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Gilles/02/6

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VI

Gilles n’avait pas cessé de voir Cyrille Galant et Lorin, et même il les voyait plus qu’auparavant ; il avait besoin de compagnie. Bien souvent il ne pouvait, le soir, rejoindre Dora qui avait ses obligations ou qui ne voulait pas provoquer son mari ; alors, il craignait de rester seul. Car, maintenant, sa solitude était entièrement remplie et ravagée par Dora. La jalousie, une inquiétude pour qui tous les prétextes étaient bons, une fièvre perpétuelle de suppositions et d’interprétations lui rendaient intolérable d’être sans quelqu’un. Il accablait, d’ailleurs, son compagnon de tout son souci. Faisant un effort comique pour ne pas lui livrer dans des confidences directes la personne même de Dora, il se lançait dans des considérations sur l’amour dont l’enveloppe abstraite perçait de toutes parts ; il finissait par supplier son patient de lui livrer le mot de son destin. « Qui crois-tu qu’elle est ? Crois-tu qu’elle m’aime ? » et autres questions idiotes.

Lorin, qui considérait Gilles comme un enfant gâté et un bel exemple de la sentimentalité écœurante des bourgeois à demi oisifs, n’était pas mécontent de le voir au moins bien empêtré et un peu déchiré. Il finissait par s’intéresser à la partie et se demandait si céderaient les défenses « de classe » de Dora, défenses que Gilles, en dépit de son trouble, ne se faisait pas faute d’analyser par moments avec lucidité.

Cyrille Galant s’intéressait aussi à l’aventure, avec un intérêt plus personnel, presque anxieux. Il allait aussi souvent qu’il pouvait chez les Clérences pour y voir Antoinette et pour lui l’aventure de Gilles avec l’Américaine était comme un présage de celle qu’il pourrait avoir avec sa belle-sœur.

Il écoutait donc bien Gilles, mais en revanche il fallait que celui-ci feignît de prêter l’oreille quand il lui relatait ce qui se passait et ne se passait pas à Révolte. Paul Morel était devenu un camarade assidu. Il en était fort exalté et ne témoignait plus à Gilles la même amitié qu’auparavant, ce qui indiquait que les sentiments qu’on nourrissait pour Gilles autour de Caël ne devaient pas être de tout repos. Ce qui le faisait le plus détester, c’était ce qui attirait le plus l’attention sur lui : une façon de vivre qui, pour être assez libre, ne l’était pas selon l’idée toute extérieure et théâtrale que la bande se faisait de la liberté.

La bande continuait à préparer cette séance à laquelle Gilles devait participer et qui resterait mémorable. Tout ce qui était officiel serait ridiculisé et couvert de boue, à commencer par le Président de la République, M. Maurice Morel. Mais en attendant, Révolte intervenait à droite et à gauche, troublant le monde des peintres, des musiciens, des écrivains.

Cyrille n’avait de cesse que Gilles assistât à quelqu’une de ces algarades. Un soir, Dora se trouva libre et insista pour l’accompagner. Il s’agissait de venir troubler une réunion poétique qui avait été organisée par des personnes bien pensantes en l’honneur d’un vieux solitaire, Boniface Saint-Boniface, qui avait fait autrefois quelques beaux vers obscurs et sauvages, mais qui était devenu lentement gâteux dans le hameau normand où il s’était retiré dès sa jeunesse. Caël prétendait que Boniface, jeune, avait été un farouche rebelle et que cela ne devait pas être oublié.

