il y en a vnà costé des fols, il vaut cmq

’’Si,


lis

TESCOLE 3

fols ; vn m’dessus roue seul vaut dix fols. Ceux qui font au dessus valent autant de liures. Celuy du code vaut cinq liures. Celuy qui est pose au de (lu 5 Vaut dix’, & ceux de dessus valent vingt liures, & là rar^cc du colle des vingt luires vaut autant de centaines qu’il y a de gérions. Le Maistre pourra luy-mesme ranger les gestons, 3 c’leur fera no mm ce les L> mm es, marquant par les gestons en cette façon couchés sur la table la somme à proposer.


J J ar Exempte.


@@@@


Les 20.1.

Les lo.l. Les liur.

Les, 1°. fé

i

Les fols.

Six dent.

Les dent.


Et afin de les mieux apprendre, apres scurauoir rc’iiftié vu « — leçon, il le., donnera à faire repeterl q iosqu’va J, ceux qui ion ; les plus actuances, & par ce moyen les vus CL les autres feront îrflruitS, priant aux autres qui la ont plus actuancés, pour ]r. ui faire répéter La leçon precedente, & leur eu Oiouitrer vue autre nouucile. Chacun d.eux aura à cet elfe : vu peut liuret de papier blanc, large de stois pouces, pour désire les fom mes qui lu y seront données, ou qu’il formera luy mesme a une pour & ; t —er à U plume que à la main.


. 77


PAROISSIALE.

De la maniéré de monslrer à placer les

gestons. §. 4. 1

I L faut en cette leçon’donnera l’enfant vne somme de fols & de deniers seulement sur (on petit sincet, en dix ou douze Articles seulement, & des plus battes sommes pour la première fois, & en ? uitt$ luy faire nommer cette Tomme, puis luy faire prendre les gerrom neufoudix quileme » t > afin qu’il aye la main plus libre : & do peur de se tromper, on luy fera coucher les garons les vn> sur les autres à demi couucrts comme détrus.

Et à l’autre leçon il faudra luy monstrer à refeuec les vnités des liures & des fols pour en faire des cinq, & des dix pour en faire des vingt, & ainsi en sustte. luy donner toujours de plus hautes sommes pour l’apprendre datianrage comme des vingt, trente, cent liures, fols 5 : deniers : en quoy il faut remarquer que le gct de U main confite a le pratiquer souuenti c’est pourquoy quand ils auront du temps, il leur enjoindra de faire des sommes eux mesmes, de les pratiquer, & pour connoiltre s’ils auront bien fait, ils doiuent gester deux fois vne incline somme ou trois fois, & si elle renient à la somme laquelle ils auront marque à cofte, ils tireront vne Iignp au dessous des sommes, puis la marqueront nttec les cha’ïa&çres selon U valeur & signification des femmes,’

• O

Voyla la méthode de monstrer à gester à la main, laquelle est nece

☞ aire à toutes sortes d’en sans rant pour connoistre les sommes, que pour les marquer^ & s’en seruit, 1



•’L’ES

COLE


ARTICLE II.


pi la Maniéré de monstrer a

gester à la plume.


C Etre façon de gester est encore plus vrile < & d’Ius courte que la première >c’est pourquoy le Maistre aura aussi soin de IWcigner à ses enfans prenant le Mardy se le Vendredy apres midy, ou autres jours, s’il y a dessestescn la semainc > pour ea faire la leçon.


De la connoissance des iharaiïeres. $. I.


C Omme cecy est vne autre manière de gester, aussi fefert-on en scelle d’autres charactercs ap { >ellés vulgairemenrchiffres > desquels il faut donnée a connoissance aux enfans ; pourquoy faire le Mai-> stre marquera auec de la 1 crayc, blanche les chiffres sur vne tablette de bois noircyrces chiffres font composes de neuf forces de charactères seulement

i. 2. 3. 4. 5. ^. 7. P.

Lesqacis autant qu’ils font adjouftes l’un àTaurre,

signifient autant de dizaines multipliées de U

somme precèdente, qui font 10. 20. 30. 40. 50,

60. 70. SO. 90. ÎOO. 200.

☞ OO.

Il se faut bien garder de monstrer à gester aux enfans&ilaplume&à lamain tout en mesme temps, mais les ieurs que les vns gesteront à la plume, ceux qui ne gctrent encore qu’à la main, pratiquetront les seigles qui leur ont esté données chacun à son particulier quand ils seront bien vfités en la maniéré de getrer à la mam, on leur enseignera celle de la plume. Il faut employer deux ou trois Jetons a leurs bien faire connoisire les nombres.


PAJR.OISS1ALE.


V.


ïusques à mille, & en suitte iulques àdiXjVingt^cent, mille, millions, milliars &c.


Moyen de pratiquer cette connoissance. $. 1,

I L faut enseigner auxenfansque quand plusieurs tharactères fetrouuent jointsensembles, 1er. qui est au bout à gauche.du papier, vaut autant qui ! marque, & s’appelle nombre simple. Le 1. en suitte vaut autant de dizaines qu’il contient d’vnités^omme si c’est 4. il vaut quarante. Le3. vaut autant de centaines ; comme f\ c’est cinqcem ; Le 4 vaut autant de mille, comme h c’dl 6. fera six mille. Le 5. vaucautant de dizaines de mille. Le d.autanrdecentaines de mille. Le 7. autant de millions ; Le 8. autant de dizaines de millions. Le 9 autant de eentainés de millions : Le 10. autant de instriars. Le 11. autant de centainesde milliais. Et le 13. autant de mille milliars, comme en cette somme,

2454578.^78343 Deux mille quatre cens cinquante six milliars^trois cens > soixante & hui< 5 l millions neuf cens soixante & dix-hui< 5 t mille trois cens quarante trois.

Il ne leur faut pas enseigner en vne leçon, la valeur de tous ces charactères assembles, maisÜ faut leur donner & faire nombrer les fournies iusquesa cent, puis iusques à mille ; & ainsi montant iusquex ; lasomme susdiçc.

Or pour donner plus grande facilite à nombrer, la fournie fera diuîfce auec des barres de crois en trois c’ha racle ses, leur faisant bien retenir ces mots nombre, dixaine, cenraine, comme

io£. [ 879. s. f. 789. 1.78, 7.

Il faut aussimcfler des o. leur enseignant qu’ils ne fertient de rien que de nombre, & non pas de # valeur de nombrer 10. 7000700. 70.


X U L’ESCOLH

AiéXoitre de monstrer à adjoaster les sommts. J. Ju

QVand les enfans connoistront bien les chara ; Acres assemblés, & les nommeront sans difficulté, ce qui est très nécessaire, leur en fai fane faire & nombrer dans leur Liure quancire, il leur donnera vne petite somme à adrousser, composée seulement de centaines & de dizaines en nombre de limes feusen)ent, comme

a 3 4 H.

5. 7

8 ? i


Puis les fai fine commencer par le nombre cbifrVe qui est du code droit de la main en montant, leur faire dire & i.fonttf. 6. & y. font ij. 13♦ & 4. font17.il faut tirer vne ligne au dessous de l J addirion, puis marquer 7. au de flous du 5. & retenir vn qui est la dizaine pour Tadjoufter auec la colom ; ne desdixaines, disant 1. & 4. sont 5. 5. & 9. font 14. 14. & G font zo 20. & 3. font 13. il fautpo fer 3. au dessous des dizaines retenant 2. pour adjouter nuec les centaines qui est la 3. colomne.ainsi du ieste quand il y a encore des 4. & 5. colomnes, poia.u toufieurs le dernier nombre & retenant l’autre pour assembler auec les autres, & quand il n’y. cre a plus à nombrer il faut leposer à costé du chiffre. Quand il ne le trenue que des o, à vne colomne, & que ion a retenu quelque chose de la precedente > i, faut poser au dessous ce que l’on a retenutcomme,

104 Z 0 ç

10 7

si 1 b


PAROISSIALE.

Ou l’on dit 4 3e 5. sont <>. 3e 7. font i£. faut poser. 2c retenir 1. qu’il faudra mettre au dessous ; de la douxiesme colomncrou il n’y a que des o.

☞ quand on n’a rien retenu, il faut mettre vn o.

Or certe méthode d’Addirion, est plus amplement traitée dans druers bons Autheurs, qui en onc escrit : c’est pou^quoy ie ne m’arreste point dauantage à cela, sinon de vous donner vne méthode encore, de faire adjoufter aux en sans des sommes (\c’est ; uerfcs espèce $ x comme des fols, denseisdantes.

Actumère de montrer à adjoufter les Hures, fols er deniers, §. 4.

P Our bien assembler les sommes de diuerses espèces, il faut proposer aux ênfans vne somme de liures, de fols & de deniers à assembler, leur faisant entendre que quand on a assemblé les deniers ensemble, ce qui reste de deniers au dessus des douzaines, il le faut poser au dessous de la colomne, 3 e réunir lesfü|s, pour les adjoufter auec les folsicomme j


51.

4. c.

7. d.

7.1.

s. r.

9 ■ d,

1. 1.

. f.

J. à.

4.1.

s-f.

7 d.


Il faut commencer par les deniers, & dire 5. & 7. font 12. 12. 3 e 6. font 21. zi. 3 c 7. font 28. x8.

deniers valent deux fols, quatre deniers „ il faut donc poser 4. au dessous des deniers 2c retrait 2.

Î mur adjoufter auec les fols 2e s’il ne reste rien auec cs.fols, il faudra poser4. deniers. 11 faudra ainf. assembler les fols, & en faire des liures, metcant ce qui restera des fols au dessous de la colomne, ou vn o s’il ne reste rien, 2c ad]oufter les liures^restaires auec le nombre des liures. •


L.E S C O L E


it.

De U Prenne. $♦ J.

P Our Iiprenue de cessommessolles’enseigneen diuerses façons, comme par 9. ou bien en ptouuant la seigle d.Adduion, par celle de la soustrassion que l’estime la meilleure.

Le Maistre leur enseignera en suitte les autres rcigles de l’Arithmenque, au moins iusquesà Iarcigle de trois, selon la mechode cy-desslts déclarée.

Voila qui doit suffire r’enuoiant le Ietteur aux Autfieurs, qui ont traite amplement de cette science, ou art d. Arithmétique.

Cette méthode de monstrer à nombrer, tant à la plume que à la main, doit estreenseigrice à tous les enfants, quand ils en feront capables, & mesme à ceux qui doiuent apprendre le Latin, tant pour conJ noistre les chiffres, que pour s’enseruit en quantité de rencontres, ou on en a besoin, en quelque condisson qu’on puisse l’actionir.

CHAPITRE IV,

METHODE

POVR

ENSEIGNER

les principes de la langac JLarme Je Grecque,

Ntre les enfints des petites Escoles, il s’en troutie couleurs quelques vns dans les Villes, Bourgs, & grande Vilsages qui sourcapables &peuuents, ad __uancer dans les Estudes. C’est pour quoy il est bon, tant que faire ce peut, que les Maistres d’EIcole qui ont estudic, sçachentvne bonne méthode, pour enseigner à leurs Escoliers les prin


PAROISSIALE. 1..

cspesde la langue Grecque & Latine, & les rendre capables d’aller à quelque bon Collège, à la fixiefme, ou cinqiucsmeclafle, pour y estre des meilleurs sur tout à Paris, oai les Parens sont plus soigneux & çurieux de leur faire enseigner bien (ouuent le Laun, que le Catcchisme 5 e Instructions nécessaires à vn vray Chrestien.


’ARTICLE I.

Dis Q^v alitez requises avx en fan 5 qui apprendront le Latin.

L E Maistre doit auoir vne grande prudence, à choisir ceux à qui il veut enseigner le Latin, car sjl veut croire bien souuent les parents, qui n’entendent pour l’ordinaire rien à la conduitte de leurs enfans, il fera grand tort à certains enfins, à qui il montrera le Latin c’est pourquoy, il doit def-abuser les parents & leur faire entendre l’importance & les qualités nécessaires de l’estude, afin de leur en faire perdre l’cause.

Comme il les font cîsoisir. §. 1.

E Maistre donc verra entre ceux de ses enfant, r qui font propres au Latin, r. S’ils ont le iugement bon, la mémoire suffisamment heureuse, quelque esprit, & les moyens de fortuneraisonnables, pour s’aduaneçr- dans les estudes. 2. S’ils sçauent allés d’escrirurepour esctirctous les ieurs nettement & corrcâement leurs leçons, parce que ils doiuent toujours continuer à faire vne exemple & redouble corriger chaque ieur, durant le temps qu’ils ap prendront le Latin. Cela suppose il pourradestiner tels enfans à apprendre le Latin, en la façon que le $n’en vay déduire. Il pourra encore auoir cfgardaux


L


it 4 ^ L’ES CO LE enfans, qu’il verra auoir bon esprit, iugement, mémoire & bonne volonté d’elludier (encore qu’ils lî’cuflent pas grands biens de fortune) pour les commencer, notamment s’ils font encore jeunes, comme à l’aage de neuf à dix ans, & si leurs parens le demandent : car n’estant pas propres àmetneen mectier, iulques à seize ou dix-sept ans, durant ce temps, ils feront leurs humanités ; & s’il pIaift à Dieu de les appellera quelque chçfe de plus rclcue, il leur donnera les moyens de s’auançer & d’achc « ? uer leurs estudes.

