Génie du christianisme/Partie 4/Livre 3/Chapitre II

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Garnier Frères (p. 414-421).

Chapitre II - Clergé séculier. — Hiérarchie

Le Christ, ayant laissé ses enseignements à ses disciples, monta sur le Thabor et disparut. Dès ce moment l’Église subsiste dans les apôtres : elle s’établit à la fois chez les Juifs et chez les Gentils. Saint Pierre dans une seule prédication, convertit cinq mille hommes à Jérusalem, et saint Paul reçoit sa mission pour les nations infidèles. Bientôt le prince des Apôtres jette dans la capitale de l’empire romain les fondements de la puissance ecclésiastique [NOTE 33]. Les premiers césars régnaient encore, et déjà circulait au pied de leur trône, dans la foule, le prêtre inconnu qui devait les remplacer au Capitole. La hiérarchie commence ; Lin succède à Pierre, Clément à Lin : cette chaîne de pontifes, héritiers de l’autorité apostolique, ne s’interrompt plus pendant dix-huit siècles, et nous unit à Jésus-Christ.

Avec la dignité épiscopale, on voit s’établir dès le principe les deux autres grandes divisions de la hiérarchie, le sacerdoce, et le diaconat. Saint Ignace exhorte les Magnésiens à agir en unité avec leur évêque, qui tient la place de Jésus-Christ, leurs prêtres, qui représentent les apôtres, et leurs diacres, qui sont chargés du soin des autels[1]. Pie, Clément d’Alexandrie, Origène et Tertullien, confirment ces degrés[2].

Quoiqu’il ne soit fait mention pour la première fois des métropolitains ou des archevêques qu’au concile de Nicée, néanmoins ce concile parle de cette dignité comme d’un degré hiérarchique établi depuis longtemps[3]. Saint Athanase[4] et saint Augustin[5] citent des métropolitains existant avant la date de cette assemblée. Dès le second siècle Lyon est qualifié, dans les actes civils, de ville métropolitaine, et saint Irénée, qui en était évêque, gouvernait toute l’Église (parocion) gallicane [NOTE 54].

Quelques auteurs ont pensé que les archevêques mêmes sont d’institution apostolique[6] ; en effet, Eusèbe et saint Chrysostome disent que Tite, évêque, avait la surintendance des évêques de Crète[7].

Les opinions varient sur l’origine du patriarcat ; Baronius, de Marca et Richerius la font remonter aux apôtres ; mais il paraît néanmoins qu’il ne fut établi dans l’Église que vers l’an 385, quatre ans après le concile général de Constantinople.

Le nom de cardinal se donnait d’abord indistinctement aux premiers titulaires des églises[8]. Comme ces chefs du clergé étaient ordinairement des hommes distingués par leur science et leur vertu, les papes les consultaient dans les affaires délicates ; ils devinrent peu à peu le conseil permanent du saint-siège, et le droit d’élire le souverain pontife passa dans leur sein, quand la communion des fidèles devint trop nombreuse pour être assemblée.

Les mêmes causes qui avaient donné naissance aux cardinaux près des papes produisirent les chanoines près des évêques : c’était un certain nombre de prêtres qui composaient la cour épiscopale. Les affaires du diocèse augmentant, les membres du synode furent obligés de se partager le travail. Les uns furent appelés vicaires, les autres grands vicaires, etc., selon l’étendue de leur charge. Le conseil entier prit le nom de chapitre, et les conseillers celui de chanoines, qui ne veut dire qu’administrateur canonique.

De simples prêtres, et même des laïques, nommés par les évêques à la direction d’une communauté religieuse, furent la source de l’ordre des abbés. Nous verrons combien les abbayes furent utiles aux lettres, à l’agriculture, et en général à la civilisation de l’Europe.