Carentan était des amis de Boniface. Gilles qui n’était pas allé voir son vieux depuis qu’il connaissait Dora avait songé que c’était une occasion de le sortir de son trou et de l’inciter à faire un tour à Paris ; il lui avait écrit, mais en vain. Il bouillait de l’envie de lui montrer sa belle conquête et il voulait effacer l’impression fâcheuse qu’avait emportée Carentan d’une soirée passée Cours-la-Reine quand son pupille y vivait encore avec Myriam. « Elle est jolie, cette petite, avait-il marmonné en sortant. Et elle a du cœur. Mais, hélas, elle a aussi de la tête. C’est curieux, ces Juifs, ça peut loger un cœur dans une machine à calculer. Le cœur doit souffrir, du reste… Quant à toi, je te croyais plus corsaire. Il n’y a rien de pire que d’avoir l’air penaud, quand on a du sang ou des larmes sur les mains… Quant à tes amis, mon petit corsaire, ils sont menus, tout menus. Ils sont aux roman tiques ce que les radicaux sont aux Jacobins. C’est tout dire. Tout cela, c’est de la menue monnaie de ce vieux 89. Beaucoup de talents, mais guère de couilles. Ce Caël, c’est un Robespierre, sans la moindre guillotine, sans le moindre canif… Ton époque me paraît assez plate. »

Gilles et Dora entrèrent dans une petite salle de conférences du quartier latin. Le petit public modeste et assez piteux qui était venu là innocemment : vieilles dames et vieux messieurs qui admiraient Boniface parce qu’ils le croyaient catholique et royaliste, jeunes hommes mal portants et affamés d’une très vague spiritualité, tout cela venait, effaré, de voir entrer Révolte au grand complet, déjà criaillant dans les coins. Ce qui sautait aux yeux aussitôt, c’est que Révolte ne payait pas plus de mine que ses victimes. La négation hoquetante de tout, compliquée d’une affirmation délirante d’un « je ne sais quoi » qu’ils poursuivaient depuis un lustre, n’en avait point fait des athlètes ni même de frappants énergumènes. C’était à peine si la peur de se taire était plus forte que la peur de crier quelque chose au nez des gens et cela faisait des cris de roquets et des battements de moignons comme en ont les poulets en bataille.

Gilles regarda Dora qui recevait cette minable impression. « Voilà son peuple, pense-t-elle. Jamais je ne me relèverai de cette impression. Il aurait mieux valu que je l’emmène au Maroc ou sur un champ d’aviation. » Il l’avait récemment conduite à un match de rugby. Elle avait vu là des Français plus robustes mais mal disciplinés se faire battre à plate couture par les Gallois.

Gilles aperçut Carentan. C’était bien dans sa manière de venir, sans avoir donné de réponse. Sa stature, bien que maintenant plus voûtée, dominait toute la petite salle. Il fit un signe à Gilles, comme s’il l’avait vu de la veille. Mais Gilles savait bien qu’il jouait la comédie du détachement et de l’espièglerie et qu’il souffrait de ne pas le voir plus souvent en Normandie. Comment allait-il prendre l’algarade de Révolte ? Quel nouveau dégoût il en aurait. Mais, au moins, il connaîtrait Dora.

Et Dora le connaîtrait. Il murmura :

— Regardez le vieux type blanc et rose.

— C’est tout à fait comme ça que j’imagine votre vieux.

— C’est lui.

— Hurrah !

Dora, pour la première fois depuis qu’ils voyaient des gens ensemble, semblait se reconnaître.

— Il est bien, hein ?

— Oui.

— Et les autres ?

— Oh ! Gilles, quelle horreur.

— Les gens de la droite et de la gauche se valent, hein ?

— Oh ! oui. Quel malheur. Vous savez à quoi ces Français me font penser : aux poor white de nos États du Sud. Ils semblent dépossédés par je ne sais quoi.

— Oui, ils se laissent dominer par n’importe qui venant de n’importe où. Regardez dans ce coin ces gueules de tartares. Ce sont des hommes venus de Galicie. Juifs ou autres. Ils se gâtent à Paris et ils gâtent Paris. Leur présence désespère les Français de droite et fait délirer les Français de gauche. Ceux-là qui savent le danger n’osent pas réagir, sans doute ne sentent-ils plus la force de mener leur propre pays ; ceux-ci qui ne le savent pas, hurlent pourtant à la mort, ce sont mes amis. J’aime qu’au moins la mort soit déclarée. Ce sera le mérite de Révolte d’avoir poussé le vagissement par lequel le vieillard annonce qu’il redevient enfant.