Du commencement de cette Aiethedt. j. 2.

I L faut commencer pour monstrer le Latin aux enfans, à leur faire apprendre par cœur, les noms des cinq dcclmaisons du Kudiment, auec la méthode & rerminaison des cas, qui est au commence- » ment de chaque, les obligeant d’escrire, leurs le- « çons, sous les ieurs.soir & marin II faudra s’accommoder à leur mémoire & affection à l’cltude, se gardant bien de les surcharget & intimider d’a O D

bord ; mais les encourager petit à petit ; car la difficulté de cette sorte d’estude jointe au mEscontentement qu’ils têteuroient des corrections, leur ofte. soie le courage, & feroit perdre l’csperance d’apprendre le Latin.

Apres. qu’ils auront apprins le dernier nom du Rudiment, qui est très trois ; il faudra leur donner^vn nom ou deux à décliner à l’imitation de Muf’a. Et ainsi de tous les noms de chaque declinaisan ; leur augmentant la leçon à mesure qu’ils croiftront. ea bonne volonté, A : que leur mémoire y pourra coopérer ; laquelle leçon ils seront obligés d’apporrer par escrit tous les ieurs. Auant que de commencera former sur le premier nom d\ncdcçlinaison, usrc^


PAROISSIALE. 1.s

péteront la méthode de décliner, qui est au commencement de chacune afin que le Maistre leur fade corriger les fautes qu’ils feront en dcclmant, par les principes de cette seiglejcn lustre dequoy il leur fera connoistre les cas, les genres, les dcclinaisonSjfclorv la méthode que nous dirons cy apres.

Il (eca bon de leur donner des noms à décliner signifianc les parties du corps, les veltements, <$c des choses dont on se 1est communément emr’autres de la troisidmedeclinaison. Tous les Samcdys ou au dernier ieur de chaque semalue, ils répéteront pour leçon ce qu’ils auront appnnsdurant la semainc à sçauoir le matin les leçons du matin", & l’apres difnet celles de ce temps la, & au lieu de rheme ou d’Esente vn verbe ou nom, ils décriront chacun Samcdy 6. qudliompour disputer, qu’ils monshcrontau Decurion.

Ateihode d’ensei^ner les conditions des noms. $. 5.

D Vrant le temps que les enfans déclineront les noms, à l’imitation d. ceux qui font dans leur liure, le Maistre ; la fin de chaque leçon leur apprendra 1. Ce que c’est qisyn nom ?

2. C’est vneparticd’oraison qui se décliné, ou bien à qui on peut donner des cas. Surquoy il leur dira, que tous les mots dunionde, à quion peut donner des cas, font des noms.

2. Il leur demandera quelque exemple à décliner comme le Seigneur y dit Seigneur, au S ligne ur, L 0 Attife y de la Attife, À la Attife.

Puis en suitte leur proposera quelques mots François à décliner, leur méfiant des verbes, ou actuerbes.auec des noms : pour leur bien faire distinguer, en les déclinant : comme U table


38. ~ L’ESCOLÉ

dément 9.ymer. Leur faisant bien comprendre cette leçon, furquoy il les inuitera ; disputer en suitte.

JD. féconde leçon des mesmes conditions. Ç. q..

A La z. leçon il leur enseignera qu’il y a fixe as en chaque nombre à sçaudir Nominatif, Génitif, Datif. Accufstif, Vocatif, Ablatff : que l’on connoist le Nominatif d’vn nom, quand il a quelqu’vn des articles suiuans auec foy Il, le, ou les : comme la Afufe, le Seigneur, les Muses. Ou bien si c’est vn nom propre qui n’a aucun article au Nominatif, comme pierre. On connoist qu’il est au Gent : if, quand il y a de, du, de la, des. comme du Maillrc, de la table, des Temples, de lhcpe. Au Datif quand il y a, à, ou au, ou aux, comme à la table, ausempic, aux Maistres.

Les trois autres cas, ne font nécessaires & n’otlt point de marque particulière, ne feruant que de régime aux verbes, ausquels ils font joints ; sinon le Vocatif qui a o, pour article, & qui fertseulement pour appeller quelqu’vn, ou en luy commandant, le priant ou détendant, & se joint auec l’impératif, dont la- première personne est la fécondé, Ex.lÊ. ama, ayme, petre\ Pierre.

l. Il y a deux nombres, le singul$3er quand on ne parle que d’vn, comme la Muse : le piurier quand on parle de plusieurs, comme les Muses. Il faut leur proposer quantité de’questions sur ces douxObseruanons, afin qu’ils les comprennent bien, & les retiennent ; & mesme les obliger en leurs disputes, de demander sur la leçon, qu’ils viendront de dires par exemple, dites moyen Latin les Seigneurs ? I)omsni. De quel cas est-il> du Nominatif pluriel Comment le Connoissés vous g parce qu’il y a les Arc. Ce qui s’Obsesucra toujours en toutes les leçons des dcelinaisons.


PAROISSIALE

is 7


’î)e U mifufmt leçon de U distinstion des

noms. $. 5.

A La 3. leçon il leur apprendra qu’il y a de deux

sortes de noms, substantifôe adjectif, leur fai fane entendre que lès substantifs font comme les Maistres, & les adiectifs comme les valets. Que le substantif, c’est celuy qui ne peut conuenir qu’a loy mefmecomme la pierre. on ne petit pas d ; se vn homme Pierre. ny vne femme pierre : Padie<stif au contraire, est le valet, car il doit s’accommoder auec toutes sortes de Maistres qui font les substantifsr comme bonus, bona y borîurn, bon ou bonne : ofi peut disc vnbon homme, vne bonne femme, vne bonnî. p-erre.

Il y a de deux sortes de noms substantifs, le propre comme Pierre, paris., l’appellatif qui se peut attribuer à plu fleurs % comme la Pierre, la table, le Seigneur, furquoy il leur fera plusieurs questions Zc les inuitera à en disputer selon la façon susdite.

De la ejuatriefmt leçon des genres des

noms. §. 6.

A La quatriesme leçon, si leur faudra en feignet qu’il y a trois genres, masculin, féminin, « & neutre. 2. Qüs tous les noms substantifs font d’vn seul de ces trois genres, comme hic Dominas y hac Mu fa, hoc templum. De deux comme hte & bac ho~ mo. Ils connoistront vn nom de quel genre il pourra estre par son article. hrc, ou Ime, ou hoc —, s’il a fejComme hic feruus, il est du masculin jsM a h.e eonrme bac caro \ il est du genre féminin \ s’il a hoc 9 comme boc templum, il est du neutre., s’il a deux articles, comme hic & bac bonto, il sera de deux genres.

Or ces articles doiuent est se les marques, comme les couleurs, pour faire connoistre à quel genre il


i88 t’ÈSCOLE

\

faut mettre adiectifs, qui ont les trois genres ; afin que s’ils se rencontrent auec vn masculin> ils puissent prendre leur couleur masculine ; si aure vn féminin, la féminine ; si atier vn neutre, le neutre ; comme bonus Dominas, non pas bona ou bonum, bond Afufa non pas bonus Aditfk : bonum temylnm, non pas bonus ou bond sont\>lurn : les aducroissant que quand on leur fait vne question sur cela, comme quand on leur demandera la muse bonne, il faut premièrement trouue r en Laun muse, Mu fa, veoir de quel genre il est, qui se connoist par l’article, ce puis veoir quel des trois ou de bonus ou de bona ou bonum lu y conuient.car bonus c’c’est pont le masculiu, bona pour le féminin, bontttn pour le neutre. Ec il ne faudra pas sUrrester à la icnamasson du nom, qui est la derniere sylUbejcar pour dire bon uraps.il ncfaut pasdire tempus bonus y car tempus-eh du neutre ; mais tcmpns bonum, au genre du nom. Or pour les facilirer à cela, il faut leur donner des nom. substlantifs de toutes sortes de declinaison à décliner ensemble>comme Santtus Dominus, Sancta mulier, Séudlum ttmpus y & les faire disputer souuent sur cela ; les faisant toujours rendre raison de ce qu’ils respondent. Quand ils disent mal, il faut leur faire comprendre leur faute, en leur représentanclarcig le, contre laquelle ils ont manqué : car se font deur seigles générales, qu’il faut garder dans toutes les corrélions de leçons, de thèmes, de questions, & de difptires : à sçauoir de faire rendre raison aux enfans de ce qu’ils respondent, & de les corriger ou faire coni^er par eux ou par les autres en leur montrant la icigle, contre laquelle ils ont manqué. Comme par exemple on demande à vn enfant en Latin, les Lfcolseis bons, s’il dit boni SçbolafÜciy il


PAROISSIALE. 7.9

luy faut demander pourquoy il dit Schola(Uci } &Z non pas Scbolafticifs\&. s’il manque en difint bonus Schola fit ci, il le faudra reprendre en luy demandant en quel cas est bonus, & en quel cas est Scholastier, & ainsi facilement il reconnoistra & corrigera luy mestrie sa faute.

De la cinquiefrfle lef on, de la distinElion des

declinaisons. $. 7.

î. TL faudra faire entendre aux enfans, qu’il y a JLcinq declinaisons des noms, z. Qu’ ? I on coti r le génitif naison ont

7 ? r.ija y mu~

J., Penelopr, fenelopes. Ceux de la 2. en.. damtnus, dor ainsi Ceux de la t.en is, parer, pétris 5 Ceux de la 4 en us, frit3 : us, fru # //,., e x c’e p t c Issus, qui.1 Jefu se tous les neutres en u, qui font indéclinables au singul$3er.Laj.en et, comme dies, drers\ive\uo\ il faut faire ditterses questrons, rancoft d’vne deelinaison, tantost de l’autre : notamment des trois premières —, leur apprenant que quand ils ont vn nom à décliner ils dciuent sçauoir î.son génitif, & la-dessus ils verront comme il le faut décliner. 2. De quel genre il est, < ? C’par là ils verront quel article il luy faut donner : enfin ils doiuent dire exercés durant quinze ieurs ou trois semaincs en ces leçons, 5e les huid : derniers ieurs du premier mois, ils apprendront les pronoms, sans discontinuer pourtant à décliner tous les ieurs des noms, ou acticdifs, ou substamifs, de la 2. ou a. deelinaison, tantost les vns auec les autres, tantost séparement.


noist de quelle dessinaison est vn nom pa singul$3er. 3. Que les noms de la 1. docte le ecnirif termine en a, ou a, comme


1


T


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lL’E

SCOL5


. Dc Ia, leçon des pronoms. §. 8.

L E Maistre donnera à ses Escoliers durant le telle de son i.mois au matin & au soit deux leçons, 4.vne des pronoms, vn ou deux, & l’aurre de quelque nom de la 2. ou j. declinaison, de ils feront obliges d’escrire seulement la leçon du nom, de non pas celle du pronom.

Il leur enseigntxa i. Que le pronom est vne partie d’oraison, qui femet au façad’vn nom., comme moy, iuy, au lieu de Pierre, Iean. z. Qust y acinqdeclinaisons des pronoms. uEgojUtsui. z. J lie ipfe y hiCy& r’j, qui font dès pronoms adiectifscomme tout le relit desaurres du relie des declinaisons.Ceux de la 3.font tntx< 0 a y mu., tu us >[mhs, nofter y^effet. La 4. nosirasy vcjtras. La.<]U<e y cjuvd 3 ce<juis y €Ccjiia y ecejuod y éjkûUm, etjtûcUm, quiconque, cjutlibet ; qui sput autant de composes du relatif. 3. il faudra en faisant dire ces pronoms, leur monstrer les genres de ces adie&se. Exemple qui pour le masculin, yra pour leleminin f cjuod pour le neutre. 4. il leur faut faire décliner des pronoms subshntissance des adieitifs, meus y tu h s ymusy nojter de vefier, de aussi auec le re<]iùy<ju£ y’>uod> de en ce casilsn’auroient p.is d’aunes noms à dccliner : Comme Dominas messe, ou egu y iH ejuiymcnfd mea t fua, ou qu&\tcmplum ou mutins maint ou soum o vcjHJcl.


ARTICLE IL

Des Verbes.

QVand les enfans auront passe vn bon mois à décliner, tant les noms que pronoms de toute— Luîtes de declinaisons, les chargeant de leçon au

PAROISSIALE. igt

tant à peu prés comme ils en pourront apprendre, & tafehant de les gaigner à se porter

☞ eflude plus par amour que par crainte, car s’ils n’y ont le cœur, toutes les leçons qu’ils apprendront, ne seruiront de rien, ils sçauront cela comme des perroquets : il faudra leur faire apprendre les quatre conjugai’fons des verbes par cœur, comme ils font dans le Donets, leur en donnant le tiers d’vn verbe à chaque leçon, tant à apprendre que à escrire, auec vn nom substantif ou adiedifà chaque leçon. Et lors on peut prendre les participes, gérondifs, futurs, prererits des verbes, pour leur donner à décliner, vn à chique fois, comme le verbe arnfi iusques à l’impciatif auec le participe amans à décliner, l’imperatif se l’optatif auec le participe andins a & le relie auec amandtts se amaturus Enfin on pourra

encore leur donner à décimer des ncmsdcdruers genre auec les participes, comme amatus domtnuj,. mat 4 mulier, etmatum terapus&c.

