Niox - La guerre de 1870/chap8

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Librairie Ch. Delagrave (p. 83-95).


VIII

LA GUERRE DANS L’EST


ARMÉE DES VOSGES


Après la capitulation de Strasbourg (26 septembre), une division allemande de réserve fut chargée de faire le siège des autres places de l’Alsace : Schlestadt, Neuf-Brisach et Belfort[1].

Le xive corps (de Werder) reçut l’ordre de traverser les Vosges et d’y détruire les centres de résistance qui s’y organisaient.

Les Vosges sont des montagnes boisées, peu élevées, percées d’un grand nombre de chemins. Elles présentent des conditions très favorables à la guerre de partisans et d’excellentes positions de défense, particulièrement sur la ligne de la Meurthe ; mais, pour les utiliser, il aurait fallu des officiers connaissant bien le pays et des troupes préparées à la guerre de montagnes. Malheureusement la mise en état de défense des Vosges avait été complètement négligée ; il s’y trouvait seulement quelques détachements de francs-tireurs et de mobiles.

À la fin de septembre, ces corps de partisans devinrent le noyau de l’Armée des Vosges, dont le général Cambriels reçut le commandement. Leur effectif était d’environ 10 000 hommes. Mais l’ennemi ne laissa pas le temps de compléter cette organisation.

Les colonnes allemandes, débouchant par les routes du Donon, descendirent sur Raon-l’Étape et sur Saint-Dié.

Raon fut occupé après un court combat contre la garde nationale et des partis de francs-tireurs.


Combat de la Bourgonce (6 octobre). — Une brigade d’environ 6 à 8 000 hommes (mobiles et francs-tireurs), commandée par le général Dupré[2], avait pris position en avant du village de la Bourgonce, sur les hauteurs qui dominent la rive gauche de la Meurthe, entre Raon et Saint-Dié. Elle fut attaquée le 6 octobre et résista avec plus d’énergie qu’on n’en pouvait espérer de troupes ainsi constituées.

Les Allemands perdirent environ 500 hommes ; les pertes françaises furent doubles.

La retraite se fit à travers les bois, dans la direction de Rambervillers et d’Épinal.

Le 9 octobre, la garde nationale de Rambervillers essaya honorablement de défendre la ville[3].

Le 11, un combat sanglant fut livré à Brouvelieures et à Bruyères.

Le 12, les Allemands entrèrent à Épinal qui, à cette époque, n’était pas fortifié.

Le général Cambriels se vit alors forcé d’abandonner la région vosgienne ; il se retira dans la direction de Besançon.

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Combats sur l’Ognon (22 au 25 oct.). — L’ennemi l’ayant suivie, l’armée s’arrêta sur l’Ognon, où elle livra plusieurs combats, notamment à Étuz (22 oct.) et à Châtillon (25 oct.) ; mais les Allemands ne s’approchèrent pas davantage de Besançon.


Combat de Dijon (30 oct.). — Ils se portèrent sur Dijon, qu’ils occupèrent le 30 octobre, après un combat contre des troupes de formation nouvelle, dont la capacité de résistance ne pouvait faire illusion.

Ce combat nous coûta 350 hommes tués ou blessés.

De Dijon, les Allemands étaient à portée de surveiller les mouvements des troupes qui se rassemblaient dans la vallée de la Saône et dans le Morvan.




À ce moment, le général Cambriels, qui souffrait beaucoup de blessures reçues à Sedan, dut remettre le commandement au général Crouzat.


Toutes les préoccupations de la Délégation du gouvernement de la Défense nationale étaient alors tournées vers la Loire. M. Gambetta voulait réunir à Orléans une grande armée, capable de livrer de grandes batailles et de débloquer Paris. Les aptitudes de troupes jeunes, courageuses, patriotes, mais peu exercées et mal soudées les unes aux autres, eussent été certainement mieux utilisées en organisant, dans la région accidentée et boisée du Morvan, de la Côte-d’Or et des Vosges, une guerre méthodique de partisans, afin de couper les communications de l’ennemi, d’empêcher ses ravitaillements, et de paralyser ses manœuvres.