Il parlait, à demi détourné de Dora, avec une ardeur égarée. Il savait qu’elle le regardait avec une épouvante et un dégoût mal contenus ; elle venait de découvrir qu’il avait été tout le temps différent de ce qu’elle croyait. « Je suis en train de la perdre, tout simplement. » Il se chantonnait cette parole intérieurement avec un serrement de cœur à peine sensible, car, en ce moment, il était trop animé par la naissance du drame entre eux.

Sur la petite estrade, les notabilités s’avancèrent. Quelques vieillards. Parmi eux, le héros de la fête, Boniface Saint-Boniface. Il avait de grands cheveux jaunâtres, le nez rouge et les yeux vitreux.

Une affreuse femme de lettres s’était reconnu le droit de le présenter au pauvre public. Cette vieille clocharde avec ses fourrures pelées, ses cheveux comme des brins de paille sous son galurin, arborait la Légion d’Honneur[1].


Elle avait cet air rageur et ravi des ratés qui se croient célèbres, n’en sont pas très sûrs et profitent de la moindre occasion d’être en vue.

Elle commença un discours, écrit dans ce style vague et sentimental propre à la plupart des femmes et des nègres : « … Notre ami Boniface Saint-Boniface est la plus pure gloire secrète de la France… »

— Et tes hémorroïdes, vieille putain, c’est aussi une gloire secrète.

Cette exclamation, lancée d’une voix hâtive et effrayée, mais qui se voulait gouailleuse, produisit dans la petite salle le même effet que si du plafond étaient tombés cent litres d’eau glacée.

Les bonnes gens, terrorisés, devinrent tous blêmes en même temps et on n’entendit que la voix de Dora, chuchotant un peu fort :

What did he say ?

Gilles pouffait nerveusement ; le brouhaha devenait énorme. La dame porteuse de gloire secrète montra un instant une expression de petite fille effarouchée, puis redevint une espèce de concierge qui sait tenir tête à son monde et manier le balai.

— Ce n’est pas possible d’entendre dans une réunion de poètes français de pareilles ordures. Comment en France…

— À bas la France, lança une voix de fausset.

— Vive le lourd esprit germanique, glapit une autre.

— Voyons, messieurs… Nous sommes ici tous frères en poésie.

Saint-Boniface, debout, agitait son râtelier.

Soudain, un petit bonhomme que Gilles connaissait bien et qui était des séides de Caël, celui qu’il chargeait d’habitude des besognes les plus pénibles, jaillit sur la tribune. Mais il y était porté par les gros poings roux de Carentan.

— Expliquez-vous donc, marmot, tonitruait celui-ci.

Gilles était fort agité et Dora, qui ne pouvait plus parler qu’anglais, s’écria :

That’s the thing to do.

Le petit bonhomme ne savait trop quoi dire. Il suait à grosses gouttes et, sans ressources, ne trouva que de tirer la langue à la dame. Celle-ci, gardant ses distances, lui cria à trois pas :

— Vous me faites pitié, galopin. Regardez-moi ce mâle-là.

Ce qui provoqua des rires de femmes, assez hystériques.

Tout cela au milieu d’un chahut général. Cent cris se croisant et vingt altercations particulières éclatant en même temps.

Caël, flanqué de Galant, escalada la tribune et interpellant les siens, lança :

— Laissez-la parler. Voyons un peu ce que cette idiote peut dire sur Saint-Boniface qui a écrit :

J’étranglerai les dieux, chétifs enfants de l’Homme.

Gilles regarda Dora qui regardait Caël, bouche bée. Il avait, certes, plus d’allure que ses suiveurs, mais quelle arrogance enfantine. Cette énorme tête, dans les au-delà d’un front plein de superbe, se doublait de la prolixité d’une chevelure mégalomane. Sous ce front les yeux étaient vastes, rare beauté. Le nez, les lèvres, les dents et le menton, qui étaient de proportions considérables et lourdement soulignés, le corps haut, massif, négligé comme une bâtisse abandonnée de bonne heure par des maçons rêveurs, tout cela évoquait une spiritualité importante et infirme.

