Méthode de Serpent/Préliminaires

Aux termes du Règlement du Conservatoire, une commission spéciale composée de MM. Gossec, Roze, Ozi et Rogat, qui a été réunie à l’effet de procéder à la formation d’une méthode de Serpent pour servir à l’enseignement dans le Conservatoire de Musique, présente l’ensemble de son travail à l’assemblée générale.
L’assemblée entend avec satisfaction la lecture de cet ouvrage qu’elle reconnoit utile pour le service du culte et pour le service militaire ; et l’adopte à l’unanimité pour l’enseignement dans le Conservatoire.
Vû l’adoption prononcée par le Conservatoire de Musique, le 25 août 1812. et aux termes de l’article 68 du Règlement,
Arrête :
La méthode de Serpent adoptée par l’assemblée générale des membres du Conservatoire, servira de base à l’enseignement dans les classes du Conservatoire.
Nouvelle forme donnée au serpent, au commencement de l’an 1806, par le Sieur Piffault, luthier, rue Bourtibourg, à Paris.
L’usage de ce Serpent est bien plus facile pour le service militaire que celui du Serpent ancien ; on passe sa partie inférieure sur le côté droit, comme on fait du Basson.
En raison de cette facilité, son inventeur l’a nommé serpent militaire.

Ce Serpent a toutes les qualités de l’autre, le même doigté, les mêmes inconvéniens de l’ut ♯, tant en haut qu’au médium ; mais le son en est plus brillant, son tube n’étant pas recouvert de peau comme l’est celui du Serpent ancien.