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La mythologie latine

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Texte établi par Musée Guimet, Ernest Leroux,  (2, p. 352-362).


BULLETIN CRITIQUE

DE LA

MYTHOLOGIE LATINE


Le voisinage et la préséance du Bulletin de la mythologie grecque[1] simplifient considérablement la tâche du rapporteur chargé de dresser le bilan des études concernant les religions italiques. L’Italie et la Grèce ont, en ce qui concerne leur civilisation, non pas une histoire commune, mais une histoire qui a commencé par la communauté de race et fini par la communauté d’idées. Par conséquent, les travaux d’ensemble faits sur la mythologie grecque, les théories générales qui lui sont applicables, touchent et profitent à la mythologie latine qui se réduit pour nous, la plupart du temps, à la mythologie romaine.

Cependant, il ne faudrait pas abuser des affinités intrinsèques que l’on constate entre la Grèce et l’Italie pour confondre, c’est-à-dire embrouiller l’une par l’autre, l’histoire des religions élaborées dans l’une et l’autre péninsule. La fréquentation des auteurs classiques de l’âge gréco-romain nous a donné sous ce rapport des habitudes d’esprit déplorables, contre lesquelles les mythographes contemporains s’efforcent de réagir. Un homme instruit, mais formé par l’exégèse banale dont se contente d’ordinaire l’enseignement classique, ne connaît que les dieux grecs et ne les connaît que sous des noms latins, autrement dit, des noms d’emprunt ; de sorte qu’il risque d’ignorer également le véritable caractère des deux systèmes religieux ainsi enchevêtrés et travestis. Ce qu’il voit dans Neptune, par exemple, c’est le Poséidon grec, avec son trident et ses coursiers écumants. Mercure est pour lui l’industrieux et éloquent Hermès, et il ne voit pas pourquoi Minerve ne serait pas la patronne d’Athènes.

Il y a longtemps que la confusion a commencé, car ce sont les anciens eux-mêmes qui nous l’ont léguée, et, jusqu’à ce que la critique moderne eût aussi appliqué ses procédés à l’histoire des religions, elle a été continuée, encouragée au besoin, avec une parfaite candeur, par les savants les plus versés dans la matière. Que l’on parcoure du regard la série des questions de mythologie mises au concours par l’Académie des Inscriptions entre 1767 et 1780, on verra qu’il s’agit toujours d’étudier Saturne, Jupiter, Junon, Apollon, Diane, Minerve, Vénus, Cérès, Proserpine, Pluton « chez les différents peuples de la Grèce et de l’Italie ». La formule est invariable, et elle ne signifie pas, on le voit de reste, qu’il faut restituer aux différents peuples leur religion propre, mais bien que les concurrents doivent colliger dans toutes les traditions de quoi composer, par voie de synthèse, le type mis à l’étude.

Cette absence de distinction entre les croyances et les cultes des deux moitiés du monde classique est la raison pour laquelle nous négligerons, dans cette revue rétrospective, toutes les dissertations mythographiques qui dorment dans les in-folios de Grævius[2] et les Mémoires de l’ancienne Académie des Inscriptions[3]. Nous ferons table rase de tout ce qui a précédé la rénovation des études historiques, accomplie, en ce qui concerne l’antiquité gréco-romaine, sous l’influence de Niebuhr.

L’impulsion donnée à l’esprit critique par Niebuhr ne pouvait manquer de se manifester dans le domaine des recherches mythologiques. C’est l’apparition du livre de Hartung qui a acheminé l’étude de la religion romaine et, en général, des religions italiques, dans une vie nouvelle[4].

