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Livre:Baillet - La Vie de monsieur Des-Cartes, première partie.djvu

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Baillet - La Vie de monsieur Des-Cartes, première partie.djvu
TitreLa Vie de M. Descartes Voir l'entité sur Wikidata
AuteurAdrien Baillet Voir l'entité sur Wikidata
Année d’édition1691
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Série1 -- 2

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- - - - 005 006 Épitre Épitre Épitre Épitre Épitre Épitre  i  ii  iii  iv  v  vi  vii  viii  ix  x  xi  xii  xiii  xiv  xv  xvi  xvii  xviii  xix  xx  xxi  xxii  xxiii  xxiv  xxv  xxvi  xxvii  xxviii  xxix  xxx  xxxi  xxxii  xxxiii  xxxiv  xxxv  xxxvi  TdM  TdM  TdM  TdM  TdM  TdM  TdM  TdM  TdM  TdM  xlvii  xlviii  xlix  l  li  lii  liii  liv  lv  lvi  lvii  lviii  lix  lx  lxi  lxii 001 002 003 004 005 006 007 008 009 010 011 012 013 014 015 016 017 018 019 020 021 022 023 024 025 026 027 028 029 030 031 032 033 034 035 036 037 038 039 040 041 042 043 044 045 046 047 048 049 050 051 052 053 054 055 056 057 058 059 060 061 062 063 064 065 066 067 068 069 070 071 072 073 074 075 076 077 078 079 080 081 082 083 084 085 086 087 088 089 090 091 092 093 094 095 096 097 098 099 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 253 254 255 256 257 258 259 260 261 262 263 264 265 266 267 268 269 270 271 272 273 274 275 276 277 278 279 280 281 282 283 284 285 286 287 288 289 290 291 292 293 294 295 296 297 298 299 300 301 302 303 304 305 306 307 308 309 310 311 312 313 314 315 316 317 318 319 320 321 322 323 324 325 326 327 328 329 330 331 332 333 334 335 336 337 338 339 340 341 342 343 344 345 346 347 348 349 350 351 352 353 354 355 356 357 358 359 360 361 362 363 364 365 366 367 368 369 370 371 372 373 374 375 376 377 378 379 380 381 382 383 384 385 386 387 388 389 390 391 392 393 394 395 396 Index Index Index Index Index Index Index Index Index Index Index Index Index Index Index Index Index Index Index Index Index - - - - -

Livre premier : Contenant ce qui s’est passé à son sujet depuis sa naissance jusqu’à ce qu’il se fût défait de ses Préjugez

Chapitre premier Où l’on parle de ceux à qui Monsieur Descartes devoit la vie ; de ses Ancêtres les plus proches de son Siecle ; et de l’état où étoit sa famille, lorsqu’il vint au monde.

Chapitre 2 Naissance de M. Descartes. Du lieu et du têms de cette naissance. État de ce Monde et particulièrement de la République des Lettres au têms de sa naissance.

Chapitre 3 Batême de M. Descartes. Son nom, son surnom. Mort de sa Mère. État de sa santé dans ses premières années. Son Père se remarie. Enfans de ce second lit.

Chapitre 4 Dispositions de M. Descartes pour l’étude. Etablissement du collège de la Flèche. Son père l’y met en pension sous les Jésuites. Progrez qu’il fait dans les Humanitez.

Chapitre 5 Des Amis que M. Descartes fit au Collège. De M. Chauveau. Du P. Mersenne. Transport du cœur du Roy Henry IV. au collège de la Flèche où M. Descartes assiste. Il fait son cours de Philosophie. Fruits de ses études de Logique et de Morale.

Chapitre 6 De quelle manière il achève son cours de Philosophie. Il apprend les Mathématiques. Ses progrez dans ces sciences. Son application particulière à l’Analyse des Anciens, et à l’Algèbre des Modernes. Il n’a point lû Viète tant qu’il a été en France.

Chapitre 7 Il quitte le Collège, pour lequel il conserve de l’estime. Sa reconnoissance pour ses Maîtres. Il n’a point étudié au Collège de Clermont. Manière d’enseigner des Jésuites. Jugement de celle des Hollandois. M. Descartes renonce à l’étude et aux livres ; et pourquoi ?

