Page:Énault, Feuillet, Ferrier, Labiche - Le chien du capitaine, La fée, Le codicille, Le major Cravachon, 1897.djvu/245

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… “ La ruse était bonne !… disiez-vous, vous aviez averti votre ami !… très loyalement, il me l’a confessé !… Il m’a montré votre lettre !… ” — Et vous riez, disant cela… et moi, j’ai donné dans le piège… maladroit !… imbécile !… et mes aveux faits, vous n’avez plus ri !… et j’ai compris ma sottise, et que j’avais perdu mon pauvre Morières !

Marie. Vous m’avez sauvée : consolez-vous !

Pontgouin. Sauvée ?…

Marie. Oui ! de la pire douleur ! la douleur de mésestimer l’homme que j’aurais épousé !… Le voici : veuillez nous laisser, monsieur Pontgouin.

Pontgouin. Quoi ?… vous allez lui faire subir ?…

Marie. L’interrogatoire de l’accusé !

Pontgouin. Ah ! s’il allait nier ?…

Marie. Croyez-vous qu’il nie jusqu’au bout ?

Pontgouin. Non ! mais il y a une lacune dans la magistrature ! ce sont les femmes qu’on devrait faire juges d’instruction !

Il sort.