Livre:Lamarck - Philosophie zoologique 1.djvu

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Lamarck - Philosophie zoologique 1.djvu
Titre Philosophie zoologique Voir et modifier les données sur Wikidata
Auteur Jean-Baptiste de Lamarck Voir et modifier les données sur Wikidata
Maison d’édition Dentu
Lieu d’édition Paris
Année d’édition 1809
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Avancement À corriger
Série 1 - 2

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TABLE


DES MATIÈRES


Contenues dans ce Volume.


Motifs de l’Ouvrage, et vues générales sur les sujets qui y sont traités.


Quelques considérations générales sur l’intérêt qu’offre l’étude des animaux, et particulièrement celle de leur organisation, surtout parmi les plus imparfaits.


PREMIÈRE PARTIE.


Considérations sur l’Histoire naturelle des Animaux, leurs caractères, leurs rapports, leur organisation, leur distribution, leur classification et leurs espèces.


CHAPITRE PREMIER.
Comment les distributions systématiques, les ordres, les familles, les genres, et la nomenclature ne sont pas des parties de l’art.


CHAPITRE II.
Comment la connoissance des rapports entre
les productions naturelles connues, fait la base des sciences naturelles, et donne de la solidité à la distribution générale des animaux.


CHAPITRE III.
Qu’il n’est pas vrai que les Espèces soient aussi anciennes que la nature, et qu’elles aient toutes existé aussi anciennement les unes que les autres ; mais qu’il l’est qu’elles se sont formées successivement, qu’elles n’ont qu’une constance relative, et qu’elles ne sont invariables que temporairement.


CHAPITRE IV.
Les actions des animaux ne s’exécutent que par des mouvements excités, et non par des mouvements communiqués ou d’impulsion. L’Irrirabilité seule est, pour eux, une faculté générale, exclusive, et source de leurs actions ; et il n’est pas vrai que tous les animaux jouissent du sentiment, ainsi que de la faculté d’exécuter des actes de volonté.


CHAPITRE V.
Que la distribution générale des animaux constitue une série qui n’est réellement telle que dans les masses, conformément à la
composition croissante de l’organisation ; que la connoissance des rapports qui existent entre les différens animaux, est le seul flambeau qui puisse guider dans l’établissement de cette distribution, en sorte que son usage en fait disparoître l’arbitraire ; qu’enfin le nombre des lignes de séparation qu’il a fallu établir dans cette distribution pour former les classes, s’étant accru à mesure que les différens systèmes d’organisation furent connus, la distribution dont il s’agit présente maintenant quatorze classes distinctes, très-favorables à l’étude des animaux.
CHAPITRE VI.
Que c’est un fait positif qu’en suivant, selon l’usage, la chaîne des animaux depuis les plus parfaits jusqu’aux plus imparfaits, on observe une dégradation et une simplification croissantes dans l’organisation ; que conséquemment en parcourant l’échelle animale dans un sens opposé, c’est-à-dire, selon l’ordre même de la nature, on trouvera une composition croissante dans l’organisation des animaux, composition qui seroit partout nuancée et régulière dans sa progression, si les circonstances des lieux d’habitation, des manières de vivre, etc., n’y avoient occasionné des anomalies diverses.


CHAPITRE VII.
Comment la diversité des circonstances influe sur l’état de l’organisation, la forme générale, et les parties des animaux ; comment ensuite des changemens survenus dans les circonstances d’habitation, de manière de vivre, etc., en amènent dans les actions des animaux ; enfin, comment un changement dans les actions, devenu habituel, exige, d’une part, l’emploi plus fréquent de telle des parties de l’animal, ce qui la développe et l’agrandit proportionnellement, tandis que de l’autre part, ce même changement rend moins fréquent et quelquefois nul l’emploi de telle autre partie, ce qui nuit à ses développemens, l’atténue, et finit par la faire disparoître.
CHAPITRE VIII.
Que l’ordre naturel des animaux, constituant une série, doit commencer par ceux qui sont les plus imparfaits et les plus simples en
organisation, et se terminer par les plus parfaits, afin d’être conforme à celui de la nature ; car la nature, qui les a fait exister, n’a pu les produire tous à la fois. Or, les ayant formés successivement, elle a nécessairement commencé par les plus simples, et n’a produit qu’en dernier lieu ceux qui ont l’organisation la plus composée. Que la distribution ici présentée est évidement celle qui approche le plus de l’ordre même de la nature ; en sorte que s’il y a des corrections à faire dans cette distribution, ce ne peut être que dans les détails ; comme en effet je crois que les POLYPES NUS (p. 289) devront former le troisième ordre de la classe, et les POLYPES FLOTTANS en constituer le quatrième.
SECONDE PARTIE.