L’ouvrage de Hartung n’est plus indispensable aujourd’hui qu’on a rectifié et dépassé les résultats de ses recherches ; mais il fallait pour l’écrire plus que de l’érudition. Hartung sépare nettement la religion romaine de la religion grecque. Il a conscience d’innover en cette matière, et il ne laisse pas ignorer qu’il renonce à invoquer le fatras des vieilles dissertations pour ne tenir compte que des « sources » antiques. À plus de quarante ans de date, on peut encore citer, pour établir le point de vue où se place la science actuelle, une page de son vigoureux manifeste, « L’auteur, dit-il, pour des raisons qui se trouvent développées dans le corps de l’ouvrage, s’est interdit toute comparaison et s’est borné à retracer la foi d’un seul peuple. Il a choisi pour objet de ses études la religion qui lui a paru à la fois la plus importante et la plus délaissée : la plus importante, parce que les institutions et les coutumes romaines ont, dans la transition progressive du paganisme au christianisme, exercé sur la constitution de l’Église d’Occident une influence considérable ; la plus délaissée parce que, habitué comme on l’était — et bien à tort — à rechercher le fonds des religions antiques dans leurs légendes, et ne trouvant point à celle-ci de mythologie richement épanouie et mûrie, on ne lui reconnaissait aucune autonomie. Cette limitation du sujet a eu ses avantages et a donné des résultats qu’on n’eût pu atteindre par une autre manière de procéder. C’est de cette façon seulement qu’il a été possible de séparer l’élément indigène de l’apport étranger, ce qui est authentique de ce qui ne l’est pas ; c’est ainsi qu’on a pu suivre à la trace l’origine, la multiplication, le changement et la dégénérescence des cultes, en un mot, esquisser une histoire de la religion. Il y a un résultat entre autres qui ressort de ces recherches et qui paraît être de la plus haute importance ; c’est que la religion romaine, durant l’âge classique, s’est complètement transformée sous l’influence des divinités étrangères, particulièrement des dieux grecs et de leurs biographies légendaires, et s’est trouvée à la fin comme étrangère à elle-même. Il y a eu un vieux temple qui a disparu sous une construction postérieure : puis, les deux édifices se sont écroulés et nous sommes obligés maintenant de chercher les débris du premier sous les ruines du second. » On ne saurait mieux dire, et il n’est que juste de reconnaître que le livre tient les promesses de la préface. Ce premier plan d’ensemble, une fois dressé, permettait de mieux diriger les investigations ultérieures. Il restait à approfondir le détail et aussi à éliminer de la science, au moins jusqu’à nouvel ordre, un goût trop envahissant pour les considérations théologiques et philosophiques[5], goût que Hartung doit un peu à l’hégélianisme et beaucoup aux Symboliques de Creuzer et de Baur. L’étude des religions a pour stimulant nécessaire un grain de philosophie ; mais il ne faut pas devancer l’heure des conclusions. Enfin, sur le terrain de l’histoire proprement dite, Hartung n’est pas encore assez affranchi des idées de Niebuhr sur les prétendues légendes héroïques de l’ancienne Rome.

Moins pressés d’aboutir, d’autres érudits s’attachaient à réunir les éléments d’une systématisation définitive, critiquant les textes, classant les matériaux fournis par les inscriptions et les monuments figurés, s’essayant parfois à des reconstructions partielles. Comme les Antiquités de Varron sont la source commune où ont puisé tous les écrivains postérieurs, Krahner, puis Merkel, s’occupaient d’en discuter la valeur et d’en ordonner les fragments[6], et Ambrosch s’efforçait de reconstituer, avec les débris des anciens rituels, le premier fonds authentique de la religion romaine[7]. Ambrosch est de ceux qui ont le plus fait pour l’ordre d’études dont il est ici question. Dans le recueil de monographies qu’il intitule modestement Études et Indications[8], il cherche à tracer la topographie religieuse de l’ancienne Rome et à préciser, d’après le lieu où ils se sont attachés, l’origine, l’âge et la nationalité des divers cultes. Il a été amené ainsi à grouper autour du foyer de Vesta les dieux de la Rome primitive et à reconnaître dans le Capitole le centre de la religion d’État, religion mixte comme la population de la cité agrandie. Il a de plus formulé, d’une façon très nette, le plan à suivre pour raccorder les recherches de détail, mettant d’un côté la religion proprement dite, de l’autre, les sacerdoces et le droit sacré, et faisant, dans la religion, la part du Latium et la part des influences étrangères, c’est-à-dire, de l’Étrurie et de la Grèce.