Ce n’est pas ainsi que fut comprise la direction à donner à la défense ; le général Crouzat reçut l’ordre de conduire ses troupes à Chagny ; elles furent ensuite transportées, par voie de fer, sur la Loire, où elles formèrent le 20e corps d’armée[4].

Il ne resta, dans l’Est, que deux divisions, chacune d’environ 15 000 hommes, sous les ordres du général Cremer[5]et du général Garibaldi[6], entre lesquels l’entente nécessaire à la réussite des opérations ne put, d’ailleurs, s’établir.

Le corps de Garibaldi hérita du nom d’Armée des Vosges ; son quartier général s’établit à Autun dans le Morvan.

La division Cremer resta dans la vallée de la Saône.


Un coup de main habile fut effectué dans la nuit du 18 au 19 novembre, par la brigade Ricciotti du corps de Garibaldi (650 fusils), sur Châtillon-sur-Seine, où se trouvait un détachement de troupes d’étapes. L’ennemi surpris perdit 13 hommes tués et 160 prisonniers.


Garibaldi fit une tentative imprudente sur Dijon (26 nov.) et dut rétrograder dans le Morvan.

Il repoussa ensuite avec succès une attaque sur Autun (1er décembre) et ne bougea plus.


Combats de Nuits (30 novembre et 18 décembre). — Tout l’effort des Allemands se porta sur Cremer.

Le 30 novembre, Cremer avait arrêté à Nuits une forte reconnaissance ennemie.

Le 18 décembre, il soutint, de nouveau à Nuits, contre la division badoise commandée par le général de Werder lui-même, un vigoureux combat dans lequel il perdit environ 1 700 hommes,

L’ennemi subit des pertes à peu près égales et se retira sur Dijon, dans un grand désarroi.






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Combat de Villersexel

ARMÉE DE L’EST


Après l’insuccès des combats du commencement de décembre sur la Loire, lorsqu’il fut démontré qu’il était impossible de porter secours à Paris, le Gouvernement résolut de faire une grande diversion dans l’Est. Il conçut le projet de transporter de Bourges et de Nevers à Besançon une partie des troupes de l’ancienne Armée de la Loire, de faire lever le siège de Belfort, d’envahir l’Alsace, et de couper les communications de l’ennemi avec l’Allemagne. Le plan était grandiose ; pour réussir, il fallait agir en secret et rapidement.

Les troupes destinées à cette opération prirent le nom d’Armée de l’Est. Le commandement en fut donné au général Bourbaki.

Elles comprenaient le 15e corps (Martineau des Chenez), le 18e (Billot), et le 20e (Clinchant), qui faisaient antérieurement partie de l’Armée de la Loire, le 24e corps (Bressolles), qui venait d’être formé à Lyon, et la division Cremer. L’effectif total était d’environ 140 000 hommes.

Les troupes de Garibaldi devaient coopérer à cette opération en occupant Dijon et en couvrant le flanc gauche de l’Armée.

Mais les dispositions furent mal prises ; le transport en chemin de fer qui devait être terminé en trois jours, demanda près de trois semaines. Il y eut des encombrements inouïs ; les trains se succédaient sur une ligne ferrée à une voie, sans pouvoir rétrograder après le débarquement des troupes.

Les magasins n’avaient pas été préparés ; les convois n’étaient pas organisés, de sorte que les troupes, débarquées aux environs de Besançon, manquaient de vivres et étaient incapables de se mouvoir.

Il ne suffit pas à la guerre de faire de grands projets ; il faut préparer les moyens matériels nécessaires à leur réussite, donner des ordres de détail précis, et pouvoir compter sur leur exécution formelle par tous les services. Il n’en était pas ainsi au milieu du désordre qui résultait inévitablement des formations hâtives et de l’inexpérience du commandement.


