Page:Évanturel - Premières poésies, 1878.djvu/13

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xiii
Préface

... Ces riens brodés dans mon âme,
Je vous les offre, à vous, madame,
Comme on offrirait des bonbons.

Ce qui n’empêche pas qu’il saura bientôt donner plus d'ampleur à son vol et monter plus haut vers le soleil. Quelques hardis élans que l’on peut déjà remarquer dans son œuvre, indiquent aux esprits clairvoyants que le temps n’est pas éloigné où le poète pourra — si toutefois il sait vouloir — s’élever dans une sphère nouvelle.

Par certaines allures cavalières, quelques-unes des poésies de M. Évanturel offrent un air de parenté avec les productions d'Alfred de Musset, moins toutefois ce rire amer et sceptique du chantre de Rolla, cri rauque qui détonne et fait mal, et aussi, il faut l’avouer, moins ces grands coups d’ailes qui portaient souvent l’enfant du siècle dans les régions où planent les aigles. Ainsi, comme Mardoche et Raphaël, mon ami Rodolphe porte