Le Fils du diable/Tome I/Prologue/4. Gunther le sorcier

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Legrand et Crouzet (Tome I, Tome IIp. 38-47).
CHAPITRE IV.
GUNTHER LE SORCIER.


Gunther de Bluthaupt était un vieillard malingre et cassé, dont les traits pâles exprimaient une grande faiblesse d’esprit jointe à un puéril entêtement. Son visage n’était pas néanmoins Sans fierté ; il gardait quelque chose des grandes manières que lui avait enseignées l’éducation de sa jeunesse. Mais c’était un contraste étrange : tandis que sa tête chenue se redressait avec hauteur, son regard exprimait une sorte de respect craintif.

Il était le maître et le seigneur. Son siège dominait comme un trône les sièges de ses compagnons, et pourtant un observateur eût deviné bien vite chez cet homme un esclavage mystérieux. Il y avait dans le regard timide qu’il promenait sur ses hôtes une déférence qui ressemblait à de la soumission.

Au-dessus de sa tête, sur la tablette de la cheminée, était posé un gobelet d’or, marqué aux armes de Bluthaupt. — À ses pieds, dans un coin du foyer, un petit fourneau supportait un vase où bouillait doucement un liquide noirâtre.

Toutes les demi-heures environ, l’homme sec et long versait dans le gobelet trois ou quatre cuillerées du contenu du vase, et le présentait au vieux comte avec un grave salut.

Gunther de Bluthaupt buvait. Un fugitif incarnat montait à sa joue, qui, l’instant d’après, redevenait plus blême.

Auprès de lui s’asseyait un gros garçon tout obèsè, tout rond, dont les petits yeux débonnaires semblaient clos par un demi-sommeil. Une forêt de cheveux jaunâtres couvrait son front large et bombé. Ses joues vermeilles retombaient sur le collet rabattu de sa chemise, et tout le reste de sa personne affectait la forme d’une boule que l’on eût revêtue d’un habit noir.

Ses deux mains grasses, blanches et courtes, s’appuyaient sur son ventre rebondi, et mariaient le luxe de leurs bagues aux magnificences d’un gros faisceau de breloques descendant jusque sur la cuisse.

Cet homme gros était meinherr Fabricius Van-Praët, physicien hollandais, favori du vieux comte, et commensal ordinaire du château.

Après lui venait le personnage long, maigre et grave, qui était le docteur José Mira, Portugais de naissance, et plus savant que tous les praticiens réunis de la Confédération germanique.

Cet habile médecin ne quittait guère le schloss. Gunther de Bluthaupt se croyait mort dès qu’il perdait de vue la grande figure décharnée et la tête pointue de son docteur.

Van-Praët était un homme de quarante ans. Mira n’avait pas encore atteint sa trentième année. Ceux qui le connaissaient dès longtemps disaient que, depuis son extrême jeunesse, il avait cet air moisi du pédant prédestiné à l’état de perruque.

Ceux qui le connaissaient mieux encore, et le nombre n’en était pas grand, prétendaient que c’était là un masque attaché péniblement, et que le docteur portugais attendait la quarantaine et sa fortune faite pour devenir un jeune homme.

Le quatrième personnage était placé en face du vieux comte, et occupait l’autre coin du foyer. — C’était une de ces figures allemandes, plates, froides, étroites, insignifiantes, immobiles. Il n’y avait sur son visage engourdi ni bonté, ni malice, ni esprit, ni sottise : il n’y avait rien du tout.

Zachœus Nesmer, pourtant, l’intendant de Bluthaupt, savait admirablement faire ses affaires, sinon celles de son maître, comme nous pourrons le voir.

Il n’avait pas plus d’âge que de physionomie. On pouvait lui donner trente ans et lui donner cinquante ans. La vérité devait se trouver probablement entre ces deux limites.