L’embarquement des troupes en chemin de fer avait commencé à Nevers, le 21 décembre.

Dès le 24 décembre, l’ennemi eut connaissance des mouvements qui s’effectuaient dans la direction de l’Est ; mais il ne se rendait pas compte de leur objet.

Le général de Werder reçut l’ordre d’évacuer Dijon et de concentrer ses troupes (xive corps) du côté de Vesoul, tandis qu’une armée, dite Armée du Sud, composée du iie et du viie corps, se réunissait rapidement à Châtillon-sur-Seine sous les ordres du général de Manteuffel.


Le 5 janvier seulement, le général Bourbaki, qui était à Besançon, put mettre son armée en marche dans la direction de Belfort.


Combat de Villersexel (9 janvier). — Le 9 janvier, au matin, une division allemande, qui couvrait le flanc droit du corps de Werder, attaqua Villersexel et s’en empara. La ville fut reprise après une lutte acharnée qui dura toute la nuit, au milieu des incendies. Le château pris, perdu, et repris, ne resta définitivement en notre pouvoir qu’à trois heures du matin ; les Allemands battirent alors en retraite.

Les pertes furent d’un millier d’hommes du côté français ; un peu moindres du côté allemand.


Le succès obtenu à Villersexel n’eut aucune conséquence.

Le général Bourbaki resta immobile le 10, s’attendant à une nouvelle attaque.

Le 11, la marche en avant fut reprise lentement.


Cependant, le général de Werder, dont les forces étaient très inférieures en nombre à celles du général Bourbaki, se montrait très préoccupé et demandait à lever le siège de Belfort. Le général de Moltke lui prescrivit, au contraire, de résister à tout prix et d’user de la dernière rigueur vis-à-vis des populations, si quelque agitation se produisait sur ses derrières. Il le prévint, en même temps, qu’il envoyait à son secours une armée sous les ordres du général de Manteuffel.

Le général de Werder fit alors organiser une forte ligne de résistance sur la Lisaine, petite rivière qui coule, du nord au sud, à l’ouest de Belfort. Une partie des grosses pièces de siège y furent amenées.

Le 13, il y eut un sérieux combat d’avant-garde à Arcey.

Le 14 se passa, de part et d’autre, en préparatifs.


Bataille d’Héricourt ou de la Lisaine (15, 16 et 17 janvier). — Les Allemands avaient environ 40 000 hommes, retranchés sur un front de 20 kilomètres, entre Montbéliard à leur gauche, Héricourt au centre, et le village de Chenebier à leur droite.

Le 15 au matin, l’armée française prit l’offensive ; elle enleva la ville de Montbéliard, mais ne put s’emparer du château.


Le 16, la lutte recommença assez tard, à cause d’un brouillard épais. Partout, les troupes françaises se heurtèrent contre des positions extrêmement fortes.

À l’aile gauche seulement, vers la fin de la journée, la division Cremer s’empara du village de Chenebier. C’était là le point faible de la ligne allemande, et si Cremer avait été soutenu, l’aile droite des Allemands eût été écrasée et leurs positions tournées et perdues ; malheureusement, par suite de la neige et du verglas, les différents corps ne pouvaient que difficilement communiquer entre eux ; les chevaux de la cavalerie n’étaient pas ferrés à glace ; les reconnaissances étaient incomplètes ; les rapports et les ordres n’arrivaient pas en temps utile, et les généraux ne furent pas à même de se prêter un mutuel appui.


Le 17, au matin, avant le jour, les Allemands reprirent Chenebier. Ils en furent chassés de nouveau, mais le combat resta traînant toute la journée.

Sur d’autres points, entre autres à Héricourt, au château de Montbéliard, les attaques échouèrent.

