La Marseillaise, chant patriotique et national (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)
Apparence
LA MARSEILLAISE. Chant patriotique et national.596

Imp. Lith. Pellerin et Cie à Épinal,
Propriété des Éditeurs. (Déposé.)
LA MARSEILLAISE.
Chant patriotique et national.
Allons, enfants de la patrie,
Le jour de gloire est arrivé :
Contre nous de la tyrannie
L’étendard sanglant est levé. (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats !
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils et vos compagnes.
Le jour de gloire est arrivé :
Contre nous de la tyrannie
L’étendard sanglant est levé. (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats !
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils et vos compagnes.
Aux armes ! citoyens, former vos bataillons ;
Marchons, Marchons,
Qu’un sang impur abreuve nos sillons
Marchons, Marchons,
Qu’un sang impur abreuve nos sillons
Que veut cette horde d’esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès long-temps préparés. (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage !
Quels transports il doit exciter !
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclavage !
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès long-temps préparés. (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage !
Quels transports il doit exciter !
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclavage !
Aux armes ! citoyens, etc.
Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient,
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient,
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !
Aux armes ! citoyens, etc.
Tremblez ! tyrans, et vous perfides,
L’opprobre de tous les partis ;
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix : (bis)
Tout est soldat pour vous combattre :
S’ils tombent, nos jeunes héros,
Le terre en produit de nouveaux
Contre vous tous prêts à se battre.
L’opprobre de tous les partis ;
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix : (bis)
Tout est soldat pour vous combattre :
S’ils tombent, nos jeunes héros,
Le terre en produit de nouveaux
Contre vous tous prêts à se battre.
Aux armes ! citoyens, etc.
Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups ;
Épargnez ces tristes victimes
À regret s’armant contre nous ; (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais les complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui sans pitié
Déchirent le sein de leurs mères.
Portez ou retenez vos coups ;
Épargnez ces tristes victimes
À regret s’armant contre nous ; (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais les complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui sans pitié
Déchirent le sein de leurs mères.
Aux armes ! citoyens, etc.
Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs :
Liberté, liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs : (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents ;
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire.
Conduis, soutiens nos bras vengeurs :
Liberté, liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs : (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents ;
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire.
Aux armes ! citoyens,
COUPLET DES ENFANTS.
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus ;
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus ; (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre.
Quand nos aînés n’y seront plus ;
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus ; (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre.
Aux armes ! citoyens, formez vos bataillons ;
Marchons, Marchons,
Qu’un sang impur abreuve nos sillons
Marchons, Marchons,
Qu’un sang impur abreuve nos sillons