Justine ou les Malheurs de la vertu/Frontispisce

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Sade  —  Justine ou les Malheurs de la vertu >> Avis de l’éditeur



Explication de l’estampe

La Vertu entre la Luxure et l’Irréligion. À gauche est la Luxure, sous la figure d’un jeune homme dont la jambe est entourée d’un serpent, symbole de l’auteur de nos maux ; elle enlève d’une main le voile de la Pudeur, qui dérobait la Vertu aux regards des profanes, et de l’autre, ainsi que de son pied droit, dirige la chute dans laquelle elle veut la faire succomber. À droite est l’Irréligion qui retient avec force un des bras de la Vertu, tandis que d’une main perfide elle arrache un serpent de son sein, pour l’empoisonner. L’abîme du Crime s’entrouvre sous leur pas. La Vertu, toujours forte de sa conscience, lève les yeux vers l’Éternel, et semble dire :


Qui sait, lorsque le Ciel nous frappe de ses coups,
Si le plus grand malheur n’est pas un bien pour nous !
                                (Œdipe chez Admète1.)

Sade  —  Justine ou les Malheurs de la vertu >> Avis de l’éditeur


Notes de wikisource :
1. Vers la tragédie Œdipe chez Admète de Ducis (1778).