Dans l’après-midi, le général Bourbaki, informé de l’approche de l’Armée allemande du Sud et constatant l’épuisement de ses soldats, donna l’ordre général de la retraite.


La retraite commença le 18 au matin.


L’armée française avait eu 8 000 hommes hors de combat ; les Allemands, environ 2 000.


Le but de la campagne était manqué et l’Armée de l’Est allait bientôt se dissoudre complètement dans les épreuves d’une pénible retraite à travers les neiges du Jura.




Retraite de l’Armée de l’Est.


Le général de Manteuffel avait réuni deux corps d’armée vers Châtillon-sur-Seine et en avait pris le commandement le 13 janvier.

Il traversa le plateau de Langres, entre Langres, dont la garnison était trop faible pour l’inquiéter, et Dijon, où se trouvait Garibaldi.


Combats de Dijon (21 et 23 janvier). — Le général de Manteuffel envoya un détachement de 4 000 hommes environ pour masquer Dijon.

Le 21 et le 23 janvier, ce détachement livra deux combats acharnés contre les positions fortifiées du nord de la ville ; il subit de grosses pertes[7], mais son attaque immobilisa le corps de Garibaldi tout entier, qui comptait alors 30 000 hommes et 60 canons.


Tandis que le XIVe corps (Werder) poursuivait l’armée française, qui se retirait sur Besançon dans un déplorable état de fatigue et de démoralisation, le général Manteuffel hâtait sa marche pour l’atteindre de flanc.

La division Cremer couvrait la retraite avec beaucoup d’énergie.

Le gouverneur de Besançon ayant fait fermer les portes de la ville devant cette multitude affamée, transie de froid, les soldats se répandirent dans les villages qu’ils pillaient. Le froid, les privations, la maladie décimaient les troupes, qui eurent à subir les plus cruelles souffrances.

Le général Bourbaki voulait essayer d’échapper à l’ennemi, en traversant les plateaux du Jura. Il donna Pontarlier comme point de direction générale aux différentes colonnes, avec l’intention de gagner ensuite les routes qui vont au sud. Mais, accablé de douleur, désespéré de son impuissance à rétablir l’ordre, voyant son armée perdue, il essaya de se suicider.

Le général Clinchant le remplaça dans son commandement (27 janvier).

L’armée, à bout de forces, n’était plus capable de combattre ; elle semait sur les routes couvertes de neige ses voitures, son artillerie, et des masses de traînards. Quelques engagements d’arrière-garde retardaient à peine la poursuite.


L’ennemi fut arrêté un instant par le canon des forts de Salins et perdit une centaine d’hommes, mais il tourna cet obstacle (26 janvier).


C’est en ce moment que l’armistice était conclu à Versailles. Les départements dans lesquels s’achevait l’agonie de la malheureuse Armée de l’Est, en avaient été exceptés, et, par une négligence incompréhensible, il ne fut pas fait mention de cette exception dans la dépêche adressée par le négociateur français à la Délégation de Bordeaux. Intentionnellement ou non, M. de Bismarck, qui contresigna la dépêche, ne fit pas réparer cette omission.

L’ordre de suspendre les hostilités, télégraphié de Bordeaux, arriva le 29 janvier, pendant un combat livré à Chaffois. Le feu fut suspendu ; mais le général Manteuffel fit savoir au général Clinchant que l’armistice ne concernait pas son armée.

Le même jour (29 janvier), une division de 3 000 hommes, surprise à Sombacourt, se laissa capturer par un seul bataillon, presque sans résistance, avec ses généraux et toute son artillerie.


Au reçu de l’avis de l’armistice, le général Clinchant avait arrêté le mouvement de retraite et donné l’ordre de cantonner les troupes autant que le permettaient les ressources de ce pauvre pays. De son côté, l’ennemi, continuant sa marche, avait pu barrer les routes par lesquelles il eût été peut-être encore possible, à l’armée française de se retirer dans la direction du sud. Maintenant, il ne restait plus d’autre alternative que de se réfugier en Suisse.