Méthode pour bien faire conjuguer la verbes aux enfanJ. $. r.

i. TL faut.enseigner aux eiisans ce que c.est qu’vn

JL verbe ? c’est vn mot qui se conjugue, ou à qui on peut donner des personnes, comme ; aymeyiuayme y tl aytne,

î. Outre les défectifs se anomaux extraordinaires, il y a de cinq sortes de verbes. Adtif, comme legOy ie lis, dénotant l’action que l’en fait., le Passif dénotant l’actioh qui est faide par vn autre, qui se connoist : quand il y a du François du verbeyM///, ie suis : comme.wwr, ie suis aymé.

Le déponent qui se conjugue au Latin comme le passif y se au François comme radif, comme le^r, ie parle.


19 ; L’E

SCOLE

Le neutre qui est au contraire du déponent ; c’est à dire qui a le Latin comme l’actif, & le François comme sépaflif, comme vapitlo, ie suis battu.

Le commun qui est des deux façons, tantofl déponent, tantofl : neutre, vt 3 vocor, & voco, l’appelle & ie suis appelle.

Il leur faut faire escrire certe leçon, & rapprendre auec leur verbe pour vn matin, pour la reciter & en disputer ensuitte.

). Il y a d’autres sortes de verbes qui se verront cyapres.

Seconde leçon des mauss dei temps, (jr des personnes. §. 2.

E N la 1. leçon, 1. Il leur faut enseigner qu’il y a cinq mœufs, l.indicarif, l’imperanf, l’optatif, le subjonctif êC l’infinitif, auec les gérondifs & participes, qui font des actic&ifs détrucs des verocf, qui ont la mesme force que les verbes, d’où ils sont détrués, c’est à dire qui rcgisient les mesmes cas que les verbes.

2. A chaque mœuf, il y a cinq temps ; le présent, l’imparfaift, le parfait, le plus que parfait & le futur.

?. Il n’y a que l’impératif qui n’a que le présent & le futur.

4. L optatif tire tou. ses temps du subjon<stif, pour s’accommoder a la langue Françoise : car le présent & l’imparfai# qui ne font qu’vn, fontsemblabses "pour le Latin à l’imparfait du subjonctif, sinon au François, am.rtm, l’aymafle ; amarem, l’aymeroisile parfait & le plus que parfait semblables au plus que parfai# du subjonctif, fmon au François, rfWrf.o^m, l’eusse avmé ; 4. ?.&//7êlw, l’aurois, aymé : le futur de l’optatif est semblable au présent du subjondtif, Il


P A R O I S S I A L E. w

n’y a que deux mœufs, sçauoir l’indicatif & le subjontif, qui ayent tous leurs temps diffèrents, car l’infinitif & loptatif ont le présent & l’imparfait semblablesje parfaite le plusque parfait font toujours semblables l’un l’autre, de mesme les participes. 5. Il y a deux nombres à chaque temps, singulier & plurier.

il y a trois personnes en chaque nombre, 1. 2. 5. sinon, à tous les temps de l’in fini ri f.

7. Les gérondifs & participes se déclinent comme des ad ; et ifs delai Qumn\camann y aT ? i.n’lus y am.turus y a y um, & de la 3. dcciinaison, comme amant, amantis.

8. L’impératif n’a jamais que deux personnes au singul$3er, tant du présent que du futur.

9. La première personne du ffngulier feconnoisf, quand il y a en François l<\comme, ie lis. La 2. Quand il y a tu y tu lis La 3. Quajid il y a tl,

☞ ht. La 1. Du plurier quand il y 2 nous, comme y nous

"Iffoqs, La 2. Quand il y a vous^vohs l./ ? £. La3. Quand Il y a ils, ils lisent.

10 II y a de 4 sortes de côiugaifçms ordinaires.2.3.4.

Enfin le Maistre leur fera bien comprendre A : retenir ces seigles, leur faisane bien escrire, disputer & proposer souuent des questions sur scelles.

De la maniéré de connoistrf les temps. $. ; •

L A maniéré de connoistre les temps, se fait par la termintison Françoise & Latine de cMfrme temps. Le présent de l’indicatif se connoist, quand la chose que.l’on fait est présente, comme il lis, ie parle y t+dis : l’imparfait en François Ce termine toû.jours en ois\ comme ie disois & en bam au Latin, cortime dicebam : au parfait il y a ^comme i’^v.ymé) & au Latin il est druers. Le plus quepartait %

T sit


a# l’ESCO LE

a ; ailoix, & en Latin il est toujours termine en ratn. Le futur est terminé en ray. se au Latin, & en U i..Se u conjugaison il est terminé en bo, amabo, doctbo. Et en U.. se 4. en a m, vt legam, audianu

Les temps Je l’impératif se de l’optatif se connoissent par usage, l.vn estant de commander, se l’autre estant de délirer.

Le présent du sub’ondfcîf a toujours que, comme que t ayme, St au Latin il est terminé en cm aux verbe. de la première conjugaison, comme amem\Se aux autres en am, doceam, levant, audiam, l’unparfait est ’toûjours terminé en rots au François, & ent^ « au Latin, amaren.i’aymerois. Le parfaidt a toujours aye au François, se rim au Latin, l’ayc leu, Ugerim m’\.o, plus que parfaift, a t aurais au l’eauçois s & fem au Latin, legtsserljXzmois leu. Le futur a ; aurny se au Latin ro, légèreX auray leu.

Les temps de l’infinitif s’apprennent aussi par tsage.

Il faut faire de cette leçon comme des autres.

\

De la méthode de former les temps des verbes

Actifs. §.4.

P Our bien apprendre à conjuguer routes sortes ;

de verbes, il faut sçauoir former les temps l’un de l’autre, qui est vne méthode très facile pour çnseigaer b vieuement à bien comuguer toutes sortes de verbes qui ne changent point de terminaison au François. Il faut donc 1. Sçauoir le présent, 1 c’parfaidt, se le lupin d’vn verbe, se de-si 011 forme toutes sortes de temps. L’imparfait est formédu present au Latin, aux verbes de la première, en changeant o, en a, adjoufnnt b.m y amo ; a)na y amabam. Aux verbes de la 1. il faut oP<er< ?, & adjoufler^w, aeccOi doccbam. A ceux de la 3. il faut changer


PAROISSIALE. 1Ï1

ç en t « mme Ugojege. attdiO, audte\te adjoufter bâtit t Attdiebam, legebam. Du prétérit parfait se forment î. Le plusque parfait des indicatifs, changeant $ en c, te adjouftant f4Il \amaui, amaudam. 2. Le parfait du subjonctif se forme dumesme parfait, changeant. en e, te adjouflant rtm, artîatfi,. ? nancnm.

5. Le plus que parfaidt suiuant, adjouflantj^en, ama, tti y umauss/e ? n. 4 • Le futur suiuant, changeant ; en e y te adjouftant ro, amaui^amauero, 5 Le parfait de l’infinitif adjousirant Jfe 5 amaui, amauss]e. Le futur de l’indicanf se forme toujours du présent aux verbes de la premier ^, changeant 0 en a, amo y ama f l’adjouftes bo, amabfl. A ceux de la t. ilfautoster 0 te adjoulter bo 9 doce t docebo, Et ceux de la 5. te 4 4 changeantl ? en am y lcgQ, lcgam\audio, andiain.

Le présent de l’impératif se forme aussi du pre »

sent de l’indicatif, à sçauoir aux verbes de la I. chin.

géant 0 en a y.mo>urna. A ceux de la 2. & 4.offant 0, suct9 K s dtee, audio, audt., à ceux de la 5. chan —7 gïant #, en #, tego, lege, Le suitrrde l’impératif se forme du présent ■ ad soufrant to, lege feoeto.

Le présent de l’optatif te l’imparfait du subjonésiste forment du présent de l’impératif, arisouftant rem, ama, doce, hge, andi, amarem, doçcrem, legerem, Audirem. Excepte ces quatre verbes dit 9, duco % fero, facto, dit, duc, sac, fer > qu’il faut adjoufter erem à. duc, dit, te f. te, ducerem, dieerent, facerert :, à fer ad de ? em, ferment.

Le futur de l’oprarif te présent du subjonctif, font formes.du présent de l’indicatif, changeante en em 9 aux verbes de la premier e, aMa y ltttjeiïi y te a ceux de x la 2. 3, 4. changeant 0 en am y doceo y doccam y lego, levant, audio, audiam,

" Il faudra bien exercer les enfans en certeleçon, & quand ils auront apprins par ccrur les quatre ver T un


L’ESC O LE

bes des4.conjugaisons ordinaires, illeur faudra-bieiv faire comprendre les seigles susdires ». puis donner i. 4 Yne moitié & l’assisd’vn verbe à la fois, de la première.pour conjuguer, comme & vn nom

à décliner. Ils écriront toujours la leçon du verbe, & l’apporreront au Maistre, donc il examinera les fautes, points, accents, & virgules, pour les corriger selon la méthode cy-dessus prescritCstesfaisant corriger leurs fautes, sur les seigles contre lcfcjœiles ils auront manque ; ils continueront ainsi à eoniuger j. ou 4. verbes de la première, puis autant de chacune des trois autres, on suitte ils appren-. dront pour vne leçon le verbe venio y & ccluy de fum pour l’autre., lequel verbe fum y il leur faut taire apprendre en les interrogeant, car cVd vn fondement pour bien apprendre les verbes paflits > puis if leur donnera les 4 paiTU.s ordinaires du Donctsciv quatre ou cinq leçons auecvn nom à chaque leçon » Zc auant que de leur en donner à conjuguer à l’imitation, ] ! faudra leur apprendre les formations des verbes passifs.

Methide pour former l s temps du $.

T Ous les temps du passif font formes des temps de l’actif, le présentj de l’indicatif, adjouftant r y audio y Audi or, les imparfaits, des indicatif & subionctifjdiangeant m, en r y a’luabam ; amAbax\ama, rem 9 am.ur ; & le présent, du subionétif, en chan, géant atifli m’en r, tcoam legar. Le parfaid est formé du supin en actioullant s y amatu y amatus y &\t parfaidl.du présene àtfum, vel sui y amatus, leÜ : its fum vd f.i. Au plus parLiici de l’indicarifil faut faire de mesme prenant l’imparfaiâ & le plus que parfait du verbe fum, amatusefAtn vel sueram.

Le présent dcl’imperâiit est semblableauprésent


P A R O I S S I A L E. 297

de l’infinitif de l’actif, amare, amare, de ainsi du reste. Le parfait & plus que parfaid du subiondif » actiouftant l’imparfaid & plus que parfaid du verbe fnrriy amatus essem vel stiifftm. Au parfaid & futur du subiondif & au parfaid de l’infinitif, actioufennises mesmes temps du verbe surnyamassu cro, amatus ftm vel ftterim > amarum esse vel fxife.

Le présent de l’infinitif est formé de ccluy de l’actif en changeante en ; y amare, amari ; decercydocert, audire, audiri. En la f. 1. 4. conjugaison, en ceux de la 5. il est formé du présent de l’indicatif


actif changeant 0 en t, lego p (egt.

Pour ce qui est du François des verbes passifs, il est semblable au François de fwn, en tous les temps, actiouftant le participe François auec chaque personne des temps. Comme.dy este aymé y tu as cflé aymé, te.stois aymè &Ce. Ces formaisons font de grande confe quence, pour bien apprédres à conjuguer toutes sorte des verbe actifs & passifs ordinairesdes quatres conjugaisons, Les verbes anomaus se forment quasi de mesme.


Aioycns de ctmnoistre de quelle conjugaison font

les verbes, $. 6,

L’Onconnoisl de quelle conjugaison font les verbe de la 1. Quand ils font à la 2. personne du presét de l’indicatif actif terminés en as\amo y a mas. Ceux de la a. Quand ils ont la 1. personne terminée en es, doceoydoces. Ceux de la 3. Quand ils ont la 1. per. fonne terminée en is & l’infinitif en été ; lego, U gis, legère % Ceux de la 4. qui ont la 1. personne terminée en & y&C l’infinitif en ire, audio y audit, audire.

Il faut enseigner.-jux enfansque quand ils auront trouue vn verbe dans le Dictionaire > iIs pourront connoislrc parles marques prescrites dans la méthode susdit#, de quelle conjugaison il est, & com


t>X — L’ES C O LE.

ment il le faut conjuguer, en le souuenant de la ma. niere & des Obseruations faites sur la formaison des temps, parag. 4. 5, & <5. tant pour l’actisque le palfifss’il en a vn) ce qui se peur connoistre, si le verbe a vn supin, c’est ligné qu’il a vn passif, & s’il n’en a point, il ne peut auoirdcpaflfif. Pour les verbes déponents qui n’ont point d’actif, ils ont leurs prétérits particuliers marqués dans les Dictionnaires.

Voyla ce qui est des conjugaisons des verbes, lesquelles le Miistre continuera iusques au commencement du 3. mois exclusiuement.


ARTICLE III. 1

Des.C o s c’o b. d. a h c’b s.

