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La Comtesse de Lesbos/Chapitre 11

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(p. 143-163).

CHAPITRE XI.
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Cécile.


Le lendemain, la comtesse prodigua ses tendresses pendant toute la soirée sans trop payer de sa personne, mais comblant ses chères amies ; elle m’avait recommandé de me ménager, sans me donner aucune explication. Quand le trio eut pris congé, elle me mit tout de suite au courant. « J’ai déniché, me dit la comtesse, une perle précieuse, un oiseau rare, dont je veux vous offrir les prémices. Je désire que nous lui consacrions la nuit. La mignonne, toute jeune, seize ans d’hier, novice et fort jolie, est bien la plus appétissante des pucelles. J’ai conquis son cœur ; et son ardent amour pour sa maîtresse m’est un garant de son obéissance à tous mes désirs. Attendez-moi ici, je vais chercher ce ravissant trésor. » Les soubrettes avaient regagné leur appartement. Mercédès sortit un instant, et revint presque aussitôt, suivie du plus joli tendron qu’on pût rêver. Blonde, comme les blés mûrs, avec deux grands yeux bleus, une petite bouche aux lèvres purpurines, qui laissaient voir une rangée étincelante de petites quenottes de l’émail le plus fin ; elle souriait tendrement à sa maîtresse, d’un sourire plein d’amour reconnaissant ; quand elle s’aperçut de ma présence, elle rougit et s’arrêta interdite. « Embrassez-vous, dit la comtesse, la connaissance sera plus tôt faite. » Je ne me fis pas répéter l’aimable invitation ; je prends la tête de la mignonne, et je plante un long baiser sur la cerise de sa bouche. Elle rougit encore davantage ; je remarquais alors deux petites oreilles cramoisies, deux toutes petites oreilles fines, rondes, aux lobes minuscules, derrières lesquelles voltigeaient quelques folles mèches bouclées. J’y portais mes lèvres, la prenant toute dans ma bouche ; je sentais la mignonne trembler dans mes bras ; la gorge agitée se soulevait, bombant le corsage qu’elle garnissait de deux jeunes mamelons, agréablement développés. « Cécile, ma mignonne, dit la comtesse, tu vas rester avec nous. Notre ami Hercule t’initiera aux doux mystères de l’amour viril. Jusqu’ici, j’ai gardé égoïstement pour moi seule, ce charmant trésor que j’avais déniché dès les premiers jours de mon arrivée à Paris ; elle me paraissait un peu jeune pour l’emploi que je lui destinais auprès de moi ; mais, depuis un mois qu’elle est irrévocablement liée à mon destin, j’ai eu le temps d’apprécier toutes ses qualités ; aujourd’hui, que je suis sûre de son cœur comme du mien, je veux la partager avec mon cher Hercule, dont je ne suis pas jalouse, puisque je ne puis pas prendre sa place auprès de la tendre pucelle ; je veux qu’elle goûte à tous les plaisirs que prend sa maîtresse ; mais vous serez discret auprès de mes visiteuses, de qui je serais atrocement jalouse, car je réserve, pour mon usage personnel, la petite langue de la mignonne, qui a déjà un certain talent. À nous trois, nous ferons le bonheur de cet amour de visage ; mes soubrettes, qui sont prévenues, pourront au besoin nous aider dans nos jeux, car ce sont d’autres moi-mêmes. Allons, mignonne, embrasse ton ami Hercule. » Cécile, sans se le faire répéter, me saute au cou avec empressement, dont la servilité me remplit d’admiration pour cette incomparable maîtresse, qui, avec un caractère d’une douceur ineffable, tient dans l’esclavage tout ce qui l’entoure.

