L’héritière d’un millionnaire/01
AVIS AU LECTEUR.
L’ouvrage, dont nous commençons la publication aujourd’hui, est dû à la plume de notre ami et compatriote, M. Charles Marcil.
Ce travail se rattache intimement aux Annales Canadiennes.
La partie historique n’est, cependant, que l’accessoire d’une intrigue principale qui se poursuit d’une manière soutenue du commencement à la fin de l’ouvrage.
Le lecteur, vû l’époque relativement éloignée où les principaux faits relatés se sont accomplis, ne trouvera rien de nature à froisser ses opinions ou ses susceptibilités politiques dans les pages que nous allons livrer à la publicité. La morale y est aussi rigoureusement respectée, de sorte que ce livre pourra circuler sans danger dans les mains de n’importe quelle classe de lecteurs.
Indépendamment de l’intérêt qui se rattache à une intrigue dramatique, les patrons de notre entreprise ne pourront que féliciter M. Marcil sur l’élégance et l’exactitude de son style. Du reste, nous aimons à constater, sans aucune adulation, que la plume de l’auteur, comme plume littéraire et politique, est déjà favorablement connue dans les lettres canadiennes.
Maintenant, nous devons dire que nous ne sommes animés, dans la tentative que nous entreprenons aujourd’hui, que par deux motifs parfaitement désintéressés : répandre le goût d’une saine et utile littérature parmi les classes populaires, et encourager, dans la mesure de notre influence et de nos moyens, les hommes courageux qui, ne tenant pas compte de l’apathie générale en matière littéraire, sacrifient généreusement leurs efforts à l’accomplissement d’une tâche dont la perspective monétaire n’a rien de fort enviable.
Sous de semblables circonstances, nous nous pensons donc en droit de croire et d’espérer que nos compatriotes, tant du Canada que des États-Unis, se feront presqu’un devoir d’accueillir favorablement l’œuvre de M. Marcil.
Nous allons publier l’ouvrage par séries et en six livraisons de 48 pages chacune. Le prix de chacune de ces livraisons sera de 20 centins. Les personnes désireuses de s’abonner à cette publication voudront bien nous faire connaître leurs noms par lettre affranchie ou autrement, et nous faire tenir en même temps, soit le prix entier de l’abonnement, savoir : 1,20 $, soit 20 centins, prix de chaque livraison. Il sera aussi convenu que l’abonné qui recevra la première livraison continuera à recevoir les suivantes, vû que nous nous proposons de faire relier celles qui ne se seraient pas écoulées, et qu’il nous serait impossible de mettre cette idée à exécution, si nous n’avions pas une liste complète de chaque livraison non placée.
M. Marcil et nous, sommes les seules personnes auxquelles on devra s’adresser pour toute affaire concernant la publication en question. On pourra aussi s’adresser à nos agents autorisés et chez les libraires.