Chapitre 8 M. Descartes vient à Paris, où il perd la première année dans l’oisiveté. Il fait amitié avec M. Mydorge, et il la renouvelle avec le P. Mersenne. Il se retire des compagnies et se renferme pendant deux ans pour se remettre à l’étude de la Philosophie, et des Mathématiques. Il est découvert par un ami fâcheux, qui le fait rentrer dans le monde.

Chapitre 9 M. Descartes quitte la France, et va aux Pays-bas servir sous le Prince Maurice. Par quel motif il se résoud à porter les armes. Il fait connoissance avec Beeckman qui devient son ami et son correspondant.

Chapitre 10 Il demeure en garnison durant les mouvemens que les Arminiens donnèrent au Prince Maurice. Il employe son loisir à composer son traité de Musique. Histoire de cet ouvrage. En quel sens il n’est pas le premier de ceux qu’il avoit composez.

Chapitre 11 M. Descartes continue de s’exercer à divers ouvrages, pendant que les États des Provinces Unies et le Prince d’Orange sont occupez du Synode de Dordrecht, et du procès de Barneveld. Epoque de son sentiment sur l’Âme des Bêtes. Il quitte le service des Hollandois.

Chapitre 12 M. Descartes passe en Allemagne, et s’arrête à Francford pour assister au Couronnement de l’Empereur. État des affaires d’Allemagne, lorsqu’il y arriva. Il se met dans les troupes du Duc de Bavière qui étoient destinées contre celles de l’Electeur Palatin élu Roy de Bohéme.

Chapitre 13 Abrégé des commencemens de la guerre de Bohème. Election de Frédéric V. Palatin à la Couronne de Bohème au préjudice de l’Empereur Ferdinand II. Quelle part M. Descartes eut à cette guerre. Du traité que les Ambassadeurs de France firent conclure à Ulm, entre les Chefs des armées Catholique et Protestante.

Chapitre 14 M. Descartes demeure à Ulm pendant quelque tems, et fait connoissance avec quelques Mathématiciens du pais. Il s’exerce avec Faulhaber sur des questions de Mathématiques. Il va en Autriche voir la Cour de l’Empereur. Il retourne au camp du Duc de Bavière ; et il se trouve à la bataille de Prague, dont il paroît n’avoir été que le spectateur. S’il a pu voir les machines de Tyco-Brahé ?

Livre second : Contenant ce qui s’est passé depuis qu’il se fût défait des préjugez de l’École, jusqu’à son établissement en Hollande.

Chapitre premier Où l’on reprend son histoire à la fin de l’an 1619. Il se trouve dans une espèce de solitude, qui luy fait naître diverses pensées contre ce qui avoit été pensé avant luy. Il se hazarde à se dépouiller de toutes les opinions qu’il avoit reçues jusqu’alors. Récit de quelques songes qu’il eut, avec leur explication. Il commence son traité des Olympiques, qu’il n’a point achevé depuis.

Chapitre 2 M. Descartes entend parler des Rose-croix, ou Confrères de la Rose-croix. On luy fait croire que leur société n’a pour but que la recherche de la vérité dans les choses naturelles, et la vraye science. Il souhaite de les connoître et de conferer avec eux. Sa curiosité et ses soins devenus inutiles par l’impossibilité où il fut d’en trouver aucun de cette secte. Il se met en devoir de se passer du secours d’autruy pour l’exécution de ses desseins.

Chapitre 3 M. Descartes passe dans les troupes du Comte de Bucquoy pour aller en Hongrie. État de ce pais depuis la révolte des Hongrois sous la conduite de Betlen Gabor. Après la mort du Comte de Bucquoy, il quite entièrement l’armée. S’il est vray qu’il ait servi contre le Turc.

Chapitre 4 Monsieur Descartes renonce à la profession des armes, ou plutôt il continue ses voyages sans s’assujettir à suivre les armées. Il va en Poméranie, et dans plusieurs endroits de la basse Allemagne. Il court risque de la vie sur les côtes de Frise.

