L’Apologie d’Aristide/3
L’APOLOGIE D’ARISTIDE

LES TEXTES DE L’APOLOGIE
Jusqu’en 1878, l’Apologie d’Aristide était considérée comme perdue. Les témoignages anciens qui y font allusion n’en donnent qu’une idée très vague. Dans son Histoire ecclésiastique (iv, 3), Eusèbe mentionne une Apologie à Adrien, due à Aristide, sans donner aucun détail sur ce document, qui existait encore de son temps. La Chronique d’Eusèbe (Ed. Schœne, ii, p. 166) ne nous apprend rien de plus sur l’Apologie. Cependant il en résulte qu’Aristide aurait eu du succès, car l’empereur aurait donné un édit[1] favorable aux chrétiens. Jérôme, dans l’épître ad Magnum oratorem (Ep. LXX, Ed. Vall.), fait allusion à cet édit, mais le rattache à l’Apologie de Quadratus. Parlant de l’Apologie d’Aristide, il la décrit comme « contextum philosophorum sententiis ». Dans le De viris illustribus Jérôme ajoute un détail nouveau sur l’Apologie, qu’il donne comme « un exposé raisonné du christianisme, conservé chez les lettrés comme une preuve du talent de l’auteur ». Il faut ensuite aller jusqu’au neuvième siècle pour trouver un témoignage sur l’Apologie. D’après le matyrologe d’Adon, à la date du 31 août, l’Apologie fut remise à Adrien par Aristide, qui, à cette occasion, prononça un discours devant l’empereur. Un peu plus loin, à la date du 3 octobre, date du martyre de Denis l’Aréopagite, l’auteur invoque le témoignage d’Aristide « dont l’ouvrage sur la religion chrétienne est très estimé des gens lettrés ».
À partir de cette époque, le silence se fait sur l’Apologie dont on regrettait la perte, d’autant plus qu’elle était la première, et que tous les auteurs présentaient le philosophe Aristide comme un homme très remarquable. Nous verrons plus loin ce qu’il faut penser de ces témoignages.
Le texte arménien (texte A).
Cette lacune fut partiellement comblée en 1878. Les Pères Mékhitaristes[2] publièrent alors deux textes arméniens[3] avec traduction latine, sous le titre de : Sancti Aristidis Philosophi Atheniensis sermones duo. Le premier était un fragment de l’Apologie d’Aristide. D’après les Mékhitaristes, la version arménienne en remonte au cinquième siècle, âge d’or de la littérature arménienne. Ils ne fournissaient d’ailleurs aucune preuve à l’appui de leur dire, ni aucun éclaircissement sur le ms, qu’ils attribuaient au dixième siècle (Préface).
L’année suivante, parut, dans la Revue de Théologie et de Philosophie[4] une traduction française faite sur l’arménien, par M. Garabed Thoumaïan, jeune Arménien, alors étudiant à Lausanne. Quelques mois plus tard, la même Revue[5] insérait un travail lu par M. le professeur L. Massebieau, à la Société de Théologie de Paris. Notre savant maître y traitait de l’authenticité du fragment d’Aristide, et, grâce à sa grande connaissance de la littérature chrétienne du deuxième siècle, montrait que rien ne s’opposait à ce que ce fût bien là une partie de l’œuvre du philosophe athénien. En 1880, parut une traduction allemande[6], faite sur
l’arménien par M. Himpel, et suivie d’une étude sur le document. M. Renan se prononça résolument contre l’authenticité du texte retrouvé, dans le sixième volume des Origines du Christianisme[7], comme ne répondant pas aux témoignages d’Eusèbe et de Jérôme sur l’auteur et son œuvre. Une traduction anglaise, faite par M. F. G. Conybeare, d’Oxford, sur un autre ms.[8] du même fragment, se trouve dans les Texts and studies, I, 1, p. 30.