L’invasion des idées grecques et particulièrement de la légende d’Énée en Italie est le sujet complexe et ondoyant du livre de Klausen, Énée et les Pénates[9]. En réclamant pour les religions de l’Italie une certaine autonomie originelle, la nouvelle école n’entendait pas nier, tant s’en faut, l’influx postérieur des idées du dehors. Klausen a voulu montrer, par un exemple, de quelle façon la brèche s’est ouverte. Mais il s’est jeté dans son sujet avec une telle furie d’érudition, une telle pléthore de souvenirs, avec un esprit si prompt à saisir et à créer des analogies, qu’en dépit des divisions et subdivisions, il est absolument impossible au lecteur le plus exercé de débrouiller ce fouillis de 1,252 pages. Klausen aurait mérité l’épithète homérique de νεφερεγελέτα : on le consulte de temps à autre, mais on ne le lit guère.

Après Hartung et Ambrosch, l’étude de la religion romaine se partage, comme de raison, en deux ordres de recherches, portant sur les croyances et les institutions religieuses.

La mythologie romaine est à peu près fixée et ne comporte plus que des additions ou des rectifications de détail provenant soit des textes épigraphiques et des monuments, soit de l’analyse philologique des noms divins[10]. Cependant la connaissance que nous en avons est indéfiniment perfectible en ce qui concerne ses origines et son évolution. La mythologie comparée, bien qu’elle trouve plus de points d’appui en Grèce, a, de ce côté, des services à rendre. On ne lit pas sans profit un ouvrage de premier ordre comme celui de Preuner[11], des dissertations comme celles de H. Usener[12], qui se sert d’usages populaires encore existants chez divers peuples modernes pour deviner le caractère primordial des fêtes et des dieux de l’Italie. Il y a aussi à déterminer, si faire se peut, avec plus de précision que ne l’a pu faire Ambrosch, soit les éléments des diverses religions italiques considérées en elles-mêmes, soit leur apport à la religion romaine[13]. Mais il faudrait pour cela que la civilisation de l’Italie, en dehors de Rome et avant les Romains, nous fût mieux connue, et, à moins de révélations imprévues, il ne semble pas qu’il y ait à espérer aujourd’hui de résultats bien satisfaisants sur ce terrain. La religion étrusque est toujours, en dépit de bien des efforts, un catalogue de noms divins entourés de conjectures, et l’on a eu bien peu de chose à ajouter au livre de O. Müller[14] pour le tenir au courant.

De même, les traités de mythologie romaine comme ceux de H. Schwenck, de E. Gerhard et de L. Preller diffèrent plus par la méthode que par le fond[15]. Le manuel de L. Preller, mieux étudié que le travail un peu superficiel de Schwenck, plus accessible que le résumé écrit avec une concision prétentieuse par Gerhard, a chance de rester longtemps encore en possession du premier rang qu’on a renoncé à lui disputer.

Mais, si la mythologie proprement dite est un champ qui a été rapidement moissonné, parce qu’il est relativement stérile, il n’en est pas de même des institutions religieuses, qui dépassent de beaucoup en importance historique le relevé des croyances. C’est qu’en effet toute la religion pratique est là : on passe de la région des idées dans celle des faits. Cette partie des antiquités romaines comporte elle-même deux subdivisions : le culte et le sacerdoce, les rites et ceux qui ont mission de les appliquer. Comme il s’agit ici de réalités attachées au sol romain, la confusion d’idées qui a empêché si longtemps de séparer la théologie romaine de la théologie grecque a moins dévoyé les recherches, et il y a encore quelque chose à tirer des élucubrations, généralement prolixes et désordonnées, des érudits d’autrefois. Le Thesaurus de Grævius en contient un certain nombre, et on trouvera citées dans les ouvrages plus récents celles qui ont quelque valeur. Les inscriptions ont fourni aussi des textes plus abondants on possède des fragments de 19 calendriers[16], 96 protocoles des réunions de la confrérie des Arvales[17], et les Tables Eugubines[18] ont permis de comparer quelques pages du rituel des augures ombriens avec les pratiques romaines.