Chapitre 5 M. Descartes passe en Hollande, et delà en Flandre. Il revient ensuite en France, et voit quelques-uns de ses amis à Paris, où il apprend ce qu’on y disoit des Rose-croix. Il détrompe ses amis sur le bruit qu’on avoit fait courir de luy à leur sujet. Ecrits du Père Mersenne, de M. Gassendi et autres contre R. Fludd défenseur des Rose-croix. Eloge de M. Gassendi.

Chapitre 6 M. Descartes rentre dans ses premières inquiétudes sur le choix d’un genre de vie. Il abandonne les Mathématiques, et la Physique pour ne plus étudier que la Morale. Inutilité des Mathématiques, selon luy. Etude d’une Mathématique universelle. Utilité de la Physique pour l’étude de la Morale. Il n’a jamais sérieusement renoncé à la Physique. Il va en province, et il vend sa terre du Perron.

Chapitre 7 M. Descartes entreprend le voyage d’Italie, dont il avoit conçu le dessein près de quatre ans auparavant. Il passe par les Suisses, et fait diverses observations sur les chemins. Il voit une partie des mouvemens de la Valteline. De là il passe au Tyrol, puis à Venise, à Lorette, et à Rome, où il se trouve durant le Jubilé.

Chapitre 8 Retour de M. Descartes en France. Il passe par la Toscane : mais il n’y voit pas Galilée, qu’il n’a jamais connu parfaitement. Il se trouve au siège de Gavi, et à quelques autres expéditions contre les Génois et les Espagnols. Il va en Piémont. Il fait quelques observations sur les Alpes vers le pas de Suse.

Chapitre 9 M. Descartes va en Poitou, et songe à acheter la charge de Lieutenant Général de Chatelleraut ; mais en vain. Il vient à Paris, où il se résoud de demeurer jusqu’à ce qu’il se fut procuré un établissement fixe. Il se prescrit des maximes pour se régler dans sa conduite particulière. Sa vie douce et innocente pendant l’espace de trois ans qu’il emploie à méditer sur la Philosophie et la Mathématique universelle.

Chapitre 10 M. Descartes va à la Cour, puis en province voir ses parens. Il revient à Paris où il contracte diverses habitudes avec des sçavans, et particulièrement avec ceux qu’il croioit avoir les mêmes inclinations que luy. Il fait amitié avec M. Hardy, M. de Beaune, M. Morin, le Père Gibieuf, et M. de Balzac, dont il prend la défense contre ses envieux.

Chapitre 11 Autres amis que M. Descartes fit en France, pendant les années 1625, 1626, 1627, 1628. M. des Argues, M. de Beaugrand, M. Silhon, M. Serisay, M. Sarazin, M. de Boissat, M. Frenicle, M. de Sainte Croix, M. de Marandé, M. Picot. M. Descartes apprend la mort du Chancelier Bacon, qui avoit entrepris de rétablir la vraie Philosophie. Eloge de Bacon.

Chapitre 12 M. Mydorge fait préparer des verres de différente façon pour des lunettes et des miroirs à l’usage de M. Descartes. Eloge du sieur Ferrier excellent ouvrier pour des instruments de Mathématiques. M. Descartes se sert de luy, et luy apprend à se perfectionner dans son art. Il quite la maison de M. le Vasseur pour éviter les visites et le grand monde. Il est découvert dans sa retraite.

Chapitre 13 M. Descartes va au pays d’Aunis voir le siège de la Rochelle. État de cette ville et de l’armée lors qu’il y arriva. Il voit les travaux de la ligne et de la digue. Il se présente au service en qualité de volontaire. Il revient à Paris incontinent après l’entrée du Roy dans la Rochelle.

Chapitre 14 Assemblée de Sçavans chez M. le Nonce, où M. Descartes est convié d’assister. Conférence sur la Philosophie, où le sieur de Chandoux Philosophe et Chimiste débite des sentimens nouveaux, et parle contre la Scholastique. M. Descartes est prié d’en dire son sentiment. Le Cardinal de Bérulle l’engage par principe de conscience à travailler pour de bon à sa Philosophie. Il songe à se retirer pour toujours.

Livre troisième : Contenant ce qui s’est passé depuis qu’il eût quitté la France pour se retirer en Hollande, jusqu’à ce qu’il se fût déterminé à publier ses ouvrages.