Les paroisses se formèrent à l’époque où les ordres principaux du clergé se subdivisèrent. Les évêchés étant devenus trop vastes pour que les prêtres de la métropole pussent porter les secours spirituels et temporels aux extrémités du diocèse, on éleva des églises dans les campagnes. Les ministres attachés à ces temples champêtres ont pris longtemps après le nom de curé, peut-être du latin cura, qui signifie soin, fatigue. Le nom du moins n’est pas orgueilleux, et on aurait dû le leur pardonner, puisqu’ils en remplissaient si bien les conditions[9].

Outre ces églises paroissiales, on bâtit encore des chapelles sur le tombeau des martyrs et des solitaires. Ces temples particuliers s’appelaient martyrium ou memoria ; et, par une idée encore plus douce et plus philosophique, on les nommait aussi cimetières, d’un mot grec qui signifie sommeil[10].

Enfin, les bénéfices séculiers durent leur origine aux agapes, ou repas des premiers chrétiens. Chaque fidèle apportait quelques aumônes pour l’entretien de l’évêque, du prêtre et du diacre et pour le soulagement des malades et des étrangers[11]. Des hommes riches, des princes, des villes entières, donnèrent dans la suite des terres à l’église, pour remplacer ces aumônes incertaines. Ces biens partagés en divers lots, par le conseil des supérieurs ecclésiastiques, prirent le nom de prébende, de canonicat, de commende, de bénéfices-cures, de bénéfices manuels, simples, claustraux, selon les degrés hiérarchiques de l’administrateur aux soins duquel ils furent confiés[12].

Quant aux fidèles en général, le corps des chrétiens primitifs se distinguait en pistoi, croyants ou fidèles, et catecoumenoi, catéchumènes[13]. Le privilège des croyants était d’être reçus à la sainte table, d’assister aux prières de l’église et de prononcer l’Oraison dominicale[14], que saint Augustin appelle pour cette raison oratio fidelium et saint Chrysostome euch pistwn. Les catéchumènes ne pouvaient assister à toutes les cérémonies, et l’on ne traitait des mystères devant eux qu’en paraboles obscures[15].

Le nom de laïque fut inventé pour distinguer l’homme qui n’était pas engagé dans les ordres du corps général du clergé. Le titre de clerc se forma en même temps : laici et clhricox se lisent à chaque page des anciens auteurs. On se servait de la dénomination d’ecclésiastique tantôt en parlant des chrétiens en opposition aux Gentils[16], tantôt en désignant le clergé, par rapport au reste des fidèles. Enfin, le titre de catholique, ou d’universelle, fut attribué à l’Église dès sa naissance. Eusèbe, Clément d’Alexandrie et saint Ignace en portent témoignage[17]. Poleimon, le juge, ayant demandé à Pionos, martyr, de quelle Église il était, le confesseur répondit : De l’Église catholique, car Jésus-Christ n’en connaît point d’autre[18].

N’oublions pas, dans le développement de cette hiérarchie, que saint Jérôme compare à celle des anges, n’oublions pas les voies par où la chrétienté signalait sa sagesse et sa force, nous voulons dire les conseils et les persécutions. " Rappelez en votre mémoire, dit La Bruyère, rappelez ce grand et premier concile, où les Pères qui le composaient étaient remarquables chacun par quelques membres mutilés, ou par les cicatrices qui leur étaient restées des fureurs de la persécution : ils semblaient tenir de leurs plaies le droit de s’asseoir dans cette assemblée générale de toute l’Église. "

Déplorable esprit de parti ! Voltaire, qui montre souvent l’horreur du sang et l’amour de l’humanité, cherche à persuader qu’il y eut peu de martyrs dans l’Église primitive [NOTE 34] ; et comme s’il n’eût jamais lu les historiens romains, il va presque jusqu’à nier cette première persécution dont Tacite nous a fait une si affreuse peinture. L’auteur de Zaïre, qui connaissait la puissance du malheur, a craint qu’on ne se laissât toucher par le tableau des souffrances des chrétiens ; il a voulu leur arracher une couronne de martyre qui les rendait intéressants aux cœurs sensibles, et leur ravir jusqu’au charme de leurs pleurs.

