L’Antoniade/Prélude du Conciliabule infernal

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LE CONCILIABULE INFERNAL.







« Dieu fit connaître à François, par la révélation, pendant le Chapitre, que le Prince des Ténèbres, alarmé de la ferveur du Nouvel Ordre, avait assemblé des milliers de démons, pour concerter les moyens de le détruire, et qu’un d’eux, plus fin que les autres, avait été d’un avis qu’ils avaient conclu de suivre : C’était de ne point attaquer les Frères Mineurs à force ouverte, mais d’user d’artifices. »
(Vie de St-François par le P. Candide Chalippe, Liv. 3, p. 133)


« Pour moi, l’idéal de la vie, c’est la vie monastique. Je crois que ceux qui prient font plus pour le monde que ceux qui combattent ; et que, si le monde va de mal en pis, c’est qu’il y a plus de batailles que de prières. »
Donoso Cortès.)


« Voulez-vous mesurer la force d’un homme ? isolez-le. S’il a besoin d’une coterie, d’un cercle d’adulateurs, adulés par lui ; s’il s’appuie et prête son appui ; si son génie ne peut marcher seul ; s’il lui faut des valets, dont il soit le courtisan ; cet homme est faible : Sous son éclat il n’y a que cendres ; sous sa force débilité. Homme d’état, orateur, poète, romancier, tout ce qui est petit et mesquin cherche des étais, s’entoure de médiocrités qui lui font escorte. Tout ce qui est grand s’isole. Les aigles volent seuls, les oiseaux d’ordre secondaire par couples, les hirondelles par bataillons. Comment dominer si l’on est plusieurs ? Cette domination partagée se transforme en querelle, en corruption ou en compromis. »
(Philarète Chasles.)


« La foule la plus entraînée éprouve un certain respect pour celui qui se tient à l’écart, à cause qu’elle sent involontairement qu’elle agit plus par passion que par raison, et qu’en ne la suivant pas on fait preuve de raison. »
(Nisard, Hist. de la Littérature Française, vol. 1. p. 88.)