Le Roi Lear/Traduction Hugo, 1872/Scène XXV

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Le Roi Lear/Traduction Hugo, 1872
Traduction par François-Victor Hugo.
Œuvres complètes de ShakespearePagnerre9 (p. 366).


Scène XXV.


[Les abords du champ de bataille.]


Alarme. Passent, tambour battant, couleurs déployées, Lear, Cordélia, entourés de troupes. Dès que l’armée s’est éloignée, entrent Edgar et Glocester.
EDGAR.

— Ici, père ! acceptez à l’ombre de cet arbre — une hospitalité tutélaire. Priez pour que le droit triomphe. — Si jamais je reviens auprès de vous, — ce sera pour vous rapporter la consolation.

Il sort.
GLOCESTER.

Que la grâce soit avec vous, monsieur !


Alarme, puis retraite au loin. Rentre Edgar.
EDGAR.

Fuyons, vieillard, donne-moi ta main, fuyons. — Le roi Lear est battu : lui et sa fille sont prisonniers ; — donne-moi ta main. En marche.

GLOCESTER.

— Non ! pas plus loin, monsieur ! un homme peut pourrir aussi bien ici.

EDGAR.

— Quoi ! encore de sinistres pensées ! L’homme doit être passif, — pour partir d’ici comme pour y venir. — Le tout est d’être prêt. En marche.

GLOCESTER.

Oui, c’est vrai.

Ils sortent.