La comtesse veut servir de femme de chambre à la mignonne, qui se tient debout, souriante, se laissant faire volontiers. C’est d’abord le corsage qu’on déboutonne, qu’on écarte, découvrant deux petits seins ronds et menus, qui émergent de leur nid de dentelles, douillettement couchés sur le rebord du corset, semblables à deux pommes de neige dure, au milieu desquelles brille un petit bouton de rose ; j’y pose mes lèvres, je glisse ma main dans le creux qui les sépare, je les sens palpiter sous ma lèvre, comme deux blanches tourterelles, effrayées, battant des ailes. « Eh ! ne les mangez pas, » me dit la comtesse, en reprenant son rôle de soubrette. Je dévore des yeux chaque charme qu’on découvre. Le corsage retiré, ce sont deux bras blancs, potelés, ronds et fermes, ce sont des épaules du plus blanc satin. La jupe descend, puis le dernier jupon, laissant la mignonne avec sa chemise, son corset, son petit pantalon, ses bas de soie rose et ses petits souliers pointus. Elle enjambe les jupes qui sont enroulées autour des pieds ; je devine à la saillie, qu’on voit au bas de ses reins, que la croupe répond aux rondeurs des autres appas de la grassouillette blondine, et je regarde, avec un œil d’envie, les beaux reliefs qui bombent la fine toile, qui les enferme. C’est le tour du corset ; la comtesse le délace, le retire, les seins reposent toujours sur le bord de la chemise. Je ne puis y tenir, je me précipite vers cette merveille de petite gorge, je dénoue la chemise, les seins qui n’ont plus de point d’appui ne descendent pas d’une ligne ; ils restent avec leurs pointes roses dressées sur deux petits globes dodus et fermes, que je couvre de baisers. Pendant ce temps, la comtesse, dont je ne gêne plus les mouvements, continue à déshabiller la mignonne, que je retiens dans mes bras quand elle lève la jambe, perdant presque l’équilibre pour se faire déchausser. Enfin le dernier voile tombe, nous laissant admirer le chef-d’œuvre de pucelle, rose et blanche, la figure empourprée d’une honte pudique, cachant avec ses deux mains, qui ne sont pas assez grandes pour la couvrir en entier, la belle toison noire, aux poils frisés et courts, qui monte très haut sur un ventre poli comme de l’ivoire ; au-dessus, se balancent les deux frères ennemis, ronds et fermes, berçant les deux petits boutons de roses, au milieu des lis immaculés. Je ne puis m’empêcher de manifester mon admiration, tout en regardant la comtesse, pour voir sur ses traits si mon enthousiasme ne lui était pas désagréable ; elle semblait, au contraire, fière de son triomphe. « Eh, bien, que vous en semble, monsieur le gourmand, dit-elle ? Que dîtes-vous de cette petite merveille toute neuve qui, à part quelques tendresses intimes de sa maîtresse, est vierge depuis ses petits ongles roses, ajouta-t-elle, en embrassant les petits pieds, jusqu’à ses blonds cheveux. » J’avais presque un scrupule à détailler les charmes virginaux de la blonde pucelle, qui tremblait comme une feuille, sans oser lever les yeux.

La comtesse entraîne Cécile vers le lit, où je les suis, les yeux fixés sur la croupe de la jeune fille, qui, sous un balancement voluptueux se balance d’une façon adorable. Mercédès couche la mignonne sur le bord du lit, la renversant sur le dos, les pieds sur le bord, les cuisses écartées, exhibant, au-dessous de la toison, la petite fente, que les petites lèvres roses barrent hermétiquement. Agenouillé auprès de la comtesse, les yeux fixés sur le trésor, j’admire les abords du temple de Cypris. La comtesse, prenant délicatement les petites lèvres du bout des doigts, les écarte doucement, pratiquant une toute petite ouverture, puis, tirant dans le haut, elle découvre et met au jour le petit nez rose du clitoris, et, pendant qu’elle tient les bords écartés, elle m’engage à souhaiter la bienvenue au petit roi de ce palais, ce que je fais avec empressement, savourant le délicieux parfum, qui émane toujours d’un conin vierge ; mais déjà Mercédès, reprenant sa place, commence sur l’autel une bien douce prière. Chassé du temple, je me relève, et je viens prodiguer à la tendre pucelle les plus douces caresses. C’est d’abord la gorge de neige que je parcours de mes lèvres, prenant le petit bouton entre mes dents, pour le fouetter de coups de langue ; puis, me glissant aux lèvres de la mignonne, je les prends dans les miennes, léchant les petites quenottes, puis, prenant la petite langue, je l’aspire délicieusement, tandis que j’enferme dans mes mains les deux seins palpitants, qui sautent et s’agitent, en même temps que tout le corps se tord voluptueusement sous l’action du plaisir, que son sang véhicule dans toutes ses veines.

