Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Les Voleurs et le Coq

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Traduction par Émile Chambry.
FablesSociété d’édition « Les Belles Lettres » (p. 69-70).
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LES VOLEURS ET LE COQ


Des voleurs, ayant pénétré dans une maison, n’y trouvèrent autre chose qu’un coq ; ils le prirent et se retirèrent. Et lui, sur le point d’être immolé par eux, les pria de le relâcher, alléguant qu’il était utile aux hommes, en les éveillant la nuit pour leurs travaux. « Raison de plus pour te tuer, s’écrièrent-ils ; car, en éveillant les hommes, tu nous empêches de voler. »

Cette fable fait voir que ce qui contrarie le plus les méchants est ce qui rend service aux gens de bien.