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Livre:Saint-Simon - Mémoires, Chéruel, Hachette, 1857, octavo, tome 12.djvu

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Saint-Simon - Mémoires, Chéruel, Hachette, 1857, octavo, tome 12.djvu
TitreMémoires du duc de Saint-Simon Voir et modifier les données sur Wikidata
VolumeTome 12
AuteurLouis de Rouvroy, duc de Saint-Simon Voir et modifier les données sur Wikidata
ÉditeurAdolphe Chéruel Voir et modifier les données sur Wikidata
Maison d’éditionHachette
Lieu d’éditionParis
Année d’édition1857
BibliothèqueBibliothèque nationale de France
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TABLE DES CHAPITRES


DU DOUZIÈME VOLUME.


Chapitre i. — Chute de la princesse des Ursins. — Réflexions. — Comtesse douairière d’Altamire camarera-mayor, et le prince de Cellamare grand écuyer de la reine. — Cardinal del Giudice rappelé. — Macañas et Orry chassés d’Espagne. — Pompadour remercié, et le duc de Saint-Aignan ambassadeur en Espagne. — Tolède donné à un simple curé. — Mort de la duchesse d’Aveiro et du marquis de Mancera. — Succès de la reine près du roi d’Espagne. — Sa préférence pour les Italiens. — Mort de la comtesse de Roye à Londres ; sa famille. — Mariage du comte de Poitiers avec Mlle de Malause. — Mariage d’Ancezune avec une fille de Torcy. — Les Caderousse. — Mariage du fils d’O avec une fille de Lassai, et d’Arpajon avec la fille de Montargis. — Statue avortée du maréchal de Montrevel. — Ambassadeur de Perse, plus que douteux, à Paris. — Son entrée ; sa première audience ; sa conduite. — Magnificences étalées devant lui. — Citation à Malte sans effet comme sans cause effective. — Le grand prieur y va sans avoir pu voir le roi. — Cent mille livres à Bonrepos. — La Chapelle, un des premiers commis de la marine, tout à Pontchartrain, et sa femme chassés par la jalousie et les artifices de Pontchartrain. — Électeur de Bavière visite à Blois la reine de Pologne, sa belle-mère ; fait à Compiègne la noce de sa maîtresse avec le comte d’Albert ; prend congé du roi à Versailles en particulier, et s’en va dans ses États.
Chapitre ii. — Mort à Rome du cardinal de Bouillon. — Précis de sa vie. — Cause et genre de sa mort. — Son caractère. — Cardinal de Bouillon méprisé et délaissé à Rome. — Imagine pour les cardinaux la distinction de conserver leur calotte sur leur tête, parlant au pape, lesquels lui en donnent le démenti. — La rage l’en saisit, et il en crève. — Personnel du cardinal de Bouillon. — Belle et singulière retraite du cardinal Marescotti. — Quel il fut ; sa mort. — Voyage du duc et de la duchesse de Savoie en Sicile. — Conduite de ce nouveau roi dans sa famille et avec son fils aîné. — Rare mérite de ce prince, et sa mort causée par la jalousie et les duretés de son père. — Voysin, comme chancelier, va prendre sa place au parlement. — Tallard, démis à son fils, ne peut être pair. — Son fils l’est fait au lieu de lui. — Affaires de Suisse en deux mots. — Renouvellement très-mal à propos de l’alliance des seuls cantons catholiques avec la France. — Changements en Espagne. — Orry, chassé d’Espagne et de la cour en France. — Veragua et Frigilliane chefs des conseils de marine et du commerce, et de celui des Indes. — Cellamare ambassadeur en France. — Chalois et Lanti ont défense de retourner en Espagne. — Giudice chef des affaires étrangères et de justice, et gouverneur du prince des Asturies. — P. Robinet chassé ; P. Daubenton confesseur du roi d’Espagne en sa place. — Leur caractère. — Flotte et Renaut en liberté. — Réconciliation de M. le duc d’Orléans avec le roi d’Espagne. — Alonzo Manriquez fait duc del Arco, grand d’Espagne et grand écuyer. — Son caractère et sa fortune. — Valouse premier écuyer. — Montalègre sommelier du corps ; sa fortune ; son caractère. — Valero vice-roi du Mexique ; sa fortune ; son caractère. — Princesse des Ursins à Paris. — Dégoûts qu’elle essuie. — Je passe huit heures de suite tête à tête avec elle. — Court et triste voyage de la princesse des Ursins à Versailles. — Elle obtient quarante mille livres de rente sur la ville, au lieu de sa pension de vingt mille livres.