Maître Jacques, dur comme du bois, se balance fièrement à la seule pensée que ce corps adorable va lui offrir un asile, il frétille d’aise. Mercédès me cède sa place entre les jambes de la tendre pucelle, qui est restée dans la même position. Les bords de l’étroit conin, lubrifiés par la douce rosée qui coule du clitoris ému, est sans doute plus abordable ; la comtesse tire sur les bords, élargissant la fente que j’aborde du bout du gland. Au seul contact de mon priape, la jeune vierge se remet à trembler de tout son corps ; je pousse néanmoins la machine, mais le bout du gland étranglé reste à l’entrée, je n’ose pas brusquer le mouvement, car la résistance est telle, que je sens que j’abîmerais la gentille petite église si j’essayais d’y pénétrer de force. Malgré mon grand désir d’entrer dans le gîte, et bien que la comtesse persévéra à m’aider, je reste sur le bord, un moment inactif, ni reculant, ni m’avançant. « Il est trop gros, dit enfin la comtesse, et la mignonne est trop étroite ; quand il sera moins dur, peut-être, entrera-t-il mieux. Je vais prendre ta place, mignonne, tu regarderas comment on opère. » Je quitte à regret ces bords enchantés ; la jeune fille se laisse glisser du lit, se pend au cou de la comtesse et la mange de baisers. Mercédès prend sa place sur le bord du lit, et se met en posture. Cécile agenouillée, les yeux fixés sur la gentille ouverture, qui bâille sans le secours des doigts, ne perd pas un détail de l’affaire. Debout, devant l’autel, je présente la verge à l’orifice, j’y conduis le gland, et lentement, le maintenant dans la main, je fais glisser le membre jusqu’au bout ; puis, toujours lentement, je fouille le repaire, sortant à demi, et rentrant tout à fait. « Cécile, à moi, » s’écrie la comtesse. Cécile se relève et se jette au cou de sa maîtresse pour lui prodiguer les plus suaves baisers. Je hâte mes mouvements, car je sens que l’extase approche, et nous pâmons tous les deux.

Quand je reviens du cabinet de toilette, la comtesse montre à la mignonne maître Jacques en détresse, qui pend tout penaud, et que celle-ci regarde en rougissant, n’osant y fixer ses yeux. « Prends-le dans la main, mignonne, dit la comtesse ; n’aie pas peur, il ne te mangera pas. » La chère belle, obéissant à sa maîtresse, allonge le bras, prend le membre dans la main, mais, dès qu’elle l’a entre ses doigts, voilà le sire qui s’allonge, grossit, se raidit, reprend enfin sa belle dimension. « Essayons de nouveau, » dit la comtesse. Elle installe derechef la gentille pucelle sur le bord du lit, s’agenouille, et lubrifie les bords de la grotte. Bientôt la fente s’entr’ouvre toute seule sous les ardents baisers, mais à peine peut-elle y glisser une phalange de son petit doigt, qu’elle a cependant tout petit. Elle continue à combler la petite chapelle de douces prières, et quand je vois qu’elle poursuit jusqu’au bout, je me colle aux lèvres, y buvant les soupirs d’amour que lui arrache la volupté, qui la remue délicieusement. Je reviens devant le tabernacle ; la comtesse se relève, les lèvres couvertes d’écume, se retirant de l’embouchure, qui me paraît un peu plus ouverte. Je reprends place entre les cuisses de la tendre vierge. Mercédès écarte les petites lèvres, tirant sur les bords ; je présente le gland à la toute petite ouverture, qui en reçoit la moitié ; puis, grâce aux doigts complaisants qui l’aident, le gland pénètre tout entier ; Cécile étouffe un cri, mais j’ai beau pousser, je ne puis entrer d’une ligne ; je ne puis pourtant pas manœuvrer ainsi, si je recule, je vais sortir, et, cependant, j’éprouve une délicieuse sensation, ainsi logé à l’entrée de l’asile. Le gland, étroitement serré, est immobile, il garnit tout le petit espace qu’il occupe, et dans le haut, le clitoris qu’il presse s’agite, se trémousse, heureux sans doute du doux contact qu’il a avec le gland ; soudain, il se couvre de rosée, mouillant le bout de mon membre ; l’ouverture se rétrécit, étreignant mon gland, que je pousse un peu plus loin, pendant qu’il décharge dans la fournaise.

