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La Preuve égoïste/10

La bibliothèque libre.
(E. Figuière) (I. Dire du mieux. III. La Preuve égoïstep. 46-48).
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et quand nuitamment lève en eux, d’hérédité
Brutale (cri d’être et d’ire, qui les meurtrisse !)
un désir d’avoir et de détruire aux nuits du
bas coït :
bas coïtmutuelle et qui parte de l’aine…
bas coïtmutuelle et lente a végété
entre eux-mêmes, dans les nuits de leur nu d’éparre
une haine de n’être — ardant dans l’éperdu
Frisson de désastre éventré et qui haïsse ! —
que sexes seuls, apertement érigeant et
ouvrant une rupture ensanglantée…



ouvrant une rupture ensanglantée…Haine
de leurs Baisers d’antan qu’ils ne savent, et dont
vient à l’Homme surtout, étreignant val et mont
de Celle au ventre en deuil de vertu vivipare —
quelle envie irritée, et qui met près d’aimer
Tuer !…
Tuer !…Haine en amour qui sourd, lorsque l’estime
virginale ne mêle en doux espoir ultime

comme rameaux, les mains que ne peut alarmer
nul vent de l’horizon de la mémoire : ô Haine
Jaillie illuminant de sang la nuit de l’aine.





La Ville au loin monte des vœux immolateurs…


Par les vitres en haut la Ville, aux Yeux – à perte !
monte haut des quadratures de pierre, et des
coupoles lourd et ainsi qu’enserrant le rêve
arrêté vers le Mieux elliptique, de leurs
Fatalités : et est plus haute, dans les voies
coulant une lumière impavide, la Tour !



Autant qu’elle, la Ville ! montera, qui porte
ces haines de longtemps — la Haine, ah ! alentour —
Tandis qu’aux arêtes et vitres de la Ville
massant et quadratures lourdes de pierre, et
coupoles enserrant les Têtes, le vêpre est
Flammal et huant silentement — Haine, ah ! glaive
alentour,
alentour,de Feux gladiolant vainqueurs et
Justes ! itérativement aux Territoires

appelant les peines et pleurs, et vaste issant
Flammale et huant nûment, en ondulatoires
cris au loin d’aurore meurtrie et meurtrissant !…


Monte — pierre et lumière, haut ! la Ville — à perte !
mais mouvant des nuits, où meuvent Instigateurs…




Comme lors il serait doux ! lors, quand elle lève
Jusqu’aux étoiles l’hostilité que par glaive
de Feux
de Feul’on veut réduire :
de Feux l’on veut réduirô rendre lourd (couleurs
qui vont lent s’éteignant) le dormir des douleurs
de la Tête qui meut en éparres ouverte :
à l’épaule non de Celle-là, la déserte —
à l’épaule d’Amie, ô rendre lourd : et plus
calme demain reprendre amour aux
calme demain reprendre amour auxbien valus
Bonheurs que donnent en plus de vouloir, les plus
belles mains pour les Yeux qui pleurent l’heure amère
Filiales et nuptiales et de mère…