Histoire de la Commune de 1871 (Lissagaray)/Chapitre 11

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CHAPITRE XI


« La Révolution est dans le peuple et non point dans la renommée de quelques personnages. »
Saint-Just à la Convention, 31 mai 1794.

Premières séances de la Commune. — Désertion des maires et adjoints.

La place vibrait encore, quand une soixantaine des élus de Paris se rencontrèrent à l’Hôtel-de-Ville. Beaucoup ne s’étaient jamais vus ; la plupart se connaissaient, amis ou adversaires ; libéraux humiliés de leur dernière défaite, révolutionnaires exubérants de la victoire. Le scrutin avait donné seize maires ou adjoints libéraux, quelques irréconciliables et soixante-douze révolutionnaires de tout bois [1].

L’arrière-vibration du siège et des dernières semaines. Bien que le Comité Central eut dit, le 19 : Préparez vos élections communales, l’Officiel tracé une sorte de programme, aucun arrondissement, sauf deux ou trois, n’avait rédigé de cahiers. D’impulsion, les quartiers riches avaient élu beaucoup des maires ou adjoints ; les quartiers populaires, plusieurs des vétérans de la République : Delescluze, Gambon, Blanqui arrêté le 17 en province, Félix Pyat, Jules Miot, Ch. Beslay, ou de militants de l’Empire et du siège : Flourens, Tridon, Vermorel, Vallès, Lefrançais, Vaillant, Raoul Rigault, Ferré, Cournet, Paschal Grousset, etc., mêlés à des notoriétés de réunions publiques. Le Comité Central ne s’était pas présenté aux électeurs ; il eut cependant quelques élus : Jourde, Mortier, Assi, Billioray, etc.

Vingt-cinq ouvriers, dont treize seulement de l’Internationale, représentaient la pensée, l’effort, l’honneur du prolétariat parisien : Malon, Varlin, Duval, Theisz, Avrial, Ranvier, Pindy, Langevin, Amouroux, Frankel, Champy, etc. La grande majorité révolutionnaire était donc de petits bourgeois, employés, comptables, médecins, instituteurs, hommes de loi, publicistes il y en eut jusqu’à douze. — Des innocents de la politique que fut le Comité Central. Paris, par une conséquence inévitable, passait aux socialistes et aux hommes politiques depuis longtemps connus dans leurs milieux. La plupart des élus, fort jeunes ; quelques-uns avaient au plus vingt-cinq ans.

La rencontre eut lieu à neuf heures dans la salle de l’ancienne commission municipale de l’Empire, ouvrant sur le fameux escalier de la cour Louis XIV, à double révolution. Rencontre de circonstance ; le Comité Central n’avait laissé aucun ordre de réception.

La présidence revenait au père Beslay. Soixante-douze ans, maigre, assez grand, d’ossature bretonne, fils de député libéral, élu en 1830, élu en 48, Beslay s’était élevé du libéralisme à la République et, chef d’industries prospères, au socialisme. Un des fondateur de l’Internationale, il avait refusé d’entrer dans ses conseils, dit aux ouvriers : « Restez entre vous, n’accueillez ni capitalistes, ni patrons ». Après l’invasion, à soixante et onze ans, il court à Metz, rencontre un uhlan près de Saint-Privat, de son bâton noueux l’assomme, peut regagner Paris, pousse à la défense, signe les affiches de la Corderie, harcèle son compatriote Trochu, risque d’être arrêté. Rare survivant d’une forte bourgeoisie, plus rare exemple de la reconnaissance du peuple qui l’envoya à l’Hôtel-de-Ville.