Le comte Gunther avait en Zachœus la confiance la plus absolue. Zachœus était pour ses terres et pour ses châteaux ce que Mira était pour le salut de son corps, ce que le gros Van-Praët était pour ses rêves d’avenir.

Car le comte Gunther avait eu deux rêves dans sa vie, deux rêves caressés durant de longues années, nourris avec un amour entêté, choyés avec une passion infatigable.

Le premier de ces rêves était un espoir légitime, et qu’on trouve au fond du cœur de tout homme. La vieillesse seule de Gunther avait pu donner à ce désir une apparence chimérique. — Gunther voulait avoir un héritier de son nom.

Il était le dernier Bluthaupt, car les trois bâtards du comte Ulrich, qu’il n’avait jamais voulu voir, et qu’il haïssait de tout son cœur, n’avaient point le droit de porter l’écusson de leur père.

Mais autant ce premier rêve était concevable et possible à réaliser, autant le second était fou et misérable.

Pour expliquer cette passion insensée, il faut rappeler que Gunther de Bluthaupt n’avait jamais été mêlé aux choses de ce monde. Sa vie s’était passée, solitaire, en son vieux château, loin des bruits extérieurs, loin des idées du siècle. Autour de lui, les révolutions avaient grondé sans qu’il les entendît ; son oreille était sourde aux clameurs du dehors. Le monde était pour lui en dedans du cercle étroit qu’il s’était tracé. Au delà, il n’y avait rien.

Depuis trente ans, Gunther de Bluthaupt n’avait pas dépassé la limite de son parc ; il ne savait plus ce que c’était qu’une ville.

Son schloss restait ouvert sans doute à l’hospitalité allemande ; mais les voyageurs qui venaient lui demander abri n’étaient point admis à la table du maître.

Les hôtes oublient vite le chemin d’une demeure dont la porte ne s’est ouverte pour eux qu’à demi. L’herbe croissait sur la route de Bluthaupt.

Gunther, vivant seul, alors que l’âge n’avait point glacé en lui l’ardeur virile et le besoin d’action, cherchait où occuper sa force oisive. — Enfermé dans sa chambre, il réfléchissait, et Dieu sait les fantômes qui peuvent visiter, aux heures de solitude, une imagination germanique !

D’autres fois, il se confinait dans l’antique bibliothèque du schloss, et il lisait durant de longues journées. Incapable de distinguer le vrai du faux, la rêverie de la réalité, il emplissait son cerveau de vieilles légendes, et façonnait ce qu’il avait de raison à croire toutes sortes de fables.

On sait l’engouement qui entraîna les savants allemands, au moyen âge, vers la prétendue science hermétique. Cet engouement avait passé des docteurs aux gentilshommes, et nul historien ne saurait nombrer la quantité de graffs, de palatins, de landgraves, de rhingraves, de gaugraves, de margraves et de burgraves qui moururent fous, l’œil attaché sur la cornue cabalistique qui devait changer pour eux le plomb en or.

La tradition du pays disait que plusieurs Bluthaupt étaient tombés dans cette folie des temps passés. — Toujours est-il que la bibliothèque du schloss contenait un énorme monceau de bouquins, poudreux, manuscrits ou imprimés, traitant des sûrs moyens d’atteindre, avec ou sans l’aide de Dieu, les sublimités du Grand-Œuvre.

Gunther de Bluthaupt avait dévoré ardemment toutes ces solennelles rêveries. Durant des années entières, il avait lu, relu, médité, comparé les recettes absurdes enfouies dans les longues pages latines ou grecques, quelquefois même hébraïques, de ses auteurs favoris.

Il en était venu à croire fermement et de cette foi inébranlable qui prend la dupe vis-à-vis du charlatanisme vainqueur.

On l’eût coupé par morceaux avant de lui faire confesser son erreur.