Étroitement et chaudement logé, le gaillard, qui garde son amplitude, ne perd pas un pouce du terrain conquis. Je recommence aussitôt la manœuvre, jouant des reins, tandis que chez la tendre victime échappent des gémissements ; mais si je ne profite pas de mes avantages, quand serai-je mieux en situation de triompher ? Je persiste donc dans mon entreprise. Mercédès, pour étouffer les plaintes de la mignonne, tient sa bouche close sous ses lèvres. J’en profite pour donner une secousse, qui me fait pénétrer d’un demi-pouce, mais la résistance élastique de l’hymen, que je ne puis rompre, m’arrête, et, je sens tressaillir le corps de la patiente sous le mien, quand j’insiste pour pénétrer. Je fais encore de vains efforts sans gagner une ligne, mais je sens bientôt tout le corps de la pucelle doucement agité, et quand je l’inonde de ma liqueur brûlante, les bords contractés du vagin serrent mon membre, et la chaude rosée que répand le clitoris ravi, me prouve la part que la mignonne prend à nos tendres ébats.

La comtesse conduit le tendron dans le cabinet de toilette pour réparer le désordre, causé par ce commencement de prise de possession ; quand elles reviennent, elles me font prendre place entre elles dans le lit. La comtesse ne néglige rien pour faire reprendre sa vigueur à maître Jacques ; Cécile, de son côté, cherche à l’imiter, et sa douce petite menotte contribue à le régaillardir promptement. Il est bientôt aussi dur que du bois, gros et long, disposé à enfoncer les plus solides obstacles. La comtesse s’installe au milieu du lit, se couche sur le dos, et fait étendre Cécile sur son corps dans la même pose qu’elle-même, de façon à ce que les fesses de la mignonne reposent sur son bas-ventre, les reins sur sa gorge, la nuque sur sa figure. C’est dans cette situation qu’elle veut que je vienne terminer le sacrifice ; elle veut sentir expirer sur son sein le pucelage de l’adorable vierge. Je me glisse entre leurs cuisses écartées, et je m’approche de l’autel, sur lequel je dois accomplir le sacrifice. J’aperçois, sous les fesses de Cécile, qui s’y reposent, la grotte entre-bâillée de la comtesse, disposée à l’amour ; au-dessus, au deuxième étage, la fente un peu rouge du petit conin vierge. J’en humecte les bords, j’humecte aussi le gland, et la comtesse, allongeant les bras, vient m’aider du bout des doigts ; le gland glisse après quelques efforts, et quand j’occupe la position déjà conquise dans le dernier assaut, je recommence à pousser ; la pucelle gémit, je m’allonge sur son corps, écrasant ses seins, et prenant ses lèvres dans les miennes pour étouffer ses soupirs, je continue à pousser, donnant des coups de reins, d’abord doucement, puis plus vigoureusement, pendant que le corps de la mignonne se trémousse sous le mien ; enfin, je donne trois assauts rapides, la pointe pénètre d’un pouce, crevant l’hymen, qui craque en se déchirant ; la pucelle bondit, saute, sa croupe retombe avec force sur le ventre qui la soutient ; je redouble de coups de reins, le membre pénètre aux trois quarts, et, malgré les sauts de carpe de la victime, je loge enfin ma verge toute entière dans l’étroit réduit ; je suis au cœur de la place. La mignonne se tord, gigote, se tortille sur le corps, qui la reçoit avec fracas, secouant tout le lit, pendant que je la besogne sans un arrêt. Bientôt la pucelle s’apaise, elle ne se défend plus ; d’ailleurs, il est trop tard, l’ennemi est dans la place, et quand je la pénètre de mes faveurs, ses dents s’entre-choquent, heureuses, et tout son corps palpite, secoué d’un tremblement général, qui se communique à l’ardente succube, qui prend une large part à la divine extase qui nous ravit.