Considérations sur les causes physiques de la vie, les conditions qu’elle exige pour exister, la force excitatrice de ses mouvemens, les facultés qu’elle donne aux corps qui la possèdent, et les résultant de son existence dans ces corps.

Quelques considérations générales sur la nature, sur son pouvoir de créer l’organisation et la vie, et de compliquer ensuite la première, n’employant dans toutes ces
opérations que l’influence de mouvemens de divers fluides sur des corps souples, que ces fluides modifient, organisent et animent.
CHAPITRE PREMIER.
Que la différence est grande entre l’état des corps vivans et celui des corps inorganiques. Que les animaux sont essentiellement distingués des végétaux par l’ IRRITABILITÉ que les premiers possèdent exclusivement, et qui permet à leurs parties de faire des mouvemens subits et répétés de suite autant de fois que des causes excitantes les provoquent, ce qui ne sauroit avoir lieu à l’égard d’aucun végétal.
CHAPITRE II.
Que la vie en elle-même n’est qu’un phénomène physique, qui donne graduellement lieu à beaucoup d’autres, et qui résulte uniquement des relations qui existent entre les parties contenantes et appropriées d’un corps, les fluides contenus qui y sont en mouvement, et la cause excitatrice des mouvemens et des changemens qui s’y opèrent.
FIN DE LA TABLE DU TOME PREMIER.
CHAPITRE IX.
Qu’outre les facultés que la vie donne à tous les corps vivans, certains d’entr’eux en possèdent qui leur sont tout-à-fait particulières. Or, l’observation constate que ces dernières n’ont lieu que lorsque des organes particuliers capables de les produire, existent dans les animaux qui jouissent de ces facultés.
TROISIÈME PARTIE.