Et pourtant, une sorte de pudeur l’arrêta bien longtemps. Il hésitait à franchir le pas qui sépare la théorie de la pratique. Il était désormais versé profondément dans les arcanes les plus ténébreux de la science ; mais l’expérience lui manquait, et la crainte de perdre son âme le retenait. Mais enfin, la passion, combattue et grandissant à chaque instant, fut plus forte que tout le reste. Ses fourneaux rougirent le métal de la cornue, et il devint alchimiste en plein dix-neuvième siècle.

Son laboratoire était situé dans la chambre la plus haute du donjon le plus reculé du château. Ce donjon, à cause de son élévation supérieure, avait servi de tour du guet autrefois, et sa plate-forme crénelée gardait encore trois ou quatre couleuvrines cerclées de fer. Gunther n’avait confié son secret à personne ; le temps qu’il donnait à son bizarre labeur achevait de rendre absolu son isolement.

Il ne parvenait point, bien entendu, à faire de l’or ; mais le propre de chaque manie est de s’acharner contre l’impossible. Le comte travaillait, travaillait ; il allait incessamment de son alambic à ses livres, et de ses livres à son alambic. — Plus de repos ! La nuit continuait les efforts de sa journée ; sa tâche durait toujours, toujours !…

À défaut de l’or, qui ne voulait point venir, le travail de Gunther eut un autre résultat : les vieux murs de Bluthaupt avaient eu, en divers temps, la réputation de cacher des sorcelleries dans leur enceinte. Or, les traditions, en Allemagne, ont bien de la peine à mourir. On se souvint des histoires, souvent racontées, où Satan jouait son rôle nécessaire ; on ne passa plus qu’avec terreur le long des remparts sombres ; et cette lueur rougeâtre, qui brillait tant que durait la nuit, au sommet de l’un des donjons, sembla l’œil sanglant du démon ouvert sur la contrée.

Les montagnards et les gens de la plaine s’accoutumèrent à regarder le schloss avec défiance, — L’herbe s’épaissit entre les grands arbres de l’avenue.

Quand Margarethe, brillante de jeunesse et de fraîcheur, franchit pour la première fois la grille du château en qualité d’épousée, chacun plaignit la douce enfant qui allait dormir côte à côte avec un serviteur de Satan. — Gunther avait bien demandé des dispenses à Rome ; mais ceci était pour le monde ; et certes, il n’avait nul besoin des licences accordées par le Ciel…

Zachœus Nesmer était déjà en ce temps intendant de Bluthaupt. Il volait très-passablement son maître ; mais il avait la bonne volonté de le voler encore davantage. — Zachœus ne croyait guère au diable. Il s’était aperçu, comme tout le monde, des longues et fréquentes visites que Gunther faisait à son laboratoire. Il ne savait point s’en expliquer le motif ; seulement, il repoussait la pensée d’un sortilège, en esprit fort qu’il était.

Et il se disait que, si une fois il pouvait surprendre le secret de son maître, il y avait dix à parier contre un que sa fortune serait faite ; car ce secret est toujours une mine pour qui se sent le talent de l’exploiter.

Une nuit, Zachœus laissa ses chaussures dans sa chambre, et monta pieds nus l’escalier roide de la tour du guet. — Il n’y avait peut-être pas dans tout le pays, à un mille à la ronde, un homme qui en eût osé faire autant.

Zachœus mit son œil à la serrure. Il aperçut le vieux comte courbé sur ses fourneaux, et contemplant d’un œil avide le contenu d’un creuset qu’il venait de desceller.

Zachœus n’en voulut pas voir davantage. Il redescendit en se frottant les mains, et, quelques jours après, meinherr Fabricius Van-Praët fut introduit au château.

Cet honnête homme était un ancien prestidigitateur-aéronaute, qui était devenu trop gras pour pratiquer. Il possédait quelque teinture des sciences physiques, et n’eut point de peine à se faire passer pour un profond adepte aux yeux crédules du vieux comte.

Quelque temps après, le docteur José Mira fut installé au château de la même manière.