Chapitre iii. — Le comte de Lusace et les princes d’Anhalt et de Darmstadt à la chasse avec le roi. — Bolingbroke à Paris ; sa catastrophe. — Stairs ambassadeur d’Angleterre à Paris ; son caractère. — Mariage du fils unique du comte de Matignon, fait duc, avec la fille aînée du prince de Monaco, et ses étranges concessions et conditions. — Cinq cent mille livres, etc., sur le non-complet des troupes, données au chancelier Voysin. — Le Camus, premier président de la cour des aides, prévôt et grand maître des cérémonies de l’ordre. — Mort de la comtesse d’Acigné ; du duc de Richelieu ; de la princesse d’Harcourt ; de Sézanne, dont la Toison est donnée à un de ses neveux. — Mort du docteur Burnet, évêque de Salisbury, et de l’abbé d’Estrades. — Mariage de Castelmoron avec la fille de Fontanieu ; d’Heudicourt avec la fille de Surville ; du troisième fils du duc de Rohan avec la comtesse de Jarnac ; de Cayeux avec la fille de Pomponne ; de Saint-Sulpice avec la fille du comte d’Estaing. Éclipse de soleil. — Bout de l’an de M. le duc de Berry. — Le roi fait quitter le grand deuil avant le temps à Mme la duchesse de Berry, et la mène jouer dans le salon à Marly. — Elle en obtient quatre dames pour la suivre : Mmes de Coettenfao, de Brancas, de Clermont, de Pons. — Mmes d’Armentières et de Beauvau succèdent peu après aux deux premières. — Mort de Mme de Coettenfao, qui me donne presque tout son bien, que je rends sans y toucher à M ; de Coettenfao. — Précaution nouvelle et extraordinaire du parlement de Paris contre les fidéicommis. — Coettenfao m’envoie furtivement pour soixante mille livres de belle vaisselle, qu’il me force après d’accepter. — Dernier voyage du roi à Marly. — La reine d’Angleterre à Plombières. — Chamlay, en apoplexie, va à Bourbon. — Effiat à Marly. — Crayon de ce personnage. — Étrange trait de lui avec moi. — Mme de Nassau à la Bastille. — Maladie de Mme la duchesse d’Orléans, dont on tâche de profiter. — Paris ouverts en Angleterre sur la mort prochaine du roi, qui par hasard les voit dans une gazette de Hollande. — Prince de Dombes visité par les ambassadeurs comme les princes du sang. — Adresse là-dessus du duc du Maine. — Il obtient la qualité et le titre de prince du sang pour lui et sa postérité, et pour son frère, par une nouvelle et très précise déclaration du roi, incontinent enregistrée au parlement. — Sainte-Maure conserve les livrées et les voitures de M. le duc de Berry. — Prince électoral de Saxe prend congé du roi dans son cabinet à Marly. — Mme de Maintenon lui fait les honneurs de Saint-Cyr. — Mort de Ducasse ; sa fortune, son caractère. — Mort de Nesmond, évêque de Bayeux.