— Avec ou sans votre permission, je continuerai, s’écria la dame.

Tout Révolte, qui s’était groupé aux pieds de la tribune, ricana.

Gilles chercha du regard Carentan qui était au beau milieu du groupe et se penchait sur eux avec des airs de Gulliver. Saint-Boniface s’était rassis et expliquait par gestes à ses voisins que dans l’Olympe ça ne se passait pas comme ça.

La dame lut quelques phrases assez insignifiantes, qu’elle s’efforçait de scander avec le plus de fermeté possible.

« L’âme de Saint-Boniface est belle, » en vint-elle à dire.

Galant, qui était resté sur le côté de l’estrade à côté de Caël et qui ne semblait soucieux que de dévisager l’assistance, se tourna soudain vers elle et dit :

— Pardon, madame, qu’est-ce qu’une âme ?

Le chahut recommença. Tout ce qui n’était pas Révolte reprenait peu à peu ses esprits et commençait à réagir tant bien que mal. Quelqu’un d’assez gaillard cria à Galant :

— Ce qui fait que j’ai une âme fera que, tout à l’heure, vous aurez mon pied au cul.

Une grosse dame approuva avec entrain.

— Voilà un monsieur, hurla Caël, qui dit que son âme est un pied. C’est une définition. Bravo.

— Vous n’en avez pas d’âme, en effet, écuma une jeune femme, vous autres.

« L’âme de la France se retrouve dans l’âme de Saint-Boniface », récita la dame.

— La France ! La France ! Ah, la France, brailla Révolte. Qu’est-ce que c’est, la France[2] ?


Caël, la figure raidie par la majesté, s’avança par devant la dame et commença une harangue :

— Voilà pourquoi nous sommes venus. Pour dénoncer cette ignoble escroquerie. Saint-Boniface est un poète et la poésie n’a rien à faire avec la France ou la patrie[3] comme vous dites dans votre jargon de policiers. La poésie est un cri de l’homme contre sa condition ; et le plus bas de sa condition est d’avoir les pieds pris dans des frontières[4]. Saint-Boniface n’a jamais salué une seule fois du mot France ses vers.

Tout le monde hurlait dans la salle. Gilles regardait tout cela sans rien dire. Tout lui paraissait hideux et lui refusait la possibilité de prendre parti. Pouvait-il défendre cette vieille dame décorée ? C’était évidemment une immonde pipelette.

Oubliant un peu Dora, il fendit la foule et vint vers Carentan. Celui-ci lui dit :

— Les niaiseries de la politique déteignent fâcheusement sur la littérature, à ce que je vois. Ce n’est pas la faute de ces morveux.

Deux ou trois morveux se mirent à l’invectiver avec haine.

— Vieux crétin. Cuistre.

Il se retourna de droite et de gauche, distribuant des taloches de sa grande patte fauve. Les autres ripostaient tant bien que mal à coups de pied. Gilles, soudain en rage — et aussi bien au fond contre lui-même et Carentan que contre les autres — dit :

— Bas les pieds, petits salauds.

Il en secoua aussi un ou deux. Tout d’un coup, il se trouva nez à nez avec un agent. La police était entrée et bousculait les combattants. Le calme se rétablit en un moment.

— Sortons, dit Gilles à Carentan.

Il chercha du regard Dora qui, droite et forte au milieu de tous ces faibles remous, paraissait triste. Il lui fit signe, elle vint vers lui.

— Maintenant que nous sommes là, il faut rester jusqu’à la fin, dit-elle à Gilles qui lui montrait la porte. Elle était exaspérée contre lui.

— Non, déclara Gilles, lui aussi exaspéré contre elle. Je regrette de vous avoir amenée. Tout cela est grotesque. Je m’en vais.

