La Grosse Bite à Dudule

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La Grosse Bite à Dudule est une chanson paillarde.

Couplets

Les couplets sont une parodiede rengaine Mélodrame (théâtre)|mélodramatique. Ils ne contiennent rien, ou presque rien, d’égrillard. Texte et musique ont le charme suranné du parler populaire « Années folles en France|d'avant-guerre », les accents aigres-doux de la complainteFaubourg|faubourienne.

Premier couplet

Le premier couplet met en scène un bonheur ouvrier tout simple.

Ils étaient deux amants / Ils étaient amoureux
Ils s’aimaient tendrement / Ils s'aimaient tous les deux
Ils étaient contents / Ils étaient heureux
Et du soir au matin
Ils allaient au turbin
Le cœur plein d’entrain
À l’atelier les copin’ disaient / À l'atelier, ses copines lui disaient
Pourquoi qu’tu l’aim’ tant ton Dudule
Il est pas beau c’est une crapule / Il est pas beau, il est mal fait
Mais elle gentiment répondait
V’z’en fait’ pas les amies
Moi c’que j’aime en lui

Variante

Ils étaient deux amants
Qui s’aimaient tendrement
Ils étaient heureux
[…]
À l’atelier ses copin’ lui disaient
Pourquoi qu’tu l’aim’ ton Dudule
Il est pas beau il est mal fait
Mais elle tendrement répondait
Z’en fait’ pas les amies
Moi c’que j’aime en lui

Autre variante

Ils étaient amoureux
Ils s’aimaient tous les deux
Ils étaient heureux
Chaque soir, chaque matin
[...]
Il est pas beau, il est mal fait
Mais elle, gentiment, répondait :
Z’en fait’ pas tagadagada
Les amies tiguidiguidi

Deuxième couplet

Si tout est rose dans le premier couplet, les choses virent vite au noir dans le deuxième.

D’abord ça tourna rond
Après c’était moins bon
Il lui mit des gnons

Et les conseils avisés des copines (Pourquoi qu’tu l’tues pas ton Dudule ?) restent sans effet.

Troisième couplet

Fort heureusement, alors que l’héroïne se trouve au plus profond de la Dépression (psychiatrie)|déprime, tout finit par s’arranger.

J’étais seule un beau soir
J’avais perdu l'espoir
Je broyais du noir
Mais voilà que l’on sonne

Structure de couplet

Chaque couplet comporte douze vers Hétérométrie|hétérométriques : deux demi-alexandrins, un pentasyllabe|vers de cinq syllabes, deux demi-alexandrins, un vers de cinq syllabes, un (rarissime[1]) ennéasyllabe, trois octosyllabes, un demi-alexandrin, un vers de cinq syllabes.

Il a recours à cinq rimes — sans souci d’alterner masculines et féminines —, selon le schéma AAA BBB CDDC EE.

Couplet long, il se chante sur un air de musette, dont le Rythme (solfège)|rythme ralentit vers la fin, pour exacerber le plaisir de l’attente…

Refrain

La chanson est bâtie sur un contraste entre des couplets à peine allusifs et l’irruption d'un refrain aux paroles crues, qui surprend d’autant que c’est une jeune femme naïve et touchante qui est censée s’y exprimer.

C’est la grosse bite à Dudule,
J’la prends, j’la suce, elle m’encule,
Ah ! les amis, vous dire que c'est bon
Quand il m’la carr’dans l’oignon.
C’est pas un’ bite ordinaire
Quand il m’la fout dans l'derrière,
Je m’sens soudain, toute remplie
Du cul jusqu’au nombril.
Ah Dudu-ule !

  1. Pierre Desfeuilles, « Petit traité de versification française », Dictionnaire de rimes, Garnier, 1961, P.xiv.