«

QVand les enfans sçaurontbien décliner lotîtes sortes de noms & de verbes actifs se passifs des quatres conjugaisons communes, il faudra au 3. mois, leur donner deux leçons, l’vned’vncpetite seigle de concordance, & l’autre de la moitié d’vn verbe, de ceux qui sument dans le Donetsapres fum. U pourra donner descomposésdcl « ^, à sçavoirpojjum, adfum, prtfîim, defum, vn entier à chaque leçon, auec vne douzaine de lignes des petites concordances ou « nuiron, lesquelles il leur expliquera nettement & bricuement, & des autres verbes suiuants, s’ils font entier$, la moitié, leur donnant pour thème à escrire le verbe qu’ils apprendront, •fia qu’ils le retiennent mieux, leur monslrant à escrire les temps en abregéjComnie præfens, imper, fer. plus, perftft. fut. sans mettre tout ce qui est dans le rudiment, & là où le François du verbe ne feroie mis, ils le formeront & le mettront..


PAROISSIALE. V9


De la fin de cette méthode. $. I.

Etre méthode eTescrire la leçon, fertiïra à deux fins : la i. à apprendre aux enfans leurs leçons. 2. a apprendre l’orthographe, & à délier la lhain en rescriture, pourucu que le Maisixe soit soigneux de leur faire apporter exactement cette leçon escrice, soir & matin. Il leur pourra donner licence d’en escrire vne partie à l’Escole, s’il leur resie du. temps apres la leçon, thème, dispute, & exemple.

Quand ils auront passe les verbes anomaux & défecthfs, il les leur fera reuoir encore vne fois, leur en donnant vn ou deux à sa fois, pour leur bien imprimer en la mémoire ces fortcsd’exccations desconjugaisons ordinaires des Verbes.

Or la stierhode de faire dire les leçons promptement a plusieurs, c’est de leur faire dire des noms, pronoms, ch.cun —foh cas l’un apres l’autre, & des verbes chacun sa personne, c’est le moyen de leur faire dite leur leçon pariugement, en les fai fan t. prendre l’un l’autre par leur emule pour la place.


■UN’

CAT :



Maniéré de répéter les concordances. §. t.

V

QVand les enfans auront passe leurs concordai ces iusques aux aducibes de lieu, ils recommenceront à les apprendre, & on leur en donnera faize ou-dixhui&îignts à chaque leçon, leur faisant mieux entendre, plus nettement & profondément, qu’a la première fois à chaque leçon, auec la moitié de quelque verbe déponent le matin, & l’apres midv la moitié d’vn nom comparatif de ceux du rudiment. Sur ces concordances & verbes, ils feront obliges de fosmer deux questions à chaque leçon, 1 sçauoir deux questions sur les verbes, & deux sur les concordances, pour disputer contre leur emule,


? oo L’ES CO LE

faisant rendre la raison se les seigles de chacune \ par exemple ils demanderont, Dieu qui ayme ? Deus if ni amat. Pourquoy qui y & nonpas^.. » C’est que Je relatif se J’amccèdentdoiuent s’accorder en genre, Se en nombre. Pourquoy qui, se non pas quern ? c’est quand il y a < ? « len François, il faut mettre lo relatif au nominatif, Amat, à quelle personne est il) à la 3, Pourquoy > c’est que Lïh,, à qui il le r’apporte & est de la 3.personne. !, ù’autant qu’il n’y a qu’se tu qui soit do la 1. se 2. personne, & tous les autres noms se pronoms (c’est à faire que les verbes à qui ils fontioints) font mis à la 3 personne.

De la maniée de comparer ou décliner des COmpATnllfi. se 3.

1. TL faut faire entendre aux enfans que tous les JLadic&ifs Françoisse comparent, &ont trois fortes de degrés.Le 1.C’est le posicif.comme Saint.Le 2. Le comparatif, qui se connoist, quand il y a au l’eauçois, plus ; auec l’adiectif. se que.apres, comme plus Saint que Jean. Et le 3. Est le superlatif, quand il y a. quelqu’vn de ces articles François auec l’adiectif, le plus y du plus » au pins, ou très, comme le plus docte, au plus docte, très dotte. En Latin tous les acticctifs se comparent, hormis ceux qui font termines en ius y comme plus, dubinst 11, en a encore quelques vus d’cxccptés^ui sont marqués dans les comparatifs du Despautcrc. 1 Chacun des trois dcgics a les trois genres. Le posicif c’est touieurs semesme actic<stif, comme Santlus, Sancta, Santtum, ou bic> Cr h&c sortis & hoc sorte. Le compararif est touieurs, ccrminé en sur ou en tus, comme hic &h<te Sanctior & hoc Sanü : ins, pour s’accorder en tous les casa toutes sortes de substantifs : car par exemple Santlior est touieurs pour le masctilin se féminin, Santtins po ur le neutre.


PAROISSIALE. 301

De la formaison du comparatif. $. 4.

L E comparatif des noms adiestifs de sa 1. declinaison se forme ordinairement du génitif du mascusin SanBti ad de or y Saniïior. Zc pour lenemre ad de us, San$i y Santtius. A « x noms de la 3. declinaison il se forme ordinairement du datif, comme sortis dut. fortiM de or y f>stior y ou us, pour le neutre fortin$. Il y aquesques exceptions, mais elles font rases, lesquel les on pourra apprendre dans les seigles des comparatifs du Despautaire.

De la formaison du superlatif. §. J.

T E superlatif est vn nom adiectif terminé en I, imus y a T um y comme SanElissimus y a y nm, qui Conuient aux trois genres. Il se forme des tasevdestus dénommes à Yçauoir du genitifaux noms de la z.adiouftant stimus, fantti y faniïrssunus ; & du datif en ceux de la 3, actiouflant, j(7îw « l, l^rl k ^ « « j. il y a quelques exceptions, entre autres, les noms en tr ont rimus au superlatif. Et alors il se forme du nominatif, piger y pigerYtmus. Les nom sen is y comme humilis y docilis y ont le superlatif formé comme en la seigle precedente générale, mais au lieu d’adrousser stimns, ils action fient///># « l comme l, « mari, bttmillimas, doctri y docilhmns y le relie se peut Veoir dans les comparatifs.

Les noms qui n’ont point de comparatif n.ont point aussi de fn perlât if.

Il y a trois adiedtifs qui se comparent toutd’vne autre façon que les autres, à sçauo’r bonus y melior, op timus y Zc ma^nus y major, maxtmus y Zc parwis y minor y minimus. 1

Voyla à peu prés, ce qui se peur expliquerdes comparatifs, attendant qu’ils soient plus actuances pour


3 ot L’ESC O LE

leur enseigner les plus grandes difficultés, « nleur faisant voir les seigles du Despautaire. Il faudra v continuer ; bien faire comparerlcs enfans, leur donnant vn singul$3er ou vn plurier à comparer à chaque leçon auec la concordance & le verbe. Les enfans donc commenceront au 3 mois à dire tous les ieurs quinze ou faize lignes de concordances JLc matin auec la moitié d’vn verbe ioint auec vn nota de son régime, comme amo Dentn, &c. ou vtor caUmo, &c. lequel ils feront obliges d’apporter bien escrit. Et apres midy ils diront douze lignes de concordance auec la moitié d’vn acticéliseompare, lequel ils escriront aueC le François, cxcmpIc, S&r, üus$ aint ; Sdnfhor, p\us S àinv, S ah U t [fi whj, tics Saint&c. Sur quoy ils disputeront, comme il aesté dit, le Maistre tafehant sur tout de leur faire touieurs des queltions far leur leçon..

Atennise de bien expliquer les cancer dances. $. ç.

L E Maistre apres que les Escoliers auront tout recité la leçon, expliquera la leçon suiuante en certe sorte, 1. il répétera briefuement la leçon precedente en

☞ cIairrissant les difficultés, & demandant mesme quelques questions dessus, qu’il formera sur le champ, ce qui seruira à leur monstrerla forme de disputer sur cesse leçon, fie les disposera insensiblement à lacomposition. 2. Il pafTeta à l’cx f ïlicanon briefue & succinte de la leçon fumante, es rendant tous attentifs, & leur faisant mesme repérer quelque chose de ce qu’ils auront dit de fois à autres, pour veoir s’ils l’entendent bien, les inuitant mesme à dire librement ce qu’ils n’entendent pas, pour l’expliquer encore & le conceuoir plus clairement.

Yoyla à peu prés la bonne méthode d’expliquer


Y A K O I 5 S I A L E. 303

les concordances, ffcrquoy le Maistredoie faire grande attention & se des-barasser l’esprit alors de toute autre affaire pour se rendre bien intelligible à ses disciples, s’il Ici veur insensiblert.ent de en peu de temps, disposer a bien composer du François en Latin,


ARTICLE IV.

De la Mîthodi de faire composer.

du François en Latin.

C E. n’est pas afïes de montrer auxenfans a décliner, conjuguer, & la maniéré de ioindre les robes en Latin, pouf le signssier & l’entendre, mais il faut encore TO^nftrer la forme de la pratiquer y ce qui se fait principalement dans la composition.

Dh commencement de U composition. §. 1.

A V 4. mois.le Maigre donnera auxenfans des petits thèmes François, qui feront au commencement, desept ou huict mots, ou de deux ou trois frafes : comme. Dieu est bon, car il ayme les hommes y la Vter^e est Sainste, le Temple est fort, Tafchantenlà première semaine, de leur donner seulement des mots, qui soient dans leurs doners, auant laquelle il leur feraachepter vn petit Dcfpautaire, &vn Dictionnaire de Pnjot, étant plus propre pour les enfàns qui commencent, que l’autre, ou il y a le’Latin à part de le François à part, duquel ils se deiuent seruit, mais seulement, apres qu’ils feront plus nuances. Si quelque imprimeur vouloit mettre Pajot auce le Latin scolement de l’ancien Dictionnasse, ce feroir vn liurebien propre : car, quand les enfans cherchent en Latin vn mot, dans le François


j°+ L’ESCOLE

du vieil Dictionnaire, comme aymer % il ne trouuè que Am Are : puis il faut qu’ils forment le présene amo Ce en suitte aillent le rechercher dans le Latin pour scauoir la conjugaison, fou prescrit & supin., ce qui se trouue incontinent dans celuy de Paioc, auec le cas quM régir. Ainsi en est-il des norhs desquels ou trouue le genre, u dcclinaison 5 ce. ce qui soulage beaucoup les cnfims, là où qu’en cherchant dans Pautre Dictionnaire, ils perdent du temps, & se dccouragent, quitrans le plus souuent le desir d’apprendre parmy tant de difficultés.

De bt m’Arrière de chercher les mots A Ans le

DistionnAire. §.2.

I L faut allant que de leur donner des thèmes composes des mots qui ne se trouucne dans le Donets, à quelque heure de Joisir, leur monstrer la manière de chercher les mots dans le Dictionnaire, leur enseignant que quand ils ont vn verbe, il faut rouieurs chercher par l’infinitif François, comme s’ils auoient, <7 ayme ; il ne faudroit chercher à Pi, mais-à ai Aymer, où ils trouucront amo, as, c’est à dire, qu’il est de la première conjugaison^w#, qu’il a AtttAHi au pecterit, à : <.l. ; », < ? l «, qu’il zarnaium^mar. au supin, Ce il y a en suitte le cas qu’il régit : s’il y a ab. c’est l’ablatif, s’il y a.c. c’est Paccusatif, s’il y a gen. c’est le gcnirif, si c’est vn nom, comme la table il ne faut pas chercher ; 1. U table > mais ofter touieurs l’article comme Ia, le, du % de, ah, & chercher simplement le mot par sa lettre qui le commence, comme tAble, au la, ils trouueront menfd, tnenfa, c’est adiré, qu’il est deda première dcclinaison. se. qu’il est du féminin. Si c’est vn nom adieCtif, il faut touieurs chercher le mnseulin François, comme s’ils on ; bonne ou Sasrdle, d faut chercher bon, saint’, &

iU


pARdiSSIÀL E. 10S tfôuüerront SanUns^a, nm., c’est à dire, S^ntlus, Santt., Santtnm. Si c’est vn actuerbe, il faut le chercher, & mettre comme ils le trouucrront. Si c’est Vn participe, de verbe, comme ayniant, ayme, il faut chercher l’infinitif du verbe, de en former le participe dohton a besoinjComme ayman^ou aymé, aÿmée,. mo } am.se. Si c’est vne proposition, ce tjui se conhoist, qüand il y a prtff, dans le Dictiontiaire, il faut la chercher,. : veoir en luitcc, quel tas elle régit : s’il y a <ac. c’est figue qu’elle régit l’actusatif., s’il y a abl. qu’elle régie l’ablarif. Il leur donhcra à chacun druers mots à chercher sur le champ, pour les exercer,

sirothodt pour commencer le J enfant en U

totnpofiTton, $.