Van-Praët avait pour emploi spécial défaire de l’or. Le grave José Mira, grâce à sa connaissance de la médecine transcendante, devait donner au comte Gunther les moyens de perpétuer le noble nom de Bluthaupt. — À l’aide de ces deux hommes, l’intendant Zachœus tenait son maître par tous ses faibles.

Cela suffisait amplement à faire sa propre fortune et celle de ses deux complices ; mais il n’était pas au pouvoir de Zachœus de s’arrêter à ce point. — Outre le docteur et le gros Hollandais, il avait trois autres associés à faire riches.

Il fallait pour cela toute la fortune de Gunther de Bluthaupt, et Zachœus, forcé de partager, voulait au moins que l’aubaine fût ample.

Les revenus du comte étaient considérables ; mais rien ne coûte si cher que de vouloir changer le plomb en or, quand on a surtout un meinherr Van-Praët, ex-physicien aéronaute, pour collaborateur. Zachœus cria misère, et déclara qu’à suivre un train pareil, les domaines de Bluthaupt seraient bientôt en vente. — Mais, en signalant le mal, il proposa le remède.

Il connaissait un Juif de Francfort, homme d’une probité scrupuleuse, qui se ferait une joie de venir au secours du noble comte, moyennant un bénéfice honnête. — Mosès Geld eut à son tour ses entrées au château.

Et, comme ces prêts à intérêts étaient fort onéreux en définitive, Zachœus Nesmer, sans cesse occupé de l’avantage de son maître, finit par trouver un excellent moyen de le tirer d’embarras. Il proposa, le fidèle serviteur, de consentir une vente sous condition de tous les biens de Bluthaupt, moyennant une rente double du revenu actuel.

L’acquéreur était trouvé, Mosès Geld n’avait rien à refuser au noble comte.

Ce dernier, bien qu’il fût habitué à ne voir que par les yeux de Zachœus, demeura indécis d’abord devant cette mesure extrême. Il aimait à sa manière la jolie Margarethe, qui lui témoignait une affection filiale et accueillait chacune de ses volontés avec une douce obéissance. — D’ailleurs, il espérait toujours un héritier et il se plaisait à penser que ses longs efforts profiteraient à son fils, à ce messie promis par la science infaillible du docteur José Mira…

Mais l’intendant ne s’était point avancé, sans être en fonds d’arguments. Il pouvait, d’ailleurs, comme nous le verrons plus tard, faire toutes sortes de concessions sans risquer sa partie.

— À Dieu ne plaise, dit-il, que je propose à mon gracieux seigneur un contrat qui pourrait blesser les intérêts de la noble comtesse Margarethe et du futur héritier de Bluthaupt ! La rente sera réversible sur la tête de la comtesse dans le cas — et puisse le ciel éloigner ce malheur ! — où elle deviendrait veuve. Quant à la seconde hypothèse, il est bien entendu qu’elle formerait une condition résolutoire… La naissance du fils que nous espérons tous annulerait la vente de plein droit.

— Mais les revenus payés jusque-là par Mosès ? objecta le comte aux trois quarts persuadé.

— La loi romaine est positive à cet égard, répondit Zachœus : — Tout contrat aléatoire expose l’acheteur à la perte des sommes versées dans tel cas donné.

Gunther eût cédé à des raisons moins péremptoires. La première chose pour lui, c’était de poursuivre son œuvre ; — et, une fois son œuvre accomplie, qu’importaient les biens de Bluthaupt.

Ne lui suffirait-il pas d’un alambic et d’un creuset pour faire son fils plus riche que tous les rois de l’univers !…

Il accepta, et mit sa signature au bas d’un acte savamment libellé par maître Zachœus Nesmer.

À dater de ce jour, le comte Gunther fut le plus fortuné seigneur des États germaniques.