C’est encore à Ambrosch qu’il faut attribuer le mérite d’avoir mesuré l’étendue de la tâche et indiqué la méthode à suivre. Le culte est, de toutes les institutions religieuses, celle qui touche le plus près aux croyances. À Rome surtout, on ne connaît le dogme que par le culte. Celui-ci est donc un sujet d’étude resté comme indivis entre les mythographes et les historiens. Ceux-ci se sont occupés de préférence de l’organisation du sacerdoce. L. Mercklin a exposé avec une netteté remarquable des vues d’ensemble sur les corporations sacerdotales. Il a commencé par étudier chez elles, à la façon d’un physiologiste, la fonction principale, la fonction de nutrition, et il a écrit un livre utile sur la cooptation chez les Romains[19]. Puis, il s’est efforcé de tracer à l’étude des divers sacerdoces un plan qui guidât les recherches de détail. Ces recherches ont produit une quantité d’écrits de toute sorte dont il est inutile de dresser ici la liste. Chaque sacerdoce a son histoire ; il a aussi sa compétence spéciale, fragment du « droit sacré[20] », qui peut être, comme chez les Pontifes, le droit sacré tout entier envisagé au point de vue de la responsabilité de l’État. Le « droit pontifical », depuis Gouthières jusqu’à Lübbert[21] a été l’objet de nombreux travaux qui m’ont aidé, il y a dix ans, à rendre moins défectueux mon essai sur les Pontifes de l’ancienne Rome[22]. Depuis, M. Th. Mommsen a défini, avec sa sûreté de main habituelle, la compétence administrative du Souverain-Pontife considéré comme magistrat[23]. C’est le point précis où l’autorité religieuse et l’autorité civile se touchent et se soudent l’une à l’autre. Le droit augural a été également traité en passant par M. Mommsen[24]. Les autres fonctions sacerdotales n’ont pas, à beaucoup près, le même intérêt juridique[25].

En ce qui concerne les institutions religieuses, culte et sacerdoce, tous les résultats acquis ont été résumés par M. J. Marquardt[26] dont le livre est et restera longtemps encore le répertoire le plus complet de renseignements sur la matière.

M. Marquardt a fait précéder son exposé d’une histoire abrégée de la religion romaine, c’est-à-dire, de ses origines et de son altération progressive par l’effet des religions étrangères. Cette histoire ne peut guère se détacher des études spéciales dont il a été question jusqu’ici ; mais elle a été cependant quelquefois traitée comme un sujet à part. Krahner a esquissé la décadence de la religion d’État jusqu’au règne d’Auguste[27]. Au delà, le sujet se complique : les provinces copient les rites romains qui se surchargent d’une religion nouvelle, le culte des Césars. Il fallait, pour nous donner un tableau fidèle de l’état des esprits à cette époque, le talent souple et l’érudition variée de M. Gaston Boissier[28]. On connaît la manière et le talent de l’auteur. Il est de ceux qui savent enseigner sans prendre d’allures pédantesques, et tout ce qu’il touche est traité d’une manière définitive.

Si l’on veut esquisser à grands traits, pour n’avoir plus à revenir sur les généralités, l’état actuel des études qui concernent la religion romaine, on peut résumer ainsi les idées courantes.

La religion romaine n’a qu’une mythologie tout à fait rudimentaire. Ses dieux sont des forces de la nature, conçues comme des volontés ; forces cachées, insaisissables, qui ne se connaissent que par leurs effets et ne s’individualisent qu’au point de vue d’un acte déterminé.

