La Folie à deux ou folie communiquée/III

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La Folie à deux ou folie communiquée
Études cliniques sur les maladies mentales et nerveusesJ. B. Baillière et fils (p. 581).
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III


Dans des conditions assez différentes et peut-être plus communes qu’on ne le croirait, c’est un vieillard qui imprime la direction au délire qu’un adulte, relativement jeune et faible d’intelligence, finit par adopter.

Les délires séniles, quand il n’arrivent pas à la démence absolue, gardent un aspect raisonnable, ou commandent, par l’âge du délirant, une sorte de respect. Intermittents avec des intervalles de lucidité, excusés par des lacunes de mémoire, ils imposent tout au moins l’indulgence.

Nous ne suivrons pas la folie communiquée sur ce terrain, où les problèmes que soulève la sénilité multiplient les difficultés de la recherche. Aux deux âges extrêmes de la vie, chez l’enfant et chez le vieillard, les troubles de l’intelligence empruntent une partie de leurs caractères à l’évolution ou à l’involution, et ne se dégagent pas, stables, immobilisés, tout prêts pour l’étude, comme chez l’adulte.