Chapitre iv. — Mort du cardinal Sala. — Son extraction, sa fortune, son caractère. — Bissy cardinal. — Extraction des Bissy. — Trois autres cardinaux italiens. — Extraction, caractère et fortune de Massei. — Moeurs et caractère du nonce Bentivoglio. — Jésuites obtiennent un arrêt qui rend leurs religieux renvoyés par leurs supérieurs capables de revenir à partage dans leur famille jusqu’à l’âge de trente-trois ans. — Majorque, etc., soumise au roi d’Espagne par le chevalier d’Asfeld, qui en a la Toison. — Prostitution inouïe des Toisons. — Rubi chef de la révolte de Catalogne ; quel. — Premier président marie sa seconde fille au fils d’Ambres. — Succès de ce mariage. — Quelles étoient les deux filles du premier président. — Mariage du duc de La Rocheguyon avec Mlle de Toiras. — Cellamare, ambassadeur d’Espagne, arrive à Paris, puis à Marly, où il s’établit. — Petitesse du roi. — Boulainvilliers ; quel il était. — Son caractère ; ses prédictions vraies et fausses. — Voysin obtient six cent mille livres de gratification sur le non-complet des troupes. — Le roi veut aller faire enregistrer la constitution en lit de justice sans modification. — Curieux entretien là-dessus par ses suites entre M. le duc d’Orléans et moi, mais sans effet, parce que le roi ne put aller au parlement. — Mort et caractère de Chauvelin, avocat général ; sa dépouille. — Sédition des troupes sur le pain. — Belle fin et mort du maréchal Rosen. — Duc d’Ormond se sauve d’Angleterre en France. — Princesse des Ursins prend congé du roi à Marly, où je la vois pour la dernière fois. — Incertitude de la princesse des Ursins où fixer sa demeure. — Elle se hâte de gagner Lyon, puis Chambéry ; s’établit à Gênes, enfin à Rome. — Sa vie à Rome jusqu’à sa mort.
Chapitre v. — Nécessité d’interrompre un peu le reste si court de la vie du roi. — Première partie du caractère de M. le duc d’Orléans. — Débonnaireté et son histoire. — Malheur de l’éducation et de la jeunesse de M. le duc d’Orléans. — Folie de l’abbé Dubois, qui le perd auprès du roi pour toujours. — Caractère de l’abbé depuis cardinal Dubois. — Deuxième partie du caractère de M. le duc d’Orléans. — M. le duc d’Orléans excellemment peint par Madame. — Aventure du faux marquis de Ruffec. — Quel étoit M. le duc d’Orléans sur la religion. — Caractère de Mme la duchesse d’Orléans. — Saint-Pierre et sa femme ; leur caractère. — Duchesse Sforce. — Courte digression sur les Sforce. — Caractère de la duchesse Sforce.
Chapitre vi. — Vie ordinaire de M. [le duc] et de Mme la duchesse d’Orléans. — Caractère de Mme la duchesse de Berry. — Caractère de la Mouchy et de son mari. — Caractère de Madame. — Embarras domestiques de M. le duc d’Orléans. — Singulier manège du maréchal de Villeroy avec moi. — Caractère du maréchal de Villeroy.
Chapitre vii. — Quels, à l’égard de M. le duc d’Orléans, étoient le maréchal de Villeroy, Tallard, le cardinal et le prince de Rohan, la duchesse de Ventadour, Vaudemont, ses nièces, Harcourt, Tresmes, le duc de Villeroy, Liancourt, La Rochefoucauld, Charost, Antin, Guiche, Aumont, le premier écuyer, M. de Metz, Huxelles, le maréchal et l’abbé d’Estrées, les ministres, les secrétaires d’État, le P. Tellier. — Inquiétude et manège du P. Tellier avec moi. — Caractère du duc de Noailles. — Inquiétude du duc de Noailles sur les desseins de M. le duc d’Orléans. — Contade ; sa fortune ; son caractère. — Liaison du duc de Noailles et de Maisons. — Caractère de Canillac. — Liaison du duc de Noailles avec Canillac par Maisons. — Noailles et l’abbé Dubois anciennement liés. — Liaison de Noailles et d’Effiat. — Extraction et caractère d’Effiat ; ses liaisons. — Effiat bien traité du roi ; fort considéré de M. le duc d’Orléans. — Noailles raccroche Longepierre, lequel s’abandonne après à l’abbé Dubois.
Chapitre viii. — Réflexions sur le gouvernement présent et sur celui à établir. — Je propose à M. le duc d’Orléans les divers conseils et l’ordre à y tenir. — L’établissement des conseils résolu ; discussion de leurs chefs. — Marine. — Finances et guerre. — Affaires ecclésiastiques et feuille des bénéfices. — Constitution. — Jésuites. — P. Tellier. — Rome et le nonce. — Évêques ; leur assemblée. — Commerce du clergé de France à Rome, et à Paris avec le nonce. — Affaires étrangères. — Affaires du dedans du royaume. — Je m’excuse de me choisir une place, et je refuse obstinément l’administration des finances. — État forcé des finances. — Banqueroute préférable à tout autre parti. — Je persiste au refus des finances, malgré le chagrin plus que marqué de M. le duc d’Orléans. — Je propose le duc de Noailles. — Résistance et débat là-dessus. — M. le duc d’Orléans y consent à la fin. — Je suis destiné au conseil de régence.