Zachœus avait toujours de l’or à sa disposition, le Grand-Œuvre marchait à souhait, au dire de Fabricius Van-Praët, qui était la véracité personnifiée, et le docteur portugais affirmait sous serment que des indices, à lui connus ; annonçaient d’une manière positive la prochaine régénération du sang de Bluthaupt.

Le même précieux docteur, mis dans la confidence de la vente sous condition, avait composé un breuvage qui devait tromper tous les calculs de l’acheteur Mosès Geld, et prolonger la vie du comte au delà des limites d’un siècle.

Tout allait pour le mieux, comme on le voit, et Gunther était entouré d’amis incomparables.

Comme si le hasard eût voulu donner raison aux pronostics du docteur, Margarethe devint enceinte. — Tout le monde fut étonné ; le docteur fut le plus étonné de tous.

Gunther passa tout le temps de la grossesse de sa femme à fondre du plomb, à distiller des drogues et à boire le fameux breuvage de la vie.

Ces neuf mois furent pour lui un temps joyeux, mais ils le vieillirent de dix ans.

Les six associés, cependant, dont Mosès Geld n’était que le prête-nom, connaissait la chance que l’état de la jeune comtesse Margarethe leur faisait courir. Ils avaient eu neuf mois pour aviser et se préparer à tout événement.

Le terme était écoulé ; c’était à cette circonstance que faisait allusion le message porté à Francfort par le courrier Fritz. — L’heure était venue…

Dans le lit entouré de ses rideaux épais, la comtesse Margarethe éprouvait les premières douleurs de l’enfantement.

Par une coïncidence qui n’était point l’effet du hasard, Van-Praët, poussé par les sollicitations toujours plus ardentes du vieux comte, dont l’affaiblissement physique augmentait la crédulité, lui avait promis, pour cette nuit même, la réalisation définitive du Grand-Œuvre.

Les fourneaux étaient allumés dans le laboratoire, et le métal en fusion bouillait au fond du creuset…

Le silence régnait autour de la vaste cheminée. On entendait les chuchotements de Hans et de Gertraud, qui s’entretenaient dans l’embrasure lointaine. — Des plaintes faibles et à peine saisissables perçaient toujours, de temps en temps, l’étoffe épaisse des rideaux.

Une musique étrange, qui semblait descendre des nuages, se fit entendre. C’était le carillon de Bluthaupt qui chantait. — Quand le carillon se tut, la vieille horloge sonna sept heures. Les vibrations enrouées de la cloche se prolongèrent durant quelques secondes, en l’absence de tout bruit.

Le docteur regarda le cadran émaillé de l’antique pendule, dont le timbre allait sonner l’heure à son tour.

— Avant que l’aiguille ait fait le tour de ce cadran, dit-il, le noble comte aura vu le visage de son héritier.

— Dans le même espace de temps, ajouta Van-Praët, il y aura de l’or au fond de notre creuset.

Le visage de Gunther prit une expression de naïve allégresse.

— Ce sera une heureuse nuit pour la maison de Bluthaupt ! reprit Zachœus dont la voix avait à son insu des accents étranges.

— Oh ! bien heureuse ! bien heureuse ! s’écria Gunther ; — mais que les heures vont m’en paraître longues !

Le docteur se leva et versa dans un gobelet d’or une dose de breuvage fumant.

Gunther porta le gobelet à ses lèvres.

— Il me semble que je bois la vie, dit-il en adressant au Portugais un regard de reconnaissance.

Ses joues sèches et creuses s’animèrent pour un instant ; un fugitif éclair s’alluma dans sa prunelle morne ; — puis sa joue redevint plus livide, et l’étincelle de son œil mourut.

Il respira péniblement et porta ses deux mains ridées à sa poitrine qui haletait.

— Je voudrais boire toujours ! poursuivit-il. — Quand je ne bois plus, mon souffle s’arrête et je sens un poids brûlant tout près du cœur.

Sa tête chancela sur ses épaules, et s’affaissa lourde.

Van-Praët, Zachœus et Mira échangèrent furtivement un regard.



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