Page:Études religieuses, historiques et littéraires, volume 69, septembre-décembre 1896.djvu/398

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


mouvement eucharistique et mystique chrétienne, à de ridicules niaiseries ; à discréditer l’Église dans nombre de ses serviteurs ; à entraver et compromettre la lutte sérieuse contre la franc-maçonnerie par des combats en règle contre des moulins à vent ? Que peut souhaiter de plus le franc-maçon de la plus belle eau ?

« Ce sont là, dira-t-on, des paroles bien dures. Mais il est grand temps de les faire entendre et d’en tenir compte, si nous ne voulons que l’Église, spécialement en France et en Italie, soit compromise au dehors et souffre à l’intérieur même de graves dommages. La fin du dix-neuvième siècle, avec toutes ses lumières, suit les enseignes de la superstition. La superstition relève la tête sous toutes les formes, sous le masque de la piété comme sous la bannière de la libre-pensée, sous couleur de pieuse croyance à des miracles ou à des prophéties puériles comme sous forme d’évocations occultes. »

L’auteur exprime ensuite la confiance que l’autorité ecclésiastique interviendra au besoin énergiquement et traduira en actes les principes résumés, il y a vingt ans, par l’évêque actuel de Paderborn :

Précisément parce que dans le surnaturel il s’agit de faits extraordinaires accomplis ou permis par Dieu, l’Église ne peut tolérer que la crédulité, l’illusion ou l’imposture portent atteinte à la majesté de Dieu ou à sa Providence, ou compromettent même en apparence aux yeux des incrédules sa propre foi à ces interventions particulières. (Mgr Simar, la Superstition, p. 55.)

On ne saurait mieux dire, à la condition toutefois de ne pas soulever ici une question de race ou de nationalité. La presse allemande n’a peut-être pas suffisamment évité cet écueil. Et pourtant au delà du Rhin, la superstition ne fait guère moins de dupes qu’en deçà. Nous en pourrions donner pour preuves, entre autres, divers faits signalés dans le même article de la Kölnische Volkszeitung.

C’est en France d’ailleurs, nous l’avons dit, qu’a commencé dès 1893 l’attaque contre les mystificateurs, et si nous avons félicité la Kölnische Volkszeitung d’avoir découvert le livre impie de M. Hacks, il est juste de remarquer que depuis