Considérations sur les causes physiques de la vie, les conditions qu’elle exige pour exister, la force excitatrice de ses mouvemens, les facultés qu’elle donne aux corps qui la possèdent, et les résultant de son existence dans ces corps.
Quelques considérations générales sur les moyens que la nature possède pour donner lieu dans certains corps vivans aux phénomènes que constituent les sensations, les idées, en un mot, les différens actes d’intelligence.
CHAPITRE PREMIER.
Que le système d’organes qu’on nomme système nerveux, est particulier à
certains animaux, et que parmi ceux qui le possèdent, on le trouve dans différens états de composition et de perfectionnement; que ce système donne aux uns seulement la faculté du mouvement musculaire; à d'autres la même faculté, plus celle de sentir; à d'autres encore, les deux mêmes facultés, plus celle de se former des idées, et d'exécuter avec celles-ci différens actes d'intelligence.
Que le système d'organes dont il s'agit exécute quatre sortes de fonctions de nature très-différente, mais seulement lorsqu'il a acquis dans sa composition l'état propre à lui en donner le pouvoir.
CHAPITRE II.
Qu'il se développe dans le corps de certains animaux un fluide très-subtil, invisible, contenable, et remarquable par la célérité de ses mouvemens; que ce fluide a la faculté d'exciter le mouvement musculaire; que c'est par son moyen que les nerfs affectés produisent le sentiment; qu'ébranlé dans sa masse principale, il est le sujet des émotions intérieures; enfin, qu'il est l'agent singulier par lequel se forment les idées, et tous les actes d'intelligence.
CHAPITRE III.
Qu’il n’est pas vrai qu’aucune matière, ni qu’aucune partie d’un corps vivant puissent avoir en propre la faculté de sentir ; mais qu’il l’est que le sentiment est un phénomène qui résulte des fonctions d’un système d’organes particulier capable d’y donner lieu.
Que le sentiment est le produit d’une action sur le fluide subtil d’un nerf affecté, laquelle se propage dans tout le fluide nerveux du système sensitif, et se termine par une réaction générale qui se rapporte au sentiment intérieur de l’individu et au point affecté.
CHAPITRE IV.
Que le sentiment intérieur résulte de l’ensemble des sensations internes que produisent les mouvemens vitaux, et de ce que toutes les portions du fluide nerveux, communiquant entr’elles, forment un tout unique, quoique divisé, lequel est susceptible de recevoir des ébranlemens généraux qu’on nomme émotions.
Que ce sentiment intérieur est le lien qui réunit le physique au moral, et qu’il est la source de l’un et de l’autre ; que le sentiment dont il s’agit, d’une part, avertit l’individu des sensations qu’il éprouve (de là le physique) ; et de l’autre part, lui donne la conscience de ses idées, et de ses pensées
(de là le moral) ; qu’enfin, à la suite des émotions que les besoins lui font subir, il fait agir l’individu sans participation de la volonté (de là l’instinct).
CHAPITRE V.
Que l’action musculaire étant une force très-suffisante pour produire les mouvemens qu’exécutent les animaux, et l’influence nerveuse pouvant exciter cette action musculaire, ceux des animaux qui jouissent du sentiment physique, possèdent dans leur sentiment intérieur une puissance très-capable d’envoyer aux muscles le fluide excitateur de leurs mouvemens ; et c’est, en effet, dans ses émotions que ce sentiment trouve la force de faire agir les muscles.
CHAPITRE VI.
Que la volonté résultant toujours d’un jugement, et celui-ci provenant nécessairement d’une idée comparée, d’une pensée, ou de quelqu’impression qui y donne lieu, tout acte de volonté en est de
l’intelligence, et qu'il n'y a conséquemment que les animaux qui possèdent un organe spécial pour l'intelligence qui puissent exécuter des actes de volonté.
Que puisque la volonté dépend toujours d'un jugement, non-seulement elle n'est jamais véritablement libre, mais en outre que les jugemens étant exposés à une multitude de causes qui les rendent erronés, la volonté qui en résulte trouve dans le jugement un guide moins sûr, que celui que l'instinct rencontre dans le sentiment intérieur ému par quelque besoin.
CHAPITRE VII.
Que tous les actes de l'entendement exigent un système d'organes particulier pour pouvoir s'exécuter; que les idées acquises sont les materiaux de toutes les opérations de l'entendement; que quoique toute idée soit originaire d'une sensation, toute sensation ne sauroit produire une idée, puisqu'il faut un organe spécial pour sa formation, et qu'il faut en outre que la sensation soit remarquée; enfin, que dans l'exécution des actes d'intelligence, c'est le fluide nerveux qui, par ses mouvemens dans l'organe dont il s'agit, est la seule cause agissante, l'organe lui-même n'étant que passif, mais contribuant à la diversité des opérations par celle de ses parties.
CHAPITRE VIII.
Que les principaux actes de l’entendement sont l’attention, état particulier et préparatoire dans lequel entre alors l’organe, et sans lequel aucun autre de ses actes ne sauroit se produire ; la pensée, de laquelle naissent les idées complexes de tous les ordres ; la mémoire, dont les actes, qu’on nomme souvenirs, rappellent les idées quelles qu’elles soient, en les rapportant au sentiment intérieur, c’est-à-dire, à la conscience de l’individu ; enfin, les jugemens, qui sont les actes les plus importans de l’entendement, et sans lesquels aucun raisonnement, aucun acte de volonté ne pourroient se produire, en un mot, aucune connoissance ne pourroit s’acquérir.


FIN DE LA TABLE DU TOME SECOND.