Chapitre ix. — Précautions que je suggère à M. le duc d’Orléans. — Résolution que je propose à M. le duc d’Orléans sur l’éducation du roi futur. — Je lui propose le duc de Charost pour gouverneur du roi futur, et Nesmond, archevêque d’Alby, pour précepteur. — Discussion entre M. le duc d’Orléans et moi sur le choix des membres du conseil de régence et l’exclusion des gens à écarter. — Villeroy à conserver, Voysin à chasser, et donner les sceaux au bonhomme d’Aguesseau. — Torcy. — Desmarets et Pontchartrain à chasser. — Je sauve La Vrillière à grand’peine, et lui procure une place principale et unique. — Discussion de la mécanique et de la composition du conseil de régence. — Je propose à M. le duc d’Orléans de convoquer, aussitôt après la mort du roi, les états généraux, qui sont sans danger, utiles sur les finances, avantageux à M. le duc d’Orléans. — Grand parti à tirer délicatement des états généraux sur les renonciations. — Rien de répréhensible par rapport au roi dans la conduite proposée à M. le duc d’Orléans, par rapport à la tenue des états généraux. — Usage possible à faire des états généraux à l’égard du duc du Maine. — Mécanique à observer.
Chapitre x. — Discussion entre M. le duc d’Orléans et moi sur la manière d’établir et de déclarer sa régence. — Aveu célèbre du parlement par la bouche du premier président de La Vacquerie y séant, de l’entière incompétence de cette compagnie de toute matière d’État et de gouvernement. — Deux uniques et modernes exemples de régences faites au parlement. — Causes de cette nouveauté. — Raisons de se passer du parlement pour la régence, comme toujours avant ces deux derniers exemples. — Observation à l’occasion de la majorité de Charles IX et de l’interprétation de l’âge de la majorité des rois. — Mesures et conduite à tenir pour prendre la régence. — Conduite à tenir sur les dispositions du roi indifférentes, et sur le traitement à faire à Mme de Maintenon. — Prévoyances à avoir. — Faiblesse de M. le duc d’Orléans à l’égard du parlement. — État et caractère de Nocé.
Chapitre xi. — Survivances, brevets de retenue et charges à rembourser. — Raisons et moyen de le faire, et multiplication de récompenses à procurer. — Taxe proposée n’a rien de contraire à la convocation des états généraux, qui lui est favorable. — Autres remboursements peu à peu dans la suite. — Nulle grâce expectative. — Remplir subitement les vacances. — Réparation des chemins par les troupes. — Extérieur du roi à imiter, et fort utile ; et conduite personnelle.
Chapitre xii. — Ondes de la cour. — Agitation du duc de Noailles. — Curiosité très embarrassante de Mme la duchesse d’Orléans. — Maisons me fait une proposition énorme et folle, et ne se rebute point de la vouloir persuader à M. le duc d’Orléans et à moi. — Réflexions sur le but de Maisons. — Rare impiété et fin de Maisons et de sa famille.