Le texte arménien, que nous désignerons par la suite, pour plus de commodité, par la lettre A, commence par un exposé de ce qui, pour l’auteur, constitue la vraie doctrine sur Dieu. Aristide passe ensuite au genre humain et examine quels sont les hommes qui ont professé cette vérité et ceux qui s’en sont écartés. À cet effet, il divise les hommes en Barbares, Grecs, Juifs et Chrétiens. À propos des Barbares et des Grecs, il expose une mythologie assez peu exacte. Les Juifs sont représentés comme descendant d’Abraham. Le nom d’Hébreux leur aurait été donné par leur législateur ; celui de Juifs, à leur arrivée dans la terre promise. Les Chrétiens descendent de Jésus-Christ, fils de Dieu, né d’une vierge hébraïque. Le qualificatif répondant au grec θεοτόκος, attribué à Marie, doit être considéré comme une interpolation, et ne saurait infirmer l’authenticité du fragment. Ce qualificatif est d’ailleurs particulier au texte A. Suit une énumération de quelques faits évangéliques, et le fragment se termine par une phrase qui n’a aucun rapport avec ce qui précède, et que la traduction française rend ainsi : La (nature) spirituelle appartient à la divinité, la (nature) ignée, aux anges, la (nature) aqueuse, aux démons, et cette terre, au genre humain.
Le texte syriaque (texte S).
Au printemps 1889, M. Rendel Harris découvrit dans la bibliothèque du couvent de Sainte-Catherine, au mont Sinaï, un ms.[9] contenant des extraits syriaques, parmi lesquels se trouvait l’Apologie d’Aristide, des pages 93 a à 104 b. Il en prit une copie et se mit à étudier le texte retrouvé. Deux ans après, il publiait le texte syriaque avec une traduction anglaise et ses études sur la date de l’Apologie et sur le crédo qu’il en extrait. Le texte S est beaucoup plus long que le fragment A. Sauf quelques variantes, il contient les mêmes parties que A, la même quadruple division, la phrase qui termine A. Vient ensuite une longue réfutation des conceptions des Barbares (III-VII), suivie d’un exposé de la mythologie grecque (VIII-XI). À son grand étonnement, le lecteur trouve ensuite une sortie violente contre les Égyptiens, qualifiés du plus ignorant des peuples, qui remplit les chapitres XII et XIII. Le chapitre XIV, très court, est consacré aux Juifs et la fin de l’Apologie (XV, XVI, XVII) traite des Chrétiens et donne le tableau de leur vie. Le texte S a été étudié, au double point de vue de la doctrine et de la morale, par Me H. B. Harris[10], dans un volume d’une centaine de pages, qui, à part une description intéressante du couvent de Sainte-Catherine, n’ajoute que peu de chose au travail de M. le professeur Rendel Harris.
Le texte grec (texte G).
Pendant l’impression de son travail, M. Rendel Harris avait communiqué à M. le professeur Armitage Robinson quelques épreuves du texte S. Ce savant était alors à Vienne, à la recherche d’un ms. de la passion de Perpétue et Félicité et, feuilletant par hasard la version latine de la légende des saints Barlaam et Joasaph[11], il fut frappé de la ressemblance de ce qu’il lisait avec le texte S qu’il avait entre les mains. Il se reporta au commencement du discours et trouva les paroles mômes par lesquelles débute l’Apologie. M. Robinson n’eut qu’à recourir au texte grec de la légende pour avoir l’original de l’Apologie. De retour à Cambridge, il étudia comparativement les deux textes, afin de se rendre compte de l’importance de sa découverte. Il publia, peu de temps après, le texte grec et le résultat de ses études. Les textes S et G ont ainsi paru en 1891, dans la collection des Texts and studies, volume premier, no 1. Le texte G, souvent plus concis, donne une division différente des hommes. Au lieu de quatre races, il y en a trois. La première, qui contient les adorateurs des faux dieux, se subdivise en Chaldéens, Grecs et Égyptiens. Puis viennent les Juifs et les Chrétiens. L’ordre des matières est un peu différent, et la phrase par laquelle se termine A manque totalement. L’impression générale que laisse le texte G est très bonne. Il présente un tout bien ordonné, sans les redondances des textes A et S. Les matières sont rangées dans un ordre plus satisfaisant et qui semble plus digne de ce qu’on dit du talent de l’auteur. Mais c’est là une impression purement littéraire et nous verrons jusqu’à quel point elle est exacte.
Quelle est la valeur respective des trois textes, et quels rapports y a-t-il entre eux ? Telle est la question qui se pose maintenant.