Chapitre premier M. Descartes dit adieu à ses parens et à ses amis. Il se retire en un lieu inconnu de la campagne, dans le dessein d’y passer le reste de l’hyver, afin de s’accoûtumer au froid et à la solitude. Il va s’établir en Hollande. Raisons qui luy ont fait préférer ce pays à l’Italie et à la France même.

Chapitre 2 État de la Hollande au têms que M. Descartes y arriva. Détail des stations diverses du séjour qu’il y fit pendant vingt ans. Il passe en Frise où il travaille à ses méditations. Quel rapport sa Philosophie peut avoir avec la Théologie ? Quelles questions Métaphysiques peuvent entrer dans sa Physique ?

Chapitre 3 Mr. Descartes propose au sieur Ferrier ouvrier d’Instrumens de Mathématiques de venir demeurer avec luy. Avantages qu’il luy fait, mais sans effet. Instructions qu’il luy donne pour se perfectionner dans la taille des verres. Il tache de dissiper les sujets de chagrin qu’il croyoit avoir reçûs de M. Mydorge. Il luy relève le courage dans sa mauvaise fortune. Il s’employe pour luy procurer quelque poste commode.

Chapitre 4 M. Descartes reçoit avis d’une observation faite à Rome sur des parhélies, et il y fait des réflexions. Il contracte amitié avec quelques Hollandais, et sur tout avec Reneri le premier des disciples qu’il fit hors de France. Voyage de M. Gassendi en Hollande, où il écrit aussi sa Dissertation sur les parhélies de Rome. Occasion du traité que M. Descartes fit depuis sur les Météores.

Chapitre 5 Mort du Cardinal de Bérulle, et de quelques Sçavans dont les études avoient du rapport avec celles de M. Descartes. Il s’applique particulière à l’Anatomie, et au reste de la Médecine. Utilité de cette étude pour ses desseins. Il n’aime point à composer, mais seulement à s’instruire. Reneri est proposé pour succéder à Burgersdick dans la chaire publique de Philosophie à Leyde ; mais il luy préfère un préceptorat particulier.

Chapitre 6 Voyage du P. Mersenne aux Pays-bas, où il void M. Descartes. Mauvaise conduite du sieur Beeckam à l’égard de M. Descartes, qui luy fait de fortes réprimandes pour luy apprendre à vivre. Il reprend ses premiers sentimens d’amitié pour Beeckam, après l’avoir fait rentrer en lui même.

Chapitre 7 Retour du P. Mersenne en France. Misère du sieur Ferrier, qui se trouve abandonné de M. Descartes. Dessein d’un voyage de M. Descartes en Angleterre. Ferrier employe la recommandation des amis de M. Descartes pour recouvrer sa bienveillance. Il la lui accorde comme auparavant, après avoir néanmoins justifié sa conduite à l’égard de cet homme.

Chapitre 8 Histoire d’un livre que le P. Gibieuf fit imprimer, et le jugement qu’en fit M. Descartes. Il se lasse à nouveau des opérations de Mathématiques. Mort du Mathématicien Kepler. On propose le voyage de Constantinople à M. Descartes, qui le refuse. Eloge de M.de Chasteuil. M. Descartes fait le voyage d’Angleterre. Son observation sur l’Ayman.

Chapitre 9 Mort funeste du sieur de Chandoux. Dessein de M. de Balzac d’aller demeurer en Hollande avec M. Descartes. M. de Ville-Bressieux le va trouver, et demeure avec lui. Mort des Rois de Suède et de Bohème, pères de Princesses Cartésiennes. M. Reneri est fait Professeur en Philosophie à Deventer. M. Descartes va demeurer en cette ville. Il se remet à l’étude de l’Astronomie. Il fait un plan pour l’histoire des apparences célestes.

Chapitre 10 M. Descartes achève son traité du Monde, qu’il n’a jamais fait imprimer. Ce que contenoit cet ouvrage. C’étoit un abrégé de sa Physique, ou plutôt de tout ce qu’il croyoit savoir par sa propre expérience touchant la Nature.