Ainsi nous avons tracé le tableau de la hiérarchie apostolique : joignez-y le clergé régulier, dont nous allons bientôt nous entretenir, et vous aurez l’Église entière de Jésus-Christ. Nous osons l’avancer : aucune autre religion sur la terre n’a offert un pareil système de bienfaits, de prudence et de prévoyance, de force et de douceur, de lois morales et de lois religieuses. Rien n’est plus sagement ordonné que ces cercles qui, partant du dernier chantre de village, s’élèvent jusqu’au trône pontifical, qu’ils supportent et qui les couronne. L’Église ainsi, par ses différents degrés, touchait à nos divers besoins : arts, lettres, sciences, législation, politique, institutions littéraires, civiles et religieuses, fondations pour l’humanité, tous ces magnifiques bienfaits nous arrivaient par les rangs supérieurs de la hiérarchie, tandis que les détails de la charité et de la morale étaient répandus par les degrés inférieurs chez les dernières classes du peuple. Si jadis l’Église fut pauvre, depuis le dernier échelon jusqu’au premier, c’est que la chrétienté était indigente comme elle. Mais on ne saurait exiger que le clergé fût demeuré pauvre quand l’opulence croissait autour de lui. Il aurait alors perdu toute considération, et certaines classes de la société avec lesquelles il n’aurait pu vivre se fussent soustraites à son autorité morale. Le chef de l’Église était prince, pour pouvoir parler aux princes ; les évêques, marchant de pair avec les grands, osaient les instruire de leurs devoirs ; les prêtres séculiers et réguliers, au-dessus des nécessités de la vie, se mêlaient aux riches, dont ils épuraient les mœurs, et le simple curé se rapprochait des pauvres, qu’il était destiné à soulager par ses bienfaits et à consoler par son exemple.

Ce n’est pas que le plus indigent des prêtres ne pût aussi instruire les grands du monde et les rappeler à la vertu ; mais il ne pouvait ni les suivre dans les habitudes de leur vie, comme le haut clergé, ni leur tenir un langage qu’ils eussent parfaitement entendu. La considération même dont ils jouissaient venait en partie des ordres supérieurs de l’Église. Il convient d’ailleurs à de grands peuples d’avoir un culte honorable et des autels où l’infortuné puisse trouver des secours.

Au reste, il n’y a rien d’aussi beau dans l’histoire des institutions civiles et religieuses que ce qui concerne l’autorité, les devoirs et l’investiture du prélat parmi les chrétiens. On y voit la parfaite image du pasteur des peuples et du ministre des autels. Aucune classe d’hommes n’a plus honoré l’humanité que celle des évêques, et l’on ne pourrait trouver ailleurs plus de vertus, de grandeur et de génie.

Le chef apostolique devait être sans défaut de corps et pareil au prêtre sans tache que Platon dépeint dans ses Lois. Choisi dans l’assemblée du peuple, il était peut-être le seul magistrat légal qui existât dans les temps barbares. Comme cette place entraînait une responsabilité immense, tant dans cette vie que dans l’autre, elle était loin d’être briguée. Les Basile et les Ambroise fuyaient au désert, dans la crainte d’être élevés à une dignité dont les devoirs effrayaient même leurs vertus.

Non seulement l’évêque était obligé de remplir ses fonctions religieuses, comme d’enseigner la morale, d’administrer les sacrements, d’ordonner les prêtres, mais encore le poids des lois civiles et des débats politiques retombait sur lui. C’était un prince à apaiser, une guerre à détourner, une ville à défendre. L’évêque de Paris, au IXe siècle, en sauvant par son courage la capitale de la France, empêcha peut-être la France entière de passer sous le joug des Normands.