Le général Clinchant négocia avec le gouvernement helvétique l’internement de son armée.


Combat de la Cluse (1er février). — Une arrière-garde d’infanterie, commandée par le général Pallu de la Barrière, prit position au défilé de la Cluse, près de la frontière, au pied du fort de Joux. Elle soutint vaillamment, pendant toute la journée et pendant la nuit suivante, un combat acharné et meurtrier qui permit de sauver l’artillerie.

Le dévouement glorieux de cette poignée de braves gens, qui se sacrifièrent pour le salut de l’armée, fut le dernier acte de la guerre.


Les Allemands perdirent près de 400 hommes. Les Français eurent un millier d’hommes hors de combat.


90 000 hommes avec 300 canons passèrent la frontière et se réfugièrent en Suisse, où ils trouvèrent une sympathique et généreuse hospitalité.

Environ 10 000 hommes, dont la majeure partie de la division Cremer, réussirent à gagner Gex.



  1. Voir chapitre x.
  2. Le général Dupré, colonel de gendarmerie, avait été nommé général à titre auxiliaire.
  3. Pour perpétuer le souvenir de cette défense, la ville de Rambervillers a été autorisée à placer une croix de la légion d’honneur dans ses armoiries.
  4. Voir chapitre v.
  5. Le général Cremer était un jeune capitaine d’état-major, évadé de Metz ; son énergie et l’ardeur de ses sentiments républicains l’avaient signalé à l’attention du Gouvernement de la Défense nationale, qui le nomma général au titre auxiliaire.
  6. Garibaldi était un célèbre révolutionnaire italien. En 1860, avec un corps d’un millier de volontaires, appelé les Mille, il avait débarqué en Sicile.

    À cette époque, la Sicile et l’Italie méridionale formaient le royaume des Deux-Siciles avec Naples, pour capitale.

    Les Garibaldiens battirent les troupes royales, se rendirent maîtres de la Sicile et passèrent ensuite en Italie. Ils renversèrent le roi de Naples, dont les États furent incorporés au royaume d’Italie.

    Garibaldi attaqua ensuite les États de l’Église.

    En 1866, il combattit à Mentana contre les troupes françaises qui protégeaient le Pape.

    Son nom étant un ralliement pour les républicains d’opinion avancée, ils le sollicitèrent de venir en France apporter son épée et son influence à la défense de la République. Il répondit à cet appel et le Gouvernement de la Défense nationale, n’osant refuser son concours, lui reconnut le grade de général.

    Garibaldi était alors âgé de 63 ans, vieux et fatigué ; il pouvait à peine se tenir à cheval et n’avait plus les qualités d’audace et d’activité qui avaient fait sa réputation de chef de partisans. Il fut souvent gênant. Il n’était possible de le mettre sous les ordres de personne, et aucune troupe française régulière ne pouvait être mise sous les siens.

    Le noyau de sa division était formé par 2 000 à 3 000 volontaires italiens, à côté desquels se trouvaient des corps de toute espèce, sans aucune discipline, et dont quelques-uns commirent de déplorables excès.

    Il y avait : une légion espagnole, des chasseurs égyptiens, une guérilla d’Orient, des bataillons marseillais de l’Égalité, des francs-tireurs de la Mort, des enfants perdus de Paris, etc.

    Garibaldi avait pour chef d’état-major le colonel Bordone, pharmacien d’Avignon, ancien volontaire de l’expédition de Sicile.

    Sa division était partagée en quatre brigades, commandées par ses deux fils Menotti et Ricciotti, par le général polonais Bossak-Hauké, brave soldat qui fut tué plus tard, et par le général auxiliaire Delpech, ancien comptable, qui avait été, en dernier lieu, préfet des Bouches-du-Rhône.

  7. Un drapeau fut pris aux Allemands. Le général Bossak-Hauké, du corps de Garibaldi, fut tué.