Il ne préside pas une séance, mais un choc confus de motions que coupe parfois la rumeur des gardes nationaux campés dans la cour. Paschal Crousset, Mortier, réclament Blanqui comme président d’honneur et l’on discuterait si Lefrançais ne faisait cette motion préalable : « La Garde nationale et le Comité Central ont bien mérité de Paris et de la République. » Voté par acclamation. Lefrançais, Ranc et Vallès sont chargés de rédiger une proclamation, d’accord, demande J.-B. Clément, avec le Comité Central, dont les délégués attendent dans une salle voisine. Lefrançais est chargé de les rejoindre. On parle de vérifier les élections d’après telle ou telle loi. Les plus ardents n’ont pas besoin de loi, proposent l’ordre du jour, déclarent que cette assemblée est révolutionnaire, ne veulent pas surtout de séances publiques. Danton, à l’ouverture de la Convention, avait fait justice d’une motion identique ; elle choque à la Commune. Arthur Arnould : « Nous ne sommes pas le conseil d’une petite commune ». — « Nous sommes un conseil de guerre, riposte Paschal Grousset, nous n’avons pas à faire connaître nos décisions à nos ennemis. » Plusieurs, Jourde, Theisz : « Toujours il faut être responsable ». Ranc fait ajourner au lendemain. Loiseau-Pinson demande l’abolition de la peine de mort en toutes matières. On reparle des élections ; les mandats de député et de membre de la Commune doivent être incompatibles, disent Vallès, Jourde, Theisz. Là-dessus, Tirard, qui se contenait mal devant le tumulte des propositions, demande la parole : « Mon mandat, dit-il, est purement municipal ; puisqu’on a parlé d’abolition de lois et d’une Commune conseil de guerre, je ne suis pas en droit de rester ; quant au double mandat, c’est avant qu’il fallait imposer la résiliation », et il enveloppe sa démission d’une ironie : « Je vous laisse mes vœux sincères, puissiez-vous réussir dans votre tâche. » Ce persiflage, l’évidente mauvaise foi irritent. Lefrançais rejette la démission, veut l’invalidation du mandat ; ceux qui ne peuvent se contenir parlent d’arrestation. On laisse Tirard libre parce qu’il avait dit à la tribune versaillaise : « Quand on entre à l’Hôtel-de-Ville on n’est pas sûr d’en sortir. »

Au contraire de Tirard, Cournet donne sa démission de député et Delescluze explique pourquoi il ne s’est pas démis à Bordeaux ; il est prêt aujourd’hui. Les motions recommencent. Ordre est donné de confier les portes de Passy et d’Auteuil aux gardes nationaux fidèles. Lefrançais revient dire que les délégués du Comité Central font demander à quelle heure il pourra, le lendemain, venir déposer ses pouvoirs. Enfin on arrive à fixer l’ordre du jour de la prochaine séance.

Le vieux beffroi sonne minuit. L’assemblée se lève en criant : « Vive la République ! Vive la Commune ! » Ferré, secrétaire avec Raoul Rigault, ramasse les notes informes qui seront le procès-verbal. Les gardes de la cour d’honneur crient : « Vive la Commune ! » au passage des élus. Paris s’endormit aux fanfares mourantes ; pour la première fois, depuis le 18 mars, les lumières de l’Hôtel-de-Ville s’éteignirent et les sentinelles n’eurent pas de mot de bataille à échanger.

Le lendemain, Delescluze donna sa démission de député et déclara opter pour le nouveau mandat que lui avait donné Paris ; par contre, Rochard suivit l’exemple de Tirard et se retira. Reprenant la motion de la veille, Raoul Rigault demanda la présidence d’honneur pour Blanqui. Delescluze s’y opposa et Cournet : « À l’égard de Blanqui, nous devons faire quelque chose de plus efficace ». On décida que le bureau serait composé d’un président et de deux assesseurs, de deux secrétaires et renouvelé chaque semaine. Lefrançais fut élu président. Avant de lui céder la place, le père Beslay, d’une voix forte, salua la Commune et définit très heureusement la jeune révolution : « L’affranchissement de la Commune de Paris, c’est l’affranchissement de toutes les communes de la République… Plus vaillants que vos devanciers, vous avez marché et l’on peut compter que la République marchera avec vous. Vos adversaires ont dit que vous frappiez la République… Si nous l’avons frappée, c’est comme le pieu que l’on enfonce plus profondément en terre… La République de 93 était un soldat qui avait besoin de centraliser toutes les forces de la patrie ; la République de 1871 est un travailleur qui a surtout besoin de liberté pour féconder la paix. Paix et travail, voilà notre avenir ! Voilà la certitude de notre revanche et de notre régénération sociale. La Commune s’occupera de ce qui est local, le département de ce qui est régional, le Gouvernement de ce qui est national… Ne dépassons pas cette limite, et le pays et le Gouvernement seront heureux et fiers d’applaudir à cette révolution si grande, si simple… » Naïve illusion d’un vieillard qui avait cependant l’expérience d’une longue vie politique.