" On était si convaincu, dit d’Héricourt, que l’obligation de recevoir les étrangers était un devoir dans l’épiscopat, que saint Grégoire voulut, avant de consacrer Florentinus, évêque d’Ancône, qu’on exprimât si c’était par impuissance ou par avarice qu’il n’avait point exercé jusque alors l’hospitalité envers les étrangers[19].

On voulait que l’évêque haït le péché et non le pécheur[20] ; qu’il supportât le faible ; qu’il eût un cœur de père pour les pauvres[21]. Il devait néanmoins garder quelque mesure dans ses dons et ne point entretenir de profession dangereuse ou inutile, comme les baladins et les chasseurs[22] : véritable loi politique qui frappait d’un côté le vice dominant des Romains, et de l’autre la passion des barbares.

Si l’évêque avait des parents dans le besoin, il lui était permis de les préférer à des étrangers, mais non pas de les enrichir ; " car, dit le canon, c’est leur état d’indigence et non les liens du sang qu’il doit regarder en pareil cas[23]. "

Faut-il s’étonner qu’avec tant de vertus les évêques obtinssent la vénération des peuples ? On courbait la tête sous leur bénédiction ; on chantait Hosannah devant eux ; on les appelait très-saints, très-chers Dieu, et ces titres étaient d’autant plus magnifiques qu’ils étaient justement acquis.

Quand les nations se civilisèrent, les évêques, plus circonscrits dans leurs devoirs religieux, jouirent du bien qu’ils avaient fait aux hommes et cherchèrent à leur en faire encore en s’appliquant plus particulièrement au maintien de la morale, aux œuvres de charité et aux progrès des lettres. Leurs palais devinrent le centre de la politesse et des arts. Appelés par leurs souverains au ministère public et revêtus des premières dignités de l’Église, ils y déployèrent des talents qui firent l’admiration de l’Europe. Jusque dans ces derniers temps les évêques de France ont été des exemples de modération et de lumière. On pourrait sans doute citer quelques exceptions ; mais tant que les hommes seront sensibles à la vertu, on se souviendra que plus de soixante évêques catholiques ont erré fugitifs chez des peuples protestants, et qu’en dépit des préjugés religieux et des préventions qui s’attachent à l’infortune, ils se sont attiré le respect et la vénération de ces peuples ; on se souviendra que le disciple de Luther et de Calvin est venu entendre le prélat romain exilé prêcher, dans quelque retraite obscure, l’amour de l’humanité et le pardon des offenses ; on se souviendra enfin que tant de nouveaux Cypriens, persécutés pour leur religion, que tant de courageux Chrysostomes se sont dépouillés du titre qui faisait leurs combats et leur gloire, sur un simple mot du chef de l’Église : heureux de sacrifier avec leur prospérité première l’éclat de douze ans de malheur à la paix de leur troupeau.

Quant au clergé inférieur, c’était à lui qu’on était redevable de ce reste de bonnes mœurs que l’on trouvait encore dans les villes et dans les campagnes. Le paysan sans religion est une bête féroce ; il n’a aucun frein d’éducation ni de respect humain : une vie pénible a aigri son caractère ; la propriété lui a enlevé l’innocence du sauvage ; il est timide, grossier, défiant, avare, ingrat surtout. Mais, par un miracle frappant, cet homme, naturellement pervers, devient excellent dans les mains de la religion. Autant il était lâche, autant il est brave ; son penchant à trahir se change en une fidélité à toute épreuve, son ingratitude en un dévouement sans bornes, sa défiance en une confiance absolue. Comparez ces paysans impies, profanant les églises, dévastant les propriétés, brûlant à petit feu les femmes, les enfants et les prêtres ; comparez-les aux Vendéens défendant le culte de leurs pères, et seuls libres quand la France était abattue sous le joug de la terreur ; comparez-les, et voyez la différence que la religion peut mettre entre les hommes.