L t jvtaiftre donnera tous les soirs apres la ! eçori vn thème François, qu’il prendra tant que faire se pourra, sur les seigles qu’ils auront veu le matin, te l’àpres rriidy, en leurs concordances, donnant au commencement tes adiectifs te substantifs auec le verbe substantif fum à accorder seulement au singul$3er, puis mettant les noms & les verbes auplurier, durant les trois premières semaines, t en frafes séparces, auec quelques actuerbes ou prepositions, te ainsi les acheminant périt à petit. Ce theme se durera posement, nommant les virgules, les points deux points : & mesme les lettres d’oi rhographe Communes te difficiles, à ce qu’ils puissent trouuer facilement leurs mots, en les escrinant dans vn lstice relié ^ à quoy il prendra garde. Apres le theme di<fté, le Censeur le lira posément te distinctement, te les autres corrigeront leurs fautes de François qu’iU auront manque. Or afin de leur facib^r la méthode de composer, il les fera composer quelque foi »


|o< L’ESC O le

sur le champ, au lieu de disputer, notamment Mi commencement, les huid ou quinze premiers ieurs, ce qui se doit faire en cette manière ; r. Le M aiflrc dira que pour bien faire son thème, il faut se mettre ; genoux, dire quelque pritre pour demander lumière à Dieu, pour le bien faire> en suitte.dequoy ils liront le François deux fois, rafchant de le bien entendre. Il tant chercher dans le Dictionnaire les mots, voir, si c’est vn nomlon gense, sa declinaison, à quel cas il le faut mettre. Si c’est vn verbe, le chercher, veoir sa comugaison, à quel temps, ! quelle personne il qft là ; mettre le mot qui le suit, au cas que le verbe régit Sic’est vnadiectif, ou vn participe, se faire accorder en genre, en cas, 2c en nombre auec le substantif aueclequel il s’accorde. Si c’est vn relatif, l’accorder en genre & en nombre, puis pour le cas Je mettre, s’il y a qui au François, au nominatif, s’il y a ^#e, aucas que régit le mot qui suit apres. Si le verbe suit après vn nom t il faut leur dire qu’il est toujours à la 3. perfonne du singul$3er, si le nom est au singul$3er ; & du plurier, s’il est du plurier, comme PicrreparU % c’est, comme s’il y auoit Pierre il parle, & ainsi il leur faut doucement ayder à faire leur petit thème, leur enseignant la méthode de|connoistre leurs mots, les chercher & les mettre selon la rciglecjes petites concordances, à quoy ils se Rapportent., sur r quoy il les faut toûreurs corriger, quand ils mariquent, & leur recommander souuent qu’il faut toujours bien connoistre leurs mots, s’ilsTontou verbes ou nom &c. auant que de les chercher & tourner en Latin.


Reigles à quoy ils doiuent estre ajjhiettis. l’esgard de U cotnpQjitton. §. 4.

.

Ls doiuent faire toui les ieurs leur thème


1.


I


pour la première estude, faisant la copie dans leur liure, laquelle ils doiuent sclire, & afin de la pouue 5 tr corriger plus facilement & à la maison & à rEscoie, ils doiuent cfçrire les mots & les lignes au large. La copie faite & rclcue, doit estre récrite au net, dans yn morceau de papier a proportion du theme, auec tous les points, virgules, auec leur nom en Latin, & surnon) en bas. Il leur monstrera à plier le papier & mettre vne grande serrre au premier mor, Obserûant bien les lettres pour l’orthographe, ainsi qu’ils les trôuuerront dans les liures, où ils les ont cherches. 1. Ils doiuent donner cette

i »

copie à leur Censeur, & retenir la copie pour corriger quand il fçra temps, deuant eux auec la plume a la main., Ils doiuent corriger a mesure que le Maistre corrigera le theme. 4. Ils doiuent rcscrire le thème Latin & François dans vn autre liure au net, soit à l’EscoIe ÿ ou à la maison, & le monsher a la fin de chaque sepmaine. j. Ils en doiuent tirer 4. ou 5. frafes & questions, qu’ils escriront pour monstrer chaque Samedy au lieu de theme, de tous ceux qu’ils auront eus & corrigés la semaine, dans Vnliuit tant Latin que François, pour disputer.

i

Maniere de corriger Ils theme.. §. 5.

L E Maistre ayant expliqué les leçons au matin, prendra les copies des thèmes & fera si r e le François au Censeur, phrase à plirafe, puis en Autre fera lire en Latin la mesme phrase, cantost à l’un, tantost à l’autre, cassant corriger les vus par les autres & veoir comme chacun aura mis la mesme


jo8 L’E S

COLE

phrase dans les copies., leur faisant entendre la seigle contre laquelle ils ont failly, leur demandant psurquoy ils ont mis ce mot-la, de si c’est faute de l’auoTT bien Escrire, ou pris la peine de chercher, ou pour auoir couru son thème, il punira le paresseux, comme aussi ceux qui ne feront leur thème ou copie, tant la bonne, que dans leur liure, ou qui ne corrigeront, ou n’Escouteront la correction, seront chastiés.

Quand les enfans commenceront à bien composer, comme apres trois mois de composition, il leur donnera dû François de leur Catechisme > plus ou moins, leur faisant bien entendre les particules Françoises, afin de les habituer. Et s’il y auoir quelque chose trop difficile, il choisira les demandes. Il prendra garde que personne ne fasse faire, où dérobé son thème, ce qu’il pourra veoir en faisant expli. quer les mots que celuy-la auroie mis, lesquels s’il n’entend pas, fera puny comme s’il ne l’auoit pas fait. Le Maistre actuertiraou fera actuertir à la maison les précepteurs, ou freres plus sçauants de ces petits commençants, de leur faire seulement entendre leur thème, leur monstrer à chercher les mot%& auoir soin qu’ils le fassent eux mesmes, mais de le bien garder de leur dire les mots ; car en cela pensant

☞ ire plaisir auxenfans, ils feroient cause qu’ils n apprendroient rien du tour. Au temps des Solemnisés la matière des thèmes pourra estre prise aussi dans le Catechisme des Festes durant quelques ieurs, ce qui fensira aussi à leur faire retenir ces instructions Chtestiennes.

Des leçons à donner aux compoptnts. §. 6.

QVand les enfans commenceront à composer, on leur donnera vn chrme pour le matin \ dou


PAROISSIALE. —joj

tt lignes de concordances, l’a moitié d’vn verbe, & deux lignes des genres auec Yerdo à proportion : (& le Maistre expliquera les mots de la règle) auec vne question ou deux qu’ils se demanderont l.vn à l’autre. L’api es midy il leur donnera deux seigles de la petite syntaxe du Donets, qu’il expliquera, la moitié d’vn comparatif, & vnnom Grec, ou bien douze des lignes du François seulement de la petire Grammaire Grecque 3 de laquelle quand ils auront veu les cinq declinaisons des simples, ils les recommenceront à chaque declinaison il leur donnera vn ou deux noms à décliner de ceux qui font dedans, puis il leur donnera à chaque leçon, d’autres noms à décliner à l’imitation de chaque declinaison, qu’il prendra de ceux qui font mis pour exemple, Oud’autrès : lequel ils escriront & apporteront dans vn Papier. Le Samedy ou dernier ieur de la semaine >ils répéteront’le marin pour leçon toutes les seigles du Despauuire, qu’ils auront veucs auec lefens seulement, & les leçons des concordances. L’apres midy ils répéteront les leçons de ^sec, & la syntaxe auec vn verbe ou deux : & ils uisputcront les vns contre les autres, tant des thèmes, des gentes, des concordances, que du Grcc, le matin & apres midy,.


De la rçueue des genres. §. 7.

QVand ils auront you les genres vne fois, ils les répéteront, & la leçon ordinaire sera augmentée d’vne ligne seulement, auec Vordo & le fensde la seigle, les faisant expliquer en la dispute ce qu’ils diron^comme par exemple^’ils demandent Petrus, cüins generis ? tnaseulini. O a rcgttlarh ? omne vtro fou Crc. Qilest-ce à dire ? tout nom propre d’homme est du masculin : & mesme il fera bonde les faire préparer pour la ÿispute, des questions sur les textes

V au


«


jtq L’ES C O l’E

des reîgles, & ainsi ils feront tout d’vncoup deu.. choses, la première d’entendre bien les seigles, 6C la seconde de tourner le Latin en François.

Ceux qui voudront actuancer davantage les enfans. susuron r I.imcdiodedes l’étés sesuires, gouuerüant vn chacun selon Ci portée en druers degrés & classes. Ce qui ne se peut pas faire ordinairement dans les petites Escoles.

Oc Id’lrfrüi des dcclitMifotis. J, SL

QVand ils auront bien reuculeits genres, enniron les deux ou trois derniers mois, auan r que d’aller au Collège, le Maiflte leur donnera le matin, deux lignes des declinaisons, trois seigles de la petite symaxe, & la moitié d’vn verbe ou passif, ou, centre, ou déponent à conjuguer, auec vn nom : comme, vtpulo à : >r<tcrptorc y fruer rraria, am^r à T) f. C’te. & prenant de ceux qui font les plus difficiles pour la leçon du matin. L’apres midy, il leur donnera quatre lignes des genres, vn nom ou deux à décliner en Grec, ou bien les reiçles des declinaisons {Impies ou centrales, auecvne douzaine de lignes des concordances, & vn petit thème qu’ils pourront faire à 1 Ffcole durant la aernicre demie. Quand les enfms se » ont capables d’aller au Collège, d sçaura la volou é de leurs parçns, tafehant de leur persua<frt qu’ils les mettent en quelque bon Collège, de peur que les enfans fortans d’vne bonne EscoJe, ils ne perdent par la négligence de leur régent vne partie ou tour ce qu’ils auroient apprins : car tels Maistres ne produisent par leurlalcheté, que des fruits de leur mauuais exemple & des enfans libertins, auec lesquels les enfms bien nés, se gaflent & perdent facilement. Le Maiffre donc prendra le soin auec le consentement des parens, de menersesen


PAROISSIALE.

sans au Collège, foitàja S. Remy, au commencement de l’année, ou au Caresme, ou apres Pasques, comme il lugera qu’ils pourront profiter.


. A RT I C L E V.

D JE LA

MANIER ! de

FAIRE

PROFITER les enfans en cette sorte d’estude.


L A manière de faire profiter les enfans au Latin, effe plusloft de les porter à restude par émulation que par crainte, ou correction ; notamment au commencement : ce n’est pas qu’il ne faillefeferuit de la verge & autres moyens de corrections, mais la douceur & le. recompenses pour la pluspart, operêne plus de fruits dans cette espèce d’estude, qui est difficile, que la rigueur : d’amant que comme il faut que l’esprit & le iugem en t agi fient principalement, & qu’il y a beaucoup à trauailler, si le ccrur des enfans ne s.y porte, il fera très difficile de leur faire ay mer par force ce de quuy ils ont vn grand degouft. C’est pourquoy ie vous veux donner en ce dernier article, des moyens de pratique, pour le. y porter.


2) es places bonnsrables. $. r.

L E premier moyen de porter ces enfans à estudict, c’est comme l’ay cotte au commencement de ce liure, de leur alfigner leurs places, au lieu le plus honorable de l’Escolo ; distinguant ces places par dignités, comme nous auons dit, lesquelles seront distribuces routes les quinzaines, à ceux qui les auront méritées > çanroft par leur thème, tan toit par leur escriture, 5t mesme ces placesfe pourronegaigner en autres temps par ceux qui attaqueront, ou V un


5 si L’ESCOLE

par la leçon, ou par la dispute, ou par le thème, affirmant vn certain nombre de points pour chaque place —, comme pour l’Empereur personne ne le pourra attaquer que les r. 2. $. & 4 de la leçon, & il faut anoir gagné douze points furluy pourauoir gagne la place. L r t. se les autres pourront estre attaques des autres de leur leçon seulement, auep to poinw pour 1er. se 8 points pour le $. & (%. pour les autres. Quand celuy qui attaqueestanc plus bas, perd contre celuy qu^est attaqué, il fera obligé de dire vn A «., pour peu de fautes, & vn Pater, pour beaucoup sur le champ, à genoux, peur celuy quai ^ attaqué.


Dos Images y a gnu s, été. §. 2.

L E Maistre pourra proposeu tous les Samedys vne image notable ou a gnu s à gaigner à celuy qui députera le mieux, laquelle image fera signec. Se seruira pour fauuer trois fers du fouet, (hors les cas Cf iminels qui font de l.Eglise, des def obeïllances, saletc. en paroles ou crûmes, batteries &ec. lesquels mesme pourront estre acceptés par le Maistre) tant pour eux quepour leurs compagnons. Tous les jours mesme à la dispute du soir le Maistre pourra donner quelque prix de fois à autre, proposant se mettant toujours en lieu eminent. auant dedurant la leçon se difp « te, ce qu’il aura à donner, soit ttgnus, se autres petites moindres images, selon son pouuoir se faculté.


Des points de diligence, $.

O Vtre cela le Maistre assignera a quelquVn ses plus diligents & fidelles defes estudians, d’atioir vn nure de papier blanc, où soient escrits tous les noms de ses

☞ oliers Latins^auec vncespace


PAROISSIALE. Jrj

on marge notable entre deux, pour faire marquer des points de diligence, autant que sa prudence le requercra, dans les occasions qu’ils les mériteront : comme, quand ils ont bien dit, cinq ou six leçons de suitrejeur en donner vn, pour le theme bien trauailléj de mesme : ces points feront vifires chaque quinzainc, & recompenfés, pour six vue image, & pour douze elle sera lignée pour fauuct du fouet çleux fois.