Chapitre 11 Galilée est mis dans les prisons de l’Inquisition, et son sentiment du mouvement de la terre condamné d’hérésie. Trouble que cette nouvelle causa parmi les Philosophes et les Mathématiciens. M. Descartes renonce à la publication de son traité du Monde, et il fait voir le peu d’apparence qu’il y a de d’exposer et de s’attirer des affaires.

Chapitre 12 Nouvelles inquiétudes de M. Descartes touchant l’affaire de Galilée. Témoignages divers de sa soumission au S. Siège, et même à l’Inquisition Romaine par le respect et la considération du S. Siège. Ce qu’il pense de la condamnation de Galilée. Il se résoud de supprimer son traité du Monde. Jugement qu’il fait du livre de Galilée. Différence de son sentiment d’avec celuy de Galilée sur le mouvement de la terre. Ce qu’il fait pour ne point s’exposer dans la suite à la censure de Rome.

Chapitre 13 M. Descartes retourne à Amsterdam pour rendre son commerce de lettres plus sûr et plus commode. Il s’employe à diverses expériences de Perspective avec M. de Ville-Bressieux. Ils font ensemble le voyage de Danemark, d’où M. de Ville-Bressieux ne revint qu’après M. Descartes. Eloge et dénombrement de diverses inventions et découvertes de M. de Ville-Bressieux.

Chapitre 14 M. Descartes fait un essay de son traité de l’Homme et de l’Animal. Erection de l’Université d’Utrecht. M. Rénéri y est fait Professeur en Philosophie, et il l’enseigne suivant la méthode de M. Descartes. Autres Professeurs de cette Université. M. Descartes reçoit le livre de M. Morin sur les Longitudes, et il l’en remercie sans luy en dire son sentiment. Conduite bizarre de cet homme envers ses amis. Observation de M. Descartes sur la nége à six pointes. Il retourne à Déventer, et delà en Frise. Il fait son petit traité de Méchanique. Eloge de M. Zuytlichem. Observation de M. Descartes sur les cercles colorez qui se forment autour des chandelles. Son traité des Lunettes. Mort de Beeckman, et de quelques autres Mathématiciens.

Livre quatrième : Contenant ce qui s’est passé au sujet de M. Descartes depuis la publication des Essais de sa Philosophie, jusqu’aux affaires qu’on luy suscita dans l’Université d’Utrecht.

Chapitre premier M. Descartes se résoud à faire imprimer les Essais de sa Philosophie, qui consistent en quatre traitez. Singularitez avantageuses d’un privilège du Roy pour l’impression de ces traitez. Embarras que luy cause ce privilège ; et le zèle excessif du Père Mersenne pour le servir.

Chapitre 2 Les Essais de la Philosophie de M. Descartes sortent de la presse avec un autre titre que celuy qu’il leur avoit destiné d’abord. Histoire du premier des quatre traitez intitulé de la Méthode. Dessein de cet ouvrage, avec les jugemens qu’en ont fait les Sçavans. Ce que c’est que la Logique de M. Descartes, et sa Morale.

Chapitre 3 Histoire des Essais de sa Méthode, ou des traitez qui suivent son discours de la Méthode. I. de sa Dioptrique. 2. de ses Météores. 3. de sa Géométrie. Manière subite et précipitée dont il travailla à ce dernier ouvrage. Pourquoi il n’en a pas voulu faire un traité accompli de Géométrie. Obscurité affectée de cet ouvrage, qui est intelligible à très peu de personnes. Qui sont ceux qu’il juge capables de l’entendre, et ceux qu’il n’en juge point capables. Question de Pappus difficile à résoudre, dont il ne facilite la solution qu’à demi.

Chapitre 4 Jugement que faisoit M. Descartes des Essais de sa Philosophie. Liaison et rapport de ces quatre traitez. Manière dont ils sont écrits. Pourquoi en langue vulgaire : pourquoi sans nom d’Auteur. Distribution des exemplaires pour le Roy et le Cardinal de Richelieu par l’Ambassadeur de France, qui est tué au siège de Breda ; pour le Prince d’Orange par M. de Zuytlichem ; pour les Cardinaux Barberin et de Baigné, non par M. de Peiresc dont on fait l’éloge, mais par le Nonce du Pape ; pour les Jésuites, son ancien Maître en Philosophie, celui de son neveu. M. de Roberval est oublié dans ces distributions. Cause et origine des animositez de M. de Roberval contre M. Descartes.

