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Les Femmes arabes en Algérie/Le Coût de l’adultère

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Société d’éditions littéraires (p. 96-98).


Le Coût de l’adultère

Quand les épouses des polygames sont infidèles elles sont durement châtiées. Le Koran n’est pas indulgent pour l’adultère. En son chapitre 24, il prescrit d’infliger à chacun des coupables cent coups de fouet en présence de nombreux croyants. Le verset 19 du chapitre 4 est encore plus sévère, lisez et frémissez : « Si vos femmes commettent l’action infâme, appelez quatre témoins ; s’ils se réunissent contre elles, enfermez-les dans des maisons jusqu’à ce que la mort les visite » — Portes et fenêtres étaient murées — On ne pourrait dire combien cet article de loi barbare, inventé par la jalousie de Mahomet, a fait supprimer de vies humaines.

En Océanie, l’adultère s’expie par une amende de dix cochons sauvages, donnés par l’amant, au mari de la femme séduite.

Dans le Sahara, le chef de tribu qui rend la justice, cote plus cher la curiosité ; celui qui entre sous une tente pour voir la femme de son voisin, doit en compensation donner dix brebis à ce voisin.

Dans le Touat, l’adultère est puni de la bastonnade.

En Algérie parfois la femme adultère est scalpée.

Un arabe du douar Ouana, Afsa Essaïd, vient d’appliquer à sa femme Meyriem bent Amar qui le trompait, le manche d’un couperet rougi au feu sur les parties sexuelles.

J’ai vu dans le sud Oranais, des maris qui avaient été abandonnés par leurs femmes, conduire les infidèles devant les tribunaux, pour leur demander cinq francs de dommages intérêts par nuits qu’elles avaient passées loin de lui.

D’autres époux, veulent se faire payer une compensation, pour toutes paroles ou gestes contre la femme, propriété qu’ils ont achetée.

Le musulman, on le voit, a mille petits moyens de se faire des rentes avec ses femmes, il n’est donc pas étonnant qu’il en épouse autant.