L’individualité flottante de ces dieux, exprimée d’ordinaire par une épithète ajoutée au nom commun « dieu », « père », « mère, » ne se précise pas assez pour entrer dans une forme humaine. Par conséquent, point d’aventures divines, d’amours et de lignées héroïques. L’épopée, qui vit de tout cela, a été absente du Latium primitif. On a abandonné complètement sur ce point les idées de Niebuhr. Latins et Romains, préoccupés des besoins de la vie, ne tenaient à connaître des dieux que leur nom, afin de pouvoir les invoquer, et leur compétence spéciale, afin de les invoquer à bon escient. Une liste de noms, comprenant les dii certi, c’est-à-dire, les divinités chargées de fonctions déterminées, et une liste parallèle de formules d’invocation ayant un pouvoir magique, constituaient les Indigitamenta, qu’on peut regarder comme le Livre de la religion nationale.

Cette religion se réduit donc, en définitive au culte, et le culte fait corps avec la société dont il sanctifie tout l’organisme. Il y a le culte de la famille, celui de la gens, celui de l’État. Le culte de l’État se compose ou bien de dévotions pratiquées par tous les citoyens (sacra popularia), ou bien de solennités célébrées au nom de l’État par des prêtres officiels (sacra pro populo). Ce deuxième aspect du culte est le côté le plus original de la religion romaine : il a donné lieu à la création d’une série de sacerdoces et à la confection d’un droit sacré dont l’étude n’est pas près d’être épuisée.

En ce qui concerne l’histoire de la religion et du culte, on s’accorde à placer à la fin de la période royale, au temps des Tarquins, l’invasion de la liturgie étrusque et de l’anthropomorphisme grec. Sous cette double influence, la théologie officielle se précise ; il se constitue un groupe de dii selecti, qui ont seuls des statues et des temples : les autres restent à l’état de dii certi dans les vieux rituels, ou n’ont plus ni office, ni utilité ; ce sont des personnalités vagues (dii incerti) que l’on oublie peu à peu. Après les guerres puniques, ce n’est plus l’anthropomorphisme, mais la négation philosophique que les Grecs enseignent aux Romains. Le culte fonctionne toujours, d’un mouvement machinal ; mais la foi s’en va, et les lettrés défigurent à leur aise une religion dont les rites n’ont plus de sens. L’empire est témoin d’un réveil du sentiment religieux, mais les religions étrangères sont seules à en profiter. Chacun s’exerce à son gré aux dévotions qui lui plaisent, et le culte des Césars, desservi par les Augustales, est désormais le seul symbole religieux d’une cité devenue aussi grande que le monde.

