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xiv
Préface

la rose à la boutonnière et passe, plein de désinvolture, le chapeau penché sur l’oreille, à l’instar des jeunes romantiques de 1830.

À part ces traits de ressemblance avec les poètes de la famille de Musset, il nous semble que l’auteur de « Pinceaux et Palette » s’efforce de se rapprocher de l’école toute moderne de Theuriet, de Coppée, de Sully Prudhomme et d’Alphonse Daudet. Ainsi que la belle fille célébrée dans le sonnet bien connu de Joséphin Soulary, laquelle enferme son corps souple dans une robe juste et collante qui fait valoir toute l’exquise perfection de ses formes, les petits drames dont se composent le grand nombre des productions de M. Évanturel, s’agitent dans un cadre de peu de dimension et veulent suppléer à la profusion des ornements par la délicatesse des lignes et le fini des contours. Les Premières Poésies sont comme des statuettes, des médaillons et des camées, des miniatures et de petites eaux fortes. M. Évanturel