De U punition des paresstuw ?. 4.

D E mesme que l’on rccompenfe les diligents, ainsi il faut punir ceux qui peuuent & ne veulent, ou negligent, de’trauailler selon leur pouuoir : en quoy toutefois le Maiffre doit auoirvne grande prudence. Or ces enfans pourront estre chaslicslans remission, quand ils ne sçaurçnt pis du tout leur leçon par leur faute, soit en leur donnant les habits de lafne, fait leur faisant perdre leur place, & mettre auec les petits à l’a, b, c, durant vne leçon : soit par le fouet, ieûne, prison &c. selon que la faute & paresse sera grieue. Il doit aussi leur faire marquer des points de paresse dans vn since, par celuy qui marque les points de diligence, les chastiant au bout des douze, comme ils le mériteront, par les moyens susdirs.

Voyla les chose s qui se doiuent enseigner communément dans les petites Escoles, notamment dans Paris, & dans les Villes vn peu nombreuses., pour les Villages, Bourgs, petites Villes, il y faut aussi monlIrer le plain chant, fauxbourdon, 1 bien seruit, chanter & psalmodier au chœur. Sans surplis pourtant> s’ils ne sont Clercs tonsures, & qu’ils rmet sain. dlement dans cette haute & eminente condition.


L’ESCOLE


CHAPITRE V.

DE LA

PRATIQVE iournaliere de l’Escole.

PRES auoir déduit les vertus du Maistre, les qualités du lieu, des Escoliers & des choses que son leur doit enseigner, il faue en ce dernier Chapitre monstrer la méthode de pratiquer cela à chaque iournee de leçon (cillement, ayant de sa donne la pratique pour les Fefies, Dimanches veilles de Festes, en la partie qui traite de la pieté, tant en théorie qu’en pratique, afin que l’on voye l’usage commun de toutes les choses susdites. Ce que nous tirerons de ce qui se fait ordinairement dans les Escoles bien reiglées tant a Paris qu’ailleurs.


ARTICLE I.

D I L. H E V R S Q_y H ilo N

TIENT A TEscole tous les ieurs de leçon ordinaire

au rjutin.

TOus les Escoliers, qui Escrment, feront obliges d’estre tous les ieurs de leçon à 1.1 ; scole precisément à 7. heures du matin, pour les autres (sinon qu’ils fusient grands) ils seront inuités de venir à cercc heure pluslofl que prestes, notamment durant rhïuer ; & cela se doit faire afin qu’ils assistent tant que [faire se pourra, tous ensemble à la Messe qui sera duc par le Maille (s’il est Prestre) ou autre, fe


PAROISSIALE. jij

son la commodité des lieux, tout au moins ceux-là qui n’Escriront qus, se trouueront vn quart auant huict heures.

De l’entrée de l’Escole, ge heure de U

Aiesse « §. 1.

LA porte de l’Escole fera ouuerte enuiron demie heure auant sept heures, à ce que les plus diligents Escoliers n’attendent point, chacun entrera, modestement dans l’Escole, se descouurira & prenant de l’eau beniste, saluera l’image & leurs compagnons, portçra son sac aux cheuilles, puis se rangera à sa place ordinaire, sans bruit, pour y faire le deuoir : 2 sçauoir les Escriuains pour y seigler leur papier, tailler leurs plumes, « Tes aintes pour y estudier leurs leçons, & non pas pour y cajoller & badiner, à quoy les Obseruateurs & Intendans auront l’œil pour marquer les immodestes. Les officiers d’escriture doiuent venir des premiers, afin de poüuoir ranger les papiers, cornets, poudricrs » chaam a leur place, selon qu’il a esté dit cydeuant, parlant 4 c’leur office. Les Obseruateurs & Intendants aussi donneront ordre, à ce que tout soit biendif { >ose que personne n’ayt besoin, quand le Maistre era entre, de demander de l’encre, ou de la poudre, ou son papier, ce qui cause du désordre.

De.la conduit te des enfant à la Messe. §. 1.

LE Maistre aura soin tous les ieurs de dire ou faire dire la Messe à sept heures & vn quart, tout au plus tat 4, poury faire assister ses Escoliers auec luy, s’il ne disoit la Messe luy-mesme, ce qui seruira à trois fins. 1. Pour les offrir auec luy à Dieu en cét adorable sacrifice, & luy demander ses nécessités & les leur en # vcuë de Nostre Seigneur, qui est là sacrifie à son


V 6 L. ESC O LE

Père Eternel, pour toutes les nécessités du monde. 2. Pour les tenir en respect tant par sa présenee & bon exemple, que par critiy de leurs compagnons, les prières communes cflants bien plus sortes, que les particulières. 5. C’est que cela donne vne trèsgrande édification aux assissants & leur nionfire fins parler, le respest, renocence & pieté qu’ils doiuent auoir en assissant à la Messe. Le Muiflrc donc aura soin de passer par l’EscoIe cnuiron vndemy quart apres fi’pt heures, pour donner ordre aux Obseruateurs & Intendants, de ranger & faire marcher les Escoliérs à l’Eglise, durant lequel temps, s’il dit la Mc

☞ e, il prendra deux Escoliérs pour y seruit, à sça~ uoir vn qui ferue bien, & l’autre qui apprenne, il ira à l’Eglise, ^ : a(Teure de l’Autel, oùfe doit

célébrer la Messe des enfans, il enuoyra actuertivies Intendans, de les conduire & bien ranger des deu. cofiéwuec vne grande modestie JaifTant le milieu de la Chappelle libre au Prestre pour passer à l’Autel.

De r^ssissance de la Messe. §. 3.

1

DVrant le temps que les lntendans & Obseruateurs rangeront les Escoliérs, & verront s’iU ont des heures pour ceux qui sçauent lire, & des chapelets pour ceux qui ne le sçauent pas, le Prestre s’habillera à la Sacristie à l’îiv de des feruants, durant lequel temps quelqu’vn deslntendans pourra allumer les cierges tout prefis à l’Autel, le Prçflre se rendra à l’Autel, s’il se peur, precisément àsept heuses Je vn quart, pour y célébrer la Messe, & les fer. vants y seruit selon la methode prescrite cy dessus au Chapitre des Festes A : Dimanches, en Parti de de l’ordre de bien seruit à la Messe.

Durant ce temps les enfans premièrement en attendant que le Prestre viendra de la Sacristie,


PAROISSIALE. 317

saluëront en entrant en Eglise, le S. Sacrement, & le Patron de l’Eglise, & de l’Autel où ils entendent la Messe, puis, s’estant ranges à genoux dedans ou deuant la Chapelle, diront le Peter, due, Credo, & Confiteor, pour se bien préparera l’entendre autant d’esprit que de corps Apres cela ceux qui lisent feront tenus de dire les kpt Plaintes ou le k hapelec auec les heures du S. Esprit, & de la Croix., & les petits qui ne font qu’espeler, diront leur Chapelet, à quoy le Maistre doit instruire de actuertir les nouucaux de anciens négligents : il ne leur est jamais permis de regarder dans l’Eglise derrière eux, pour veoir ceux qui p a fient, encore ni oms de ca joli er, badiner durant le temps de lafaindle Messe : mais ils doiuent prier Dieu toûjouriàgenoux, sinoncju’ils se leucront de ligneront du pouce le si ont, la bouche & le cœur aux deux Euangiles, & quand on Tonnera pour l’clennison du corps précieux de sesusChrist, ils l’adoreront disants de cœur de débouché, O mon Sauveur sesus-Christ, ie crois fermement que c’est là voftre corps, sang, ame & divinité, ie vousy adore de tout mon cœur, & mojfre tout à vous „ Durant la Messe, les Obsernascurs prendront’garde exactement auec les Intcudans, comme nous auons dit, à s’acquiser de leur office., à ce que tour sob ferne exntftement, marquant de actuerriflant doucement ceux qui ne prieront pas D’eu, fournissant de liure ou de Chapelet à ceux qui n’en auroient pas, tant de ceux que le Maistre leur aurafourny, que de ceux qu’ils pourront emprunter à quelqu’vn des autres à cét effet. Apres que le Prestre fera passe, pour retourner à la Sarrissie, ils feront retourner les enfans à l’Escole selon l’ordre qu’ils sont venus, lesquels marcheront de entreront en l’Escole auec modestic, en saluant l’image, se mettront àleurplace


,, 8 L’ESCOIE

pour y faire leur deuoir.

Durant la quelqu’vn arriuoîtafEglise

apres les autres ifii’Epiftte de la Messe est dite, fin-. tendant qui se doit tenir à la porte de la Chapelle à cet effet, les renuoira à l’Escole, où ils demeuretout pourciftudict eu modestie. Ceux qui viendront auant ou durant l’Epistre, demeureront derrière les autres sans passer outre, & les pareReux, tant qui viendront tard à la Messe, qui l’Escole, feront marques, & pour leur pénitence demeureront a genoux durant i’Ëfcole apres la prière, pour estrè reconnus, rendre compte de leur négligence, & estre punis selon leur démérité. Le Maistre aura soiri que durant la Messe il demeure quelquVn des officiers d’escriture, dans l’Elcote, pour empefelier qu’on ne fouille dans les fies d’autvuy, pour y pt.en dre quelque chose : ce qui cflant reconnu, fera puny exemplairement, parce qu’il s’est trouué quelquefois des fripons, qui viennent exprès durant ce temps, pour dérober le déjeuner des autres, les si-i. ures & autres choses.

Du retour de l’Eglise. $. 4.

«

L E s’enfans estant rentrés dans l’Escole, les Dccurions feront reciter durant ce temps ceux qu’ils ont en charge, auec grande attention \ marqueront leurs absent$, & ceux qui n’auroient pas voirlu recirer : ceux qui raillent bien les plumes, les tailseront, ceux qui escrment, reîglcront & plieront leur papier, estudieront leur leçon.pour estre prests dé la réciter, tant au Maistre, qu’à leur IJecurion fini bruit, mais parlant doucement pour demander leurs nécessités à ceux qui en auront charge. Durant ce temps les Inrendans auront soin de veoir fïchacun des officiers fait sa charge, donneront des Dccurioni


r A K. U I S S I A JL H. 3.9

  1. n la place des absents pour faire reciter, les obseruatcurs marqueront ceux qui parlent haut, qui courent ou diuaguent par l’Efcqle, & qui ne Ce tiennent en leur place sans nécessité, pour les don. ner au Maistre en entrant, sans sortir pour cela de leurs places.

Dt l’entrée du Maistre. 5. J.

A Près que le Maistre aura fait les actiohsdcgracess.il dit la Messe) il pourra déjeuner (s’il n’estoit ieur de jeune,) & se rendra à l’Escoleprccisément à huitt heures, pour y demeurer auec son foubs-Maistre iusques à vnze heures, selon l’ordre du seiglement de Monsieur le Chantre de Paris, Direifteur des petites Escoles. Estant entré à l’Escole dans vne grauite stiodeste, il fera donner le signai de la cloche, au (on de laquelle chacun s’estant mis à genoux, la face tournée vers l’image du Crucifix, les mains iointes dans vne grande modestie ; les deux rccitateurs des Prières estans deuant l’image^feront la Prière ordinaire du matin selon l’ordre prescrit cy-ddlus au Chapitre des Prières. Apres laquelle s’il y en a qui apprennent le Latin le Maistre leur fera réciter leur leçon, corrigera leur thème en suitte iusques.à neuf heures ou enuiron, durant lequel temps il pourra se pourmener & tailler quelques plumes de ceux qui nelepourroient faire, s’il peur, le rendant neantmoins très attentif à ces leçons, & prenant garde quand & quand à faire estudter vn chacun en les actuerriflant, il aura vne longue baguette d’ozier pour les toucher à cét effet.

Il pourra s’affeoir neantmoins, notamment durant la correction du thème & l’explication des leçons.

L’ordre de faire reciter les leçons, est ft de faire dire


3 io L’E S

COLE, IVrn contre l’autre pour la place, puis eh suitte spliquer celle d’apres midy, donner vn theme^’il est est besoin, puis corriger ccluy qu’ils auront deu auoir fait, selon l’ordre prescrit cy dossiis au Chapitre de la méthode d’cnfcfgner le Latin. Lestours de Car echi fine se de congé & aux veilles de grandes Festes, il faut toujours donner le thème du lendemain le matin. Durant cette première heure d’Efcole le Maistre Escriuain ou fous-Maistre aura soin


de tailler les plumes, s’il ne l’auoit de-ja faitssaire réciter les Escriuains qui ne font point au Latin, commençant par les plus auancés, Obseruant tour et qui à cûrc dit pour la bonne leblure. Il iettera de fois à autre l’œil pour veoir 11 chacun fait son detioir, le Mastice principal pareillement veillera sur toute l’Escole, pour veoir si l’ordre est garde, & si chacun lit se escrit. Ceux qui ironrdire auxMaistre$, ne se trouuci rot que deux à la fois, feront le figue de la Croix, auant que commencer à dire. Le Maistre Elcriuàin ayant fait dire les Escriuains, pourra faire vne reueuefu# rEscriture, en partant pardeuant les tables, & s’affectcra notamment aux commençarts, afin de les mettre en train de bien faire, les tenant en vne petite table auprès de luy à cét effet : les répétiteurs Feront dire leur demie heure selon la manière prescrite au Chapitre des officiers.