A. BOUCHÉ-LECLERCQ.

  1. ↑ Voyez la Revue, Tome II, p. 52.
  2. ↑ Grævii Thesaurus antiquitatum romanarum. 12 vol. fol. Traj. ad Rhen. 1694-1699, continué par le Novus Thesaurus de Sallengre (Hag. Com. 1716-1719. 3 vol. fol.) et les Supplementa utriusque Thesauri de Poleni (Venet. 1730-1740. 5 vol. fol.). La mythographie proprement dite y est faiblement représentée.
  3. ↑ On trouvera l’indication des travaux auxquels il est fait allusion dans la Table générale et méthodique des Mémoires contenus dans les recueils de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et de l’Académie des Sciences morales et politiques, par E. de Rozière et E. Chatel, Paris. Durand, 1856 (p. 80-82).
  4. ↑ J. A. Hartung, Die Religion der Rœmer nach den Quellen dargestellt. Erlangen, 1836, 2 vol. in-8.
  5. ↑ On ne mentionne ici que pour mémoire l’ouvrage posthume de Benjamin Constant, Du polythéisme romain, considéré dans ses rapports avec la philosophie grecque et la religion chrétienne. Paris, 1833, 2 vol. in-8. Le but de l’ouvrage est tout philosophique : il s’agit de comparer le polythéisme ancien et le théisme moderne. Le polythéisme romain est choisi comme terme de comparaison, sur la foi de Denys d’Halicarnasse, parce qu’il est plus moral que la mythologie grecque : mais c’est bien l’esprit et l’histoire du polythéisme en général que visent les considérations de l’auteur.
  6. ↑ L. H. Krahner, Comment. de Varronis antiquitatum libris XLI. Halle, 1834. R. Merkel, De obscuris Ovidii Fastorum p. i-ccxciv (Prolégomènes de l’édition des Fastes). Berolin. 1841. Cf. L. Lacroix, Recherches sur la religion des Romains d’après les Fastes d’Ovide. Paris, 1846.
  7. ↑ J. A. Ambrosch, Obss. de sacris Romanorum libris, Vratisl. 1840. Ueber die Religionsbücher der Rœmer. Breslau, 1843.
  8. ↑ Studien und Andeutungen im Gebict des altrœmischen Bodens und Cultus, I Heft. Breslau, 1839. Quæstiones pontificales, ibid. 1847-1851).
  9. ↑ R. H. Klausen. Æneas und die Penaten : Die italischen Volksreligionem unter dem Einfluss der griechischen. Hamburg und Gotha. 1839. 2 vol. in-8.
  10. ↑ Voy. par exemple, H. Jordan, De Genii et Eponæ picturis Pompeianis (Annal. di Corr. Archeol. 1872, p. 19-55). De sacris quibusdam in hemerologio fratrum Arvalium commemoratis (Ephem. Epigraph. IV, p. 227-248. 1873). F. Robiou, Nom et caractère du Mars des anciens Latins (Mém. Soc. ling. II, p. 205-212). Ad. Michaelis, L’infanzia di Marte sopra cista Prenestina (Annal. Corr. Archeol. 1873, p. 231-239). C. L. Visconti, Due monumenti del culto della Fortuna sul Quirinale (Bull. municip. 1873, p. 201-211). E. Labalut, Flore et son culte religieux d’après les textes et les monuments. Paris, 1873.
  11. ↑ A. Preuner. Hestia-Vesta ; ein Cyclus religionsgeschichtlieher Forschungen. Tübingen, 1864.
  12. ↑ H. Usener, Italische Mythen (Rhein. Mus. XXX [1874], p. 182-220).
  13. ↑ Cf. Hertzberg, De diis romanorum patriis. 1840. Walz, De religione Romanorum antiquissima. 1845. Schœmann, Diss. di diis manibus, laribus et geniis. 1840. Zinzow, De pelasgicis Romanorum sacris, Berlin. 1851.
  14. ↑ K. O. Müller. Die Etrusker, Breslau. 1828. 2 vol. in-8. Nouvelle édition revue par W. Deecke. Stuttgart 1877-1878.