Chapitre 5 S’il est croyable que M. Descartes se soit trouvé au siège de Breda ? Il fait un voyage en Flandre, où on suppose qu’il a connu M. de la Bassecourt et le Docteur Silvius. Il va demeurer à Egmond en Nord-Hollande. Description de ce lieu. Il fait amitié avec Fromond, qui lui envoye des objections sur son livre, et qui en reçoit la réponse. Plempius fait ses objections sur le mouvement du cœur ; Le P. Ciermans en fait aussi sur les couleurs de l’Arc-en-ciel. Qui étoient Plempius et le P. Ciermans. Estime que ce Père faisoit de M. Descartes : et l’estime que M. Descartes faisoit des Jésuites.

Chapitre 6 M. Descartes envoye son petit écrit de Méchanique à M. de Zuytlichem. Imperfection de cet écrit, quoique préférable aux gros volumes des autres. Mort de Madame de Zuytlichem et son éloge. M. Descartes console son mari, et excuse M. de Balzac d’avoir manqué à ce devoir. Mort de M. de Reael. Différence de sentimens entre M. Mydorge et M. Descartes sur la vision. Il refuse d’envoyer sa vieille Algèbre à M. Mydorge, et pourquoi ? Zèle de M. des Argues pour servir M. Descartes, qui s’oppose au dessein du Cardinal de Richelieu touchant la taille des verres et la fabrique des lunettes qu’on vouloit faire sur les règles de sa Dioptrique.

Chapitre 7 M. de Fermat reçoit un exemplaire de la Dioptrique de M. Descartes avant la distribution des autres exemplaires. Eloge de M. de Fermat. Il fait des objections contre cet ouvrage, et le P. Mersenne les envoye à M. Descartes. M. de Fermat fait envoyer aussi à M. Descartes son traité géométrique de Maximis et Minimis pour l’examiner. Origine de la fameuse querelle entre M. Descartes et M. de Fermat. M. Petit fait aussi des objections contre la Dioptrique de M. Descartes. Eloge de M. Petit. M. de Fermat recherche sa connoissance et son amitié.

Chapitre 8 Réponse de M. Descartes aux Objections de M. de Fermat sur la Dioptrique. Ecrit de M. de Fermat de locis planis et solidis. Jugement que fait M. Descartes de l’écrit de M. de Fermat de Maximis et Minimis, et de l’esprit de son Auteur. Sa réponse à cet écrit. Il souhaite que plusieurs la voyent, et pourquoi ? Le Père Mersenne la fait voir à Messieurs Pascal et de Roberval qui répliquent pour M. de Fermat. Réponse de M. Descartes à ces deux Messieurs. Eloge du Président Pascal. Jugement que fait M. Descartes de la Réplique de M. de Fermat sur la Dioptrique.

Chapitre 9 Procédures du différent survenu entre M. Descartes et M. de Fermat. Bureau où leur cause doit être examinée par M. Mydorge et M. Hardy du côté de M. Descartes, et par M. Pascal et M. de Roberval du côté de M. de Fermat. Neutralité du P. Mersenne du consentement des parties. Dénombrement des pièces servant à l’instruction de ce procez. M. Pascal s’éloigne de la ville. M. de Roberval soutient seul la cause de M. de Fermat avec un zèle qui convient peu à la dignité et au nom des parties.

Chapitre 10 M. de Fermat cherche à faire la paix avec M. Descartes dont il demande l’amitié. M. Descartes la luy accorde avec joye, et à M. Pascal. Il l’offre même à M. de Roberval. Il s’excuse sur quelques termes qui avaient paru aigres à M. de Fermat, rend raison de sa conduite, porte son jugement sur la règle de M. de Fermat : et ils s’écrivent pour s’assurer mutuellement de leur amitié. M. de Fermat ne laisse pas de faire revivre secrètement quelques restes de leur dispute. M. Descartes en témoigne de l’étonnement, et fait un abrégé historique de la question pour justifier sa conduite. M. de Fermat témoigne n’avoir jamais été pleinement satisfait de M. Descartes même après sa mort. Mais M. Rohault et M. Clerselier suppléèrent à ce défaut.