De ceux qui viennent tard durant l. Escoîe. §. 6.

G Eux qui viendront apres la’prierc, demeureront a genoux deuant le Crucifix, tant pour estre re-> connus du Maistre><& punis selon leur faute. auec ceux desescriuains qui n’auroient affilié à laMeste, & les vns pourront estre punis par la prmation de leur déjeuner, qui fera donné aux pauures, & les autres à la prudence du Maistre, qui aura cfgard au temps,

à la


PAROISSIALE. 311

a la saison, à l’incommodité des chemins& à l’infirmité des enfans ; selon ce qui a esté dit cy dessus 9 il doit pourtant faire son possible, pour les faire venir à l’heure, car il n’y a rien quicause tant dedésordre dans vne Escole, comme ceux qui ne viennent à l’heure, néant moi ns il pourra faire leuer plu’stost ceux qui doiuentescrire, attendant à les punir durant le déjeuner selon sa prudence. & aussi mesme les petits qui auroientexeuse raisonnable. Ces paresseux durant qu’ils feront à genoux, 1. Prieront Dieu les mains jointes, disant Pater, jft’C, Credo les Prières de l’exercice du matin. 2. Ayant prié Dieu les mains jointes, ils estudieront leur leçon, & mefme les Recitateurs des demie & les Decurions d « ceux qui tiennent tard, les feront reciter’ ; eux cependant demeureront à genoux iusques àcc queleMaistre les actuertisse de se leuer, & alors ayant fait la scuerence à l’image & au Maistre, ils porteront leurs sacs, & manteaux aux cHeuilles, & iront à leur place pour faire leur deuoir.

1

☞ Obseruations quand il ny a point ou peu de x Latins. 7.


L E Maistre qui n’aura point de Latins à monstrer, commencera a faire dire par les Escriiiains, & mesmes’il auoit peu de Latins, il employera moins de temps, vn quart, ou demie heure, ou trois quarts, selon le besoin & le nombre des Escoliers, & qu’ils seront actuancés : les partageant en deux ou trois 1 cçon$, selon sa prudence & leur capacité.


De la sa f on du dejuner. §. %


A Neuf heures, on fera la prière de l’heure, & en suitte le Bénédiçtte + tous estants de bout


comme il a


este dit, puis chacun déjeunera, hormis

…… x


an L’ES CO LE

ceux 2 quion l’auroit défendu.Cependant le Maistre prendra garde, à ce qu’il ne se perde rien, & à U façon qu’vn chacun garde pour manger, en quoy il pourra difeerner les gourmands, incausss, qu’il punira & reprendra sur le champ selon leur démérite, ses priuant mesme de leur déjeuner. Il laissera libre ? de parler tour doucement durant le déjeuner. Ici tenant dans la modestie le reste du temps, parlé moyen de ses admonitcurs, où il Obsesucra tout ce qui a esté dit, tant dans l’article de la modestie, que de l’office de ses admonitcurs, afin de faire garder la raodestie durant la leçon. Pendant ie temps du déjeuner il fera nommer lesabsentsà chaque Decurion, il enuoyera sçauoir à leur rpaison la ca use, si ce n’estoir qu’il y euft trop loing., auquel cas, ils seront marqués sur la tablette, & il donnera, charge à quelqu’vn de l’aller sçauoir apres la leçon, pour luy en apprendre des nouuelles. Durant ce mesme temps du déjeuner, il pourra punir ceux qui auroient fait quelque faute d’absence au seruice diuin, ou à l’Escole, ou autre faute, selon la méthode donnée en l’article de la lustice.


Des grâces apres le déjeuner, §. 9,

A Neuf heures & vn quart on dira les grâces, apres lesquelles l’aumofaier teste découuerte, cueillera auec le pannier allat par les bancs, ce qu’vn chacun aura deuorion de donner. Surquoy le Maistre leur enseignera de se découurir, comme donnant à nostre Seigneur mesme, raumosne qu’ils font aux pauures., toutes ces petites aumosnes estant ramastres, il les portera au Maistre, qui les distribuera aux pauures Escoliers de l’Escole, qui en ont le

(dus besoin ; lesquels à mesure qu’ils auront reccu a charitable aumosne de leurs compagnons, di


t » A R O I S S I Al t. ctj

front vn Pater, &. A à gen. uX pour eux ddusnt l’image & en (oitre mangeront à leur place ce qu’ils auront reccu. Durant le déjeuner les repetiteursoe feront point répéter de ieÇbn, mais aussii tost ipres grâces dires „ ils feront repeter la lee’>n lusques va peu apres la demie, afin de fouhgei les susuartts.

i

stprès les grâces. §. io.

LE Maistre apres le déjeuner continuera à faire réciter, les Escoliers, commencer t par les plus nuancés de banc en banc, deux à la fois feusement, & finifTafttpar les pins petits, iusqitcs à la fia de l’Escole, ayant l’œil de fois a atitre sur son petit troupeau, polir faire faire à vn chacun son deuoir, tant de lestude, escriture, & principalement sur les Répétiteurs & Décririons, à ce qu’ils fafient exactement leur office ; ainsi qu’il a cflé prescrit cy dessus. En faisane dire les enfans, il leur fera toujours bien faire le signe de la Croix aupatauant, & Obserliera exactement toutes les seigles prescrites cy dessus pour la bonne lecture.Siquelqu’vn le vient demander durant le temps de la leçon : si c’est quelque chose de prdTé, il pourra sortir à la porte pour parler briefuement, remettant le rrfte à vn autre temps. & tafehant de se diuértir le moins qu’il pourra, afin que vacquant continuellement a son office, ses en-sans gardent la modestie & fassent leur deuoir : 3 c’s’il fait autrement, quittant la leçon^u pour sortir 7 ou pour s’entretenir à parler aure vn antre, il verra, bien tost tout l’ordre de son Escole se dissiper.


L’E S C O LE


^4

De la correÜion des Escriuains. il.


A Près que le Maistre Escriuain aura fait dire la partie qui luy a elle donnée par le Mai (lie principal, il fera venir les Escriuains deux à deux à sa place, où il aura vne petite tablette dressée sur sa chasse, sur laquelle il corrigera les exemples, ainsi qu’il a esté dit cy-dessusen l’article de la corxe<5lion, chapitre de rÉscriturc, Obseruant exa<stement les paresteux pour les punir, ou faire punir, cornnie il a este dit, recompenfant les diligents, & leur assignant autant de besogne, comme ils en pourront bien faire, le reste de la leçon, enfin il obsesucra le reste qui a este p refait cy-dessus, dans le Chapitre de l’Escriture, & s’il restoit du temps iusques a onze heures apres la correction, il l’emploiera à corriger plus particulièrement, ceux qui en auront besoin, comme les plus paressêux, & les petits, en les faisant escrire deuant luy.


De la distribution des enfans entre les deux Maisirts. $. 12.


L E Maistre principal prendra la moitié des enfans à faire lire, & laissera l’autre aü fous-Maistre, & ceux qui auront dit au Maistre principal, par exemple, le Lundy,. reciteront au fous-Maistre le Mardy, & ceuxdu fous Maistre au Maistreprincipal ; ce qui fera que tous douxconnoistrontclgalement la portée & TaduaDcement de leurs crisans, & par et moyen les tiendront toujours dans leur deuoir.


Obseruation de ceux qu’on enueye seruit a la Messe. §. 13.

L


Vx Paroisses où il se dit nombre de Messes durant la matinée, le Maistre aura soin, quand


PAROISSIAL L. # 515

ses#restres^esidront demander quelqu’vn, pour leur seruit, de leur èn donner qviesqu’vn de ceux qui n auront affilié à la Messe, & qui nescrment point : il en pourra donner deux, vn qbiscrucbienl’autre qui commence, pour aprendre, lesquels 1. Suiuront le Prestre modestement à l’Eglise, 2. Prendront de l’eau beniste en entrant, 3 lFtront leurs petites prières deuant le S. Sacrement, pour luy offrir le petit feruice qu’ils luy vont rendic, 4. Ils iront à la Sacristie pour aider à vessie au Prcfb.e &. Obseraer exactement tout ce gui a esté dit pour bien seruit à la Messe, apres laquelle ils retourneront (sans diuaguer) à l’Escole, pour continuer à faire leur deuoir, faisant vne petite prière pour semercier Dieu, de l’honneur qu’ils ontreccu defa diumebonté^auaftt que de fbstir de l’Eglise, en disant vn Pater de Aue, devant le S. Sacrement. Il faut prier les Prestres, que quand ils ne feront prests de dire la Messe, de r’enuoierJes Enfants, ne les pas tenir à la Sarrissie. pour perdre leur temps $ ou bien mesme le Maistre commandera aux enfans, que quand.ils voient que le Prestre n’est pas prest àftire la Messe, ils doiuent le quitter sans dire mot, si ce n’estoit, qu’il y eut peu ! à attendre, durant lequel temps ils prépareront tout ce qui se pourra dispofçr par auance pour le feruice de la Messe.

O b si ruât ion de la prière & Çortte de F Essore apres la leçon du Matin. $. 14.

A Onze heures ou enuiron on donnera le’signal ^ de la cloche, & chacun estant à genoux, les recitâteurs feront U prière d’apres la leçon du maun > comme il a esté dit au Chapitre des prières. Apres la prière, chacun s’estant remis en sa place, le Maistre fera ranger & aller à l’Eglise, ceux qui n’au.

X au


}i4 L’E S C OLE

roi en t entendu l&Messe, tanrticuant que durant U Icçon ; y r’enuoiant mesme ceux qui auroient rftcimmodestes, ou qui n’auroient pas prie Dieu à U M.est par pénitence. Le fous Maistre les ce. duira & affi. stera à la Messe auec eux, pour leur bien faire entendre, reseruant tous les ioursde leçons à entendre la MefT : à cette heure la : il les rangera à cet effet dans la Chapelle, où ellesodoit dire, les fera prier Dieu, Obsesucra les caioleurs & indeuots pour les punir en temps & lieu Apres la Messe il les renuoira en leur maison. Antes que ceux qui n’auront assiste à la Messe, seront partis, le Maistre fera sortir les autres faisant scuer tous ceux d’vn bine à la fois, qui ayans fait la renocence à l’Image & à luy, sortiront modestementdesObserudtciîrs retiendront à la porte de la rue, pour prendre garde à ceux qui criaillent dans la rue, qcs s’arrestent, ou qui se battent en allant, pour les rapporter au Mniftrcen temps & lieu, pour dire punis exemplairement, cela cflapt de grande conséquence.


l

ARTICLE IL

u Pi l’a Leçon dapres-mïdy et l’heure de venir à l’E^cole.,


De rbcure de la leçon ordinaire, $. r,

À Prés midy les En sans se doiuent trouuerà l’EfJT\. cole tous les ieurs de Leçons, depuis le commenceront du Carefnt, e iusques à la Touflaint, vn quarr-d’heure auac deux heures, excepte les Samedis 6z veilles de Festes, qu’ils se rrouueront à vn heure & „ demie : depuis la l’on

☞ ain t iusquesau Caiosme, à vne

heure & W qun. : ceux qui apprennent le L’un, pourront entrer vn nuart douant les autres.


paroissiale.


3.7


f)e 1.exercice influes à rentrée du Maiflre. 5. 1.

’’’v •. •

D Vrant ce quart d’heure, les enfans entreront, comme il a elléditau matift, & les Decurion, feront reciter leurs gens, les Escriuains tailleront leurs plumes, seigleront leurs papiersss.ils en ontbesoin) & les Intendans auront soin de l’ordre.comme le matin, & les Obseruatcurs, de marquer les immodestes. £

i.

De Centrée du Afaiftre apres midy. $.

V N quart d’heure aptes rentrée des Escoliers le Maistre entrera auec son fous Maistre, & ayant fait donner le fïgnal de la prière, chacun estant à genoux, vn des rcclcareurs fera les prières ordinaires de deuant Ta leçon d’nprcs midy, & si c’est vn ieur de Catechisme, on fera ce qui a esté dit en Tarcicledu Catechisme ordinaire. Apres la prièse chacun estant à sa place, le Maistre fera dire les Latins durant U première heure, ou demie heure, ou trois quarts, selon la quantité d’enfans qu’il a à enseigner de cette leçon, il pourra tailler ou cassat. : chir les plumes de ceux dui en auront besoin. Les ^ répétiteurs aussi-tost apres la priere, commenceront à faire reciter leur demie, comme il a elle dicentarticle de leur office, & ceux de la première demie ne feront point dire apres midy, mais ceux de la 1. demie commenceront, & les autres en suitte, d’autant que celuy qui a la 5 demie ordinaire, ne comment ce que apres le goutter iusques au petit Carcchisme, qui n’est quvne demie heure. Ceux qui viendront apres la prière, feront comme au matin.


si8


L.E S C O LE

i.


Du refit de Temploy du Jus a firt principal en

cette leçon. 5. 4.


A Près que le Maistre aura fait reciter tous les.

