Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Le Choucas et le Renard (bilingue)

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Traduction d’Émile Chambry
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LE CHOUCAS ET LE RENARD


Un choucas affamé s’était perché sur un figuier ; mais voyant que les figues étaient encore vertes, il attendait qu’elles fussent mûres. Un renard, le voyant s’éterniser là, lui en demanda la raison. Quand il en fut instruit : « Tu as tort, l’ami, dit-il, de t’attacher à une espérance ; l’espérance s’entend à repaître d’illusion, mais de nourriture, non pas. »

Cette fable s’applique au convoiteux.

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Κολοιὸς καὶ ἀλώπηξ.


Κολοιὸς λιμώττων ἐπί τινος συκῆς ἐκάθισεν· εὑρὼν δὲ τοὺς ὀλύνθους μηδέπω πεπείρους προσέμενεν ἕως σῦκα γένωνται. Ἀλώπηξ δὲ θεασαμένη αὐτὸν ἐγχρονίζοντα καὶ τὴν αἰτίαν παρ᾿ αὐτοῦ μαθοῦσα ἔφη· « Ἀλλὰ πεπλάνησαι, ὦ οὗτος, ἐλπίδι προσέχων, ἥτις βουκολεῖν μὲν οἶδε, τρέφειν δὲ οὐδαμῶς. »

[Πρὸς ἄνδρα φιλόνεικον.]