L’assemblée se partagea en commissions chargées des différents services : commissions militaire, des finances, de la justice, de la sûreté générale, du travail et de l’échange, des subsistances, des relations extérieures, des services publics, de l’enseignement. Une commission exécutive permanente fut nommée pour un mois et composée de Lefrançais, Duval, Félix Pyat, Bergeret, Tridon, Eudes, Vaillant. Trois d’entre eux, Duval Bergeret et Eudes, appartenaient aussi à la commission militaire.

Enfin, la délégation du Comité Central est introduite. « Citoyens, dit Boursier, le Comité Central vient remettre entre vos mains ses pouvoirs révolutionnaires. Nous rentrons dans les attributions définies par nos statuts. Le Comité Central ne saurait s’immiscer dans les actes de la Commune, le seul pouvoir régulier ; il les fera respecter et se bornera à réorganiser la garde nationale » » Ces explications, dit le procès-verbal, sont accueillies favorablement et le Comité se retire aux cris de : « Vive la République ! Vive la Commune ! »

À la séance de nuit, les employés de l’octroi vinrent adhérer à la Commune. Lefrançais lut au nom de la commission nommée la veille une proclamation trouvée longue ou incomplète. Une autre commission fut chargée d’aller rédiger un projet nouveau. Pendant qu’elle y travaillait, pour occuper le temps, Félix Pyat proposa l’abolition de la conscription.

Le 3 mars, il s’était esquivé de l’Assemblée nationale sans donner sa démission, comme il avait, le 31 octobre, déserté l’Hôtel-de-Ville et, quelques jours après, la prison. Au 18 mars, il était resté coi comme le 31 octobre. Delescluze se rallia dès les premiers jours. Félix Pyat attendit le triomphe et, la veille des élections, sonna des cymbales devant le Comité, « qui rend tout nom modeste et tout génie mineur. » Élu par douze mille voix dans le Xe arrondissement, il accourut crânement à l’Hôtel-de-Ville.

Dans la foule des dramaturges, thaumaturges, romantiques, visionnaires, qui, depuis 1830, tiraient par les jambes la révolution sociale, il tenait la partie des appels au régicide, à la chouannerie révolutionnaire, lettres, allégories, toasts, invocations, morceaux de rhétorique sur les événements du jour, toute la ferblanterie montagnarde, rafraîchie d’une couche de vernis humanitaire. Pendant l’Empire, ses truculents manifestes d’exil avaient fait la joie de la police et des journaux bonapartistes ; bonne viande creuse à jeter au peuple qui n’en pouvait extraire le moindre suc de vie. Cette ivresse d’ilote était aux trois quarts feinte. L’échevelé, le fol des tréteaux, redevenait dans la coulisse rusé, retors, prudentissime. Ce n’était au fond qu’un sceptique fielleux, sincère seulement dans son idolâtrie de lui-même. Il arrivait à la Commune, les poches bourrées de décrets.

Quand il lut sa proposition, les romantiques applaudirent et elle passa à la volée. Cependant, le matin, on avait applaudi Beslay réservant à l’État les services nationaux et le projet de proclamation que la commission vint apporter n’érigeait pas du tout la Commune en Constituante. Il fut voté cependant et signé : La Commune de Paris. Loustalot, en 1789, se plaignait que la municipalité de Paris usurpât le nom de Commune qui signifie, disait-il, l’universalité des citoyens. Le cas différait en 1871, où Commune était devenu un nom de parti ; les élus du 18 Mars prirent le nom de membres de la Commune que le public leur donnait et qu’il faut leur conserver pour la clarté de l’histoire.