Chapitre 11 Dispute de M. Petit Intendant des Fortifications avec M. Descartes sur quelques points de sa Dioptrique. M. Petit est convaincu par ses expériences, qui se rapportent à la doctrine de M. Descartes. Il fait quelques autres objections sur l’existence de Dieu et l’immortalité de l’Ame, mais vaines et frivoles. Dispute de M. Morin Professeur Royal avec M. Descartes sur la lumière avec les réponses et les répliques de l’un à l’autre. M. Morin se plaint de la fortune : M. Descartes se mocque d’elle.

Chapitre 12 M. Descartes reçoit le livre de M. de Beaugrand sur la Géostatique. Jugement qu’il fait de ce livre avant que de l’avoir vu, mais qui ne laisse pas d’être conforme à la Vérité. Sujets de mécontentement qu’eut M. Descartes de cet homme. Réfutation de ce livre par M. de la Brosse, blâmée d’abord, puis approuvée par M. Descartes, qui se trouve de l’avis de M. de Fermat, tant sur M. de Beaugrand que sur M. de la Brosse. M. Descartes aiant lu la Géostatique de M. de Beaugrand en envoye son sentiment par écrit à M. des Argues et au P. Mersenne. Il leur envoye ensuite son écrit de la question Géostatique qu’il appelait, tantôt Statique, tantôt écrit de Méchanique, mais il ne veut pas qu’on l’imprime.

Chapitre 13 Question fameuse de la ligne appelée la Roulette. Histoire de cette ligne découverte par le P. Mersenne et expliquée par M. de Roberval. Personne d’entre les Géomètres du siècle n’en peut donner la démonstration que M. de Fermat et M. Descartes après M. de Roberval. Examen du récit historique qu’en a fait M. Pascal le jeune. M. Descartes donne l’explication de sa démonstration. Il envoye aussi au Père Mersenne la solution de diverses choses concernant la Roulette que M. de Roberval avoit témoigné ne pas sçavoir.

Chapitre 14 Suite de l’histoire de la Roulette. S’il est vray que M. de Roberval en ait trouvé les tangentes. M. Descartes défend M. de Fermat contre M. de Roberval, qui attaque directement la démonstration de M. Descartes, sans effet. Il veut persuader qu’il a trouvé les tangentes et ce qui en dépendoit sans le secours de M. Descartes et de M. de Fermat. La question de la Roulette se communique aux Italiens sous le nom de Cycloïde par le moyen de M. de Beaugrand, qui envoye à Galilée les copies de ce qui s’en étoit écrit en France. M. Descartes renonce à la part qu’il avoit à cette invention, pour en laisser toute la gloire à M. de Roberval.

Chapitre 15 Continuation de l’histoire de la Roulette depuis que M. Descartes l’eût abandonné, jusqu’à la mort de M. Pascal le jeune. Torricelli s’attribue touchant la Roulette ce qui étoit dû à M. de Roberval. M. Descartes est du nombre de ceux qu’il persuade. Torricelli fait restitution à M. de Roberval avant que de mourir. M. Pascal le jeune pour prévenir favorablement les esprits touchant son ouvrage de la Religion, propose des prix par toute l’Europe à ceux qui trouveroient ce qui restoit à connoître de la Roulette. Personne ne gagne ces prix. Ce qui fait connoître M. Pascal pour le plus grand Mathématicien de son têms. Le sieur Dati défend Torricelli contre luy.

Chapitre 16 M. des Argues n’est pas content que M. Descartes renonce à la Géométrie. M. Descartes en sa considération s’explique sur ce renoncement. Il luy fait envoyer l’Introduction qu’un Gentil-homme Hollandois de ses amis avoit composée pour faciliter l’intelligence de sa Géométrie. Bartolin en fait un autre. M. de Beaune travaille à ses notes sur la même Géométrie. Estime singulière qu’en fait M. Descartes. Ses exercices d’Arithmétique avec M. de Sainte Croix et M. Frenicle. Eloge de Gillot qui avoit été domestique de M. Descartes. Il cesse de répondre aux questions de Géométrie et d’Arithmétique.