Usant de son droit de conquête, maître Jacques, qui garde dans sa gaine brûlante la dureté du bois, recommence à l’instant une aimable carrière ; la mignonne décrochête ses quenottes ; j’en profite pour prendre la petite langue, que j’aspire comme pour l’arracher ; la comtesse, que les coups de cul, retombant sur son mont de Vénus, entretiennent en haleine, s’aide du bout du doigt, si bien, que, cette fois encore, elle fait avec nous un voyage à Cythère.

Après les ablutions nécessaires, nous regagnons le lit, où je m’installe entre mes deux amoureuses. Mercédès allonge le cou, Cécile en fait autant de son côté, et elles se pigeonnent par-dessus ma figure ; je les enlace et les mange de baisers, allant de l’une à l’autre, mordillant la petite oreille de l’une, m’acharnant à sucer la joue de l’autre, prenant mon plaisir où je le trouve. Pris entre deux corps brûlants, enveloppé d’appas charmants, dont les effluves magnétiques pénètrent ma chair, je suis vite en état de reprendre la lutte. Dès que la comtesse s’en aperçoit, elle veut aussitôt en profiter, et, pour en bien profiter, pour ne rien perdre, elle installe Cécile sur le dos, en lui disant que c’est son tour de supporter le fardeau ; seulement, le tableau change d’aspect. La comtesse s’étend sur la mignonne, le chat sur sa figure, le cul en amont, s’allonge vers le pied du lit, se met la tête entre les cuisses de Cécile, et chacune, ayant la langue dans le conin de l’autre, je dois venir attaquer la croupe de la comtesse, ce que je fais toujours très volontiers, surtout, quand les dessous sont ainsi occupés. La comtesse est férue de la blondinette qui va la gamahucher, et je devine l’ardeur qu’elle va mettre dans l’action. Je viens donc occuper la place qu’il faut encore forcer, tant l’entrée, toujours étroite, offre de résistance, bien que, toujours complaisante, elle m’aide de ses doigts. Enfin je m’y loge, et je commence dans le réduit un va-et-vient lent, mesuré, cadencé, poussant le corps en avant quand mon ventre vient s’appliquer contre les fesses, le ramenant quand je me retire, obligeant la belle à me suivre dans mes mouvements. Parfois je reste collé contre la mappemonde, goûtant un plaisir indicible à sentir la chaleur de ces opulents hémisphères qui émergent des deux côtés de mes flancs ; et c’est dans cette position que je sens que les mignonnes goûtent bientôt de suaves transports, sans que je perde rien de mon sang ni de ma vigueur, n’étant pas arrivé au but avec elles. Quand l’extase est finie, et que je me dispose à recommencer, la comtesse veut manœuvrer d’une autre façon. Elle se relève doucement, avec mille précautions, pour que je ne perde pas ma situation dans le derrière ; nous descendons du lit, et nous nous transportons, elle, me conduisant, moi, emboîtant le pas, toujours collé à ses fesses, devant une glace en pied. Là, empoignant la blondinette, elle la fait basculer, les jambes en l’air, plonge sa tête entre les cuisses, la retient dans ses bras, entourant sa croupe, tandis que la mignonne, ainsi renversée, la tête en bas, a sa bouche sur la fente, et nous continuons le charmant exercice. Je vois dans la glace le beau corps renversé, la mappemonde, délicieusement potelée, s’épanouit, la raie large ouverte ; la comtesse y promène ses doigts quêteurs, tout en fêtant le chat qu’elle a sous les lèvres, tandis que la gamahuchée lui rend la pareille. Mais je suis au bout de la chandelle, et je sens fondre ma moelle, aspirée par le réduit rétréci, en même temps que mes deux amoureuses palpitent, secouées par les plus doux transports.