Le 30 mars, au matin, Paris fut instruit de sa Commune. « Dès aujourd’hui, disait la première proclamation, la décision attendue sur les loyers, demain celle des échéances, tous les services publics rétablis et simplifiés, la garde nationale réorganisée sans délai, tels seront nos premiers actes. » Un décret faisait remise générale des termes compris entre octobre 70 et juillet 71, des sommes dues pour les locations en garni. Versailles n’offrait que des délais, c’était inique ; la Commune acquittait, disant avec raison que la propriété devait payer sa part de sacrifices, mais elle négligeait d’excepter une foule d’industriels qui avaient réalisé des bénéfices scandaleux pendant le siège ; on reculait devant une enquête.

Le Comité Central voulut bien, dans une proclamation, adhérer aux décrets de la Commune. Elle s’en offusqua à la séance du 30 et Duval demanda qu’on refusât au Comité tout pouvoir politique. Survient une délégation du Comité. C’était le moment pour la Commune de s’affirmer. Seule représentant la population, seule responsable, elle absorbait à cette heure tous les pouvoirs, ne pouvait tolérer, à côté d’elle, un Comité qui se souviendrait toujours de son ancien rôle. La Commune avait rendu justice au Comité Central en votant qu’il avait bien mérité de Paris et de la République, l’avait chaleureusement accueilli la veille ; elle devait, aujourd’hui, déclarer son rôle terminé. Au lieu de parler net, on récrimina.

Un membre de la Commune rappela la promesse du Comité de se dissoudre après les élections. À moins qu’il ne visât à conserver un pouvoir, on ne comprenait pas en quoi son organisation était nécessaire. Les délégués, menés par Arnold qui fut ensuite de la Commune, se montrèrent adroits.

« C’est la Fédération, dirent-ils, qui a sauvé la République. Tout n’est pas encore dit. Dissoudre cette organisation, c’est désagréger votre force. Le Comité Central ne prétend retenir aucune part du gouvernement, il reste le trait d’union entre vous et les gardes nationaux, le bras de la révolution. Nous redevenons ce que nous étions, le grand conseil de famille de la garde nationale. »

Cette image porta ; les délégués ne demandaient qu’à voir définir les pouvoirs du Comité, disaient-ils. On les crut. Mais voilà que le lendemain, cette note officielle parvient à la Commune : « Le Comité Central délègue le général Cluseret au département de la Guerre, où il réorganisera la garde nationale sous la direction du Comité. » L’assemblée se soulève. Mortier et Paschal Grousset veulent la suppression du Comité. On demande à Duval s’il garantit la sécurité de l’assemblée. Duval se hâte de changer le gouverneur de l’Hôtel-de-Ville et nomme Pindy en place d’Assi. Arthur Arnould veut que le Comité Central soit cité à comparaître. Les membres de la Commune qui ont appartenu au Comité Central sont chargés d’exiger des explications. Ils les apportent à la séance de nuit. Le Comité désavoue la rédaction de la note et Cluseret désavoue sa nomination. La Commune se déclare satisfaite, ne tranche rien.

Le lendemain, le Comité revient à la charge. Ses délégués demandent l’intendance, le droit de réorganiser la garde nationale, de nommer le chef d’état-major, un traitement personnel. La Commune les renvoie aux commissions exécutive et militaire et ne résout rien encore. Ce jour, enfin, on pense à la province où l’on enverra des délégués.

Les décrets, les usurpations de pouvoir, le décousu des délibérations servirent de prétexte à la fraction radico-libérale de l’assemblée. Il n’était pas de séance qui n’eût enregistré trois ou quatre démissions. Si leur convention du 25 avait été sincère, s’ils avaient eu souci des destinées de Paris, les maires et adjoints élus auraient embrassé courageusement leur mandat et peut-être déplacé des majorités. Comme ceux de province, ils désertèrent, bien qu’ils eussent accepté les candidatures. Beaucoup n’étaient jamais venus à l’Hôtel-de-Ville. D’autres levaient les bras, s’écriaient, lamentables : « Où allons-nous ! » Celui-ci était moribond : « Vous le voyez, je n’ai qu’un souffle. » Les plus injurieux depuis cherchaient d’humbles défaites avec force « vœux bien sincères », comme M. Méline [2]. Leurs démissions, les élections doubles laissaient ving-deux sièges vacants quand la Commune valida les pouvoirs. Fidèle aux meilleures traditions de la République française, elle admit le Hongrois Léo Frankel, un des plus intelligents de l’Internationale, que le XIIIe avait nommé. Six candidats ne réunissaient pas le huitième des suffrages exigés par la loi de 49 ; on passa outre, leurs arrondissements, composés de quartiers réactionnaires, se dégarnissant tous les jours.

