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viii
Préface

raffiné de la lecture et les charmes de la grande œuvre de Dieu.

Aux livres, dont je suis toujours bien pourvu, j’avais, il y a deux ans, le plaisir de joindre, pendant l’été que je passais à l’île d’Orléans, ce précieux compagnon avec qui l’on peut épancher le trop plein des émotions qu’un ouvrage de grand goût et le spectacle de la nature éveillent toujours dans une âme sensible. C’était un tout jeune homme, presque un enfant encore. Mais avec beaucoup de lecture il possédait déjà la vive compréhension des délicatesses de l’art, et s’enthousiasmait aussi facilement que moi. Que de bonnes heures nous passâmes ensemble sur ce ravissant coin de terre du Bout-de-l’Île ! Que d’agréables causeries, que de douces rêveries à deux, soit sur le rivage, au bord du grand fleuve, soit au milieu de quelque taillis, sur l’herbe épaisse et fraîche, à l’abri des rayons du soleil d’août.