Le Zend-Avesta (trad. Darmesteter)/Volume I/Introduction/Chapitre VIII-4

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Traduction de James Darmesteter

Édition : Musée Guimet. Publication : Ernest Leroux, Paris, 1892.
Annales du Musée Guimet, Tome 21.


INTRODUCTION
CHAPITRE VIII
LES MATÉRIAUX POUR LA TRADUCTION DU YASNA ET DU VISPÉRED
iv.
Secours indirects : — Textes pehlvis utilisés. — Chronologie d’Albirùnì.



Secours indirects. — Les secours indirects dont on a fait le plus usage dans cette traduction du Yasna et du Vispéred sont :
I. Dans la littérature pehlvie :
1° Le VIIIe et le IXe livre du Dìnkart, contenant l’analyse des vingt et un Nasks de l’Avesta, et entre autres du Varshtmânsar, paraphrase des plus serrées des Gâthas (traduit par M. West, dans les Pahlavi Texts, IV, 1892 ; voir pp. ciii-civ).
2° Le Nirangistàn, vaste compilation sur le rituel, qui résume et développe une partie du Nask Hùspàrâm et remonte directement à des rituels zends perdus (voir p. xciii). Un fac-similé d’un vieux manuscrit appartenant au Dastùr Hὸshangjî, de Puna, est en voie de publication aux frais du Pahlavi Texts Victoria Fund. Il contient un grand nombre de citations tirées de rituels zends aujourd’hui perdus : nous en donnons le texte à la fin du second volume.
3° Le Dàdistâni Dinìk, contenant les réponses de Mànùsheìhr, Dastùr de Pars et de Kirmân, à quatre-vingt-douze questions portant sur divers points de dogme, de culte et de droit. Mànûsheìhr porte ce titre de Dastùr dans une épître du même caractère datée de l’an 881. (Traduit par M. West dans les Pahlavi Texts, II, 1882 ; texte inédit.)
4° Le Minôkhard ou Livre de l’Intelligence céleste, ouvrage de l’époque sassanide, publié en texte pehlvi par le docteur Andréas[1], en texte pazend et en traduction anglaise par M. West[2].
5° L’Ardâ Virâf Nâmak ou la descente d’Ardâ Vîrâf aux Enfers, contenant la description des châtiments et des récompenses d’outre-tombe ; publié et traduit par Haug, Hôshangjì et West[3].
6° Le Shikand gûmànik, livre de polémique contre les religions et les sectes étrangères ; publié en texte pazend avec traduction sanscrite par le Dastùr Hôshangjì, en traduction anglaise par M. West[4].
7° Le Saddar, Manuel du bon Mazdéen, traduit par M. West[5].
8° Le Shàyast là Shàyast, ouvrage de casuistique, du genre des Rivâyats. Traduit par M. West (Pahlavi Texts, I) ; texte inédit.
9° Le Grand Bundahish, version nouvelle du Bundahish, découverte par Herbad Tahmuras, dont la Vulgate, traduite par Anquetil et publiée par Westergaard et Justi, est un abrégé très réduit. Là où le Grand Bundahish et la Vulgate sont d’accord, je renvoie à la traduction de M. West (Pahlavi Texts, I). Dans les parties inédites, je cite d’après une copie que je dois à l’amitié de M. Tahmuras.


II. Dans la littérature persane et arabe nos deux sources principales (cf. p. xliii) sont :
1° Les Rivâyats, recueils de pièces traditionnelles relatives à toutes les questions de religion. La collection la plus considérable à notre disposition est le Grand Rivâyat, rapporté par Anquetil (n° 46 du Supplément persan). Je me suis aussi servi d’un Rivâyat qui m’a été donné par M. Jamshedji Mervanji Antya (il est désigné sous le titre Rivâyat J. D.).
Albîrûni (The Chronology of ancient nations)[6] contient des renseignements précieux et très sûrs sur les ères et les fêtes de la Perse ancienne. Albîrûnî avait accès à des sources perdues et authentiques, sans parler des sources orales ; son livre nous représente la tradition parsie de l’an 1000 environ ; il est pour une partie de la liturgie ce que le Shah Nâma est pour la légende.



  1. The Book of the Mainyo-i-Khard, Kiel, 1882, in-4°.
  2. The Book of the Maxnyo-i-Khard ; the Pazand and Sanskrit texts… with an English translation, etc. ; Stuttgart-London, 1871, vol. in-8°. — M. West a donné une nouvelle traduction d’après le texte pehlvi dans les Pahlavi Texts, III, 1885.
  3. The Book of Arda Viraf,… Gosht-i Fryano and Hadokht-Nask ; Bombay-London ; 1872, vol. in-8°.
  4. Shikand-gûmànîk vijâr, the Pazand-Sanskrit text, edited… by Hôshang Dastùr Jâmàspji and E. W. West ; Bombay, Government central Book Depot, 1887, vol. in-8°. — M. West l’a traduit dans les Pahlavi Texts, III.
  5. Traduit par M. West dans les Pahlavi Texts, III ; le Saddar est le premier texte zoroastrien qui ait été publié : dès 1700, Hyde publia, d’une façon très imparfaite, la version métrique d’Iràn Shàh, fils de Malik Shàh, composée en 1495. Le texte le plus ancien est un texte en prose, encore inédit, qui nous est conservé dans un manuscrit en caractères zends avec traduction gujratie, écrit en 1575 ; c’est le texte qui sert de base à la traduction de M. West. Les citations que je donne sont tirées d’un manuscrit de même nature, daté de 1659, que je dois à l’amitié de M. Edalji Kersaspji Antya, professeur au Madressa zoroastrien de Sir Jamshedji Jijibhoy.
  6. Publié et traduit par Dr Sachau, Londres, Allen, 1879.