Et, sans plus s’occuper d’elle, il sortit. Sur le trottoir, il retrouva Carentan qui bourrait sa pipe tranquillement. Dora arriva. Des agents les regardaient de travers. Un passant demanda :

— Ce sont des anarchistes ?

— Non, répondit Caël, c’est le syndicat des nains qui se bat contre le syndicat des culs-de-jatte.

— Ah ! dit le passant en s’éloignant.

Un agent, inquiété par cette phrase obscure, dit rudement :

— Circulez.

— Oui, mon brave sergent, fit Carentan.

Ils s’en allèrent dans la rue pluvieuse. Gilles était furieux de n’avoir pas trouvé un joint pour prendre une position plus active dans le débat ; en même temps il en voulait à Dora de lui reprocher cela aussi. Il marchait agité, les mains agacées, hargneux.

Carentan lui dit :

— Présente-moi à Madame.

Gilles se réveilla, étonné et navré de se trouver dans de telles circonstances entre ces deux êtres.

— Elle te connaît… Mon père Carentan, Dora Reading.

— Vous voyez, madame, ce qui perd les Français, c’est qu’ils ne sentent plus leurs corps, ils sont tout en cervelle, maintenant. On peut tout dire, mais comme ça ne tire pas à conséquence, apparemment, on ne dit rien. Autrefois, une parole c’était un coup d’épée ou la guillotine, à donner ou à recevoir. Et chez vous, c’est encore un coup de poing peut-être. Maintenant…

— Maintenant, c’est dix-sept cent mille morts.

— Oh ! la nature ne perd pas ses droits. Tous ces petits gars-là retourneront au charnier… apprendre à vivre.

— Ou leurs enfants.

— Ils n’en auront pas.

Dora marchait en silence. Soudain, elle s’écria :

— Vous vous plaignez, mais vous ne faites rien. Gilles, pourquoi n’avez-vous pas pris la parole ?

— Parler à ces gens ? Non. Ajouter des idioties aux leurs.

— Mais vous n’auriez pas dit des idioties.

Carentan regardait avec une tristesse tendre Gilles attaqué par Dora.

— Madame, dit-il, ne perdons pas la tête nous-mêmes. Gilles a autre chose à faire qu’à prêcher la foule.

— Quoi ? demanda Dora.

— Il faut former sa pensée avant de la divulguer ou de la donner à d’autres pour qu’ils la divulguent. Gilles prend son temps, il a diantrement raison.

Elle se tut. Mais Gilles lui avait dit, un jour : « Ce pauvre vieux Carentan, c’est tout de même un raté. » En ce moment, Gilles regrettait amèrement de lui avoir dit cela. Il sentait mieux que jamais comme Carentan était respectable, et comme lui-même pouvait l’être, en le prenant comme modèle. Il dit brusquement à Dora, sur un ton ombrageux :

— Aimeriez-vous mieux que je sois comme Caël ou Galant ?

— Non, répondit faiblement Dora.

Carentan les quitta, se prétendant fatigué. Il regarda profondément Dora en la quittant. Seul, il hocha la tête, pensant à elle avec Gilles.


  1. Un paragraphe censuré en 1939 :
    « Il n’y a plus que les chiens en France qui ne l’aient pas : mais ça viendra. » — Note Wikisource, texte de l’édition Folio, 1990, p. 308.
  2. Une réplique censurée en 1939 :
    « — À bas la France. À bas la patrie. Fumier. » — Note Wikisource, texte de l’édition Folio, 1990, p. 311.
  3. Un fragment de phrase censuré en 1939 : « comme vous dites dans votre jargon de policiers. » — Note Wikisource, texte de l’édition Folio, 1990, p. 311.
  4. Une phrase censurée en 1939 : « Saint-Boniface n’a jamais salué une seule fois du mot France ses vers. » — Note Wikisource, texte de l’édition Folio, 1990, p. 311.