Pour M. Robinson[12], la version arménienne n’a pu être faite sur le texte S tel que nous le possédons, et, d’autre part, la version syriaque ne dépend pas du fragment A. Quant au texte grec, la question est plus difficile à résoudre. D’un côté, on constate dans le texte S des additions ; de l’autre, on peut se demander parfois si le texte G n’est pas abrégé. M. Robinson montre par des exemples[13] que les traductions syriaques, quoique généralement connues pour leur fidélité, sont en réalité des paraphrases, et en conclut que rien ne s’oppose à ce qu’il en soit de même pour la version syriaque de l’Apologie. La conclusion de l’étude comparative de M. Robinson est donc en faveur du texte grec, et il croit pouvoir repousser toute partie du texte S qui n’a pas de parallèle grec[14].
M. R. Seeberg, dans un article de 30 pages environ, paru dans la Neue Kirchliche Zeitschrift (loc. cit.), a longuement étudié les rapports des textes A, S et G et leurs différences. Il résume ainsi ses conclusions :
1o S et A, malgré des additions, ont conservé l’ordre original de l’Apologie.
2o Il n’y a pas lieu de parler d’un ancien remaniement de l’Apologie qui aurait servi de base à S et A.
3o G, ou l’auteur de la vie de Barlaam et Joasaph, a remanié l’Apologie et en a bouleversé l’ordre primitif.
4o Une reconstruction du texte original d’Aristide s’appuiera, pour la forme surtout, sur G, mais exigera, pour le fond, l’accord de S et A.
M. Seeberg a ainsi tenté une reconstruction de différentes parties du texte (pages 950-962). Cette tentative ne nous paraît pas tenir assez compte de la valeur du texte grec. Il ne faut pas oublier que nous avons là un texte dans la langue originale, et que si G a pu subir des modifications, même profondes, A et S ne sont que des traductions et ont pu tout aussi bien subir des altérations. Ceci nous amène à examiner la façon dont le texte G a été conservé. L’auteur de la légende de Barlaam et Joasaph a inséré dans son ouvrage un ancien texte sans en indiquer la provenance. Étudions donc l’ouvrage lui-même et le procédé de rédaction de l’auteur. Le texte grec figure dans le tome IV des Anecdota græca, de Boissonade. L’apologie ne commence qu’au haut de la page 239. Les principaux faits de la légende sont les suivants. Abenner, roi de l’Inde, longtemps sans enfants, devient finalement père de Joasaph. À la naissance de l’enfant, les astrologues prédisent, entre autres, qu’il se fera chrétien. Abenner, qui hait les chrétiens, veut empêcher la prédiction de se réaliser. Il enferme son fils, loin de toute influence chrétienne. Arrivé à l’âge d’homme, le prince, à qui on a caché soigneusement toute idée de tristesse, de mort, demande la liberté. Le roi lui accorde la permission de sortir, mais on fait disparaître du chemin par où il doit passer tout ce qui pourrait troubler la quiétude de Joasaph. Un jour, cependant, il rencontre des gens malheureux et perd sa joie. Un moine du nom de Barlaam, averti providentiellement, arrive déguisé en marchand, et est admis auprès du prince pour lui faire voir une perle de grande valeur. Il en profite pour lui exposer, dans un long discours, la foi et l’espérance des chrétiens. Le résultat en est la conversion et le baptême de Joasaph. Ce long discours, coupé par des observations et des questions du prince, est très curieux à étudier. On y trouve de très nombreux passages de l’Ancien et du Nouveau Testament. Ils forment parfois une sorte de mosaïque, comme dit M. H. Zotenberg[15]. Il est facile de s’assurer que ces passages ne sont pas transcrits de mémoire, mais reproduits littéralement d’après le texte grec[16]. Outre les passages de la Bible, il y a de fréquents emprunts aux Pères de l’Église. Mais l’auteur n’indique la provenance ni des passages bibliques, ni des passages des Pères. Grégoire de Nazianze et Basile sont souvent mis à contribution et introduits comme partie intégrante dans l’ouvrage, où ils sont reproduits fidèlement. Quelquefois, on trouve la mention : « Comme dit un sage », ou : « Comme dit un saint »[17]. Il n’en résulte pas moins que l’auteur a pour procédé de ne signaler ni le caractère, ni la provenance de ses emprunts. La méthode apologétique de ce long discours est la suivante. La vérité des doctrines chrétiennes est prouvée par les prophéties de l’Ancien Testament, par les témoignages de Jésus-Christ et des Apôtres et par les miracles (Boissonade, pages 61, 119). La doctrine ascétique occupe une place dominante. La vanité du monde et l’excellence de la vie ascétique sont affirmées avec force (Boiss., p. 121, 339). À côté de cela, l’auteur expose les doctrines de la dogmatique orthodoxe de l’Orient du sixième et du commencement du septième siècle, sur Dieu, la Trinité, l’incarnation, la chûte, la rédemption, le baptême et la résurrection. Le dogme de la Trinité, en particulier, est défini avec une grande précision dans deux confessions de foi, proposées au néophyte avant le baptême (Boiss., p. 83 et 161). L’auteur s’étend également longuement sur le baptême, indispensable avec la foi pour gagner le royaume des cieux (Boiss., p. 84). La résurrection des morts et la vie éternelle sont traitées à plusieurs reprises (Boiss., p. 64, 69). L’Ancien et le Nouveau Testament fournissent à l’auteur de nombreux traits pour dépeindre le second avènement du Christ et la résurrection des morts (Boiss., p. 69 et suiv., 75 et suiv., 229).
Tel est l’ouvrage dans lequel est encadrée l’Apologie d’Aristide. Elle est introduite de la façon suivante. Le roi Abenner est furieux de la conversion de son fils au christianisme et cherche un moyen de l’en détourner. Il fait organiser une discussion théologique, dans laquelle un personnage ressemblant au moine Barlaam parlera pour le Christianisme, mais si mal, que les rhéteurs triompheront facilement de lui. Le roi espère qu’à l’issue de la discussion, Joasaph reniera sa foi. Nachor, c’est le nom du pseudo-Barlaam, ouvrit la bouche pour parler, mais, ô miracle : « Καθάπερ ὁ τοῦ βαρλαὰμ ὂνος, ἅ οὐ προέθετο εἰπεῖν ταῦτα λελάληκε, καὶ φησὶ πρὸς τὸν σβαιλέα Ἐγὼ βασιλεῦ κ.τ.λ. » (Boiss., p. 239). Nachor se met à défendre le Christianisme, comme s’il avait été réellement Barlaam.
L’auteur de la légende, suivant le procédé que nous avons constaté plus haut, insère ici, sans en indiquer la provenance, l’Apologie du philosophe Aristide. L’Apologie n’est qu’une très petite partie de la légende, qui comprend presque tout le quatrième volume des Anecdota Grœca.
On ne peut s’empêcher d’être frappé de la différence énorme qu’il y a entre le Christianisme, tel que Barlaam l’avait exposé au jeune Joasaph, et tel que Nachor le montre dans son discours. Joasaph ne pouvait guère reconnaître la religion que lui avait enseignée le vieux moine Barlaam.
Quel abîme entre la savante et profonde métaphysique, de Barlaam et l’exposé si simple des mœurs des chrétiens, que donne Nachor ! On est loin de cet ascétisme, qu’un moine présentait au jeune néophyte comme la perfection de la vie chrétienne, et il s’agit, avant tout, de la valeur morale et de l’importance sociale du Christianisme. L’auteur ne semble pas avoir remarqué cette différence. Dans tous les cas, il n’a rien fait pour la faire disparaître, ou pour la rendre moins frappante. Et que penser de la longue réfutation de la religion des Chaldéens, des Grecs, des Égyptiens, qui, au septième siècle, ne pouvait guère disputer la victoire au Christianisme ? Pourquoi l’auteur de la légende n’a-t-il pas introduit une réfutation de la religion que professaient le roi Abenner et ses rhéteurs ?
Au lieu de cela, il a purement et simplement copié un document qui répondait tant bien que mal à ce dont il avait besoin. Il lui fallait un discours apologétique. Il a pris l’Apologie d’Aristide qu’il avait sous la main, et ne s’est même pas donné la peine de l’adapter au cadre dans lequel il la faisait entrer. À cette époque encore, on ignore ce que c’est que la propriété littéraire, et c’est sans aucun scrupule que le pieux moine du couvent de Saint-Saba a dû commettre ce plagiat.