Chapitre xiii. — Le duc de Noailles apprend enfin sa destination. — Folles propositions qu’il me fait. — M. le duc d’Orléans ne peut se résoudre à ne pas passer par le parlement pour sa régence, et se dégoûte du projet d’assembler les états généraux. — Mme la duchesse d’Orléans, en crainte des pairs pour la première séance au parlement après le roi sur les bâtards, a recours à moi. — Je la rassure, et pourquoi, en lui déclarant que si les princes du sang les attaquent, en quelque temps que ce soit, les pairs les attaqueront à l’instant. — Prise du roi avec le procureur général sur l’enregistrement pur et simple de la constitution. — Dernier retour de Marly. — Espèce de journal du roi jusqu’à sa fin. — Audience de congé de l’ambassadeur de Perse. — Détail de la santé du roi et des causes de sa mort. — Magnifique entrée à Paris du comte de Ribeira, ambassadeur de Portugal. — J’obtiens de M. le duc d’Orléans qu’il continuera à Chamillart sa pension de soixante mille livres et la permission de le lui mander. — Le duc de Noailles, seul d’abord, puis aidé du procureur général, me propose l’expulsion radicale des jésuites hors du royaume. — Retour de Mme de Saint-Simon des eaux de Forges à Versailles. — Dames familières. — Duc du Maine chargé de voir la gendarmerie pour, au nom et avec l’autorité du roi, qui l’avoit fait venir et n’en put faire la revue. — Mon avis là-dessus à M. le duc d’Orléans. — Je me joue de Pontchartrain. — Je méprise Desmarets. — Le roi, hors d’état de s’habiller, veut choisir le premier habit qu’il prendra. — Courte réflexion.
Chapitre xiv. — Misère des ducs. — Duc et duchesse du Maine excitent avec plein succès les gens de qualité et soi-disant tels contre les ducs. — Abomination du duc de Noailles. — Il me propose de le faire faire premier ministre. — Proposition du duc de Noailles d’une nouveauté qu’il soutient contre toutes mes raisons. — Le duc de Noailles m’impute la proposition que j’avois si puissamment combattue, et soulève tout contre moi. — Étrange embarras de Noailles avec la duchesse de Saint-Simon. — J’apprends la scélératesse de Noailles. — Monstrueuse ingratitude de Noailles. — Son affreux et profond projet. — Courte réflexion. — J’éclate sans mesure contre Noailles, qui plie les épaules et suit sa pointe parmi la noblesse et [qui] cabale des ducs contre moi. — Je me raccommode avec le duc de Luxembourg ; son caractère. — Suites de l’éclat. — Bassesse et désespoir de Noailles. — Sa conduite à mon égard et la mienne au sien. — Noailles n’oublie rien, mais inutilement, pour me fléchir. — Noailles, depuis la mort de M. le duc d’Orléans, aussi infatigable, et inutilement, à m’adoucir. — Le désir extrême de raccommodement des Noailles fait enfin le mariage de mon fils aîné. — Raccommodement entre Noailles et moi, et ses légères suites.
Chapitre xv. — Reprise du journal des derniers jours du roi. — Il refuse de nommer aux bénéfices vacants. — Mécanique de l’appartement du roi pendant sa dernière maladie. — Extrémité du roi. — Le roi reçoit les derniers sacrements. — Le roi achève son codicille ; parle à M. le duc d’Orléans. — Scélératesse des chefs de la constitution. — Adieux du roi. — Le roi ordonne que son successeur aille à Vincennes et revienne demeurer à Versailles. — Le roi brûle des papiers, ordonne que son cœur soit porté à Paris, aux Jésuites. — Sa présence d’esprit et ses dispositions. — Le Brun, Provençal, malmène Fagon et donne de son élixir au roi. — Duc du Maine. — Mme de Maintenon se retire à Saint-Cyr. — Charost fait réparer la négligence de la messe. — Rayon de mieux du roi. — Solitude entière chez M. le duc d’Orléans. — Misère de M. le duc d’Orléans. — Il change sur les états généraux et sur l’expulsion du chancelier. — Le roi, fort mal, fait revenir Mme de Maintenon de Saint-Cyr. — Dernières paroles du roi. — Sa mort. — Caractère de Louis XIV.