Après quelques instants de repos, la comtesse veut faire goûter à la mignonne de nouveaux plaisirs. Elle me fait d’abord inspecter les lieux où je dois ouvrir. Cécile, se prêtant à tout ce qu’on lui demande, s’installe sur le bord du lit, penchée en avant, la mappemonde bien tendue. La comtesse, écartant les blancs hémisphères, me dit : « C’est là que vous allez porter vos soins, pendant que je donnerai les miens à l’autre byou. » J’éprouvai un certain scrupule à porter le trouble dans ce beau monument, à abîmer cette jolie petite tache noire, dont un tout petit point noir indiquait le centre ; mes yeux exprimaient mon admiration, sur le compte de laquelle se méprit la comtesse, car elle ajouta : « Embrassez-le bien vite, monsieur le gourmand, c’est d’ailleurs tout ce que vous lui ferez. Vous pensiez peut-être que vous alliez labourer ce champ avec votre vilaine charrue ; vous vous trompiez, monsieur ; ce régal sera pour vos lèvres ; et si vous désirez tant y pénétrer, ce sera avec votre langue, tenez, comme je fais là. »

Joignant l’action à la parole, la comtesse, écartant les fesses, avance sa petite langue qui se fait pointue, et qui pénètre d’un grand pouce dans le petit réduit, qu’elle fouille un moment ; puis, me cédant sa place : « Voyons, dit-elle, comment vous vous en tirerez. » Je m’en tirai fort bien, ma foi ; après avoir mangé le contour de baisers, je lardai le petit point noir de coups de langue, qui faisaient tressaillir tous les environs. « Bien, dit la comtesse, et maintenant, à l’œuvre ! »

On conduit la blondinette sous le trapèze, et nous commençons la double opération. Imitant la comtesse, qui baisait les petits pieds de la mignonne, j’embrasse les talons, remontant vers le derrière, le long des jambes et des cuisses, pendant que ma charmante partenaire grimpa par devant vers le verger de Cypris. Après un temps d’arrêt, que j’employai de mon côté à larder le petit mignon, nous montons, moi, le long de l’échelle, elle, par les seins, et nous redescendons chacun jusqu’au coin qui nous est dévolu. Il ne fallut pas longtemps à la mignonne pour éprouver les plus douces sensations ; j’avais à peine la langue dans le petit point noir, que la gamahuchée, lâchant le trapèze, fléchissait sur ses jambes, caressait des deux mains la tête de Mercédès et jouissait follement, tressaillant de tout son corps, sous les deux langues agiles qui la fouillaient divinement.

« À vous le devant, à moi le derrière, mais avec ça, puisque vous êtes en état ; » me dit la comtesse, en donnant une chiquenaude à mon priape, qui se quillait. Je prends place devant l’autel, et j’essaie d’entrer dans le tabernacle, mais tous mes efforts sont superflus ; le réduit est trop resserré, pour que je puisse y pénétrer ainsi. Nous conduisons la mignonne sur le bord du lit, la renversant en arrière ; et là, aidé par la comtesse qui écarte les bords, j’entre dans le sanctuaire, non sans quelque peine, et sans souffrance pour la patiente, qui se mord les lèvres pour ne pas crier. Quand je suis logé jusqu’au fond, je redresse la fillette, et, la soutenant dans mes bras, je l’emporte au milieu de la chambre. Là, reposant ses pieds sur le tapis, elle s’arc-boute à moi, je l’entoure de mes bras, pressant sa gorge, prenant ses lèvres, et je commence la manœuvre. La comtesse, agenouillée derrière la mignonne, parcourt la raie du haut en bas et de bas en haut d’une langue agile, lardant la mignonne, par le bas de la raie quand le doux moment approche ; tandis que je joue des reins vigoureusement, lançant bientôt dans le récipient, que je fouille, les preuves brûlantes de mon amour, que la mignonne pâmée reçoit en se tordant.

Nous nous couchons enfin, moi toujours au milieu, et nous nous endormons, tendrement entrelacés.