Nous concluons donc qu’il y a lieu de tenir grand compte du texte grec et de lui assigner, comme fond et comme forme, une importance supérieure à celle d’A et S. Il ne faudrait pas en conclure que nous prétendons avoir là le texte même de l’Apologie, mais nous pensons qu’au point de vue de l’intégrité, le texte conservé dans la légende de Barlaam et de Joasaph offre le plus de garanties. La suite montrera que le texte grec est meilleur que les deux versions, et aux arguments externes viendront se joindre les preuves internes.
- ↑ La lettre de l’empereur Adrien à Minucius Fundanus a été conservée dans les mss. de Justin martyr. Elle est imprimée dans le Corpus Apologeterum Christianorum, i, 4, édition Otto, à la fin de la première Apologie de Justin (§ 68). Eusèbe a conservé également cette lettre dans son Histoire ecclésiastique (iv, 8 et 9 ; cf. Eusèbe, H. E., IV, 26 ; Tertullien, Apol., V). On a cherché à en démontrer l’inauthenticité (Keim et Aubé). On peut fort bien en admettre l’authenticité, si l’on considère que c’est une simple lettre et non un édit, et qu’elle a pour but de remédier à la délation, plaie terrible de cette époque. La comparaison avec des pièces apocryphes, telles que le pseudo-rescrit d’Antonin, plaide en faveur de l’authenticité. Mais il n’y a aucune raison pour établir un lien quelconque entre l’Apologie d’Aristide et la lettre de l’empereur Adrien.
- ↑ L’ordre des Mékhitaristes fut fondé au commencement du dix-huitième siècle par un Arménien converti au catholicisme, du nom de Mékhitar. Établis depuis 1717 dans l’île de Saint-Lazare, près Venise, ces moines se sont donné pour lâche l’étude de l’antique littérature arménienne. La version arménienne de la chronique d’Eusèbe leur est due. Elle fut publiée en 1818.
- ↑ Le second texte est une homélie sur le bon larron, d’un nommé Aristæus, que les Mékhitaristes attribuent à tort à Aristide.
- ↑ Revue de Théol. et de Philos., janvier 1879, p. 78-82.
- ↑ Revue de Théol. et de Philos., mai 1879, p. 217-233.
- ↑ Tüb. Theol. Quartalschrift, 1880, p. 109-127.
- ↑ Origines du Christianisme, VI, p. vi, note.
- ↑ M. Conybeare s’est servi du ms d’Edschmiazin. Ce ms. du onzième siècle est en assez mauvais état et parfois illisible. Le texte des Mékhitaristes a suppléé (Texts and Studies, p. 29).
- ↑ Pour plus de détails, voir la description du ms. qu’a donnée M. Rendel Harris, dans les Texte and Studies, des pages 3 à 6.
- ↑ Helen B. Harris, The newly recovered Apology of Aristides, its doctrine and ethics, Londres, 1891.
- ↑ La légende des saints Barlaam et Joasaph a eu, au moyen
âge, une très grande célébrité, en Orient comme en Occident. De
très nombreuses versions en ont été faites. Le texte original grec
est conservé dans une foule de mss. Ce livre est la transformation
de l’histoire du Bouddha Çakya-Mouni en un conte chrétien, servant
à l’édification. Le livre est écrit sous l’inspiration d’une histoire
de la vie de Bouddha, modifiée par l’auteur autant que cela
était nécessaire. Bouddha est dédoublé. Il est représenté par le
prince indien Joasaph et par le moine Barlaam, son éducateur dans
la piété. Le livre a probablement été composé au couvent de
Saint-Saba, près de Jérusalem, par un moine grec nommé Jean,
dans la première moitié du septième siècle.
Pour plus de détails, voyez Notice sur le livre de Barlaam et Joasaph, par H. Zotenberg, 1886.
- ↑ P. 74, ss.
- ↑ P. 72.
- ↑ P. 80.
- ↑ Op. cit., p. 9.
- ↑ Rom., XI, 36, sélon le T. R., est reproduit Boissonade, p. 84.
- ↑ Boiss., p. 129.