Chapitre xvi. — Caractère de Louis XIV. — Mme de La Vallière ; son caractère. — Le roi hait les sujets, est petit, dupe, gouverné en se piquant de tout le contraire. — L’Espagne cède la préséance. — Satisfaction de l’affaire des Corses. — Guerre de Hollande. — Paix d’Aix-la-Chapelle. — Siècle florissant. — Conquêtes en Hollande et de la Franche-Comté. — Honte d’Heurtebise. — Le roi prend Cambrai. — Monsieur bat le prince d’Orange à Cassel, prend Saint-Omer, et n’a pas depuis commandé d’armée. — Siège de Gand. — Expéditions maritimes. — Paix de Nimègue. — Luxembourg pris. — Gênes bombardée ; son doge à Paris. — Fin du premier âge de ce règne. — Guerre de 1688 et sa rare origine. — Honte de la dernière campagne du roi. — Paix de Turin, puis de Ryswick. — Fin du second âge de ce règne. — Vertus de Louis XIV. — Sa misérable éducation ; sa profonde ignorance. — Il hait la naissance et les dignités, séduit par ses ministres. — Superbe du roi, qui forme le colosse de ses ministres sur la ruine de la noblesse. — Goût de Louis XIV pour les détails. — Avantages de ses ministres, qui abattent tout sous eux, et lui persuadant que leur puissance et leur grandeur n’est que la sienne, se font plus que seigneurs et tout-puissants. — Raison secrète de la préférence des gens de rien pour le ministère. — Nul vrai accès à Louis XIV enfermé par ses ministres. — Rareté et utilité d’obtenir audience du roi. — Importance des grandes entrées. — Ministres. — Causes de la superbe du roi.


Chapitre xvii. — Jalousie et ambition de Louvois font toutes les guerres et la ruine du royaume, et [ainsi que] la haine implacable du roi pour le prince d’Orange. — Terrible conduite de Louvois pour embarquer la guerre générale de 1688. — Catastrophe de Louvois par deux belles actions après beaucoup d’étranges. — Grande action de Chamlay ; son état ; son caractère. — Mort et disgrâce de Louvois, et de son médecin cinq mois après celle de Louvois.
Chapitre xviii. — Fautes de la guerre de 1688 et du camp de Compiègne. — Gens d’esprit et de mérite pesants au roi, cause de ses mauvais choix. — Fautes insignes de la guerre de la succession d’Espagne. — Extrémité de la France, qui s’en tire par la merveille de la paix d’Angleterre, qui fait celle d’Utrecht. — Bonheur du roi en tout genre. — Autorité du roi sans bornes. — Sa science de régner. — Sa politique sur le service, où il asservit tout et rend tout peuple. — Louvois éteint les capitaines, et en tarit le germe pour toujours par l’invention de l’ordre du tableau. — Pernicieuse adresse de Louvois et de son ordre du tableau. — Promotions funestement introduites. — Invention des inspecteurs. — Invention du grade de brigadier.
Chapitre xix. — La cour pour toujours à la campagne ; raisons de cette politique. — Origine de Versailles. — Le roi veut une grosse cour. — Ses adresses pour la rendre et la maintenir telle. — Application du roi à être informé de tout. — Police ; délations. — Secret des postes. — Le roi se pique de tenir parole, est fort secret, se plaît aux confiances. — Singulière histoire là-dessus. — Art personnel du roi à rendre tout précieux. — Sa retenue ; sa politesse mesurée. — Patience du roi, et précision et commodité de son service et de sa cour. — Crédit et familiarité des valets. — Jalousie du roi pour le respect rendu à ceux qu’il envoyoit. — Récit bien singulier sur le duc de Montbazon. — Grâces naturelles du roi en tout. — Son adresse ; son air galant, grand, imposant. — Politique du plus grand luxe. — Son mauvais goût. — Le roi ne fait rien à Paris, abandonne Saint-Germain, s’établit à Versailles, veut forcer la nature. — Ouvrages de Maintenon. — Marly.


NOTES
I. Le cardinal de Bouillon. 473
II. Le garde des sceaux Chauvelin. 474
III. Anue d’Autriche et Nlazarin. 480
IV. Des conseils. 491
V. États généraux ; mode de nomination des députés aux états gévéraux. 492
VI. Récit officiel de l’arrestation de Fouquet, rédigé par ordre de Colbert. 493
VII. Le Tellier et son fils Louvois 500
VIII. Jalousie de Louvois contre Seignelay. 502
IX. Mort de Louvois. 503
X. Conduite de Louis XIV envers Barbezieux. 505
XI. Mémoire de Marinier, commis des bâtiments du roi sous Colbert, Louvois et Mansart. 507


FIN DE LA TABLE DES CHAPITRES




Ch. Lahure, imprimeur du Sénat et de la Cour de Cassation, rue de Vaugirard, 9, près de l’Odéon.