Les riches, les hommes d’ordre, deux fois étrillés, place Vendôme et au scrutin, continuaient de s’enfuir à Versailles qu’ils alimentaient de colères nouvelles. La ville réactionnaire avait pris une physionomie de bataille. Tout annonçait la lutte prochaine. Déjà, M. Thiers avait coupé Paris de la France. La veille des échéances d’avril, le 31 mars, le directeur des postes Rampont, faussant la parole donnée au délégué de la Commune, Theisz, s’enfuyait après avoir désorganisé les services ; Versailles supprimait les arrivages de wagons-poste et retenait les correspondances à destination de Paris.

Le 1er avril, M. Thiers annonça officiellement la guerre : « L’Assemblée siège à Versailles, où achève de s’organiser une des plus belles armées que la France ait possédée. Les bons citoyens peuvent donc se rassurer et espérer la fin d’une lutte qui aura été douloureuse mais courte. » Cynique vantardise de ce vieillard qui avait entravé l’organisation des armées contre les Prussiens. « Une des plus belles armées » n’était encore que la cohue du 18 mars, renforcée de cinq ou six régiments, trente-cinq mille hommes environ, avec trois mille chevaux et cinq mille gendarmes ou sergents de ville, le seul corps qui eût de la solidité.

Paris ne voulait pas croire même à cette armée. Les journaux populaires demandaient la sortie, parlaient du voyage à Versailles comme d’une promenade. Le plus en avant était le Vengeur, où Félix Pyat, secouant son grelot, exhortait la Commune à « presser Versailles… Pauvre Versailles ! il ne se rappelle plus les 5 et 6 octobre ; les femmes seules de la Commune ont suffi pour prendre son roi. » Le 2 avril, ce membre de la Commission exécutive, bien en place pour savoir la vérité, annonçait à Paris cette mirifique nouvelle : « Hier on a fait voter par oui ou non s’ils voulaient marcher sur Paris. Les soldats ont répondu : Non ! »




  1. Ad. Adam, Méline, Rochard, Barré (Louvre). — Brelay, Loiseau-Pinsot, Tirard, Chéron (Bourse). — Charles Murat (Temple). — Albert Le Roy, Robinet (Luxembourg). — Desmarets, E. Ferry, Nast (Opéra). — Marmottan, De Bouteiller (Passy)

    Goupil (Luxembourg). — E. Lefèvre (Palais-Bourbon). — A. Ranc, Ulysse Parent (Opéra).

    Demay, Antoine Arnaud, Pindy, Dupont (Temple). — Arthur Arnould, Lefrançais, Clémence, E. Gérardin, Amouroux (Hôtel-de-Ville). — Regère, Jourde, Tridon, Blanchet, Ledroy (Panthéon). — Beslay, Varlin (Luxembourg). — Parizel, Urbain, Brunel (Palais-Bourbon). — Raoul Rigault, Vaillant, Arthur Arnould, Jules Alix (Champs-Élysées). — Gambon, Félix Pyat, Fortuné Henry, Champy, Babick, Rastoul (Enclos-St-Laurent). — Mortier, Delescluze, Assi, Protot, Eudes, Avrial, Verdure (Popincourt). — Varlin, Geresme, Theisz, Fruneau (Reuilly). — Léo Meillet, Duval, Chardon, Léo Frankel (Gobelins). — Billioray, Martelet, Decamp (Observatoire). — V. Clément, Jules Vallès, Langevin (Vaugirard). — Varlin, E. Clément, Ch. Gérardin, Chalain, Malon (Batignolles). — Blanqui, Theisz, Dereure, J.-B. Clément, Ferré, Vermorel, Paschal Grousset (Montmartre). — Oudet, Puget, Delescluze, Jules Miot, Ostyn, Flourens (Buttes-Chaumont). — Bergeret, Ranvier, Flourens, Blanqui (Ménilmontant).

  2. Appendice III.