  15. ↑ K. Schwenck, Mythologie der Griechen, Rœhmer, etc., Frankf. a. M. 1833. E. Gerhard, Rœhm. Mythol., (Appendice de la Griechisch. Mythologie. Berlin, 1854-1855, 2 vol. in-8) ; L. Preller, Rœmische Mythologie. Berlin. 1858 (2e édit. revue par R. Kœhler. 1865). Il a paru de l’ouvrage de Preller une traduction française par L. Dietz (Paris, Didier 1865). Je dis traduction, parce que je suppose que M. Dietz a fait grâce au texte. Quant aux notes, il les a supprimées. Le titre même lui a paru trop austère : il l’a remplacé par un titre de Revue : Les dieux de l’ancienne Rome. On ne traite pas un bon livre avec ce sans-façon et le public français avec des attentions aussi méprisantes.
  16. ↑ On les trouve aujourd’hui rassemblés dans le premier volume du Corpus Inscr. Latinarum.
  17. ↑ Ces Acta, gravés sur le marbre, proviennent tous de fouilles exécutées sur l’emplacement du lucus Deae Diae. Les premiers, découverts (au nombre de 67) entre 1570 et 1795, ont été publiés par Gaetano Marini, Gli Atti e monumenti de’ fratelli Arvali. Roma. 1795 : les autres, trouvés de 1867 à 1869, par G. Henzen, Acta fratrum Arvalium quæ supersunt. Berlin, 1874. Corp. Inscr. Latin. VI, n. 2023-2119.
  18. ↑ Sur les Tables Eugubines, voy. le premier volume de cette Revue, p. 201.
  19. ↑ L. Mercklin, Die Cooptation der Ramer : eine sacralrechtliche Abhandlung. Mitau und Leipzig. 1848. Ueber die Anordnung und Eintheilung des ræmischen Priesterthums. Petersb.-Leipzig. (Mél. Acad. Pétersb.). Cf. A. Gemoll, De cooptatione sacerdotum Romanorum. Berlin. 1870. H. Oldenberg, De inauguratione sacerdotum Romanorum (Comm. in honor. Th. Mommsen). Berlin. 1877, p. 159-162).
  20. ↑ Le droit sacré se trouvait formulé, pour la période postérieure à 509, dans les Commentarii pontificum ; pour la période royale, dans ce qu’on appelait les Leges regiæ, codifiées en Jus Papirianum. Sur les leges regiæ, voy. le travail bien connu de Dirksen (Leipzig ; 1823). Cf. Scheibner, De legibus Roman. regiis. Erfurt. 1824. E. von Lasaulx, Ueber die Bücher des Koenigs Numa (Abh. d. Bair. Akad. Histor.-Philol. Cl. V, p. 83-430). München 1819.
  21. ↑ Jac. Gutherius, De veteri Jure pontificio Urbis Romæ libri IV 1612. (Græv. Thes. V, p. 1-224). E. Lübbert, Commentationes pontificales, Berlin, 1859.
  22. ↑ Paris, Franck-Vieweg. 1861, viii-439 p. 8o.
  23. ↑ Th. Mommsen, Rœmisches Straatsrecht, II, I, p. 17-70 [Die magistratische Refugniss des Oberpontifex], Leipzig, 1877. Cf. C. Schvede, De Pontificum collegii Pontificisque Maximi in republica potestate, Lips. 1874.
  24. ↑ Th. Mommsen, op. cit. I, p. 77-114 [Das Auspicium]. Leipzig, 1875. Collections de textes auguraux ou ayant trait aux augures par Galetschky, Fragmenta auguralia. Ratibor. 1875. Brause, Librorum de disciplina augurali ante Augusti mortem scriptorum reliquiæ. Pars. I. Lips. 1875. P. Regell, De augurum publicorum libris. Pars I. Vratisl. 1878.
  25. ↑ Voy. par exemple, J. Marquardt, De Romanorum ædituis (Comm. in honor. Mommseni. Berlin. 1877. p. 159-162). Dessau, De Sodalibus et flaminibus Augustalibus (Ephem. Epipr. III, p. 205-229). G. B. de Rossi, I collegii funeratrici famigliari et privati (Ibid. 705-711). P. Clairin, De Haruspicibus romanis. Paris, 1880.
  26. ↑ Ce volume (Gottendienstliche Alterthümer) formait le tome IV de l’ancien Handbuch der Römischen Alterthümer, de Becker-Marquardt ; il constitue le tome VI du nouveau manuel Marquardt-Mommsen.
  27. ↑ L. Krahner, Grundlinien zitr Geschichts des Verfalls der rœmischen Staatsreligion bis auf die Zeit des Augustus. Halle, 1837.
  28. ↑ G. Boissier, La religion romaine d’Auguste aux Antonins. Paris, 1874, 2 vol. in-8. Les ouvrages de Tzschirner, Beugnot, É. Chastel, qui traitent de la destruction du paganisme gréco-romain, appartiennent plutôt à l’histoire du christianisme naissant.