Le Coran (Traduction de Savary)/87

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Traduction de Claude-Étienne Savary.
LE CORAN,

traduit de l’arabe, accompagné de notes, précédé d’un abrégé de la vie de Mahomet, tiré des écrivains orientaux les plus estimés.

Seconde partie.
Réédition de 1821 (première édition en 1782).

Publié à Paris et Amsterdam par G. Dufour, Libraire.
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CHAPITRE LXXXVII.
Le Très-Haut [1].
donné à La Mecque, composé de 19 versets.

Au nom de Dieu clément et miséricordieux.


Loue le nom du Seigneur, du Dieu Très-Haut.

2Il a créé et perfectionné ses ouvrages.

3La sagesse éternelle préside à ses décrets.

4Il fait verdir l’herbe de vos prairies ;

5Il la réduit en foin desséché.

6Nous te ferons lire, et tu n’oublieras rien,

7Que ce qui plaira à Dieu ; il connaît ce qui est public et caché.

8Nous te rendrons nos voies faciles.

9Instruis les peuples ; tes instructions seront salutaires.

10Celui qui craint le Seigneur y sera docile.

11Malheur à celui qui n’y soumettra pas son cœur !

12Précipité dans le grand brasier,

13Il n’y trouvera ni la vie ni la mort.

14Celui qui est purifié a atteint le bonheur.

15Il a conservé le souvenir de Dieu, et a prié.

16Mais vous, ô infidèles ! vous préférez la vie du monde.

17La vie future sera plus délicieuse et plus durable.

18Cette vérité est consacrée dans les livres des anciens ;

19Dans les livres d’Abraham et de Moïse.


  1. Le fidèle qui lira le chapitre du Très-Haut recevra dix dons célestes pour chacune des lettres que renferment les livres envoyés du ciel à Abraham, Moyse et Mahomet : C’est le sentiment des docteurs mahométans.