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L’Art d’être une bonne mère/00

La bibliothèque libre.
Librairie Beauchemin, Limitée (p. 2-10).


La censure théologique et littéraire de ce volume a été confiée au Révérend Monsieur l’abbé A. Curotte, et la partie médicale à MM. les docteurs W. Derome et J.-M. Longtin qui se sont rendus par le fait même de précieux collaborateurs à l’œuvre de Madame Pauline Fréchette.



Archevêché de Montréal

Montréal, 2 juillet 1922.

Madame,

Vous avez eu la bonté de me faire lire le travail que vous vous proposez de livrer à l’impression : « L’Art d’être une bonne Mère ». Je veux vous dire que je l’ai lu avec un vif intérêt. Je ne suis pas en mesure d’en apprécier la valeur technique ; je m’en remets à de bons juges à qui je l’ai soumis et qui l’ont trouvé excellent. J’en puis au moins louer l’exactitude de doctrine et l’inspiration chrétienne. Je suis sûr qu’il intéressera vos lectrices et qu’il leur fera du bien. Ce sont des qualités que l’on ne trouve pas toujours dans les livres qui traitent d’un pareil sujet.

Je prends la liberté de vous féliciter et de souhaiter à votre livre la plus large diffusion, surtout quand je sais que votre intention est de le vendre au profit d’une œuvre de charité qui nous est chère.

Croyez, Madame, à mes sentiments dévoués.

Georges, Ev. de Phil.,
Adm. Apost.
L’auteur et sa fille.


Laprairie, P.Q., 21-3-22.
Madame,

J’ai lu avec infiniment d’intérêt « L’Art d’être une bonne Mère ». Ce livre d’une belle facture, d’une lecture attachante, d’où les termes techniques ont été soigneusement exclus, se recommande tout spécialement aux jeunes mères, et à tous ceux qui ont à cœur de développer au Canada une race forte et vigoureuse.

Vous avez eu dans « L’Art d’être une bonne Mère » le très grand mérite de comprendre qu’il était nécessaire de vulgariser les connaissances aujourd’hui acquises en obstétrique et en puériculture, et de faire voir aux jeunes mères qu’elles peuvent retirer des avantages considérables des connaissances réunies dans ce petit traité. Vous avez eu le plus grand mérite encore de condenser en un petit livre clair, méthodique et précis les notions élémentaires qui leur sont indispensables pour fonder un foyer.

Vous ne cherchez qu’à rendre sensible pour tous des phénomènes que l’on peut constater et suivre dans leurs manifestations, à démontrer qu’ils n’ont rien que de régulier et de normal et qu’une direction qui entraverait les vues de la nature préparerait de fâcheuses conséquences.

Pour nous, votre petit traité est le meilleur guide pour les mères écrit par une mère de famille.

Dr J. M. Longtin[1].

À MA FILLE HÉLÈNE

À toi je dédie ce livre, puisque ta naissance m’en a inspiré la pensée. Je le dédie également, aux jeunes mères à qui sont confiées les forces physiques, intellectuelles et morales de demain.

Puisse cet humble recueil contribuer à diminuer la mortalité infantile et favoriser le développement de la natalité !

Ta maman.

  1. Dr J. M. Longtin, gouverneur et vice-président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.