On a pu reprocher aux curés des préjugés d’état ou d’ignorance ; mais, après tout, la simplicité du cœur, la sainteté de la vie, la pauvreté évangélique, la charité de Jésus-Christ, en faisaient un des ordres les plus respectables de la nation. On en a vu plusieurs qui semblaient moins des hommes que des esprits bienfaisants descendus sur la terre pour soulager les misérables. Souvent ils se refusèrent le pain pour nourrir le nécessiteux, et se dépouillèrent de leurs habits pour en couvrir l’indigent. Qui oserait reprocher à de tels hommes quelque sévérité d’opinion ? Qui de nous, superbes philanthropes, voudrait durant les rigueurs de l’hiver être réveillé au milieu de la nuit pour aller administrer au loin dans les campagnes le moribond expirant sur la paille ? Qui de nous voudrait avoir sans cesse le cœur brisé du spectacle d’une misère qu’on ne peut secourir, se voir environné d’une famille dont les joues hâves et les yeux creux annoncent l’ardeur de la faim et de tous les besoins ? Consentirions-nous à suivre les curés de Paris, ces anges d’humanité, dans le séjour du crime et de la douleur, pour consoler le vice sous les formes les plus dégoûtantes, pour verser l’espérance dans un cœur désespéré ? Qui de nous enfin voudrait se séquestrer du monde des heureux pour vivre éternellement parmi les souffrances et ne recevoir en mourant pour tant de bienfaits que l’ingratitude du pauvre et la calomnie du riche ?

  1. Ignat., Ep. ad Magnes, n o VI. (N.d.A.)
  2. Pius, ep. II ; Clem. Alex., Strom., lib. VI, p. 667 ; Orig., hom. II, in Num., hom. in Cantic.,Tertull., de Monogam., cap. XI ; de Fuga, cap. XLI ; de Baptismo, cap. XVII. (N.d.A.)
  3. Conc. Nicen., can. VI. (N.d.A.)
  4. Athan., de Sentent. Dionys., t. I, p. 552. (N.d.A.)
  5. Aug., Brevis Collat. tert. die, cap. XVI. (N.d.A.)
  6. Usher., de Orig. Episc. et Metrop. Revereg. cod. can. vind., lib. II. cap VI, n o 12 ; Hamm., Pref. to Titus in Dissert. 4 cont. Blondel, cap. V. (N.d.A.)
  7. Euseb., H. E., lib. III, cap. IV ; Chrys., Hom. I. in Tit. (N.d.A.)
  8. Héricourt, Lois eccl. de France, p. 205. (N.d.A.)
  9. S. Athanase, dans sa seconde Apologie, dit que de son temps il y avait déjà dix églises paroissiales établies dans le Maréotis, qui relevait du diocèse d’Alexandrie. (N.d.A.)
  10. Fleury, Hist. eccl. (N.d.A.)
  11. S. Just., Apol. (N.d.A.)
  12. Héric., Lois eccl., p. 204-13. (N.d.A.)
  13. Eus., Demonst. Evang., lib. VII, cap. II. (N.d.A.)
  14. Constit. Apost., lib. VIII, cap. VIII et XII. (N.d.A.)
  15. Théodor., Epit. div. dog., cap. XXIV ; Aug., Serm. ad Neophytos, in append., t. X, p. 845. (N.d.A.)
  16. Eus., lib. V, cap. VII, cap. XXVII ; Cyril., Catech. XV, n o 4. (N.d.A.)
  17. Eus., lib. IV, cap. XV ; Clem. Alex., Strom., lib. VII ; Ignat., cap. ad Smyrn., n o 8. (N.d.A.)
  18. Act. Pion., ap. Bar., an. 254, n o 9. (N.d.A.)
  19. Lois eccl. de France, p. 751. (N.d.A.)
  20. Lois eccl. de France, can. Odio. (N.d.A.)
  21. Lois eccl. de France, loc. cit. (N.d.A.)
  22. Lois eccl. de France, can. Don. qui venatoribus. (N.d.A.)
  23. Lois eccl., p. 742, can. Est probanda. (N.d.A.)