Lexique étymologique du breton moderne/Dernières additions

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Texte établi par Faculté des lettres de Rennes, J. Plihon et L. Hervé (p. 349-350).
DERNIÈRES ADDITIONS

P. 27 (baré). — Les mots corn. et ir. sont empruntés à l’ags. (ag. madder « garance »).

P. 29 (bék) et p. 35 (bihan). — Sur une souche conjecturale celto-germanique big-, pik-, etc., voir K. F. Johansson, Kuhn’s Zeitschrift, XXXVI, p. 381.

P. 37 (bleiz). — Voir sur ce mot les rapprochements du même auteur, même article, K. Z., XXXVI, p. 373.

P. 43 (brennik). — V. sur ce mot l’article berlin de M. A. Thomas, Romania, XXVIII, p. 172.

P. 73 (koat). — Sur le lat. -ceto-, voir M. Niedermann, Studien zur Latein. Wortbildung, in Idg. Forsch., X, p. 256.

P. 74 (koc’hen) et cf. p. 71 (kloc’h). — Récemment (Roman. Stud., II, p. 13 sq.), M. H. Schuchardt a rattaché les deux types de lat. vulgaire clocca et coca au lat. cochlea « escargot ».

P. 75 (komps). — Au lieu de « celtique », lire « brittonique » ; ou bien, au lieu de -wep-s-, lire -weq-s-.

P. 190, n. 3. — Malgré la différence de genre, louézaé doit être un sobriquet signifiant simplement « robe grise ». V. sous loued et saé.

P. 195 et 196 (mar et mâr). — Selon M. Zimmer (K. Z., XXXVI, p. 416), le substantif procéderait au contraire de la conjonction, dans une locution heb mar signifiant littéralement « sans si » (si dubitatif pris substantivement). Cette idée m’était bien venue ; mais je l’avais écartée comme trop simple. Elle n’est guère démontrable, tant qu’on n’aura pas démêlé l’origine de l’r final de la conjonction mar.

P. 215, n. 2. — Il se peut qu’un brittonique régulier *otiko- soit devenu *odiko- sous l’influence de *od- « pied » (cf. ufern) : fouler aux pieds une terre est une prise de possession et un acte de propriété.

P. 223 (piden). — Sur une souche possible de ce mot et similaires, voir encore Johansson, K. Z., XXXVI, p

P. 223, n. 2. — Fr. peilles « chiffons de papeterie » figure au Dictionnaire de Littré.

P. 259 (talier). — L’hypothèse d’une contamination par tâl est inutile : *darier est devenu *dalier par dissimilation ; puis le d a été pris pour une mutation douce, et en conséquence le mot est devenu féminin.

P. 268, n. 6. — Au fait je ne sais si kabel-dousek signifie étymologiquement « chapeau venimeux » ou « chapeau à crapaud ». Dans mon pays (Colmar, Alsace), la ciguë s’appelle kròtepétrle « persil à crapaud ».