Latins, expliqué les leçons. & donne vn thème selon la reiçle du Latin cv-dessus, il fera dire U leçon ; ceux qu’il doit faire réciter iusques à la fin, comme il a esté ditcy-dessusenlalcçon du matin. Les enfans goutteront toujours^ à quatre heures en’Esté, â fçiuoir depuis le Caresme iusques à la Touffain<ft, & en Hiuer à trois heures & demie, durant vn quart d’heure ; le rccitatcur des prières dira le Bénédtesse & les grâces, comme au déjeuner, & Taumonier recueillera les charités des particuliers, & les f >ortera au Maistre, pour estre distribuées comme e matin.

Au premier quart de la derniere demiere heure de la leçon il fera disputer les Latins sur leur Ieçon, tant du matin que d’apres midy. Et au dernier quart il fera le périr Catechisme comme il a esté dit, en son article, en la partie de la Picte, & on pourra pren-’dre lé temps du goutter, pour chastier ceux qui l’autout mérite.


De l’employ du fous-Afœifire en cette leçon. $. j.


L E fous Maistre apres la prière taillera les plumes de ceux qui en auront besoin, & fera dire leçons, commençant par les plus actuancés, & fimflant par les plus petits, comme il a esté dit en la leçon du matin, selon la diuifion que le Maistrecn aura fait, ausquels il se rendra atrenrif, &Obseruera tout ce çurfe cio ; :, selon la seigle de monstrer à lire.

Apres la première heure de cesse leçon, il se leuera sa place pour visiter tantost vne partie des Ef


paroissiale. JW

criuains, tantost vne autre, notamment pour veoir comme ils tiennent leur plume, & qu’ils trauaillent fidellement. Apres cette visite, il continuerai faire lire, & vne demie heure auant le Çatcchisme, il assemblcra les Escriuains à quiildoitmonstreriget. ter > ouîà la plume, ou à la ; main, selon les ieurs prescrits cy-dessus au Chapitre du gct, pour leur en enseigner les pratiques, selon la capacité dVn chacun, prenant le premier quart d’heure pour les moins actuances, & le dernier pour les plus actuances. En quoy il Obseruera fidpllement tout ce que nous, auons dit, tant que fairefe pourra, pour monstrer à compter & nombrer, tant à la main, qui la plume. Durant qu’il fera dire, il veillera toûjours sur les Escriuains ; se pourra auoir vne longue baguette d’osier pour sesaducrtîr & stimuleràbien faire. S’il y auoit quelqu’vn qui n’eut pas corrigé son exemple le matin, il le doit corriger âpresmidy.

De la fin de l’Escoie apres rnidy, $. £•

I \ A leçon d’apres midy finit ; heures depuis-lle Caresme iusques ; la Touflain<5t, depuis la Touflainâ iusques au Caresme ; 4.heures & demie, a quoy fè rapportent les heures susditcs qu’il faut entrer à l’Escole, afin que les enfans ne sortent trop tard pour retourner chez eux. L’heure de la fin citant fennec, le Maistre, tdu$ estans à genoux, fera faire la prière du soir, & en suitte les fera sortir, le fous-Maistre se trouuuera ; la porte de la rue &lcslntendaiîs’ ; pour Obseruer comme au matin, & punir en suitte les immodestes, les crieurs, & ceux quis’arrestent en chemin, & ne retournent pas promptement chez eux : ce que le Maistre doit chastier exemptaircmerrt, quand il y a plusieurs rccidrues, parce que b’est vne chose indécente, d’entendre ainu du


« O L’ES CO LE

bruit & du tintamarc à la soine de l’Escole, ce qui

marque le peu de fruit que les enfans y font..


ARTICLE III.

De plvsievrs choses à observer

i...

durant le temps de l’Escole.

». «

De ceux qui demandent daller aux ncejfttés

communes. §. 1.

I L faut remarquer que tant que faire se pourra ses enfans doiuent auoir vn lieu dansTerc ! o< de la ruai son du Maistre, ouils puissent. faire leuri ncccf. fîtes : carbien souuent, quand ils sont obligés d’ailer. dehors, outre que cela est indécent >.(notamment dans les Villes fie.aux Bourgs) cela est causequ’il. n.en ont besoin, prenant certe nécessité pour prétexte de liberté. Ces lieux do’uentestre fermés, il y doit auoir vn petit siège haut de quinze pouces pour safleoir : & de peur que les enfans ne montent dessus & ne tombent dans le trou, il fautmetrre vne barre ou’vh bâton de bois de trauers au milieu : il y doit auoir vn pot de terre attache auec vne corde pour vriner dedans, & le renuerfer dans le trou en sustte. Il leur faut défendre de se trouuer dans les lieux deux ensemble, pour des raisons de grande importace, que l’horreur du dâger qui en arrme, me fait pafierfous silence.Celuy qui desirera aller aux lieux, doit prendre le ballon qui est d’vn pied de long, dcftîoé à cét usage, qui est comme la marque de la nécessité, lequel monsirant au Maistre sans parler en le saluantjuy donnera congé, il entre dans les lieux, les ferme sur Iuy, puis ayant satisfair à-la unture. se gardant bien de monter sur le siège, ny ga

PAR OIS S IAX£. 5U

ster les lieux, il bouchera lecj^i..^rnera& mettra le ballon à la place ordinaiix > ^idbitiçftrcà Ifi veue de tous les Escoliers, afin que ceux qui.auSSi^, ; ^ nécessité, puissent s’en seruit pour y satisfaire. Une faut pas donner conge d’aller aux lieux, à tous ceux ’qui le demanderont, car il y a beaucoup d’enfans qui ne pcuuent.durer en place, & prennent bien souuent cette occasion pour estre hors de l’F.scole » c’est pourquoy le Maistre yerra leur nccossitcs>rafchanc de s^accomm’p der à l’infirmité de ceux qu’il reconnoistra estre incomrrçodés, & menaçant ceux qui demandent fouucnp se qui n’en ont pas besoin : lequel se reconnoistra, quand ils demandent auec. empressement Si Icnombrc des Escoliers est de cent quarante ou i6o. Il y aura deux sièges sep a rés’auec portes diuerses, & deux ballons attachés en l’EscoIe v pour seruit de signal aux demandeurs. Le mesme s’Obsesucra, si les Escoliers font en deux chambres, assignant Ip propre lieu ichaque.Escole.

« i

J3e : toun d$ congé ordinAtre. $. 2.

T Outes les fepmaincs, les Escoliers doiuent auoir congé, quand il n’y a point de Feste le Mcrcredy & le leudy.-ce ieur de congé est l’apres midy toujours du Ieucîy (si ce n’est quand il est Feste le Vendvedy ou Samedy, & alors le congé se dônera le Mcrcredy apres midy > outre ce congé l’on donne vacances, tous les ans depuis le dixsept de Septembre iusques au ieur de S. Remy, pourrelafcher vn peu les esprits, & les renforcer pour mieux trauailler apres leur retour, & mesme pour donner vn peu de repos aux Maistres, durant ce temps ils feront obliges pour ceux qui demeurent à Paris, de venir aflifier à la grande Messe seulement les Festes & Dimanchcslurles bancs à l’ordinaire, pour les Vcfpi es


5 ? » L’ESCOLE

& le Carechisme, il leur fera libre d’y assister. Cette couftume Ce doit garder par tout, tant que faire Ce pourra, & on enjoindrai ceux qui iront aux champs, de faire le rnesme aux lieux, où ils demeureront durant ce temps.


Du feu en droit. §, j.

D Vrantle temps qu’il fera froid, le Maistre aura soin de faire allumer du feu pour faire chauffer les Escoliers, plus ou moins, selon la grieucte de la gelée : car quand il gèlera bien fort, il faut allumer du feu des sept heures, & le laisser brusler le long du ieur auec des bûches des plus gresses., quand le froid ne fera que médiocre, il suffira d’en allumer au commencement de la Leçon du matin. Il donnera la charge du feu à vn ou deux des plus grands, & dès plus entendus au mefhage, or^afin que cét ordre Coït gardé, il est raisonnable que les enfants fournissent du bois durant l’hiuer (s’ils se veulent chauffer) soit qu’ils en apportent tous les saurs quelque ballon, ou bûchette, soit qu’estant rrop petits & foibles pour ce faire, les parents moiennés en fassentapporter au commencement de l’Hyuer, vne charge raisonnable pour chaque enfant : tout le bois fera resserré dans quelque lieu propre à cela,.& Ci l’Hyuer est plus long qu’a l’ordinaire, ceux qui auront ainsi fait apporter du bois, redoubleront.


De l’ordre pour faire chauffer, §. 4.


A Visitost apres la pritre, le Maistre fera chauffer ceux qui auront contribué au feu, seulement (sinon les pauures, en assignant autant à chaque fois, comme les bancs destinés à chauffer, en pourtout consenir, il ne permettra que personne parle auprès du feu, mais que chacun estudic fà leçon.


PAROISSIALE. 3 ? 5

chaque bande demeurera vn petit quart-d’heure, apres lequel ils se retireront sans bruit à leurs places, ie vn autre luy succedera par prdre des bancs. Durant le détruner, le Maistre fera chauffer les escriuains, par bandes, chaque bande y demeurant vn quart-d’heure ; apres que tous les ènfants se seront chauffés par bande, si le.froid est grand, ils pourront recommencer, mesme les Escriuainspourroient venir se chauffer les mains en passant sans bruit, quand l’Hyuer fera parte, le Maistre fera resserrer les vftencisés du feu, & les bancs, en lieu, d’où ils ne puissent estre égares.


article IV.

t

• B # I

De l.

AGEN DA de l’Esc oie.

A fin que le Maistre puisse agir prudemment, & n’obmetrë rien de toutes les pratiques susditcs, l’ay.pensé de tracer roy vne forme à.Agenda, où fera marqué l’ordinaire tous les ans, tous les six mois, tous les mois & tous les ieurs t auquel le Maistre pourra adjoufterou diminuer selon les lieux & le temps qu’il iugera à propos. Cet ordre pourra s’écrire dans vne grande fuëille ou carte, qui sera attachée contre la muraille, pour y auoir recours facilement, comme à l’ordre de bien diriger. l’Escole, de peur que se fiant trop à sa mémoire, il ne manque à quelque pratique de conséquence. 1. Tous les ans le Maistre doit relire son Reglement au commencement de Tannée Scholastique, qui est à la S.Remy, le bien comprédre, visiter toutes les Images, papiers, bancs, & faire racommoder ou fournir ce qui manqueroit ; & afin que Dieu donne bénédiction àTouurage si Saint, qu’il va recommencer, i|


m t’E SCO LE

fera Une petite reucue des defauts qu’# il y arisoi ? commis l’année pafleë, en demandant très humblement à Dieu & trouuant les moyens d’y rerhedier ; Il fera bon d’aller en forme dcpclerin’age àS.Dcnys en France, ou à Mont martre, pour impetrer de Dieu pardon de ses fautes, grâces, & lumière pour mieux faire a l’actionirpar l’interccfrison de ce grand Saint, qui a elle le Maistre de la vie Chresbenne en ce Royaume de France & Diocèse de Paris. Ce que le dis de 5. Denys, pourra estre fait aux autres Diocèses., à l’cfgatd des Saints Apoflres propres de »


lieux.

z. Il fera la Visite du nombre de ses Escoîiers, têteura de ceux qui seront présencés auec les conditions marquées a la réception des Enfans, recommencera son Escole selon l’ordre prescrit cy dessus, se rendant ponctuel des le commencement en coures ces Obseruànces, puisque ccluy qui commence bien,., a demy fait, difnidüemfiifh est si bent cepit, ballers Tous les mois il changera ses Officiers, ouïes continuera comme il trouucraà propos > fera vne reueuc exacte des profits, tant au Catcchisme, Lecture, Escrirure, Latin &c. qu’vn chacun auroit fait, cherchera les moyens de les actuancer dauantage <& de corriger les défauts qui se rencontreront en vn chacun. Il fera aussi reueue de ses registres des rétributions, fera faire la Visite aux Maisonsde tous les EScoliers par ses Visiteurs, pour sçauoir les defportemens d’vn chacun, afin d’y apporter l’ordre nécessaire.

4. Tous les quinze ieurs il feracomposer les Latins, & actuertira les Escriuains de prendre garde à bien faire pour le renouuellement des places, quisefera, comme il a esté dit cy-dessus.

j. Tous les hui il ieurs, il fera rne reueue des fautes


PAROISSIALE. 3, 5

brdinaires desEscoliers, en commun se en particulier, pour en actuertir dans le Catcchisme, & y apporter le remede nécessaire. Il fera le Catechisme

ordinaire de la semaine, donnera le Conge le Icu

dy ou en vn autrefour, assistera au Seruice diuin des Festes & Dimanchcs, enla maniéré dite cy-dessus.

6. Tous les ieurs il fera aller à la Messe, aura soin


de (on Escole, fera le Petit Catcchisme du dernier quart d’heure, & le reste qui est dans le Iournal,


Venue Ftlîj, audite me, timoré Domini decebo vos. P faim. 3..

r.

. i

• # —..

Louange àlefus, & à la Sainte Vierge Marie, à son Espoux S. Iofeph, au grand S.Dcnys, Apostre de la France, & ; S. Nicoli. Patron des Escoliers.